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Régler un litige avec sa banque

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Même si cela peut parfois arriver, un désaccord avec son agence bancaire ne constitue jamais une bonne nouvelle pour un entrepreneur. Ce conflit représente à la fois une source de stress supplémentaire et une perte de temps évidente. Dans ce cas-là, mieux vaut privilégier le dialogue pour résoudre la solution à l’amiable. 

Identifiez d’où vient le litige

De deux choses l’une : soit la mauvaise entente entre vous et votre banque provient d’un malentendu ou d’une erreur de communication, soit il s’agit effectivement d’une anomalie technique qui concerne votre carte bancaire ou vos relevés de compte, par exemple. Dans tous les cas, il demeure essentiel de savoir d’où provient le problème afin d’y apporter rapidement une solution.

Tirez-en déjà des leçons pour le futur

Dans le cas d’un souci lié à une incompréhension, vous devrez établir une relation plus claire et plus régulière avec votre conseiller à l’avenir. Il faut lui expliquer en détail vos projets et difficultés, qui sont à vos yeux des impératifs, afin d’éviter que des situations litigieuses se produisent. Et si jamais vous estimez que le cordon relationnel est définitivement rompu, rien ne vous empêche de changer d’agence, voire de banque ! Si le problème concerne une anomalie technique, demandez réparation de l’erreur au plus tôt, dès que vous l’observez. Soyez vigilant et vérifiez systématiquement vos relevés et les débits/crédits liés à votre activité. Cela vous évitera des mauvaises surprises !

Adressez-vous d’abord à votre conseiller

En cas de désaccord, il convient de prendre avant tout rendez-vous avec votre banquier pour lui expliquer clairement vos revendications. Donnez-lui le maximum de détails et soyez le plus précis possible. Cela donnera plus de poids à votre demande et votre chargé de compte professionnel comprendra mieux la situation dans sa globalité. Prenez le temps d’expliquer les raisons de votre contestation lors d’un rendez-vous en face à face, de façon calme et posée. Mieux vaut privilégier la rencontre physique à l’e-mail.

Le directeur d’agence possède peut-être la solution…

Si votre conseiller ne possède pas la solution à votre problème, ou si le litige persiste, allez voir plus haut. Visez le directeur d’agence ! Ce dernier possède un champ d’actions en général plus élargi et devrait en toute logique vous apporter une réponse adaptée dans le cas où la banque a commis une erreur. écrivez-lui d’abord un courrier avant de solliciter un entretien de visu. Rédigez votre demande sur papier vous permettra de bien poser le problème et de lui livrer l’ensemble des tenants et des aboutissants de façon précise. Évidemment, il s’agit également d’une trace écrite de votre réclamation, qu’il est important de conserver…

Si besoin, contactez le service client

Dans le cas où vous ne trouvez aucune solution amiable avec l’agence, les choses se corsent… Il vous faudra alors écrire un courrier directement au service « Relations Clientèle », « Service consommateurs », « Réclamations clients » ou « Qualité » (les termes diffèrent en fonction des banques). Il reste fortement conseillé d’adresser votre courrier en recommandé avec accusé de réception et d’y joindre les conversations et lettres échangées.

Sollicitez le médiateur… si c’est nécessaire !

Dernière démarche gratuite possible avant le recours en justice : saisir le médiateur bancaire. Si depuis 2002, toutes les banques disposent de médiateurs, notez néanmoins que ces derniers ne peuvent agir que sur les besoins des comptes particuliers… En effet, il n’existe pas d’obligation légale pour une banque de proposer un médiateur pour ses clients professionnels et entrepreneurs. Seules certaines banques l’acceptent. Dans ce cas, les modalités figurent dans la convention de compte professionnel que signe l’entrepreneur au moment de l’ouverture du compte. Pensez à bien vérifier ! En revanche, si votre litige concerne un problème de crédit, il est tout à fait possible de saisir la Médiation du crédit aux entreprises. Si votre agence vous refuse un financement, ce dernier et ses équipes vous aideront à trouver des solutions adaptées en matière de financement ou d’assurance-crédit.

3 Conseils essentiels pour régler un litige avec sa banque

  • 1. Soyez courtois et diplomate. Commencez par réfléchir à la nature du problème avant d’agresser verbalement (ou par e-mail) vos interlocuteurs. Vos conseillers seront beaucoup plus réceptifs si vous affichez une vision sereine de la situation conflictuelle. Cela contribuera à la désamorcer !
  • 2. Ne négligez aucune étape dans le processus de réclamation ! C’est important, car les interlocuteurs aux différents échelons n’ont pas forcément les bonnes réponses à vous apporter. Armez-vous de patience et gravez les échelons petit à petit.
  • 3. Si vous obtenez satisfaction à la suite du différend, n’oubliez pas de remercier votre banquier. Même s’il était en tort, il vous sera toujours reconnaissant de vos remerciements et cela contribuera à apaiser les tensions entre la banque et l’entreprise à l’avenir.

Donner corps à son expertise professionnelle

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Tout entrepreneur développe un savoir-faire sur son métier. Celui-ci peut être utilisé pour renforcer votre crédibilité et votre visibilité.

De nombreux dirigeants l’ont compris, montrer son expertise constitue une très bonne manière de faire parler de sa marque ou de soi. Les méthodes utilisées varient mais l’objectif reste le même : démontrer son savoir-faire et inciter les médias à faire appel à vous lorsqu’ils se posent des questions. Cette mise en lumière vous permet de gagner en crédibilité auprès de vos clients mais nécessite d’y consacrer du temps.

Tenir un blog

Il s’agit de la technique la plus fréquemment utilisée. Simple à mettre en œuvre, écrire sur un blog est accessible à tous. Cette manière de procéder vous permet en fonction de votre emploi du temps, de rédiger des articles qui feront peut-être le buzz et remonteront rapidement dans les pages des moteurs de recherche. L’avantage est certain : vous choisissez le rythme, les sujets et c’est vous qui êtes mis en avant. Oui mais voilà, les chances que votre article soit un des premiers dans les recherches Google restent faibles et il vous faudra du temps afin que votre blog devienne reconnu et monte en puissance. Pour un meilleur référencement, l’une des solutions est de mettre régulièrement à jour son blog en y apportant un contenu « frais » ou en actualisant le contenu déjà existant sur le site.

Ecrire des tribunes d’expert

Autre solution pour faire parler de vous, la mise en avant de votre expertise auprès des médias. S’ils ne vous contactent pas d’eux-mêmes pour réagir à l’actualité, l’approche à mettre en place de votre part demeure souvent identique : vous envoyez un avis d’expert sur un sujet du moment afin que les journalistes relayent l’information pour vous. L’avantage est certain : vous profitez de la puissance du média qui vous offre une visibilité auprès de son lectorat. Vous n’avez donc plus à prier le dieu « référencement » pour que votre article remonte dans les recherches. Il le fait naturellement et vous êtes certain que votre avis sera lu. Avec un peu de chance, le média ne vous cite pas seulement mais publie vos tribunes d’expert en entier, ce qui vous permet de gagner en visibilité et en crédibilité. La difficulté principale réside dans le fait qu’il faut convaincre le média de vous publier. Vous devez aussi être prêt à réagir à l’actualité.

Rédiger un livre

Souvent considéré comme le saint graal, publier un livre constitue une excellente manière de devenir crédible. Votre expertise devient reconnue. La difficulté principale réside dans le temps nécessaire à la rédaction d’un livre et le fait de convaincre un éditeur de vous publier.

Faire des conférences

Cette méthode est souvent utilisée après les précédentes car elle nécessite que vous soyez déjà crédible afin que les personnes se rendent à vos conférences. Elle possède l’avantage de vous confronter directement à votre public et de créer un lien direct. La difficulté réside dans la nécessité de se faire reconnaitre par les différents organisateurs d’évènements ou de devoir organiser soi-même ce type d’évènements, ce qui dans ce deuxième cas peut rapidement devenir chronophage et coûteux.

Réaliser des vidéos en ligne

Nouvelle méthode pour se faire reconnaître. La vidéo constitue un excellent moyen de mettre en avant son expertise. Que ce soit à travers des MOOC ou des interventions du type TEDX ou WIKISTAGE. Elle possède l’avantage d’être animée et de rendre vivante votre présentation. Elle nécessite peu de budget mais peut s’avérer très efficace si votre vidéo fait le buzz. Pour réussir, vous devrez bien préparer votre vidéo au risque d’obtenir l’effet inverse et de faire, bien malgré vous, le « bad buzz ».

Reprise d’entreprise : l’autre moyen d’entreprendre

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La reprise d’entreprise est courante sur le marché de l’entrepreneuriat. Cette autre manière d’être gérant d’une société présente des avantages sur le plan financier et fiscal.

Mais la reprise peut être un piège si elle n’est pas analysée dans les moindres détails. Dans ce cas, que faire ? Ne voir que les avantages et se lancer ? Ou créer sa propre entreprise ?

Pourquoi reprendre une entreprise ?

La reprise d’entreprise est de plus en plus convoitée par les entrepreneurs. Elle leur permet d’éviter la charge administration afférente à la création pure et simple. La société à reprendre est déjà créée, possède une place sur le marché ainsi qu’un portefeuille client existant. Nul besoin d’entamer des démarches de prospection, de recrutement ou de marketing. La reprise, selon le statut de l’entreprise, aide à bénéficier d’avantages fiscaux intéressants :

Dans le cas d’une PME :
• Une réduction sur l’IR (Impôt sur le Revenu) de l’ordre de 18% sur le montant de l’investissement
• Une réduction de 25% sur les intérêts des impôts
• Une réduction de 50% sur l’ISF (Impôt Sur la Fortune)

– Dans le cas d’une reprise effectuée par la famille ou un salarié :
• Un abattement de 300 000 € sur la valeur des titres ou du fonds de commerce

Dans le cas d’une entreprise industrielle :
• Une exonération sur l’IS (Impôts sur les sociétés)

En plus des avantages fiscaux, la reprise d’entreprise est idéale pour démarrer dans le monde de l’entrepreneuriat. Il est possible d’obtenir des recettes dans l’immédiat si ladite entreprise est active sur le marché. Ceci permet de prétendre à un crédit bancaire dans de plus simples conditions. Les banques possèdent alors déjà un avis sur l’entreprise, notamment sur sa situation financière.

Quels inconvénients peuvent intervenir dans la reprise ?

Le point le plus important est de connaître la situation économique et financière de la société. Elle doit être stable et sûre pour une reprise en toute sécurité. Si elle est déficitaire ou si le chiffre d’affaires est fluctuant, la reprise s’avère dangereuse.

Le coût de la reprise est à prendre en compte. Il peut être largement élevé si l’entreprise réalise un CA important. Si votre apport personnel est insuffisant, vous devrez avoir recours à un crédit bancaire. La banque peut refuser le financement de votre projet. Et si elle accepterait de vous suivre, la reprise peut être un échec et vous mener à un gouffre financier, vers le surendettement.

L’essentiel dans la reprise d’entreprise est de connaître la raison de cette démarche. Le gérant de la société peut avoir de mauvaises intentions à l’égard du repreneur. La cession peut cacher des comptes déficitaires, un manque de clients, une concurrence redoutable ou encore une réputation désastreuse.

Enfin, la reprise d’entreprise mène à la reprise du personnel. Certes, vous n’aurez pas besoin d’embaucher des employés supplémentaires a priori, mais vous devrez également composer avec les salariés déjà présents. Une entente est à trouver sur le plan collaboratif. Vos méthodes de travail doivent être transmises avec brio pour assurer une reprise tout en douceur.

Comment l’Ennéagramme peut être utile aux managers

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Le terme Ennéagramme désigne un symbole géométrique qui dévoile 9 façons fondamentales d’agir, de ressentir et de penser, qui sont également 9 chemins d’épanouissement et de développement professionnel et personnel, ainsi que 9 voies de progrès. On les appelle les « ennéatypes ». 

Il s’agit donc d’un moyen concret et  puissant qui permet d’étudier à la fois sa propre personnalité ainsi que celle des personnes qui vous entourent. Sur un plan professionnel, cet outil pourrait donc particulièrement servir aux managers dans l’exercice de leur activité !

De nombreux livres et cours dans les grandes universités du monde font aujourd’hui la part belle à cet outil, tant il constitue une méthode universelle et accessible à tous. Dans la mesure où la définition de ces 9 points représente un moyen efficace pour comprendre sa personnalité, on voit vite à quel point cela peut devenir un outil d’une grande utilité pour les managers.

Anticiper ses propres réactions

Tout d’abord, suivre cette méthode vous permet de vous connaître vous-même en tant que leader, ce qui est indispensable pour que vous adoptiez la bonne réaction face à telle ou telle situation, que vous puissiez analyser et prendre du recul sur votre manière de communiquer vos directives à vos équipes et enfin que vous soyez conscients à la fois de vos atouts, mais également de vos faiblesses. En ce sens, l’Ennéagramme est utile pour anticiper toutes les situations et les réactions, bonnes ou mauvaises, liées à votre activité quotidienne de manager au moment où vous menez vos équipes. Et évidemment, cela devrait pouvoir vous permettre d’anticiper vos façons d’agir et d’adopter la meilleure manière de communiquer, pour le bien du collectif.

Comprendre son équipe et fédérer autour du projet

Comprendre ses collaborateurs demeure le second avantage lié à l’application de l’Ennéagramme. Bien évidemment, la compréhension des membres de son équipe entraîne systématiquement des bénéfices utiles à l’entreprise : relations et communication fluide entre collègues, valorisation des talents au sein de l’équipe, mise en valeur des richesses propre à chacun… La liste est longue. Mais le jeu en vaut la chandelle, puisqu’en vous efforçant de mieux comprendre vos collaborateurs, vous leur transmettrez une motivation et une énergie supplémentaire qu’ils mettront au service du projet d’entreprise.

S’appuyer sur l’Ennéagramme pour évoluer

En conséquence, tirer des enseignements de l’Ennéagramme permet au manager de corriger le tir si les choses se passent mal. Se connaître soi-même, au même titre que tous les membres de son équipe, induit un meilleur leadership, une façon efficace de déléguer et une remise en question permanente. Vous serez par exmple plus réceptif au feedback des collaborateurs sur la manière de conduire les projets liés à l’entreprise et vous pourrez vous adapter. L’Ennéagramme vous permet également d’anticiper les sources de stress au sein de votre entreprise et d’y apporter une solution en amont.

S’inspirer de cette méthode permet donc de corriger les erreurs en matière de management ainsi que celles qui pourraient provenir de vos collaborateurs. Cette vision incite le manager à s’ouvrir à chaque fois vers d’autres horizons de pensées. Pour le bien-être de l’ensemble des collaborateurs !

Argumentaire téléphonique dans la relation client

Déterminer votre objectif

Avant de commencer, il parait essentiel de se demander quel est l’objectif de votre démarche téléphonique.

La question peut paraître superflue tellement elle est évidente, mais c’est pourtant l’un des points clefs pour convaincre !

Si vous appelez un prospect sans vraiment savoir ce que vous recherchez réellement, vous n’arriverez jamais à le convaincre. Il est donc bon de réfléchir à un objectif unique et précis, vers lequel vous tendrez tout au long de l’argumentaire.

Il ne s’agit pas de se dire « je vais lui présenter mon entreprise et lui proposer mes services », mais « je veux qu’il achète tel produit ».

Attention ! Ne multipliez pas les objectifs. Vous ne pouvez pas vous permettre de perdre le temps du prospect (et le vôtre) en lui énonçant votre catalogue : ne lui proposez qu’une seule chose, soyez précis et efficace.

Bâtir un plan

Tout comme un discours politique ou une présentation professionnelle, une prospection téléphonique doit se fonder sur un plan bien précis, et ne pas aller au gré du vent et de la conversation.

Quiconque a travaillé dans la prospection téléphonique vous le dira : c’est le script qui fait la vente !

Définir un script revient à détailler le déroulement de l’appel, en prévoyant les réactions de l’interlocuteur.

Le plan de votre script se déroulera toujours en différentes phases :

L’introduction

Le début de l’appel consistera toujours à vérifier l’identité du contact. Il s’agit simplement de vous assurer que vous vous adressez au bon interlocuteur. Cette phase ne dure que quelques secondes.

La présentation

Une fois que vous êtes certain de parler à la bonne personne, vous pouvez vous présenter, ainsi que votre entreprise. Allez droit au but ! Le temps du prospect est compté, tout comme son intérêt pour votre appel. Il s’agirait de ne pas le lasser avant de lui envoyer le message principal.

L’interaction

A présent que le prospect sait qui vous êtes, posez-lui différentes questions pour connaître ses besoins et montrer votre intérêt pour lui. Il s’agit de montrer que vous n’appelez pas tout azimuts, mais que votre solution est adaptée aux besoins du client.

L’argumentaire

Vous pouvez enfin présenter votre offre (service, produit, évènement, …) en mettant en avant les solutions qu’il apporte aux problèmes du prospect.

La conclusion

Pour finir, vous prenez congé en résumant l’appel et sa conclusion (vous vous êtes avancé sur tel point, le client a accepté tel offre, etc.). N’oubliez pas de rappeler au prospect quand sera votre prochain contact, s’il y a lieu de le faire.

Rester naturel

Votre plan aura beau été écrit de toutes pièces, n’oubliez pas que vous entrez en contact direct avec le client !

Il ne s’agit pas de réciter une mauvaise publicité, mais de présenter naturellement votre offre, comme dans toute discussion avec un prospect. Pensez donc à ne pas écrire un script trop formel et distant.

Privilégiez un style fluide, grâce à des phrases courtes et des arguments « chocs ». Evitez les tournures trop compliquées ou les explications trop longues. Si le prospect ne comprend pas votre offre en une phrase, c’est que vous n’êtes pas clair !

Comme dans tout dialogue, soyez centré sur votre interlocuteur plutôt que sur vous. La seule manière d’intéresser le prospect est de l’impliquer directement, et donc de ne pas vous étaler sur ce que vous faites, sur ce que vous vendez, etc.

Grâce au script, vous pourrez présenter votre offre sous des termes positifs, mais n’oubliez pas pour autant de rester naturel et de laisser la parole à l’autre.

Balayer les doutes

Un script n’est valable que s’il prend en compte les éventuels objections et doutes du prospect. Comme dans tout argumentaire commercial, vous devrez identifier les doutes que votre offre pourrait susciter, et les balayer grâce à des contre-arguments.

Le pire qui puisse vous arriver est de ne trouver aucune réponse à une objection. Cela symbolisera que votre produit à des failles et qu’il n’est donc pas un bon investissement.

Prévoyez également des défenses contre les refus de communication du prospect. Bien souvent, on vous dira « Je n’ai pas le temps pour ça ! » ou « ça ne m’intéresse pas ! ».

Essayez alors d’ouvrir la conversation par une question : « pour quelles raisons ? ». Arriver à débuter ainsi la conversation vous permettra de capter l’attention du prospect, et de ne pas le laisser « fuir ».

Ne donnez jamais une mauvaise image de vous, et ne vous excusez pas. Commencer la discussion par « Excusez-moi de vous déranger » vous fait d’emblée passer pour un inopportun et laisse au prospect l’occasion de vous reconduire. Vous n’êtes pas là pour déranger le prospect, mais bien pour lui proposer un service qui pourra améliorer sa vie. Ne l’oubliez pas !

Pensez enfin à tester votre script, et à le mettre à jour si vous tombez sur de nouvelles objections. Il est toujours important de connaître la qualité de votre script avant de lancer une campagne de prospection massive.

Testez votre script avec quelques collègues, en leur demandant d’être tantôt agréables, tantôt extrêmes. Puis entamez des tests sur des prospects « sans risque ».

Attention à ne pas contacter un gros prospect avec un script incertain, ce serait la meilleure manière de le perdre ! Si vous vous rendez compte qu’il ne fonctionne pas sur une dizaine de clients, il vous faudra l’améliorer.

Rester courtois

Tout contact avec un prospect, qu’il soit en face à face ou au téléphone, vous fera endosser l’image de votre entreprise.

Soyez donc toujours « souriant » (cela s’entend, même au téléphone), courtois et respectueux, quelle que soit la réaction du prospect. Au téléphone, il vous faudra être patient et à l’écoute.

Le prospect doit savoir que vous êtes un professionnel qualifié, et ne doit pas avoir l’impression que faire affaire avec vous sera difficile.

Contacter les bons prospects

Une fois le script vérifié et les commerciaux correctement formés, il faut nécessairement travailler sa base de prospects. Téléphoner à un prospect non qualifié sera une perte de temps. Au contraire, récolter des informations pertinentes sur vos prospects vous permettra d’accélérer les choses. Incitez donc vos commerciaux à renseigner votre base de données dès qu’ils peuvent avoir des informations supplémentaires sur les prospects et clients.

Pour identifier de nouveaux prospects, vous pouvez contacter des entreprises non concurrentes et leur proposer des échanges de bases de données.

N’hésitez pas à commenter l’article et à nous donner vos propres conseils !

6 étapes clés pour réussir la prospection téléphonique

Prospection téléphonique

Si vous avez décidé de commencer ou de reprendre la prospection téléphonique, ce billet devrait vous rappeler les six étapes clés qui feront de vous un véritable champion de la prise de rendez vous par téléphone.

1. Soyez préparé 

Pensez à un endroit calme et prévoyez une plage horaire de minimum de 2 heures, une session réservée exclusivement à la prospection téléphonique. Base de données , script d’appel, crayon, papier et agenda seront à portée de main. Et surtout, pensez à sourire !

2. Fixez vous des objectifs

Pour chaque session d’appels, déterminez un nombre d’appels, de contacts argumentés et suivez le nombre de rendez vous pris. Vous pourrez ainsi suivre l’évolution de votre prospection téléphonique et affiner si nécessaire votre discours pour trouver votre méthode.

3. Et la voix !

C’est votre voix qui véhicule la conviction que vous avez dans votre offre. Comment faire ? Articulation, respiration, et intonation reflèteront votre dynamisme, votre envie de persuader votre interlocuteur de vous recevoir.
Et enfin, parler lentement. Un débit trop rapide traduit votre stress, votre peur et feront naître le doute chez votre interlocuteur.

4. Suscitez rapidement l’intérêt de votre prospect

Expliquez directement et précisément ce que vous pouvez apporter à votre prospect. C’est la phrase d’accroche qui parlera évidement des bénéfices de votre offre.
De manière générale, soyez direct, précis et bref. En résumé, pensez à des phrases courtes quand vous rédigez votre guide d’entretien et donc votre accroche. Apprenez aussi à parler au présent, le temps de l’action.

5. Ecoutez   

Vous avez expliquez le motif de votre appel, c’est maintenant à votre prospect de réagir. Laissez le parler en évitant de l’interrompre. Reformulez si nécessaire ces propos pour vous assurer que vous avez bien compris la nature de l’objection avant d’y répondre.

6. Concluez ou relancez

Tout s’est bien passé et vous avez décroché (encore) un rendez- vous. Bravo !
Confirmez-le par mail en mentionnant vos coordonnées. Rappelez-vous que votre prospect ne vous connait pas. Et puis, faites-vous préciser le lieu du rendez-vous. Les bases de données recensent souvent les sièges sociaux, certaines entreprises ont plusieurs adresses.

Et si vous avez parlé au standard, à l’assistante, continuez. Oui, c’est un jeu de piste. Souvenez-vous que beaucoup appellent une fois, peu une seconde ou troisième fois. Et que la persévérance est le secret d’une prospection téléphonique réussie.

Réussir votre rendez-vous découverte en 4 étapes.

1 – Définir vos objectifs

Avant votre rendez-vous client, vous devez vous fixer l’objectif ou les objectifs de votre rencontre. Souhaitez-vous qu’il achète votre produit, souhaitez-vous repartir avec un devis à réaliser, souhaitez-vous avoir une recommandation de la part de votre client potentiel ?

Donnez-vous un ou plusieurs objectifs pour cet entretien et commencez à remplir votre fiche découverte avec les informations que vous possédez déjà.

Encore trop peu d’entrepreneurs ou de commerciaux abordent un entretien découverte avec 1 objectif précis. C’est malheureusement une cause d’échec. Vous ne savez pas précisément ce que vous voulez de ce rendez-vous client alors le résultat sera à la hauteur de votre objectif, souvent décevant.

Quelque soit votre rendez-vous clients, ayez à l’esprit les règles suivantes :

  • Obtenir le maximum d’informations sur le profil de votre client : Qui est-il, ses valeurs, ses préoccupations, ce qu’il aime,…
  • Connaitre ses attentes et désirs profonds sur ses motivations et le mobile de son achat.
  • Pourquoi souhaite-t-il  acheter votre produit ou prestation. Quel problème, votre produit ou prestation va résoudre chez lui.
  • Qui est son fournisseur actuel et comment travaille votre client avec lui. Quelles relations a-t-il avec lui ? Est-ce juste un fournisseur, un partenaire ? Est-ce un ami, une personne pour qui la confiance est forte, ou juste « un commercial parmi d’autres» ?

2 – Préparez votre entretien découverte.

Axez votre entretien autour des bénéfices que présente votre produit.
Au début de votre entretien, veillez à rester sur des généralités.

Attention à cette étape vous connaissez le profil de votre clientèle type mais vous ne connaissez pas les motivations particulières de votre prospect, nuance ! Cela viendra en le questionnant.

Ne vous focalisez pas sur la présentation de votre société. Mettez en avant les bénéfices clients, la connaissance que vous avez de votre client, et faites en ressortir les bénéfices les plus marquants.
Quels sont les bénéfices à acheter votre produit ? Quel est l’intérêt, pour votre client, d’acheter chez vous et non chez vos concurrents ?

Pour vous aider à préparer votre argumentaire commerciale, mettez-vous à la place de votre prospect et répondez à la question magique : Et alors ?

Exemple : J’ai l’exclusivité de ce matériel sur la région Et alors ? Qu’est ce que cela va apporter à votre prospect ?
Ça lui fait une belle jambe de savoir si vous avez ou non l’exclusivité du matériel du la région. Lui ce qu’il veut c’est trouver une solution à son problème !

Cette simple question vous permet de justifier votre propos.
– Donner des caractéristiques spécifiques de votre entreprise ou de votre produit.
– Donner des précisions, surtout si votre prospect hésite entre vous et un concurrent.
Chaque caractéristique doit nécessairement amener un avantage pour votre prospect.

Exemple : Je suis restaurateur, je déclare à mon client :
« je suis le seul à confectionner ce plat ! »

C’est une caractéristique, mais ce n’est pas suffisant pour le convaincre
Et alors ?  Sous entendu, quel avantage va en tirer votre prospect.

La réponse : « Mon plat est confectionné avec les légumes de ma propre production ce qui en fait un plat unique. Grâce à cette récolte je vous garantit la qualité de mes produits ».

Ces avantages doivent se transformer en bénéfice pour votre client.
Et alors ? « Vous découvrirez des saveurs authentiques qui raviront vos papilles ! ».
« Vous ne retrouverez nulle part ailleurs un plat d’un tel gout exquis et subtil ! ».

P.S : N’oubliez pas, 55% des personnes sont des visuels donc donnez des détails ou des précisions sur les caractéristiques de votre produit, des références.
Donnez de la vie à votre produit, faîtes appel aux analogies.

3 – Recherchez les motivations de vos clients

Passons maintenant à la découverte des motivations de votre prospect.
Posez des questions ouvertes comme vous le feriez lors de l’élaboration d’un argumentaire.

Les bases restant les mêmes, il vous sera facile de vous appuyer sur ce principe.
Dans la mesure du possible, anticipez sur les éventuelles objections.
Pour cela, analysez les objections que vous font la plupart de vos clients au sujet de vos produits.
Il y a certainement des objections récurrentes !

4 – La préparation de votre rendez-vous

Préparez la veille tous vos documents. N’attendez pas la dernière minute pour le faire, c’est source de stress et vous risquez d’oublier quelque chose.
Voici la check-list des éléments matériels à apporter lors de votre rendez-vous :

  • Porte documents
  • 1 Bloc-notes et 1 autre que vous laissez dans votre véhicules avec les crayons et stabilo
  • Vos supports de communication (plaquette, brochures, livrets, catalogues, Books…)
  • Attention. Votre plaquette de communication doit correspondre au profil de votre client. Si votre plaquette s’adresse à des particuliers, il ne sera pas judicieux de la remettre lors d’un rendez-vous chez un professionnel.
  • Une calculatrice
  • Des échantillons si besoin
  • Des cartes de visite
  • Vos bons de commandes si vous en avez
  • Votre dossier prospect avec votre fiche découverte, les informations relatives à votre prospect et votre fiche entretien pour réviser dans votre voiture ou la salle d’attente.
  • Vos tarifs
  • Votre agenda
  • Un GPS et un plan de la région (le GPS peut ne pas connaitre une zone industrielle)
  • Des goodies à offrir (stylo, objets publicitaires au sigle de votre entreprise). Ce n’est pas indispensable mais cela vous permet de rester dans l’esprit de votre client après votre rendez-vous. C’est un très bon vecteur de communication.

N’oubliez pas, vous avez un sérieux avantage sur votre prospect. Vous vous êtes préparé, lui rarement !
A vos rendez-vous.

Partageons votre expérience de rendez-vous clients. Quels sont pour vous les points que vous devez améliorer pour être plus sur, plus efficace lors de vos entretiens découvertes.
Laissez-moi votre témoignage dans les commentaires ci-dessous.

Les 7 étapes d’un rendez-vous client réussi

Pour réussir leurs rendez-vous clients, vos commerciaux ont besoin de méthode et de rigueur. Voici comment les guider pas à pas avec, en ligne de mire, un seul objectif: vendre au terme de l’entretien.

Préparer soigneusement le rendez-vous

«Avant de rencontrer un prospect le commercial doit fixer ses objectifs d’entretien et définir les moyens disponibles pour les atteindre», commence Patrick David, consultant formateur en management et négociation, ancien directeur commercial. Il s’agit pour lui de travailler à la fois le fond – et notamment la connaissance du compte client – et la forme, pour ne pas être pris au dépourvu. Mais en tant que manager, vous pouvez aussi aider vos commerciaux dans cette phase préparatoire. Ainsi, Philippe Prévoteaux, directeur commercial de la société Sosaca, qui commercialise des matériaux dédiés au bâtiment, réalise des tableaux croisés utiles à ses technico-commerciaux pour préparer leurs rendez-vous. «Ces tableaux mettent en perspective le potentiel d’un client – que j’évalue en fonction de l’effectif de son entreprise – et le chiffre d’affaires que nous réalisons avec lui», explique-t-il. A leur lecture, le commercial peut, par déduction, fixer son propre objectif. «Cette feuille de route est un outil clair et pratique apprécié de tous». Frédéric Chartier, consultant formateur en développement commercial, l’assure: «La préparation représente 90% de la réussite d’une vente. Pour cela, le commercial doit se mettre en conditions matérielles, organiser sa prise de rendez-vous, établir une check-list du matériel à emporter (PC portable, plaquette commerciale, bon de commande, etc.) et préparer son discours.» Là encore, vous pouvez fournir un certain nombre d’éléments à vos collaborateurs pour faciliter leur entrée en matière auprès du client: confiez- leur, par exemple, un bref historique de la société, ses chiffres-clés remis à jour régulièrement ou tout autre élément corporate qui pourrait les éclairer sur la conjoncture de l’entreprise.

Clarifier ses intentions dès la prise de contact

«J’insiste pour que tous les commerciaux annoncent clairement le motif de leur présence dès leur arrivée chez le client», souligne Frédéric Chartier, expert en développement commercial. Etre clair et direct permet d’adopter une gestuelle naturelle et donc facilite l’opération de séduction. C’est la posture qu’adopte Laurent Loison, technico-commercial dans la société Exo7, fabricant de produits pour le secteur du bâtiment. Face à un prospect, le commercial se présente, puis enchaîne:«J’ai envie de connaître votre entreprise et l’étendue de vos activités pour pouvoir travailler avec vous car votre société compte pour beaucoup dans ce secteur géographique.» En allant droit au but, Laurent Loison est persuadé qu’il gagne du temps et en fait gagner à son interlocuteur. Reste alors à l’avertir que vous allez l’interroger sur son entreprise pour mieux cerner ses problématiques. «Décrivez-moi votre activité de manière à ce que je détecte des intérêts communs aux nôtres. Je vous exposerai alors ce que nous pouvons vous offrir de mieux», poursuit le commercial. Le dialogue est lancé. L’objectif de la prise de contact est atteint.

Privilégier les questions ouvertes lors de la phase de découverte

Cette phase permet d’identifier la situation du client. Par la découverte de ses besoins, de ses insatisfactions, des dysfonctionnements éventuels et des zones d’amélioration possibles. «Vos questions, prévient Frédéric Chartier, ne doivent pas être trop dirigées, car au final elles risquent de ne pas correspondre aux vrais besoins de votre interlocuteur. De surcroît, elles pourraient être perçues comme étant orientées vers des réponses que vous souhaitez entendre!» Car l’écueil à éviter est la manipulation. La vigilance est de mise, et il faut oser demander «Qu’est-ce que vous attendez comme service?», afin de pouvoir, plus tard, ajuster son offre. C’est pourquoi il est essentiel d’être à l’écoute, voire de prendre des notes. Les informations recueillies au cours de cette étape sont souvent les clés de la négociation. La technique consiste à faire parler le plus possible le prospect pour détecter la faille ou lui faire prendre conscience d’un problème ou d’améliorations potentielles. «L’art suprême du vendeur consiste, à ce moment-là, à transformer un vague besoin en une nécessité précise», indique Cyril Kapp, formateur indépendant en vente. Mais il met tout de même en garde les commerciaux: «Essayez de ne pas être trop indiscret pour ne pas braquer le client». A vous, manager, de prévoir des séances de training lors des réunions commerciales pour permettre aux vendeurs d’améliorer leurs performances. La mise en situation via des jeux de rôles entre différents commerciaux fonctionne très bien.

Formuler un diagnostic

«La découverte des besoins d’un prospect aboutit à l’élaboration d’un cahier des charges qui sera très utile au commercial pour proposer une offre adaptée», souligne Roland Mahjoub, chargé de cours à Sup de «V», une école supérieure de vente située à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Grâce à une écoute active, le commercial a analysé la situation du client, il peut maintenant lui prescrire des solutions. Et il est nécessaire de s’assurer que ses problèmes ont été entendus. «Une phrase du type: «Monsieur, avec les informations que vous avez bien voulu me transmettre, la solution que je vais vous proposer répondra à votre exigence de… » devrait permettre d’emporter l’adhésion de votre prospect et de poursuivre l’entretien», assure Patrick David, consultant formateur en management et négociation

«Au stade de la négociation, on sait si le travail de préparation et le relationnel établi par le commercial sont réussis», déclare Arnaud Revert, directeur commercial de Recall, spécialiste des solutions d’archivage. Dans les services, les ventes nécessitent plusieurs entretiens. «Mon rôle de manager est de (re)présenter la société, d’être le garant des moyens qui seront mis en oeuvre pour la réalisation de notre solution et valider une éventuelle évolution des schémas financiers». Le processus de vente qui se déroule avant cet entretien final appartient au commercial. Néanmoins, «la confiance n’exclut pas le contrôle. Et lors de la validation de l’offre commerciale et de la finalisation du prix, j’évalue son degré d’autonomie et sa capacité à demander de l’aide au moment opportun». Pour le directeur commercial, le signe distinctif d’une affaire réussie est la capacité d’un commercial à effectuer un briefing synthétique mais complet, en soulignant les sujets décisifs et en proposant des alternatives intéressantes.

La proposition commerciale: l’affirmer ou la suggérer

Lorsqu’il décide de formuler sa proposition commerciale, le vendeur doit adapter son discours au profil de son interlocuteur. Ainsi, conseille Patrick David, «face à un dirigeant de PME qui ne connaît pas la technicité du produit ou de la solution proposée, le commercial valide son expertise et affirme que sa prescription est la bonne. En revanche, face à un ingénieur ou à un technicien, il va chercher à partager son expertise: j’ai pensé à telle solution, qu’en pensez-vous?» L’argumentation déployée met en évidence les avantages qui répondent aux préoccupations du client. Par exemple, s’il s’est montré attentif à un service de proximité, commencez par là.

Négocier sans oublier les marges

«Le commercial doit se battre pour vendre au tarif affiché. Ce n’est que lorsqu’il sent que ça ne passe pas qu’il doit accepter de négocier», assure Roland Mahjoub (Sup de V). Si le prix est négocié, Patrick David le rappelle, «un vendeur ne doit jamais consentir une remise sans obtenir une contrepartie». Selon les termes de la négociation, celle-ci se matérialise par la durée d’un engagement, un volume plus important, la souscription de services optionnels, etc. Dans tous les cas, le commercial doit défendre ses marges en négociant les paramètres financiers directs (je prix du produit ou du service) et indirects [frais de mise en oeuvre ou conditions de livraison par exemple). Philippe Prévoteaux (Sosaca) recommande à ses technico-commerciaux«de défendre leurs marges, en insistant sur la phase de conseil que nous apportons à nos clients». Quant aux remises, elles ne sont accordées qu’au cas par cas, «pour donner un coup de pouce à un bon client sur un chantier difficile par exemple, mais en échange de la commande de la totalité des matériaux nécessaires à la réalisation dudit chantier».

Conclure en demandant au client de s’engager

«Que faisons-nous à présent?» La question est claire et précise. «Celui qui la pose ne prend aucun risque, affirme Frédéric Chartier, c’est une question de bon sens qui relève davantage d’un état d’esprit que d’une technique de vente.» Pour l’expert, réussir une vente n’équivaut pas à l’imposer à l’autre à l’arraché. L’acheteur a des comptes à rendre, il n’est pas toujours seul maître de la décision. Soit il a les pouvoirs pour signer à la conclusion, soit il en réfère à ses supérieurs hiérarchiques auxquels il doit fournir des précisions le plus rapidement possible. Mais ceci ne doit pas empêcher le commercial de soumettre un engagement à son client. Enfin, la conclusion du rendez-vous ne se limite pas à la vente. Elle est l’occasion de prendre des adresses de nouveaux prospects que le vendeur contactera plus tard sur recommandation de son client. C’est aussi le moment de tisser des liens avec ce client et en profiter pour l’interroger sur les raisons qui ont motivé son achat. De quoi rebondir pour lui proposer ultérieurement des services complémentaires.

Préparer efficacement un rendez-vous de prospection

A la fois pour optimiser vos chances d’obtenir un rendez-vous de prospection et pour mettre toutes les chances de votre côté avant ce rendez-vous, vous devez le préparer. Et cette préparation, elle passe par une première approche de vos prospects. Exploiter son réseau, donner des conseils, jouer sur la curiosité : quelques conseils pour préparer efficacement vos rendez-vous de prospection.

Utilisez votre réseau

Comme dans beaucoup de secteurs, votre réseau est toujours votre meilleur ami en matière de prospection commerciale. D’une part, évidemment, votre réseau compte forcément quelques prescripteurs qui pourront vous préparer le terrain en vous mettant en relation avec des prospects et en vous recommandant.

Dans la même logique, vos réseaux vous permettent d’avoir un pied dans de nombreuses entreprises. Soit parce que vous connaissez des salariés d’entreprises, des partenaires, des concurrents, etc. Bref, votre réseau grouille d’informations sur vos cibles potentielles, alors n’oubliez pas de rester attentif à ce que vous entendez pour pouvoir l’exploiter plus tard.

Également, sollicitez vos clients pour qu’ils donnent leur avis sur vos prestations. Avec un peu de chance, vos prochains prospects connaîtront vos clients (soit de nom, soit parce qu’il s’agit de concurrents, de partenaires commerciaux, etc.) et seront donc plus enclins à vous écouter. Curiosité, confiance, voire méfiance : peu importe, l’intérêt est excité et vous allez pouvoir profiter de la brèche.

L’approche pour préparer ses rendez-vous de prospection

Le réseau, encore et toujours ! Que vous pouvez conjuguer en mode approche douce et fine : « M. Machin, j’échangeais l’autre jour avec M. Bidule qui me disait que vous seriez sans doute intéressé par… ». Avec ce genre d’approche, vous faites d’une pierre deux coups :

  • Vous mettez en avant les relations que vous avez en commun : vous faites partie du même réseau, vous avez déjà un pied dans le même cercle ;
  • Vous faites une première approche douce : vous pouvez apporter des conseils, des astuces, synthétiser un article que vous avez lu (ou écrit) sur un sujet donné. Mais toujours orienté business : votre approche doit apporter à votre prospect quelque chose qui puisse aider son business. Sans quoi, vous ne risquez pas d’attiser sa curiosité…

Bien sûr, sauf quand ce genre d’échange a lieu lors de réunions, de soirées ou autres, ce genre d’approche implique, en amont, que vous sollicitiez votre propre réseau pour obtenir des coordonnées : mail ou téléphone.

Ensuite seulement, vous pourrez relancer en utilisant ce premier mail, ou ce premier échange de mail, comme base de discussion pour aller plus loin. Vous avez montré que vous avez des choses à apporter et que vous prenez en considération les besoins de votre interlocuteur.

La prospection est un art difficile où le réseau pourra vous être d’une très grande aide ; ne le négligez donc jamais : en particulier en temps de crise, c’est le réseau qui peut faire la différence entre une entreprise couronnée de succès et une entreprise qui met la clé sous la porte. Et n’oubliez pas : vous n’avez pas un mais plusieurs réseaux, et tous peuvent vous être utiles (amis, famille, clients, partenaires, sous-traitants, etc.) !

Réaliser son étude de marché : les 4 règles d’or

Souvent démuni lorsqu’il doit réaliser son étude de marché, le créateur d’entreprise est pourtant dans l’obligation de la constituer de façon complète et convaincante s’il souhaite concrétiser son projet. Si les entrepreneurs éludent souvent cette étape, cela s’explique par leur difficulté à structurer leur propos. Identifier les objectifs de ce document, sa teneur et les conditions effectives permettant sa réalisation est indispensable.

Réaliser son étude de marché : les 4 règles d'or

« L’étude de marché a pour objectif de cerner avec précision l’organisation du secteur économique au sein duquel la nouvelle entreprise va s’insérer et la place qu’elle [compte y prendre] », d’après la définition du « Guide du routard du créateur et du repreneur d’entreprise ». En d’autres termes, l’entrepreneur doit analyser l’état du marché dans lequel il souhaite implanter son entreprise et estimer la part qu’il pourra capter. Document clé du business plan, l’étude s’articule autour de différents critères d’analyse : produits vendus, zone de chalandise potentielle ou encore recensement de la concurrence. Dans le cas d’une implantation en franchise, « la loi Doubinoblige toute tête de réseau à délivrer une information précontractuelle, comprise au sein du DIP, où est détaillé l’état local », indique Charlotte Boisson, directrice du développement à l’agence de géomarketing Territoires et Marketing. « Il s’agit d’une photographie à date d’un certain nombre d’indicateurs sur la zone : concurrence, profil démographique des salariés, des résidents, du développement… Bref tout ce qui peut être facteur d’attractivité. Mais ce n’est pas une analyse du projet au sein de cette zone. Lefranchiseur peut néanmoins indiquer au candidat le process d’une étude de marché dans le DIP. » A la lumière de ces premières données, tout le travail restant à effectuer incombe au franchisé. Mesurer la part de marché à atteindre, définir les leviers à actionner, les moyens à déployer,… Autant de prérequis nécessaires à la construction de l’étude. Cette tâche s’avère en définitive plus fastidieuse que complexe, tant elle requiert davantage de bon sens que de connaissances pointues en économie.

Règle n°1 : S’appuyer sur des chiffres

De façon générale, les sacro-saints chiffres tiennent évidemment une place à part entière dans l’étude de marché. Tant en quantité qu’en qualité, ils permettent une approche plus pragmatique de la réalité du terrain et de se plonger dans la dimension la plus concrète du projet. La solidité du document sera d’ailleurs décisive au moment de convaincre les futurs partenaires de l’entreprise comme les organismes financiers et les fournisseurs. Il est donc primordial de mettre en avant le travail abattu et les démarches effectuées pour l’établir auprès des différents interlocuteurs et ainsi les persuader de la solidité du projet.

Règle n°2 : Définir l’offre

Quatre étapes sont nécessaires à cette tâche. Tout d’abord, il s’agit d’établir une liste exhaustive énumérant les produits ou services qui seront au cœur du commerce. Ensuite, il faut rechercher les produits analogues existants sur le marché. Pour cela, étudier les différents leviers de communication employés par les enseignes rivales : catalogues papier et web, se déplacer sur les salons spécialisés quand cela est possible, encarts publicitaires dans la presse locale et spécialisée notamment, etc. Puis, déterminer lesbesoins réels de la demande, aussi bien ceux auxquels le marché répond que ceux auxquels la réponse demeure partielle. Surtout, se poser la question « Y a-t-il de la place pour un nouvel acteur ? ». Enfin, calculer un premier seuil de rentabilité en envisageant une politique tarifaire en accord avec les conditions d’exploitation et l’exigence de rentabilité du projet. La conjoncture économique du secteur apparaît à plus d’un titre comme un axe d’analyse incontournable.

Règle n°3 : Cibler et évaluer la clientèle potentielle

Cette phase s’articule également autour de quatre mouvements. Dans un premier temps, identifier dans le détail le cœur de cible. Plus la précision sera de rigueur, plus l’étude de marché sera pertinente. Ne pas hésiter à examiner la démographie de la zone de chalandise : âge, catégorie socio-professionnelle, sexe, etc. Dans un deuxième temps vient le moment del’examen des attentes de la clientèle, c’est-à-dire « quel marché est encore inexploité ou sous-exploité ? ». Dans cette perspective, une approche directe doit être privilégiée : campagne e-mailing, rencontres avec des acteurs locaux, interviews (d’où l’importance de bien connaître sa zone d’implantation et de disposer d’un certain carnet d’adresses). Dans un troisième temps, évaluer la taille de la zone de chalandise et la clientèle cible. « De nombreux organismes disposent de données chiffrées pouvant renseigner le porteur de projet, rappelle Charlotte Boisson. Les Chambres de commerce et d’industrie ou les chambres de métiers ont des interlocuteurs qui peuvent fournir des documents d’étude. » En dernier ressort, l’entrepreneur devra apprécier le taux de pénétration* qu’il ambitionne.

Règle n°4 : Analyser la concurrence

Qui dit implantation dit concurrence. De fait, les futurs concurrents se positionnent soit sur le même segment de marché, soit sur un segment complémentaire en rapport direct avec l’activité de l’entreprise en puissance. Il s’agit donc de recenser les différents acteurs présents dans la même zone géographique et d’évaluer leur poids. Une tâche à géométrie variable puisque la zone de chalandise diffère selon le secteur à implanter. « Travailler dans la restauration rapide où le marché est défini par un périmètre restreint (la clientèle doit se situer à 5 minutes à pied) et dans une agence de services à la personne, où le client ne se rend qu’une seule fois, ne répond pas à la même problématique d’emplacement », signale Charlotte Boisson. Dans cette optique, consulter les annuaires généraux ou spécialisés puis se rendre dans des organismes consulaires, qui tiennent à jour des documents détaillés sur les entreprises inscrites dans leurs registres, est conseillé. S’établir près d’une enseigne locomotive peut aussi se révéler intéressant, notamment en termes de trafic.

« Si il y avait une règle d’or dans la réalisation d’une étude de marché, c’est qu’on ne peut pas étudier un projet sans se déplacer sur site. Cela représente 50 % du travail », tranche la spécialiste en géomarkting. Il ne faut donc pas oublier cette composante. Enfin, tout entrepreneur en franchise doit obtenir les comptes des acteurs en présence. Le candidat peut retrouver certaines données sur le site société.com mais avant tout dans les greffes de tribunaux de commerce. Toute entreprise a en effet obligation de transmettre ses comptes aux pouvoirs publics. Ces documents sont communiqués à tout anonyme qui en fait la demande, moyennant une somme minime.

*Taux de pénétration : rapport entre le nombre d’utilisateurs d’un produit et la population cible tout entière.