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7 idées de résolutions à tenir (ou non) en 2017 pour les entrepreneurs

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Qui dit nouvelle année dit nouvelles résolutions. Que vous ayez déjà votre “To-Do List” ou que vous manquiez encore d’inspiration sur le sujet, vous n’échapperez pas à la règle. Mais pas de panique, Maddyness a décidé de vous aider à préparer votre rentrée d’entrepreneur 2017 en sélectionnant, pour vous, sept résolutions à tenir (ou non) !

Networker tu essaieras

Si l’on a décidé de la mettre en première de cette liste, c’est sûrement parce qu’elle est la résolution la plus simple à tenir. Profitez de toutes les occasions que l’on vous offre, ou presque pour rencontrer du monde : entrepreneurs, investisseurs, médias ou partenaires potentiels. Tout événement est bon à prendre pour se faire connaître et faire naître des synergies business, quelle qu’elles soient.

Ton planning tu optimiseras

Morning Routine, méthode Pomodoro, travail dans un bistrot (si si), ou encore technique du jardinier, si les méthodes pour vous faire gagner de précieuses minutes chaque jour se multiplient et trouvent leur public, c’est que leur efficacité n’est, pour certaines, plus à prouver ! Le temps, c’est de l’argent, alors inspirez-vous des entrepreneurs à succès pour bien commencer votre journée, testez plusieurs solutions afin de connaître celle qui vous correspond le plus, et essayez d’en faire une habitude durable.

agenda bonnes résolutions

Les médias tu n’harcèleras pas

Difficile de gagner en notoriété lorsqu’on monte sa propre entreprise. Certains, pour se faciliter la tâche, feront immédiatement appel à une agence RP, tandis que d’autres choisissent de s’occuper eux-mêmes de leurs relations presse. Si vous êtes dans ce second cas, il est alors temps de renoncer à l’envie d’inonder la boite mails (et vocale) de vos médias de prédilection. Nous le savons, c’est une résolution des plus difficiles à prendre, mais les journalistes reçoivent pour la plupart plusieurs centaines de mails par jour, et n’ont pas toujours le temps de répondre à toutes les sollicitations ! Si vous ne recevez pas de réponse, ne vous offusquez pas, et préférez une gentille relance par mail ou même par Twitter quelques jours plus tard. 

NB : Le téléphone c’est dépassé, alors même si vous avez le numéro d’un journaliste, ne l’utilisez pas à tout-va. Et surtout, préférez le sms au coup de fil , même “de juste 5 minutes” qui forcera votre interlocuteur à interrompre ce qu’il était en train de faire, le mettant, la plupart du temps, dans de mauvaises dispositions


Tes clients tu écouteras

Si vous n’avez pas assez entendu cette règle ces 10 dernières années, on préfère vous la répéter encore une fois pour bien commencer l’année : le client est roi. Qu’il soit gentil, méchant, insistant, ou aux abonnés absents, il vous faudra cette année porter une grande importance aux relations clients, l’idéal étant d’avoir une personne en interne chargée de répondre aux questions et sollicitations des clients. Si vous le faîtes vous-même, rappelez-vous qu’un commentaire mécontent sur les réseaux sociaux peut avoir de véritables conséquences sur votre business, et qu’il vaut toujours mieux prévenir que guérir.

Des fonds tu ne lèveras pas sans raison

Si certaines entreprises ont besoin d’augmenter leur capital rapidement afin de se donner les moyens de se développer, on assiste aujourd’hui à une surenchère de levées de fonds dans tous les secteurs. Pourtant, nombreux sont les entrepreneurs et investisseurs qui conseillent de se concentrer davantage sur son produit ou son service avant de penser à boucler un tour de table dont l’investissement humain peut se révéler écrasant pour son activité. Lever trop tôt, trop tard, ou sans raison, c’est prendre le risque de faire chuter son propre business.

lever fonds entrepreneur

Ton équipe tu féliciteras

Si les salariés ne sont pas grand chose sans une entreprise pour les embaucher, il est d’autant plus vrai que l’entreprise n’est absolument rien sans ses salariés. Un patron à tout a gagner à assurer le bonheur de ses collaborateurs pour établir un climat serein au sein de son entreprise. Un bonheur qui passera par de petites attentions, d’éventuelles récompenses, mais surtout des félicitations lorsque le travail fourni en mérite. À la clé : bonne ambiance, productivité multipliée, et compétitivité.

NB : si le babyfoot n’est pas une condition sine qua non au bonheur en entreprise, un espace de détente est un vrai plus, de même que la possibilité de télétravailler !

De temps en temps tu décrocheras (mais vraiment)

Sans doute la résolution la plus difficile lorsque l’on est un entrepreneur. Pourtant, trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et personnelle fait partie des clés de la réussite, puisque chaque moment de détente vous permettra de repartir de plus belle par la suite. Apprenez à ne rien faire quelques minutes par jour, profitez de votre entourage, famille ou amis, ou encore faites du sport, trouvez l’activité de détente qui vous permettra de vous vider la tête, mais aussi de garder un véritable lien social hors de votre périmètre d’activité professionnelle.

NB : à ce qu’il parait la méditation fait des miracles aussi !

homme sport entrepreneur

par Iris Maignan

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Comment passer maître dans l’art de la présentation

presentationPlusieurs fois par an, un groupe de dirigeants de start-up fait une démonstration de 6 minutes pour présenter ses produits à des investisseurs en capital-risque, des analystes et des journalistes. Le nom de cet événement est donc, en toute logique, DEMO.

Il s’agit d’une grande opportunité, surtout si vous savez comment ça se passe : les entrepreneurs agissent comme s’ils n’avaient pas besoin d’investisseurs, et ces derniers comme s’ils n’avaient pas besoin d’entrepreneurs. (Ce qui reviendrait à prétendre que vous êtes au régime au salon du chocolat.)

Cette publication s’adresse à tous ceux qui doivent réaliser une présentation efficace, que ce soit lors d’une conférence DEMO ou ailleurs. Savoir réaliser une bonne  « prés » est une compétence essentielle pour lancer un produit, mobiliser des fonds, conclure une vente, réunir la presse et recruter des employés ; d’où l’importance de s’entraîner.

  • Créez un produit digne d’être présenté. Pour devenir un pro de la démo, commencez par créer un super produit à présenter. Les présentations constituent en effet une excellente opportunité en matière de relations publiques. Mais il faut s’en servir lorsque vous êtes prêts, et non lorsque l’opportunité s’offre à vous. Si votre produit est médiocre et que vous n’en faites pas la démo, vous serez le seul à savoir qu’il est quelconque. Si vous en faites la démo, le monde entier le saura.
  • Prenez vos précautions. En matière d’équipements électroniques, les doublons ne sont jamais de trop. Partez du principe que vos appareils vont tomber en panne la veille de votre démo. Prévoyez donc d’emmener deux, voire trois, ordinateurs, téléphones, clés USB. En bref, tout ce dont vous avez besoin pour réussir votre démo.
  • Organisez-vous en avance. Vous ne devez jamais avoir l’air dépassé (par exemple, en recherchant des dossiers et des fichiers sur votre disque dur). Vous avez des semaines pour préparer ces 6 minutes. Ne gâchez pas tout en ne vous y préparant pas à l’avance.
  • Écartez les facteurs que vous ne pouvez pas maîtriser. Aurez-vous accès à Internet pendant votre démo ? Oui, mais prévoyez une solution de secours au cas où. Bien sûr, l’hôtel dispose d’un accès Internet, mais que se passera-t-il si des centaines de personnes l’utilisent en même temps ? Mieux vaut simuler l’accès Internet à votre serveur. Vous n’êtes pas obligé de montrer le vrai système. Après tout, il ne s’agit que d’une démo.
  • Commencez dans « le choc et la stupeur ». J’ai emprunté cette formulation à mon ami Peter Cohan, auteur du livre « Great Demo!: How To Create And Execute Stunning Software Demonstrations« . D’après lui (et c’est aussi mon avis), vous disposez d’environ une minute pour captiver votre audience. Alors, n’attendez pas pour atteindre l’apogée de votre présentation. « Choc et stupeur » : voilà les émotions suprêmes que votre produit doit générer. Le but est d’impressionner votre audience dès les premières secondes.
  • Faites une croix sur les blagues. Vos blagues sont-elles drôles ? Réponse : non. Peu de personnes sont suffisamment drôles pour arriver à placer une blague. L’inconvénient d’une blague ratée (outre la perte de confiance et d’élan) est bien supérieur à l’avantage apporté par une blague réussie.
  • Faites cavalier seul. Un pro de la démo travaille seul. Peut-être pensez-vous qu’une présentation est plus efficace lorsqu’elle est réalisée par les deux co-fondateurs, et que ce sera l’occasion de montrer à tout le monde à quel point vous vous entendez bien. Mais l’exercice s’avère déjà assez difficile pour une personne seule. Alors, essayez de faire une présentation interactive à deux est quatre fois plus difficile. Si vous voulez faire un duo, allez au karaoké.
  • Exit le jargon. L’utilisation d’un langage simple et succinct est la clé du succès. Votre logiciel peut être le meilleur du monde, mais le client ou le partenaire logiciel de l’entreprise d’investissement de vos rêves se trouve dans l’audience. S’il ne comprend pas votre démo, il ne risque pas d’en parler à ses collègues de retour au bureau. L’audience doit être impressionnée par ce qu’elle voit, et non par ce qu’elle entend.
  • Gardez les questions pour la fin. À la conférence DEMO, il n’y a pas de temps pour les questions (heureusement). Dans tous les cas, vous devez toujours répondre aux questions à la fin car vous ne pouvez jamais savoir à l’avance ce qui va vous être demandé. Or elles peuvent faire capoter votre présentation.
  • Terminez en beauté. Démarrez sur une bonne note. Après les avoir impressionnés, revenez sur vos pas et montrez-leur comment procéder. Non seulement l’objet de votre démo est sensationnel, mais vos explications sur son mode d’utilisation le rendent accessible, même pour de simples mortels. Et finissez en beauté. C’était le tour de passe-passe fétiche de Steve Jobs ; il avait toujours « un petit truc en plus » en réserve.

J’ai donné ces conseils à des centaines de start-up, et des centaines de personnes les ont lus en ligne ; mais malgré cela, la plupart des démos ne sont toujours pas à la hauteur. En effet, ces personnes pensent que mes conseils s’adressent uniquement à la masse inculte qui n’a pas de produit en attente de brevet, scientifiquement révolutionnaire, ou encore innovant, contrairement à elles, et que cette masse n’est pas dotée de talents de présentateurs comme elles.

Vous vous comptez peut-être parmi ces personnes. Mais vous auriez tort. Apprendre à faire une présentation qui tue ne sera pas une partie de plaisir.

A propos de Guy Kawasaki : il est actuellement l' »évangéliste en chef » de Canva et l’ancien « évangéliste en chef » d’Apple . Il est l’auteur de treize ouvrages, dont The Art of Social Media: Power Tips for Power Users, APE: Author, Publisher, Entrepreneur — How to Publish a Book, What the Plus!, et Enchantment: The Art of Changing Hearts, Minds and Action. Il partage des bonnes pratiques sur les thèmes du marketing, des médias sociaux , de l’écriture, de l’auto-édition, de l’innovation et du capital-risque .

Cette publication est un court extrait du dernier livre de Guy Kawasaki : The Art of the Start 2.0.

Méfiez-vous des émotions, ces facétieuses petites fées

Un bon orateur sait que les émotions sont essentielles à son art. Mais il sait aussi que ce ne sont pas ses émotions qui comptent, mais celles de son public. Par conséquent, plus il laissera libre cours à ses propres secousses, moins le public ne pourra pleinement ressentir les siennes. Tout au plus aboutira-t-on à une forme d’empathie douce des auditeurs, largement insuffisante à être réellement entendu. Attention, nous ne parlons pas ici du trac, qui est d’ailleurs plus un stress qu’une émotion, et qui a déjà fait l’objet d’un article sur ce blog. Nous parlons de débordements tels que la colère, l’exaltation, la joie, la honte…

Le bon acteur ne ressent pas, il est technique. Denis Diderot avait déjà très bien traité le sujet au 17ème siècle dans son Paradoxe sur le comédien. Et l’orateur emprunte beaucoup à l’acteur.

Alors, si malgré tout vous ressentez un irrésistible besoin de laisser quelque émotion s’exprimer en marge de votre prochaine prise de parole, déléguez à un collègue. Si, si, c’est possible. Avec la colère par exemple, la preuve :

source: http://wp.me/p1Be9P-bB

Ces objets qui nous envahissent, de Johan Faerber

Ces objets qui nous envahissent, de Johan Faerber. Critique bibliographique de cette anthologie

L’objet n’est pas une chose, car « la chose renvoie à un élément brut et naturel qui se suffit à lui-même. L’objet est toujours, quant à lui, le résultat d’un processus culturel et social »

D’emblée, cette nouvelle anthologie de Johan Faerber s’annonce pleine d’enrichissements et de croisements.

Artisanaux, manufacturés, dématérialisés (22-55), les objets « se renouvellent et parfois révolutionnent notre quotidien, comblant des manques, créant des attentes et suscitant des désirs. Et si les objets étaient la preuve matérielle de l’inlassable créativité des hommes ? » (14). Mais à quoi servent-ils ?

La fonction des objets est triple :

Ces objets qui nous envahissent, de Johan Faerber, publié chez Hatier

  • Une fonction technique.
  • Une fonction décorative dans laquelle l’objet ne sert « qu’à ce qui ne sert pas immédiatement » (36). Emblèmes de la déco : le bibelot, puis le gadget qui, sous prétexte d’être utile, se révèle superflu (36).
  • Une fonction critique, portée par l’objet contemporain (cf. Duchamp, 1913) et par la mode du Chindogu (« inutile », en japonais) qui dénonce un monde régi par le matérialisme (43). « Seule une âme libre peut créer des choses stupides et folles » (44), des « bidules absurdes ».

L’objet s’illustre aussi par sa valeur, nous rappelle l’auteur.Valeur marchande, la plus évidente, mais aussi valeur sentimentale et affective. L’objet est une part de soi-même. « Anthropomorphique, l’objet devient un véritable espace de projection personnelle » (58), « une des pièces du puzzle de l’existence de son propriétaire ». « Les objets seraient pourvus d’une âme qui dialogue avec les aspirations les plus secrètes de chacun. Ainsi faut-il les considérer comme des partenaires à part entière » (59). Ils sont selon Baudrillard « un vase d’intimité » (60), et selon Maupassant un déclencheur à souvenirs (62 sq.).

L’objet (trans)porte aussi une valeur religieuse. L’objet-culte, comme l’Opinel, devient une icône des temps modernes ; il témoigne d’une sacralisation des objets (70). Est-ce une dévotion contemporaine illustrant une religion profane ?

Enfin, l’objet diffuse une valeur esthétique, poétique, capable de « réenchanter le quotidien, de le transcender, de le sublimer » (47). « Et si, à force de sacraliser les choses, l’homme moderne n’était pas aliéné par les objets ? » (77) Philippe Starck l’affirme : « Le but est de rendre supportable toutes les choses que je trouve inacceptables » (79) ; le designer nomme alors Excalibur un ballet WC. L’objet devient ainsi un « espace ludique de réflexion sur les objets du quotidien » (82).

L’objet, source d’aliénation sur deux plans

Aliénation psychologique. Balzac attribue aux objets une place tyrannique dans La peau de chagrin (100) : « Si tu me possèdes tu posséderas tout mais ta vie m’appartiendra ». Johan Faerber aborde aussi le fétichisme (Freud, 92 et Mirbeau, 93).

Aliénation économique selon Zola dans Au bonheur des dames. Acheter serait l’addiction des sociétés modernes nées avec l’essor du capitalisme (106). Selon Nicolas Riou (108), le consommateur veut trouver dans l’objet une force consolatrice pour guérir son aliénation ; l’objet est une « béquille identitaire » et relève de la « consommation compensatoire ». « Ils deviennent une partie de nous-même, traduisent qui nous sommes ou qui nous rêverions d’être » (109). Les marques culte développent une valeur affective qui l’emporte sur leur fonction (110).

Peut-on se libérer des objets (pour rester optimiste)

Se libérer des objets consiste à dépasser les impératifs mercantiles et le consumérisme. Consommer intelligent suppose la réduction du nombre d’objets et de leur moindre nocivité (sociale / sociétale) dans le cadre de la triple logique : « réduire, refuser, redéfinir » (123) qui peut passer par l’échange, le don, etc. L’objet devient alors le signe d’une reconquête sociale et humaniste. On peut aussi considérer qu’il incite à la rêverie, à la création, à la production d’œuvres un peu à la manière des « objeux » de Francis Ponge (135). En somme « loin d’asservir les hommes, les objets sont peut-être un moyen de révéler l’artiste qui sommeille en chacun de nous » (119).

L’ uniforme de travail, une bonne idée pour gagner du temps

Voilà une idée toute simple qui devrait mettre fin à vos tergiversations matinales devant votre dressing  : porter la même tenue pour aller au travail tous les jours.

MathildaKahlQuand Matilda Kahl, une jeune directrice artistique new-yorkaise, a décidé il y a trois ans de porter tous les jours la même tenue, c’était suite à une énième perte de temps pour choisir ce qu’elle devait porter pour sa journée de travail. Un épisode frustrant qui l’a poussé à adopter un dress-code unique pour se rendre à son bureau. 15 chemises de choix, quelques pantalons noir et un petit nœud en cuir pour donner une touche personnelle, et voilà le travail. Son dress-code quotidien devenait comme par magie celui qu’elle allait respecter tous les jours de l’année, avec quelques menues variations saisonnières.

Un dress-code unique, facile à tenir

Cette décision, elle vient de la raconter dans Harper’s Bazaar et a pris une dimension qu’elle n’imaginait sans doute pas. A l’heure actuelle, sa tribune a été partagée près de 100.000 fois. Pourtant quand elle a choisi ce look unique pour aller au travail, les réactions n’ont pas été unanimes. Certaines de ses collègues ont même pensé qu’elle avait rejoint une sorte de secte, mais c’était avant que l’histoire devienne tendance, comme elle l’explique au magazine de mode.

Une idée simple pour faire des économies

Matilda le reconnaît, l’idée n’est pas forcément originale mais elle lui a permis de se libérer du stress et des sempiternelles interrogations sur ce qu’elle allait porter pour la journée. Autre avantage de se choisir une tenue unique : l’économie que ça représente, en temps et en argent. Plus de séances de shopping régulières (à part pour choisir les tenues portées en dehors du travail…), renouveler sa garde-robe pro devient beaucoup plus rapide.

Si cette histoire a eu un succès aussi fulgurant c’est certainement parce qu’elle parle à de nombreuses personnes, des femmes comme des hommes qui s’interrogent tous les jours sur ce qu’ils devraient porter ou qui vivent des journées désagréables simplement par ce que le choix fait le matin ne s’est pas avéré judicieux.

Et si l’uniforme de travail redevenait à la mode ? D’autres personnalités ont par le passé opté pour « l’uniforme pro ». Steve Jobs en son temps  s’habillait toujours de la même manière lors des Keynotes d’Apple. Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a également un look unique, sans parler de Karl Lagerfeld qui a fait de son style une marque de fabrique. Il suffit de bien choisir la tenue adaptée à son métier, ni trop formelle, ni trop casual, pour être à l’aise et rester soi-même en toutes circonstances.

FORMATION : 8 scénarios catastrophes (et comment obtenir « a Happy End »)

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La formation, c’est bon. C’est bien !

Pas une journée sans que l’on parle de vos droits à la formation.« Formez-vous qu’ils disaient !». Mais avant même l’entrée en formation… Que de catastrophes possibles, car il s’agit rarement d’une décision individuelle. Surtout quand…

Votre manager s’en mêle :

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Pour transformer votre potentiel en compétences utilisables dans votre service

Il dit : il nous faut un spécialiste Madocs… Tu sais c’est une réelle opportunité en interne…

Vous entendez : personne ne veut le faire, la formation est complexe, les risques aussi…

Vous répondez : je peux réfléchir ? (et vous attendez en ne relançant pas, espérant même l’oubli)

Vous gagneriezà vérifier ce que Madocs peut vous apporter. Prendre cette opportunité d’une expertise comme un atout à jouer pour votre avenir ! (si en plus cela contribue à votre visibilité interne…)
Pour combler une (votre) lacune

Il  dit : En voyant « savoir taper sans faute 80 mots par minute », j’ai pensé à notre discussion l’autre jour ? ».

Vous entendez : pas de budget pour un poste assistanat

Vous répondez (vexé) : tu peux me faire la proposition en 80 mots, j’attends ton mail dans une minute bien sûr !?

Vous gagneriezà : réajuster la proposition : « en fait, ce n’est pas tant ma vitesse de frappe qui me pose souci, c’est plus globalement les échéances… et si nous trouvions une formation Gestion du temps pour l’ensemble du service  » ? (qui ne tente rien…)
Pour répondre à une de vos demandes (faite lors d’un précédent entretien annuel)

Il dit : Ta demande de formation pour utiliser Orkut, je viens d’obtenir le budget, donc fonce, vas-y, amuse-toi bien (en formation) ?

Vous entendez : je vois qu’en 2010 il avait fait une demande ciblée, c’est l’occasion de lui montrer que je m’intéresse à sa carrière…

Vous répondez : Orkut a fermé en octobre 2014, merci tout de même, éventuellement, je peux à la place avoir une formation sur « mieux gérer mes demandes de formation » ?

Vous gagneriezà : Joker ! Une demande de formation a du sens au moment où elle est faite, ensuite vous évoluez, votre poste aussi. Déclinez : la formation pour la formation cela n’a pas de sens !

Vos RHs s’en mêlent par le Plan de Formation :

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Pour des actions d’adaptation au poste de travail ou liées à l’évolution ou au maintien dans l’emploi

Le plan vous indique : ces formations sont nécessaires et utilisables dans votre poste au quotidien.

Vous lisez : Formation OBLIGATOIRES (et qui aime les obligations ?) et puis je le fais bien ce job, non ?

Vous agissez en … y allant (pas le choix) mais pas toujours en disponibilité réelle pour apprendre.

Vous gagneriezà : prendre du recul, soit c’est obligatoire, est-ce que c’est forcément inutile (non)? Passez de votre utilisation intuitive du logiciel à plus de technicité, c’est encore une fois un atout. Mettez-vous en posture « apprenante », vous serez surpris… d’en retenir de nouvelles informations voire plus !
Pour des actions de développement de compétences

Le plan de formation indique que : cette formation consiste à acquérir des compétences que le salarié n’a pas à utiliser s’il reste à son poste, mais qui lui permettront d’obtenir une évolution professionnelle au sein ou en dehors de l’entreprise.

Vous lisez : votre poste pourrait bien être supprimé, ou formation facultative ou encore formation pour ceux qui envisagent de partir

Vous agissez en lisant consciencieusement chaque proposition, certaines intéressantes d’autres non et en vous demandant comment en faire la demande sans donner l’impression de vouloir partir… Vous abandonnez.

Vous gagneriezà : toujours faire une proposition en ce sens à votre N+1 : le plan de formation sert… à ceux qui l’utilisent. Si vous ne faites jamais de demandes, si vous renâclez à chaque fois que l’on vous parle formation, vous pénalisez surtout une personne : vous ! Donc, lecture et information. Puis choix de ce qui pourrait vous apporter une compétence, un éclairage, voire… un réseau interne !

Et quand vos projets s’emmêlent !

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Soyons honnête, souvent, il vous semble :
Que vous n’avez pas le décodeur concernant votre manager et sa place dans votre projet de formation

Avez-vous réellement engagé avec lui un dialogue ?

Le temps n’est pas identique pour tous, et souvent les propositions de formation partent d’un besoin avéré… et d’une bonne intention. Et si vous acceptiez l’idée qu’une proposition est une opportunité et pas un piège ?

Vous gagneriezà : décider une fois pour toutes que chaque proposition, même décalée, est matière à avancer. L’effet de surprise en matière de formation, c’est compliqué. Si vous voulez un soutien, il faut l’informer, pas le harceler bien sûr ! Donc d’abord poser votre projet, regarder ce qui existe dans le plan de formation, puis dialoguer avec votre manager à partir de ce qui existe en interne. Rien n’existe, cherchez en externe, voyez si cela peut être financé par le fameux plan, où utilisez votre CPF…
Que vous n’avez pas le décodeur pour lire au bon moment , à la bonne page , avec le bon formulaire en main, ce (….) plan de formation de 197 pages

Soit, mais prenez une heure, un thé et lisez !

Avez-vous repéré des intitulés qui pourraient être pertinents pour vous en poste ? Ou pour demain (en interne ou ailleurs) ? Si oui, qui vous empêche de contacter les RHs et de faire une demande de fiche détaillée ? Vous. Ceci devrait être un obstacle facile à lever, non ?

Vous gagneriezà : anticiper avant vos collègues ! Le plan de formation attribue aussi un certain budget pour chaque formation. Si vous le lisez le 11 novembre, il est probable que « ‘encore une fois » votre demande sera refusée, et l’année prochaine, vous ne lirez rien. Dès sa parution, hop, lecture et anticipation !
Que vous n’avez pas non plus le décodeur concernant votre projet à moyen ou court terme et rarement le temps de penser formation (ou trop tard)

Oserai-je vous parler Perspectives, ou Bilan de compétences ? Et oserez-vous considérer que vous êtes important et prendre réellement le temps entre 2 dossiers super-essentiels pour penser formation ?

Vous gagneriez à : faire le point sur vos projets au regard du marché interne… et externe ! Bien sûr, cela prend du temps, mais qui le fera pour vous, à part vous ?
En résumé, pas besoin de vous faire une formation sur le sujet, pour vous convaincre qu’il y a de multiples possibilités pour se former, dès lors que votre projet rencontre un besoin du marché et encore plus s’il s’agit d’un besoin interne. Chaque scenario peut tourner à votre avantage, à vous la main pour clarifier le besoin, faire remonter les ajustements possibles.