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Le prévisionnel, un document à préparer en bonne intelligence avec le franchiseur

La loi Doubin n’impose pas aux franchiseurs de fournir les comptes prévisionnels aux franchisés. Mais ceux-ci peuvent demander à leur tête de réseau de les assister dans leur tâche.

Le prévisionnel du franchisé
Crédits photo : Brues/Shutterstock.com

Les comptes prévisionnels sont une partie incontournable du business plan. Ils ont fait couler beaucoup d’encre car ils ont été la source de nombreux conflits entre franchiseurs et franchisés. Retour sur les obligations de chacune des parties, et sur les éléments que doivent contenir ces fameux comptes.

Les obligations du franchiseur

« En aucun cas la loi Doubin ne met à la charge du franchiseur l’obligation de fournir des comptes prévisionnels », explique Pierre Godet, expert-comptable, commissaire aux comptes et dirigeant du cabinet Sadec Akelys. La loi Doubin précise simplement que le franchiseur doit fournir une étude ou un état du marché, ainsi que le détail des coûts à engager au franchisé. « La loi a fixé le minimum à fournir », note Pierre Godet. Mais fournir simplement ce que la loi impose de communiquer n’est souvent pas suffisant pour que le franchisé puisse construire un prévisionnel solide. Le franchiseur doit, dans la mesure du possible fournir, des données objectives pour que le franchisé puisse monter son dossier. Les moyennes sont à proscrire en l’absence d’écarts-types, car même les statistiques peuvent être trompeurs quand ils ne sont pas précis. « S’il existe des points de vente comparables au sien dans le réseau, le franchiseur peut fournir ces chiffres au franchisé », note Grégoire Toulouse, avocat au barreau de Paris et associé du cabinet Taylor Wessing. Mais même avec ces données en poche, le franchisé doit impérativement adapter le prévisionnel à ses spécificités, « même s’il est parfois difficile de penser à sa singularité quand on rejoint un réseau », analyse l’expert-comptable Pierre Godet.

Les obligations du franchisé

Ce qu’il faut retenir, c’est avant tout que si le franchiseur peut et doit fournir des documents permettant au franchisé de faire ses comptes, c’est bien à ce dernier de les réaliser. « Le franchisé doit comprendre que le prévisionnel lui est propre, et accepter une margeraisonnable d’erreur », précise Pierre Godet. Par marge raisonnable, on entend généralement jusqu’à 30 ou 35 %. « Le franchisé a tout intérêt à se faire assister d’un expert-comptable pour construire son prévisionnel », précise Grégoire Toulouse. Et il a tout a fait raison, car comme l’avocat, l’expert-comptable engage sa responsabilité quand il conseille un client.

Comment construire son prévisionnel

Plus concrètement, comment construire un bon compte prévisionnel ? En général, ce document comporte quatre éléments. Tout d’abord, le compte de résultat prévisionnel, qui donne une projection des résultats de l’entité, c’est-à-dire du chiffre d’affaires et des charges. Deuxièmement, le plan de financement, qui permet de calculer le besoin en fonds de roulement ou BFR du point de vente, ainsi que le flux d’investissement et de financement. Troisièmement, le bilan prévisionnel, qui prend en compte les actifs, les passifs, les capitaux propres, les immobilisations, l’endettement, etc. et permet d’avoir une vision globale de la performance du point de vente. Et enfin, le budget de trésorerie, souvent oublié mais pourtant nécessaire car il permet par exemple d’anticiper les variations de chiffre d’affaires pour les activités saisonnières. Choisir un horizon de trois à cinq ans permet d’avoir une vision à moyen terme des résultats de son entreprise.

Une fois le prévisionnel réalisé, il est important de vérifier la cohérence entre le chiffre d’affaires et les charges : « Si le chiffre d’affaires augmente, les charges vont probablement augmenter également », illustre Pierre Godet, dirigeant du cabinet Sadec Akelys. Il est également intéressant de comparer ses ratios – chiffre d’affaires par mètre carré ou par personne, poids du loyer sur le chiffre d’affaires… – avec les données sectorielles de référence. Ces données sont publiques et sont par exemple disponibles sur l’Insee. Elles sont classées en différentes catégories : commerce, services, transports, industrie.

Autre point à noter : le prévisionnel sera différent en fonction de la nature du lancement.« Dans le cas d’une création, il faut du temps pour lancer l’affaire et le chiffre d’affaires mettra plus de temps à décoller », explique Pierre Godet. Dans le cas d’une reprise, le démarrage devrait être plus rapide si la transmission se fait dans de bonnes conditions.

Transformation digitale des entreprises et digitaux natifs

Cette transformation digitale dont nous avons défini les grandes lignes ne consiste pas à poser un outil nouveau sur un modèle ancien. Il s’agit bien d’une transformation profonde de la Société et donc des entreprises.

J’ai eu récemment des échanges fructueux avec des étudiants qui réfléchissaient sur ce que devra être « l’acheteur numérique » de demain. Le point de départ de la discussion porte systématiquement sur les outils avec cette question : comment l’acheteur va-t-il pouvoir améliorer ses pratiques au sein des entreprises avec ce que nous offre la technologie aujourd’hui ?

Et puis, petit à petit, en tirant les ficelles et en leur faisant quelques remarques, ils se rendent compte que « l’acheteur numérique » aura certes de nouveaux outils mais qu’avant tout il évoluera dans un monde où les repères auront complètement changé. Que devient l’acte d’achat dans un monde où le collaboratif n’est plus anecdotique, dans un monde où le troc devient une réalité ou bien encore dans un monde où l’open se développe ? L’acheteur numérique sera la personne qui devra savoir évoluer dans cette réalité !

Cet exemple est duplicable pour tous les métiers de l’entreprise.

Un changement culturel important

Il s’agit donc bien d’un changement culturel important. Il va falloir développer des nouvelles façons de penser ses produits, ses services mais aussi son organisation interne. Cette démarche sera à mener autant en externe, vis à vis de ses clients qu’en interne, vis à vis de ses collaborateurs. L’expérience client sera bonne si l’expérience collaborateur l’est aussi. Prenons l’exemple de l’open innovation : le Gartner annonce qu’en B to C, 75% de l’innovation se fera dans les années à venir, avec une implication très forte des clients. Il va donc s’agir de faire interagir les collaborateurs et les clients dans une démarche collaborative.

La grande problématique qui se pose aux dirigeants est de comprendre comment l’entreprise va réussir à faire évoluer chacune de ses activités ensemble.

Pour réussir cela, il n’y a rien d’incrémental, c’est bien une transformation qu’il faut mener. La ligne principale à suivre est très pragmatique, elle consiste à s’attaquer à des problèmes afin de les résoudre en avançant de manière agile en étant curieux,créatif. L’engagement de chacun doit être fort et c’est en réseau – en écosystème que l’on doit avancer avec comme constante : la reconnaissance du droit à l’erreur. Ce dernier point n’est pas dans notre culture latine mais c’est indispensable pour libérer la capacité à entreprendre et les apprentissages suite à ses erreurs sont un gage de performance. Cette transformation touchera chacune des fonctions de l’entreprise du haut en bas de la hiérarchie. D’ailleurs une des conséquences de cette transformation sera de rendre les entreprises horizontales de façon à pouvoir mieux se positionner sur la nouvelle chaine de valeur que le client a… du fait de la transformation digitale.

Digitaux natifs, dirigeants qui est le leader de la transformation digitale ?

C’est dans le contexte que nous venons de décrire que les « digitaux natifs » qui savent comme la plupart des jeunes de tout temps, utiliser à fond ce que l’époque leur offre, pourront participer pleinement à la transformation digitale des entreprises.

Il est inquiétant pour les entreprises de constater comme ces « digitaux natifs » se comportent différemment selon le contexte : ils peuvent être disrupteurs dans un contexte de startups et se focaliser sur des enjeux d’intégration quand ils rejoignent des entreprises « classiques ».

Carine Dartiguepeyrou présentera le 10 septembre 2015, les résultats des travaux qu’elle a menés dans le cadre de la Chaire GEM-Orange « Digital Natives » à l’occasion d’un Jeudi de l’Entreprise Digitale de l’EMSI exceptionnel.

Force est de constater que ce ne sont pas les jeunes générations qui créent les dynamiques de transformation dans les entreprises existantes. Par contre, si ces dynamiques sont lancées, ces digitaux natifs pourront amplifier ces démarches de transformation.

C’est donc bien aux dirigeants qui commencent d’ailleurs à être des digitaux natifs, de porter ce chantier et de créer dans chacune de leurs entreprises les capacités à se disrupter soi-même.

Un guide sur la préparation de la relève dans les entreprises familiales | En reprise

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

On le sait, la planification de la relève dans les entreprises familiales peut être très négligée, tabou même !

Une étude conduite par le Boston Consulting Group (BCG) montre que les conséquences liées à l’absence de préoccupation à cet égard peuvent être désastreuses pour beaucoup d’organisations.

Le vide créé par le manque de leadership peut sérieusement affecter la performance de la firme. La recherche montre que plus de 40 % des entreprises familiales ont mal planifié leur relève au cours de la dernière décennie.

Dans leur article paru dans bcg.perspectives, les auteurs Vikram Bhalla et Nicolas Kachaner ont trouvé que les entreprises qui avaient mal planifié leurs transitions subissaient une diminution de revenu de 14 % au cours des deux dernières années.

Voici un guide de dix (10) principes qui devraient aider les entreprises familiales aux prises avec des problèmes de succession :

Succeeding with Succession Planning in Family Businesses

Voir l’article original 1 778 mots de plus

Les PME, acteurs clefs de la reprise aux yeux des Français

LÉA SURUGUELES ECHOS

Près de 9 Français sur 10 ont une « bonne opinion » des PME. Voilà ce que révèle une récente étude, « Les Français et les PME », menée pour la société de gestion Entrepreneur Venture. L’objectif : comprendre comment ces entreprises sont perçues, pour mieux les accompagner.

Parmi les qualités des PME souvent citées par les personnes interrogées figurent leur dynamisme ainsi que leur capacité à innover et à embaucher. Les Français sont ainsi près de 60 % à estimer que les PME sont les entreprises qui participent le plus à la reprise économique du pays.

« Nous étions confiants, mais avons été agréablement surpris par l’ampleur des résultats. On commence enfin à vraiment parler des PME, à s’y intéresser et à se rendre compte de leur importance pour l’économie. Cela se ressent dans cette étude », estime Frédéric Zablocki, le directeur général d’Entrepreneur Venture.

La surprise, c’est notamment la réponse donnée par les parents, lorsqu’on leur demande le choix de carrière que ceux-ci feraient pour leurs enfants. En effet, si les grandes entreprises restent synonymes de stabilité et de sécurité, seuls 18 % des parents estiment qu’elles constitueraient un employeur idéal. En revanche, jusqu’à 37 % d’entre eux souhaiteraient voir leurs enfants obtenir un poste au sein d’une PME. Ces dernières devancent les TPE (11 %), considérées comme plus fragiles, ou encore la fonction publique (19 %).

Les PME représentent aujourd’hui plus de 48 % de l’emploi salarié en France. Elles sont avant tout perçues comme génératrices d’emplois et de richesses par plus de la moitié des personnes sondées. Elles jouissent également d’une image plus « humaine » que les grandes entreprises et sont souvent considérées comme mieux à même de garantir l’épanouissement personnel des salariés. « Dans les grandes entreprises, le travail individuel, au sein du groupe, n’est pas toujours assez valorisé. Dans une PME, le dialogue social est plus ouvert, l’individu est écouté. Cela peut expliquer pourquoi les petites entreprises attirent autant aujourd’hui », explique Frédéric Zablocki.

Un soutien insuffisant des pouvoirs publics

Autre résultat marquant, les Français sont très nombreux à estimer que le soutien accordé par le gouvernement aux PME n’est pas suffisant. Près de 70 % pensent ainsi que la politique menée par l’Etat ne joue pas en faveur du développement de ces entreprises. 18 % d’entre eux se montrent même encore plus négatifs, estimant que la politique économique actuelle ne « favorise pas du tout » la croissance des petites et moyennes entreprises.

« Le gouvernement ne dispose pas d’une vraie expérience des PME, il ne connaît pas leurs besoins. L’important aujourd’hui serait donc de mieux les écouter, pour mieux comprendre leurs problématiques », estime le DG d’Entrepreneur Venture. La réorientation de l’épargne vers les petites et moyennes entreprises,et la simplification des normes font, selon lui, partie des priorités qui mériteraient d’être débattues.

En montrant l’intérêt des Français pour les PME, l’étude rappelle que ces petites et moyennes structures sont des acteurs économiques incontournables, et qu’elles représentent de vraies perspectives d’emploi pour nombre d’entre eux.

C’est pourquoi Entrepreneur Venture prévoit de publier de nouveaux résultats sur le sujet chaque année. Avec l’idée d’analyser sur le long terme comment la perception des PME et leur poids dans l’économie évoluent, et d’engager ainsi la discussion sur la façon dont elles peuvent être mieux soutenues et accompagnées par l’Etat.

Le cahier de vacances digital (pour les non digital natives)

Chronique de Pierre Guimard Keley Consulting

L’obstacle clé à la transformation digitale, est la méconnaissance du sujet.Parler du digital sans l’expérimenter, c’est comme parler de navigation sans jamais sortir en mer. Profitons de l’été pour se mettre à jour…

Explorer le digital social

Les médias sociaux représentent une part croissante du cerveau disponible. Si tout le monde connait Facebook ou Twitter, il est intéressant de noter que la sociabilité digitale a largement migré vers les applications. A tester : Whatsapp (racheté par Facebook), Line (très développé en Asie), Snapchat (partage de vidéos instantanées), Vine (partage de vidéos courtes) et bien évidemment Tinder (pour les célibataires).

Commencer un blog

Ouvrir un blog personnel est un excellent moyen de faire le tour du digital, de façon concrète. On peut utiliser une plateforme comme WordPress qui permet de créer un blog en quelques minutes. De nombreux hébergeurs proposent cette fonctionnalité.

Apprendre à coder

Apprendre à coder est à la mode et semble faire partie des ‘humanités’ modernes. Dans les faits, rares sont ceux qui s’y mettent. Des sites comme codeschool, codeacadedemy (gratuit) sont facilement accessibles. Teamtreehouse propose un programme bien structuré sur toutes les compétences nécessaires à la création d’un site web : CSS, HTML, graphisme. Autre recommandation : suivre un cours sur Ruby On Rails, l’un des frameworks les plus prometteurs du moment.

Comprendre les fondamentaux du web analytics

Difficile de comprendre le web sans avoir une minimum de connaissances des indicateurs spécifiques du web. Si vous avez ouvert votre blog, installer Google Analytics vous permettra de mettre le pied à l’étrier. Des tutoriels vidéo très bien faits existent en ligne.  Idéal pour suivre le trafic du blog que vous aurez créé (voir plus haut).

Tester le web collaboratif

Souvent à tors considéré un rêve de techno-hippies, le collaboratif commence à peser lourd économiquement. Bablacar représente déjà l’équivalent de plusieurs rames de TGV, et sa croissance est exponentielle. Le collaboratif touche maintenant la location de voiture (Drivy), l’hôtellerie (Airbnb, parfait pour les vacances), la restauration (voulezvousdiner), l’échange de parking (mobypark), l’entraide (frizbiz), et bien d’autres choses encore…

Lire utile

La littérature est abondante mais si l’on ne devait en citer que 3 : second machine age, the innovator’s method, Creativity Inc. … Aussi passionnant  (ou presque) que le classique polar de l’été et idéal pour faire le plein d’idées pour la rentrée.

Do You Have Enough Grit To Make It As An Entrepreneur?

Certain words invoke powerful images in the mind—and “grit” is one of those words. When we associate grit with someone, it goes far beyond just being tough. It’s that something extra in the face of adversity.

Through the years we have seen many stories of grit, and it touches us deeply when the human spirit triumphs over situations that seem insurmountable. The Grit dynamic comes from several character traits: Intensity, toughness and a never-give-up, scrappy perseverance.

Grit Trumps Other Factors

Dr. Angela Duckworth, Ph.D. and Assistant Professor of Psychology at the University of Pennsylvania, has developed a way to measure a person’s grit. Her findings show that people who score high on the Grit Scale are usually more successful than their brilliant but less motivated counterparts. Her research also shows that students with high Grit Scale scores get better grades and have more job success after graduation than those with lower scores.

To succeed as an entrepreneur, you need a special quality called Grit.
To succeed as an entrepreneur, you need a special quality called Grit.

Our “Gritometer” Quotient

Ask yourself these questions to determine your current level entrepreneurial grit:

1. Passion Quotient: Are you intensely passionate about what you do? Do you give it all you’ve got or clock out dutifully every day at 5pm?
2. Challenge Quotient: When challenges show up in your life, do you cower or do you face them head-on without flinching?
3. Result Quotient: Do you have a results-oriented mindset? Do you consistently create results or make excuses?

4. Production Quotient: Can you handle being defined by what you produce? Have you ever created anything of substance that you will be remembered for?

5. Whining Quotient: Do you create fear, excuses, or roadblocks in the game of work?

6. Phoenix Quotient: Can you fail with dignity and grace and rise again stronger, more humble, and ready for the next play?

Entrepreneurs are defined by performance. Employees get paid a salary whether their company shows a profit or loss—entrepreneurs only make money if they show a profit. Because of this, intensity and toughness are vital tools in the entrepreneur’s toolshed.

Our New York friends, Gary O’Neil and MJ Gottlieb from Hustle Branding, taught us a great deal about grit this year. The best entrepreneurs have tough skin and soft hearts.

“Successful entrepreneurs do things they don’t want to do. A true entrepreneur builds his or her company from the ground up. So he knows how to sweep floors, clean toilets, pack boxes, and do all the things you eventually pay other people to do when you have the money to do it… and even then you have to still be willing to roll up your sleeves and get gritty,” says MJ.

Entrepreneurs also seek out the good in others and go the distance when others clock out at 5pm. MJ recalls an interesting story about Gary that epitomizes grit: “I remember one day Gary took off from Los Angeles to San Francisco to get a celebrity to wear one of our shirts. When he got to San Francisco it turned out the celebrity had flown back to Los Angeles… so he jumped in the car in the middle of the night and drove back.”

Given the challenges that entrepreneurs tackle on a daily basis, grit is vital for success. Let’s face it, entrepreneurs enter a world where there are vastly more failures than successes. In order to succeed, we need to have an unrelenting belief that our business and ideas will defy the statistics and become the success story that we have always strived to achieve.

So, given the odds, what does it take to break through? Grit: the battle of will, and unflinching intensity and toughness to achieve the results that you desire.

In their first business, MJ and Gary drove from Colorado to San Francisco for a 10-minute radio interview. It was their first interview. They didn’t have the money to fly so they drove across the country and got caught in a brutal ice storm in Cheyenne, Wyoming and were stranded between two trucks that had jackknifed in front and in back of them, so they were blocked in. Somehow they made it to the interview. Now that was gritty!

Success is often measured by a person’s grit. Intelligence is helpful when embarking on the entrepreneurial journey, but grit is the defining trait that will allow you to push past failure, disappointment, fatigue, and all the other challenges you confront.

MJ pointed out that you need to have intensity and toughness, but they cannot replace the need to prioritize and work smart. Quality works at a thousand times the pace of quantity, which is something he focuses on his book, How To Ruin A Business Without Really Trying. This is a great guidebook for those interested in “upping their grit game.”

Les Français sont de plus en plus engagés dans la consommation responsable

Des oeufs bio, catégorie la plus consommée dans les produits bio, provenant d'un mode de production fermier. En hausse constante ces dernières années, le marché de la consommation responsable séduit de plus en plus de Français. Une étude menée par l’Observatoire de la consommation responsable dévoile leur l’appétence pour les oeufs bio, le covoiturage ou les énergies renouvelables.

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Alimentation bio, commerce équitable, financement participatif… la consommation responsable touche de plus en plus de monde. À l’appui, un rapport mené par l’Observatoire qui y est dédié montre que les Français sont sensibles aux problématiques de la limitation des ressources et de la qualité de vie collective. Si les pompes à chaleur et l’emploi des transports en commun ont moins eu la cote en 2014 que l’année précédente, la production d’énergie via les éoliennes ou l’achat de biodiesel fait aujourd’hui partie intégrante des modes de consommation des Français. Retour sur ce vaste marché en quelques chiffres.

• 16% de croissance

Le commerce équitable poursuit sa croissance avec 16% de progression en 2014. Café, sucre, riz… les aliments soutiennent largement ce secteur évalué à 499 millions d’euros tout confondu l’année dernière

Les produits équitables sont principalement présents dans les grandes surfaces, avec près de 40% du chiffre d’affaires du secteur issu de la vente en grande distribution.

• 1,1 million d’hectares

Voici la totalité des surfaces cultivées en bio. Avec une croissance de 10% entre 2013 et 2014, le marché du bio est en très bonne santé.

Près de 9 Français sur 10 ont consommé au moins une fois des produits issus de l’agriculture biologique, selon un sondage cité dans le rapport. Seuls 12% des personnes sondées déclarent ne jamais y avoir touché, contre 46% en 2003. Un vrai grand écart. L’oeuf est le produit le plus consommé en bio, autrement dit les consommateurs optent pour des oeufs produits en France, selon le mode de production fermier. La vente d’oeufs «conventionnels» a baissé de 3% en volume en 2014, contre une progression de 8% pour le bio. L’eau du robinet est également plus appréciée que les années précédentes: 7 Français sur 10 affirment qu’ils sont satisfaits de sa qualité.

• 16,2 terawatt-heure

Ce chiffre correspond à la production éolienne de l’année passée. Le réseau éolien français se développe doucement: en 2014, il a crû de près de 7%, représentant ainsi 3,7% de la production électrique nationale. À l’origine de cette progression, une simplification du cadre réglementaire qui entoure l’achat d’éolien.

• 1er pays du classement

Champions d’Europe de consommation de biodiesel, les Français. Si la consommation de biocarburants a diminué ces derniers temps à l’échelle européenne, ce recul est en grande partie dû à la chute de la consommation de l’Espagne. Avec sa loi de finances, la France affiche l’objectif le plus ambitieux d’incorporation d’agrocarburants dans les carburants traditionnels, soit 7,7% .

Par ailleurs, les ventes de vélos électriques ont nettement augmenté en 2014, avec 77.500 pièces vendues. Le réseau TER a perdu des voyageurs: leur nombre par kilomètre a diminué de près de 4% entre 2013 et 2014.

• 10 millions

C’est le nombre de membres de BlaBlaCar. Un chiffre qui a doublé entre 2013 et 2014, et qui permet à la plateforme de faire 200% de croissance par an. L’autopartage comme l’Autolib’ s’ajoute aux solutions de mobilité partagée à succès puisque son marché est évalué à 937 millions de dollars dans le monde entier et pourrait atteindre 6,2 milliards de dollars en 2020. Même chose pour le vélopartage. L’année 2014 a vu le réseau Vélib’ consolider son succès.

• Multipliés par 2…

… les fonds récoltés par financement participatif en France entre 2013 et 2014. Via des plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank, 152 millions d’euros ont été collectés en 2014 permettant à une multitude de projets de voir le jour, selon le Baromètre du Crowdfunding 2014. La communauté de contributeurs de ces dons, prêts ou prise de participation a elle aussi doublé en un an pour atteindre 1,3 million de personnes. Six Français sur dix considèrent même ce mode «de financement comme une façon durable et pérenne de financer l’économie», selon les termes du rapport. De quoi encourager les porteurs de projets!

Business model à la loupe : le cas Captain Contrat

  • Evelyne Platnic Cohen

    Evelyne Platnic Cohen

Chaque mois, nous vous proposons de vous plonger dans le business model d’une jeune entreprise. Pour décrypter ses points forts et ses points faibles, le regard acéré d’une experte, Evelyne Platnic Cohen, chef d’entreprise* et mentor de start-up.

Le business model de Captain Contrat à la loupe

– Qui êtes-vous en quelques lignes ?
Maxime Wagner : j’ai co-fondé avec mon frère Philippe et 3ème associé Pierre Gielen une start-up appelée Captain Contrat qui a pour mission d’aider à l’émergence de l’entrepreneuriat en France en démocratisant le juridique.

– Quel est votre concept ?
Nous proposons via notre site tous les documents juridiques dont les start-up / TPE / PME ont besoin pour créer et développer leur activité. Notre spécificité est de proposer ces documents rédigés et personnalisés par des avocats mais à des prix raisonnables (4x moins chers en moyenne). Pour atteindre ces niveaux de prix, nous devions faire gagner un temps substantiel à l’avocat et c’est pourquoi nous avons développé un logiciel de génération de documents qui leur fait gagner beaucoup de temps en préparant une première version du document basée sur les réponses de l’entreprise à un questionnaire en ligne. Partant de cette première version, l’avocat conseille son client par téléphone, personnalise le document pour le rendre sur-mesure et s’engage sur sa qualité. En faisant gagner du temps à l’avocat, nous faisons économiser l’entreprise en frais juridiques.

– Quelle est l’origine de votre idée?
Nous avions monté une première entreprise avec Philippe lorsque nous étions au lycée et avions été surpris par 1) les prix exorbitants des documents juridiques de qualité 2) la complexité administratives pour créer une entreprise en France. Il nous a semblé évident qu’il était possible d’apporter de la valeur à ce secteur grâce aux technologies. Après avoir validé notre concept auprès de nos cibles, Captain Contrat est né.

– A quel besoin répondez-vous ? Quelle est votre cible ?
Nous répondons aux besoins juridiques récurrents des entreprises. Avant Captain Contrat, les seules solutions pour obtenir ses documents juridiques étaient 1) les modèles à télécharger mais qui sont standards et mettent en danger l’entreprise 2) les documents rédigés par des avocats mais qui sont hors de prix. Et pourtant aucune entreprise ne devrait négliger son juridique. Notre cible est donc l’ensemble des 3 millions de TPE / PME en France, que l’on accompagne dans toutes les étapes de leur développement.

– Quelle est la segmentation envisagée pour votre offre ?
Nous développons, avec nos avocats, des gammes de documents pour plusieurs segments d’entreprises. Par exemple des pactes d’associés et CGV (conditions générales de vente) pour les start-up du web, des statuts de SAS / SARL pour les créateurs, des offres spécifiques aux chauffeurs VTC, des contrats commerciaux pour les entreprises de négoce, des CDI pour les restaurateurs, des contrats de prestations de services pour les sociétés de service… Nous élargissons continuellement notre gamme pour couvrir tous les besoins juridiques des entreprises.

– Quels sont vos objectifs?
Notre objectif est d’accompagner plus de 1.000 entreprises en 2015 et nous sommes bien partis puisque nous avons déjà accompagné 250 entreprises au 1er trimestre.

– Quels sont vos concurrents et quoi vous seriez meilleurs?
Nos concurrents sont les sites de modèles et de génération de documents juridiques personnalisés. Mais le juridique est un domaine complexe et l’entrepreneur ne doit pas être laissé seul devant son questionnaire car les erreurs sont fréquentes et surtout fatales. Nous faisons donc intervenir systématiquement un avocat dans toute rédaction de documents, cela permet aux entreprises d’obtenir des documents sur-mesure et de déléguer la responsabilité du document à l’avocat.

Le business model de Captain Contrat décrypté par Evelyne Platnic Cohen, chef d’entreprise (Booster Academy) et mentor de start-up pour WBMI et MoovJee

Captain Contrat surfe sur plusieurs vagues :
• Une  volonté de plus en plus répendue de monter sa propre entreprise
•  La recherche permanente de rendre des services traditionnels  low cost
•  Rendre plus accessibles au travers d’internet un certain nombre de services classiques.

-Clé de réussite :
La réussite de leur service passe par la mise en place de partenariat avec des sites, des syndicats professionnels ou des groupements. Internet n’enlèvera pas dans leur transaction l’intervention humaine, car l’importance du sujet demande encore une confortation humaine, et une partie importante des closing se fera par téléphone.
Enfin il reste un vrai sujet sur l’élaboration de contenu afin d’occuper la place sur ces sujets et travailler le référencement du site.

-Le potentiel :
Il y environ 400.000 créations d’entreprise par an dont un quart par des moins de 30 ans ce qui est une bonne première cible. Il sera donc important à terme  de diversifier l’offre afin d’élargir la cible et le potentiel.

-A retenir 
L’avis d’Evelyne Platnic Cohen : Captain Contrat est un joli modèle qui affiche une rentabilité et une forte progression constante depuis le départ du projet.

Les pays où il y a le plus d’entrepreneurs ne sont pas ceux que vous croyez

Une étude du Global Entrepreneurship Monitor montre que les pays comptant le plus d'entrepreneurs ne sont pas forcément ceux auxquels on s'attend.

Une étude du Global Entrepreneurship Monitor montre que les pays comptant le plus d’entrepreneurs ne sont pas forcément ceux auxquels on s’attend.

REUTERS/NASA Goddard Space Flight Center/Handout

Une étude internationale menée par plusieurs universités pour le Global Entrepreneurship Monitor s’est penchée sur la place et l’importance de l’entrepreneuriat dans le monde. Attention, il y a des surprises !

Oubliez la Silicon Valley ou Tech City, l’entrepreneuriat se déploie dans le monde entier et pas forcément où on le pense. Un groupe d’universitaires internationaux a mené une étude très poussée pour le compte du Global Entrepreneurship Monitor et signe un rapport éclairant et dense.

Plus qu’un classement, ce Global Report s’attache à décrire le paysage entrepreneurial mondial et les différents écosystèmes. Mais en regardant le pourcentage de gens dans un pays qui possèdent (seul ou à plusieurs) une entreprise et ont payé des salaires ou des émoluments dans les trois mois précédant l’enquête, une « tendance » forte se dégage. La vieille Europe et l’Amérique du Nord se font largement distancer par d’autres continents, notamment l’Afrique.

L’Ouganda, premier pays d’entrepreneurs

C’est ainsi l’Ouganda qui se classe en tête du classement avec le plus fort taux de création d’entreprise par habitant (28,1%). S’il caracole avec plus d’un quart de sa population considéré comme entrepreneurs, c’est certainement pour des raisons culturelles. En effet, dans de nombreux pays africains, non seulement la tradition business est très développée, mais créer son propre emploi permet souvent de nourrir la famille. Le Cameroun (13,7%), l’Angola (12,4%), le Botswana (11,1%) et le Burkina Faso (9,7%) complètent ainsi le podium.

Mais les nouveaux propriétaires d’entreprises se trouvent aussi en Amérique du Sud et en Asie. La Thaïlande et le Vietnam, respectivement deuxième et cinquième avec 16,7% et 13,3% ne sont pas en reste. Les Philippines (10,5%), la Chine (10,2%) et l’Indonésie (10,1%) complètent cette sélection. Côté Amérique du Sud, c’est le Brésil qui se hisse à la meilleure place (13,8% et 3e rang) suivi par le Chili (11%) et le Guatemala (9%).

Les États-Unis ne sont qu’à la 41e place avec 4,3% d’entrepreneurs seulement.

Et la France dans tout ça? Elle est dans les limbes avec un taux de nouvelles entreprises de 1,7%.

Une peur de l’échec différente selon les pays

L’autre élément intéressant à étudier dans ce rapport, c’est la perception de l’entrepreneuriat dans chacun des pays. En Ouganda, par exemple, 60% des personnes interrogées ont des l’intention d’entreprendre dans les trois années à venir. Ce taux n’est que de 14% en France et 12% aux États-Unis.

Des chiffres à mettre en lien avec la fameuse « peur de l’échec » qui semble s’avérer paralysante. La France affiche 41% de craintes face à l’échec quand les États-Unis ne sont qu’à 29% de peur. En Ouganda, en revanche, il tombe à 12,6%.