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Leçons de marketing venant des Simpson

Un article adapté d’un blogueur anglophone comme il m’arrive de le faire parfois.

C’est Neil Patel qui est l’instigateur de ce post.

Celui-ci indique que même s’il a commencé à regarder la série animée « Les Simpsons » quand il était petit, et qu’il a vu de nombreux épisodes, ces derniers lui ont appris énormément. Notamment, 7 leçons de marketing à retenir qu’il a ainsi partagé.

Leçon N°1: Prendre des risques

Dans un des épisodes de la série, Bart Simpson essaie de sauter d’une falaise. Rien que le fait d’y penser fait peur à beaucoup de personnes, pourtant le saut fut réussi.
Dans le marketing, il faut apprendre à prendre des risques. Parfois , vous allez faire de grossières erreurs mais ces erreurs vont vous aider à progresser pour la suite. Si vous n’êtes pas disposé à prendre des risques, surtout quand il n’a aucune raison d’avoir peur, vous ne pourrez jamais obtenir le maximum de votre entreprise. Il ne faut pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses !

Leçon N°2: Etre agressif

Avez-vous remarqué que Bart Simpson n’assume jamais ses actes. Il est toujours en train de dire « je ne l’ai pas fait, personne ne m’a vu le faire, vous n’avez aucune preuve que je l’ai fait« . Par exemple, ne pas hésiter de se proposer pour écrire un article invité sur le site d’un concurrent, au pire il dira non, au mieux, vous pourrez y présenter votre activité en lui expliquant que vous êtes des partenaires.
Quand un client se plaint d’une société qui travaille dans le même domaine que vous, sautez sur l’occasion, allez lui proposer vos services ! Au pire, il dira non, mais il aura au moins pris connaissance de votre existence.
Il ne faut pas hésiter à être « agressif », à faire des choses limites ( genre « envoyer des e-mails » qui pourraient vous faire passer pour un spammeur ) car peu osent le faire et vous prenez alors un avantage certain.

Leçon N°3: Etre créatif

Vous voyez l’image illustrant ce paragraphe ? C’est la fameuse scène que l’on voit au début de chaque épisode des Simpsons. A chaque fois, la phrase est différente, dailleurs celle que j’ai mise est unique aussi, non ? Certains téléspectateurs ne voulaient pour rien au monde rater le générique du programme pour ne pas rater cette phrase, qui était parfois en relation avec l’actualité.
La créativité peut faire des merveilles lors d’une campagne de communication par exemple, souvenez-vous des derniers « buzz » que vous avez vu, pourquoi vous ont-ils marqué ? parce qu’ils étaient originaux ! Ils n’étaient pas copiés sur ce qui avait déjà été fait.

lecons marketing simpson neil patelLeçon N°4: Ne jamais arrêter d’apprendre

Pour illustrer cela, nous allons abandonné Bart et se concentrer sur Lisa. Cette dernière est un modèle: elle n’arrête jamais d’apprendre et ne se contente pas du médiocre. Elle veut toujours être la meilleure quelque soit le domaine concerné.
Certaines sociétés disent connaître leur client mais est-ce vrai ? quel temps passe-t-il sur leur site ? quels éléments font qu’ils vont consulter une page ? acheter ? il faut toujours en apprendre plus sur ses prospects afin de répondre du mieux possible à leurs attentes. Par exemple: untel a une voiture, donc vous pouvez lui vendre des produits destinés aux automobiles … mais s’il a un véhicule électrique, hybride, essence ou diesel, votre offre doit être différente !

Leçon N°5: Rien ne sert d’être intelligent pour réussir

Si vous avez regardé ne serait-ce qu’un épisode, vous avez certainement du voir qu’Homer ( le père de famille ) n’est pas un modèle d’intelligence.
Mais il a pourtant réussi sa vie: il a un bon travail à la centrale nucléaire et une belle famille.
Vous n’êtes pas un expert, en marketing, en rédaction de contenu ? Améliorez encore plus un de vos points forts, et sous-traitez le reste.

conseil marketing lecon simpsonsLeçon N°6: Gardez votre bouche fermée

Faites comme Monsieur Burns, l’homme le plus riche de la série. Il ne parle pas beaucoup de ses activités. Un peu comme Steve Jobs le faisait et comme Xavier Niel le fait. Quand un nouvel appareil Apple doit sortir, de nombreuses rumeurs apparaissent … elles ne sont jamais démenties par la frime de Cupertino même si elles sont farfelues ( et loin de la vérité ).
Dailleurs, en ce moment, le web fourmille d’info sur ce que pourraient être les forfaits Free Mobile mais la firme française n’a fait aucune communication à ce propos, laissant les autres spéculer et surtout afin de ne pas donner à Orange, Bouygues Telecom ou SFR la possibilité de préparer leurs répliques.

Leçon N°7: Toujours avoir peur

Oser, tester, prenez des risques ! en ayant conscience que vous ne réussirez pas forcément dans tout ce que vous entreprendrez. Google domine le web mais Google ne réussit pas tout: après l’échec de Google Wave, la firme va fermer Google Buzz qui n’a jamais obtenu l’agrément des internautes. Mais ce n’est pas pour celà que Google ne propose plus de nouveaux services: ils sont lancé Google+ pour « concurrencer » Facebook déjà bien établi.
La peur vous permettra de vous familiariser avec les conséquences de vos actes.

La conclusion de cet article ?

Vous pouvez apprendre des leçons de marketing dans tous les domaines: que ce soit en lisant un blog, en allant au spectacle d’un humoriste ou en regardant un dessin animé comme les Simpsons.

Leader ou manager

La différence fondamentale entre un leader et un manager tient à l’origine de l’autorité que chacun exerce au sein d’une entreprise :

Un manager est désigné par sa hiérarchie, c’est un chef imposé à une équipe. Être un manager dans une entreprise est avant tout un statut. Le pouvoir du manager trouve son fondement dans l’organisation hiérarchique de l’entreprise.

Un leader, quant à lui, est reconnu comme tel par les membres d’une équipe. Être un leader dans une entreprise est une reconnaissance, non un statut. Le leader tire son pouvoir des relations qu’il noue avec les autres membres du groupe.
« A leader knows what’s best to do; a manager knows merely how best to do it. »
Ken Adelman

« Management is doing things right, leadership is doing the right things. »
Peter F. Drucker

Un manager est un organisateur

« So much of what we call management consists in making it difficult for people to work. »
Peter F. Drucker

Un manager tient son autorité de la hiérarchie, qui le désigne comme tel
Son pouvoir est avant tout lié à l’organisation hiérarchique de l’entreprise
Il est centré sur la tâche
Il dispose d’une équipe formelle, sur laquelle il exerce son autorité
Il organise, coordonne et contrôle l’activité de son équipe (planification et reporting)
Il a des objectifs et cherche à les atteindre
Il peut être perçu comme source de rigidité et de complexité

Mots-clés du manager : organisation, planification, objectifs, résultats, processus, coordination, conformisme

Un leader est un visionnaire

« The real leader has no need to lead. He is content to point the way. »
Henry Miller

Un leader tient son autorité des membres du groupe, qui le reconnaissent comme tel
Son pouvoir est avant tout lié aux relations qu’il noue avec les membres d’un groupe
Il est centré sur les personnes
Il est au centre d’un groupe, qui lui reconnaît une autorité informelle
Il propose, influence et est moteur au sein de son groupe (motivation et initiative)
Il a une vision et cherche à la réaliser
Il peut être perçu comme source de dispersion et de désorganisation

Mots-clés du leader : communication, motivation, confiance, adhésion, vision, écoute, coopération, originalité

Leader et manager, les deux faces d’une même pièce

Un leader n’est pas foncièrement meilleur qu’un manager, ni un manager qu’un leader. Ils sont les deux faces d’une même pièce, et sont indispensables au bon fonctionnement d’une entreprise. De bons managers sont nécessaires, afin d’organiser efficacement l’activité, mais également de bons leaders, afin d’entraîner et de motiver les équipes.

Si un manager peut parfaitement être un leader au sein de son équipe, on peut être un manager sans être un leader, et on peut être un leader sans être un manager.

« L’art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre. »
Herbert von Karajan

Différences entre coaching, formation, mentoring, psychothérapie, etc.

Fréquemment les gens me posent la question sur les différences entre Mentoring, Coaching, Psychothérapie, Formation et d’autres approches pour le changement personnel.

Le diagramme ci-dessous essaie de clarifier les différences entre les diverses approches:

De façon, générale n’importe quel coach interviendra dans tous les domaines – et de même feront les mentors, thérapeutes, etc. Par contre, quelques-uns ont développés un style prédominant.

Par exemple, le Coach/Mentor s’oriente vers l’avenir et se concentre sur les changements comportementaux et de l’amélioration de la performance (en bas à droite), mais également sur les compétences et le développement (en haut à droite).

Vous pouvez utiliser ce diagramme pour être clair sur :

  • Votre objectif de l’intervention souhaitée (résoudre le passé / alignement avec la culture d’entreprise / créer le futur)
  • Le genre de changement visé (premier ou deuxième degré)
  • Est-ce que l’intervention vise à s’orienter vers un futur différent ou de s’aligner avec le statut quo ?

Cinq erreurs commises par les coachs

Les_5_erreurs_des_coachsUne communication boiteuse, des méthodes qui ne fonctionnent pas, le sentiment de ne pas être sur la même longueur d’onde et finalement un résultat insatisfaisant. Si tel est le cas il se peut que la relation de confiance entre client et coach n’a pas été établit. Mais il est aussi possible que le coach a commis certaines erreurs qui cumulées, s’avèrent toxiques dans le processus de l’accompagnement. Les erreurs le plus souvent commises par les coachs nous démontrent quelques faiblesses possibles :

Erreur N° 1. Mauvaise préparation

Un grand nombre des coachings risquent de commencer de façon boiteuse si le coach n’est pas bien préparé pour la séance. Un temps précieux est perdu avant même que le processus de coaching n’ait pu commencer. La solution est très simple: 15 à 30 minutes de préparation sont un minimum pour noter quelques questions et ou de se rappeler du sujet de la dernière séance afin de structurer la prochaine et de pouvoir se synchroniser rapidement avec le client.

Erreur N° 2. Manque d’engagement

Si un client annule ou déplace régulièrement une séance, il se peut qu’il soit moins engagé. Est-ce qu’il existe un contrat entre le coach et le client qui stipule les engagements de chacun ? Est-ce qu’il y a eu une clarification de l’objectif du client ?  Un manque d’engagement de la part du client met souvent en question les compétences du coach. Au pire des cas, le coaching n’est pas pris au sérieux par le client et le danger de « tourner en rond » est très présent. Là aussi, la solution est plutôt simple mais demande une certaine discipline de la part du coach : Travailler avec des contrats compréhensibles, donner de façon sélective des devoirs à faire, demander un feed-back et ne pas être trop figer sur l’objectif.  Le but est de créer une relation d’égale à égale.

Erreur N° 3: Mettre les outils techniques en avant

Une relation de coaching se base sur la relation de confiance entre coach et client. Sans cette relation de confiance le client n’aborderait pas certains sujets et un coaching efficace deviendrait tout simplement impossible.  Le client n’est pas là pour qu’il corresponde aux bons outils ou techniques à appliquer sur lui, mais bien le contraire. C’est au coach de savoir quel outil ou technique serait approprié à appliquer concernant le problème du client. Dans un processus de coaching, c’est la personne qui est mise en avant. De ce fait, un coach doit être à l’écoute de son client et considérer les outils et méthodes seulement en tant que moyens, mais ceci demande une certaine expérience.

Erreur N° 4: Manque de flexibilité

Souvent vers la fin de la séance le client arrive à un point ou il désire  continuer. Ceci demande du coach, dans la mesure du possible, de se montrer flexible et de prévoir une zone de tolérance concernant le dépassement du temps prévu, afin de ne pas laisser le client avec un sentiment de frustration.

Erreur N° 5: Sous-estimer les sous objectifs

En tant que coach ne vous contentez pas trop de l’objectif de votre client qui semble clair et précis. Souvent à la clarification approfondie de l’objectif par des questions très précises il s’avère que l’objectif cache un sous-objectif encore plus important que l’objectif initial. Seulement quand vous avez trouvé l’objectif derrière l’objectif vous allez sentir la motivation de votre client et vous pouvez l’aider à accéder à ses ressources.

En résumé: Les erreurs les plus souvent commisses par les coachs ne sont pas très spectaculaires et avec un certain recul facile à détecter. Si vous prenez en considération quelques règles élémentaires vous éviterez la plupart des erreurs et augmenterez en même temps la qualité du coaching. Posez-vous de façon critique la question suivante: Selon votre propre expérience, lesquelles des erreurs mentionnées dans cet article vous sont familière ?

Travailler de n’importe où, une expérience d’entreprise libérée

Libérer l’entreprise c’est faire exploser ses cadres traditionnels et adopter une organisation managériale différente, pour le plus grand bonheur des employés. De nombreuses entreprises se lancent dans cette démarche de changement . Car libérer l’entreprise c’est aussi la rendre plus performante.

C’est ce qui a motivé la société Doyoubuzz, une start-up nantaise, qui a entreprise depuis 6 mois d’opérer un reboot complet. Résultats : plus d’horaires et du télétravail permanent. Pour aller encore plus loin dans l’expérimentation, l’un des développeurs de Doyoubuzz est même parti pendant 3 semaines travailler à distance sur une île paradisiaque. Retour sur cette expérience.

Hackerbeach-2

« Pourquoi travailler dans la grisaille alors qu’on peut le faire depuis une plage sous le soleil ? » voilà comment Thomas Belin, 27 ans, résume le projet Hackerbeach auquel il a participé en janvier dernier. Ce développeur front end, qui travaille chez Doyoubuzz depuis 3 ans, a passé 3 semaines en République dominicaine pas pour les vacances mais pour bien pour le boulot. C’était la destination choisie cette année pour les développeurs qui voulaient travailler autrement. Après le Vietnam lors de la première édition et le Kenya l’an dernier, une vingtaine de développeurs de 12 pays différents avaient rendez-vous en Dominique en début d’année.

Il faut dire que le concept de Hackerbeach a de quoi séduire les développeurs. « C’est un rassemblement assez informel entre développeurs volontaires qui veulent se retrouver et rester une semaine ou un mois » raconte Thomas. « Je suis parti 3 semaines avec des amis. Le but était de rencontrer du monde tout en étant dans un cadre de travail sympa ».

Une expérimentation de travailleur nomade qu’il a raconté dans un « petit guide du travailleur-voyageur ». Pour se fixer un cadre, Thomas avait tout même établi à l’avance un planning qu’il n’a pas du tout respecté une fois sur place. « Aucune journée ne ressemble à l’autre, on prend la liberté d’aller faire un tour quand le boulot n’avance plus » explique le vacancier-travailleur. Une nouvelle routine à inventer chaque jour à condition de se libérer du sentiment de culpabilité.

Libéré, délivré… du sentiment de culpabilité

Hackerbeach« La première semaine quand j’éteignais mon ordinateur pour aller me baigner ou faire autre chose que bosser, j’avais tendance à culpabiliser alors que j’avais du travail en cours » se souvient Thomas.« Mais au fur et à mesure, j’ai trouvé un rythme différent et je me suis rendu compte que lorsque je revenais me mettre au travail j’étais vraiment plus productif. Dès que je sentais que je n’avançais plus je sortais me balader ou faire autre chose ».

Vivre l’aventure hackerbeach suppose cependant d’avoir l’accord de son employeur. L’expérience correspondait parfaitement à une démarche d’entreprise libérée dans laquelle Doyoubuzz s’était engagée depuis plusieurs mois en remettant en question son fonctionnement interne.

« Le point de départ c’est un reboot technique qui s’est accompagné d’un reboot organisationnel » raconte Ludovic Simon, le fondateur de Doyoubuzz. « C’était le moment, Doyoubuzz existait depuis 7 ans, nous avions atteint une certaine maturité mais nous n’appliquions pas notre agilité technique dans le management ». La petite équipe nantaise de 7 personnes s’est alors inspirée de l’holacratie, de l’entreprise libérée et des méthodes de Googlepour explorer d’autres voies. « On a fait un peu notre marché dans ces différentes pratiques pour être plus transparents et réactifs » explique le CEO de la start-up.

Travailler où on veut, quand on veut

Le premier grand changement a été d’opter pour le télétravail et de suivre l’équation de base de l’entreprise libérée : liberté + responsabilité = bonheur + performance. Ce qui s’est traduit chez Doyoubuzz par le fait que les employés travaillent d’où ils veulent et quand ils veulent. Plus de bureaux, c’est télétravail à volonté. Alors quand l’opportunité de tester Hackerbeach s’est présentée, Thomas le développeur a évidemment eu la bénédiction de son boss, ou plutôt de son « leader nourricier ». Le terme employé dans les entreprises libérées pour désigner le PDG. « A partir du moment où on fait confiance aux gens, qu’ils sont motivés et se comprennent bien, il n’y a pas de raison que ça pose problème » affirme Ludovic Simon.

« Travailler de n’importe où, ça peut marcher. Il suffit d’expérimenter »

L’expérience Hackerbeach a d’ailleurs été enrichissante même pour ceux qui sont restés de l’autre côté de l’Atlantique sous la pluie nantaise. « C’est positif de pouvoir se prouver qu’on peut travailler de n’importe où, ça peut marcher. Il suffit d’expérimenter » lance Thomas. « Il n’y avait aucun frein du côté de mes collègues, c’est une chance ».

Tout serait donc une question d’organisation pour travailler à distance, peu importe le nombre de kilomètres qui vous séparent de vos collègues.

Nomade un jour, nomade toujours

Travail-jungle

« Ce qui est difficile c’est de se synchroniser avec le reste de l’équipe, surtout en cas de décalage horaire. Au bout de 3 semaine j’étais content de les voir en vrai car c’est parfois difficile de faire passer des choses importantes uniquement par mail, ça peut générer des malentendus quand on est à distance » reconnaît le développeur qui s’est aussi libéré de certaines contraintes techniques. « Avant de partir j’aimais travailler avec un clavier et une souris, un deuxième écran, là-bas je m’en suis très bien passé. Du coup, je suis resté nomade, je me balade et je n’ai plus de poste de travail fixe. Je trouve ça agréable. Même si maintenant que je suis rentré dans la grisaille, je suis moins tenté d’aller dehors. ».

Doyoubuzz avait déjà adopté des outils pour permettre à ses employés de travailler en télétravail. Des méthodes simples pour être encore plus productif en télétravaillant : « nous avons mis en place une base de connaissances », détaille Ludovic pour qui « c’est important de ne pas faire trop de réunions orales, d’avoir des outils de communication internes en mode asynchrone pour ne pas trop perdre en communication interne ».

Etre une entreprise libérée, tu sais c’est pas si facile…

Pour autant, se transformer en une entreprise libérée n’est pas si facile. « Nous avons tous des résistances face au changement. C’est difficile de sortir de sa zone de confort. En tant que start-up nous sommes habitués à remettre en cause les modèles pour en adopter d’autres, à expérimenter, ou accepter de se tromper… Mais c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, sans parler des freins liés à l’ego » avoue Ludovic qui s’est libéré d’une partie de son rôle de patron.«  J’ai un peu remis en cause mon rôle de CEO dans la boite. Je me suis rendu compte que j’avais des archaïsmes. Il fallait horizontaliser l’entreprise ». Son rôle est maintenant différent et il a pu s’alléger d’une certaine pression. « Dans une entreprise libérée, il y a une co-responsabilité pour détecter et régler les problèmes, c’est libérateur pour le boss et très responsabilisant pour les salariés » résume Ludovic.

Mais libérer une entreprise ne se fait pas du jour au lendemain. Et c’est plus facile dans une petite structure, même si le système est applicable aux grands groupes. « La taille importe peu, ça marche partout d’après les témoignages que j’ai lus. En revanche c’est vrai que c’est plus facile de switcher quand on est 7 » témoigne Ludovic Simon. « Si vous avez plusieurs milliers d’employés et que vous supprimez du jour au lendemain les postes de contrôleurs, de contremaîtres, il faut pouvoir dire au middle management ‘maintenant vous revenez dans l’opérationnel et le manager n’a plus de place établie’… Certains seront prêts à l’entendre, à accepter le système de cooptation des nouveaux leaders, qui changent régulièrement, d’autres non».

« Libérer l’entreprise c’est un chemin qui prend du temps » admet le fondateur de Doyoubuzz qui veut aller plus loin dans la démarche. Les prochaines étapes ? De l’autoévaluation selon la méthode OKR de Google, ou même des congés illimités… tout est possible.

L’offre d’emploi « augmentée », pivot de la marque employeur ?

Le développement de la Marque Employeur, les approches marketing du sourcing, l’arrivée d’acteurs de la communication corporate sur la communication recrutement ou l’émergence des médias sociaux ont peu à peu ringardisé -à tort- l’offre d’emploi. Les sites de recrutement eux-même ont participé à cette mise à l’index. Pourtant, les usages comme les attentes des candidats, mais aussi les nouveaux outils disponibles, incitent à remettre profondément en cause cette séparation et d’associer étroitement discours sur l’entreprise et sur le poste pour inventer l’offre d’emploi « augmentée ».


L’offre d’emploi : parent pauvre de la communication pour l’emploi
Historiquement, la communication pour l’emploi se résumait aux annonces de recrutement. Informatives, peu élaborées graphiquement, elles relevaient davantage du mode d’emploi que de l’action de communication. Elles étaient regroupées dans des pages dédiées des supports de presse, parfois cantonnées dans des suppléments, par crainte sans doute de polluer la qualité du-dit support. En tout cas, ces pages ne brillaient pas par l’originalité de leur maquette, commercialisées à la ligne ou à la surface utile, preuve supplémentaire de l’estime qu’on leur portait. Mais c’était une époque bénie pour les supports de presse, dont les rubriques offres d’emploi étaient de formidables machines à cash. Ces espaces étaient facturés très chers aux entreprises par les agences de communication qui bénéficiaient de taux de remise de la part des supports de presse. Mais Monster et ses offres d’emploi on-line est arrivé… la fin d’une époque bénie.

La marque employeur : la face noble de la communication RH
La marque employeur, nouvelle dimension indispensable de la communication de l’entreprise, s’est imposée aussi en existant par opposition aux offres d’emploi. La marque employeur a développé un discours sur l’entreprise, ses valeurs, qui offre aux candidats une promesse de carrières, d’évolutions, une culture propre qui démarque l’entreprise de ses concurrents directs. C’est aussi une réponse naturelle à un attente nouvelle des candidats vis-à-vis du travail, qui s’est progressivement éloignée d’une fonction exclusivement utilitaire pour s’enrichir d’une dimension d’accomplissement, de réalisation de soi. Cette opposition entre marque employeur et offres d’emploi se traduit par des équipes différentes dans les entreprises et des espaces différents au sein des nouveaux médias digitaux, même si la plupart d’entre eux s’en défendent, pour des raisons commerciales évidentes. Regardez les sites de recrutement des entreprises : d’un côté la présentation de la promesse RH, des métiers, avec un soin particulier attaché à la forme, et développé sur des plates-forme de gestion de contenu, avec une volonté croissante de la communication corporate d’y mettre son « grain de sel ». De l’autre, des « ATS », bien nommées outils de gestion des offres, qui intéressent peu les experts de la communication ou de l’ergonomie bien qu’ils ne brillent pas par leur expérience candidat ou par la qualité de leur interface dans la plupart des cas. Il est indispensable de casser cette logique avec d’un coté le contenu sur l’entreprise, de l’autre le descriptif du poste. Et plusieurs arguments justifient l’urgence et la pertinence de ce changement.

Les attentes des candidats
A tout seigneur tout honneur, priorité au « client » de la communication RH. Les études d’attractivité, les enquêtes montrent toutes l’importance croissance accordée par les candidats à l’environnement immédiat du job et aux informations pratiques et concrètes autour du poste. Je note par ailleurs de plus en plus de sites carrières qui proposent des photos des bureaux, de leurs locaux. Une occasion d’exploiter utilement Pinterest ? Faut-il y voir chez les candidats une preuve supplémentaire de l’approche consumériste et court-termiste de l’emploi, avec une priorité donnée à l’employabilité du poste au détriment d’une projection dans une carrière au sein de l’entreprise ? Ou est-ce lié au rejet des discours marketing trop souvent éloignés de la réalité, une tendance profonde en publicité commerciale comme en RH ? L’intérêt porté par les candidats pour les échanges directs avec les collaborateurs via les réseaux sociaux est une autre preuve de ce rejet des discours formatés, portés par des portes-parole assermentés, donc peu dignes d’intérêt.

L’importance de Google et des agrégateurs d’offres
Google reste le chemin d’accès privilégié par les internautes pour accéder aux informations sur une entreprise, y compris en tant qu’employeur. Faites appel à votre propre expérience : lorsque vous avez été en recherche d’emploi, quelle a été votre requête sur Google ? « Valeurs », « politique RH », « actions handicap » ? Evidemment non, votre recherche s’est concentrée sur le poste et son environnement immédiat : « responsable commercial équipements auto », « directeur logistique Paris », « acheteur textile hypermarché »… et vous avez obtenu comme résultat une liste d’offres d’emploi. Ajoutez à cela, la montée en puissance d’agrégateurs comme Indeed ou Keljob, qui s’intéressent davantage à vos offres d’emploi qu’à la page sur votre programme d’intégration ! Si vous avez encore un doute, consultez donc les statistiques de votre site « carrières » pour connaître la répartition du trafic entre pages de contenus et pages d’offres. Et si un dernier argument est encore nécessaire pour vous convaincre, après le trafic naturel, sur quoi portent vos campagnes de communication RH ? Comment est alloué le budget média ? Les actions portent très certainement sur des campagnes de recrutement, centrées sur des postes, avec des objectifs opérationnels à court terme. A quand remonte votre dernière vraie campagne d’image RH ?

L’offre d’emploi « augmentée » : un véhicule autonome de la marque employeur
Il est donc temps de réhabiliter l’offre d’emploi, à condition de lui apporter un léger « relifting ». L’offre d’emploi n’est pas un mode d’emploi mais une invitation. Un travail sur la rédaction des phrases et le bannissement des acronymes que seul l’interne comprend est souvent indispensable. Cela suppose de faire de l’offre d’emploi à la fois le véhicule du discours sur le poste et en même temps le support du discours d’entreprise, à condition que les éléments de ce discours aident le candidat à mieux comprendre l’environnement, les enjeux du poste, pour faire son choix en parfaite connaissance de cause. Inutile de parler de la dimension internationale de l’entreprise pour un poste basé à Limoges avec un périmètre business exclusivement français.
Ainsi, pourquoi ne pas enrichir ce descriptif de poste (que l’on aura bien pris soin de ré-écrire) avec une infographie sur les chiffres clés de l’entité concernée, d’y associer une vidéo du manager qui présentent les enjeux de cette ligne métier, complété d’un moyen de contacter par mail, LinkedIn ou Twitter d’un collaborateur qui occupe ce même poste dans l’entreprise. L’offre d’emploi sera alors un objet autonome du marketing employeur, qui regroupe l’information, le moyen de contact et le « call to action ». Cette nouvelle offre d’emploi « augmentée », pourra facilement circuler sur les médias sociaux ou être référencé par Google. Certaines offres d’emploi du site de la Marine Nationale EtreMarin.fr se rapprochent de ce nouveau modèle. Avez-vous déjà repéré d’autres initiatives de ce type ?

Le regroupement d’entreprises : points critiques et facteurs clés de succès

Le terme générique de « fusion-acquisition », que l’on définit usuellement comme un transfert d’activité entre deux entités juridiques distinctes impliquant un transfert de propriété, couvre en réalité une pluralité de situations. Le transfert des actifs et des passifs d’une activité peut s’effectuer par la vente, mais le plus souvent, elle fait l’objet d’une opération de fusion (fusion création ou fusion absorption), d’apport partiel d’actif ou de scission. Les sujets sensibles pour la réussite d’une telle opération sont fort nombreux et couvrent toutes les fonctions de l’entreprise, quelle que soit la taille de l’opération en question. Dans cet article, nous nous concentrerons sur :

• les aspects comptables
• les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qu’elles soient du côté de l’acquéreur ou de la cible.

Nous tenterons de répondre à la question suivante : Quels sont les points critiques et facteurs clés d’une opération de fusion-acquisition pour la direction financières dans le cadre d’un regroupement d’entreprises ?

I Le regroupement d’entreprises : les similitudes et les divergences entre les normes françaises et les normes IFRS

1. Les textes applicables

L’identification et l’évaluation des actifs acquis et des passifs transférés dépendent du référentiel utilisé. En effet, selon le référentiel utilisé, les conséquences sur la situation patrimoniale et financière du groupe seront différentes.

NORMES FRANÇAISES

Le règlement n°2005-10 afférent à l’actualisation du règlement n°99-02 relatif aux comptes consolidés des sociétés commerciales et entreprises publiques précise notamment :
– Que les biens destinés à l’exploitation sont évalués à leur valeur d’utilité et que les biens non destinés à l’exploitation sont évalués à leur valeur de marché à la date d’acquisition ;
– Que le goodwill est inscrit à l’actif immobilisé et est amorti sur une durée qui doit refléter les hypothèses retenues et les objectifs fixés et documentés lors de l’acquisition ;
– Qu’en cas de variations ultérieures du pourcentage de contrôle exclusif, les acquisitions complémentaires de titres ne remettent pas en cause les évaluations des actifs et passifs identifiés, déterminés à la date de la prise de contrôle. L’écart dégagé est affecté en totalité en écart d’acquisition.

NORMES IFRS

La norme IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » définit le regroupement comme une « transaction ou un autre évènement au cours duquel un acquéreur obtient le contrôle d’une ou de plusieurs entreprises ». La date d’acquisition correspond à la date à laquelle l’acquéreur obtient le contrôle de l’entreprise acquise.

Concernant les modalités de comptabilisation, la norme IFRS 3 précise que l’acquéreur doit évaluer les actifs identifiables acquis et les passifs repris à leur juste valeur à la date d’acquisition. Le calcul du goodwill peut se faire selon 2 méthodes : la méthode du goodwill complet et la méthode du goodwill partiel. La méthode du goodwill complet consiste à évaluer les intérêts attribuables aux minoritaires à la juste valeur et à leur attribuer une partie du goodwill dégagé lors de l’acquisition. La méthode du goodwill partiel est celle utilisée en normes françaises ; le goodwill revient uniquement à l’acquéreur.

Enfin, en ce qui concerne les prises de contrôle par achats successifs de titres, l’acquéreur doit réévaluer la participation qu’il détenait précédemment dans l’entreprise acquise à la juste valeur à la date d’acquisition et comptabiliser l’éventuel profit ou perte en résultat.

2. Les similitudes entre les normes IFRS et les normes françaises

LA MÉTHODE DE L’ACQUISITION

C’est la méthode dite « de l’acquisition » qui s’applique quel que soit le référentiel utilisé. En effet, la méthode dite « dérogatoire », prévue au paragraphe 215 du règlement 99-02 est maintenue mais limitée aux seuls cas où l’évaluation des apports à la valeur comptable est possible dans les comptes individuels pour les opérations de fusion ou assimilées.

LES IMPÔTS DIFFÉRÉS

Dans les deux référentiels, les impôts différés doivent être pris en compte sans actualisation. En effet, par convergence avec la norme internationale qui n’actualise pas les actifs et passifs d’impôts différés, le principe d’actualisation des impôts différés est supprimé en normes françaises.

3. Les divergences entre les normes IFRS et les normes françaises

LE DÉLAI D’AFFECTATION

Dans les normes françaises, il est permis de modifier l’affectation du goodwill jusqu’à la clôture du premier exercice ouvert après l’exercice de l’acquisition (soit au maximum pendant 24 mois). En ce qui concerne les normes IFRS, ce délai d’affectation est réduit à 12 mois à compter de la date d’acquisition.

LE COMPLÉMENT DE PRIX

Si l’acquéreur pense qu’il est probable qu’il versera un complément de prix, celui-ci sera actualisé le cas échéant et intégré dans le goodwill. Cependant les modalités de valorisation seront différentes ; en normes IFRS, le complément de prix sera évalué avec un coefficient de probabilité alors qu’en normes françaises, le complément de prix sera comptabilisé pour son montant probable s’il peut être mesuré de manière fiable. Au-delà du délai d’affectation, les écarts par rapport au montant probabilisé en IFRS impacteront le résultat alors qu’en normes françaises, les écarts entre le prix payé et le montant estimé au passif impacteront le goodwill et non le résultat.

LES ÉCARTS D’ACQUISITION

Dans le référentiel CRC 99-02, les écarts d’acquisition sont définis comme la différence entre un coût d’acquisition (y compris frais d’acquisition) et une quote-part de situation nette réévaluée à la date d’acquisition. Les écarts d’acquisitions sont amortis selon les hypothèses d’acquisition. Dans ce référentiel, la situation consolidée favorise la position de l’actionnaire majoritaire ; les actionnaires minoritaires sont présentés comme des tiers. Et donc, l’évaluation de la quote-part acquise (goodwill partiel) est privilégiée.

Dans le référentiel international, le goodwill – même s’il est aussi mesuré par différence entre un prix d’acquisition payé (sans charges d’acquisition) et des actifs acquis et passifs repris – constitue au contraire un véritable actif incorporel qu’il est interdit d’amortir. Dans ce référentiel, il est question de deux catégories d’actionnaires : le majoritaire et le minoritaire ; le principe de valorisation est fondé sur la valeur globale de l’entité acquise, d’où la méthode du goodwill complet qui est la méthode préférentielle. La norme IFRS 3 permet toutefois de choisir entre les 2 méthodes. L’interdiction de l’amortissement s’accompagne en normes IFRS de l’exigence de tests de dépréciation (impairment test) nécessitant le développement de modèles le plus souvent inspirés des méthodes d’évaluation par les flux de trésorerie actualisés (DCF -Discounted cash-flows). Rappelons qu’en normes françaises, l’application de l’amortissement selon un plan prédéfini n’exclut pas l’obligation de pratiquer aussi des tests de dépréciation afin de comptabiliser le cas échéant, un amortissement exceptionnel.

LES ÉCARTS D’ACQUISITION NÉGATIFS

Les normes IFRS prévoient que les écarts d’acquisition négatifs soient comptabilisés immédiatement en résultat. Inversement, dans la législation française ces badwill sont inscrits en provision pour risques et charges et repris en résultat selon un plan de reprise.

LES ACQUISITIONS PAR LOTS SUCCESSIFS

En référentiel français, les écarts d’acquisitions dégagés sur chaque lot sont comptabilisés et maintenus à leur valeur historique (soumis à amortissement / dépréciation) et leur somme constitue l’écart d’acquisition global de la cible. Ils font l’objet d’amortissement selon les hypothèses retenues par l’acquéreur.

En référentiel IFRS, l’évaluation et la comptabilisation du goodwill ne se fait qu’une seule fois à la date de prise de contrôle. Ainsi, les acquisitions antérieures sont réévaluées à la juste valeur de l’acquisition, avec un impact sur le résultat et les acquisitions ultérieures sont réputées être des opérations entre actionnaires. En effet, la valeur du goodwill mesurée lors de la prise de contrôle est figée.

II Points critiques et facteurs clés de succès

Nous distinguerons trois étapes : avant l’opération, dès la réalisation de l’opération et après l’opération.

1. Avant l’opération

Si nous sommes du côté de l’acquéreur, il est plus que fortement recommandé que les équipes de consolidation soient intégrées en amont dans le processus d’acquisition afin de simuler l’opération d’acquisition dans les comptes du groupe. En effet, il est nécessaire de mesurer l’impact de l’opération sur les agrégats financiers, les conséquences en termes de communication financière et sur le respect des covenants.

2. Dès la réalisation de l’opération

Au niveau des directions financières et comptables

En ce qui concerne les directions financières et comptables, des échanges entre les équipes de la cible et de l’acquéreur sur 4 points clés, sont indispensables.

1 LE RÉFÉRENTIEL COMPTABLE

En premier lieu, il s’agit de savoir si nous conservons ou nous changeons de référentiel comptable. En effet, un passage aux normes internationales implique des divergences majeures. En tout état de cause, qu’il soit question d’un changement de référentiel ou non, nous devons comparer les règles comptables des deux entités économiques. Notre expérience nous a montré l’existence de quatre sources fréquentes de divergence significative.

A L’homogénéité des méthodes et durées d’amortissement : Cette question fréquemment omise est génératrice d’impact lourds en présence d’un actif immobilisé.

B Les engagements de retraite ; les changements de paramètres tels qu’une modification du taux d’actualisation ou autres paramètres (changement des droits, turnover, table de mortalité, rentabilité des actifs…) sont à prendre en compte.

C Les contrats à long terme. En effet, dans le cadre d’un passage à la méthode à l’avancement (méthode obligatoire dans le référentiel IFRS et préférentielle en normes françaises), un changement de l’outil de gestion est généralement nécessaire.

D Les frais de R&D ; les dépenses de développement peuvent être comptabilisées en immobilisations incorporelles en normes françaises et le sont obligatoirement en normes IFRS.

Bien entendu, d’éventuels changements de méthodes comptables dans les comptes sociaux de la cible exigent une analyse quant aux conséquences fiscales.

2. LE PLAN COMPTABLE

La compatibilité du plan comptable de la cible avec le plan comptable groupe de l’acquéreur nécessite une analyse approfondie. S’il existe des différences, les aménagements nécessaires sont à réaliser avec établissement d’un planning et d’un budget de modification des systèmes d’informations de la cible.

3. LE CALENDRIER DE REPORTING ET D’ARRÊTÉ COMPTABLE

De la même manière, des divergences peuvent exister entre les calendriers de clôture comptable et de reporting financier de la cible et ceux de l’acquéreur. Ainsi, la publication des comptes de l’acquéreur est généralement réalisée selon un calendrier plus serré ; des reportings plus fréquents sont aussi souvent rencontrés.

La mise en œuvre d’une démarche de fast-close peut être nécessaire avec toutes les conséquences organisationnelles que cela impose.

4. LES AGRÉGATS FINANCIERS ET LES NOTES ANNEXES

Ensuite, la définition et la disponibilité des agrégats suivis dans le reporting financier varient d’un groupe à l’autre. A titre d’exemple, il n’existe aucune définition normalisée de la marge brute ou de l’EBITDA. Il est donc primordial de communiquer à ce propos. En outre, les compléments d’informations aux états financiers sont présentés différemment d’un groupe à un autre. Par exemple, la note de l’annexe concernant les dettes peut comprendre plus ou moins d’informations : la nature du taux (fixe / variable), la fourchette de taux et/ou la devise…

Il est donc nécessaire de faire un planning de mise en phase de la cible avec le calendrier et les procédures et principes de l’acquéreur. En effet, grâce au classement des priorités, l’acquéreur a la possibilité d’octroyer un délai supplémentaire pour les éléments jugés non prioritaires.

Enfin, les échanges avec les commissaires aux comptes sont à intégrer tout au long du processus afin d’éviter une remise en cause tardive des options retenues.

Au niveau du responsable consolidation

Le responsable consolidation a 3 missions principales durant l’opération de regroupement d’entreprises. Premièrement, il pilote la collecte de toute la documentation juridique, financière et comptable de l’opération. Par ailleurs, le calcul du prix d’acquisition selon le référentiel du groupe (divergences de prise en compte en IFRS et 99.02 des compléments de prix prévus notamment par la clause d’earn out) repose sur lui. Enfin, il est en charge de l’établissement de l’allocation du coût du regroupement, communément appelé PPA (purchase price allocation). En effet, les normes de consolidation exigent de rationaliser le goodwill en l’affectant aux éléments susceptibles de justifier un prix d’acquisition supérieur à la valeur des fonds propres de la cible. La mission d’allocation ne saurait se limiter à l’identification et à l’évaluation des actifs et passifs, mais doit être réalisée en gardant à l’esprit les modalités de mise en œuvre des tests d’impairment pour faciliter notamment le suivi du goodwill résiduel. De fait, le goodwill acquis lors d’un regroupement d’entreprises doit être affecté à chacune des unités génératrices de trésorerie de l’acquéreur ou à chacun des groupes d’unités génératrices de trésorerie susceptibles de bénéficier des synergies du regroupement d’entreprises.

3. Après l’opération

Au niveau des directions financières et comptables

En ce qui concerne les directions financières et comptables, la nomination d’un chef de projet (DAF ou un de ses proches collaborateurs) dédié au management de l’intégration est recommandée. En jouant un rôle de liaison et d’interface, le chef de projet prend en compte les informations stratégiques issues des négociations et oriente la démarche d’intégration dans le sens défini par les deux parties. Il s’agit donc d’assurer une continuité dans la démarche et d’éviter toute forme de rupture ou de décalage après l’opération de regroupement, préjudiciable à la bonne transmission des informations.

De la même manière, les directions financières et comptables se doivent d’apporter une attention particulière à l’aménagement des systèmes d’informations (SI) de la cible ; notamment aux progiciels utilisés.

Enfin, concernant la gestion des changements organisationnels, des actions de formation des équipes comptables et financières de la cible sont généralement à prévoir. Il peut s’agir d’une formation générale de mise à niveau sur certains thèmes ou d’une formation aux principes et procédures de l’acquéreur. En outre, tout regroupement d’entreprises a des conséquences sur le planning de charge des équipes de la direction financière de la cible mais aussi de l’acquéreur, tout au moins pour les plus significatives. Les conséquences sur la gestion des congés, les modalités de l’absorption des surcroits d’activité sont à étudier au plus tôt. Plusieurs pistes sont possibles pour absorber le surcroit d’activité : le recours à l’intérim, des recrutements en CDD ou l’appel à un cabinet extérieur.

Au niveau du responsable consolidation

Le responsable consolidation, souvent en relation avec le service fusion / acquisition dans les entreprises les plus grandes et toujours sous la supervision du directeur financier, voire du directeur général, aura la charge du développement ou tout au moins du suivi des résultats des modèles d’impairment test.

Le responsable consolidation étudiera également avec attention les transactions post acquisition sur les actifs de la cible, transactions qui peuvent remettre en cause l’allocation du coût du regroupement, voire le résultat de la cible.

Conclusion

L’anticipation des travaux, une excellente planification et une bonne technicité sur opération sont les facteurs clés de succès d’une opération de regroupement d’entreprises. Cependant, une opération significative de regroupement d’entreprise est si possible, à proscrire en fin d’exercice afin d’éviter une désorganisation majeure du processus d’arrêté des comptes du groupe (ce qui n’empêche pas certains dirigeants de signer une acquisition avec effet au dernier jour de l’exercice…). Par ailleurs, ce type d’opération s’accompagne souvent d’un changement de DAF de la cible (comme de tous ses dirigeants).

Toutefois, une bonne adhésion du DAF au changement et sa capacité d’adaptation, augmentent parfois ses possibilités de se voir proposer sinon son maintien à son poste, son évolution au sein du groupe. Faute de quoi, le DAF pourra toujours augmenter son employabilité ailleurs, en avançant l’expérience difficile mais très riche acquise dans le cadre d’un regroupement d’entreprise.

Méthode pour bien réseauter

Comment se constituer un réseau facilement, la méthode !

Avec l’avènement des réseaux sociaux tel que Facebook, LinkedIn, le networking professionnel semble être passé dans les moeurs de nos contemporains. Et pourtant…

Article rédigé par David du blog  www.entreprendre-la-liberte.com .

Le salariat n’est pas ma tasse de thé, j’ai d’ailleurs fait des études en gestion d’entreprise ! Être salarié et pratiquer le célèbre « métro/boulot/dodo » ne m’intéresse pas ! C’est pour cela que je me suis lancé dans le blogging à travers ce site spécialisé dans l’entrepreneuriat. Comme l’immobilier, l’entrepreneuriat est une passion. J’ai fait de ces 2 passions mon métier, car je suis auto-entrepreneur sur le web et également agent commercial immobilier indépendant. Grâce à ce site, je peux donner des conseils et astuces à de jeunes entrepreneurs pour qu’ils réussissent à gagner leur indépendance et profiter de la vie !

Comment se constituer un réseau facilement, la méthode !

Quand on débute dans l’entrepreneuriat, développer son réseau est une tâche, jugée trop souvent difficile ! Beaucoup de porteurs de projets pensent qu’ils sont seuls au monde, qu’ils ne connaissent personne ! Quand on leur parle de « réseautage », de développer leur réseau, c’est la panique, ils ne savent pas comment s’y prendre et sont perdus. Pourtant, malgré ce que l’on croit, « réseauter » peut être très facile quand on sait comment s’y prendre !

De nos jours, un professionnel indépendant, un entrepreneur ne peut réussir sans avoir un réseau efficace. Pour évoluer, tout professionnel se doit d’être visible et reconnu !

A travers cet article, je vais vous dévoiler une méthode toute simple mais radicalement efficace pour développer votre réseau et ainsi obtenir le succès que vous méritez !

Tout d’abord, sans le savoir, vous avez déjà du réseau !

 La famille, les proches !

En effet, vous avez déjà un réseau, mais il est tellement évident que souvent vous n’y pensez même pas : vos proches, vos amis !

Il y a forcément des contacts qui pourraient vous aider dans l’entourage de vos proches. On connait tous des personnes qui sont bien placées ou qui connaissent des gens bien placés ! Il suffit juste de leur demander de vous mettre en relation avec ces personnes afin qu’elles vous ouvrent leurs réseaux !

Les stages, les formations !

Ensuite, vous avez dans votre vie sûrement déjà fait des stages ou participé à des formations. Vous avez rencontré des personnes (collègues de travail, dirigeants d’entreprises, formateurs…) qui ont également un réseau. Vous pouvez les recontacter, les inviter à prendre un café… et leur demander avec courtoisie et surtout avec le sourire, s’ils connaissent des personnes qui pourraient vous aider dans vos projets.

Vous voyez, à moins que vous ayez vécu toute votre vie retranché au fin fond d’une grotte ou d’un « bled », tout le monde a du réseau, il parait tellement évident que l’on y pense pas !

Là, c’est vraiment la méthode facile pour se créer du réseau ! Tout le monde peut le faire avec un peu de volonté ! Après, il existe un autre moyen de développer son réseau, mais plus difficile à mettre en place, c’est de participer à des séminaires, des forums, des salons, des conférences et même des apéros entrepreneurs

Je pense que c’est ici qu’il faut que je m’attarde, car pour beaucoup le problème il est là !

Ici, on ne parle plus de demander à ses parents ou ses amis de nous mettre en relation avec des personnes bien placées ! Là, c’est nous qui devons trouver les personnes qui seraient susceptibles de nous être utiles dans notre projet ! Nous devons faire le premier pas. Mais rassurer vous, ce n’est pas plus difficile que de demander à ses proches !

La méthode simple et efficace pour développer son réseau !

Pourquoi et comment développer son réseau ?

D’abord, vous devez bien comprendre qu’il est primordial de développer son réseau pour réussir dans cette aventure entrepreneuriale. Il n’y a pas de miracles, on ne peut parvenir à réussir sans une aide précieuse !

C’est pour cela que vous devez participer à des colloques, des conférences, des séminaires, salons afin que vous puissiez trouver des personnes qui ont les mêmes objectifs que vous ou qui pourront vous mettre en relation avec des clients potentiels, des fournisseurs, des investisseurs…

Il existe une méthode toute simple qui va vous permettre de développer un réseau efficace qui va vous apporter le succès !

La méthode pour votre succès

Avant de vous la présenter, je vais vous parler de l’erreur cruciale que font beaucoup d’entrepreneurs lors de ces évènements : ils veulent à tout prix développer leur réseau !

Vous allez me dire que c’est le but de ces évènements ! Oui, certes mais beaucoup ne pensent qu’a cela et s’y prennent mal ! Ils se retrouvent donc à parler sans arrêts de leur projet, entreprise et moi et moi et moi… Vous voyez ce que je veux dire. Ils ne pensent pas à écouter les personnes ! Ils sont là à distribuer leurs cartes à tout le monde, essayer de trouver comment ils peuvent vendre leur produits, services aux personnes à qui ils parlent…

Seulement les autres personnes vont le remarquer et elles vont décider de vous fuir comme la peste ! Résultat, votre réseau ne s’est pas développé, il s’est même rétréci, car vous aurait une mauvaise réputation !

Alors pour avoir un réseau efficace et tirer un maximum de profits de ces évènements, voici ce que vous devez faire, vous allez voir ce n’est pas compliqué, tout le monde peut le faire : vous devez prendre le temps d’écouter les autres ! Vous ne devait pas parler aux personnes pour leur vendre vos produits / services, mais bien pour vous intéresser à elles et leur projet / entreprise.

Vous devez, lors de ces évènements, discuter avec les personnes, les écouter et voir si elles peuvent vous aider dans votre projet. Même si vous rencontrez une personne qui ne vous est pas utile dans l’immédiat, garder le contact, faites en sorte qu’elle se souvienne de vous (souriant, attentif, à l’écoute, curieux…) car plus tard, elle pourra peut être vous permettre de conclure une affaire en or ou de rencontrer des personnes importantes pour votre business !

Voici ce à quoi vous devez être attentif lorsque vous discuter avec les personnes :

–       Ce qu’elles recherchent ?

–       Qu’est-ce qu’elles pensent de l’évènement auquel vous participer ?

–       Que font-elles dans la vie, quel est leur business ?

–       Quels problèmes rencontrent-elles et auxquels vous pouvez peut-être les aider ?

–       Pouvez-vous les mettre en relation avec une tierce personne pour les aider ?

–       Quelles aides peuvent-elles vous apporter dans l’immédiat ou dans le futur ?

En faisant ainsi, c’est-à-dire en pensant d’abord à ce que vous pouvez faire pour ces personnes et non ce qu’elles peuvent faire pour vous, vous développer une relation de confiance, vous montrez aux autres que vous vous intéressez à elles et que vous n’êtes pas là que pour parler de vous !

N’ayez pas peur de saisir les opportunités !

Si par chance, vous rencontrez une personne qui a un problème auquel vous pouvez fournir LA solution, ne vous cachez pas, mais ne lui sautez pas à la gorge non plus ! Parlez lui d’un client que vous avait aidé et qui avait le même problème. Mais attention à ne pas trop en faire, ne vous la « racontait » pas ! Soyez humble et professionnel !

 Parlez de vous d’une manière subtile !

Bon, vous allez me dire c’est bien d’écouter les personnes mais il faut quand même que je parle de mon projet ou de mon entreprise pour me faire connaitre !

Oui, tout à fait, mais au lieu de faire un speech d’une heure sur votre projet, parlez leur de celui-ci de manière à attirer la curiosité ! Au lieu d’un discours banal et barbant, racontez des anecdotes, des expériences, des rencontres fascinantes que vous avait faites ! Surtout, faites les sourire !

Vous verrez, les gens se souviendront mieux de vous, vous les aurez marqué ! Et là, c’est tout bénéfique pour vous !

Essayer, vous allez voir, c’est terriblement efficace !

Enfin, le plus important, gardez contact !

Vous avez rencontré des personnes intéressantes, vous avez partagé des expériences, noué des partenariats importants, c’est un bon début ! Mais, il ne faut surtout pas s’arrêter là ! Après chaque évènement, vous devez recontacter le jour suivant les personnes avec qui vous étiez en contact (les appeler ou tout simplement envoyer un mail) pour montrer que vous pensez à eux !Entretenez une relation avec ces personnes, garder leurs coordonnées. C’est LA clé de la réussite !

Vous l’avez vu, avoir un réseau professionnel est extrêmement important. Cela vous permet d’être connu et reconnu, ce qui vous aidera à gagner le succès !

Contrairement à ce que l’on pense, pratiquer le « réseautage », développer son réseau n’est pas difficile. Avec un peu de volonté et de tact, tout le monde peut y arriver. Pensez d’abord à jouer la carte de la famille et de vos amis, puis ensuite tournez vous vers les évènements spécialement conçus pour le développement de réseau.

Écoutez les personnes, intéressez vous à leur projet et saisissez subtilement les opportunités !

Et n’oubliez pas, on est dans l’aire des nouvelles technologies, utilisez également les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, viadeo, Flickr, wizbii…). C’est un autre moyen efficace pour développer votre réseau !

L’onboarding ou le futur défi des Ressources Humaines

Athanasios Koussoulos

A l’heure où la qualité de vie au travail est de plus en plus perçue comme un facteur de performance, le fait d’attirer et d’intégrer un nouveau salarié (ou « onboarding ») prend toute son importance. Or, aujourd’hui en France, on célèbre davantage ceux qui vous quittent que ceux qui arrivent…Athanasios Koussoulos, spécialiste du onboarding, et auteur de l’ouvrage : « Onboarding – Attirez, intégrez et fidélisez vos collaborateurs », répond à toutes nos questions sur ce processus encore méconnu qu’est l’onboarding mais qui promet de devenir un enjeu des plus importants pour les ressources humaines et l’entreprise en général.

Peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous dire ce qui t’a inspiré dans ce sujet qu’est l’onboarding ?

J’ai commencé ma carrière dans l’éducation nationale, en tant que surveillant, puis CPE (Conseiller Principal d’Éducation). Le métier consistait à sortir du contexte de la punition (le surveillant général, pour ceux qui l’ont connu) et de motiver les élèves à faire mieux, autant en tant que futur citoyen et qu’en tant qu’apprenant. Cette notion d’accueil (due sûrement à mes origines helléniques) et cette volonté d’aider les personnes que je rencontre ont joué dans ma prise de position sur le sujet.

Ainsi, en allant visiter les entreprises ou en y étant intégré, je me suis rendu compte que celles-ci ne savaient pas accueillir leurs collaborateurs, ni les engager. Certains candidats me racontent des histoires d’intégration terribles et je comprends qu’elles aient pris leurs jambes à leur cou !

onboarding ressources humaines

Beaucoup d’entre nous confondent la question de l’intégration avec cette problématique plus global qu’est l’onboarding. Peux-tu nous en dire plus sur cet enjeu de plus en plus stratégique ?

L’Onboarding est le processus global visant à mieux intégrer un nouvel arrivant. L’intégration n’est donc qu’une partie de l’Onboarding. Construire un processus d’Onboarding, c’est à la fois :

  • Mettre en place les valeurs de l’entreprise.
  • Construire la marque employeur.
  • Attirer les talents.
  • Recruter.
  • Intégrer le collaborateur.
  • L’engager, voire le fidéliser.
  • Auditer le processus dans son ensemble pour l’améliorer.

Intégrer un nouvel employé ne suffit donc pas : il ne faut pas travailler que sur le jour J, mais également sur l’amont et l’aval du processus qui peut partir de J-365 à J+180.

Ton ouvrage revient sur les différentes parties prenantes (Direction, Ressources Humaines, manager et collaborateurs) et nous informe sur leurs perceptions et leurs attentes. Pourrais-tu nous conter l’onboarding idéal pour chacun d’entre eux ?

La Direction doit être à l’origine du processus. S’ils n’en sont pas acteurs, il risque d’être caduc.

Pour les Ressources Humaines, il s’agit de repenser toute la vie du collaborateur dans l’entreprise, en fonction des valeurs énoncées par celle-ci. Ils doivent donc faire à la fois de la communication et du marketing (pour la marque employeur), du commercial (pour attirer les talents), de l’audit (pour améliorer les processus)… et accessoirement des ressources humaines (pour former, pour recruter, pour la gestion administrative). Vaste programme !

En ce qui concerne les managers, ils doivent être accompagnés ! On se rend compte que beaucoup sont perdus et ne se rendent pas compte de l’importance d’un accueil raté. Ils souhaitent que le nouvel arrivant puisse être opérationnel rapidement et voient ce processus comme une perte de temps. C’est dommage, parce qu’un bon Onboarding produit l’effet inverse !

Enfin, le collaborateur a envie de s’engager, sinon il ne signe pas son contrat de travail. Et nous devons l’y aider… à condition qu’il en ait envie ! De ce point de vue, la notion de réciprocité est importante et, s’il est indispensable que l’entreprise fasse le premier pas, le futur embauché jouera le jeu à partir du moment où il se sentira rassuré.

onboarding ressources humaines

Projetons nous dans le futur : comment vois-tu l’onboarding dans 10 ans ?

Actuellement, le rapport de force entre l’entreprise et le « demandeur » d’emploi est entrain de s’inverser. Si, pour beaucoup de métiers, il y a 300 candidatures pour un poste, les profils pénuriques amorcent un effet inverse.

Ainsi, certaines grosses sociétés « draguent » déjà les meilleurs talents pour les attirer dans leur filet. La grande question est donc : Comment les retenir ? Et la réponse est double : il faut gérer à la fois les attentes explicites (salaire, condition de travail… bref, ce qui est inscrit dans le contrat de travail) et les attentes implicites (quelles sont les envies profondes du collaborateur ? Qu’est-ce qui le motive à venir au travail ? La reconnaissance de ses collègues et de sa hiérarchie ? L’impression d’être utile ?).

Le travail des Ressources Humaines sera donc de rendre ces attentes explicites pour éviter les ambigüités.

Un dernier mot pour conclure ?

Il faut chouchouter nos collaborateurs car ils sont le capital humain de l’entreprise et que, sans l’humain, celle-ci n’existe pas.

Or cette vision commence à se répandre au sein des sociétés : les exemples de Zappos et de Poult, tout comme le témoignage de Vineet Nayar(Les employés d’abord, les clients ensuite, Editions Diateino) nous montrent comment accroître la productivité tout en restant humain.

Peut-être est-ce un retour des Ressources Humaines ?