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Le style fondé de management sur l’autorité et l’obéissance ( Blake et Mouton)

Le manager de ce style manifeste un grand intérêt pour la production et s’intéresse peu à ses subordonnés. Il s’agît avant tout d’atteindre les objectifs fixés : résultat est donc le mot clé. Le personnel est considéré comme un instrument de production, c’est la politique du « marche ou crève ». L’hypothèse de base est qu’il existe une contradiction entre les exigences de la production et les besoins des individus, et c’est la production qui prime tout.

DIRECTION ET CONTRÔLE

L’homme n’aime pas le travail et fera tout pour l’éviter, on doit donc l’y contraindre, contrôler et diriger étroitement son activité, le menacer de sanctions si l’on veut qu’il fournisse les efforts nécessaires à la réalisation des objectifs de l’entreprise.

NOTION D‘OBJECTIF

Ce manager s’intéresse beaucoup aux objectifs de l’organisation, alors que les objectifs des subordonnés qui pourraient contribuer à la réalisation de ceux de l’organisation ne sont pas ou peu pris en considération. Dans ce style, la notion d’objectif apparaît sous la forme de quotas fixés autoritairement.

COMMUNICATION DANS CE STYLE

Les communications sont formelles, les canaux en sont définis rigidement, ce qui permet de mieux surveiller la circulation des informations. Pour se renseigner, le manager n’hésitera pas à court-circuiter la voie hiérarchique descendante, mais respectera la voie ascendante.

ATTITUDES DANS LES CONFLITS

Le conflit est un frein à la production et doit être résolu dans les plus brefs par l’autorité. Il s’agit pour le manager d’étouffer les conflits avant qu’ils ne se diffusent dans l’entreprise. Un conflit se dépasse dans l’action, il faut atteindre les objectifs. Mais il ne s’agit pas du dépassement en commun des problèmes qui ne sont pas mis sur la table et débattus ensemble. En réalité, le chef impose sa volonté aux subordonnés, les causes du conflit ne sont pas recherchées, il y a un vainqueur et un vaincu avec toutes les conséquences que cela implique : réapparition, de manière déguisée, de ces conflits mal résolus forme de ralentissement de la production, négligence, etc.

RÉUNIONS

Le but des réunions pour un tel manager  n’est pas de prendre une décision en groupe, mais d’informer rapidement ses subordonnés des décisions qu’il a prises et de contrôler leur travail. Il y a peu d’interaction au sein du groupe et les échanges se font bi-latéralement entre un subordonné et le chef.

CONSÉQUENCES :

 – Les cadres qui sont soumis à ce style de management s’orientent vers un attitude de « management appauvri » et le potentiel humain est sous-utilisé.

– Un tel style amène une rigidité et entraîne des difficultés pour faire face à la concurrence et à l’évolution de l’environnement.

Suite styles de management selon Blake et Mouton

Le style de management country-club

Le manager de style country-club manifeste peut d’intérêt pour la production, mais se préoccupe beaucoup de ses subordonnés. Il considère qu’il y a une contradiction entre les impératifs de la production et les besoins des individus, mais ici ce sont les hommes qui priment. Un manager du style country-club se préoccupe alors de ne pas exercer une pression telle en faveur de la production qu’elle risquerait d’entraîner des réactions négatives de la part du personnel.

DIRECTION ET CONTRÔLE

Ce manager ne donnera pas d’ordres impératifs, il utilisera plutôt la persuasion et, lorsque ses compétences sont supérieures à celles d’un de ces subordonnés, il n’hésitera pas à accomplir le travail à leur place. On ne demande pas à un subordonné de rendre des comptes, par contre les entretiens d’encouragement sont fréquents, ce qui permet d’assurer adhésion, compréhension et de déléguer largement. Les aspects positifs du travail sont soulignés et le manager sera toujours à la disposition de ses subordonnés pour s’entretenir avec eux sur leur travail.

NOTION D‘OBJECTIF

Il n’est pas question de quota mais d’objectifs précisés en commun, objectifs suffisamment généraux pour que tout le monde puisse y adhérer : en général ces objectifs ne concernent pas directement le travail mais relèvent plutôt du domaine de l’information ou de l’organisation générale de l’entreprise.

COMMUNICATION DANS LE STYLE

Elles sont abondantes et surtout informelles, on s’efforce de ne transmettre que les informations favorables car elles sont les meilleurs moyens de maintenir la cohésion affective de l’organisation.

ATTITUDES DANS LES CONFLITS

En cas de conflits, l’objectif essentiel pour ce style de management est de diminuer les tensions au sein du groupe et de préserver l’harmonie. Pour ce faire, le conflit n’est pas réprimé, mais aplani, l’accent étant mis sur les aspects positifs de la situation au détriment des aspects négatifs. On peut même avoir recours à des conseillers extérieurs qui permettront aux personnes de s’exprimer et de préserver ainsi les bonnes relations car « entre gens de bonne compagnie, on ne fait pas d’histoires ».

RÉUNIONS

Les réunions sont beaucoup plus l’occasion de créer et de maintenir un climat amical qu’un moyen d’atteindre les objectifs du travail. Les questions risquant de créer des dissensions sont rapidement enterrées. Il ne s’agît pas d’imposer son point de vue, mais plutôt de participer à une discussion libre et amicale ou le conformisme de chacun évitera les désaccords.

 CONSÉQUENCES :

La production est maintenue à un niveau assez bas et l’entreprise dirigée de cette façon ne peut faire face rapidement aux pressions économiques. D’autre part, les problèmes humains ne sont résolus qu’en apparence car ils ne sont pas analysés et les causes n’en sont pas recherchées.

Cinq erreurs commises par les coachs

Les_5_erreurs_des_coachsUne communication boiteuse, des méthodes qui ne fonctionnent pas, le sentiment de ne pas être sur la même longueur d’onde et finalement un résultat insatisfaisant. Si tel est le cas il se peut que la relation de confiance entre client et coach n’a pas été établit. Mais il est aussi possible que le coach a commis certaines erreurs qui cumulées, s’avèrent toxiques dans le processus de l’accompagnement. Les erreurs le plus souvent commises par les coachs nous démontrent quelques faiblesses possibles :

Erreur N° 1. Mauvaise préparation

Un grand nombre des coachings risquent de commencer de façon boiteuse si le coach n’est pas bien préparé pour la séance. Un temps précieux est perdu avant même que le processus de coaching n’ait pu commencer. La solution est très simple: 15 à 30 minutes de préparation sont un minimum pour noter quelques questions et ou de se rappeler du sujet de la dernière séance afin de structurer la prochaine et de pouvoir se synchroniser rapidement avec le client.

Erreur N° 2. Manque d’engagement

Si un client annule ou déplace régulièrement une séance, il se peut qu’il soit moins engagé. Est-ce qu’il existe un contrat entre le coach et le client qui stipule les engagements de chacun ? Est-ce qu’il y a eu une clarification de l’objectif du client ?  Un manque d’engagement de la part du client met souvent en question les compétences du coach. Au pire des cas, le coaching n’est pas pris au sérieux par le client et le danger de « tourner en rond » est très présent. Là aussi, la solution est plutôt simple mais demande une certaine discipline de la part du coach : Travailler avec des contrats compréhensibles, donner de façon sélective des devoirs à faire, demander un feed-back et ne pas être trop figer sur l’objectif.  Le but est de créer une relation d’égale à égale.

Erreur N° 3: Mettre les outils techniques en avant

Une relation de coaching se base sur la relation de confiance entre coach et client. Sans cette relation de confiance le client n’aborderait pas certains sujets et un coaching efficace deviendrait tout simplement impossible.  Le client n’est pas là pour qu’il corresponde aux bons outils ou techniques à appliquer sur lui, mais bien le contraire. C’est au coach de savoir quel outil ou technique serait approprié à appliquer concernant le problème du client. Dans un processus de coaching, c’est la personne qui est mise en avant. De ce fait, un coach doit être à l’écoute de son client et considérer les outils et méthodes seulement en tant que moyens, mais ceci demande une certaine expérience.

Erreur N° 4: Manque de flexibilité

Souvent vers la fin de la séance le client arrive à un point ou il désire  continuer. Ceci demande du coach, dans la mesure du possible, de se montrer flexible et de prévoir une zone de tolérance concernant le dépassement du temps prévu, afin de ne pas laisser le client avec un sentiment de frustration.

Erreur N° 5: Sous-estimer les sous objectifs

En tant que coach ne vous contentez pas trop de l’objectif de votre client qui semble clair et précis. Souvent à la clarification approfondie de l’objectif par des questions très précises il s’avère que l’objectif cache un sous-objectif encore plus important que l’objectif initial. Seulement quand vous avez trouvé l’objectif derrière l’objectif vous allez sentir la motivation de votre client et vous pouvez l’aider à accéder à ses ressources.

En résumé: Les erreurs les plus souvent commisses par les coachs ne sont pas très spectaculaires et avec un certain recul facile à détecter. Si vous prenez en considération quelques règles élémentaires vous éviterez la plupart des erreurs et augmenterez en même temps la qualité du coaching. Posez-vous de façon critique la question suivante: Selon votre propre expérience, lesquelles des erreurs mentionnées dans cet article vous sont familière ?

TRAVAILLER EN EUROPE : QUEL PAYS EST FAIT POUR VOUS ?

Tenté par une expérience professionnelle à l’étranger comme 94% des cadres français ? Talentsoft est allé vérifier pour vous si l’herbe est plus verte ailleurs !

L’Europe constitue une destination de premier choix et possède des atouts indéniables pour attirer les talents de tous bords. Formation, rythme et conditions de travail, conjoncture économique… Comment s’y retrouver au sein de cette mosaïque européenne ?

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9 questions interdites en entretien d’embauche

Pour sélectionner les candidats, certains recruteurs n’hésitent pas à leur poser des questions un peu trop personnelles. Pourtant, le législateur a bien pris soin de préciser que leurs interrogations « ne peuvent avoir comme finalité que d’apprécier la capacité (du candidat) à occuper l’emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles ».

1. Êtes-vous marié ?

Les questions concernant la vie privée sont absolument interdites en entretien d’embauche. Si l’on vous demande si vous êtes célibataire ou encore divorcé, vous pouvez tout simplement refuser d’y répondre.

2. Êtes-vous en bonne santé ?

Questionner un candidat sur sa condition physique est illégal car discriminant. L’employeur peut néanmoins demander un certificat ou un examen médical afin de déterminer si le candidat est apte à travailler mais il ne pourra accéder à aucun détail, secret médical oblige.

3. Quelle est votre orientation sexuelle ?

Les questions de sexualité en entreprise sont encore souvent taboues. Il faudra pourtant que les recruteurs évoluent en la matière. Cette question est bien évidemment de l’ordre du privé et sans aucun lien avec les compétences requises pour un emploi.

4. Êtes-vous croyant ?

Les croyances et pratiques religieuses relèvent, là encore, de la vie privée. En aucun cas, un employeur ne peut évincer ou sélectionner un candidat en fonction de ses convictions personnelles. Vous pouvez poliment refuser d’y répondre.

5. Êtes-vous syndiqué ?

Il est facile d’imaginer pourquoi un recruteur pose cette question. Mais le fait d’être syndiqué, ou non, n’a rien à voir avec les compétences d’un candidat. La liberté syndicale est en outre considérée comme une liberté fondamentale. Refusez de répondre ou même mentez à cette réponse : dans tous les cas si vous êtes syndiqué, cela ne pourra constituer un motif de licenciement valable.

6. Quelles sont vos opinions politiques ?

Encore une question d’ordre privé. Si vous choisissez néanmoins d’y répondre, vous avez de fortes chances de vous planter de bord politique…

7. Voulez-vous des enfants ?

Les femmes sont encore nombreuses à subir ce type de discrimination. Pour vous rassurer, vous avez tout à fait le droit de cacher à votre futur employeur que vous êtes enceinte ou de vous exprimer sur votre envie de maternité.

8. Avez-vous un casier judiciaire ?

Hormis pour certains postes (convoyeurs de fonds, agent de sécurité, etc.), vos éventuels démêlés avec la justice ne concernent aucunement le recruteur. Votre dette a déjà été payée à la société, il ne peut vous imposer de la régler une deuxième fois.

9. De quelle origine êtes-vous ?

Il se peut que l’employeur n’ait aucun préjugé en vous posant cette question. Mais, dans le doute, faites-lui gentiment remarquer que cette question n’a aucun rapport avec le poste pour lequel vous vous êtes déplacé.

  • Que faire si le recruteur vous pose ces questions ? Soyons clair, il ne sera pas simple de refuser de répondre à ce type de questions lors d’un entretien d’embauche. Le mieux, si vous vous y opposez, est d’essayer d’éluder et de souligner le plus innocemment possible que cela ne préfigure aucunement de vos compétences professionnelles. Dans tous les cas, c’est prendre le risque de braquer le recruteur et donc de voir filer le poste… Si vous estimez avoir été victime d’une discrimination lors d’un entretien d’embauche, vous pourrez saisir le Conseil des prud’hommes ou encore porter plainte auprès du procureur de la République, de l’inspection du travail ainsi qu’au Défenseur des droits et à la Cnil. Pour rappel, l’auteur d’une discrimination peut encourir jusqu’à trois ans de prison ainsi qu’une amende se montant jusqu’à 45.000 euros.

Le blog de marque est-il encore utile ?

Image actu

Pas ringard pour un sou mais pas forcément optimisé, le cybercarnet peut même encore permettre d’impacter directement les ventes en fidélisant le consommateur par le contenu. Comment ?

Le speaker ou panéliste qui ose encore déblatérer une banalité comme « oui le contenu est devenu essentiel pour interagir avec le consommateur » mériterait d’être le nouveau héros d’un remake de « Fallait pas l’inviter ». La banalité dépasse la lapalissade. Ce qu’elle cache en filigrane se révèle, en revanche, bien plus intéressant : le blog est-il encore un levier de fidélisation et peut-il permettre un retour sur écriture à la marque qui l’alimente ?

Dans une tribune publiée sur Inc. le 17 mars, Anita Campbell, CEO de Small Busines Trends, livre ses douze clefs pour s’assurer que le contenu d’un blog génère une augmentation des ventes. Le propos conforte une étude publiée par Curata à l’automne 2014 et relayée parINfluencia. Sommé de faire évoluer son contenu par la course effrénée au contenu que se livrent les marques en quête perpétuelle d’engagement, le blog a su réussir sa mutation pour servir ses nouveaux utilisateurs préférentiels.

Les marketeurs les plus avisés ont réalisé que, sur le long terme l’investissement dans leurs propres propriétés digitales était primordial pour réussir dans le marketing de contenu. Un chiffre résume parfaitement cette prise de conscience : 71%, qui est celui de l’augmentation des budgets de contenu en 2014 aux Etats-Unis. Et plus précisément, 80% d’entre eux incluent un blog dans leur package marketing de contenu, selon une autre étude de référence du Content Marketing Institute et de Marketing Profs.

Juste milieu entre marchand de tapis et désintéressé

Dans ce contexte de contenu pertinent et customisé, le blog est encore vu comme une valeur ajoutée pour les marques. Comment peut-il avoir un impact réel sur les ventes ? Anita Campbell donne ses réponses, qui à défaut d’être innovantes et inédites ont le mérite de rappeler que le consommateur doit toujours être au centre du contenu. « Si beaucoup de marques sont déçues par les résultats commerciaux des contenus qu’elles génèrent sur leurs blogs, c’est qu’elles le font mal. Soit parce qu’elles y ressortent leurs pitches de vente soit parce que leurs posts sont déconnectés de leurs stratégies commerciales. Il faut être capable de mettre en avant ses produits sans être trop dans le discours de vente », explique la patronne de Small Business Trends.

Parmi les douze clefs qu’elle énonce, nous retiendrons : créer une connexion émotionnelle, éduquer, relier le blog avec le site web, écrire des posts dans d’autres blogs, publier au moins une fois par semaine, faire attention aux commentaires, partager au maximum sur les réseaux sociaux et surtout, conseil numéro un, écrire pour sa cible. Rien de neuf sous le soleil mais la conviction ne passe-t-elle pas par la répétition ?

11 signes que votre emploi n’est pas fait pour vous

11 signes que votre emploi n'est pas fait pour vous

Nous passons une grande partie de notre vie adulte au travail et, de ce fait, il est beaucoup plus agréable d’occuper un emploi qui nous convient plutôt qu’un ne nous convenant pas.

Cependant, plusieurs d’entre nous ont eu le malheur de prendre le mauvais emploi avec cela peut avoir pour effet plusieurs conséquences fâcheuses (perte de motivation, baisse d’estime personnelle, sentiment de non-accomplissement et d’insatisfaction, etc.).

Dans cet article tiré du site internet careerealism.com, l’auteur nous propose 11 signes nous indiquant que le poste que nous occupons n’est pas pour nous.

Les voici en un survol rapide:

1. Vos objectifs ne sont pas alignés avec ceux de l’entreprise

Lorsque les objectifs pour votre carrière ne sont pas alignés avec ceux de l’entreprise pour laquelle vous travailler, c’est un signe que vous êtes au mauvais endroit. Vos objectifs en tant que professionnel et ce que vous espérez atteindre devraient être alignés sur les objectifs de l’entreprise.

2. Vous êtes découragé d’être vous-même

Vous ne devriez pas être forcé d’être une personne au travail et une autre à la maison. Cette situation est simplement trop pénible. Trouver une entreprise qui valorise vos attributs est important. Rester à un tel endroit n’est pas un bon plan à long terme.

3. La culture de l’entreprise vous rend inconfortable

Vous êtes une personne respectueuse de l’environnement et votre employeur ne se soucie pas du tout de la pollution ou du gaspillage. Ou à l’inverse, vous êtes le genre de personne qui termine son travail à 5 heures tapant, mais la culture est « Celui qui cumule le plus d’heures de bureau, gagne! ». Ce sont des différences qui sont très difficiles à surmonter.

4. Vous ne voyez pas un cheminement de carrière (si vous en voulez un)

Pour plusieurs, l’avancement professionnel est important et pour d’autres, pas vraiment. Alors, si vous voulez une carrière et que votre entreprise ne vous permet pas d’évoluer, ce n’est pas la bonne place pour vous.

5. Votre travail actuel est différent de ce qu’on vous a décrit

Si vos tâches quotidiennes ne correspondent pas du tout ce que l’on vous a présenté lors de l’entrevue, cela peut représenter une énorme déception!

6. « Autres tâches compatibles avec vos fonctions » est l’essentiel de votre travail

Si vous regardez votre description de poste, généralement, les premiers points sont les fonctions principales qui occuperont la majorité de votre temps. Lorsque la majeure partie de votre journée ne reflète aucunement les points mentionnés dans votre description de poste et que vous êtes plutôt dans le mode « Autres tâches », ceci devient un feu rouge clignotant!

7. Votre gestionnaire vous stresse

Si vous redoutez toujours d’avoir une conversation avec votre gestionnaire, vous trouvez que vos épaules sont constamment crispées et tendues, ou si vous avez un mal au ventre à penser à votre prochaine interaction avec votre gestionnaire et que c’est devenu une fixation, il est temps d’explorer de nouvelles options!

8. Vous arrivez au travail plein d’énergie et à l’heure du diner vous êtes épuisé

Lorsque vous travaillez sur vos trucs préférés, cela devrait vous donner de l’énergie. C’est votre zone de confort et d’expertise. Lorsque vous travaillez sur des choses que vous détestez, ça draine votre énergie. Si votre énergie est drainée quotidiennement avant l’heure du diner, c’est que vous faites trop de choses qui vous éreintent et que vous êtes dans le mauvais emploi.

9. Vous dites constamment « Quand ce dossier sera fini, ça va aller mieux »

Le dire une fois, peut-être deux c’est correct. Nous avons tous à traverser des périodes au travail qui sont stressantes et exigeantes, mais quand cela devient la norme, il y a des chances que ce soit l’emploi et non le dossier qui rend votre vie si difficile.

10. Vous vous ennuyez, tout le temps.

Quand vos fonctions et vos responsabilités ne vous permettent plus de relever de défis et qu’après avoir demandé pour de nouvelles choses intéressantes à faire, vous restez catalogué à vos fonctions, il pourrait être le temps pour vous de trouver de nouveaux pâturages plus verts!

11. Vos accomplissements ne sont jamais suffisants

Vous travaillez très dur afin d’atteindre vos objectifs. Vous atteignez vos objectifs et, ce n’est jamais assez pour votre gestionnaire ou votre entreprise, ceci un signe majeur que vous n’êtes peut-être pas au bon poste ou pour la bonne entreprise.

En résumé, rappelez-vous que chaque carrière est temporaire. Lorsque vous avez à surmonter des obstacles, c’est à vous de venir à bout de ceux-ci dans votre compagnie actuelle et avec votre gestionnaire. Si vous n’êtes pas capable de les surmonter, il est peut-être temps et d’allez de l’avant pour trouver un nouvel emploi.

L’art subtil de perdre son temps

C'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain : ce proverbe détourné sous la plume de l’écrivain et humoriste français Alphonse Allais renferme le précepte essentiel du procrastinateur. Par définition, ce dernier excelle dans l’art de remettre au lendemain, sinon aux calendes grecques, ce qu’il pourrait faire le jour même. Episodiquement pour certains. Systématiquement pour d’autres. Par paresse. Par manque d’enthousiasme ou de conviction. Et même délibérément, parce que chacun sait que l’inaction suscite aussi d’opportunes alternatives et/ou contributions bienfaitrices de tiers. « Ah… tu l’as fait… fallait paaaaaaas ! »

La journée de la procrastination a été lancée le 25 mars 2010 par les éditions Anabet, pour promouvoir la sortie de l’ouvrage Demain, c’est bien aussi, de Kathrin Passig et Sascha Lobo. Depuis, elle est inscrite dans la nuée de celles référencées par le site journee-mondiale.com. Même si sa paternité est également revendiquée par l’éditeur et journaliste David d’Equainville dans son Manifeste du 25 mars contre la tyrannie de l’hyper-urgence (Ed. François Bourin), paru… en 2014. « Et s’il n’est pas entendu… ce sera pour le 25 mars 2015 », avançait l’éditeur visionnaire.

Qui n’a jamais procrastiné lève la main. Et, à défaut de la lever d’ici à demain (ou après-demain), autant la poser sur sa souris et les liens qui suivent. Ce sont tous de judicieux alibis virtuels pour remettre à plus tard le fastidieux dossier en cours ou la lecture de La procrastination, l’art de reporter au lendemain, de John Perry (Marabout, mars 2014).

Notre sélection de liens pour perdre (ou gagner, c’est selon) du temps et faire grimper en flèche son taux de procrastination :

« Pausitiver ». Quitte à procrastiner, autant consacrer ses heures de flânerie à la connaissance. Un alibi en béton armé dispensé par les conférences TED. Le Portail français propose, entre autres, l’intervention de David Grady pour « sauver le monde, ou du moins vous-même, des mauvaises réunions » ou celle de Pico Iyer sur l’art de l’immobilité.

Poudre aux yeux. Pour retarder le moment d’agir, rien de tel que de suivre des yeux ce petit personnage ou cette bille bleue qui ne tiennent pas en place. Surtout qu’en paraissant si concentré, le front plissé, on évite toute intrusion. Un « Ne pas déranger » en vient-il à s’inscrire sur le haut de notre visage ? A prolonger d’une escapade sur Rainy Mood pour le doux bruit de la pluie ou sur Baker Cat et son soporifique bien qu’agité chat pâtissier. Somnolence assurée.

Web-trotteurs. Une fois parcourus de long en large les méandres des réseaux sociaux, les globe-trotteurs virtuels exploreront, de haut en bas, les gratte-ciel les plus hauts du monde et les plans de métro des villes du monde entier. Et combien de contrées encore à visiter par webcams interposées sont à portée de clic sur Earthcam.com et de cartes aux thématiques variées à butiner sur Unecartedumonde.fr ? Pour tout remettre à demain… ou à deux pieds.

Temps forts. Remettre à demain les innombrables taches de sa to-do list n’implique pas de déprécier les sites de données en temps réel : attaques informatiques, vols aériens et trajets ferroviaires, sans oublier les statistiques mondiales chronophages de Worldometers et Planetoscope.

A bout de nerfs. Des baffes qui se perdent ? En attendant de se décider IRL (« dans la vraie vie »), pourquoi ne pas gifler cet homme à l’écran à l’aide d’une anguille ? L’« ichthyophobe » se repliera volontiers sur le film de protection à bulles que ses doigts oisifs éclateront. Un grand classique, décliné en version virtuelle.

Chasse à courts. Les films d’animation, stop-motions et courts-métrages sont légion en ligne. Le site Les-courts-metrages.fr se veut « la crème des crèmes » sur le sujet et, s’il n’est pas exhaustif, permet de tuer plusieurs dizaines d’heures d’affilée.

Coup de pouce. Plus le temps pour rien. Et encore moins pour le perdre. Plus rien qui ne tourne dans le bon sens des aiguilles d’une montre. Procrastinateur, un clic sur cette simplissime touche « OK » finit par tout arranger. Et même à longueur de temps sur Make-everything-ok.com.

Perds-pas-la-boule. Des questions en suspens ? De celles qui ne trouvent pas de réponse ? L’enfantine « boule magique », ou Magic 8 Ball, n’en fera qu’une bouchée. « Posez-vous n’importe quelle question et laissez la boule magique vous répondre », suggère le site Tarmax. Faut-il s’adonner à la procrastination ? Sa réponse est on ne peut plus limpide : « Les astres disent que oui ».

Au bout du rouleau. « Les toilettes furent pendant très longtemps un lieu où la publicité avait du mal à s’installer », explique le site Vivelapub.fr sur lequel on trouvera de quoi s’éterniser. On visionnera ce spot de 1971 dans laquelle un bambin déroule, depuis le lieu d’aisance jusqu’au salon, les mètres du rouleau hygiénique, finissant sa course d’un enthousiaste « Mamaaaaan ». A reproduire, plus ou moins fidèlement, sur le site Papertoilet.

D’inutilité publique. Le site Theuselessweb dirige de manière aléatoire vers des sites inutiles et futiles. Le hasard mène parfois sur cette page colorée où l’on peut dessiner à l’aide de canards jaune citron, à cet écran léché par un assidu Carlin, baveux à souhait ou débouche sur la danse psychédélique d’un ver de terre et sur la chute sans fin d’écrans colorés. Le kitch ne connaît pas la crise et peut s’avérer fantastiquement chronophage.

Repas d’affaire méthodologie

Le choix du restaurant

« On choisira le lieu de rencontre en fonction de l’objet du repas, ainsi que le temps consacré à l’événement, le menu et la décision de prendre du vin ou pas »

» Choisir le restaurant en fonction de l’objet du repas : dans déjeuner d’affaires il y a l’aspect convivial du déjeuner et le côté sérieux des affaires. Il convient de juger a priori quelle sera la teneur principale du repas : s’il s’agit de fêter la conclusion d’un accord ou de négocier les termes d’un contrat, l’ambiance sera différente. On choisira le lieu de rencontre en fonction, ainsi que le temps consacré à l’événement, le menu et la décision de prendre du vin ou pas. Ainsi dans la deuxième hypothèse, il faut prévoir une salle calme où l’on peut parler. Dans tous les cas, privilégiez un restaurant que vous connaissez afin d’éviter les mauvaises surprises (service trop lent, musique omniprésente…).

» Avant la date prévue (quelques jours au préalable), il est bon de rappeler par email le rendez-vous en précisant les détails pratiques (adresse du restaurant et heure). C’est également l’occasion de glisser à votre interlocuteur les sujets que vous souhaiterez aborder. « Nous aurons l’occasion de discuter de notre future collaboration », « …pour fêter la fin du contrat et discuter de l’avenir de notre collaboration », etc. Cela vous permettra d’entrer plus facilement dans le vif du sujet le moment venu.

Avant de passer à table

» Le Jour J, prévoyez d’arriver 10 minutes en avance afin d’accueillir vos invités – qui devraient être à l’heure. On les attend dans l’entrée du restaurant ou bien à table après avoir pris soin de donner des instructions au serveur pour diriger les invités. Si vous les retrouvez devant le restaurant, c’est à vous de pénétrer en premier dans la salle et de vous adresser au serveur.

« Plus les échelons hiérarchiques se tassent, plus la galanterie prime »

» Le cas échéant, vous devrez faire les présentations de vos collaborateurs respectifs. Passage obligé qui doit respecter un certain formalisme. Ainsi, on présente la personne la moins importante à la plus importante. Vous introduirez donc votre adjoint auprès de votre client, plutôt que l’inverse (« Monsieur Dupont, laissez moi vous présenter mon bras droit, Jacques Tavernier »). Ensuite, pour présenter les personnes appartenant à la même entreprise, la notion de hiérarchie prime mais plus les échelons hiérarchiques se tassent, plus la galanterie prime.

S’installer à table

» S’installer à table : là encore, pas question de s’asseoir n’importe comment. Un premier principe consiste laisser la place la plus confortable à son invité et aux femmes. On les laissera profiter de la vue sur la salle, de la banquette et on se satisfera de la place dans le couloir avec le passage des serveurs… Pour faciliter son rôle d’animateur, on s’installe généralement en milieu de table, son interlocuteur principal en face de soi. L’idéal étant ensuite de respecter une alternance homme femme et de mélanger les équipes (évitez de créer des clans qui se font face). Une astuce : Gabrielle de Lesquen explique que les angles sont des places stratégiques car ils donnent vue sur l’ensemble de la table. En cas de négociation importante, prévoyez d’y installer un proche collaborateur.

Une fois assis, il faut veiller à maîtriser sa position

Exemple à ne pas suivre : les coudes sur la table. En revanche, le dos reste bien droit et détaché du dossier
» Une fois assis, il faut veiller à maîtriser sa position : on ne s’avachit pas sur son siège même si l’on a passé la matinée à courir. On reste droit en laissant un léger espace entre soi et le dossier de la chaise. « Un chat doit pouvoir passer », plaisante Gabrielle de Lesquen. Quant aux mains, elles se trouvent sur la table (et non sur les genoux, à l’anglaise). En revanche, les coudes, non ! Une exception à cette règle : les dames peuvent se permettre de poser les coudes à partir du fromage.
On évitera également d’allonger les jambes (au risque de donner un coup de pieds à son voisin d’en face) ou de les croiser.

Le choix des plats et du vin

» Un menu ou à la carte ? Pour Gabrielle de Lesquen, il est aujourd’hui tout à fait admis de conseiller un menu, sans pour autant passer pour un radin. D’autant plus que votre temps, et celui de vos convives, est compté et que le menu garantit généralement un repas plus rapide. D’ailleurs, si vous avez un impératif de temps (une réunion à 14 h par exemple), précisez-le d’emblée. Vous pouvez inciter vos convives en indiquant votre propre choix (« je pense prendre le menu… »). Si votre invité souhaite prendre une entrée alors que vous non, mettez-le à l’aise : « C’est une bonne idée, ce plat est très bon, il faut l’essayer ». Si cela vous ennuie de le laisser commencer à manger tout seul, vous pouvez préférer prendre une entrée légère afin de l’accompagner.

« Si votre invité souhaite prendre une entrée alors que vous non, mettez-le à l’aise »

» En tant que personne invitante, il vous revient de vous occuper du vin. Il faut d’abord proposer à la table de commander du vin car de nombreux déjeuners d’affaires se font dorénavant sans alcool. Le cas échéant, c’est également à vous de choisir mais vous pouvez tout à fait consulter votre invité, surtout si vous savez ce dernier connaisseur. Sauf si le serveur s’en charge, c’est enfin à vous de veiller à proposer du vin lorsque les verres de vos invités sont vides. Pour Gabrielle de Lesquen, une petite difficulté peut survenir lorsque l’invitation provient d’une femme. « En théorie, les femmes ne doivent pas toucher une bouteille », précise-t-elle. Attendez de voir si votre invité prend l’initiative de faire le service, sinon suggérez-lui poliment.
Et si la table opte pour du vin mais que vous ne souhaitez pas en consommer, la façon la plus habile de procéder consiste à accepter une petite quantité de vin et à ne pas le boire. Votre verre restant rempli, on ne vous en proposera plus.

Rentrer dans le vif du sujet

» C’est à vous de donner le signal que les convives peuvent commencer à manger. Pour cela, attendez que tout le monde soit servi et commencez simplement votre assiette. On bannit le « bon appétit » lancé à la cantonade, qui suggère à vos invités de bien digérer leur repas…

» Pour rappel, le pain se place à gauche de son assiette (il ne fait pas très bon effet de piocher allègrement dans le morceau de pain de son voisin). Tout comme le vin, il faut mieux éviter de le consommer avant d’avoir débuté le repas, ou alors en petites quantités.

il faut garder sa veste à table

Si vous souhaitez ôter votre veste, il faudra aussi enlever la cravate © Aurélie Fardeau / JDN Management

» Si Gabrielle de Lesquen observe que les discussions professionnelles arrivent généralement très tard dans le repas, elle déconseille d’attendre autant. S’il est clair pour les deux parties que l’on se voit pour parler business, on peut entamer la conversation après avoir passé la commande ou à l’arrivée des entrées. Auparavant, il faut entretenir une conversation agréable en évitant les sujets politiques et religieux. On sera également attentif à ne pas poser de questions trop personnelles. « Vous pouvez parler des vacances mais ne demandez pas à votre interlocuteur s’il part avec ses enfants si vous ne savez pas s’il en a », cite en exemple Gabrielle de Lesquen. En revanche, s’il les mentionne, vous pouvez l’interroger sur leur âge, leur classe…

» Même si le potage vous a donné chaud, n’oubliez pas qu’il faut garder sa veste à table. Si vraiment la chaleur est insoutenable et semble importuner vos invités, vous pouvez leur proposer de l’ôter. « Mais dans ce cas, prévient Gabrielle de Lesquen, il faut également enlever la cravate. »

Du bon usage de la serviette

» Pendant que vous mangez, gardez votre serviette sur vos genoux, dépliée à moitié. Même si l’on vous sert un plat en sauce, il est formellement interdit d’attacher sa serviette autour du coup ou de la caler sur le ventre. D’ailleurs, si vous avez des doutes sur vos capacités à manger proprement, évitez les sauces et autres coulis.

» Vous avez cependant le droit de vous essuyer la bouche avec votre serviette. Dans ce cas, sachez qu’on ne la frotte pas énergiquement mais qu’on la tapote négligemment.

» Si, pour quelque raison que ce soit, vous devez vous absenter de table, l’erreur courante est de poser la serviette sur la table. Le bon geste consiste en fait à laisser tomber sa serviette sur sa chaise. Au moment de partir, seulement, vous pourrez la déposer sur la table, sans la plier ni la chiffonner.

S’y retrouver parmi les couverts

» De l’extérieur vers l’intérieur : depuis Pretty Woman, tout le monde sait que les couverts s’utilisent de l’extérieur vers l’intérieur. Il peut être bon de préciser que la grande cuillère se trouve à droite et que le petit couteau placé devant les verres sert pour le fromage.

Se dépêtrer de ses couverts

Lorsque vous avez fini de manger, posez vos couvert manches vers la droite

» Les erreurs sont bien plus fréquentes sur la position à donner à ses couverts. Lorsque vous n’utilisez pas votre couteau, ne le remettez pas sur la nappe, au risque de la tacher, mais posez-le sur l’arc de cercle extérieur droit de votre assiette. Entre deux bouchées ou si vous faites une petite pause dans votre plat, les couverts se posent en croix dans l’assiette et non sur les rebords.

» Lorsque vous avez fini votre plat, posez vos couverts alignés, en travers de l’assiette vers la droite. En effet, dans un restaurant digne de ce nom, on vous apporte les plats vers la gauche mais on vous dessert vers la droite. Ce positionnement évitera tout risque de chute au moment où le serveur vous desservira.

Payer discrètement

« La technique la plus discrète consiste à laisser sa carte bleue au serveur en arrivant »
» Plusieurs techniques prévalent pour payer discrètement, sans mettre votre invité mal à l’aise. La plus discrète – mais qui demande que vous connaissiez bien le restaurant – consiste à laisser votre carte bleue au serveur en arrivant. Si vous êtes un régulier, prenez l’habitude de payer de cette façon en vous faisant envoyer la facture à votre bureau.

» La méthode la plus courante consiste sinon à s’éclipser après le café – pour aller se laver les mains – et en profiter pour faire un détour par l’accueil où vous réglerez la note.

» Si malgré vos efforts la note arrive sur la table – le serveur vous ayant pris de vitesse – privilégiez la carte bleue aux espèces ou au chèque.

S’absenter de table

» En règle générale, on ne se lève pas de table avant la fin du repas. Si vous n’avez pas pu prendre vos précautions avant d’arriver au restaurant, il est toutefois possible de vous éclipser avant de vous mettre à table. Sinon il vous faudra attendre après le fromage, en cas d’extrême nécessité.

On éteint son téléphone ou son PDA lors d’un repas d’affaires

Si vous attendez un appel important, posez votre téléphone sur la table en mode silencieux

» Tout comme pour une réunion de travail, on éteint son téléphone ou son PDA lors d’un repas d’affaires. C’est d’abord une politesse pour la salle mais c’est aussi en façon de montrer à votre interlocuteur que vous êtes entièrement à sa disposition. Si vous attendez un coup de fil urgent, prévenez vos invités. Vous pouvez alors déposer votre téléphone sur la table, en mode vibreur bien entendu. Lorsque l’appel attendu survient, vous devez vous lever et quitter la table pour converser. Il est en effet désagréable pour le ou les autres personnes présentes de « subir » votre dialogue. Au moins, si vous n’êtes pas là, ils pourront discuter entre eux ou bien jeter un regard à leur propre messagerie… Si l’interruption survient au milieu d’un plat, pensez à croisez vos couverts sous peine de risquer de ne pas retrouver votre assiette en revenant.

» Quant à la cigarette, depuis que la loi interdit de fumer dans les lieux publics, on l’oublie jusqu’à la fin du repas.

Les erreurs qui discréditent

» L’ordre de service des plats : si la question du service se pose moins au restaurant que lors d’une invitation chez quelqu’un, il faut toutefois veiller à respecter quelques règles de bienséance. Ainsi, si vous avez tous commandé le même plat, laissez la priorité aux femmes (dans le cas où le serveur ne le fait pas naturellement). Ensuite, à vos invités. Si la table est grande et qu’il serait malaisé de faire circuler les plats de main en main, veillez à ce que vos voisines soient servies avant vous.

On ne soulève pas son assiette à soupe

» On ne trinque généralement pas lors de repas d’affaires. Si toutefois vous célébrez une bonne nouvelle et que votre invité souhaite trinquer, garder à l’esprit que l’on ne soulève pas le verre plus haut que le menton et que l’on regarde non seulement celui qui porte le toast mais également les autres personnes de l’assemblée.

» S’il est autorisé de saucer son assiette avec un morceau de pain, il faut éviter de « nettoyer » son assiette. Vous passeriez pour un gourmand ou pour quelqu’un qui n’a pas mangé à sa faim. Il en est de même pour l’assiette à soupe. Soulevez son assiette pour racler le fond n’est guère indiqué. Efforcez-vous de la laisser à plat.

» Les erreurs de couverts sont les plus fréquentes et également les plus visibles : pensez à respecter les quelques règles vues précédemment.

Les détails qui font la différence

» « L’art de vivre à table découle d’une relation de confiance, en France », ironise Gabrielle de Lesquen. C’est pour cela qu’on utilise au minimum son couteau, toujours moins dangereux posé sur la table que dans les mains d’un convive. De plus, les couverts étaient historiquement recouverts d’un produit qui altérait le goût des aliments. Le couteau ayant une surface supérieure à la fourchette, on l’utilise avec parcimonie. Quant à la salade, on ne la coupe pas. Cette fois c’est parce que le vinaigre oxydait les lames. Si les feuilles sont trop longues, on les plie avec sa fourchette.

Le sel ne se passe jamais de la main à la main

» C’est pour cette raison, et parce qu’il s’agit d’un met raffiné, qu’il est préférable de déguster son foie gras à la fourchette, à la différence du pâté ou du fromage. Dans ce cas, on porte la fourchette à la bouche et l’on prend un morceau de pain ensuite. De même pour les desserts : si vous avez une fourchette à gâteau dans vos couverts, utilisez-la plutôt que la cuillère tant que possible.

» Encore une coutume inspirée de l’histoire : le sel, condiment autrefois précieux, ne se passe pas de la main à la main. Si votre voisin vous demande le sel, il faut lui poser la salière à portée de main. Cela évite d’en renverser.

Votre pire souvenir de repas d’affaires

Repas beaucoup trop arrosé, ambiance très électrique avec un client, grosse maladresse d’un de vos collaborateurs… Racontez-nous votre repas d’affaires le plus difficile à avaler. Témoignez.