Category Archives: Comptabilité

Crédit d’impôt recherche et Crédit d’impôt innovation: quelles différences ?

CIR

 

Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et le Crédit d’Impôt Innovation (CII) sont deux instruments fiscaux destinés à encourager l’innovation des petites et moyennes entreprises en France. Si le CIR est très connu des entrepreneurs, le CII est quant à lui moins médiatisé.

Pourtant, la demande de CII s’effectue via le même formulaire (cerfa 2069-A-SD) et selon les mêmes modalités que la demande de CIR.

Quelles différences entre Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et Crédit d’Impôt Innovation (CII) ? Quelles sont les étapes de la demande ? Le blog du dirigeant fait le point.

Votre projet relève-t-il du CIR ou du CII ?

Même si les deux mesures ont le même objectif, elles ne sont pas forcément destinées aux mêmes projets d’entreprise. L’administration fiscale opère les distinctions suivantes.

Différences entre crédit d'impôt recherche (CIR) et crédit d'impôt innovation (CII)Si votre projet d’entreprise est destiné à faire progresser l’état de l’art, c’est-à-dire à faire progresser les connaissances scientifiques et techniques par rapport au début de vos travaux, votre projet relève du CIR. On parle ici de la notion de « recherche et développement ».

Si votre projet d’entreprise se destine à concevoir ou réaliser un prototype ou une installation pilote d’un nouveau produit, votre projet relève du CII. Ici, la finalité est l’innovation (une création technique ou technologique) et non la recherche et développement au sens strict.

Différences entre crédit d'impôt recherche (CIR) et crédit d'impôt innovation (CII)On constate que les deux crédits d’impôt n’ont pas vocation à encourager le même type de projet, même si, in fine, l’objectif est le même (commercialiser un nouveau produit/être compétitif).

Qui peut bénéficier du CIR et/ou du CII

Pour être éligible au CII, vous devez être une PME de moins de 250 salariés, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions d’euros ou le total du bilan inférieur à 43 millions d’euros. Évidemment, votre projet doit relever du CII comme mentionné ci-dessus.

Pour être éligible au CIR, vous devez être une entreprise imposée à un régime du réel (impôt sur le revenu dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux ou impôt sur les sociétés) et, évidemment, développer un projet qui relève du CIR.

Les dépenses concernées pour le CIR et le CII

Ce sont grosso modo les mêmes dépenses engagées par l’entreprise qui serviront d’assiette de calcul du CIR et du CII, à savoir :

  • L’achat de matériel et les dotations aux amortissements dédiés au projet d’entreprise relevant du CIR ou du CII
  • Les frais relatifs aux dépôts de brevets
  • Les frais de sous-traitance dédiés au projet relevant du CIR ou du CII
  • Les dépenses de personnel directement affectées aux opérations relevant du CIR ou du CII
  • Un forfait de frais de fonctionnement : pour le CIR : 50 % des dépenses de personnel – Pour le CII : 75 % des dotations aux amortissements concernés ainsi que 50 % % des dépenses de personnel
  • Les dépenses de personnel relatives à l’embauche de jeunes docteurs
  • Les dépenses de veille technologique (dans la limite d’un certain plafond)

Cette liste est non exhaustive et comprend des plafonds de montant.

Attention ! Concernant le CII : le total des dépenses prises en compte est plafonné à 400 000 euros par an, quel que soit le nombre de projets innovants déployés au sein de l’entreprise.

Le montant de l’aide

Le Crédit d’Impôt Recherche est égal à 30 % des dépenses de recherche et développement jusqu’à 100 millions d’euros et à 5 % sur la tranche supérieure.

Notez que pour les entreprises qui bénéficient du CIR pour la première fois ou pour celles qui n’en ont pas bénéficié depuis 5 ans, le CIR est égal à 40 % la première année et 35 % la deuxième année.

Le Crédit d’Impôt Innovation est égal à 20 % des dépenses concernées.

Les étapes de la demande de crédit d’impôt

Que vous soyez éligible au CIR ou au CII, la première étape consiste à demander une prise de position de la part de l’administration, en sollicitant un rescrit. Le document attestera de votre éligibilité future au crédit d’impôt et vous permettra de réaliser vos prévisions financières et vos premiers investissements plus sereinement.

Vous devrez ensuite évaluer le montant de votre crédit d’impôt en calculant vos dépenses éligibles (prévisionnelles ou en cours). Pour ce faire, nous vous recommandons de vous faire accompagner par votre expert-comptable, car il existe de nombreux plafonds et limites. Vous devrez ensuite faire parvenir à l’administration fiscale le dossier de demande de crédit d’impôt cerfa 2069-A-SD.

Les petites entreprises aussi ont droit au CIR et au CII, ne passez pas à côté !
Publicités

5 conseils pour une stratégie de credit management efficace et rentable

 

Kids-and-Voice

Qu’est-ce que BRAND VOICE ? Les PME ont beaucoup de mal à financer leur BFR. Et si la solution se trouvait du côté du crédit client ? Voici 5 conseils afin d’adopter une stratégie de credit management destinée à gagner une dizaine de jours de délai de paiement. Depuis 2008, les temps sont durs, pour les entreprises. D’un côté, l’accès aux financements s’est durci, surtout pour financer le BFR. De l’autre, les retards de paiement se sont accentués. Une seule solution, pour se sortir de ce mauvais pas : adopter une stratégie de credit management.  » Avec une bonne stratégie de credit management, dix à quinze jours de délai de paiement peuvent être gagnés « , estime Daniel Vergouts, directeur de Matys, solution de gestion du poste client.

1/ Segmenter son recouvrement

La première étape d’une bonne stratégie de credit management est de soigner son recouvrement.  » Il faut adapter ses relances en fonction du type de client et de la nature de la prestation « , conseille Daniel Vergouts. Ainsi, une entreprise du secteur public n’a pas le même circuit de validation qu’une entreprise du secteur privé, et les prestations dans le bâtiment peuvent avoir un circuit de validation plus complexe que dans la distribution… Il s’agit donc de segmenter les différents clients à relancer afin de prioriser ses démarches.

2/ Impliquer les commerciaux dans les litiges clients

Autre moyen de raccourcir les délais de paiement : mieux gérer ses litiges clients.  » Les entreprises ne savent pas correctement communiquer en interne pour régler au mieux ces litiges. Il s’agit de les sortir de la comptabilité clients et d’impliquer et responsabiliser les commerciaux « , pense Daniel Vergouts. Ce décloisonnement rendra le traitement des litiges plus fluide. En effet, qui de mieux placé que les commerciaux pour communiquer avec les clients sur des sujets délicats ? De quoi obtenir un règlement des litiges – et donc un paiement des factures – plus rapide.

3/ Anticiper les risques clients

Un client qui dépose le bilan ne règle pas ses factures. Si c’est une évidence, de le dire, il n’est pas forcément évident de savoir quel client va mettre la clé sous la porte.  » Il s’agit d’anticiper les risques de défaillance « , insiste Daniel Vergouts. Pour cela, toutes les informations sont bonnes à prendre, comme autant de signaux faibles d’une difficulté à venir. À commencer par les informations dont on dispose en interne : taux d’impayés, délais de paiement… D’où la nécessité d’une bonne communication.

4/ Mettre en place une procédure

Ces trois étapes essentielles à la réduction des délais de paiement de ses clients ne peuvent pas se mettre en place sans une bonne organisation en interne.  » Il faut pouvoir savoir qui fait quoi et comment « , avertit Daniel Vergouts. Des process qui doivent être bien établis, et surtout clairs pour tout le monde. Pour cela, le recours à la formation peut être utile. Sensibiliser des commerciaux, à leur rôle dans le recouvrement, par exemple, permet de leur faire comprendre les enjeux de cette procédure.

5/ Se faire aider par un logiciel dédié

Mettre en place un logiciel dédié au credit management fait gagner en productivité. Daniel Vergouts estime le gain de temps de l’ordre de 30 %.  » Or, plus le retard de paiement est important, plus l’espérance de récupérer ses créances est faible « , rapporte-t-il. D’où l’importance d’outils qui servent à gérer plus vite en automatisant certaines actions, à tracer et prioriser les différents apports de chacun, à générer des alertes… Des outils qui doivent être simples d’utilisation – les directeurs régionaux ne doivent pas passer plus de 30 minutes par semaine à voir où se situent les problèmes – et simples à installer. La plupart des outils du marché répondant aux besoins des grandes entreprises sont chers et peuvent être complexes à mettre en oeuvre. Les PME préféreront les logiciels en mode Saas – comme le logiciel Matys -, qui sont plus adaptés à ce qu’elles recherchent en termes de simplicité et de coût.

Retrouvez cet article sur : www.daf-mag.fr – « 5 conseils pour une stratégie de credit management efficace et rentable »

La révolution numérique bouscule les experts comptables

Antoine de Riedmatten, directeur général d'In Extenso: «Les experts comptables sont de plus en plus nombreux à voir stagner ou même baisser leur chiffre d'affaires et leur marge».

 Antoine de Riedmatten, directeur général d’In Extenso, membre du groupe Deloitte, analyse pourquoi les cabinets d’expert comptable vont devoir se regrouper et développer l’activité de conseil aux dirigeants.

PUBLICITÉ

Des cabinets d’expertise comptable qui ressentent durement la crise: le phénomène était impensable il y a quelques années. Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à voir stagner ou même baisser leur chiffre d’affaires et leur marge… En pleine mutation, la profession se voit obligée de revoir son business model. Car les règles du jeu ont bel et bien changé. Jusqu’alors en situation de quasi-monopole – une spécificité française – le secteur doit désormais faire face à une modification des attentes du marché: un conseil pluridisciplinaire, une connaissance plus fine de l’entreprise, une réactivité rapide aux modifications administratives (DSN, FEC…), une diversité de services au travers d’un même interlocuteur, la maîtrise du canal numérique.

En effet, un changement majeur impacte en profondeur le métier: la révolution numérique. Avec la dématérialisation des documents, la tenue des comptes est dorénavant partagée entre le cabinet et ses clients. Résultat: si techniquement le bilan comptable reste le cœur du métier, ce n’est plus là que réside aujourd’hui la valeur ajoutée de la profession. Tableaux de bord, outils de pilotage, gestion de paie…

Ces opérations doivent désormais être faites en collaboration avec l’expert-comptable, voire, par le client lui-même. De nouveaux opérateurs 100% numérique fleurissent, avec des prix agressifs, une publicité issue des pratiques de la grande distribution et la volonté de supprimer le cadre réglementaire de la tenue de comptabilité.

En réalité, si la demande du client a évolué, son besoin d’un partenaire de confiance n’a jamais été aussi fort. L’environnement économique est de plus en plus complexe; les normes, malgré le discours de simplification, se multiplient dans tous les domaines… Déjà surbookés, les patrons des TPE-PME se sentent démunis en interne. Dans cet univers instable, ils ont besoin d’y voir clair et d’être aiguillés dans leurs prises de décision et ce plus souvent qu’avant.

Face à ces nouvelles attentes du marché, l’expert-comptable tient un atout concurrentiel clé: la formidable confiance que lui témoignent ses clients du fait de sa compétence technique et de sa disponibilité. Selon une étude réalisée par In Extenso, 95% des chefs d’entreprise interrogés qualifient leur expert-comptable de «professionnel de confiance». Un niveau très élevé dont bien peu de professions peuvent se prévaloir, d’autant que la tendance s’affirme d’année en année.

L’expert-comptable apparaît donc comme la personne la mieux placée pour répondre au besoin de conseil fiscal, social et financier des entreprises. Mais pour cela, il lui faut acquérir ou fédérer de nouvelles compétences. L’expert-comptable moderne doit désormais être capable d’accompagner le chef d’entreprise dans toute la vie de sa société, de sa création à sa transmission, et de proposer une offre de services globale. Elaborer un prévisionnel, aider à la négociation d’un prêt, évaluer les actifs d’une entreprise, gérer un patrimoine… son périmètre d’action s’élargit considérablement. Pour les demandes pointues, les cabinets ont intérêt à s’adjoindre les services complémentaires de spécialistes et d’avocats. Ils apprennent à «vendre» le bénéfice qu’ils apportent au client, sans rien renier les qualités techniques et déontologiques qui les ont construits tout au long de leur carrière. Aujourd’hui, il ne leur est plus possible de faire l’économie d’une véritable stratégie commerciale intégrant tous les collaborateurs du cabinet.

Côté numérique, il s’agit d’offrir au chef d’entreprise un accès en temps réel à toutes les données comptables et financières de sa société. Qu’il puisse récupérer puis partager son bilan comptable de son smartphone quand il a rendez-vous avec son banquier va devenir le nouveau standard. La technologie doit être utilisée pour réactiver en permanence la relation client. En jouant sur le mix «réactivité numérique/proximité d’un cabinet physique», les cabinets d’experts-comptables peuvent faire la différence face aux éditeurs informatiques qui cherchent à reprendre en direct le lien avec les TPE et PME. Mais le numérique crée aussi une attente, celle de la rapidité de mise à jour du dossier du client, qui selon notre expérience de portail, va se connecter plusieurs fois par semaine, voir par jour.

L’avenir doit s’envisager avec optimisme pour la profession à condition qu’elle s’en donne les moyens: des outils numériques performants, un élargissement de sa palette de services, et surtout un accompagnement de proximité de qualité qui reste l’atout majeur de notre profession.

Par Antoine de Riedmatten

Experts-comptables et commissaires aux comptes : regards sur la réalité et l’avenir de ces professions

Experts-comptables et commissaires aux comptes font partie du cercle intime des conseillers du Daf. La structure de ce secteur, miroir de sa clientèle, repose sur un fossé entre grosses et petites structures. Mais il existe quelques acteurs atypiques et surtout une concentration s’amorce.

Experts-comptables et commissaires aux comptes : regards sur la réalité et l'avenir de ces professions

Qui sont-ils, ces 20 000 professionnels inscrits à l’Ordre des experts-comptableset à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes ? S’ils sont soumis aux mêmes règles de déontologie et sortent à peu près du même moule pédagogique, leur manière de pratiquer le métier diffère considérablement. Le gap culturel est immense, à l’image de celui qui sépare « l’épicier du coin » de la grande surface Auchan, même si la métaphore avec le secteur de la grande distribution ne sera certainement pas du goût de ces professionnels, passés par la sélection de longues années d’étude sanctionnées par un stage de trois ans minimum dans un cabinet avant d’obtenir le titre suprême. Un cursus qui se rapproche de celui des études en médecine pour ces praticiens au chevet des entreprises, de leur naissance aux soins palliatifs. Mais l’analogie s’arrête là, car la profession des experts-comptables et commissaires aux comptes est bien moins homogène que la corporation des soignants.

En ce sens, le secteur des professionnels du chiffre se rapproche plus de la configuration de sa clientèle. D’un côté, les très grands cabinets, qui réalisent plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploient plus de 1000 collaborateurs,engrangent plus de 30 % des revenus alors qu’ils représentent moins de 1 % du nombre de cabinets hexagonaux. De l’autre, les structures de moins de 10 salariés représentent plus de 80 % du nombre de cabinets pour moins du tiers du chiffre d’affaires du secteur.

Stéphane Raynaud, directeur de la publication La Profession Comptable et dirigeant du cabinet BBA, conseil stratégique des experts-comptables

« On peut considérer que les sept premiers du classement trustent la plus importante part de marché auprès des ETI et grosses PME et qu’en dessous du top 25, on trouve plus rarement des cabinets qui arrivent vraiment à capter cette cible. »

Une bipolarisation du secteur

Le classement annuel, en fonction des éléments déclaratifs, réalisé depuis une trentaine d’années par La Profession Comptable* de revenus reflète bien cette dichotomie. Indétrônables de la tête du classement, les Big Four : KPMG, Deloitte, EY et PWC, qui ont perdu leur Big Five en 2003 après la dissolution d’Arthur Andersen, absorbé par son confrère EY, à la suite du scandale d’Enron aux États-Unis (un choc assimilable à la faillite de Lehmann Brothers pour le secteur bancaire en 2008 !). À l’exception de KPMG, qui a su grandir tout en gardant son ADN locale, le top 5 du classement (avec Mazars) réalise la grande majorité de son activité en commissariat aux comptes, laissant l’expertise-­comptable à ses confrères plus petits et plus provinciaux.  » Le classement illustre la bipolarisation du secteur entre les grands cabinets qui réalisent la plus grande part de leurs revenus en commissariat aux comptes et les réseaux moins importants qui se concentrent sur l’expertise comptable. Cette répartition reflète aussi la typologie de leur clientèle : aux grandes signatures internationales les grandes entreprises, aux petits réseaux les PME, TPE et autres professions artisanales et commerciales « , décrypte Stéphane Raynaud, directeur de la publication La Profession Comptable et dirigeant du cabinet BBA, conseil stratégique des experts-comptables.  » On peut considérer que les sept premiers du classement trustent la plus importante part de marché auprès des ETI et grosses PME et qu’en dessous du top 25, on trouve plus rarement des cabinets qui arrivent vraiment à capter cette cible ; à l’exception desstructures hyperspécialisées offrant des prestations haut de gamme qui n’ont plus rien à voir avec la révision des comptes ou le commissariat aux comptes « , poursuit l’expert.

Quelques acteurs atypiques

Qu’elles se spécialisent dans les due diligences d’acquisition, le conseil en restructuring ou d’autres services financiers haut de gamme, ces structures, souvent composées de « spin-off » des Big Four (comme 8Advisory ou Accuracy dont le noyau dur est composé d’anciens d’Arthur Andersen), ne font d’ailleurs pas partie du classement et, parfois, dédaignent même de s’inscrire à l’Ordre. Autre absent – de taille ! – de ce classement : Fiducial. Cet acteur atypique dans le monde policé du chiffre est devenu, à coup de diversifications, une espèce d’animal hybride regroupant des métiers éloignés de son ADN d’origine. Avec près d’un milliard d’euros de revenus en Europe et 1,7 milliard de dollars au niveau mondial, l’entreprise, créée en 1970 par l’expert-comptable Christian Latouche, s’est diversifiée, dès les années 1990, en rachetant le spécialiste de fournitures de bureau Saci, et fait partie des rares acteurs de la comptabilité hexagonale à avoir franchi l’Atlantique dès la fin de cette même décennie. En parallèle à une stratégie de croissance externe soutenue dans son métier d’origine – l’expertise comptable -, Fiducial n’aura de cesse d’élargir sa gamme de prestations de services aux entreprises : après les fournitures de bureau donc, ce sera l’informatique, puis la sécurité, et enfin le métier de la banque dédiée aux TPE… Cette stratégie ambitieuse d’offre globale n’a toutefois que peu d’émules dans le milieu plutôt conservateur de l’expertise du chiffre.

La croissance s’y envisage essentiellement dans le sens vertical et plutôt via l’absorption des petits cabinets par les grandes structures.  » La concentration s’accélère pour les acteurs de l’audit, souligne Stéphane Raynaud. Avec quelque 200 cabinets d’audit hexagonaux adressant les ETI, la France fait encore figure d’exception au niveau européen où le nombre d’acteurs est plus réduit. La tendance au regroupement est en cours et devrait certainement se stabiliser autour d’une quarantaine de cabinets d’audit.  » Il est donc fort à parier que le top 10 du classement restera encore immuable pendant quelques années.

Evolution du système d’information financier

Alexandrine Lavaury, Directrice pédagogique, Francis Lefebvre Formation, et Christophe de Brébisson, Consultant Francis Lefebvre Formation et Associé chez DBA reviennent sur l’évolution du système d’information financier : état de l’art et enjeux pour les directions financières.

  • Les enjeux, importants, doivent être appréhendés en amont pour établir un cahier des charges précis, et savoir choisir la meilleure solution.
  • L’évolution des systèmes d’information impacte le profil des salariés des DAF.

Christophe de Brébisson :

Aujourd’hui le rôle et les enjeux de la direction financière quelle que soit la taille de son groupe, est double :
– Elle doit être le garant de la fiabilité de l’information produite périodiquement pour des besoins internes : chaque mois, chaque trimestre ou chaque année.
– Elle est également l’entité vers laquelle tous les tiers – banques, commissaires aux comptes, services fiscaux, fournisseurs – vont se tourner pour accéder à l’information dont ils ont besoin.

Pour répondre à ces demandes dans des délais toujours plus courts, il est nécessaire de disposer de systèmes efficients afin de permettre au Directeur Financier de se concentrer sur la communication financière et la production d’informations qualifiées. Il doit donc passer beaucoup moins de temps que par le passé à la production de l’information.

Une révolution technologique : le Cloud et la Saas

Les vrais enjeux en matière de systèmes d’information financiers ont débuté dans les années 90 lorsque l’on a commencé à voir arriver sur le marché des progiciels de gestion intégrés connus sous le nom anglais d’ERP, comme SAP (Systems, Applications and Products for data processing), PeopleSoft racheté par Oracle depuis, ou encore JD Edwards. Ces progiciels ont permis de faire le lien entre les flux d’activités et les flux financiers. A l’époque les modules financiers intégraient essentiellement des opérations liées au traitement des flux de la comptabilité générale et analytique, de la gestion des tiers et des règlements. En termes de traitement de l’information décisionnelle nous étions aux prémices des reportings, l’information pouvant être traitée et utilisée par requêtes souvent à la main des DSI. Cela correspondait aux premiers projets menés par les directions financières.

Depuis plus de 20 ans maintenant, des bonds fonctionnels et technologiques importants ont été réalisés, et l’un des derniers en date, certainement le plus important, est le Cloud Computing. Clairement, opérer sur un système externalisé et totalement mutualisé, exonère non seulement de nombreuses contraintes techniques comme l’installation, l’hébergement et la maintenance mais permet également de mutualiser les développements des applications et de les rendre ainsi plus agiles. Concrètement, les nouvelles applications développées en mode Saas permettent d’avoir accès via internet, et donc à distance, à ses applications, ce qui transforme les modes de traitement et de fonctionnement des responsables financiers. Ceci permet des gains en termes de productivité, de simplicité, de réactivité et donc au final de production de leurs reportings.

Nous sommes entrés dans une ère où toutes les tâches à faible valeur ajoutée sont simplifiées et automatisées au maximum, où l’on s’exonère de toutes ressaisies, où l’on simplifie et où l’on dématérialise les workflows d’approbation pour disposer d’une information financière en temps réel qui servira aux besoins de la BI (Business Intelligence).

Alexandrine Lavaury :

Certains points reviennent systématiquement dans les attentes formulées par nos clients vis-à-vis de leur système d’information.
La partie BI / pilotage : les directeurs financiers veulent pouvoir élaborer rapidement des tableaux de bord où figurent des informations qualifiées à l’attention d’une direction générale, d’un conseil d’administration ou d’une direction opérationnelle.

Les échanges « papier » : ils souhaitent que ceux-ci soient supprimés car ils retardent souvent un process de production d’information. Il faut donc les dématérialiser. Des outils existent, tels que la GED (Gestion Electronique Documentaire) permettant, notamment, une reconnaissance de caractères impliquant, lorsqu’une facture est scannée, de l’archiver, de la mettre dans un workflow d’approbation, puis de la comptabiliser. Il s’agit là d’une fonctionnalité extrêmement importante, notamment pour toutes les organisations décentralisées.

La possibilité de travailler de manière plus étroite avec la DSI (Direction des systèmes d’information) sur certains projets : les directions financières souhaitent être impliquées en amont pour mieux comprendre les enjeux et définir de façon plus précise leurs besoins. Elles veillent à ce que les contraintes technologiques ne soient pas un obstacle majeur à la réalisation du projet, telles qu’elles l’ont défini.

Christophe de Brébisson :

Nous sommes aujourd’hui sur des marchés arrivés à maturité où les différences entre logiciels sont minimes. Des fonctionnalités avancées (recherche pièces / écritures, pré comptabilisation, rapprochement / lettrage automatique, axes analytiques, multi langues, export Excel….) ont été intégrées dans les systèmes d’information par quasiment tous les éditeurs de la place. Sur les modules de base, les solutions sont donc extrêmement comparables. En revanche, certaines briques dites « expertes » n’ont pas été intégrées de manière systématique à ces « ERP financiers » et doivent donc être traitées à part ; tel est le cas des outils de dématérialisation, de trésorerie, de fiscalité ou de consolidation notamment.

Aujourd’hui, le facteur clé de succès est donc l’interopérabilité. La différence se fera sur la facilité d’ouverture du logiciel vers les autres applications financières, dites expertes. Sachant qu’il existe des applications qui communiquent plus ou moins bien entre elles, la différence va donc s’opérer dans la facilité à développer et maintenir ces interfaces avec les autres applications et dans la facilité de restitution de cette information en provenance de différentes sources.

Alexandrine Lavaury :

Nous constatons que dans les directions financières, en tout cas d’une certaine taille, il y a au moins une personne dont la fonction est de faire le lien entre les utilisateurs du S.I financier et le service informatique. Cette personne exprime le besoin émanant de la direction financière aux informaticiens et assure également le « service après-vente » en ce qui concerne les évolutions de la solution qui aura été trouvée. L’importance de bénéficier d’un système d’information fiable et évolutif est donc bien comprise car l’enjeu est d’importance.

Ces personnes « relais » ou des membres des DAF sont ainsi demandeuses de formations pouvant les aider à devenir plus pointus sur ces sujets ; Ce début d’expertise ayant lui-même pour but de les rendre aptes à juger des solutions proposées.

En tout état de cause, des profils hybrides sont apparus ces dernières années, avec des professionnels comprenant bien la technique, la technologie du produit, mais aussi le métier. Elles évoluent dans des organisations de type DOSI (Direction de l’Organisation des Systèmes d’Information). Ces personnes sont capables, demain, d’aller modifier dans l’outil un workflow pour créer l’habilitation d’une nouvelle personne, pour faire une ségrégation de droits ou réaliser une sauvegarde.

De son côté, le rôle de directeur financier évolue aussi : il devient de moins en moins expert sur des sujets financiers comme la comptabilité, la fiscalité, la trésorerie, car il n’est plus en mesure de tout gérer du fait de la complexification de ces périmètres. On constate qu’il joue de plus en plus le rôle de chef d’orchestre entre différents experts, qu’ils soient internes ou externes. Tout l’enjeu pour ce professionnel est de bien s’entourer et d’avoir suffisamment de recul pour comprendre les impacts de la mise en place du système sur les différents périmètres qu’il a sous sa responsabilité. De ce point de vue-là, ses compétences évoluent.

Christophe de Brébisson :

La conclusion est que l’évolution des technologies pousse le système financier à évoluer, et à devenir plus efficient avec, comme corollaire, l’évolution des compétences des directeurs financiers et de leurs équipes vers un rôle élargi de maitrise technique de leur système d’information. Désormais, on demande à ceux-ci d’avoir des compétences qui n’étaient pas exigées auparavant. Les DRH ont aujourd’hui comme critère de sélection pour un poste de chef comptable ou de directeur financier une connaissance approfondie des systèmes d’information financiers, voire d’un vécu projet sur cette thématique. Un CV sans mention d’Excel++, de Business Object, d’un ou deux ERP financiers et de BI connus, est moins regardé, même si le professionnel est parfaitement au fait de son métier de financier.

Alexandrine Lavaury, Directrice pédagogique, Francis Lefebvre Formation, et Christophe de Brébisson, Consultant Francis Lefebvre Formation et Associé chez DBA.

Chefs d’entreprise, c’est le moment de penser à l’apprentissage.

Chefs d’entreprise, vous souhaitez recruter des jeunes motivés et les former à vos méthodes de travail ? Profitez des aides à l’embauche pour recruter des apprentis et faites les grandir avec votre entreprise.

Une nouvelle aide pour les TPE : Aide « TPE JEUNE APPRENTI »

Une aide à l’accueil des jeunes mineurs en apprentissage dans les entreprises de moins de 11 salariés a été annoncée par le gouvernement. Cette aide permet de prendre en compte l’investissement de l’entreprise sur la première année de contrat.

Ce dispositif s’applique pour les contrats conclus à compter du 1er juin 2015. Cette aide financée par l’Etat consiste, pour la première année d’exécution du contrat d’apprentissage, au versement trimestriel à l’employeur d’une aide forfaitaire de 1 100 €, soit l’équivalent de la rémunération légale et des cotisations sociales associées.

Cette aide est cumulable avec les dispositifs existants (prime apprentissage, aide au recrutement d’un premier apprenti ou d’un apprenti supplémentaire, crédit d’impôts) et est ouverte dès lors que l’employeur atteste de l’exécution du contrat d’apprentissage. Cette démarche est simplifiée pour l’employeur : validation d’un formulaire pré rempli et disponible sur le portail de l’alternance à partir du 15 juillet pour la demande de prise en charge et attestation dématérialisée de la présence de l’apprenti.

Pour calculer vos aides en ligne :
https://www.alternance.emploi.gouv.fr/portail_alternance

DECOUVREZ LES PRIMES ET AIDES FINANCIERES EN INFOGRAPHIE

Save to Grow: 4 Reasons to Look Outward for Cost Control Success

By Dave Sadlocha

The “save to grow” paradox is becoming less of a theory and more a paradigm shift among companies operating in the U.S. Traditionally, cost control has been a last resort for businesses headed into the red. However, a look at the data from the most recent Deloitte biennial survey of cost reduction practices among Fortune 1000 companies tells a different story.

Growing Through Tough TimesWhen the 2007-2008 recession hit, many companies did indeed have to scramble to cut costs and stay afloat. However, with the worst of this recession behind us, the data shows that emphasis on cost control remains a high priority. In fact survey participants indicated that in the next 24 month period, cost control has more strategic priority in their planning than revenue growth initiatives.

This focus is a realization that gains in revenue have less impact on the bottom line than reductions in cost. This is because just a fraction of any revenue gain reaches the bottom line, while any dollars saved controlling costs goes straight to the bottom line. As a result, even companies with increasing revenue should keep a close eye on costs to improve margins and profitability.

In the case of energy, waste removal and telecom expenditures, these expenses can take up as much as 20% of an operating budget. This number rises even higher for companies that operate multiple office buildings or retail locations. With such a large percentage of the budget, these can be prime areas to gain competitive cost advantage in overhead and margin.

Unfortunately, most companies are not equipped with the resources to properly manage these initiatives internally. As shown in Figure 19 in the Deloitte study, the most common barriers to effective cost reduction are:

  • Lack of Understanding (53%)
  • Weak Business Case (31%)
  • Poor Design and Tracking (31%)
  • Erosion of Savings (23%)

These barriers arise from poorly planned cost control and reduction initiatives. It’s unfortunate that poor control of costs often leads to poor operating results. To avoid this situation, consider seeking guidance on cost control from experts outside your business. Outside experts can often provide the expertise, perspective, scale and specialized skills to reduce and keep costs down over time.

Here are four reasons to look outward for cost control success:

  1. Expertise and Perspective

Outside consultants provide expertise and depth of knowledge in a niche area. They are familiar with common shortfalls, regulations, loopholes, precedents, tariff language and tax code in their focus area.

For example, in many telecom, energy and waste removal contracts there is complicated and industry specific language that dictates what you pay and how you pay for services. To properly understand the details in this section almost always requires an expert in the given field. Misinterpreted language commonly leads to overpayment.

  1. Time Investment and Scale

Most cost control initiatives managed within an organization are doomed from the start. Lack of understanding leads to cost control practices that either don’t produce or are canned because of a weak case for implementation.

Outside consultants can leverage a whole team of experts to expedite audits and proposals with streamlined processes for implementation. Should there be a case for cost control, outside consultants can deliver the results in a fraction of the time it would take internally.

  1. Contingency-Based Fees

Often a barrier to cost control is a misperception of the cost-benefit equation. What many organizations miss is how cost control doesn’t only impact capital expenditures, but other areas of the business as well. These inefficiencies add up over time and often reduce productivity and quality of work.

Many cost reduction experts provide contingency fee structures to help overcome this barrier. With a contingency fee system, any cost is based upon the savings resulting from findings from an audit and only if you choose to implement recommended changes.

Note: Contingency-based fees are not the only fee structure offered. A common contingency fee is 50% of cost savings over 3 years, however many consultants also offer hourly and flat rate alternatives as well.

  1. Negotiation Experience

Often savings recommendations involve renegotiating with vendors or suppliers based on findings. Success here will require both negotiation experience and experience negotiating within a specific industry.

Trying to manage this in-house is difficult. Only someone with experience in a given industry can negotiate the special terms and language particular to that industry. In addition, these terms might vary by state and even by county, requiring additional knowledge. Negotiations will also involve knowledge of precedents associated with similar size companies in the past.

To handle all of this in house requires significant time for research and a top tier negotiator.

Cost reduction and management is an excellent route to take in improving profitability and gaining a competitive edge. Reductions in operating costs have more impact to the bottom line than do gains in revenue and thus should remain a top strategic priority.

Before taking on cost control internally however, you should consider the amount of time, resources and expertise it takes to implement initiatives successfully. Outside consultants often provide affordable, streamlined expertise as well as specialized skills, making them invaluable to the success of most cost control initiatives.Poor Planning Comic

Avec quels types d’indicateurs de performance conduisez-vous votre F1 ?

Dans mon billet précédent, je vous faisais une analogie sur les indicateurs de performance avec le pilote de F1 et les joueurs de foot aux yeux bandés.

J’espère que vous êtes déjà convaincu : pour s’améliorer, il faut se mesurer. Et pour s’améliorer en équipe, il faut que les mesures soient partagées et comprises par votre équipe.  Qui de vos joueurs ont la plus grande influence sur le nombre de but au filet ? Vos employés !

Allons plus loin dans l’analogie du pilote de F1.

On retrouve généralement 2 types d’indicateurs :

1. Les indicateurs de résultats.

Ils s’apparentent à l’odomètre des km parcourus ou la jauge d’essence indiquant votre consommation en essence. Dans votre entreprise, les états financiers ou les données de production mensuelles peuvent entrer dans cette catégorie. Ils vous aident à comprendre le passé, mais pas à le corriger. Beaucoup d’organisations travaillent avec ce type d’indicateur.

2. Les indicateurs opérationnels.

Ils vous aident à bien piloter votre équipe en temps réel, chaque jour. Par exemple, le cadran de vitesse, la pression d’huile, l’indicateur de pression des pneus, ou celui de la température du liquide de refroidissement, l’activation des essuie-glace, le GPS, sont utiles pour  bien voir la route et les obstacles.  Les indicateurs opérationnels permettent donc de se corriger ou de s’améliorer au fur et à mesure qu’on avance dans notre processus de production d’un service ou d’un produit.

Mais qu’est-ce qu’un bon indicateur opérationnel ?

  1. C’est un indicateur important pour l’équipe, au point d’influencer les joueurs dans leurs actions quotidiennes.
  2. Il est facile à comprendre, à calculer et à mettre à jour.
  3. Il a un impact sur la performance globale de l’entreprise.
  4. C’est un levier d’amélioration continue important pour votre organisation.

Vous avez déjà des indicateurs opérationnels dans votre organisation ?

On peut rapidement juger de la qualité et de l’utilité d’un indicateur de performance opérationnel selon les 6 critères ci-dessous:

qualités des indicateurs

Il est donc important de bien choisir vos indicateurs, de les comprendre et de les partager avec votre équipe.

Parfois, à l’autre bout du spectre, je rencontre des organisations qui ressemblent à ça :

Tableau de bord surchargé

Trop d’indicateurs, c’est comme pas assez!

Il faut continuer à voir la route et les obstacles devant !

pour aller plus loin :

http//www.amelioraction.net/blogue

et http://www.mon-tableau-de-bord.com

contact@acsinfo.fr

Concevoir un tableau de bord agile en 5 étapes clés

 

création d'un tableau de bord agile en 5 étapes

De nos jours, lorsqu’on dirige un service de TI, il faut souvent gérer deux types d’initiatives : les initiatives lancées par les lignes d’affaires et les initiatives TI. Ces deux types d’initiatives, bien qu’elles ne proviennent pas des mêmes services au sein de l’entreprise, se retrouvent toutes deux dans l’arrière-cour du directeur des TI. Afin de pouvoir mener à terme ces initiatives, il sera donc primordial de connaître l’étendue de ces dernières et l’engagement nécessaire pour y arriver.

Une initiative de tableau de bord, qu’importe son demandeur, ne fera pas exception à la règle. Je m’appliquerai donc, dans ce blogue, à vous présenter les différents éléments à prendre en compte au cours de la mise en place d’un projet de tableau de bord et de son intégration dans un environnement de projet agile.

Lorsqu’on doit répondre à une demande de création de tableau de bord, on pensera forcément à une phase d’analyse puis à une phase de réalisation. La phase de réalisation comporte en général deux étapes de travail : la première est d’arrière plan (back-end) et vise à récupérer et à agréger les données au niveau de détail requis par le tableau de bord, tandis que la deuxième est de premier plan (front-end) et vise à créer le visuel et le fichier de solution en tant que tel.

La durée et la complexité de ces deux étapes de réalisation seront déterminées par la phase d’analyse. L’importance de celle-ci est donc primordiale pour être capable de déterminer l’étendue du projet. Mais que comporte vraiment cette phase d’analyse et comment sera-t-elle menée?

Lorsque je pense à cette phase d’analyse, je vois ressortir trois grands éléments qui la composent :

  • L’analyse des besoins client
  • L’analyse de faisabilité de premier plan (front-end)
  • L’analyse de faisabilité d’arrière plan (back-end)

#1 – L’analyse des besoins client

L’analyse des besoins client comprendra toutes les rencontres avec le client du tableau de bord. Cette personne (ou ces personnes selon le cas) est celle qui exprime le besoin d’obtenir un tableau de bord où pour qui le tableau de bord sera fourni. Il ne s’agit pas forcément de la personne qui amorcera l’initiative, mais seulement celle qui sera consommatrice de la solution finale.

En rencontrant le client du tableau de bord, nous pourrons déterminer la portée de ce dernier. En effet, les différentes rencontres au cours de cette analyse permettront de cibler le besoin lié au tableau de bord, les utilisations qui en seront faites et les indicateurs qui devront être présents.

Après la collecte des besoins et la validation de la compréhension commune de l’utilisation du tableau de bord, l’analyste sera en mesure de créer une ébauche de maquette de tableau de bord pour présenter au client la vision de la solution à livrer.

Si je fais l’analogie avec la construction d’une maison, lorsque je décide de m’en faire construire une, avant de dessiner les plans, l’architecte vérifiera combien de chambres je souhaite avoir, à quel étage je désire la salle de bain ou encore quel type de cuisine je souhaite utiliser. La phase de rencontre avec le client pour le tableau de bord correspond à cette étape.

Je ne mettrai jamais assez l’accent sur cette partie de l’analyse, car elle constitue le fondement même de la réussite d’un projet de tableau de bord. Il est important de prendre le temps nécessaire pour effectuer cette phase, quitte à faire plusieurs allers-retours afin de rencontrer le client pour confirmer les hypothèses et les éléments d’analyse. Le client doit être engagé dans le projet pour que l’analyse soit concluante. En l’engageant dans un projet agile, il fera partie de l’équipe de réalisation et aura donc une responsabilité sur la livraison de la solution.

#2 et 3 – L’analyse de faisabilité de premier plan (front-end)et d’arrière plan (back-end)

Les deux autres phases d’analyse que j’ai mentionnées ci-dessus (analyse de premier plan [front-end] et analyse d’arrière plan [back-end]) pourront être menées en parallèle. En effet, le but commun de ces deux phases sera de vérifier la faisabilité des éléments présents dans la maquette, tant sur le plan technologique que sur le plan de la disponibilité des données nécessaires.

Dès que les premiers besoins seront mis sur papier par l’analyste et que les premières ébauches de maquettes seront réalisées, la vérification de la faisabilité prendra tout son sens. Dans un environnement de projet agile, il sera simple d’intégrer plusieurs des éléments d’analyse d’arrière plan (back-end) et de premier plan (front-end) dans une même itération. Ceci permettra un échange constant entre les deux analyses, ce qui permettra une meilleure efficacité et une meilleure rapidité de réajustement des maquettes au fur et à mesure que les itérations avanceront.

Des rencontres avec les clients auront lieu à la fin de chaque itération pour valider la maquette ébauchée et son évolution en fonction des nouveaux éléments analysés.

#4 et 5 – La phase de développement de premier plan(front-end) et d’arrière plan (back-end)

À la suite de la phase d’analyse, la phase de développement pourra elle aussi être parallélisée. En effet, dès la première itération de réalisation, une partie du développement de premier plan (front-end) ayant trait au visuel et à la mise en place de la solution pourra commencer. Par exemple, la mise en place du cadre, des codes de couleurs, des différents éléments de sélection, etc. Pendant ce temps, l’équipe d’arrière plan (back-end) s’appliquera à fournir les premiers indicateurs à intégrer.

Dans un fonctionnement complètement agile, il serait aussi possible de concevoir la livraison du tableau de bord en plusieurs itérations. Le tableau de bord, dès la fin d’une ou deux itérations, pourrait être utilisable par le client avec seulement quelques indicateurs disponibles. À chaque itération, de nouveaux indicateurs viendraient s’ajouter au visuel, et ce, jusqu’à l’achèvement du tableau de bord.

Pour résumer, la mise en place d’un projet de tableau de bord devra passer par les grandes étapes suivantes :

  • La phase d’analyse
    • Analyse des besoins client
    • Analyse de faisabilité de premier plan (front-end)
    • Analyse de faisabilité d’arrière plan (back-end)
  • La phase de développement
    • Développement d’arrière plan (back-end)
    • Développement de premier plan (front-end)

Chacune de ces phases, dans un environnement agile, sera découpées pour permettre une livraison de solution en itérations permettant ainsi une utilisation et une acceptation de la solution simplifiées pour le client.

FEI et Bpifrance : 420 millions d’euros pour les PME-ETI innovantes

Deux outils de financement garantis par le Fonds européen d’investissement seront accessibles aux entreprises françaises innovantes à compter du 15 mai.

FEI et Bpifrance : 420 millions d'euros pour les PME-ETI innovantes

Le Fonds européen d’investissement (FEI) et Bpifrance viennent de signer un accord visant à accroître le montant des prêts alloués aux PME et ETI françaises innovantes. Un accord qui permettra à la banque publique d’investissement d’aider ces entreprises à hauteur de 420 millions d’euros sur deux ans. Il s’agit de la première opération financière en Europe à bénéficier d’une garantie européenne dans le cadre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).

Bpifrance a mis en place deux nouveaux outils destinés à octroyer des prêts aux entreprises innovantes. Ils bénéficient de la garantie du FEI et concernent deux segments clés présentant une forte exposition au risque :

– un Prêt innovation (PI) doté d’une capacité de financement de 320 millions d’euros et d’une garantie à hauteur de 50 %. Il vise à  » faciliter le lancement industriel et la mise sur le marché d’innovations pour des tickets compris allant jusqu’à 5 millions d’euros  » et concernent les entreprises de moins de 500 salariés

– un Prêt amorçage investissement (PAI), doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros et garanti à hauteur de 40 %. Il doit permettre de  » renforcer la structure financière des jeunes entreprises qui réalisent une levée de fonds auprès d’investisseurs avisés, et de les accompagner dans leur développement en leur apportant un financement complémentaire jusqu’à 500 000 euros « . Les EBITDA négatifs sont acceptés assure NIcolas dufourcq, président de Bpifrance.

Le PI et le PAI seront accessibles aux entreprises françaises depuis 15 mai 2015.