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Les 10 plus importantes compétences d’affaires en 2020

En seulement six ans, les compétences que vous rechercherez pour les employés seront très différentes de celles idéales pour les travailleurs d’aujourd’hui. N’en doutez plus !!!

Dans un avenir proche, des machines et des systèmes intelligents auront automatisé de nombreux emplois qui existent aujourd’hui, en changeant la nature de compétences qui seront en forte demande.

Comme les technologies sociales joueront un rôle plus important dans la création de valeur, des compétences telles que l’intelligence sociale et une nouvelle éducation aux médias, entre autres, vont devenir de plus en plus important pour les travailleurs.

L’ infographie ci-dessous à partir Collèges Top Ten en ligne montre les capacités seront plus évalués d’ici à 2020:

L’immunité au changement: ces engagements rationnels qui empêchent l’innovation

Avatar de Philippe SilberzahnPhilippe Silberzahn

Il y a un paradoxe dans le domaine de l’innovation: tout le monde est pour, je ne rencontre jamais un chef d’entreprise qui m’explique qu’il ne veut pas d’innovation, bien au contraire; ils la veulent tous. Et pourtant dans la plupart des entreprises, l’innovation est bloquée. Une cause importante de ce paradoxe réside dans un conflit d’engagement entre le présent et l’avenir. Regardons cela plus en détail.

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Comment Orange a mis en place la rémunération des compétences

ENTRETIEN Lors de la présentation du baromètre social semestriel d’Orange, le directeur général chargé des ressources humaines du groupe, Bruno Mettling avait évoqué la mise en place d’augmentations individuelles dépendant de l’acquisition de compétences. Cette mesure souvent évoquée dans les cercles spécialisés RH est rarement mise en place. Bruno Mettling explique comment il avait réussi à mettre en place cette innovation.

Comment Orange a mis en place la rémunération des compétences
 

La méthode RH d’Orange pour la transition numérique

Pour quelles raisons avez-vous mis en place un nouvel outil de rémunération, dépendant des efforts de formation des salariés. Les outils classiques ne sont-ils plus adaptés pour récompenser la performance ?

Le point d’entrée ce n’est pas la formation mais les compétences. Nous demandons à nos collaborateurs d’évoluer de façon plus rapide, notamment sous l’influence de la digitalisation de nos métiers et de nos marchés.

En outre, dans le cadre de notre plan stratégique, un départ sur trois est remplacé. En conséquence, il est demandé aux salariés qui restent d’être davantage polyvalents. On demande à la fois une adaptation et une évolution des compétences.

En contrepartie, nous avons voulu que la politique de rémunération tienne compte de ses évolutions. Nous ne pouvons pas ignorer cet effort qui est demandé aux salariés. Mais cet effort ne remplace pas celui consenti pour la performance. Il s’ajoute. Nous avons défini une politique de rémunération qui comporte trois niveaux : la rémunération de la qualification de l’emploi, puis des performances et enfin des compétences acquises.

Concrètement comment l’avez-vous mis en place ?

Nous avons commencé de façon très limitée en 2013. Les résultats de cette expérience ont été très bons. Les salariés ont exprimé leur satisfaction. Le résultat est que nous sommes passés à une plus grande échelle en 2014. 11 000 salariés en ont bénéficié. Et nous reconduisons le dispositif en 2015.

Concrètement, c’est une enveloppe embarquée dans la négociation annuelle obligatoire sous le nom d’Augmentation Individuelle liée à la gestion prévisionnelle des compétences dont la mise en œuvre se fait sous la responsabilité managériale mais dans le cadre de grands principes définis dans l’accord salarial.

Comment savez-vous que cette mesure est appréciée ?

Dans notre baromètre social semestriel, nous avons constaté que la note obtenue par la politique de rémunération avait nettement progressé et notamment tout ce qui concerne l’équité.

N’y a-t-il pas suite à cette mesure des conflits pour obtenir des formations ?

Encore une fois, ce sont les compétences qui comptent, pas les formations, même s’il existe un lien entre les deux. Cela peut être quelqu’un qui devient manager de projet, qui est formé au mode agile. De même un technicien qui utilise une tablette acquiert une compétence supplémentaire. Ou un salarié qui travaillait pour les grandes entreprises et consacre une partie de son temps au marché des particuliers…

Pour la formation, Orange consacre 6 % de sa masse salariale, ce qui représente 280 millions d’euros. Pour les formations managériales, nous avons dispensé un million d’heures depuis la création d’Orange Campus en 2011.

Comment est mesurée l’évolution des compétences ?

Elle peut être observée à tout moment mais elle est consacrée lors de l’entretien annuel, ce qui donne un impact plus fort. Cela a eu des effets significatifs. L’augmentation minimum est de 3 %, avec un minimum de 800 euros en valeur. C’est important en matière d’équité dans le groupe.

Le management n’est pas mort mais le modèle directif oui !

Crédit photo Olivier Journiat

 

L’atelier «Transformation du métier de manager», qui s’est tenu au Congrès international francophone des ressources humaines (CIFRH) 2015, au CNIT Paris-La Défense le 25 juin dernier, a permis de débattre sur l’avenir de cette responsabilité à forte valeur ajoutée. C’est en effet sur elle que repose la qualité de la motivation et de l’engagement des salariés, sources de différenciation pour la performance d’une entreprise.

 

Et si la transformation du monde du travail prenait son ancrage sur l’avènement d’un nouveau type de management? Le manager est mort, vive le manager!

La fonction traverse une forte crise. Pas moins d’une vingtaine d’ouvrages ont été publiés en 2014 pour décrire le malaise ambiant et des méthodes managériales pour le moins dépassées. À l’heure d’un engouement prononcé pour les modèles de sociétés libérées et à responsabilités réparties, se pose la question de la place actuelle que devrait avoir le manager. Doit-il disparaître? Ou tout simplement se réinventer? Le modèle traditionnel est à bout de souffle et l’entreprise n’a jamais autant subie une telle remise en question sur ses fondamentaux.

La fin des petits chefs

Co-animé par Philippe Canonne, Michel Barabel et André Perret, l’atelier «Transformation du métier de manager» a permis d’éclaircir les attentes actuelles des responsables RH vis-à-vis des managers.  Dans un monde en pleine dispersion, ne s’oriente-t-on pas plutôt vers un management distribué, indépendant de toute ligne hiérarchique? En tout cas, le modèle, qui a généré les petits chefs en abondance, sclérosant pour l’organisation ne fonctionne plus. D’ailleurs, « tous les jeunes sont tous « copains »  entre eux », avance un DRH. Gérard Matencio, directeur de la transformation chez ErDf développe : «On ne critique qu’une forme dégradée de management mais on recherche toujours des leaders capables de réguler les humeurs et les motivations des équipes. On a besoin de personnes inspirantes aujourd’hui pour manager.» Aux dires de certains participants, les organisations qui performent le plus sont celles qui ont su mettre en place un management qui orchestre la transversalité, l’alignement et le travail collaboratif.

Des « impulseurs » de coopération

La principale problématique est de trouver des managers qui donnent envie.  Ils doivent passer d’une posture de contrôleur à celle de coach. Selon Aline Scouarnec, responsable du master RH de l’IAE de Caen, nous entrons dans une nouvelle ère de managers ou de gouvernants. « Le manager est impensé au sein de beaucoup d’organisations, témoigne-t-elle, Cela engendre des répercussions sociales catastrophiques.» Pour Jean-Paul Bouchet de la CFDT Cadres, il sera demandé de plus en plus aux managers de devenir des « impulseurs » de coopération.

Les garants de la confiance

Charles-Henri Besseyre des Horts, professeur associé à HEC Paris, est intervenu sur l’impérieuse nécessité de générer de la confiance et du respect, et, sur le rôle prépondérant des managers sur l’image de leur entreprise. Il témoigne : «Ils sont devenus responsables de l’image de la marque employeur. Leurs attitudes néfastes se diffusent rapidement sur les réseaux sociaux et impactent la réputation de l’entreprise. La vraie question aujourd’hui est de renforcer la cohésion et le collectif car jusqu’à présent on a trop privilégié l’individualisme. Qu’est prête à faire l’entreprise, sur quoi s’engage-t-elle, pour, en retour, bénéficier de l’investissement de ses collaborateurs ? »

Une hiérarchie de compétences

Le fonctionnement traditionnel en silos n’a pas disparu mais s’y ajoute une hiérarchie horizontale qui les rend poreux. Dominique Turcq, fondateur de l’Institut Boostzone, explique que la hiérarchie vise à réduire les coûts de transaction qui existent également de façon transverse. Elle sera toujours présente mais se base de nos jours davantage sur les compétences.

Un DRH en appui des managers

Quant au DRH, «il doit sortir du petit coin » selon Philippe Canonne, DRH membre du Bureau national de l’ANDRH. André Perret, vice-président de DPM&Associés, ajoute : «Le DRH a du mal à se positionner sur les projets de transformation de l’entreprise. Or il peut être un appui non négligeable pour impulser un nouveau management.» Cantonné à un rôle de gestionnaire, le DRH doit davantage s’intéresser au business de son entreprise afin d’avoir un pouvoir d’influence dixit le DRH du groupe Danone Maroc. «Pour les managers, les DRH ne sont pas légitimes, appuie Gérard Matencio, car souvent ils se situent en aval des projets pour en gérer les conséquences sociales!» Alors qu’attendent-ils pour s’imposer? «La période est à la désintermédiation, rappelle Lionel Prud’homme, directeur du LISPE IGS-RH, Les méthodes d’Uber et de Airbnb vont-elles définitivement changer la fonction RH?»

Dans le contexte actuel, le DRH dispose donc d’une «fenêtre de tir» pour endosser un nouveau rôle, plus stratégique, qui permettra une transformation des entreprises dans le respect d’une gouvernance humaine. Le changement de paradigme permet de redéfinir, «de façon collective», une véritable fonction dont le poids pèserait autant que d’autres directions plus influentes au sein des comités de direction telles que la fonction financière ou marketing par exemple. Mais pour cela, il va falloir que les DRH pensent stratégie et se projettent un peu plus dans l’avenir.

Christel Lambolez

 

Retrouver une rétrospective du Congrès dans le numéro de La revue Personnel de juillet-août 2015.

15 Qualités d’un Bon Gestionnaire

Cet article est originalement apparu sur http://www.atmanco.com/15-qualites-bon-gestionnaire

Quelles sont les qualités d’un BON gestionnaire? l n’y a malheureusement pas une seule et unique bonne réponse à cette question! Ça dépend de plusieurs facteurs comme le type d’entreprise, la stratégie, les objectifs, le contexte, les enjeux, l’équipe, les supérieurs, etc….

Bref, tout comme il existe un bon employé pour un poste, il y a également un bon gestionnaire pour une entreprise, un contexte et une équipe. La notion de « bon » gestionnaire est contextuelle.

Voici donc 15 qualités fréquemment recherchées et associées à un bon gestionnaire.

#1 – Avoir une vision et la communiquer

Une des qualités d’un bon gestionnaire est de savoir donner la vision, ou une ligne directrice claire afin d’orienter le travail des autres. Avoir une vision est une chose mais, ensuite, il faut savoir la communiquer! Il est futile d’avoir une vision si cette dernière n’est pas communiquée clairement. J’insiste sur le mot clairement

#2 – Être autonome et responsable

Un bon gestionnaire doit être autonome dans sa prise de décision et prendre la responsabilité de ses actions, bonnes ou mauvaises. Il doit également favoriser et développer l’autonomie et la responsabilisation de ses employés.

Faire preuve d’autonomie, c’est de ne pas avoir peur de prendre ses responsabilités, d’être capable d’adopter des positions fermes même si on est seul, de parler envers et contre tous si nécessaire et d’en assumer les conséquences. Disons la vérité, être leader implique souvent de faire face aux difficultés seul et ce n’est pas donné à tous!

#3 – Savoir diriger

Savoir diriger nécessite de garder l’œil sur le but à atteindre, de donner une direction, de trancher, de faire front aux obstacles, de gérer ses émotions, d’être un modèle pour les autres, de prendre position fermement – et bien souvent à contre-courant – et de gagner la confiance des autres.

Il n’y a rien de plus dommageable pour une équipe qu’un capitaine sans direction, qui ne tranche pas, qui refuse de regarder la réalité en face, qui ne fait pas face à la critique avec courage ou qui refuse de prendre la responsabilité de ses actes. C’est la recette parfaite d’un échec!

#4 – Prendre de bonnes décisions au bon moment

Pour les gestionnaires,  l’art de la prise de décision est une condition essentielle au leadership. La résultante des choix et décisions d’un gestionnaire peut devenir, et plus souvent qu’autrement deviendra, la cause de leur réussite ou de leur échec.

Il est important de prendre la meilleure décision possible mais il est aussi important de la prendre au bon moment. Prendre la meilleure décision trop tard c’est tout comme prendre la mauvaise décision!

#5 – Faire preuve de courage managérial

Une des principales qualités d’un bon gestionnaire c’est de faire preuve de courage managérial. Un gestionnaire se doit de faire face aux problèmes, de dire les vraies choses, de prendre les décisions difficiles et d’être responsable de ses décisions.

Dire les vraies choses, c’est de dire ce qui doit être dit, au bon moment, à la bonne personne et de la bonne manière.

Faire face aux problèmes, c’est de s’assurer de regarder la réalité en face, de la partager et d’y faire face avec son équipe.

Avoir du courage managérial, c’est aussi de savoir gérer dans la tempête, de savoir gérer l’incertitude et l’ambiguïté. Un bon gestionnaire se doit de prendre plus de bonnes décisions que de mauvaises, sur la base d’informations insuffisantes, en le moins de temps possible et avec peu ou pas de solutions antécédentes sur lesquelles s’appuyer!

#6 – Faire preuve de leadership et inspirer les autres

Avoir du leadership, c’est la capacité d’une personne à influencer et à fédérer un groupe vers l’atteinte d’un but commun dans une relation de confiance mutuelle. Pour un gestionnaire, avoir du leadership veut aussi dire d’être en charge, de prendre les commandes et d’avoir de la vision, de mobiliser, motiver et obtenir la collaboration d’un groupe vers l’atteinte des objectifs visés.

#7 – Avoir de bonnes ressources intellectuelles

Un bon gestionnaire doit toujours vouloir évoluer, apprendre et s’améliorer. Plus ses ressources intellectuelles seront élevées, plus sa capacité d’apprentissage sera rapide.

Vos gestionnaires ont-ils une pensée logique ? (La capacité à utiliser un raisonnement ordonné et rigoureusement enchaîné ou une pensée systématique et déductive)

Ont-ils la capacité à créer et former des hypothèses, à avoir du « flair » et faire appel à leur intuition ? Dans la tempête et l’ambiguïté, l’intuition est essentielle!

Ont-ils une vision globale et stratégique par opposition à une vision plus opérationnelle? Sont-ils capables de manipuler des thèmes abstraits qui n’ont pas de résonance dans la pratique, comme par exemple des idées et des concepts ?

#8 – Avoir un bon sens politique

Avoir du sens politique, c’est d’abord de pouvoir faire la distinction entre « faire de la politique » et « avoir le sens politique » (et vous seriez surpris du nombre de gens qui ne font pas cette distinction!)

Avoir le sens politique, c’est de dire et faire des choses qui sont en harmonie avec les convictions et usages considérés comme acceptables. C’est repérer, comprendre et prendre en considérations les enjeux propres à un milieu organisationnel.

Une des qualités d’un bon gestionnaire est de choisir l’endroit et le moment opportun pour communiquer ses messages avec le minimum de bruit possible, de lire les signes non-verbaux et d’adapter son approche à la situation et à l’auditoire.

#9 – Faire preuve d’empathie

Ah cette merveilleuse qualité ! Je pourrais en dire long sur ses bienfaits!

L’empathie, c’est l’art de connaître les autres, de comprendre leurs sentiments, de percevoir leurs points de vue, d’éprouver un intérêt sincère pour leurs préoccupations et d’être ainsi capable d’entretenir des rapports harmonieux avec une grande variété d’individus.

Il ne faut pas confondre l’empathie et la sympathie, qui est plutôt le sentiment d’être « touché » et de ressentir le besoin d’agir pour soulager la souffrance d’autrui.

L’empathie n’a rien à voir avec le désir de sauver les autres!

#10 – Faire preuve d’humilité et de vulnérabilité

« La vulnérabilité a le goût de la vérité et l’odeur du courage »

Avoir le courage d’être vulnérable comme gestionnaire, le courage d’être soi-même est la pierre angulaire d’un leadership inspirant et nécessaire.

L’humilité est de savoir reconnaître sans détour ses erreurs et lacunes, de ne pas se prendre pour Superman, de prendre soin de mettre autrui à l’aise, d’encourager et respecter les points de vue différents, de savoir miser sur les forces de chacun et de s’entourer de gens bien souvent meilleurs que soi.

#11 – Faire preuve d’intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle représente un ensemble d’habiletés verbales et non verbales permettant à un individu de générer, reconnaître, exprimer, comprendre et évaluer ses propres émotions et celles des autres de manière à orienter ses pensées et actions pour affronter les exigences et pressions de l’environnement.

Pour développer l’intelligence émotionnelle, un bon gestionnaire doit premièrement bien se connaître! Pourquoi? Simplement parce que celui qui est sourd face à ce qu’il ressent demeure à la merci de ses sentiments. Il doit aussi apprendre à gouverner ses émotions, les adapter aux différentes situations et faire preuve d’empathie.

#12 – Savoir bien s’entourer

Le succès est un travail d’équipe et, dans ce contexte, une des qualités d’un bon gestionnaire, c’est qu’il doit savoir bien s’entourer, savoir juger les autres et savoir constituer des équipes performantes.

Il doit connaître la recette d’une équipe de rêve :

  • connaître ses besoins et être réaliste;
  • savoir miser sur les forces de chacun et les optimiser;
  • miser sur la diversité et la complémentarité.

#13 – Être orienté vers l’action et les solutions

Un bon gestionnaire ne peut pas simplement constater les choses; il doit prendre action avec son équipe!

Dans le monde d’aujourd’hui, les entreprises qui hésitent sont dépassées par celles qui foncent et se doivent d’avoir des gestionnaires orientés vers l’action. Ceux qui hésitent le font généralement par perfectionnisme, procrastination ou crainte du risque, ce qui a pour effet de retarder d’entreprendre les actions nécessaires rapidement et au bon moment.

#14 – Savoir déléguer et faire confiance aux autres

Un gestionnaire ne sera jamais un grand leader s’il veut tout faire par lui-même ou obtenir tout le crédit pour lui-même.

La délégation est importante dans le sens où elle permet au gestionnaire de miser sur sa réelle valeur ajoutée. Pour déléguer de manière optimale, il faut savoir faire confiance à ses collaborateurs, partager la responsabilité et le crédit.

#15 – Être positif, enthousiaste et cultiver le plaisir de travailler en équipe

Qui a envie de suivre un gestionnaire toujours négatif ? (Ou trop optimiste!)

Qui a envie de se dépasser sans que ce soit plaisant!

Vos gestionnaires sont-ils en mesure de cultiver le bonheur au travail, l’enthousiasme et le plaisir de travailler en équipe ?

Bien évidemment, le Superman de la gestion n’existe pas (et nous ne voulons pas nécessairement d’un Superman!)

L’important c’est de déterminer les qualités de vos gestionnaires, les aider à se mieux se connaître, de miser sur leurs forces et de les aider à se développer.

COMPÉTENCES ET QUALITÉS D’UN LEADER: LESQUELLES VOUS VIENNENT EN TÊTE?

Cet article est originalement apparu sur http://www.atmanco.com/competences-qualites-leader/« 

Il existe plusieurs façons de gérer une équipe. Alors que tout le monde ne peut s’entendre sur la façon la plus efficace de le faire, nous pouvons tous convenir que la performance de l’équipe repose considérablement sur celle de son leader.

Alors, quelles sont les qualités d’un bon leader? Au niveau le plus élémentaire, les styles de leadership peuvent être classés comme étant de type manipulateur, autoritaire, ou attrayant, pour n’en nommer que quelques-uns. Bien que tous ces styles puissent faire l’affaire, pouvez-vous deviner lequel est le plus efficace à long terme?

Voici donc les caractéristiques et les qualités d’un leader.

Qualité 1: Avoir de la “drive

Les leaders efficaces sont ceux qui savent autant fonctionner sur le plan tactique et stratégique qu’être en mesure de mener leur équipe vers un but précis. Parce que leurs efforts ne sont pas dirigés à la simple réalisation d’avantages personnels ou dans un but de contrôle, le bon leader a pour objectif de s’assurer que les choses bougent!

Qualité 2: Autonomie et sens de la responsabilisation

Les bons leaders sont aussi ceux qui permettent à leur équipe de développer une autonomie et assurer une valeur ajoutée selon leurs propres forces personnelles.

Être en mesure de reconnaître les forces des individus au sein de leur équipe et leur permettre d’être responsable et imputable augmente non seulement la confiance des employés envers eux-mêmes et leur leader, mais augmentera aussi leur performance.

Un bon leader sera capable de gérer les membres de son équipe en leur offrant du support et en leur donnant des commentaires constructifs afin de développer leurs talents et leur potentiel.

Qualité 3: Authenticité

Une qualité importante que tout bon leader doit avoir est l’authenticité, soit leur capacité à rester fidèle à eux-mêmes, à leurs croyances, et à leurs valeurs. En fait, le bon leader ne doit pas simplement rester fidèle à lui-même, mais doit également être en mesure de transférer adéquatement ses valeurs et croyances à son équipe.

Le bon leader ne doit pas seulement être capable de communiquer efficacement ses propres valeurs et croyances, mais aussi celles de l’organisation, ainsi que ses objectifs globaux.

Qualité 4 : Posséder de bonnes aptitudes de communication

Même si cela semble évident, les aptitudes de communications sont considérées par la plupart comme la plus importante des qualités d’un leader. Le bon leader doit posséder cette compétence essentielle pour être en mesure d’atteindre ses objectifs ultimes.

De bonnes aptitudes de communication permettent au bon leader d’être un meilleur négociateur et de faire une meilleure gestion et résolution des conflits. Être en mesure d’expliquer clairement une situation quelconque et justifier la décision prise ne rend pas seulement les membres de l’équipe plus à l’aise avec la décision, mais leur permettent aussi d’accorder plus de crédibilité au leader.

En s’assurant que l’équipe comprenne ses objectifs, cela aura un impact crucial sur leur performance et chances de succès. Être en mesure de bien communiquer le Comment, Quoi, Où et Pourquoi de l’objectif d’une organisation assure que tous aillent harmonieusement dans une seule et même direction. Les dirigeants ayant de bonnes compétences de communication sont également perçus comme étant plus crédibles. Une nature charismatique augmente aussi la confiance que l’équipe a dans les capacités de ce même leader.

Qualité 5: Être en mesure de se poser des questions!

Le bon leader est en mesure de bien mener une enquête et aura l’instinct naturel de le faire. Être plus sceptique motive le bon leader pour tout remettre en question; le Qui, Quoi, Où, Comment et Pourquoi de toute situation. Cette série de questions permet d’identifier non seulement les forces et les faiblesses potentielles, mais aussi pourquoi elles se manifestent et comment elles peuvent être optimisées.

Où trouver de bons leaders?

Alors, maintenant que nous avons identifié les qualités et les compétences qu’un bon leader doit posséder, comment pouvons-nous les trouver?

Selon ​​Dave Ulrich​, nommé la personne la plus influente dans les RH par le HR Magazine, environ 20% des gens sont des leaders naturels, tandis qu’un autre 20% ne possèdent pas nécessairement les compétences et les qualités nécessaires pour devenir de bons leaders. Parce que 20% semble bien minime comme pourcentage, vous serez heureux de savoir que les 60% restants de la population sont capables de ​devenir de bons leaders avec un encadrement et une formation adéquate!

Alors, ne perdez pas votre temps à chercher à trouver le leader «parfait». Les chances sont que vous en avez déjà un dans votre organisation! Qu’ils fassent partie du 20% possédant les talents naturels pour le devenir ou du 60% qui peuvent être coachés, il vous suffit d’être en mesure d’identifier ces individus et de déterminer comment développer leurs compétences au maximum.

Développer les compétences et les qualités d’un leader

Bien que cette tâche puisse sembler intimidante pour plusieurs, elle est assez simple à accomplir une fois que vous serez en mesure d’identifier spécifiquement les points à travailler. La meilleure façon d’y parvenir serait de faire appel aux ​tests psychométriques.

Les tests psychométriques évaluent les traits de personnalité et les caractéristiques spécifiques qui sont innées chez une personne, vous permettant ainsi de constater ce que leurs réflexes naturels seront dans des situations spécifiques. Par exemple: l’orientation résultats ou leur tendance à être de nature plus sceptique.

Avec les résultats de ​test psychométrique Atman, il sera facile d’identifier qui sont des leaders naturels parmi votre groupe, ou qui auront la capacité de devenir de bons leaders. Les résultats permettront également d’identifier clairement les zones spécifiques qui devront être améliorées afin de posséder toutes les qualités d’un leader.

Avant que vous déterminiez qui sera votre prochain leader, assurez-vous que vous avez une compréhension claire de ce que vous voulez qu’il atteigne comme objectif. Assurez-vous aussi qu’ils aillent les qualités et les caractéristiques d’un bon leader, et si votre individu saura être ​un bon “fit” avec l’é​quipe qu’il dirigera.

Prenez en considération ses caractéristiques, ses réflexes naturels, et ses forces pour voir si une personne a les qualités pour être un bon leader!

DÉSENGAGEMENT ET PERFORMANCE

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« Les grandes grèves du siècle dernier ont laissé place à des millions de micro-grèves intérieures… »

Cette phrase m’a été inspirée par l’excellente étude, Des salariés engagés : qualité du management et performance de l’entreprise, rédigée par Hubert Landier pour l’institut de l’entreprise en juin 2012 dont je vous livre ici la synthèse.

Cette étude décrit parfaitement les problématiques auxquelles le monde du travail est confronté aujourd’hui et pourquoi elles sont si difficiles à résoudre : le conflit collectif d’autrefois se traduit désormais par un désengagement individuel. Sans bruit, sans éclat, l’isolement de l’individu face à ses difficultés le pousse à se désinvestir de sa tâche.
Le 20ième siècle a été marqué par de nombreuses vagues de grèves avec des sommets en 1936 et 1968. Des grèves déclenchées par les collectifs auxquels pouvaient se rattacher les salariés, qui portaient leurs voix. Dans la société qui se dessine pour le siècle qui commence, les collectifs laissent place à l’individu. Pour le meilleur et pour le pire.

Pour mesurer l’ampleur économique du désengagement imaginez dans une entreprise de 1000 salariés qu’une grève soient suivi pendant 10 jours par 100 salariés au cours d’une année, cela représente 1000 jours de travail perdus pour l’entreprise. Ce type de conflit serait unanimement reconnu comme un conflit sérieux et aurait de lourdes conséquences pour l’entreprise.
Maintenant, imaginez que 500 salariés baissent leur productivité de 10% pendant cette même année… un rapide calcul vous montrera que ce sont plus de 7500 jours qui seront perdu sans que personne ne s’en aperçoive. Au-delà de l’impact économique du désengagement, il ne faut jamais perdre de vue que la victime est le salarié, aujourd’hui, tous les jours.
Je crains que les risques psycho-sociaux soient le prochain grand scandale sanitaire, au même titre que l’amiante ou le sang contaminé… Sommes-nous condamnés à attendre cette prise de conscience nationale pour réagir ?

Le véritable enjeu du 21ieme siècle sera de réinventer le management pour s’adapter à ces nouvelles données. Les outils de mesure et les méthodes de gestion des conflits dont nous avons hérité des 100 dernières années sont à revoir. Les recettes qui marchaient ne marchent plus.


Des salariés engagés : qualité du management et performance de l’entreprise

SYNTHÈSE

« La baisse de la conflictualité, au cours de ces dernières années, ne correspond pas nécessairement à une amélioration du climat social. En effet, les conflits collectifs ont cessé d’être le mode d’expression privilégié du mal-être ou du mécontentement des salariés. Les réactions collectives laissent place de plus en plus à des réactions individuelles de désengagement, moins visibles mais qui peuvent être au moins aussi coûteuses pour l’entreprise.

La forme la plus visible du désengagement consiste en un développement d’un absentéisme de courte durée qui n’est pas toujours réellement justifié – et qui s’explique en outre par la progression des troubles psychosociaux. À cela s’ajoute une baisse de l’efficacité collective : multiplication des erreurs, des retards, des malfaçons, détérioration de matériel, ainsi qu’une attitude négligente à l’égard des clients. De même assiste-t-on au départ inopiné de certains salariés, qui expriment ainsi leur rupture psychologique avec l’entreprise.

Absentéisme, départs inopinés, baisse d’efficacité et négligence à l’égard des clients représentent pour l’entreprise un coût difficile à mesurer mais qui peut être extrêmement élevé et se traduire par une perte de rentabilité importante. A contrario, un engagement élevé venant des salariés se traduit par une dynamique porteuse de réussite collective. Une étude américaine révèle ainsi que les entreprises figurant au palmarès des « great places to work » ont sur le long terme (1998 à 2005) une rentabilité supérieure à la moyenne.

La question se pose donc, afin d’y remédier, de savoir quelles sont les causes de cette tendance au désengagement. Il convient en premier lieu de tenir compte de l’environnement humain de l’entreprise. Pour ceux qui ne la connaissent pas de l’intérieur, celle-ci a souvent une image négative, parfois liée à des préjugés d’origine idéologique. Nombre de jeunes, à leur sortie du système scolaire, méconnaissent la réalité du travail et y voient seulement la perspective d’une corvée désagréable. Cette approche a priori négative se trouve par ailleurs nourrie par certaines formes d’organisation et de management : multiplication des causes d’irritation, centralisation excessive et abus de procédures inadaptées, désagrégation des équipes de travail et développement d’un sentiment de solitude au travail, remise en cause des valeurs liées au travail bien fait, absence de reconnaissance des efforts accomplis…

Afin de rétablir sa dynamique interne et de contribuer au mieux au développement humain de ses salariés, l’entreprise doit donc s’efforcer de lutter contre ces différentes sources de désengagement : il lui faut restaurer le sens du travail bien fait, promouvoir la prise de responsabilité des salariés à tous les niveaux de son organisation, développer leur sentiment d’appartenance, renforcer les différentes formes de dialogue social. Cela passe à la fois par un engagement des dirigeants, par la mise en œuvre d’une politique valorisant le travail et par un management de proximité donnant toute sa place à la dimension humaine de l’entreprise.

Les pouvoirs publics, de leur côté, doivent s’efforcer eux-mêmes de promouvoir le sens du travail bien fait. Une proportion trop importante parmi les jeunes arrive sur le marché du travail sans réelle qualification et sans en connaître l’importance en tant que facteur d’accomplissement personnel. Il importe ainsi de souligner que le redressement de la France passe non seulement par une politique économique adéquate, mais également par une promotion des valeurs liées au travail. »

Hubert Landier.

La gouvernance : une discipline en évolution

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

Aujourd’hui, j’ai choisi de publier un récent billet du groupe de discussion LinkedIn, « Boards & Advisors » qui relate une discussion très intéressante sur l’avenir de la gouvernance, notamment sur le rôle du conseil d’administration eu égard aux communications avec les actionnaires/investisseurs.

Ce billet est issu d’une prise de position de Drew Stein, partagée par Richard Leblanc, et commentée par plusieurs experts en gouvernance.

Un premier courant de pensée stipule que la communication des administrateurs avec les actionnaires est inappropriée compte tenu que ceux-ci sont élus annuellement par les actionnaires pour les représenter…

Mais voilà, un autre courant de pensée, prône la communication avec les actionnaires étant donné, qu’avec le temps, les administrateurs sont devenus moins représentatifs puisque ce sont eux qui proposent les administrateurs aux actionnaires !

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Quel est votre point de vue sur ce sujet controversé ?

Governance as an Enabling Discipline | Drew Stein

Drew Stein:

« Corporate…

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