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Trois astuces pour repérer ses talents

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 S’il est aisé de déceler les talents d’autrui, il est moins évident de bien connaître les siens. Comment savoir si l’on maîtrise mieux que d’autres certaines compétences ?

Que sont nos zones d’excellence ? C’est ce que nous savons faire plus facilement et mieux que les autres.

 

Nous savons bien repérer ces zones d’excellence ou talents chez nos collègues ou nos proches. Nous les envions de tant de facilités là où nous devons mettre beaucoup d’efforts pour un résultat moindre.

Nous nous connaissons mal

Vous avez peut-être un collègue qui vous impressionne régulièrement par ses capacités de visionnaire. Il se projette facilement dans l’avenir et imagine plusieurs tendances possibles à partir de quelques signaux faibles qui vous semblent dénués de relation. Vous vous demandez comment il fait, ça a l’air tellement facile pour lui et vos tentatives de l’imiter se sont avérées peu fructueuses jusqu’à présent.

Un autre a des facilités déconcertantes avec les chiffres : il a le sens des proportions, il peut vous donner de tête un ordre d’idée de chiffrage généralement très précis pendant que vous vous débattez avec un tableur. Il tombe immanquablement sur la moindre erreur de calcul quand le même document a déjà été revu par plusieurs personnes.

 

Si vous parlez à ces personnes de zones de talent, elles seront probablement étonnées, cela leur semble tellement naturel, il n’y a là aucun talent à leurs yeux ! En effet, nous sommes les moins bien placés pour repérer nos propres zones d’excellence. Certaines personnes sont même persuadées de ne pas avoir de zones d’excellence…

De fait, c’est précisément parce que ces activités nous sont faciles et intuitives que nous avons du mal à les repérer ! Si vous ne connaissez pas bien vos zones d’excellence, vous risquez de vous épuiser dans des activités qui vous correspondent peu et d’en tirer peu de plaisir.

Se connaître pour se différencier

Vous gagneriez à repérer au contraire là où vous avez des facilités et à vous efforcer de les développer encore plus pour en faire des compétences différenciantes et pour y prendre plaisir !

Lorsque nous avons la chance de pouvoir exercer nos zones de talent, nous nous laissons volontiers absorber par nos activités et nous n’avons besoin de personne pour nous motiver !

1. Procédez par comparaison

Quelles sont les tâches, activités, que vous réalisez plus facilement et mieux que d’autres personnes ? Pour quel type de compétences vient-on solliciter votre aide ? Peut-être vos collègues viennent-ils vous voir chaque fois qu’une négociation semble mal engagée.

Ils savent qu’en échangeant avec vous, ils auront en quelques minutes de nouvelles pistes à explorer qui les aideront à sortir de cette situation difficile.

2. Interrogez vos proches

Votre entourage, famille, amis, pairs, collaborateurs ont probablement une perception plus claire que vous de vos zones d’excellence. Allez chercher leur avis !

Selon eux, quelles sont les activités que vous réalisez plus facilement et mieux que d’autres ? Quels sont les talents qu’ils vous envient ? Un autre membre du Codir envie votre sens politique et votre capacité d’influer sur les décisions : il aimerait pouvoir repérer les jeux d’acteurs au sein du Codir et obtenir naturellement les bons arbitrages.

3. Mobilisez le passé

Par le passé, à quelles occasions vous êtes-vous complètement laissé absorber par une activité tant elle vous passionnait ? Quelles compétences utilisiez-vous à ce moment-là ? Vous avez adoré préparer le pitch du projet à présenter en comité de validation : vous avez ciselé votre discours, peaufiné vos arguments, levé les objections et transmis votre enthousiasme à un public exigeant.

En faisant la synthèse de ces trois pistes, vous repérerez probablement 3 à 5 grandes compétences qui constituent vos zones d’excellence.

Les applications

Efforcez-vous de les développer encore et encore pour les utiliser au mieux et vous différencier. Par exemple, identifiez les experts de ces compétences, inspirez-vous de leur parcours, suivez leurs recommandations, cherchez sur internet des ressources complémentaires (webinar, podcast, forum…).

Cherchez des moyens de davantage les exploiter dans votre quotidien opérationnel. En fonction de la marge de manoeuvre dont vous disposez, assurez-vous d’être le plus possible dans votre zone d’excellence.

Certes, vous ne pourrez probablement pas éliminer toutes les tâches qui n’en font pas partie, mais vous pouvez peut-être les déléguer, les externaliser pour vous consacrer autant que possible à ce que vous faites le mieux.

Plus vous serez dans votre zone d’excellence et plus vous serez efficace et heureux ! Ne gâchez pas votre talent !

Par Florence Meyer Consultante en management, coach et conférencière

 

Arrêtons de glorifier l’échec !

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Fut un temps, j’étais persuadé que l’échec était positif, qu’il servait uniquement de tremplin et que les entrepreneurs qui n’avaient pas échoué ne pouvaient pas réussir. Je le crois toujours, mais beaucoup moins. Pourquoi ? Parce que j’ai échoué… et c’est nul en fait.

En fait l’échec c’est comme les startups, il y a le discours de surface, tout beau tout rose et la vérité qui est, elle, beaucoup moins jolie. Si les entrepreneurs, ou grandes personnes de ce monde parlent de l’échec quand elles ont enfin réussi, et pas avant, ce n’est pas anodin. Les Niel, Jobs, Churchill et consorts font (faisaient. RIP) preuve d’une hypocrisie totale à ce sujet. Bizarrement on n’a jamais entendu Lionel Jospin parler de l’échec de 2002… Bref. Non, il ne faut pas glorifier l’échec. Pour plusieurs raisons, dont voici les principales.

« On ne craint pas ce dont on rigole »

À trop glorifier l’échec, on l’a rendu banal…Pourtant, 50 % d’échec à 5 ans en France pour les entreprises, ce n’est vraiment pas une banalité.

Lors de mon stage en Licence, mon tuteur qui était plutôt tyrannique avec ses collaborateurs m’a dit « Je ne veux pas qu’il m’apprécie. On ne craint pas ce dont on rigole ». Pour l’échec c’est pareil. Si vous avez déjà assisté à une conférence sur l’échec, l’humour y est prédominant. C’est bien connu, le rire est la meilleure des défenses. Sauf que l’échec lui ne plaisante pas. Le nombre de startuper qui ne craignent pas l’échec me laisse perplexe. Comment peut-on entreprendre, faire des sacrifices, s’endetter et se dire que si cela échoue ce n’est pas grave ?

Ce qui ne tue pas rend plus fort… ou pas !

À trop glorifier l’échec, on l’a rendu banal. Et qu’est-ce qui nous effraie moins qu’une banalité si ce n’est une autre banalité ? Pourtant, 50 % d’échec à 5 ans en France pour les entreprises, ce n’est vraiment pas une banalité.

Glorifie-t-on l’échec pour masquer notre incompétence à le traiter ?

La levée du tabou de l’échec favorise l’abandon.

La réponse est oui ! J’aurais pu m’arrêter là, mais je vais m’expliquer quand même. Le nombre d‘échecs d’entreprise est en constante augmentation et qu’a-t-on mis en place pour essayer d’endiguer ce phénomène ? Pas grand-chose. On a bien vu l’apparition de quatre associations pour accompagner les entrepreneurs après l’échec et l’apparition d’événements qui dédramatise l’échec. Donc oui, on glorifie et on accompagne les entrepreneurs après l’échec. On a même enlevé l’indicateur banque de France 040 qui signalait un entrepreneur qui avait déposé le bilan comme un aveu d’impuissance. Ce qui me dérange, c’est notre capacité à agir toujours après les choses. Pourtant plusieurs mécanismes nous permettraient de minimiser le nombre d’échecs.

Tout d’abord que l’on arrête de pousser tout le monde à la création d’entreprises. Au risque de vous décevoir, tout le monde n’a pas les épaules, les compétences ou simplement les motivations nécessaires à la réussite d’une entreprise. Ensuite, que les structures d’accompagnements à la création « challengent » beaucoup plus leurs projets et que le business model de ses structures évolue pour qu’elles aient un véritable intérêt à la création d’entreprises à succès. Et non pas juste à la création. Enfin, que l’on forme mieux les nouvelles générations d’entrepreneurs et que l’on comprenne enfin que l’entrepreneuriat ne s’apprend pas dans des livres, mais sur le terrain et au contact d’entrepreneurs.

Puis dans un pays où la réussite est critiquée et enviée, glorifier l‘échec nous permet de continuer à croire en ce lieu commun selon lequel « l’important c’est de participer ». Désolé, mais l’esprit Coubertin n’a pas sa place en entrepreneuriat.

La fin du tabou, une bonne chose ?

L’esprit Coubertin n’a pas sa place en entrepreneuriat.

Il y a peu, l’échec était tabou. Puis la Failcon, les articles de blogs et autres infographies opposant la France et les USA ont essayé de nous convaincre que l’échec n’était pas tabou chez l’oncle Sam alors qu’il l’est, et qu’il était le principal frein à la création d’entreprises en France. Il l’est aussi. On s’est juste planté dans la traduction de la multitude de mantras pro-fail qui nous inondent from Silicon Valley.

En fait, si tout le monde se réjouit du fait qu’il ne soit plus tabou, c’est par voyeurisme. Un voyeurisme qui nous pousse à essayer de comprendre comment l’autre s’est planté et savoir ce qu’il ne faut pas faire.

Le tabou était aussi dû à l’argent. Les entrepreneurs qui perdaient la moitié, voire les trois quarts de leur capital dans l’échec de leur entreprise, sont une espèce en voie de disparition. C’est tant mieux. Mais le faible coût de la création d’entreprises est aujourd’hui une barrière de moins à l’échec. Pourquoi se battre pour réussir à tout prix quand vous n’avez mis que 10K€ dans votre boîte ? Profitez-en au contraire pour sortir de votre zone de confort et prendre le plus de risque possible. La levée du tabou de l’échec favorise le partage d’expérience, les tentatives désespérées, mais aussi, et surtout l’abandon. It isn’t a good thing. 

Une partie du processus, mais pas un objectif

L’échec fait partie de l’entrepreneuriat, mais il n’est pas et n’a jamais été un objectif. Il n’est pas non plus l’ami de l’entrepreneur. Et malgré ce que disent beaucoup de personnes, la part de responsabilité de l’entrepreneur est établie dans tous les échecs, alors évitez-les.

Sachez que dans la Silicon Valley, que l’on idéalise tant, l’échec n’est pas attendu avec impatience ou célébré. Lors d’une FailCon, un investisseur a dit « Vous devez éviter l’échec à tout prix. En revanche, apprendre de celui des autres et les battre.» On est donc très loin de l’apologie de l’échec annoncée. 

Ce qui fait partie, du processus n’est pas toujours positif. Je peux citer les Prud’hommes, les découverts bancaires, les licenciements, les difficultés entre associés… J’arrête là.

L’échec n’est pas bon. Il ne doit pas le devenir. Nous devons craindre l’échec pour éviter qu’il ne devienne une option, une porte de sortie ou une échappatoire, comme il peut déjà l’être. « Sans échec la réussite serait dénuée de sens » alors respectons l’échec, mais ne glorifions que la réussite.

Par

LA VALORISATION D’UNE STARTUP

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La valorisation est une estimation de la valeur de marché des titres d’une entreprise. Pour les entreprises les plus jeunes, cela se traduit par une évaluation de sa valeur future. Basée sur des données envisagées par l’entrepreneur pour son business plan, cette évaluation subjective évolue à mesure des négociations avec des investisseurs potentiels.

POURQUOI VALORISER SON
ENTREPRISE ?

Lorsqu’une startup souhaite lever des fonds, c’est la valorisation de l’entreprise qui détermine le prix des parts du capital des nouveaux investisseurs. C’est un des éléments principaux d’une augmentation de capital et sur lequel le flou est important.

COMMENT VALORISER SON ENTREPRISE ?

Le calcul de la valorisation d’une startup est un exercice délicat et partiellement subjectif puisque s’appuyant sur des projections financières prévisionnelles. En effet valorisation.io vous permet de calculer la valeur de votre entreprise selon une variation de la technique du Discounted Cash Flow (DCF), considérée comme la plus universelle. Le résultat obtenu par ce calcul est une estimation, et pourra servir de base de départ dans les négociations avec les investisseurs. Mais pour cela il est necessaire que le business plan financier soit réaliste et le plus objectif possible.

NEGOCIER SA VALORISATION

La valorisation d’une startup sera décidée au terme des négociations entre l’entrepreneur et les futurs investisseurs. En règle générale, un investisseur sur une levée de fonds d’amorçage souhaitera rentrer en tant que minoritaire, toutefois il souhaitera faire baisser la valorisation pour réduire son risque et maximiser sa plus-value potentielle à la sortie. Réciproquement, un entrepreneur désirera augmenter la valorisation de son entreprise afin de se faire diluer le moins possible.

LA BONNE VALORISATION

La valorisation apparait comme la principale variable de négociation pendant une levée de fonds et il est indispensable de garder à l’esprit qu’une valorisation trop élevée peut devenir un fardeau plus qu’une bénédiction pour une jeune entreprise. En effet, une entreprise sur-valorisée lors d’un premier tour de table pourra être amenée à connaitre des difficultés pour dépasser, ou ne serait-ce qu’atteindre la même valorisation sur un nouveau tour de table. D’autant plus si ce premier tour de table est basé sur de l’espérance et de la traction alors que les tours d’après seront basés sur des résultats concrets. Aussi, lorsque sur un second tour de table, une entreprise se trouve moins valorisée que sur le tour précédent, cela viendra faire penser que l’entreprise connait de graves problèmes.

d’après Sowefund

Conduite du changement: adoptez la bonne démarche!

Avez-vous déjà essayé d’apporter une idée novatrice dans votre entreprise? Des pratiques quotidiennes à celles d’une organisation complexe, la conduite du changement a souvent le même dénouement: l’échec.

Nous n’avons pas été équipés ni formés au changement. Instinctivement, nous cherchons à valider nos croyances et à rester dans notre zone de confort. C’est à ce titre que deux psychologues réputés nous proposent une méthode: SWITCH.

Je vous propose un compte-rendu de lecture dont nous adaptons les préceptes avec nos clients grands comptes et en interne. En deux mouvements simples, il permet de s’armer et de se donner toutes les chances de provoquer le changement, chez soi ou dans son organisation: découvrir les meilleures pratiques et trouver la source de la motivation.

Trouver son étalon

1.Observer les meilleures pratiques

Picasso disait: «les bons artistes copient, les génies volent». Cette logique s’applique aussi à la conduite du changement. Nous voulons découvrir puis copier les moments de grâce dans lesquels une organisation ou un individu produit les actions désirées.

Un fumeur observe ses périodes d’abstinence. Un manager étudie les périodes de fortes performances de son équipe. Le but est de rationaliser les éléments qui permettent aux individus de réaliser de bonnes pratiques pour ensuite les répliquer.

Cette logique est à contrepied. Habituellement, nous avons tendance à nous concentrer sur ce qui ne fonctionne pas. Cependant, ce mécanisme de pensée provoque un enchaînement de questionnements qui tirent les individus et les organisations par le bas. On part d’un problème pour en découvrir dix autres.

Une équipe de football américain illustre parfaitement cette idée:

L’équipe veut améliorer ses performances grâce à des vidéos du jeu de chaque membre. Dans l’espoir de s’améliorer, les joueurs regardent les vidéos en prêtant une attention particulière aux erreurs qu’ils ont commises.

Étonnamment, la performance de l’équipe diminue. A la suite de cette observation, les coachs renversent leur logique et se concentrent sur l’ensemble des actions réussies. Cette fois, la performance globale de l’équipe explose.

2. Définir une destination pour inspirer

Antoine de Saint-Exupéry disait: «Pour construire un navire, n’assignez pas des tâches à vos hommes mais réveillez en eux le désir de parcourir l’immensité de la mer.»

Le problème majeur des organisations est leur incapacité à créer une image riche et détaillée de leur destination. On retrouve souvent des objectifs bateaux: «Nous allons changer le monde avec X produits». Ces buts sont vagues et ne parlent à personne.

Comment créer une destination précise pour faciliter cette conduite du changement?

  • Décrire le contexte et rester concret. Une équipe doit pouvoir visualiser clairement le point d’arrivée.
  • Passer le test du Champagne. Est-ce que la destination est assez claire pour savoir quand célébrer?
  • Définir ses objectifs et résultats clés, les OKR.

 

3. Planifier des actions claires: les OKR

La méthode OKR (Objectives and Key Results) utilisée par Google aligne les équipes avec la stratégie de l’entreprise en définissant des objectifs et des actions qui permettent de les atteindre. Les collaborateurs ont une vision de leurs priorités sur une période donnée avec des étapes intermédiaires qui favorisent leur avancée.

Le but de l’exercice est de stipuler les instructions de manière spécifique. On établit comment les collaborateurs doivent agir et sur quelle tâche ils doivent se concentrer. Le rôle du manager est de transformer les aspirations de l’entreprise en actions concrètes.

De manière générale, on pousse son équipe avec l’objectif d’être meilleure que son concurrent ou que l’année précédente. Cependant ces objectifs sont vides de sens. Ils ne sont pas concrets. Afin de bien appliquer la conduite du changement, les psychologues conseillent d’identifier des actions et des étapes claires. Par exemple, pour atteindre 25 rendez-vous par semaine, il faudra être plus performant sur le closing en se focalisant sur les signaux faibles, les événements auxquels nous avons assisté, etc.

La motivation, source d’une conduite du changement réussie

1.Faire réagir en suscitant l’émotion

La motivation est liée au cortex préfrontal qui suscite nos émotions. Elle n’obéit pas à notre côté rationnel. Un fumeur sait qu’il doit arrêter de fumer mais il n’y arrive pas. Qu’importe le nombre d’études qu’il lira. Cette logique s’applique aussi à l’entreprise. Pour s’adresser à une équipe de décisionnaires et les faire réagir, il faut parler à l’émotionnel.

Ce que l’on voit évoque plus d’émotions que ce qui est lu ou ce qui est dit. Les chiffres doivent être visualisés et contextualisés pour toucher les interlocuteurs. Il faut raconter des histoires et provoquer l’émotion.

L’exemple de Jon Stegner est édifiant.

Jon travaille au service des achats chez un équipementier et se rend compte que des millions de dollars sont perdus chaque année dû au manque de centralisation des achats. Chaque usine du groupe utilise son propre service. Ces usines s’adressent à différents fournisseurs et obtiennent leurs fournitures à des prix totalement différents.

Malgré ses efforts de sensibilisation, Stegner comprend que son management ne sera pas convaincu par ses arguments. Il lui faut une action plus forte. Survient alors une idée simple et efficace bientôt connue comme l’expérience des «Gants sur la table de salle de conférence».

Il demande à un stagiaire de répertorier les marques et le prix des gants dans chaque usine. Le rapport est consternant. Plus de 424 types de gants sont achetés sur l’ensemble du territoire et le prix d’une même paire de gants peut coûter 17 dollars de plus d’une usine à une autre.

Il décide alors d’apporter un échantillon de chaque paire de gants avec le prix étiqueté à la table de conférence du siège. La réaction des décideurs est viscérale devant cet entassement de gants.

Le message est clair, il faut passer à l’action. Si l’on trouve cette aberration avec une seule fourniture qu’en est-il des autres? A la suite de cette présentation, Jon Stegner obtiendra le support nécessaire, en un temps record, pour centraliser les achats.

2. Réduire la perception du changement

La perception de la distance par rapport à un objectif détermine sa réussite, et donc celle de la conduite du changement opérée. En effet, plus un but a l’air proche, plus nos chances de l’accomplir sont élevées. Les cartes de fidélité tamponnées deux fois lors du premier achat augmentent drastiquement le nombre de clients qui reviennent. Atteindre son but semble plus facile lorsqu’on est déjà avancé.

De plus, il est important d’avoir des objectifs à court terme qui nous permettent de réduire la distance par rapport au changement. Avoir des étapes par heure ou sur quelques jours est indispensable pour garder le cap et motiver les équipes.

Bill Parcells, grand coach de football américain, ne se concentre plus sur gagner un match.

Son équipe s’efforce de réussir la prochaine action menée en équipe. La finalité est la même, gagner. Mais l’objectif est beaucoup plus proche, plus gratifiant et il semble moins difficile à atteindre. En ayant des sous-objectifs, on célèbre à chaque étape et on garde sa motivation. 

3. Créer une identité

La conduite du changement, c’est accepter qu’il y aura de la résistance. Certaines approches sont en premier lieu rejetées et critiquées pour enfin être acceptées. Si vous créez un nouveau site plus intuitif que le premier, vos utilisateurs seront mécontents car vous avez changé leurs habitudes mais à terme ils auront plus de plaisir à naviguer sur votre site.

La culture de l’entreprise doit aussi se tourner vers l’acceptation de l’échec dans un premier temps. Toute conduite du changement induit une sortie de sa zone de confort et d’expertise. Cela implique donc de faire des erreurs. Cependant la capacité d’une organisation à oser sortir des sentiers battus est directement liée à son succès sur le long terme. La courbe d’apprentissage est très rapide lorsque l’on se lance dans de nouvelles expériences.

SWITCH – la conduite du changement

La conduite du changement, c’est donc agir sur le rationnel et l’émotionnel. Ces nombreux leviers sont très bien expliqués dans cette lecture, SWITCH des frères Heath, que je vous recommande vivement.

C’est aujourd’hui une des pratiques que je mets en application dans notre produit et en interne. Nous racontons des histoires avec les données pour faciliter la conduite du changement en entreprise. En interne, nous construisons des zones d’échanges afin d’identifier nos meilleures pratiques. Nous sommes une organisation optimiste et agile qui cherche à se dépasser grâce à cet apprentissage.

Par Kilian Bazin

12 craintes à surmonter pour réussir dans les affaires (et la vie)

 

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Dans son livre Fight the Fear, Mandie Holgate dévoile 12 peurs qu’il est indispensable de surmonter pour réussir dans la vie. Pour chaque crainte, l’auteur propose des exercices pratiques pour vous aider à les dépasser et ainsi, poursuivre et atteindre vos objectifs.

Article initialement publié sur Inc.com

Les craintes et les peurs peuvent se révéler être de véritables obstacles au succès, pouvant vous empêcher de faire ce que vous désirez vraiment, ou, pire, vous faire croire que vos chances de succès sont si petites que vous n’allez même pas essayer. Les peurs sont complexes, inconscientes, et peuvent être profondément ancrées en vous. 

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Peur 1 – Et si quelqu’un découvre qui je suis réellement ?

Trop souvent, les gens cachent qui ils sont vraiment, ce qu’ils veulent vraiment, ou ce qu’ils apprécient vraiment dans la vie de peur que les autres n’approuvent pas. La réalité : tout le monde ne veut pas être multimillionnaire ou PDG d’une grande société. Certaines personnes sont très heureuses de vivre ce qui pourrait être considéré par d’autres comme une vie sans ambitions. Mais la poursuite du rêve de quelqu’un d’autre ne va jamais conduire à votre bonheur. Vous devez comprendre vos valeurs, être fidèle à vous-même, et ne pas s’inquiéter de ce que les autres pensent. Suivez votre intuition, et vos passions. 

Peur 2 – Se fixer des objectifs

Les personnes qui se fixent de mauvais objectifs ou hésitent à fixer des objectifs finissent par tergiverser et invariablement ne pas obtenir les résultats qu’ils désirent. En résulte alors sentiments négatifs, mauvais résultats et actions ratées. Et tout cela parce qu’ils craignent de fixer des objectifs.

Si vous ne fixez pas d’objectifs, il est impossible de créer un plan d’action solide pour atteindre ce que vous souhaitez obtenir. Sans un plan, vos espoirs se reportent sur la chance, et l’espoir d’être chanceux n’est pas une stratégie intelligente.

Peur 3 – Ne pas croire que vous pouvez réussir

La peur de l’échec arrête trop de personnes avant même qu’ils tentent d’atteindre leurs objectifs. Pourtant, une grande partie du chemin qui mène vers le succès est jonché de fautes et d’échecs. Et si vous échouez ? Connaissez-vous vraiment les conséquences de l’échec et sont-elles vraiment si mauvaises ? Pour beaucoup, l’impact de l’échec serait souvent négligeable (embarras, gaspillage de temps et de ressources, etc.). Pour surmonter la peur de l’échec, demandez-vous: “Alors, et si j’échoue ?” 

Ne laissez simplement pas la peur de l’échec vous retenir.

Peur 4 – Ne pas vouloir paraître arrogant

Tout le monde n’est pas forcément à l’aise avec le succès. Nous pouvons parfois avoir l’impression qu’en revendiquant notre succès, nous cherchons à nous mettre au-dessus des autres, ce qui peut être perçu comme de l’arrogance. Cette perception peut souvent limiter les objectifs que nous nous fixons, par crainte de nous séparer du troupeau. Il n’y a rien d’arrogant à réaliser votre plein potentiel.

Ne laissez pas les limites des autres devenir les limites que vous avez fixées pour vous-même.

Peur 5 – Ne pas demander d’aide

Il existe un certain nombre de raisons pour lesquelles personne ne demande d’aide. Peur d’être rejeté, peur de paraître stupide, peur que cela nuise à ses réalisations, peur que les gens sachent que vous avez des difficultés… La réalité : très peu réussissent sans le soutien et l’assistance des autres. La plupart des gens sont prêts à aider si nous allons simplement leur demander.

Récemment, j’ai posté une simple demande sur Facebook pour demander de l’aide autour de mes ventes et du marketing. Dans les 20 minutes, j’ai eu quatre réponses positives. La plupart de mes amis étaient heureux d’aider et se demandaient même pourquoi je n’avais jamais demandé avant.

Vous avez probablement plus de contacts disponible et prêts à vous aider que vous le pensez, vous avez juste besoin de tendre la main et de demander.

Peur 6 – Peur de dire non

Quand vous ne savez pas dire non aux autres, alors commencez par dire non à vous-même. Si une demande vous distrait de votre objectif, alors répondez non poliment ou offrez votre aide à un moment qui vous convient le mieux, car beaucoup de personnes ne se gêneront pas de vous demander de cesser vos projets afin de les aider à atteindre les leurs.

Vous devez également vous assurer que vous êtes clair et concentré sur vos objectifs afin que vous puissiez dire oui aux bonnes opportunités, celles qui mèneront à votre succès souhaité. Il y aura toujours de nouvelles occasions qui se présenteront, et vous devez être capable de dire non à celles qui ne sont pas alignés sur vos priorités. 

Peur 7 – Parler en public

Dans certains métiers, à un moment donné, il vous faudra faire une présentation, faire un discours ou parler devant un groupe d’employés. Pour beaucoup, parler en public est l’une de leurs plus grandes peurs. Pour contourner la peur, vous pouvez déjà :

  • Vous entrainer, le plus naturellement possible, sans scénariser.
  • Être simple, en n’utilisant pas beaucoup de jargon, sauf si besoin
  • Être confiant quant à votre droit d’être dans la salle ou sur la scène.
  • Ne pas avoir peur d’oublier quelque chose.
  • Ne pas utiliser de notes, sauf si vous le devez vraiment

Peur 8 – Téléphoner aux inconnus

Un vrai problème si vous êtes impliqué dans le développement commercial de votre entreprise. Et même si vous ne cherchez pas à vendre via votre téléphone, vous devrez peut-être appeler un client pour organiser une visite ou un rendez-vous. Personnellement, je déteste appeler. Mais après avoir lu le livre de Mandie, je me rends compte que c’est parce que je déteste déranger les gens ou leur faire perdre leur temps.

Désormais, avant chaque appel, je me concentre sur ce que cet appel va apporter au client. Faire cela enlève ma peur et me permet de commencer une conversation mutuellement bénéfique.

Peur 9 – Peur de paraître stupide

Vouloir réussir peut souvent nous obliger à aller contre le flux, à contester la façon actuelle dont les autres font les choses et d’ainsi essayer quelque chose de différent. Mais si cela ne fonctionne pas, cela peut vous pousser au ridicule.

Je suis assez vieux pour me souvenir quand Dick Fosbury a fait évoluer le saut en hauteur pour toujours. Je me souviens de l’avoir regardé courir vers la barre, puis tourner et sauter par-dessus la barre en arrière. C’était complètement fou, et beaucoup de commentateurs ont remis en question sa technique bizarre. Fosbury ne se souciait pas d’avoir l’air stupide. Il a persisté et a remporté la médaille d’or de saut en hauteur aux Jeux olympiques mexicains de 1968. Aux Jeux olympiques de Mexico, il était la seule personne à utiliser cette technique. Désormais, en saut en hauteur, c’est sa technique qui est la plus utilisée.

Osez être différent. Cela pourrait vous conduire à un succès incroyable !

Peur 10 – Je ne peux pas m’empêcher de prêter attention à ce que les gens pensent

L’acceptation des autres est un désir fort que beaucoup de gens ont, et cela peut nous amener à nous interroger sur les choses que nous faisons en nous demandant ce que les autres pensent : à propos de nous, de notre entreprise, de nos plans et de nos objectifs. Cela peut en pousser beaucoup à refuser de prendre des décisions ou des mesures.

La réalité est que la plupart des gens sont trop occupés à se soucier de leurs propres problèmes pour examiner ce que font les autres. Nous avons assez de nos propres pensées négatives à traiter sans ajouter la négativité potentielle des autres à notre liste d’obstacles à surmonter.

Restez concentré sur votre objectif et ne vous inquiétez pas des pensées des autres. Les bonnes personnes vous soutiendront.

Peur 11 – Peur de demander ce que je veux

Pratiquement tous les entrepreneurs que j’ai accompagné sous-estimaient leur valeur. Trop de gens pensent à leurs coûts et à leur taux horaire, et cela les empêche non seulement de demander ce qu’ils veulent mais aussi de ce qu’ils valent.

Pensez à la valeur que vous apportez, aux résultats que vous allez générer pour votre client et à vos prix en conséquence.

Peur 12 – Ne pas avoir de temps

Les entreprises peuvent être très exigeantes, surtout en ce qui concerne le temps personnel qu’elles peuvent consommer. Je me souviens des jours où je travaillais seulement sur mon lieu de travail, en restant au bureau jusqu’à 7 ou 8 heures. Désormais, depuis la montée de l’ordinateur portable, internet et le téléphone mobile, le monde devient plus global et être disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 serait presque devenu une norme. Quelles opportunités manquerions-nous si nous prenions du temps ? Comment fonctionneraient nos entreprises si nous n’étions pas disponibles pour chaque problème ?

Pour vivre une vie saine et heureuse, nous devons avoir un excellent équilibre travail/vie personnelle. Il est naturel de penser que nous sommes indispensables, mais la réalité est que nous ne le sommes pas. Les gens trouveront toujours un moyen de faire face sans vous.

J’ai travaillé pour l’une des plus grandes entreprises au monde, dont l’activité dépendait des technologies de l’information, et notre CIO avait l’habitude de désactiver son téléphone à 7 heures tous les soirs. Il a déclaré qu’il avait une confiance totale dans son personnel, et que si il y avait vraiment une urgence, ses collaborateurs savaient où il habitait.

Nous nous rendons indispensables, mais nous pouvons trouver un moyen de reculer et de prendre du temps si nous le voulons vraiment.

Au final, plus vous pourrez surmonter toutes ces craintes, plus vous porrez réaliser vos projets. Quelles peurs ont le plus d’impact sur vous et votre entreprise ?

par Iris Maignan

6 mythes (décidément tenaces) sur les startups et l’entrepreneuriat

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Perçons la bulle, coupons court aux berceuses, et dynamitons quelques idées reçues sur les startups et l’entrepreneuriat.

1/ Entreprendre est amusant

Entreprendre, c’est risquer sa carrière, sa fortune, son ménage et sa santé – physique et mentale.

C’est travailler cinq fois plus dur que ses pairs salariés, souvent pour un salaire cinq fois inférieur – ou plus souvent encore, pas de salaire du tout.

Passés les premiers mois d’euphorie, c’est s’entourer du soupçon de sa famille (« mais qu’attend-il pour trouver un vrai métier ? »), de ses amis (« pourquoi perd-il ainsi son temps ? ») et de ses ennemis (« vous voyez bien qu’il est bon à rien ! »).

C’est composer au quotidien avec le refus et le désaveu – des prospects, des partenaires, des financiers, etc. – et malgré tout continuer bon an mal an, comme si de rien n’était, porté par l’inébranlable (et délirante ?) conviction que demain sera plus chantant.

Le tout en supportant une écrasante probabilité d’échec, car quatre cinquième des entreprises déposent le bilan dans les cinq années qui suivent leur création.

Amusant, vraiment ?

2/ Les bons entrepreneurs réussissent rapidement

Et rejoignent la dream team des génies multi-millionnaires avant trente cinq-ans. Or c’est exactement l’inverse : il faut échouer rapidement  car c’est ainsi qu’on découvre ses forces et ses faiblesses, et qu’on s’arme pour réussir quelque chose de grandiose – l’exécution de son business plan, à la manière d’un vrai professionnel.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Entrepreneur, c’est un métier, pas un titre de gloire – et comme tous les métiers, cela s’apprend laborieusement.

En réalité, rien n’est plus dangereux que de réussir rapidement : même pourvu d’une tête bien faite, on n’échappera pas au complexe messianique, et à se croire prodigieux – un chemin assuré vers l’échec aussi sûrement que un plus un font deux.

Il n’y a pas d’entrepreneuriat sans ego, comme il y a (rarement) d’échecs en entrepreneuriat qui ne soient pas liés à l’ego.

C’est tout le paradoxe – et le charme de l’exercice.

3/ Pour entreprendre, il faut une bonne idée

De bonnes idées, tout le monde en a. Problème : une idée, même bonne, cela ne vaut rien.

C’est l’exécution qui crée la valeur – lorsqu’on donne vie à l’idée, et qu’elle parvient à rencontrer son marché – et c’est une toute autre paire de manches que de fantasmer un hypothétique multi-billion dollar business.

Sortir de sa zone de confort, accepter la prise de risque (même démesurée), tout sacrifier et travailler cinq fois plus dur que les autres mortels pendant des années sans garantie de salut exige déjà un tempérament hors-du-commun. Mais cela ne suffit pas : réussir à faire sortir son business de terre demande également une compétence hors-du-commun.

Fédérer une équipe de gens talentueux (qui acceptent d’être simultanément sous-payés et surexploités), positionner son offre sur le marché, émerger parmi la masse de concurrents, parvenir à effectivement bien servir ses clients, investir judicieusement, communiquer à bon escient et ne pas commettre d’impair majeur une fois la locomotive lancée…

Nous le disions : investir est un métier, et même un métier exceptionnellement difficile – ils sont nombreux à s’y frotter, mais si peu à s’y distinguer.

4/ Entreprendre, c’est lever du capital

Sans doute la faute à un coût du capital historiquement bas – jamais dans l’histoire des nations industrialisées il n’a été possible de financer son affaire selon des conditions si favorables – une confusion des genres est apparue entre business et mécénat.

Le business, c’est une capacité bénéficiaire (= une cash machine) qu’on peut endetter ou partager (via une émission d’actions) pour investir dans sa croissance. Le mécénat, c’est se reposer sur la générosité d’autrui pour conduire ses bonnes œuvres.

Lever du capital n’est pas une fin en soi – généralement, c’est davantage un commencement après les premiers balbutiements – et encore moins une partie de plaisir, car ceux qui vous financent demandent des contreparties : ils vous prennent le business d’une manière ou d’une autre, soit par une participation (souvent décisionnaire), soit par une hypothèque.

Bien sûr, on peut créer un vague concept, lever du capital, faire un peu de cosmétique puis vendre le paquet quelques mois plus tard à un acheteur trop gourmand – the greater fool theory. On reconnaît les bulles spéculatives à la multiplication de ce genre de deals bidons.

Un authentique entrepreneur – nécessairement un bâtisseur – aspire à autre chose.

5/ On peut entreprendre sans maîtriser les rudiments de la finance et de la gestion

Quantité d’entrepreneurs semblent tirer une drôle de fierté de ne pas savoir lire leur bilan, ni – exemple vécu récemment – le distinguer du compte du résultat. Ils délèguent la gestion des finances de leur entreprise à un comptable, qui n’y connaît rien car ce n’est pas son métier  : dans 99,9% des cas, il ne remplit qu’un rôle de scribe.

Vouloir piloter un business sans connaître ou comprendre ses états financiers, c’est comme vouloir devenir écrivain sans connaître l’alphabet, ou compositeur sans connaître le solfège. C’est monter sur un ring face à Mike Tyson sans avoir jamais mis les gants au préalable.

Il faut intégrer le concept de l’argent (comment il se gagne, comment il se perd) et de l’investissement (d’où vient-il, où va-t-il, que produit-il) avant d’entreprendre (ou au moins pendant).

Et intégrer qu’un business, ce sont des actifs (qui rapportent du l’argent), des passifs (qui coûtent de l’argent), et que la création de valeur (l’augmentation des capitaux propres, et par extension l’enrichissement des actionnaires) se fait lorsque les actifs augmentent plus vite que les passifs.

Ce n’est pas de la science de haute volée – raison de plus pour ne pas la bouder.

6/ Il faut suivre les meilleurs à la trace, et sans cesse s’inspirer d’eux

Ne rien rater des blogs, biographies, articles et success stories est certes très inspirant – mais c’est aussi un piège terrible :  celui de la contemplation éternelle, et de la vie par procuration.

L’entrepreneuriat, c’est se décider (généralement envers et contre tout) à tracer sa propre route, plutôt que de suivre celles des autres.

C’est formidable de vouloir bâtir un empire à la Vincent Bolloré ou une technologie à la Elon Musk – mais vous n’êtes ni Vincent Bolloré, ni Elon Musk : vous êtes vous, et c’est déjà beaucoup.

Cet article fut initialement publié sur le blog Marketing Expert

Savoir s’entourer pour rompre la solitude du chef d’entreprise

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 La volonté de maîtrise du pouvoir enferme et isole le chef d’entreprise. Une étude Bpilab montre ainsi que près de la moitié des dirigeants de PME et d’ETI souffrent d’un sentiment de solitude. Une menace qui peut mener à la dépression et au burn-out.

Le sentiment de solitude touche 45 % des dirigeants de PME et d’ETI en France, d’après une étude Bpi-Lab réalisée auprès de 2.398 chefs d’entreprise. « Tabou, ce phénomène est depuis toujours passé sous silence, explique Olivier Torrès, professeur à l’université de Montpellier et à la Montpellier Business School, président de l’observatoire de la santé des dirigeants Amarok et auteur de l’étude. Notre culture survalorise et héroïse les fondateurs de sociétés, renforçant le mythe du patron seul maître à bord qui ne doit montrer aucune faiblesse ni doute. » Ainsi, si trois dirigeants sur quatre déclarent qu’ils ne se sentent pas soutenus par leur entourage, l’expert explique que peu parlent de leurs problèmes à leurs proches.

Le sentiment de solitude toucherait particulièrement les dirigeants de PME. « Hormis les entreprises familiales, les patrons de PME se voient comme des indépendants qui n’ont de comptes à rendre à personne, poursuit l’enseignant chercheur spécialiste des PME. Cette attitude crée les conditions d’une forme d’enfermement. » Dans un monde de plus en plus incertain et complexe, ce comportement risque d’engendrer un surmenage du chef d’entreprise et même un épuisement physique et psychologique, autrement dit un « burn-out ». Que faire pour ne pas en arriver là ? « Le chef d’entreprise doit prendre conscience que lui seul peut déconstruire son isolement en se créant une “armature psychologique” qui le protège », insiste Olivier Torrès, qui propose 4 solutions concrètes.

#1 : Créer un comité de pilotage

Constitué de pairs, le comité de pilotage ou de direction sert à éclairer la prise de décisions. « Ce comité peut se rencontrer tous les six mois, autour d’un repas, pour discuter des principaux axes et visions stratégiques de l’entreprise », explique-t-il.

#2 : Faire de la stratégie

« Les dirigeants de petites et moyennes structures se consacrent peu à la stratégie, par manque de temps », déplore Olivier Torrès. Un défaut compensé par la souplesse et la réactivité de l’entreprise. Or, la veille stratégique reste essentielle pour travailler le positionnement de l’entreprise et bâtir une stratégie de croissance. « Cela permet de gagner du temps au quotidien en distinguant mieux l’urgent du stratégique », précise Olivier Torrès, qui conseille de « s’astreindre à prendre une journée par mois pour réfléchir à la direction que l’on prend. »

Il préconise d’ailleurs de sortir de l’entreprise, afin de ne pas être parasité par le quotidien. Autre conseil pour capter les tendances, rencontrer régulièrement ses pairs et accéder aux informations essentielles de son secteur d’activité : adhérer à un réseau professionnel ou à un syndicat patronal.

#3 : Faire émerger un second

« Beaucoup de dirigeants ont du mal à se trouver un second, ce bras droit indispensable sur lequel s’appuyer, déplore l’expert. Cela réclame d’écouter les signaux faibles émanant des salariés, car le bon bras droit n’est pas forcément celui auquel on pense de prime abord. » Pour faire émerger la bonne personne et déceler les collaborateurs les plus motivés et talentueux, Olivier Torrès recommande de créer des challenges en accordant une forte autonomie d’exécution aux salariés. Un style de management plus horizontal et collaboratif favorise également l’implication et la prise d’initiatives de la part des salariés.

#4 : Ouvrir son capital

Pour impliquer les collaborateurs, le dirigeant peut aller jusqu’à ouvrir son capital par un système d’intéressement ou d’actions gratuites, voire même en augmentant les fonds propres. « Plus qu’une perte d’indépendance, cela favorise l’émergence d’une nouvelle interdépendance entre les parties prenantes de l’entreprise », analyse Olivier Torrès.

ARIANE GAUDEFROY

Les 7 étapes clés pour créer votre première entreprise sereinement

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Alors que la création d’entreprise chez les jeunes a fait un bond de 208% en près de 10 ans et que, plus globalement, 37% des Français souhaitent débuter une aventure entrepreneuriale, la plupart ne connaissent pas les bonnes pratiques pour se lancer, et surtout se développer sereinement. Une problématique à laquelle a souhaité répondre l’assureur Hiscox, qui dévoile aujourd’hui une infographie afin de donner aux entrepreneurs en herbe les clés du succès, en 7 étapes.

1 – Définir son business model

Trouver un business model viable, capable de dégager des revenus à un moment donné est la première action à mettre en place dans votre plan de développement. Une étape que beaucoup négligent, et qui peut couter très cher à terme. Des enchères aux commissions en passant par l’affiliation et les abonnements, plusieurs business model ont aujourd’hui déjà fait leurs preuves pour pouvoir envisager de s’y appuyer.

2 – Tester son projet

Une étape qui permet de sonder le public, afin d’améliorer le produit avant son lancement officiel, mais également de récupérer une première base de clients potentiels, et ainsi de limiter les risques lors du lancement officiel.

3 – Rédiger son business model

Votre business model validé, il vous faudra ensuite le présenter à de potentiels investisseurs au travers d’un document d’une vingtaine de pages capables de démontrer la solidité et la valeur ajoutée de votre projet. Présentation du marché, de la concurrence, de l’équipe, de l’offre, mais également plan d’action et gestion financière ne sont pas à négliger dans cette étape.

4 – Trouver des aides à la création

De nombreuses aides privées et publiques existent aujourd’hui afin de vous accompagner dans la création de votre propre entreprise. Certaines pourront par exemple vous aider à trouver des locaux, d’autres pourront vous conseiller sur votre plan d’action ou vous apporter une aide financière.

5 – Officialiser son activité

Pour pouvoir exercer légalement, il vous faudra obtenir un numéro d’immatriculation (SIRET). Mais avant cela, sélectionner le statut qui convient le plus à votre activité : entreprise individuelle (auto-entrepreneur ou freelance), société à part entière, ou portage salarial.

6 – Se financer…

… En levant des fonds, par exemple. Une étape qui vous permettra d’atteindre une stabilité financière dans votre développement.

7 – Assurer son entreprise

Une prime d’assurance ne représente que quelques dizaines d’euros par mois, soit le prix d’un forfait téléphonique. Une étape à ne pas négliger, afin d’assurer la survie de votre entreprise en cas de sinistre.

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par Iris Maignan

5 conseils aux directeurs financiers pour partager sa vision grâce aux données

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Qu’il s’agisse de présenter des mesures financières décisives ou d’informer des collègues sur les performances des différentes activités de l’entreprise, tous les directeurs financiers ont une vision à partager, notamment en cette période de début d’année qui requiert reporting sur l’année passée et prévisions pour 2017. Dans cette optique, la collaboration avec les autres services est considérée comme une priorité par 70 % des directeurs financiers (*Etude Adaptive Insights, CFO Indicator –Q4 2015 Report). Aujourd’hui, ils doivent donc plus que jamais communiquer efficacement et obtenir rapidement l’accord des parties prenantes pour les décisions métier. De ce fait, la mise en récit des données apparaît comme l’une des méthodes les plus payantes. Mais quel est donc le secret d’une mise en récit efficace?

Ne pas avoir peur d’utiliser des données pour partager sa vision

Il incombe au directeur financier de définir une stratégie et de donner des orientations en matière de ressources. Arriver à faire parler les données rend les personnes plus convaincantes et les interlocuteurs se concentrent sur la teneur essentielle du message et, donc, sur ce qui est important.

Ne pas noyer ses collègues sous une masse d’informations

Il est essentiel de ne pas surcharger d’informations sorties de leur contexte les personnes qui ne travaillent pas dans la finance. Pour intéresser son audience, il est important de mettre l’accent sur l’histoire que peuvent raconter ses données. Les histoires permettent de donner vie aux faits. Elles peuvent aider à donner du sens à un ensemble disparate de faits. Elles facilitent la mémorisation des points essentiels et permettent d’avoir une image claire de l’avenir. Les histoires favorisent également l’interactivité: l’audience s’implique davantage et peut s’identifier à la situation.

Un bon récit devra reposer sur diverses questions: «quoi?» ( les faits et les données), mais aussi «qui?», «comment?», «pourquoi?» et, ce qui manque souvent, «et alors?». Ce sont ces éléments de l’histoire qui rendront les données pertinentes et tangibles.

Construire une analyse comme un récit, avec un schéma narratif

Lors de la création d’une histoire riche en données, il faut d’abord savoir ce que l’on va raconter. Qui sont les personnages? Quels sont les obstacles à surmonter? Que peut-on attendre de son audience à la fin de l’histoire? Pour le savoir, il faut commencer par analyser les données et exposer ses découvertes, en utilisant des outils de visualisation de données pour accélérer et aller plus loin dans l’analyse. Chacun sera ainsi davantage en mesure d’examiner ses données de manière plus précise et plus pertinente.

Il faudra ensuite créer un storyboard qui représente la structure et la forme de son histoire. Cela aidera à réfléchir aux meilleures analogies ou métaphores, à définir clairement le défi ou l’opportunité et à déterminer le déroulement du récit et les transitions nécessaires. Le storyboard permet également de mettre l’accent sur les éléments visuels les plus importants, ceux dont on souhaite que les dirigeants se souviennent. Il est important de n’utiliser qu’un nombre restreint de diapositives. Si des détails supplémentaires sont nécessaires, il est préférable de les fournir dans un document annexe.

Etre vrai… Et l’histoire coulera de source

Pour mieux capter l’attention de ses interlocuteurs, il est important de se demander comment rendre un fait lié aux données plus personnel et qui interpelle davantage. Pour que les données soient marquantes, il est possible de les associer à une métaphore ou à une anecdote. Il faudra d’abord développer son histoire avec des données puis présenter les données et les faits sur lesquels repose le raisonnement. Ensuite, ces données pourront être complétées avec des données qualitatives.

Miser sur le visuel, comme un réalisateur

Les symboles, les graphiques et les images sont des outils de communication efficaces. Un élément visuel bien choisi et bien conçu transmet le message instantanément. En revanche, les tables de données ou de nombres ne sont pas toujours faciles à interpréter pour ceux qui n’ont pas l’habitude des feuilles de calcul. Il faut donc créer des analyses, tableaux et graphiques visuels bien conçus.

Cela s’applique en particulier lorsque l’on doit présenter des faits et des données qui ne constituent pas de bonnes nouvelles pour ceux qui écoutent. Par exemple, si l’on doit communiquer des informations sur un concurrent qui connaît une croissance rapide, une image montrant un prédateur sur la piste de sa proie peut être plus efficace qu’un tableau de chiffres en berne. L’image visuelle permet de prendre conscience du problème et du danger imminent. C’est également un bon point de départ pour faire avancer la discussion.

Se simplifier la vie et celle de son audience

La mise en récit facilite la communication. Les interlocuteurs se souviendront de la teneur essentielle du message et pourront agir en conséquence. Toutefois, la mise en récit doit être simple et directe. Il est certes possible de regrouper plusieurs histoires dans la même présentation, mais il ne faut surtout pas oublier que le cerveau humain ne peut généralement pas retenir plus de trois à cinq concepts ou faits majeurs. Il est donc important d’essayer de se limiter à deux ou trois questions essentielles et de les présenter d’une manière qui fasse écho auprès de l’auditoire.

Par Edouard Beaucourt, directeur France et Europe du Sud chez Tableau

7 idées de résolutions à tenir (ou non) en 2017 pour les entrepreneurs

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Qui dit nouvelle année dit nouvelles résolutions. Que vous ayez déjà votre “To-Do List” ou que vous manquiez encore d’inspiration sur le sujet, vous n’échapperez pas à la règle. Mais pas de panique, Maddyness a décidé de vous aider à préparer votre rentrée d’entrepreneur 2017 en sélectionnant, pour vous, sept résolutions à tenir (ou non) !

Networker tu essaieras

Si l’on a décidé de la mettre en première de cette liste, c’est sûrement parce qu’elle est la résolution la plus simple à tenir. Profitez de toutes les occasions que l’on vous offre, ou presque pour rencontrer du monde : entrepreneurs, investisseurs, médias ou partenaires potentiels. Tout événement est bon à prendre pour se faire connaître et faire naître des synergies business, quelle qu’elles soient.

Ton planning tu optimiseras

Morning Routine, méthode Pomodoro, travail dans un bistrot (si si), ou encore technique du jardinier, si les méthodes pour vous faire gagner de précieuses minutes chaque jour se multiplient et trouvent leur public, c’est que leur efficacité n’est, pour certaines, plus à prouver ! Le temps, c’est de l’argent, alors inspirez-vous des entrepreneurs à succès pour bien commencer votre journée, testez plusieurs solutions afin de connaître celle qui vous correspond le plus, et essayez d’en faire une habitude durable.

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Les médias tu n’harcèleras pas

Difficile de gagner en notoriété lorsqu’on monte sa propre entreprise. Certains, pour se faciliter la tâche, feront immédiatement appel à une agence RP, tandis que d’autres choisissent de s’occuper eux-mêmes de leurs relations presse. Si vous êtes dans ce second cas, il est alors temps de renoncer à l’envie d’inonder la boite mails (et vocale) de vos médias de prédilection. Nous le savons, c’est une résolution des plus difficiles à prendre, mais les journalistes reçoivent pour la plupart plusieurs centaines de mails par jour, et n’ont pas toujours le temps de répondre à toutes les sollicitations ! Si vous ne recevez pas de réponse, ne vous offusquez pas, et préférez une gentille relance par mail ou même par Twitter quelques jours plus tard. 

NB : Le téléphone c’est dépassé, alors même si vous avez le numéro d’un journaliste, ne l’utilisez pas à tout-va. Et surtout, préférez le sms au coup de fil , même “de juste 5 minutes” qui forcera votre interlocuteur à interrompre ce qu’il était en train de faire, le mettant, la plupart du temps, dans de mauvaises dispositions


Tes clients tu écouteras

Si vous n’avez pas assez entendu cette règle ces 10 dernières années, on préfère vous la répéter encore une fois pour bien commencer l’année : le client est roi. Qu’il soit gentil, méchant, insistant, ou aux abonnés absents, il vous faudra cette année porter une grande importance aux relations clients, l’idéal étant d’avoir une personne en interne chargée de répondre aux questions et sollicitations des clients. Si vous le faîtes vous-même, rappelez-vous qu’un commentaire mécontent sur les réseaux sociaux peut avoir de véritables conséquences sur votre business, et qu’il vaut toujours mieux prévenir que guérir.

Des fonds tu ne lèveras pas sans raison

Si certaines entreprises ont besoin d’augmenter leur capital rapidement afin de se donner les moyens de se développer, on assiste aujourd’hui à une surenchère de levées de fonds dans tous les secteurs. Pourtant, nombreux sont les entrepreneurs et investisseurs qui conseillent de se concentrer davantage sur son produit ou son service avant de penser à boucler un tour de table dont l’investissement humain peut se révéler écrasant pour son activité. Lever trop tôt, trop tard, ou sans raison, c’est prendre le risque de faire chuter son propre business.

lever fonds entrepreneur

Ton équipe tu féliciteras

Si les salariés ne sont pas grand chose sans une entreprise pour les embaucher, il est d’autant plus vrai que l’entreprise n’est absolument rien sans ses salariés. Un patron à tout a gagner à assurer le bonheur de ses collaborateurs pour établir un climat serein au sein de son entreprise. Un bonheur qui passera par de petites attentions, d’éventuelles récompenses, mais surtout des félicitations lorsque le travail fourni en mérite. À la clé : bonne ambiance, productivité multipliée, et compétitivité.

NB : si le babyfoot n’est pas une condition sine qua non au bonheur en entreprise, un espace de détente est un vrai plus, de même que la possibilité de télétravailler !

De temps en temps tu décrocheras (mais vraiment)

Sans doute la résolution la plus difficile lorsque l’on est un entrepreneur. Pourtant, trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et personnelle fait partie des clés de la réussite, puisque chaque moment de détente vous permettra de repartir de plus belle par la suite. Apprenez à ne rien faire quelques minutes par jour, profitez de votre entourage, famille ou amis, ou encore faites du sport, trouvez l’activité de détente qui vous permettra de vous vider la tête, mais aussi de garder un véritable lien social hors de votre périmètre d’activité professionnelle.

NB : à ce qu’il parait la méditation fait des miracles aussi !

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par Iris Maignan