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Pourquoi avoir recours à un Coach professionnel ?

Le coaching est une forme d’accompagnement en vue d’atteindre un ou des objectifs. En fonction de la nature de ces objectifs, on distingue : le coaching professionnel, le coaching sportif et le coaching personnel.

Le coaching professionnel, c’est quoi ?

Le coaching professionnel, appelé également coaching d’entreprise, est un accompagnement professionnel d’une personne ou d’une équipe.
Le coaching professionnel est généralement prescrit et pris en charge par l’entreprise elle-même.
Il s’agit donc d’une relation tripartite entre l’entreprise, le coaché et le coach. Il se déroule en général au sein de l’entreprise mais peut également avoir lieu dans le cabinet du coach.
Le coaching professionnel vise par exemple :
à l’amélioration des performances ;
au développement de potentiel ou de savoir-faire :
à l’accompagnement lors d’un changement professionnel : changement de poste, promotion, restructuration, etc. ;
à la résolution de problèmes de communication au sein de l’entreprise ;
à atteindre un objectif professionnel ;
etc.
Il permet le développement du coaché tout en servant les intérêts de l’entreprise. Pour cela, il travaille avec des outils telles la PNL, l’analyse transactionnelle, etc.
Attention : le coaching professionnel n’est pas une psychothérapie ! Le coach aide à résoudre des difficultés professionnelles mais ne cherchera pas à découvrir la cause de ces problèmes dans l’histoire personnelle du coaché.

À qui s’adresse le coaching en entreprise ?

Tout le monde peut tirer profit d’un coaching professionnel. Il s’adresse ainsi aussi bien :
aux chefs d’entreprises ;
aux managers ;
aux employés : de façon individuelle ou en équipe.
Il est approprié aussi bien aux entreprises privées que publiques et aux travailleurs indépendants.
Comment choisir son coach professionnel ?
Tout le monde ne peut pas s’improviser coach professionnel ! Pour vous assurer des compétences de votre coach, tenez compte :
de son niveau d’étude :
Votre coach devra avoir au minimum le même niveau d’étude que le coaché.
Des diplômes universitaires sont mis en place afin de garantir une vraie formation en coaching.
le coach professionnel doit connaître la vie en entreprise : de nombreux coachs professionnels occupaient des postes de management avant de devenir coach ;
il doit vivre du coaching professionnel : principale source de revenus ;
il doit respecter un code de déontologie incluant le secret professionnel.

Confidentialité et coaching professionnel

Un coaching professionnel doit rester discret pour ne pas nuire à l’image du coaché au sein de l’entreprise, et pour que les séances de coaching se déroulent sereinement.
La personne qui suit un coaching en entreprise devra donc ne pas en faire état autour d’elle. En règle générale, ne seront au courant que sa hiérarchie et le service des ressources humaines qui rémunère le coach.
Pour plus de discrétion, les séances de coaching pourront avoir lieu en dehors de l’entreprise.
En tout état de cause, le coach se doit de respecter une confidentialité absolue sur ce qu’il entend de l’entreprise au cours des séances de coaching professionnel.

Prix d’un coaching professionnel

Le coaching professionnel, ou d’entreprise, est généralement pris en charge par l’entreprise.
Les prix des séances varient entre 200 et 700 €/h environ.

7 raccourcis clavier qui vont vous changer la vie au bureau (pour Mac et PC)

RACCOURCIS CLAVIER

VIE DE BUREAU – Vous croyez maîtriser votre principal outil de travail, être un as de Windows ou de Mac? Ou bien vous en avez plus que marre de vous embrouiller entre les touches du Mac que vous avez à la maison, et celles du PC qui trône sur votre bureau (ou l’inverse)?

Voici quelques raccourcis clavier dont vous ne soupçonniez peut-être pas l’existence qui vont rendre vos journées de travail bien plus simples (et efficaces).

Pour tout fermer en un instant (pratique pour se cacher de son patron)

hide boss

Vous avez peur que votre boss tombe sur vos conversations dans le chat Google, ou sur les onglets un peu honteux que vous avez ouverts, pendant que vous allez vous chercher un café? Ce raccourci va instantanément verrouiller votre PC, et vous pourrez profiter pleinement de votre pause.

Version Windows: Windows + L

Version Mac, qui met l’ordinateur en veille: Cmd + Alt+ Eject

Pour rouvrir l’onglet fermé par accident

Oups, vous avez fermé un onglet super important par inadvertance. Au lieu d’aller le chercher dans l’historique, voici un raccourci qui va révolutionner vos petites erreurs d’inattention.

Version Windows: Ctrl + Shift + T

Version Mac: Cmd+Z (pour Safari) et Cmd+Shift+T (pour Google Chrome)

Pour mettre fin à la panique liée à l’ordinateur qui est bloqué

mad at computer

Pas moyen de sortir de Photoshop qui est en train de faire planter votre ordinateur, c’est le raccourci qu’il vous faut. Au lieu d’appuyer comme un forcené sur le très fameux Ctrl + Alt + Suppr pour redémarrer, il va directement vous conduire sur le gestionnaire des tâches, et là, vous pourrez forcer l’arrêt du vilain programme.

Version Windows: Ctrl + Shift + Echap

Version Mac: Cmd + Option + Shift + Esc qui va automatiquement forcer l’arrêt d’une application qui bugue. Il faut appuyer sur les touches pendant 3 secondes.

Pour ceux qui connaissent mal leur clavier, voici les touches en question:

clavier mac

Pour jongler avec ses fenêtres

Quoi? Vous êtes encore à la souris pour passer d’une fenêtre à l’autre? Si vous ne connaissez pas encore ce génial raccourci, vos journées vont prendre un nouveau tournant. En une seconde, il va vous permettre de passer de votre navigateur, au bureau, puis de nouveau au navigateur, oh, et en fait, de faire un tour sur votre lecteur de musique.

Version Windows: Alt + Tab

Version Mac: Cmd + Tab

Pour copier une adresse en claquant des doigts

Aussi simple que pratique, cette combinaison va sélectionner la barre d’adresse de la page ouverte sur votre navigateur.

Version Windows: Alt + D

Version Mac: Cmd + L

Pour faire un retour au bureau plus rapidement que la lumière

computer happy

Quelle que soit la raison, un manque d’organisation et donc des milliers de fenêtres ouvertes, ou alors votre patron qui passe par derrière (pour ça, vous pouvez vous reporter à l’un des raccourcis évoqué un peu plus haut), voici la combinaison qu’il vous faut pour revenir très vite au bureau.

Version Windows: Windows + D

Version Mac: Fn + F11 ou tout simplement F11 selon les claviers

Pour faire une capture d’écran de la fenêtre et pas de tout l’écran

Bon d’accord, c’est plutôt pour les utilisateurs de Windows, qui ont pour habitude d’appuyer sur la touche « Impr écran » pour faire leurs captures. Pour compenser, on ajoute plusieurs raccourcis malins sur Mac.

Version Windows: Alt + Impr écran/Syst

Version Mac: Cmd + Shift + 3 (capture d’écran mise dans un fichier), Cmd + Shift + Ctrl + 3 (capture d’écran mise dans le presse-papiers), Cmd + Shift + 4 (capture d’une sélection dans un fichier), Cmd + Shift + Ctrl + 4 (capture d’une sélection dans le presse-papiers)

12 façons d’acquérir des liens aujourd’hui

Lorsque vous travaillez en référencement naturel pour améliorer votre positionnement sur les moteurs de recherche, la présence de liens entrants vers votre site web sera cruciale au bon classement de vos pages.

Pourquoi en est-il ainsi? Car l’obtention d’un lien d’un autre site web signifie que celui-ci vous accorde son vote de confiance. Vous ne chercherez donc non seulement à obtenir de nombreux liens, mais surtout d’avoir des liens provenant de sites web fiables et qui ont une autorité sur le web. De cette façon, vous serez associés à des sites de qualité et non à des sites douteux.

Maintenant, une question persiste : comment trouver des liens entrants de qualité sur le web? C’est ce que je démontrerai dans cet article!

La création de liens : une pratique qui a beaucoup évolué

Lorsqu’il fut reconnu que les liens entrants vers un site web avaient une incidence sur le positionnement des pages web sur Google, plusieurs entreprises dans le domaine du web ont développé une offre de services pour générer des liens vers les sites de leurs clients, moyennant une certaine somme d’argent.

Or, au cours des dernières années, Google a investi des efforts considérables pour punir cet achat de liens entrants, car il s’agit d’une entrave au principe de son algorithme. En fait, afin d’assurer sa pérennité, Google doit s’assurer que les résultats affichés sur ses pages de résultats sont les plus pertinents sur le web, sans quoi son outil sera remplacé par un outil de recherche supérieur. Ainsi, Google ne désire pas afficher un site qui a obtenu ses votes de confiance avec de l’argent. Ce que veut Google, c’est afficher des pages qui ont obtenu la confiance des utilisateurs avec un contenu d’une qualité exceptionnelle!

12 façons d’acquérir des liens aujourd’hui

1- Créer du contenu engageant

D’abord, si vous voulez que les internautes créent des liens vers votre site web de leur propre plateforme, vous comprendrez que vous devrez avoir du contenu unique, captivant et innovateur. C’est vraiment l’appréciation à l’égard de votre contenu qui déterminera si vos visiteurs auront envie de diffuser votre information. Si un visiteur ne vous considère pas comme étant LA référence sur un sujet donné, il ne créera certainement pas de lien vers votre page.

Acquisition-liens-meme

2- Bloguer fréquemment

Votre blogue d’entreprise est la principale raison pour laquelle un visiteur sera amené à venir sur une base régulière sur votre site web. Avec une stratégie de contenu qui saura desservir vos personas, vous deviendrez une source d’information crédible dans votre domaine et vous multiplierez les opportunités d’avoir de nouveaux visiteurs vers votre site.

La raison pour laquelle je dis qu’il est important de bloguer fréquemment est double. D’abord, en bloguant plus souvent, vous aurez un répertoire de contenu beaucoup plus grand dans lequel vos visiteurs pourront chercher réponse à leurs questions. Ensuite, plus vous alimentez votre blogue à une fréquence élevée, plus vous avez de chances que vos visiteurs viennent régulièrement vers votre site. Si un visiteur vient plusieurs fois sur votre site et qu’il n’y trouve aucune nouvelle information, il cessera assurément de le visiter! L’idée est alors de lui donner une raison de revenir et de renforcir la façon dont il perçoit votre organisation.

3- Créer des offres complémentaires à votre contenu

C’est bien connu, le web est un outil par lequel les gens font de la recherche d’information afin de résoudre leurs problématiques. Pour complémenter votre blogue, vous devriez créer des outils permettant à votre public de résoudre concrètement leurs problèmes. Qu’il s’agisse d’essais gratuits, de grilles, de guides, de webinaires ou de livres blancs, ces offres uniques seront susceptibles d’être partagées dans la mesure qu’elles créent de la valeur à leur auditoire!

4- Agir à titre de blogueur invité

Plusieurs sites web ayant une plateforme de contenu éditorial utilisent des blogueurs invités pour alimenter leur plateforme. Tentez de voir si une telle plateforme pertinente dans votre industrie pourrait vous permettre non seulement de rejoindre un public intéressant, mais aussi de créer un lien vers un de vos propres articles ou offres présentes sur votre site web.

N’oubliez pas que, pour que cette pratique soit pertinente, vous devez d’abord vous assurer que la plateforme sur laquelle vous désireriez être blogueur invité doit être un site détenant une bonne autorité sur le web, sans quoi l’initiative aura bien peu de valeur en termes de référencement.

5- Soumettre vos projets web à des compétitions et concours

Non seulement gagner des prix représente de beaux exploits à partager sur votre propre plateforme web, mais c’est également une façon de générer des liens vers votre site web. Pour chacune de vos candidatures qui seront retenue sur des compétitions et concours, vous obtiendrez généralement un lien vers votre site web en plus de la visibilité qu’obtiendra votre projet!

6- Publier des communiqués de presse

Publier des communiqués de presse sur des plateformes telles le Grenier aux nouvelles permet de créer un lien vers votre site et de rendre accessible des informations à propos de votre organisation à des journalistes, qui partageront votre contenu si jugé pertinent.

7- Échanger des liens avec vos partenaires d’affaires

Dans les activités de réseautage auxquelles vous vous adonnez, vous échangez surement souvent des cartes professionnelles avec des partenaires d’affaires. Pourquoi n’utilisez-vous pas votre réseau de partenaires pour créer des liens web et ainsi renforcir votre réseau d’affaires? Plusieurs partenaires seront d’accord à créer un lien vers votre site web si vous convenez à faire une recommandation en ligne de leur entreprise!

Lorsque l’on parle de partenaires d’affaires, il importe de mentionner les acteurs locaux qui ont un impact dans votre communauté. Voyez donc s’il y a la possibilité de créer d’être répertorié sur le site d’une chambre de commerce, bibliothèque ou tout autre type de regroupement d’entreprises locales.

8- Faire des évaluations de produits de différents fournisseurs

La plupart de vos fournisseurs cherchent des opportunités de démontrer la satisfaction de leurs clients à l’égard de leurs produits et services. Après avoir créé une évaluation de qualité sur un produit ou un service donné d’un fournisseur, entrez en communication avec lui et partagez-lui votre évaluation. Indiquez-lui que vous lui donnez la permission de partager votre évaluation de la façon lui convenant le mieux! Vous obtiendrez ainsi des liens vers votre site web.

9- Interagir sur des sites spécialisés, forums et médias sociaux

Que ce soit sur des forums spécialisés ou encore sur des médias sociaux où des communautés échangent sur des sujets précis, soyez présent afin d’aider les membres de ces communautés à résoudre leurs problématiques avec vos solutions. En proposant votre solution sur des forums et sites spécialisés, vous créerez ainsi directement un lien vers votre site web, sans compter la crédibilité que vous gagnerez après avoir réglé son problème!

10 questions à vous poser avant de dire oui à un nouvel emploi

Vous occupez un emploi depuis un certain temps et vous éprouvez de plus en plus une envie de changement ou encore, vous êtes en recherche active d’emploi. Comment savoir si le poste convoité correspond véritablement à vos attentes ou encore ne vous sert qu’à changer d’air? Le texte qui suit pourra vous éclairer dans votre décision.

Vous songez sérieusement à changer d’emploi et vous avez entrepris des démarches afin d’y parvenir. Vous avez mis votre CV et votre profil LinkedIn à jour, contacté des chasseurs de têtes, tendu quelques lignes à vos contacts et appliqué sur des postes, vous semblant intéressants, qui étaient affichés sur différents sites internet Tout à coup, vos démarches portent fruit et suite au processus de recrutement, on vous informe que votre candidature a été retenue. L’entreprise vous fait donc parvenir une offre d’emploi incluant l’ensemble des informations relatives aux conditions d’emplois (salaire, vacances, bonifications, assurances, etc.) en vous demandant une réponse dans les prochaines 48 heures. Que faire, vous sautez sur l’occasion ou vous décidez de ne pas accepter le poste?

Voici 10 questions que vous devez absolument vous poser (et que vous auriez dû vous poser suite à votre première rencontre avec l’employeur potentiel) afin de prendre une décision sage et éclairée. En tant que spécialiste en recrutement il est de notre devoir de faciliter la prise de cette importante décision en faisant ressortir, le plus tôt possible dans le processus de recrutement,  les potentiels points critiques reliés à un nouvel d’emploi. Cependant,  la très grande majorité des changements d’emplois s’effectuant sans l’intervention d’un professionnel en recrutement externe, cette chronique a sans aucun doute sa pertinence.

La description du poste: Est-ce que je comprends bien le mandat relié au poste,  suis-je à l’aise avec les tâches à effectuer ainsi qu’avec les attentes  de la direction?

Situation géographique de l’entreprise: Est-ce que l’entreprise est située a une distance raisonnable de ma résidence? Accessible par le transport en commun? Combien de temps mettrais-je à effectuer le trajet à l’heure de pointe?

La culture de l’entreprise: Est-ce que la culture de l’entreprise rejoint vos valeurs?

Les conditions de travail: Est-ce que le salaire offert et les avantages correspondent à vos attentes?

Opportunités futures dans l’entreprise: Est-ce que l’entreprise est en mesure de vous offrir un plan de carrière correspondant à vos attentes?

Capacités personnelles vs tâches à accomplir: Vous sentez-vous en mesure de bien performer dans le poste?

Relation avec vos futurs collègues: Vous semblent-ils sympathiques et quelle est la dynamique au sein du département / groupe?

Autorité hiérarchique: Croyez-vous être en mesure de bien vous entendre avec votre supérieur hiérarchique?

L’aménagement du temps de travail: Est-ce que l’horaire de travail vous convient ou est-ce que l’entreprise à une politique de conciliation travail famille?

La satisfaction: Serais-je à court, moyen et à plus long plus satisfait dans ce nouveau travail que dans mon travail actuel ou est-ce que ce que le fait de changer d’air est la raison principale pour laquelle vous accepteriez ce nouvel emploi?

Si vous avez répondu non à une de ces dix questions, je vous conseille fortement d’y penser par deux fois avant d’accepter ce poste, car peut-être le regretterez-vous.

Dans plusieurs secteurs d’activité, le marché du travail est à l’avantage des candidats et il est fort probable qu’avec un peu de patience vous trouverez un poste correspondant réellement à vos besoins.

Vous désirez en apprendre plus sur le sujet ?
Nous vous invitons à lire l’article précédent : 5 raisons de quitter votre emploi en 2015

Quels sont les types d’aides disponibles pour la création d’entreprise ?

Financement création entrepriseLe créateur d’entreprise peut recevoir plusieurs types d’aide, délivrées au niveau national ou local. Pour bénéficier de ces privilèges souvent d’ordre financier, tout dépendra du profil du chef d’entreprise, de la nature de son projet ainsi que du territoire dans lequel il à l’intention de s’implanter.

Le financement d’une société naissante est un élément crucial pour sa pérennité. En effet, plus le capital de départ investi est important, plus le projet a de chances de mieux fonctionner dans la durée.

Les aides qu’on peut apporter à une création d’entreprise sont multiples.

 Les prêts à long et moyen terme

Les banques offrent habituellement une aide financière à une hauteur maximale de 70% du montant non taxé de l’investissement, du fond de commerce et avec difficulté du besoin en fond de roulement. L’engagement de la banque sera à la hauteur de la mise du créateur.

Les prêts à la création d’entreprise (PCE)

Ce sont des prêts distribués par OSEO, établissement publique qui soutient l’innovation et la croissance des entreprises. Ils sont destinés à subventionner sans aucune garantie ni caution les besoins non physiques d’une entreprise (trésorerie initiale, différents frais commerciaux comme la publicité, fonds de roulement…).

L’ensemble des prêts ne doit pas dépasser les 45 000 euros. La valeur de l’emprunt accordé varie généralement entre 2000 et 7000 euros remboursable sur 5 ans. Il est possible d’adopter un différé d’amortissement total qui est d’une durée de 6 mois. Les sociétés éligibles au PCE sont :

  • Les entreprises individuelles.
  • Les entreprises de moins de 10 salariés en phase de création.
  • Les entreprises ayant moins de 3 ans d’âge.
  • Elles ne doivent avoir bénéficié d’aucun financement pendant au moins 2 ans. Le prêt à la création d’entreprise doit être nécessairement couplé à un prêt bancaire de plus de deux ans. Son montant représente au moins le double de la valeur du PCE.

Le NACRE (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise)

Ce système encourage particulièrement au développement des entreprises nouvelles. Il propose parallèlement un parcours d’accompagnement ainsi qu’un prêt à taux zéro. Etant plafonné à 10 000 euros, il doit être couplé à un prêt bancaire complémentaire tout comme le PCE.

Il a pour objectif de donner aux demandeurs d’emploi et aux personnes susceptibles de prétendre à l’ACCRE (aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise) les chances optimales de réussite. Ce dispositif se divise en plusieurs étapes codifiées :

  • Une aide à la création de dossier (aide au montage qui dure de 4 à 6 mois) qui permettra au chef du projet de soigner quelques détails concernant son idée d’entreprise. Ceci en vue de le présenter à un organisme financier ou un partenaire.
  •  La structuration budgétaire : elle évaluera la pertinence du projet en lancement et son plan de financement.
  • L’intermédiaire bancaire : cette phase concerne les négociations de financement de l’entreprise par un travail de recherche approfondi et minutieux. Il vise à faire bénéficier au chef d’entreprise de la meilleure offre financière possible ainsi que des conditions de prêt les plus commodes, en plus du prêt NACRE.

(Les deux dernières étapes durent généralement 4 à 6 mois et sont mises en place simultanément)

L’appui au démarrage et au développement

Il s’agit d’une aide à la fois décisionnelle et d’encouragement pour soutenir le chef d’entreprise à l’aube de son projet. Elle l’encadre dans ses choix de direction et prévient d’éventuels problèmes financiers.

Les prêts d’honneur

Il s’agit de prêts accordés par des structures sans but lucratif (les pouvoirs publics, les sociétés consacrées au développement des entreprises).

Ces prêts sont sans garantie, présentent des taux d’intérêts très bas et sont remboursables au bout de 2 à 5 ans.

Les aides fiscales accordées par l’état

  • La prime d’aménagement du territoire proposée par la DIACT (Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) aux entreprises qui s’implantent dans des zones spécifiques d’aménagement du territoire en respectant certaines conditions d’emploi et de financement.
  • L’exonération d’impôts sur les bénéfices pour ces mêmes entreprises installées dans les zones d’aménagement du territoire.
  • L’exonération des impôts locaux.
  • L’exonération des cotisations sociales dans les zones franches urbaines (ZFU). L’entreprise s’engage à embaucher de la main d’œuvre locale contre cette exemption.

Toutes ces aides sont directement inhérentes à l’état et visent à favoriser :

  • Une bonne répartition géographique des entreprises (ZFU).
  • La réintégration professionnelle des demandeurs d’emploi (le dispositif NACRE).
  • L’apparition et le financement des projets innovants.
  • Le financement des petites entreprises et l’épargne de proximité (PCE par exemple)

Une autre forme d’aide, non gouvernementale, peut entrer en jeu pour faciliter la création d’entreprise. Il s’agit des aides de collectivités locales.

Les collectivités peuvent attribuer des aides sous plusieurs formes ; subventions, bonification d’intérêts, emprunts ou avances remboursables à taux généralement nul.

Les régions sont indépendantes par rapport au choix du régime des aides directes qu’elles accordent.

Cependant il est important de respecter certaines règles et en particulier la concurrence communautaire. Les principes généraux que doivent considérer les collectivités locales :

  • Le respect du principe de liberté du commerce et de l’industrie.
  • L’interdiction de piocher les aides dans les fonds des entreprises commerciales et des sociétés à but lucratif (Quelques exceptions existent ; les sociétés d’économie mixte locale…).
  • L’interdiction d’établir des discriminations entre les entreprises et les citoyens présents dans la même situation. Il faut donc codifier les aides financières procurées et établir un règlement qui définit leur intervention.
  • Le respect de la politique d’aménagement territorial instaurée par l’état.

Il existe plusieurs aides possibles dont un chef d’entreprise dispose, pour mener à bien son projet. Elles sont schématiquement représentées par les aides de l’état et les aides de collectivités locales. Ces aides sont mises en œuvre afin de faciliter l’innovation et le développement des sociétés émergentes en vue d’une accélération de la vie industrielle et financière des régions.

Les aides pour le financement du développement des PME

Le financement des PME est toujours une question cruciale. Le besoin de financement se heurte constamment, d’une part, à la capacité de l’entreprise à financer son propre développement, et d’autre part, au souci d’indépendance de l’entreprise. La capacité de financement de l’entreprise limite sa vitesse de croissance. Le souci d’indépendance de l’entreprise peut être un facteur bloquant à son développement. Des solutions de financement public peuvent permettre de concilier vitesse de croissance et volonté d’indépendance.

Les prêts de Bpifrance, complémentaires aux prêts bancaires

Bpifrance est le principal acteur public du financement des entreprises. Le prêt sans caution ni garanties personnelles est son principal mode d’intervention pour le financement du développement des PME et TPE.
Bpifrance peut soutenir les investissements des sociétés en développement via le Contrat de développement. Ce prêt permet de financer les dépenses immatérielles liées à un investissement immobilier ou matériel.
Le Prêt à long ou moyen terme concerne toute sorte d’entreprise, ayant un projet d’investissement. Contrairement au contrat de développement (qui a une durée de 6 ans), sa durée peut aller jusqu’à 15 ans.
Le Prêt Croissance de Bpifrance soutient les projets d’investissements ou de croissance externe. Il finance les dépenses immatérielles et matérielles liées à cette croissance. Ce prêt a une durée de 7 ans.
Le Prêt SOFIRED-PME Défense intervient pour les PME travaillant pour le secteur de la défense, ou celles situées sur les territoires touchés par les restructurations de la Défense. Ce prêt finance les projets de développement ou de croissance externe. Il a également une durée de 7 ans.
Tous ces prêts interviennent en complément d’un prêt bancaire classique.

Soutien à la compétitivité

Le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi) est destiné à financer la compétitivité des entreprises. Il soutient les efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique, et de reconstitution de leurs fonds de roulement. Le CICE est calculé en fonction des rémunérations annuelles des salariés de l’entreprise.

Couvrir son prêt bancaire avec une garantie

Les prêts cités ci-dessus sont tous complémentaires de financements bancaires classiques. Pour assurer l’octroi de ces prêts bancaires, l’entreprise peut mobiliser des dispositifs de garanties bancaires. Ces garanties doivent couvrir le risque d’impayés en cas de défaillance de remboursement de l’entreprise.
Là encore, Bpifrance intervient pour soutenir les actions de développement des entreprises. Sa garantie de développement couvre les opérations d’investissement des TPE (Très Petites Entreprises) et PME (Petites et Moyennes Entreprises).
La SIAGI peut également intervenir pour les artisans, commerçants et petites entreprises. Elle peut garantir des projets d’investissements matériels ou des projets de croissance externe ou interne.

Soutenir le développement de projets structurants

Les PME ayant bénéficié d’un prêt d’honneur du Réseau Entreprendre, et engagées dans un projet de développement structurant, peuvent solliciter le Prêt Réseau Entreprendre Croissance. Ce prêt finance les projets de développement fortement créateurs d’emplois.

La PAT (Prime d’Aménagement du Territoire) Industrie et Services soutient également les projets d’investissements structurants. La PAT finance des projets de création, extension et diversifications d’activités industrielles ou de services (hors sidérurgie, fabrication de fibres textiles artificielles ou synthétiques, construction navale). Ces projets doivent être situés dans des communes classées en zone d’aide à finalité régionale. La PAT intervient pour des projets prévoyant un nombre minimum de création d’emplois et de montant d’investissements.

Les financements de la reprise d’une entreprise

Comme dans le cadre d’une reprise d’entreprise, et avec l’aide d’un ou plusieurs crédits, vous allez devoir établir un plan de financement. Celui-ci mettra en évidence votre apport personnel dans le projet, ainsi que les financements à solliciter.

Votre apport personnel

Un apport personnel est à prévoir dans le financement de votre projet de reprise d’entreprise.

Non seulement votre apport personnel démontre votre implication dans votre projet, mais il limite votre dépendance au crédit et votre exposition, si les débuts de votre entreprise sont moins favorables que prévu.

Cependant, il n’existe pas de règle générale d’apport personnel, il peut vous être demandé d’apporter entre 20% et 50% du montant de l’opération.
La demande d’apport est fonction de nombreux paramètres, comme le secteur d’activité, l’emplacement, votre expérience professionnelle dans ce métier, mais aussi votre expérience en tant qu’entrepreneur.

Si votre apport personnel provient d’un don familial, il est entièrement assimilé à votre apport personnel. Mais si cet apport personnel provient d’un prêt familial, donc remboursable, vous devez en tenir compte dans votreplan de financement comme étant un prêt , et donc tenir compte des charges de remboursement correspondantes.

L’épargne acquise sur un LEE (Livret d’Epargne Entreprise) peut être utilisée pour un projet de reprise d’entreprise, ainsi que le prêt rattaché.

Le crédit vendeur

Le crédit vendeur est un prêt, avec ou sans intérêts, consenti par le vendeur et d’un commun accord avec l’acquéreur.
Cette pratique est courante à la condition indispensable que le vendeur n’ait pas besoin des fonds issus de la vente en totalité au jour de la signature.
Le crédit vendeur peut porter sur la vente du fonds de commerce, reprise du stock, …

Ce type de crédit démontre également la confiance qu’accorde le vendeur au repreneur en acceptant de se faire payer , en plusieurs fois.

Les parties négocient alors le montant du crédit vendeur, la durée, et donc le montant de l’échéance mensuelle ou trimestrielle.
Ensuite, au moment de la signature de l’acte définitif, le rédacteur d’acte prévoit généralement de faire signer plusieurs billets à ordre (un par échéance), en précisant le montant, et chaque date d’échéance de règlement.

Les aides publiques à la reprise

L’Etat ou les collectivités territoriales peuvent aussi participer sous différentes formes à un projet de reprise d’entreprise.

Ces aides peuvent revêtir différentes formes comme :

  • le versement d’une subvention (non remboursable)
  • le versement d’une aide (remboursable)

Mais aussi l’octroi de congés aidés pour le salarié d’une entreprise qui souhaite entreprendre sous la forme d’une reprise d’entreprise.

Les financements aidés

Des associations ou organismes dont la vocation est d’aider et favoriser la création et la reprise d’entreprises peuvent aussi participer au financement.

Ces aides peuvent revêtir la forme d’un prêt d’honneur ou d’un prêt solidaire; ils sont remboursables, parfois sans intérêts et viennent en complément de l’apport personnel ou d’un prêt bancaire principal.

Le PCE (Prêt Création d’Entreprise) diffusé par Bpifrance est particulièrement destiné à la reprise d’entreprise. Ce prêt PCE vient obligatoirement en complément d’un prêt bancaire principal.

Les financements classiques

Enfin, une fois obtenue ou non une aide publique ou financière, le complément peut être financé par votre banque sous la forme d’un prêt classique professionnel.

Ce type de prêt fait l’objet d’une analyse de votre projet de reprise, et dépend de nombreux éléments comme la nature et la qaulité de l’affaire reprise, l’importance de votre apport personnel, votre professionnalisme, votre expérience d’entrepreneur, vos garanties,…

 Les garanties

Comme dans tout dossier de crédit, une garantie est généralement demandée par le prêteur.

Cette garantie peut être constituée par :

32 questions que tous les freelances devraient se poser

Voici une traduction d’un excellent article de Brennan Dunn, auteur de “Double Your Freelancing Rate”.

Est-ce que vous connaissez les raisons qui vous font réussir ou non en tant que freelance ?

Je ne fais pas allusion à combien vous gagnez ou quel est le nombre de vos prospects en ce moment. Je veux plutôt savoir si vous comprenez vraiment comment fonctionne votre business : pourquoi faites-vous ce que vous faites et quelle valeur apportez-vous à vos clients ?

Chaque fois que je coache un nouveau freelance, je commence par leur faire remplir un questionnaire qui m’aide à comprendre qui il est et ce qu’il fait.

C’est vraiment impressionnant de voir qu’il y a vraiment peu de personnes qui ont pris le temps de réfléchir à propos de leur activité de freelance (ce n’est pas un jugement, c’était également mon cas).

J’aimerais vous poser les questions que j’utilise lors de mes séances de coaching. Je vous encourage à les utiliser, à les imprimer, à les mettre sur un “mindmap”, à en parler avec d’autres freelances, afin de vous permettre de mieux comprendre votre business.

  1. Pourquoi est-ce que vous avez voulu devenir freelance ? Plutôt pour un objectif précis ou plutôt à la suite de différentes expériences ?
  2. Comment est-ce que vous avez trouvé vos premiers clients ?
  3. Pourquoi ces clients ont-ils fait appel à vous ?
  4. Pourquoi vos clients actuels ont-ils fait appel à vous ?
  5. Quels sont les moyens que vous utilisez pour trouver la majorité de vos clients ? Pour chaque moyen que vous utilisez, quel pourcentage de votre chiffre d’affaire cela représente-t-il ?
  6. Que faites-vous pour développer votre réseau ?
  7. Quels sont les types de clients avec lesquels vous travaillez ?
  8. Quels sont les types de clients avec lesquels vous aimeriez travailler ?
  9. Est-ce que vous préféreriez avoir plus de clients, ou gagner plus avec vos clients actuels ? Pourquoi ?
  10. Qui sont vos partenaires ?  Qui parmi eux vous permettraient d’avoir une meilleure offre pour vos clients ? Lesquels peuvent vous aider quand vous avez trop ou pas assez de travail ?
  11. Comment est-ce que le fait d’entreprendre a influencé vos méthodes de travail, vos compétences et les services que vous proposez ?
  12. En général, combien de temps gardez-vous un client ?
  13. Quelles sont les choses que vos clients apprécient le moins chez vous ?
  14. Quelles sont les choses que vos clients apprécient le plus chez vous ?
  15. Quel est votre tarif journalier ? Qu’est-ce qui vous différencie de la concurrence ?
  16. Est-ce que votre tarif journalier correspond aux prix du marché ?
  17. Décrivez comment vous trouvez de nouveaux clients
  18. Qui sont vos concurrents ? Que pouvez-vous apprendre d’eux ?
  19. Que comptez-vous faire pour être plus compétitifs qu’eux ?
  20. Quelle est votre valeur ajoutée vis-à-vis de vos concurrents ?
  21. Quelles sont réellement les attentes de vos clients quand ils travaillent avec vous ?
  22. Est-ce que vos clients font aussi appel à d’autres freelances ? Est-ce que vous pourriez faire quelque chose pour récupérer une partie de leur travail ?
  23. Combien est-ce que cela vous coûte de trouver de nouveaux clients ? Regardez le nombre de jours que cela vous prend et faites le calcul avec votre tarif journalier.
  24. Quelle personne vous ramène le plus clients ? Est-ce que vous faites votre maximum pour développer cette relation ?
  25. Quelle stratégie marketing a le mieux marché pour vous ?
  26. Quelle est votre plus grande difficulté pour vous faire connaître ?
  27. Comment pouvez-vous réduire les risques encourus à vos clients par le biais de votre activité ?
  28. Comment gardez-vous contact avec vos anciens clients ? Est-ce cela les incite à vous proposer de nouvelles missions ou à vous recommander ?
  29. Est-ce que vous avez des études de cas ou des témoignages que vous pouvez utiliser pour vous vendre ?
  30. Est-ce que vous arrivez à expliquer ce que vous êtes capables d’apporter à vos clients (en dehors du fait de designer, de coder, d’écrire, etc.) ?
  31. Est-ce vous avez des produits ou des services complémentaires que vous pourriez vendre à vos clients ?
  32. Êtes-vous satisfait du rapport entre la durée de vie de vos clients et le temps que vous mettez pour trouver de nouveaux clients ? Faites le calcul : l’argent que vous gagnez en moyenne avec un client et faites la soustraction avec le coût d’acquisition d’un client

(Cette liste a été inspirée par l’excellent Jay Abraham)

Prenez le temps de répondre à ces questions. Cet exercice vous permettra d’être plus pertinent que 99% de votre concurrence qui ont souvent du mal à expliquer en quoi consiste réellement leur travail.

Consensus ou compromis ? Résolution des conflits.

Dans l’exercice périlleux qui consiste à essayer de modéliser les différentes alternatives de résolution de conflit, beaucoup s’y sont essayés, de nombreux ont construits des processus explicatifs intelligents, d’autres encore nous ont fabriqués des usines à gaz. Me concernant et à la lumière de ma modeste expérience, je vous livre ci-après un modèle qui me sert dans cette analyse des différentes postures destinées à résoudre les conflits.

Tout d’abord je scinde les réactions en deux catégories distinctes :

Premièrement les réactions et postures en découlant de notre animalité : il s’agit là des réactions primaires dictées le plus souvent par ce qui nous reste de Neandertal basées sur le ressenti quasi génétique de l’analyse physique de la situation : suis-je plus ou moins fort que l’autre ? Est-ce que je cours plus ou moins vite que l’autre ? Cela donne les postures suivantes et sans intérêt :

–    La Fuite : rien n’est résolu et les causes du conflit se reproduiront sans doute, les deux parties sont perdantes car n’ayant pas eu l’occasion de « vire » le conflit qui pourtant est déclaré. Au menu : Frustration et lâcheté. (perdant-perdant)

–    L’affrontement : Tout d’abord faut-il être certain de sa force et nombre d’exemples prouvent que cette certitude apriori n’est pas prouvée sur le terrain. N’en n’ayons pour preuve que les sentences prud’homales dans le monde du travail alors que le camp demandeur est souvent sûr de son « bon droit ». Le résultat est  toujours le même : un gagnant et un perdant, cela alimente les postures suivantes de revanche. (perdant-gagnant)

–    Le renoncement (l’abandon) : reconnaitre que lors du conflit l’autre à raison ou tout du moins qu’il est moins potentiellement dommageable d’abandonner que de continuer ou de se mettre en position d’affrontement.  Cela cause des lésions quasi irréparables à l’estime de soi et en ses capacités futures. (gagnant-perdant)

–    Le recours arbitral : Pour tous ceux qui se sentant dépassé par le conflit préfèrent s’en remettre à un tiers (un hiérarchique) et d’avance acceptent par soumission la sentence quel qu’elle soit. Le risque est bien entendu de ne pas avoir le jugement espéré et l’autre partie de devoir s’y soumettre aussi. (perdant-perdant)

Deuxièmement les réactions découlant de notre rationalité : il s’agit là des réactions ou postures  dictées par la reconnaissance apriori que le conflit est un événement normal qui peut devenir la source d’un autre type de relation avec l’autre. Nous partons donc dans ces cas de la reconnaissance de l’altérité et que le débat peut aboutir à une solution. Beaucoup le prône, beaucoup disent être dans cette posture initiale cependant ont-ils fait l’analyse suivante :

–    Trouvons un compromis : Certains appellent cela aussi couper la poire en deux ou faire un pas l’un vers l’autre. Tout cela est tentant et plein de bonnes intentions cependant un grave danger se cache derrière cette posture. En effet si l’on arrive bien souvent à une solution acceptée par les deux parties à l’issue des rencontres crées par la volonté de mettre fin au conflit (qui peut n’être que d’intérêt simple par exemple le prix débattu entre le vendeur et l’acheteur) il n’en n’est pas moins vrai que la seule résultante est qu’aucune des parties n’aura obtenu ce qu’elle désirait. En fait le compromis est une forme policée du marchandage vulgaire lui-même ayant remplacé l’affrontement animal (ah ! évolution quand tu nous tiens). On peut même affirmer que cette méthode de résolution de conflit est la plus génératrice de volonté de revanche, chaque partie essayant de rattraper ce qu’elle n’a pas pu obtenir à l’issu du compromis lors d’une prochaine confrontation (conflit) et ce y compris dans des domaines différents. Là encore perdant-perdant !

–    Le consensus : A ne pas confondre avec le compromis (bien que les usages de ces mots soient souvent bien imparfaits) ! Il s’agit dans ce cas de la co-construction d’une solution développée par les parties en présence et ou tout renoncement potentiel sur un point fera l’objet d’une compensation imaginée et donc valorisée par celui qui accepte de reculer sur un point. La difficulté de ce mode de fonctionnement réside particulièrement sur le manque par les parties de la connaissance qu’elles ont de ce qu’elles veulent indépendamment de ce qu’elles désirent de l’autre. C’est d’ailleurs la base de nos enseignements en cours et séminaires de négociation, un autre mot pour le consensus ! enfin une façon de faire gagnant-gagnant.

Un petit clin d’œil avant la fin de ce post : Et si avant que le conflit n’éclate nous mettions en place ce qui ferait que ce ne soit pas un passage obligé de la relation à l’autre ? Je vous incite à nous consulter pour la mise en place de la médiation préventive !