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« En période de crise, les dirigeants passent souvent par une phase de déni », explique Daniel Cohen

Extraits d’une interview dans l’usine nouvelle

Daniel Cohen

Président de Zalis, une société spécialisée dans le retournement d’entreprises, Daniel Cohen enseigne aussi la gestion et la maîtrise des risques. Il a publié aux éditions Eyrolles « Comment sauver l’entreprise ? Comprendre, anticiper, agir ». Il revient sur l’importance de la prise de conscience managériale. Ce qui ne va pas de soi. À moins d’avoir considéré que la crise est un risque comme un autre, et qu’il convient de le traiter comme tel.

L’usine Nouvelle : Fort de votre expérience du redressement d’entreprises, quel point commun caractérise le plus fréquemment la situation du management dans les situations de crise ?

Daniel Cohen : En écrivant ce livre, j’ai voulu éclairer les managers sur ce qui peut mener à une crise, afin qu’ils puissent anticiper pour éviter ces moments douloureux. Très souvent, quand la crise survient, l’équipe dirigeante, ou le dirigeant, a le nez dans le guidon. Il est dans un état de déni, où il interprète toutes les informations qui lui parviennent dans le sens qui conforte son point de vue initial.

Quels sont les mécanismes du déni ?

En période de crise, le dirigeant se retrouve dans une posture où les décisions à prendre se multiplient. Il est confronté à un contexte où il doit réagir de plus en plus rapidement à une multiplication des tâches à accomplir. En résumé, le temps s’accélère, ce qui réduit d’autant son champ de vision. C’est un phénomène quasiment physiologique. Chaque fois que des signaux d’alerte apparaissent, le dirigeant ne les voit pas. Sa perception des signaux d’alerte se modifie pour les faire aller dans le sens qui l’arrange le plus dans l’instant T.

De plus, les dirigeants, souvent isolés dans les organisations, ont besoin d’être rassurés sur leur bilan. Tout cela contribue à renforcer le déni.

Y’a-t-il des moyens de réduire cette phase de déni ?

Dans les métiers ou les secteurs, où la formation est importante, où l’organisation des tâches est « processée », où on apprend des erreurs passées, on arrive à réduire la phase de déni. L’exemple ultime de cette situation se trouve dans l’aéronautique, où chaque fois qu’il y a un incident, les équipes doivent travailler sur le sujet pour comprendre ce qui s’est passé. Et pourtant malgré cela, il est connu qu’il y a moins de problèmes quand c’est le copilote qui conduit, car, pour simplifier, il écoute ce que lui dit le pilote, alors que l’inverse, en général, est beaucoup moins vrai. Cela démontre l’importance de savoir gérer le lien hiérarchique pour bien aborder les situations problématiques.

Quand on est loin de ce modèle-là, qu’on n’a pas mis en place de procédures d’alerte, on risque, toute chose égale par ailleurs, d’avoir plus de difficultés. Le maître mot en matière de gestion des risques est l’anticipation.

Jusqu’où peut aller cette phase de déni ? Comment en sort-on ?

Lorsque la crise arrive, va s’installer une période où on ne réagit pas, quel que soit le niveau hiérarchique ou le secteur. Cette période de latence peut durer quelques jours ou quelques mois. La durée est très variable. Une organisation performante qui a anticipé et a appris de ses erreurs, réagira plus vite et en sortira plus vite.

À cette phase de latence succède une phase de chaos où tout le monde critique tout le monde, où on cherche des responsabilités. C’est seulement là qu’arrivent la recherche de solutions et leur implémentation, si on a encore le temps de le faire. Dans les entreprises les plus évoluées sur ces questions vient alors la phase où on débriefe, où on réfléchit sur ce qui s’est passé. Malheureusement, c’est une phase qu’on oublie souvent. On a beau répéter aux managers que cette phase est indispensable, une fois le danger passé, ils repartent dans le quotidien. Savoir apprendre de ses erreurs est une question de culture d’entreprise.

Il faut dire et redire aux dirigeants que prendre du temps pour débriefer n’est pas une perte de temps, mais un moyen d’en gagner pour l’avenir.

Quel est, selon vous, le principal risque auquel est exposé le dirigeant en période de crise ?

Un des principaux dangers est de rester dans le court terme, d’être obnubilé par des questions de court terme, du type « comment vais-je payer les salariés à la fin du mois ? ». Quand je le dis à des managers, ils ont du mal à comprendre. C’est là leur problème. Leur urgence est de trouver une stratégie à un an ou deux, de savoir où ils veulent emmener l’entreprise à l’issue de la crise. Si vous allez voir votre banquier ou des investisseurs en leur demandant de la trésorerie pour payer les salaires, ils vont sûrement hésiter, notamment si vous leur dîtes que vous souhaitez continuer dans la même voie. En revanche, si vous avez un projet, que vous avez la capacité de mobiliser les énergies autour de vous, vous avez plus de chance de convaincre. Paradoxalement, plus on est dans la crise, plus il faut savoir où l’on se projette au moins à horizon un ou deux ans.

Comment mobiliser les salariés dans la phase de redressement ?

Au préalable, j’ai toujours été surpris de constater à quel point les salariés de terrain sont plus au fait de ce qui se passe tandis que leurs dirigeants s’enfoncent dans le déni. Par exemple, quand des produits reviennent de plus en plus souvent, quand il y a de plus en plus d’impayés ou de problèmes de production… Les salariés de terrain sont en première ligne. Ils savent très bien ce qui se passe. Dans les entreprises, l’information circule à grande vitesse.

Ce qui semble évident, c’est qu’ils ont besoin d’une vision stratégique claire, savoir où ils vont. Dans ces situations de crise, j’ai rarement vu une base ou des organisations syndicales figées, et refusant d’entendre la vérité. Bien au contraire, ils sont capables d’une formidable énergie si on leur propose un projet cohérent. Bien entendu, il faut que les efforts soient partagés entre tous. Si ces deux conditions sont réunies – projet stratégique et efforts partagés – on peut parvenir à mobiliser les salariés.

Quelle communication faut-il avoir idéalement ?

Comme je viens de l’expliquer, les salariés sont généralement renseignés par le réseau informel de l’entreprise, mais mieux vaut avoir une communication transparente et claire. La direction de l’entreprise peut prendre deux ou trois jours pour réfléchir à la stratégie à adopter, mais taire pendant plusieurs semaines la situation n’est pas tenable. Je pense à une entreprise où je suis intervenu : le patron était dans une procédure de conciliation au tribunal de commerce et n’avait rien dit aux salariés. Cela durait depuis trois mois, et il m’expliquait qu’il ne voulait rien leur dire afin de « ne pas les démobiliser ». Quand j’ai rencontré les responsables des salariés ils étaient déjà tous au courant. Taire un tel événement, c’est créer une situation de stress épouvantable et de manque de confiance. L’incertitude est quelque chose de vraiment insupportable.

Propos recueillis par Christophe Bys

Pourquoi avoir recours à un Coach professionnel ?

Le coaching est une forme d’accompagnement en vue d’atteindre un ou des objectifs. En fonction de la nature de ces objectifs, on distingue : le coaching professionnel, le coaching sportif et le coaching personnel.

Le coaching professionnel, c’est quoi ?

Le coaching professionnel, appelé également coaching d’entreprise, est un accompagnement professionnel d’une personne ou d’une équipe.
Le coaching professionnel est généralement prescrit et pris en charge par l’entreprise elle-même.
Il s’agit donc d’une relation tripartite entre l’entreprise, le coaché et le coach. Il se déroule en général au sein de l’entreprise mais peut également avoir lieu dans le cabinet du coach.
Le coaching professionnel vise par exemple :
à l’amélioration des performances ;
au développement de potentiel ou de savoir-faire :
à l’accompagnement lors d’un changement professionnel : changement de poste, promotion, restructuration, etc. ;
à la résolution de problèmes de communication au sein de l’entreprise ;
à atteindre un objectif professionnel ;
etc.
Il permet le développement du coaché tout en servant les intérêts de l’entreprise. Pour cela, il travaille avec des outils telles la PNL, l’analyse transactionnelle, etc.
Attention : le coaching professionnel n’est pas une psychothérapie ! Le coach aide à résoudre des difficultés professionnelles mais ne cherchera pas à découvrir la cause de ces problèmes dans l’histoire personnelle du coaché.

À qui s’adresse le coaching en entreprise ?

Tout le monde peut tirer profit d’un coaching professionnel. Il s’adresse ainsi aussi bien :
aux chefs d’entreprises ;
aux managers ;
aux employés : de façon individuelle ou en équipe.
Il est approprié aussi bien aux entreprises privées que publiques et aux travailleurs indépendants.
Comment choisir son coach professionnel ?
Tout le monde ne peut pas s’improviser coach professionnel ! Pour vous assurer des compétences de votre coach, tenez compte :
de son niveau d’étude :
Votre coach devra avoir au minimum le même niveau d’étude que le coaché.
Des diplômes universitaires sont mis en place afin de garantir une vraie formation en coaching.
le coach professionnel doit connaître la vie en entreprise : de nombreux coachs professionnels occupaient des postes de management avant de devenir coach ;
il doit vivre du coaching professionnel : principale source de revenus ;
il doit respecter un code de déontologie incluant le secret professionnel.

Confidentialité et coaching professionnel

Un coaching professionnel doit rester discret pour ne pas nuire à l’image du coaché au sein de l’entreprise, et pour que les séances de coaching se déroulent sereinement.
La personne qui suit un coaching en entreprise devra donc ne pas en faire état autour d’elle. En règle générale, ne seront au courant que sa hiérarchie et le service des ressources humaines qui rémunère le coach.
Pour plus de discrétion, les séances de coaching pourront avoir lieu en dehors de l’entreprise.
En tout état de cause, le coach se doit de respecter une confidentialité absolue sur ce qu’il entend de l’entreprise au cours des séances de coaching professionnel.

Prix d’un coaching professionnel

Le coaching professionnel, ou d’entreprise, est généralement pris en charge par l’entreprise.
Les prix des séances varient entre 200 et 700 €/h environ.

7 raccourcis clavier qui vont vous changer la vie au bureau (pour Mac et PC)

RACCOURCIS CLAVIER

VIE DE BUREAU – Vous croyez maîtriser votre principal outil de travail, être un as de Windows ou de Mac? Ou bien vous en avez plus que marre de vous embrouiller entre les touches du Mac que vous avez à la maison, et celles du PC qui trône sur votre bureau (ou l’inverse)?

Voici quelques raccourcis clavier dont vous ne soupçonniez peut-être pas l’existence qui vont rendre vos journées de travail bien plus simples (et efficaces).

Pour tout fermer en un instant (pratique pour se cacher de son patron)

hide boss

Vous avez peur que votre boss tombe sur vos conversations dans le chat Google, ou sur les onglets un peu honteux que vous avez ouverts, pendant que vous allez vous chercher un café? Ce raccourci va instantanément verrouiller votre PC, et vous pourrez profiter pleinement de votre pause.

Version Windows: Windows + L

Version Mac, qui met l’ordinateur en veille: Cmd + Alt+ Eject

Pour rouvrir l’onglet fermé par accident

Oups, vous avez fermé un onglet super important par inadvertance. Au lieu d’aller le chercher dans l’historique, voici un raccourci qui va révolutionner vos petites erreurs d’inattention.

Version Windows: Ctrl + Shift + T

Version Mac: Cmd+Z (pour Safari) et Cmd+Shift+T (pour Google Chrome)

Pour mettre fin à la panique liée à l’ordinateur qui est bloqué

mad at computer

Pas moyen de sortir de Photoshop qui est en train de faire planter votre ordinateur, c’est le raccourci qu’il vous faut. Au lieu d’appuyer comme un forcené sur le très fameux Ctrl + Alt + Suppr pour redémarrer, il va directement vous conduire sur le gestionnaire des tâches, et là, vous pourrez forcer l’arrêt du vilain programme.

Version Windows: Ctrl + Shift + Echap

Version Mac: Cmd + Option + Shift + Esc qui va automatiquement forcer l’arrêt d’une application qui bugue. Il faut appuyer sur les touches pendant 3 secondes.

Pour ceux qui connaissent mal leur clavier, voici les touches en question:

clavier mac

Pour jongler avec ses fenêtres

Quoi? Vous êtes encore à la souris pour passer d’une fenêtre à l’autre? Si vous ne connaissez pas encore ce génial raccourci, vos journées vont prendre un nouveau tournant. En une seconde, il va vous permettre de passer de votre navigateur, au bureau, puis de nouveau au navigateur, oh, et en fait, de faire un tour sur votre lecteur de musique.

Version Windows: Alt + Tab

Version Mac: Cmd + Tab

Pour copier une adresse en claquant des doigts

Aussi simple que pratique, cette combinaison va sélectionner la barre d’adresse de la page ouverte sur votre navigateur.

Version Windows: Alt + D

Version Mac: Cmd + L

Pour faire un retour au bureau plus rapidement que la lumière

computer happy

Quelle que soit la raison, un manque d’organisation et donc des milliers de fenêtres ouvertes, ou alors votre patron qui passe par derrière (pour ça, vous pouvez vous reporter à l’un des raccourcis évoqué un peu plus haut), voici la combinaison qu’il vous faut pour revenir très vite au bureau.

Version Windows: Windows + D

Version Mac: Fn + F11 ou tout simplement F11 selon les claviers

Pour faire une capture d’écran de la fenêtre et pas de tout l’écran

Bon d’accord, c’est plutôt pour les utilisateurs de Windows, qui ont pour habitude d’appuyer sur la touche « Impr écran » pour faire leurs captures. Pour compenser, on ajoute plusieurs raccourcis malins sur Mac.

Version Windows: Alt + Impr écran/Syst

Version Mac: Cmd + Shift + 3 (capture d’écran mise dans un fichier), Cmd + Shift + Ctrl + 3 (capture d’écran mise dans le presse-papiers), Cmd + Shift + 4 (capture d’une sélection dans un fichier), Cmd + Shift + Ctrl + 4 (capture d’une sélection dans le presse-papiers)

Télétravail : 10 conseils pour réussir à travailler chez soi

TÉLÉTRAVAIL – Encore un jour férié qui donne envie de faire le pont. Cette fois, vous avez réussi à négocier avec votre patron, vous n’irez pas au bureau ce vendredi. Enfin presque, car si vous n’êtes pas physiquement au bureau, vous avez promis de travailler de chez vous.

Le télétravail est un rêve pour de nombreuses personnes. Gérer son planning, pouvoir travailler en pyjama dans son lit, passer plus de temps avec ses proches… On troquerait assez facilement l’open space pour travailler de chez soi. Détrompez-vous, ce n’est pas si simple. A la maison, tout peut être synonyme de tentation et de déconcentration. Travailler aussi sérieusement qu’au bureau peut devenir un peu complexe.

Voici 10 astuces pour réussir à bien travailler de chez soi.

1. Commencez par vous habiller

getting dressed

Ca ne vous viendrait pas à l’idée d’aller travailler en pyjama (enfin, c’est votre rêve le plus cher), donc habillez-vous avant de vous mettre à travailler. Prenez une douche, un petit déjeuner, faites exactement comme si vous alliez sortir de chez vous.

« Ainsi, vous passez du mode maison au mode travail. En plus, si vous vous habillez pour le travail, vous vous prendrez plus au sérieux pour maintenir une attitude digne d’un lieu de travail. Rester en pyjama et chaussons ne va vous motiver qu’à une seule chose: retourner au lit », indique le site WikiHow.

On ne vous dit pas de sortir le costard ou le tailleur, un jean et un t-shirt feront l’affaire.

2. Créez-vous un espace de travail

desk home

Vous allez être tenté de travailler de votre lit, ou affalé sur le canapé. Si certaines personnes sont plus productives un casque sur les oreilles et allongées sur un transat, d’autres ont besoin d’un environnement très sobre. Il s’agit de déterminer ce qui vous convient le mieux, et de vous y tenir.

Avoir un vrai bureau simplifie tout de même les choses: vos documents, ordinateur, et autres outils de travail restent à leur place. Tout avoir à portée de main est crucial si vous espérez rester concentré. D’autant plus si vous ne faites que du télétravail. Le cas échéant, « il est important que vous ayez tout l’équipement dont vous avez besoin pour travailler, qu’il s’agisse d’un ordinateur rapide, un scanner, une imprimante, photocopieuse et fax, un système de sauvegarde fiable », détaille Lisa Kanarek, experte du travail à la maison, auteur et fondatrice du site WorkingNaked.com à Forbes. « La clé pour gagner du temps et de l’argent sur le matériel, c’est de savoir ce dont vous avez besoin, ce dont vous ne pouvez pas vous passer, et où trouver un support technique », poursuit-elle.

N’hésitez pas à faire un petit ménage de printemps avant de commencer.

3. Faites-vous un planning béton

schedule

Pour commencer, organisez-vous selon des horaires « normaux ». Vous allez avoir envie de dormir jusqu’à midi, mais vous n’allez probablement pas travailler jusqu’à minuit. Pour communiquer avec vos collègues, c’est évidemment bien plus simple de caler votre rythme sur le leur.

Ensuite, tirez un maximum profit de ces horaires. Faites-vous un planning précis, accrochez-le au-dessus de votre bureau et tenez-vous y! « Chaque matin, avant de plonger dans le travail, passez-le en revue pour avoir une meilleure idée de ce à quoi va ressembler votre semaine ou votre mois. Si vous avez de nombreux rendez-vous de prévus pour la fin de la semaine, vous devrez essayer de travailler un peu plus au début pour trouver un équilibre », est-il conseillé sur WikiHow.

4. Gardez contact avec vos collègues

phone

Que ce soit au téléphone ou via Skype, parlez! Ne restez pas tout seul dans votre coin pendant plusieurs jours. Vous faites pleinement partie de cette entreprise, même si vous n’y mettez que rarement les pieds. C’est d’autant plus important que votre absence pourrait rendre difficile certaines tâches quotidienne, telles que le partage des idées, la mise en avant d’un sujet…

5. Devenez un pro de l’informatique

computer nerd

A la maison, pas possible d’avoir un technicien ou un informaticien de l’entreprise à disposition. C’est le moment d’être un peu débrouillard. Voici quelques conseils que vous pouvez retrouver sur le site WikiHow:

  • Connaissez sur le bout des doigts tous les logiciels que vous utilisiez déjà au travail
  • Chouchoutez votre ordinateur, qui doit être aussi efficace que possible
  • Gérez le téléphone comme un pro. Sachez utiliser les fonctions de téléconférence de Skype, Google… Pensez à l’application Viber, par exemple, pour passer vos appels à l’étranger sans dépenser un centime.

6. Prenez bien soin de séparer vies privée et professionnelle

private life work

C’est probablement le moins simple, tant les distractions sont partout, tout le temps. Mais c’est primordial: bien que dans votre petit nid douillet, les tâches d’ordre personnel ne doivent pas empiéter sur votre travail. « Ne pensez pas, pitié, que le linge, ou le fait que votre mère veuille passer du temps avec vous depuis que vous êtes à la maison ne vont pas vous tenter », dit à Forbes Shawn Mason Spence, conseillère, auteure, coach de vie.

Surtout, communiquez vos horaires de travail à tous vos proches. De la même manière qu’ils ne vous appeleraient pas au travail pour vous parler de la pluie et du beau temps, ils ne doivent pas vous contacter même si vous êtes à la maison, sauf si c’est urgent.

A l’inverse, votre travail ne doit pas vous empêcher d’avoir une vie privée. Faites comme si vous quittiez votre bureau, éteignez votre ordinateur, déconnectez-vous, faites autre chose.

7. [Spécial parents] Gérez vos enfants

family work

Si par malheur vos enfants sont en bas âge et que votre bureau est à côté de leur salle de jeux, il va falloir songer à y remédier. Pourquoi, si vous en avez les moyens, ne pas penser à une fille au pair?

Si, en revanche, vos enfants sont à un âge avancé, imposez-leur des règles bien précises: ils ne doivent pas vous déranger lorsque vous travaillez. Si vous étiez au bureau, ils ne vous verraient de toute façon pas.

Voyez le côté positif des choses: à passer moins de temps dans les transports, vous allez dans tous les cas passer plus de temps avec eux. « Une fois que j’ai réalisé que travailler chez soi voulait dire plus de temps avec mes enfants, j’ai mentalement substitué le temps passé dans la voiture avec celui passé avec eux à jouer, et tout mon stress s’est bizarrement évacué », témoigne David Tate sur le site Lifehacker.

8. Faites des pauses

resting

Surtout, surtout, ne restez pas devant votre écran d’ordinateur toute la journée sans faire de pauses parce que vous culpabilisez. Prenez le temps de respirer, tout comme vous feriez des pauses café entre collègues.

On a dit plus haut de ne pas mélanger vie privée et vie professionnelle, mais si cela peut vous aider à vous distraire, n’hésitez pas à vous avancer dans vos tâches ménagères. 30 minutes de rangement et de ménage sur une musique entraînante le matin, un peu de cuisine ou de ménage l’après-midi, par exemple. Cela vous aidera à vous recentrer, et vous n’aurez pas perdu votre temps.

« Avant de vous asseoir le matin, faites une listes des tâches rapides que vous devez faire: deux machines à laver, acheter des légumes pour le soir, faire la poussière, passer l’aspirateur, etc. Quand vous avez besoin de vous lever et de bouger un peu, éliminez l’une de ces tâches avant de vous remettre au travail », recommande le site Howstuffworks.

9. Faites du sport

sport

Travailler tous les jours chez soi peut être bien maussade. N’hésitez pas à bouger dès que vous le pouvez. Marchez lorsque vous passez un appel ou que vous réfléchissez, faites du sport. La position assise n’est bonne pour personne, mais pour vous, c’est d’autant plus important que vous allez avoir l’impression de tourner en rond.

10. Pensez différemment

positive thinking

Des choses inattendues vont vous manquer: vos collègues qui vous agaçaient en premier lieu, mais aussi les transports en commun, les repas sur le pouce… C’est normal. Même à la fin de l’une de vos pires journées de travail, vous aviez l’impression d’avoir fait quelque chose d’utile, par le simple fait de vous rendre sur votre lieu de travail.

Donc si vous voulez éviter de mal vivre le télétravail, mettez tous les conseils précédents en oeuvre.

10 questions à vous poser avant de dire oui à un nouvel emploi

Vous occupez un emploi depuis un certain temps et vous éprouvez de plus en plus une envie de changement ou encore, vous êtes en recherche active d’emploi. Comment savoir si le poste convoité correspond véritablement à vos attentes ou encore ne vous sert qu’à changer d’air? Le texte qui suit pourra vous éclairer dans votre décision.

Vous songez sérieusement à changer d’emploi et vous avez entrepris des démarches afin d’y parvenir. Vous avez mis votre CV et votre profil LinkedIn à jour, contacté des chasseurs de têtes, tendu quelques lignes à vos contacts et appliqué sur des postes, vous semblant intéressants, qui étaient affichés sur différents sites internet Tout à coup, vos démarches portent fruit et suite au processus de recrutement, on vous informe que votre candidature a été retenue. L’entreprise vous fait donc parvenir une offre d’emploi incluant l’ensemble des informations relatives aux conditions d’emplois (salaire, vacances, bonifications, assurances, etc.) en vous demandant une réponse dans les prochaines 48 heures. Que faire, vous sautez sur l’occasion ou vous décidez de ne pas accepter le poste?

Voici 10 questions que vous devez absolument vous poser (et que vous auriez dû vous poser suite à votre première rencontre avec l’employeur potentiel) afin de prendre une décision sage et éclairée. En tant que spécialiste en recrutement il est de notre devoir de faciliter la prise de cette importante décision en faisant ressortir, le plus tôt possible dans le processus de recrutement,  les potentiels points critiques reliés à un nouvel d’emploi. Cependant,  la très grande majorité des changements d’emplois s’effectuant sans l’intervention d’un professionnel en recrutement externe, cette chronique a sans aucun doute sa pertinence.

La description du poste: Est-ce que je comprends bien le mandat relié au poste,  suis-je à l’aise avec les tâches à effectuer ainsi qu’avec les attentes  de la direction?

Situation géographique de l’entreprise: Est-ce que l’entreprise est située a une distance raisonnable de ma résidence? Accessible par le transport en commun? Combien de temps mettrais-je à effectuer le trajet à l’heure de pointe?

La culture de l’entreprise: Est-ce que la culture de l’entreprise rejoint vos valeurs?

Les conditions de travail: Est-ce que le salaire offert et les avantages correspondent à vos attentes?

Opportunités futures dans l’entreprise: Est-ce que l’entreprise est en mesure de vous offrir un plan de carrière correspondant à vos attentes?

Capacités personnelles vs tâches à accomplir: Vous sentez-vous en mesure de bien performer dans le poste?

Relation avec vos futurs collègues: Vous semblent-ils sympathiques et quelle est la dynamique au sein du département / groupe?

Autorité hiérarchique: Croyez-vous être en mesure de bien vous entendre avec votre supérieur hiérarchique?

L’aménagement du temps de travail: Est-ce que l’horaire de travail vous convient ou est-ce que l’entreprise à une politique de conciliation travail famille?

La satisfaction: Serais-je à court, moyen et à plus long plus satisfait dans ce nouveau travail que dans mon travail actuel ou est-ce que ce que le fait de changer d’air est la raison principale pour laquelle vous accepteriez ce nouvel emploi?

Si vous avez répondu non à une de ces dix questions, je vous conseille fortement d’y penser par deux fois avant d’accepter ce poste, car peut-être le regretterez-vous.

Dans plusieurs secteurs d’activité, le marché du travail est à l’avantage des candidats et il est fort probable qu’avec un peu de patience vous trouverez un poste correspondant réellement à vos besoins.

Vous désirez en apprendre plus sur le sujet ?
Nous vous invitons à lire l’article précédent : 5 raisons de quitter votre emploi en 2015

32 questions que tous les freelances devraient se poser

Voici une traduction d’un excellent article de Brennan Dunn, auteur de “Double Your Freelancing Rate”.

Est-ce que vous connaissez les raisons qui vous font réussir ou non en tant que freelance ?

Je ne fais pas allusion à combien vous gagnez ou quel est le nombre de vos prospects en ce moment. Je veux plutôt savoir si vous comprenez vraiment comment fonctionne votre business : pourquoi faites-vous ce que vous faites et quelle valeur apportez-vous à vos clients ?

Chaque fois que je coache un nouveau freelance, je commence par leur faire remplir un questionnaire qui m’aide à comprendre qui il est et ce qu’il fait.

C’est vraiment impressionnant de voir qu’il y a vraiment peu de personnes qui ont pris le temps de réfléchir à propos de leur activité de freelance (ce n’est pas un jugement, c’était également mon cas).

J’aimerais vous poser les questions que j’utilise lors de mes séances de coaching. Je vous encourage à les utiliser, à les imprimer, à les mettre sur un “mindmap”, à en parler avec d’autres freelances, afin de vous permettre de mieux comprendre votre business.

  1. Pourquoi est-ce que vous avez voulu devenir freelance ? Plutôt pour un objectif précis ou plutôt à la suite de différentes expériences ?
  2. Comment est-ce que vous avez trouvé vos premiers clients ?
  3. Pourquoi ces clients ont-ils fait appel à vous ?
  4. Pourquoi vos clients actuels ont-ils fait appel à vous ?
  5. Quels sont les moyens que vous utilisez pour trouver la majorité de vos clients ? Pour chaque moyen que vous utilisez, quel pourcentage de votre chiffre d’affaire cela représente-t-il ?
  6. Que faites-vous pour développer votre réseau ?
  7. Quels sont les types de clients avec lesquels vous travaillez ?
  8. Quels sont les types de clients avec lesquels vous aimeriez travailler ?
  9. Est-ce que vous préféreriez avoir plus de clients, ou gagner plus avec vos clients actuels ? Pourquoi ?
  10. Qui sont vos partenaires ?  Qui parmi eux vous permettraient d’avoir une meilleure offre pour vos clients ? Lesquels peuvent vous aider quand vous avez trop ou pas assez de travail ?
  11. Comment est-ce que le fait d’entreprendre a influencé vos méthodes de travail, vos compétences et les services que vous proposez ?
  12. En général, combien de temps gardez-vous un client ?
  13. Quelles sont les choses que vos clients apprécient le moins chez vous ?
  14. Quelles sont les choses que vos clients apprécient le plus chez vous ?
  15. Quel est votre tarif journalier ? Qu’est-ce qui vous différencie de la concurrence ?
  16. Est-ce que votre tarif journalier correspond aux prix du marché ?
  17. Décrivez comment vous trouvez de nouveaux clients
  18. Qui sont vos concurrents ? Que pouvez-vous apprendre d’eux ?
  19. Que comptez-vous faire pour être plus compétitifs qu’eux ?
  20. Quelle est votre valeur ajoutée vis-à-vis de vos concurrents ?
  21. Quelles sont réellement les attentes de vos clients quand ils travaillent avec vous ?
  22. Est-ce que vos clients font aussi appel à d’autres freelances ? Est-ce que vous pourriez faire quelque chose pour récupérer une partie de leur travail ?
  23. Combien est-ce que cela vous coûte de trouver de nouveaux clients ? Regardez le nombre de jours que cela vous prend et faites le calcul avec votre tarif journalier.
  24. Quelle personne vous ramène le plus clients ? Est-ce que vous faites votre maximum pour développer cette relation ?
  25. Quelle stratégie marketing a le mieux marché pour vous ?
  26. Quelle est votre plus grande difficulté pour vous faire connaître ?
  27. Comment pouvez-vous réduire les risques encourus à vos clients par le biais de votre activité ?
  28. Comment gardez-vous contact avec vos anciens clients ? Est-ce cela les incite à vous proposer de nouvelles missions ou à vous recommander ?
  29. Est-ce que vous avez des études de cas ou des témoignages que vous pouvez utiliser pour vous vendre ?
  30. Est-ce que vous arrivez à expliquer ce que vous êtes capables d’apporter à vos clients (en dehors du fait de designer, de coder, d’écrire, etc.) ?
  31. Est-ce vous avez des produits ou des services complémentaires que vous pourriez vendre à vos clients ?
  32. Êtes-vous satisfait du rapport entre la durée de vie de vos clients et le temps que vous mettez pour trouver de nouveaux clients ? Faites le calcul : l’argent que vous gagnez en moyenne avec un client et faites la soustraction avec le coût d’acquisition d’un client

(Cette liste a été inspirée par l’excellent Jay Abraham)

Prenez le temps de répondre à ces questions. Cet exercice vous permettra d’être plus pertinent que 99% de votre concurrence qui ont souvent du mal à expliquer en quoi consiste réellement leur travail.

Consensus ou compromis ? Résolution des conflits.

Dans l’exercice périlleux qui consiste à essayer de modéliser les différentes alternatives de résolution de conflit, beaucoup s’y sont essayés, de nombreux ont construits des processus explicatifs intelligents, d’autres encore nous ont fabriqués des usines à gaz. Me concernant et à la lumière de ma modeste expérience, je vous livre ci-après un modèle qui me sert dans cette analyse des différentes postures destinées à résoudre les conflits.

Tout d’abord je scinde les réactions en deux catégories distinctes :

Premièrement les réactions et postures en découlant de notre animalité : il s’agit là des réactions primaires dictées le plus souvent par ce qui nous reste de Neandertal basées sur le ressenti quasi génétique de l’analyse physique de la situation : suis-je plus ou moins fort que l’autre ? Est-ce que je cours plus ou moins vite que l’autre ? Cela donne les postures suivantes et sans intérêt :

–    La Fuite : rien n’est résolu et les causes du conflit se reproduiront sans doute, les deux parties sont perdantes car n’ayant pas eu l’occasion de « vire » le conflit qui pourtant est déclaré. Au menu : Frustration et lâcheté. (perdant-perdant)

–    L’affrontement : Tout d’abord faut-il être certain de sa force et nombre d’exemples prouvent que cette certitude apriori n’est pas prouvée sur le terrain. N’en n’ayons pour preuve que les sentences prud’homales dans le monde du travail alors que le camp demandeur est souvent sûr de son « bon droit ». Le résultat est  toujours le même : un gagnant et un perdant, cela alimente les postures suivantes de revanche. (perdant-gagnant)

–    Le renoncement (l’abandon) : reconnaitre que lors du conflit l’autre à raison ou tout du moins qu’il est moins potentiellement dommageable d’abandonner que de continuer ou de se mettre en position d’affrontement.  Cela cause des lésions quasi irréparables à l’estime de soi et en ses capacités futures. (gagnant-perdant)

–    Le recours arbitral : Pour tous ceux qui se sentant dépassé par le conflit préfèrent s’en remettre à un tiers (un hiérarchique) et d’avance acceptent par soumission la sentence quel qu’elle soit. Le risque est bien entendu de ne pas avoir le jugement espéré et l’autre partie de devoir s’y soumettre aussi. (perdant-perdant)

Deuxièmement les réactions découlant de notre rationalité : il s’agit là des réactions ou postures  dictées par la reconnaissance apriori que le conflit est un événement normal qui peut devenir la source d’un autre type de relation avec l’autre. Nous partons donc dans ces cas de la reconnaissance de l’altérité et que le débat peut aboutir à une solution. Beaucoup le prône, beaucoup disent être dans cette posture initiale cependant ont-ils fait l’analyse suivante :

–    Trouvons un compromis : Certains appellent cela aussi couper la poire en deux ou faire un pas l’un vers l’autre. Tout cela est tentant et plein de bonnes intentions cependant un grave danger se cache derrière cette posture. En effet si l’on arrive bien souvent à une solution acceptée par les deux parties à l’issue des rencontres crées par la volonté de mettre fin au conflit (qui peut n’être que d’intérêt simple par exemple le prix débattu entre le vendeur et l’acheteur) il n’en n’est pas moins vrai que la seule résultante est qu’aucune des parties n’aura obtenu ce qu’elle désirait. En fait le compromis est une forme policée du marchandage vulgaire lui-même ayant remplacé l’affrontement animal (ah ! évolution quand tu nous tiens). On peut même affirmer que cette méthode de résolution de conflit est la plus génératrice de volonté de revanche, chaque partie essayant de rattraper ce qu’elle n’a pas pu obtenir à l’issu du compromis lors d’une prochaine confrontation (conflit) et ce y compris dans des domaines différents. Là encore perdant-perdant !

–    Le consensus : A ne pas confondre avec le compromis (bien que les usages de ces mots soient souvent bien imparfaits) ! Il s’agit dans ce cas de la co-construction d’une solution développée par les parties en présence et ou tout renoncement potentiel sur un point fera l’objet d’une compensation imaginée et donc valorisée par celui qui accepte de reculer sur un point. La difficulté de ce mode de fonctionnement réside particulièrement sur le manque par les parties de la connaissance qu’elles ont de ce qu’elles veulent indépendamment de ce qu’elles désirent de l’autre. C’est d’ailleurs la base de nos enseignements en cours et séminaires de négociation, un autre mot pour le consensus ! enfin une façon de faire gagnant-gagnant.

Un petit clin d’œil avant la fin de ce post : Et si avant que le conflit n’éclate nous mettions en place ce qui ferait que ce ne soit pas un passage obligé de la relation à l’autre ? Je vous incite à nous consulter pour la mise en place de la médiation préventive !

Vendre une formation. Ce que j’ai appris dans les salons

 

Vendre une formation. Ce que j'ai appris dans les salons

Comment vendre une formation. Quelles méthodes marketing pour ce service bien particulier ? Pour étudier la question, promenons-nous de stand en stand sur un salon « Ressources humaines et formation ». Interrogeons les commerciaux et observons.

Les personnages rencontrés dans les allées de ce salon imaginaire ne sont pas réels, et pourtant, vous les reconnaîtrez peut-être !

Rendre « le service » visible

Rien n’est plus immatériel que la formation. Une fois la porte de la salle fermée, et dès que les stagiaires en e-learning sont connectés, l’acheteur ne voit plus rien.

Certains exposants de notre salon démontrent que les idées pour rendre le service visible, voire tangible, ne manquent pas.

Les CD ROM distribués naguère à tous les stands ont disparu au profit de supports plus traditionnels : des sacs en tissu qui déteignent sur les vêtements et des crayons. Parfois même des bonbons.

bonbons

Plus cohérent avec son offre, Erudia distribue des petits jeux, ou des cartes humoristiques qui reflètent le parti pris ludique et participatif de leur projet pédagogique.

D’autres entreprises ont joué sur le long terme en créant une identité visuelle forte. Vous venez de plonger la main dans un bocal de bonbons. Un commercial surgit, vous demande s’il peut vous renseigner. A croire qu’il y avait des capteurs dans le bocal ! Interrogeons-le sur l’importance de la lisibilité de la marque en formation.

« C’est simple, nous répond-il. Vous seriez surpris par le nombre de stagiaires qui ne savent plus comment s’appelait le formateur ou quelle boîte a organisé la formation quand ils sortent du stage. Il faut absolument éviter les remarques du type : « C’était bien cette formation, mais je ne me souviens plus de qui la faisait.

notoriété

Il est donc essentiel de décliner une identité visuelle jusque dans les supports ou les documents d’évaluation. Euh, encore un bonbon ? »

La carte d’empathie est un bon outil pour réfléchir sur ces questions. Que voit la personne en formation, qu’entend-elle, que pense-t-elle ? Que dit-elle de la formation quand elle en sort ? Quelles sont ses craintes, ses inquétudes ? Quelles sont ses motivations pour s’inscrire ?

Connaître son marché

Les questions que propose le site managementdelaformation méritent des réponses formalisées. Organiser une petite réunion pour y répondre n’est  pas inutile ! Régulièrement, cela vaut la peine de s’interroger sur les motivations, les freins, les besoins et les objectifs et les contraintes de nos apprenants.

questions

Une formation reste donc quelque chose d’invisible pour les responsables qui l’achètent. Nous interrogeons une directrice des ressources humaines, affairée à trier les prospectus qu’elle vient de récupérer sur les stands, tout en mangeant une barre chocolatée.

« Quand j’envoie une personne en formation, elle revient et donne une évaluation le plus souvent très vague. J’aimerais évaluer l’effet sur les compétences. Mais le contexte évolue si vite qu’il est difficile de savoir si un changement est lié à la formation au management ou à l’évolution de l’environnement… Reste la satisfaction. Mais les salariés sont le plus souvent contents, et quand ils se plaignent, c’est presque toujours sur des questions d’organisation. »

Et pourtant, nous expliquent les dirigeants de Formaeva, c’est un investissement très impliquant pour un responsable des ressources humaines. Il faut oser penser et parler chiffres. Toutes les fonctions de l’entreprise utilisent un langage financier. La fonction formation ne doit pas faire exception.

« On a répété aux directions que la formation était un investissement. Ce qui est dommage, c’est qu’ils nous ont cru »

nous dit Jonathan Pottiez. Et ils demandent maintenant qu’on leur démontre la valeur ajoutée des formations pour leur activité.

Choisir le bon mix

Le site indiceRH donne six clés du marketing de la formation pour une direction des ressources humaines. Il recommande de composer un mix composé de e-learning, de Mooc de serious games, de formations en présentiel. Une leçon : la formation sort des murs, et lorsqu’elle est à distance, elle sort des plateformes qui lui sont dédiées.

Du côté des centres de formation, le mix peut se décliner selon les classiques 4 P. Les 4 P sont le moyen mnémotechnique qui rappelle que le marketing se construit autour d’un produit, d’une « place », c’est à dire d’un circuit de distribution, de publicité et promotion, et d’une politique de prix. Cette approche a été appliquée à la formation, avec parfois des résultats intéressants.

Mais les dirigeants de Formaeva nous mettent en garde : attention à à ne pas trop détailler le produit lorsqu’on vend une formation. Les dirigeants se moquent de savoir si on va faire du e-learning, du blended ou des jeux, ils veulent savoir dans quelle mesure le travail des employés va être modifié. C’est le sens du témoignage de Sophie Maladri, de KPMG, sur le site de Futurskill.

Créer une communauté

La formation est terminée. Tout le monde a vécu un moment intense, agréable, et repart raffermi vers son espace de travail. Mais chacun sait bien que dans une semaine, voire un ou deux jours, il sera repris par le rythme du travail et oubliera progressivement. Il y a eu un échange d’adresses de courriel, mais on sait bien qu’on ne s’écrira pas…

Pourquoi ne pas créer une communauté ? Pourquoi ne pas intégrer une activité qui amène à utliser un réseau social, un espace collaboratif, un lieu d’échanges virtuel qui se poursuivra après la formation.

On peut imaginer d’autres techniques, comme les lettres électroniques, à condition d’y mettre aussi en valeur ce que les anciens peuvent apporter.

Le principe est de faire de vos clients vos meilleurs vendeurs. Cela signifie que vous devez porter une attention à l’après vente. Envoyer une évaluation accompagnée d’un mot personnalisé ou quelques références supplémentaires en lien avec les échanges informels qui ont eu lieu pendant la formation… ce n’est pas perdre son temps.

Des références… pour ceux qui y croient !

Poursuivons notre chemin entre les stands. Ce qui frappe, c’est le nombre de références qu’ont tous ces exposants. Et ce qui frappe vraiment, c’est que tous ont les mêmes. Les grandes entreprises qui ont des dizaines de milliers de salariés travaillent avec des centaines d’organismes, parfois sur de toute petites opérations qui ne concernent qu’une succursale lointaine… Mais cela suffit à apposer leur logo sur une plaquette.

 Présenter sa formation en quelques mots

Le brouhaha d’une salle proche des stands attire notre attention. Des conférences de 45 minutes se succèdent. Comment vendre un dispositif de formation, une méthode en e-learning en si peu de temps ? Nos présentateurs ont résolu la question. Mais comme ils l’ont tous résolue de la même façon, nous partons après la deuxième intervention.

Ces deux présentations nous ont appris à vendre un dispositif de formation en quelques minutes. Il suffit de compléter les passages surlignés en orange ci-dessous.

La méthode est proche de celle utilisée par Steve Jobs lors des présentations des nouveautés de chez Apple. Carmine GALLO en a détaillé le plan en quatre parties :

  1. Quel problème votre produit ou service résoud-il ?
  2. Que proposez-vous ?
  3. En quoi est-ce différent ?
  4. Quelles autres informations dois-je connaître ?

Raconter une histoire

Vendre de la formation, c’est vendre un service. C’est une ambiance pour certains, l’opportunité de rencontrer d’autres participants, c’est une opportunité de progresser, d’atteindre des objectifs, de consolider des compétences. Mais C’est aussi quatre murs, des tables et des chaises, le plus souvent… Pour apporter une valeur ajoutée, et faire rêver, il faut raconter une histoire, faire du storytelling.

Certains Moocs communiquent sur des histoires de réussite. Un septuagénère qui a arrêté sa scolarité à treize ans a pu suivre une formation pointue, dans un pays où la formation est peu accessible, l’ensemble des salariés d’une PME artisanale a suivi un Mooc, et y a consacré une heure par jour, Monsieur J, gravement paralysé a obtenu la certification avec des résultats qui ont impressionné les autres participants…

storytelling

Les témoignages de réussite personnelle sont les plus nombreux. Le stagiaire qui a créé son entreprise, celui qui a trouvé un emploi, celui qui a gagné des parts de marché. Cela fonctionne comme un échange de publicités, dans la mesure où le stagiaire en profite pour vanter la réussite de son entreprise, ou de sa carrière ! Dans un article consacré à la commercialisation de la formation, le guide maestro recommande l’utilisation de la vidéo pour les témoignages.

 » Pourquoi avez-vous quitté votre dernier poste  » ?

Cette question provoque des sueurs froides chez beaucoup de
candidats… et pour cause !

Des études ont montré que, dans plus de 40% des cas,
le départ d’une entreprise est du à une mésentente
avec le supérieur.

Que faire si le recruteur vous titille sur le sujet ?

7 règles d’or :

1/ Ne jamais dire du mal de l’entreprise précédente. C’est le péché
absolu.

2/ Ne pas pleurnicher, dans le genre  » On m’avait promis telle
chose, et on ne m’a rien donné ! » Qui embauche des victimes ?

3/ Ne pas se montrer passif. Au contraire dire, « J’ai décidé de
partir »  » J’ai décidé de négocier mon départ. »

4/ Si il y a eu conflit, ne pas rentrer dans le détail. Oui, cela
peut frustrer le recruteur sur le moment. Mais cela vous évitera
de laisser une image négative. Ne vous justifiez pas, c’est
une bataille déjà perdue.

5/ Ne pas mentir. Vous pouvez présenter une version « allégée », mais
mentir va se retourner contre vous.

6/ Dans les motivations qui vous ont poussé à partir, ne citez pas
l’argent en n°1. Pourquoi ? Oui, l’argent compte, mais des études
ont montré que les meilleurs éléments sont moitivés par la soif
d’apprendre, l’envie de développer des choses, d’avoir plus de
responsabilité, d’autonomie, etc…

7/ Si vous évoluez dans un petit milieu où tout se sait, il peut
être judicieux d’aborder le sujet de vous-même, dès qu’une occasion
se présente. C’est un choix très délicat à faire, et vous devrez
peser chaque mot.

Pour vous aider, en bonus, quelques formulations :

 » J’avais le sentiment d’avoir atteint un palier, j’avais besoin de
nouveaux défis, en particulier sur le plan (…) »

 » J’ai développé (telle compétence), j’ai envie aujourd’hui de
l’utiliser dans un contexte qui soit plus (ceci ou cela)  »

Pour les situations plus problématiques :

 » J’ai senti que mon projet de carrière et le projet de
l’entreprise partaient dans des directions différentes, j’ai décidé
de partir.  »

 » A un moment, j’ai senti que ma vision du poste ne pouvait pas
être mise en place dans le cadre de la structure existante, j’ai
préféré chercher un terrain plus propice. »

Si le recruteur creuse, parlez-lui de choses que vous auriez aimé
développer :  » Ma vision du poste allait vers une prospection plus
ciblée, en particulier sur internet…  »

En d’autres mots, il s’agit de dire « J’aurais aimé développer
telle chose, mais le cadre ne convenait pas « … sous entendu,  » je vais
développer cet aspect chez vous. »

Une dernière chose : la réponse à cette question ne s’improvise pas,
la pratique est votre ticket vers le succès !

Bonne chance pour la suite,