Category Archives: start-up

De l’idée à la réussite, découvrez le parcours du startuper

 par Audrey Serra

Start You Up

Créer une startup est tout sauf un long fleuve tranquille et les entrepreneurs qui se lancent dans cette incroyable aventure passent par de nombreuses étapes et d’innombrables questionnements. Start you up livre une infographie qui nous permet de voir plus clair dans le parcours du startuper. 


Parce que le parcours des startups est loin d’être simple, Start you up a créé une offre d’accompagnement juridique ajustée aux besoins ainsi qu’aux ressources des jeunes entreprises. Créée par le cabinet August & Debouzy et soutenu par Microsoft Ventures, BPIfrance et La Tribune, Start you up est une offre destinée aux entrepreneurs ayant créé une société de croissance de moins de deux ans. La société a pour objectif de les aider à relever les challenges juridiques liés au lancement et au développement de leurs activités. La société dévoile une infographie établissant le parcours type du startuper. 

Pour la troisième saison consécutive, Start you up ouvre ses candidatures pour son accompagnement jusqu’au 10 novembre. Les entrepreneurs souhaitant se lancer devront avoir le profil du manager et l’expertise de l’équipe porteuse du projet, l’attractivité du projet d’entreprise, l’innovation et le business plan et les perspectives de développement et de rentabilité. Chaque startup sélectionnée sera parrainée par un associé du cabinet August & Debouzy et accompagnée juridiquement pendant toute une année. Les prestations incluses dans ce programme couvrent l’ensemble des besoins juridiques de l’entreprise (création, statuts, contrats, CGV, dépôts de marques, etc…) à l’exclusion des levées de fonds et des contentieux qui font l’objet de propositions sur mesure.

start you up

Les 13 erreurs à ne pas commettre quand on créé sa startup

Antoine Perruchot

Antoine Perruchot, fondateur de Keycoopt, une plateforme de recrutement de cadres par la cooptation, recense les erreurs qui, selon lui, peuvent conduire à l’échec lorsque l’on créé sa startup.


  1. Créer un produit/service disruptif/sexy…mais dont personne n’a besoin ! la question à se poser est « quel problème je résous » ?
  2. Viser un marché trop petit, qui ne fera rêver personne : ni vous (normalement J), ni vos équipes ni les investisseurs !
  3. Recruter des collaborateurs moyens. Ne  recrutez pas  votre équipe trop vite ou trop peu dimensionnée, ou trop peu expérimentée  y compris en raison des coûts. L’équipe est plus importante que tout et doit être votre investissement principal ! Car si le projet peut pivoter avec des collaborateurs forts, même un beau projet a peu de chance d’exploser avec une équipe moyenne
  4. Sous-estimer l’importance de l’IT : financier (salaires élevés), stratégique (souvent le goulot d’étranglement), à manager (offre pléthorique par rapport à la demande donc  effet DIVA) et à trouver !
  5. Etre excessivement optimiste sur l’adoption de votre offre/service par le marché et donc sur la croissance rapide du Chiffre d’Affaires et lever en conséquence des fonds avec trop peu de marge de sécurité.
  6. S’éparpiller dans trop de directions différentes sous couvert de « pivoter ». Oui il faut savoir pivoter mais sans se disperser ou abandonner trop vite de bonnes idées mal réalisées ou calibrées. Ou tout simplement nécessitant un peu de temps.
  7. Oublier que pour créer une start-up il faut être endurant, persévérant et travailler beaucoup !
  8. Ne viser qu’à gagner de l’argent….sans le sens il y a fort à parier que le projet n’aille pas très loin ! Il faut avoir des rêves !
  9. Ne pas avoir ses indicateurs clés ou ne pas les mesurer. Ce qui ne se compte pas ne s’améliore pas !
  10. Avoir trop de certitudes vous empêchant d’écouter conseils, clients, collaborateurs…
  11. Faire appel à des investisseurs ne partageant pas votre vision, vos valeurs, vos objectifs…Et ensuite ne pas faire ce que vous leur dites et ne pas leur dire ce que vous faites.
  12. Avoir la bonne idée trop tôt aura peu de chances d’aboutir ! Le fameux « Time to Market ».
  13. Proposer des prix trop bas…c’est compliqué de les remonter ensuite!

par Anais Richardin

#Start-up : Les coulisses du pitch de la levée de fonds de Swapcard

Pitch

Lever des fonds pour une startup, c’est un peu comme courir un marathon : ça ne se fait pas sans préparation, c’est long et laborieux, et on peut être tenté d’abandonner en cours de route. Suite à la levée de fonds de sa startup,  Baptiste Boulard, président cofondateur de Swapcard, a préparé une série d’articles pour Maddyness, afin d’aiguiller tous ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure et nous présente une vingtaine de slides qui ont aidé la startup à séduire les investisseurs.


Nous avons décidé de rendre publique une grande partie de notre pitch qui nous a permis de lever 500.000 euros, en espérant que vous puissiez vous en inspirer. Nous nous étions aidés d’autres pitchs pour le faire, et nous souhaitons donc désormais apporter notre pierre à l’édifice.

Nous avons essayé d’appliquer au maximum les conseils et astuces d’un pitch réussi. Mais rappelez-vous que si chaque pitch est unique, il doit impérativement aborder ces 10 points et être le plus épuré possible.

Les slides sont tirées de la version longue de notre pitch. Nous utilisions des présentations plus condensées pour les pitchs entre 1 à 15 minutes.

Slide 1 – Swapcard in a nutshell

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La première slide doit donner un rapide aperçu de votre service avec votre identité graphique et votre pitch line.

Il est impératif que, dès votre première slide, vos interlocuteurs se projettent dans votre start-up et sachent ce dont vous aller parler. Cela vous permettra de tout de suite entrer dans le vif du sujet.

Pour Swapcard, notre challenge est de combattre une vieille habitude ancrée dans les moeurs. Nous devions montrer tout de suite la valeur du service par rapport à une carte de visite papier. C’est pourquoi nous avions défini les 3 principaux avantages d’une carte de visite numérique Swapcard:

  • numérique = compatible avec votre environnement de travail et vos outils professionnels (email, Twitter, Slack, Outlook, LinkedIn, etc.)
  • perpétuelle = une seule carte de visite à gérer tout au long de sa carrière, qui se met à jour
  • actualisable = un carnet d’adresses qui se met à jour grâce aux cartes des utilisateurs

Slide 2 – L’Equipe (noyau dur)

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Comme indiqué préalablement, il est important de présenter dès le début l’équipe centrale de votre société, afin que les personnes identifient qui vous êtes, vos rôles et votre légitimité.

Cette slide est très importante car nous permet de parler des origines de Swapcard et montrer que nous avons une équipe solide. Nous présentions uniquement les 3 cofondateurs (BaptisteGodefroy et Damien) et notre directeur technique Geoffrey, également associé au capital, mais mentionnions le reste de l’équipe à l’oral.

Pour l’histoire, nous rappelions que nous sommes des amis d’enfance (depuis plus de 10 ans) et que nous avions déjà travaillé ensemble sur des side projects pendant nos études. Puis nous présentions nos rôles respectifs en fonction de nos expériences précédentes pour montrer que nous regroupons à nous quatre des compétences essentielles à Swapcard (design + techno + marketing + développement commercial).

Pour crédibiliser davantage l’équipe et notre démarche, nous avions décidé de rajouter les logos de nos écoles et de nos précédents employeurs. Il est important de rappeler aux investisseurs que vous avez pris de vrais risques en acceptant de quitter des postes très bien payés, pour passer au chômage ou RSA. Et que vous attendez donc la même chose de vos investisseurs !

Slide 3 – L’idée

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Une fois l’équipe présentée, nous nous focalisions sur le « Why » ! Nous expliquions comment nous est venu l’idée de Swapcard et pourquoi cette idée nous tient à coeur.

L’idée de Swapcard provient d’une frustration professionnelle partagée par Baptiste, Godefroy et Damien lors de nos précédentes expériences : la gestion calamiteuse des contacts au sein des entreprises.

Pour illustrer cette problématique, nous avions représenté le cycle de vie d’une carte de visite papier, qui est à l’origine de la mauvaise gestion des contacts. Nous y avons associé les coûts et les frustrations liés à chaque stade de la vie d’un contact et montré que ces coût augmentent en fonction du temps.

Cela nous permettait d’expliquer que, pour répondre au problème de la mauvaise gestion de contact dans sa globalité, il est essentiel de s’attaquer à son origine : à savoir proposer une alternative numérique à la carte de visite papier.

Slide 4 – Notre mission

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Cette slide faisait office de transition et permettait de résumer notre ambition : apporter une solution lors de l’échange de coordonnées et dans la gestion de ses contacts, une fois l’échange effectué.

Par ailleurs, nous rappelions qu’avant de créer Swapcard, nous avons analysé toutes les sociétés qui ont tenté de résoudre ce problème universel pour comprendre pourquoi leurs initiatives n’ont pas marché (en terme de « time-to-market », positionnement, fonctionnalités, marketing, spam, etc.) afin de ne pas les reproduire leurs erreurs.

Slide 5 – Swapcard App – Event – Business

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Afin de faciliter le déroulé du pitch, nous avions séparé Swapcard en 3 services : Swapcard App, Swapcard Event et Swapcard Business.

Nous rappelions que nos services fonctionnent avec le même socle technologique mais que nous touchions 3 marchés différents et que chaque service a sa raison d’être.

  1. Swapcard App : proposée gratuitement afin d’acquérir des utilisateurs
  2. Swapcard Event : nous permet de gagner en visibilité et de toucher des utilisateurs lors d’événements ciblés
  3. Swapcard Business : des services dédiés aux entreprises qui sont le coeur de notre monétisation

Slide 6 – Swapcard App : la mission

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Cette slide introduit l’application grand public Swapcard et rappel son concept : apporter une nouvelle façon d’échanger ses coordonnées dans un monde numérique.

Nous utilisions cette slide pour les pitchs de plus de 15 minutes quand nous pouvions lancer la vidéo de présentation de l’application.

Slide 7 – Swapcard App : le marché

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Pour chaque service, nous prouvions qu’il existe un marché mature et tentions d’estimer sa taille.

Le marché de Swapcard App vient empiéter sur le marché de l’impression de cartes de visite. En effet, notre volonté est d’accompagner nos utilisateurs vers le numérique et de leur apporter plus de valeur qu’une carte papier. Par conséquent, nous créons un marché secondaire à l’impression de cartes.

A cet effet, nous rappelions qu’imprimer des cartes de visite a un coût et que celui-ci est récurrent en raison du « turnover » constaté dans les entreprises, et que Swapcard ne présente pas ces inconvénients.

Slide 8 – Swapcard App : le produit (1)

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Pour montrer les fonctionnalités de l’application, nous mettions toujours le service en situation et le rattachions à des cas concrets, pour que nos interlocuteurs s’en approprient l’usage.

Ici, nous rappelions que Swapcard est avant tout basé sur un échange de cartes de visite numériques non fermés entre utilisateurs, et que nous avons fait le pari de garder l’identité graphique de la carte de visite en proposant son alternative numérique.

A la fin de chaque pitch, nous en profitions pour récupérer les cartes de visite des investisseurs présents et leur envoyer notre carte par email en guise de follow-up avec un message personnalisé. Les investisseurs avaient donc une première interaction avec notre service. Par ailleurs, nous savions également qui avait ouvert notre email et s’était inscrit à Swapcard. Par la suite, nous nous focalisions sur ceux qui avait pris la peine de tester nos services.

Slide 9 – Swapcard App : le produit (2)

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La seconde utilité de Swapcard est de gérer son carnet d’adresses et de le maintenir à jour en le rendant collaboratif. Nous inversons la charge de la mise à jour. Aujourd’hui chaque personne met lui même à jour ses contacts, tandis qu’avec Swapcard chaque personne met à jour sa carte pour le bénéfice de tous ses contacts.

Par ailleurs, nous offrons une tracabilité de ses échanges et un contrôle sur son carnet d’adresses. Vous avez la possibilité d’accepter la carte d’un utilisateur sans échanger la vôtre (pas de réciprocité) et de récupérer vos informations à tout moment. Nous redonnons à nos utilisateurs le contrôle de leurs coordonnées.

Slide 10 – Swapcard App : canaux d’acquisition d’utilisateurs

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Cette slide montrait les différents canaux de communication pour faire connaître Swapcard et acquérir des utilisateurs, dont la viralité inhérente à l’application.

Pour une application mobile le moyen le plus efficace pour acquérir des utilisateurs est le bouche à oreille (la viralité). Nous avons donc conçu Swapcard pour être le plus viral possible, en créant des “boucles” de viralité, dont la principale est l’échange de carte de visite par email à des non utilisateurs, qui en retour s’inscrivent à Swapcard.

Avec du recul, nous nous rendons compte que nous aurions aussi dû communiquer des chiffres sur notre rétention, même en étant très « early-stage ». Enfin, nous envoyions des suivis mensuels aux personnes rencontrées pour leur montrer la progression du nombre d’utilisateurs et d’échange de cartes numériques.

Slide 11 – Swapcard Event : la mission

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Une fois la présentation de l’app faite, nous présentions notre offre dédiée aux organisateurs d’événements professionnels (salons, congrès, conventions, meet-ups etc.). Notre mission est d’aider les organisateurs à améliorer le networking entre leurs participants, qui est souvent laissé à leur bon vouloir.

Là encore, nous utilisions cette slide que pour les pitchs de plus de 15 minutes quand nous pouvions lancer la vidéo de présentation de Swapcard Event.

Slide 12 – Swapcard Event : le marché

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Nous placions tout de suite nos services dans le marché événementiel en rappelant les chiffres essentiels à sa compréhension. Par ailleurs nous ajoutions les tendances du marché et comment Swapcard y répond.

Le marché des événements est un secteur très concurrentiel dans lequel les organisateurs ont besoin de se démarquer et d’innover pour voir leur taux de fréquentation augmenté. Les salons sont donc dans une phase de transition digitale importante.

Par ailleurs, les visiteurs viennent avant tout pour networker et développer leur réseau. Les organisateurs doivent donc répondre à ce besoin et se focaliser davantage sur les visiteurs pour créer une communauté grâce à de nouveaux outils digitaux.

Slide 13 – Swapcard Event : le produit

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Ce schéma présentait le chemin d’un utilisateur de notre service événement. Nous mettions en avant la facilité du service en terme d’onboarding et le fait que nous décuplons les opportunités de networking, en offrant un networking avant, pendant et après l’événement.

Slide 14 – Swapcard Event : la valeur délivrée

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Pour montrer la pertinence de notre solution, nous rappelions que Swapcard a pour particularité de toucher à la fois les visiteurs, les exposants et l’organisateur et de leur offrir de la valeur à chacun d’entre eux.

Nous nous sommes dans un premier temps focalisé sur les visiteurs et les organisateurs, avant d’ouvrir récemment nos services aux exposants. 

Slide 15 – Swapcard Event : la stratégie

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Comme énoncé précédemment, l’exécution de votre vision fera le succès de votre start-up et pour nous cette offre est au coeur de notre stratégie. Il était important d’en expliquer sa pertinence dans notre vision long terme et ses retombées positives.

Cette offre nous permet :

  1. d’acquérir des utilisateurs par écosystèmes et de surpasser la contrainte de notre effet réseau,
  2. de convertir ces personnes en utilisateur récurrent, et
  3. de transformer les exposants en clients de l’offre entreprise.

Swapcard est contraint par un effet réseau. En effet, plus il y a d’utilisateurs, plus votre carnet d’adresses se met à jour. Par conséquent, il est préférable d’être très présent dans un secteur ciblé au début avant de toucher le plus d’utilisateurs.

LinkedIn s’est fait connaître dans le monde des VCs grâce aux contacts de l’équipe fondatrice dans la Bay area de San Franscisco. Tandis que Facebook s’est focalisé sur les étudiants des écoles de la Ivy league.

Nous nous sommes donc focalisés sur l’écosystème tech et entrepreneurial en France. Nous savons que ces personnes sont friands de nouvelles technologies et avides de networking. Ainsi, nous avons noué des partenariats avec les principales associations du numériques (France Digitale, NUMA, Salon des Entrepreneurs, Mashup, Paris & Co, Les Pionnières, Hello Tomorrow, etc.), pour proposer Swapcard à leurs membres.

Grâce à cette offre, nous avions dans notre levée de fonds une enveloppe marketing assez faible car en devenant partenaire des organisateurs nous acquérons une forte visibilité.

On ajoutait une slide sur l’évolution mensuelle du nombre de salons pour montrer la progression, que nous partagions aussi dans nos emails de suivi.

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Toute la partie précédente du pitch correspondait à tout ce que nous avons réalisé les 6 derniers mois. Nous présentions que des faits mesurables et réels.

A partir de cette slide, commence la seconde partie du pitch à savoir notre vision long terme. Ce que nous voulions construire à nos investisseurs : l’investment thesis de Swapcard sur 5 ans et plus.

Slide 16 – Swapcard Business : la mission

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Nous rappelions ici que nous avons toujours pensé Swapcard comme un un outil de productivité B2B. Car nous avons eu l’idée de Swapcard lorsque nous travaillions au sein d’entreprises et avons remarqué que les contacts n’étaient pas gérés à leur juste valeur.

Il était important d’expliquer à nos investisseurs que les services de Swapcard App et Swapcard Event sont en fait les fondations de l’offre business et nous ont permis de tester nos services à grande échelle, avant de les vendre aux entreprises.

Slide 17 – Swapcard Business : le marché

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Pour donner notre compréhension du marché, nous rappelions avoir rencontré de nombreuses sociétés du CAC 40, des PMEs et des start-ups, un an avant notre levée de fonds, pour valider que cette offre correspondait à un besoin ressenti par nos futurs clients. Et ainsi valider le marché.

De ces discussions nous avons appris des informations cruciales sur la manière dont ces sociétés gèrent leurs contacts en interne :

  • ces sociétés gèrent plusieurs bases de données qui contiennent des coordonnées (bases RH, Outlook, CRM, etc.)
  • un grand nombre de ces données sont erronées (pas de mise à jour, pas de nettoyage) et ces bases ne communiquent pas entre elles.
  • ces données contiennent des erreurs liées à la saisie manuelle des cartes de visite par les collaborateurs.

Nous avons appris que ces problèmes entrainent des coûts directs et indirects qui se décuplent dans le temps et entraînent des pertes d’opportunités d’affaires. Swapcard Business se focalise sur ces aspects en y apportant une solution innovante.

Slide 18 – Swapcard Business : le produit

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Notre offre aux entreprises reposent sur 3 fonctionnalités principales :

  1. Une carte de visite numérique, aux couleurs de l’entreprise, pour tous les collaborateurs comme outil commercial,
  2. Un espace privé de mise en commun de carnets d’adresses entre équipes, et
  3. Un outil transversal de gestion de contacts synchronisé aux outils de l’entreprise.

Slide 19 – Swapcard Business : la valeur délivrée (1)

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Cette slide présente la valeur offerte aux employés.

En effet, nous avons réalisé que pour qu’un produit soit vraiment utilisé en interne, il est important que l’employé s’approprie le service et en perçoive une valeur à titre individuel.

Au delà de leur offrir un moyen pour partager des contacts entre équipe, Swapcard leur apporte un carnet d’adresses qui les suit tout au long de leur vie professionnelle, même lorsqu’ils changent de société. Plus besoin de faire des exports Excel, il suffit de se reconnecter à son compte et de synchroniser Swapcard avec son environnement de travail.

Nous offrons donc une vraie transportabilité de ses contacts et un gain de temps important !

Slide 20 – Swapcard Business : la valeur délivrée (2)

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Finalement, parce que nous devons aussi convaincre les entreprises de souscrire à nos services, nous devons leur offrir une valeur propre à eux. Swapcard les aide à améliorer la productivité de leurs équipes et accélérer leur transition digitale.

Avec Swapcard les entreprises peuvent, entre autres :

  • créer un effet réseau en connectant leur annuaire interne avec leurs contacts externes et savoir qui est en relation avec quels contacts,
  • ne plus à avoir à imprimer de cartes de visite et faire une économie,
  • augmenter les résultats des campagnes marketing grâce à des adresses mails qualifiées et à jour,
  • augmenter l’action terrain de leurs commerciaux et avoir des statistiques sur leurs retombées.

Nous avons décidé de ne pas rendre publiques pour l’instant les autres slides de notre pitch, qui comportaient :

  • la stratégie et l’exécution commerciale de l’offre entreprise
  • la présentation du business model associé avec le pricing
  • l’écosystème dans lequel évolue Swapcard
  • les avantages compétitifs face à la concurrence
  • la roadmap des 6 derniers mois et des cycles de financement
  • la roadmap des 2 prochaines années avec les investisseurs
  • les prévisions financières (nombre d’utilisateurs + CA + charges + résultat) avec les explications de nos hypothèses
  • Le besoin de financement lié à notre levée de fonds avec la défiscalisation associée.

Il nous tenait à coeur de partager cette première partie de notre pitch pour contribuer à l’écosystème entrepreneurial français et dans notre mesure aider des start-ups à lever des fonds. Nous en espérons vraiment que nos conseils vous aideront ! Si vous avez des réflexions, des questions, des critiques sur notre pitch ou des conseils, n’hésitez pas à nous les partager en commentaires

Dans notre prochain article, nous partirons à la chasse aux investisseurs. Nous vous expliquerons comment et où trouver des investisseurs !

par Anais Richardin Maddynews

Esprit start-up, que pensent nos investisseurs ?

créer un start up avec des investisseurs

Faire appel à des investisseurs externes pour financer la création ou le développement de sa start-up est une étape délicate. Elle oblige à sortir de sa zone de confort. Il faut alors convaincre, montrer sa capacité à porter sa start-up vers le haut, bref, démontrer par a + b que nous sommes la bonne personne avec le bon projet. Comment passer le cap du grand oral ? Le blog du dirigeant a rencontré Éric Ibled, dirigeant d’entreprise et investisseur au sein du réseau Business Angels du nord de la France.

Comment s’organise France Angels pour sélectionner les projets financés ?

*France Angels : organisation chargée de promouvoir les business angels en France et de fédérer les différents réseaux afin de faciliter et d’accélérer l’investissement des start-ups.

*Business angel : un business angel définit une personne qui investit au capital de jeunes entreprises. Un business angel est en général lui-même dirigeant ou ex-dirigeant. Passionné d’entrepreneuriat, il souhaite placer son argent dans des projets qui lui tiennent à cœur.

 

Le réseau Business Angels Nord de France organise 7 à 8 réunions par an pour rencontrer les porteurs de projets. 3 à 4 start-ups se succèdent afin de « pitcher » leur projet. Nous leur accordons environ 10 minutes de présentation puis 10 minutes d’échanges sont prévues.

À l’issue de la réunion, les business angels se positionnent en disant simplement si oui ou non, ils souhaitent prendre contact avec l’un des entrepreneurs entendus durant la soirée. Évidemment, aucun accord de financement n’est pris sur cette simple présentation. Ces événements sont une entrée en matière, une première prise de contact en vue d’approfondir une éventuelle collaboration financière.

Comment faire pour accéder à ces réunions ?

Les réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise effectuent le premier filtre. Ils sont sur le terrain et ce sont eux qui décident des projets à nous faire parvenir : la Chambre de Commerce et d’Industrie, Réseau Entreprendre ou des consultants du milieu financier. Si vous êtes porteur d’un projet et que vous souhaitez faire appel à des business angels pour financier votre start-up, vous devrez contacter ces réseaux d’abord. Ils travailleront avec vous le business plan, le pitch de présentation et surtout, ils évalueront la qualité du projet et sa concordance avec nos attentes, en amont de la présentation aux membres du réseau.

Qu’est-ce qu’un pitch de présentation ?

crée une start-up

L’exercice du pitch est l’incontournable dans le milieu de la start-up. Il consiste à présenter le projet et ses atouts en un temps record. Vous disposez de 10 minutes pour susciter l’envie, 10 minutes pour que votre auditoire se dise « tiens tiens tiens, il y a peut-être un projet intéressant ».

Dans la théorie, l’exercice du pitch suit une méthodologie assez stricte.Vous devez présenter votre projet et son contexte (contexte personnel, mais aussi son marché et ses spécificités), décliner ses avantages concurrentiels, expliquer votre stratégiecommerciale et ce pour quoi votre start-up va bouleverser son secteur ou être plus maline que ses concurrents. Vous devez expliquer votre stratégie de financement et exprimer vos besoins.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article : comment réussir son elevator pitch.

Pour une start-up en recherche de financements, quels sont les petits trucs qui feront la différence lors du pitch de présentation ?

Il y a évidemment le cœur de projet qui joue. Chaque investisseur aura ses préférences ou sera plus sensible à un secteur d’activité plutôt qu’un autre.

Pour faire mouche, l’équipe fondatrice de la start-up doit montrer sa capacité à porter le projet vers le haut. Elle doit être complémentaire, exprimer sa vision à long terme, ses valeurs. L’investisseur doit sentir l’ambition, l’envie d’agir pour notre économie. L’entrepreneuriat est une mentalité. À vous de montrer vos capacités. Si vous réussissez à convaincre des business angels, vous réussirez à convaincre des clients !

Ensuite, sachez que les business angels sont souvent des personnes en fin de carrière professionnelle ou à la retraite (même si certains d’entre eux sont aussi plus jeunes). Ils ne sont pas fatalement attirés par les nouvelles technologies ou le web (qui représentent la majorité des start-ups). La présentation du projet est donc primordiale : l’investisseur doit comprendre très vite ce que vous faites, mais aussi comprendre votre positionnement sur le marché, votre avantage concurrentiel. Le pitch doit permettre à l’investisseur de cerner l’opportunité qui s’offre à lui… Pas facile de faire passer le message à un auditoire non initié !

Depuis combien de temps êtes-vous business angel ? Avez-vous déjà gagné ou perdu de l’argent ?

investir dans une start-up

Je suis investisseur depuis 3 ans, ce qui est trop tôt pour constater un retour sur mes investissements. Vous pouvez faire toutes les prévisions financières que vous voulez, un business angel saura toujours quand il entrera dans votre société, jamais quand il en sortira. De plus, une start-up doit d’abord privilégier le réinvestissement avant de distribuer son bénéfice financier à ses actionnaires.

Pour l’instant, je n’ai pas perdu d’argent, même si certaines sociétés que j’accompagne ont manqué de trésorerie et parfois frôlé la catastrophe. Le besoin en trésorerie est d’ailleurs le ratio le plus mal anticipé par les créateurs d’entreprise. Lorsqu’elle fait défaut, il faut être réactif et revoir toute la stratégie, voire le modèle économique.

Et vous, pourquoi êtes-vous business angel ? Quelles sont vos motivations ?

L’intérêt est fiscal, bien sûr, mais les business angels sont avant tout des passionnés d’entrepreneuriat. Il n’y a pas que de l’investissement financier de notre part, il y a aussi de l’investissement personnel. Nous conseillons, nous accompagnons, nous écoutons, nous ouvrons notre carnet d’adresses. Pour ma part, j’ai 46 ans, suffisamment d’expérience et de patrimoine pour me dire que je peux aider, que c’est maintenant, le bon moment. Les start-ups sont pour la plupart développées par des jeunes. Ils veulent changer les codes, mais ils sont livrés à eux-mêmes. En investissant dans leurs sociétés, en intégrant leur comité de pilotage, je participe à ma manière à la relève de l’économie.

Un conseil à donner aux entrepreneurs en herbe ?

Outre le positionnement et le marché de la jeune société, l’investisseur regarde surtout la qualité et la complémentarité de l’équipe. C’est à mon avis un point essentiel dans le choix d’investissement. Une équipe peu convaincante a peu de chance de réussir, même si le projet est bon.

Un article de Laurent Dufour

Le business plan pour une start-up

Vous êtes en plein projet de start-up ? Attention, la réalisation de son business plan suit des règles spécifiques qui diffèrent du business plan pour une création d’entreprise « classique ». Le blog du dirigeant zoome sur la définition d’une start-up puis énumère les points essentiels qu’il convient de formaliser dans son business plan.

Qu’est-ce qu’une start-up ?

Steve Blank, spécialiste de la création d’entreprise, lui-même successfull entrepreneur de la Silicon Valley, définit la start-up comme « une organisation temporaire à la recherche d’un modèle économique industrialisable, rentable et permettant la croissance ».

Une start-up se différencierait donc d’une entreprise traditionnelle par son modèle économique, non encore défini, mais aussi par son objectif de croissance à long terme. La start-up vise la position de leader sur son marché, grâce à un modèle économique « répétable et scalable », ajoute Steve Blank (« scalable » signifiant extensible, évolutif).

En bref, vous pouvez affirmer être créateur de start-up si :

  • vous cherchez un modèle économique permettant une croissance exponentielle, soit multiplier votre chiffre d’affaires sans augmenter vos charges (sans embauche ou frais proportionnels au développement de l’activité),
  • vous utilisez les innovations technologiques pour faire évoluer un marché, en créer un nouveau, développer un marché naissant ou s’affranchir de barrières devenues obsolètes (géographiques, technologiques, réglementaires, …),
  • vous mettez en place un concept qui bouscule les habitudes de consommation, modifiant les relations, les rapports de forces, l’accès à la technologie, à l’information ou au service pour un prix plus abordable.
  • votre entreprise est en phase de test, prête à refonder son modèle économique au fur et à mesure de son développement.

La start-up face aux évolutions technologiques

Souvent, la start-up modifient, créé ou re recréé un nouveau modèle économique. Elle peut partir de zéro : d’une innovation pure et dureou d’une amélioration d’un produit, d’un service, du mode organisationnel de son cœur de métier… Cherchant à bouleverser les codes de son secteur d’activité.

À ce titre, bon nombre de start-ups naissent des évolutions technologiques majeures : d’internet, des objets connectés, de l’imprimante 3D. Une entreprise comme BlaBlaCar se sert du web pour créer un nouveau modèle, jusqu’à casser les codes habituels du secteur.D’autres start-ups s’appuient sur des technologies de pointe pour apporter des solutions innovantes sur le marché (biocarburant, batteries révolutionnaires, nettoyage des toitures par drone, création d’ampoules électriques intelligentes, …). Pour bien des start-ups l’évolution technologique est un terreau qui leur permet de modifier notre consommation et notre communication.

 

Créer une start-up est un marathon

Évidemment, concrétiser de telles visions prend du temps. Créer une start-up n’est pas un sprint. C’est un marathon. Cela demande du temps, de la persévérance et ça nécessite de savoir évaluer régulièrement sacapacité à aller jusqu’au bout.

L’entrepreneur doit réaliser un prototype ou un service, tester son modèle, évaluer la valeur ajoutée apportée, se frotter au terrain et l’adapter au fur et à mesure. Ici, point d’étude de marché d’abord ; de création d’entreprise ensuite. L’entreprise se façonne sur le terrain, par le terrain ; la première étape étant de bâtir les fondations de son entreprise, à savoir le fameux modèle économique répétable et scalable, l’essence même de la start-up.

Ensuite, la start-up peut prendre son envol, réaliser un chiffre d’affaires conséquent, mais elle continuera à évoluer, pour rester sans cesse leader de son marché. Après une phase de croissance puis de stagnation, elle re bouleversera son modèle, le ré adaptera encore, le re testera sur le terrain jusqu’à trouver une nouvelle organisation, et ainsi de suite. C’est ce que l’on constate dans les grandes entreprises d’aujourd’hui, comme Uber qui connaît des poussées de croissance exponentielle entrecoupées de moments de stagnation. Facebook a commencé au fond d’un garage pour finir en haut d’un bulding !

Les conséquences en matière de financement d’une start-up

Dans ces conditions, la start-up nécessite bien souvent des investissements conséquents, en recherche et développement, en prototypage, mais aussi en phase de concrétisation. La découverte de son marché, les différents tests stratégiques, leur réadaptation constante demandent du temps et entraîneront également un certain budget qu’il conviendra d’anticiper dans les prévisions financières… rebelote pour l’étape suivante de croissance !

De fait, le plan de financement initial d’une start-up s’élève en général à plusieurs milliers, voire centaines de milliers d’euros pour la phase d’amorçage. Ses ambitions de croissance nécessitent ensuite une seconde, une troisième et encore d’autres levées de fonds à travers le temps.

Les besoins de la start-up se composent en outre d’un besoin en fonds de roulement (BFR) conséquent.

Dans ces conditions, solliciter des investisseurs externes via des réseaux de business angels semblera nettement plus judicieux que le classique crédit bancaire, bien trop coûteux pour une entreprise en recherche de souplesse.

Le business plan d’une start-up : les fondamentaux

Ainsi, pour séduire les investisseurs, le business plan de votre start-up devra appuyer un certain nombre d’éléments clés.

Le compte de résultat prévisionnel

Le compte de résultat de votre prévisionnel financier doit montrer l’impact à terme du nouveau modèle économique. Celui-ci met souvent du temps à se mettre en place ;  l’offre met du temps à rencontrer la demande d’une manière optimale, mais une fois défini, votre prévision de chiffre d’affaires devra refléter la réalité des perspectives attendues comme dans un business plan classique.

Ensuite, votre prévisionnel financier devra montrer un taux de rentabilité en adéquation avec les attentes du réseau d’investisseurs que vous visez (n’hésitez pas à vous renseigner sur leurs propres critères de financements en amont de la réalisation de votre business plan).

Le modèle économique ne naît pas du prévisionnel financier ; c’est le prévisionnel financier qui est une conséquence du modèle économique.

La qualité de l’équipe

Les qualités du ou des créateurs mais aussi celles des intervenants à la création de votre start-up jouent un rôle primordial dans saréussite. Ce sont eux qui analysent le marché, refondent la stratégiecommerciale au fur et à mesure de son développement (offre, positionnement, prix, stratégie de distribution, de communication…).Qu’ils soient partenaires externes ou membres fondateurs de la start-up, leur histoire, leur implication, leurs compétences devront largement être mises en avant dans le business plan. Convaincre de la complémentarité de votre équipe est fondamental. Certaines qualités comme la vision, la curiosité, la capacité de travail, la réactivité, le leadership, la ténacité, la clairvoyance, … sont des atouts indispensable pour réussir.

Enfin, votre expert-comptable joue un rôle clé, car c’est lui qui vous aide à mettre en place votre fameux modèle économique, à chacune des étapes de son développement. Il vous accompagne au quotidien dans le pilotage de votre entreprise, vous conseille sur vos décisions stratégiques, réalise vos tableaux de bords et vous aide à les analyser. L’expert-comptable vous soutient dans votre recherche de financement et crédibilise votre démarche.

Dans ce contexte, choisir un expert-comptable adapté à votre projet de start-up (visionnaire, curieux, clairvoyant, …) est un élément clé à prendre en compte.

L’ouverture du capital de la start-up

C’est le capital social qui donne la capacité à l’entreprise de se développer. L’entreprise démarre avec un petit budget, elle se cherche, elle profite de l’open innovation. Puis elle évalue, elle met en place, elle modifie pour exploser enfin. C’est à ces moments que ses premiers besoins apparaissent.

L’ouverture au capital de votre start-up à des investisseurs externes nécessite d’opter pour la forme juridique de la SASU/SAS plutôt que pour la SARL/EURL. En effet, la grande souplesse statutaire conférée au statut de SAS vous permet de garder la main sur les grandes décisions stratégiques de votre entreprise, prises lors des assemblées générales, malgré le caractère minoritaire de votre détention à son capital social.

Vous l’avez compris, le business plan d’une start-up comporte des axes de réflexion spécifiques.N’hésitez pas à faire appel à un expert-comptable pour vous aider à réaliser vos premières prévisions financières, valider les prémices de votre modèle économique et procéder au montage juridique si particulier pour une start-up.

Un article de Laurent Dufou

Grandes entreprises et PME innovantes reconnaissent leur complémentarité croissante

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L’enquête annuelle de l’Observatoire de la relation entre PME et grandes entreprises fait ressortir que 2 PME sur 3 reconnaissent en 2015 que les grandes entreprises jouent un rôle-clé dans leur développement.


Depuis 2004, l’IE-Club Innovation & entreprise, qui se présente comme un lieu privilégié de rencontre des PME innovantes avec les autres grands acteurs de l’écosystème de l’innovation, à savoir les investisseurs, les grands groupes, les organismes publics et les centres de recherche, publie annuellement une enquête sur la qualité des relations entre grandes entreprises et PME innovantes. Il organise également les Trophées de l’Observatoire avec Alma Consulting Group (groupe de conseil en amélioration de la performance des entreprises), qui distinguent les partenariats les plus créateurs de valeur entre PME innovantes et grandes entreprises.

Cette année, l’enquête (réalisée par le Cabinet Pierre Audoin Consultants) montre que 2 PME innovantes sur 3 reconnaissent que les grandes entreprises jouent un rôle-clé dans leur développement. Les grandes entreprises, en quête d’innovation et de nouveaux relais de croissance, comprennent mieux les business models (59%) et les contraintes des PME (en termes de délais et de procédures) et les PME sont, pour leur part, conscientes que les grandes entreprises leur sont utiles, principalement pour se créer des références commerciales (45%) et un réseau (38%), mais aussi, bien évidemment, pour leur apporter des contrats significatifs (35%). Même si des freins demeurent, notamment de la part des directions des achats de certains grands groupes.

63% des PME font appel, pour le financement de leurs innovations, au Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et aux aides liées au statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), les financements privés ou par le biais de fonds arrivent plus loin derrière (30%).

« On constate à quel point l’innovation peut être plurielle et multiforme. L’idée créative peut émerger au sein d’un grand groupe comme d’une petite structure. L’important, c’est de créer les conditions du dialogue et de doter ces PME du soutien financier, commercial et juridique nécessaire pour que leur idée grandisse et se mue rapidement  en une entreprise prospère et créatrice d’emplois. Une grande variété de partenariats est possible entre grands groupes et PME innovantes. Leur complémentarité est indispensable dans une économie dynamique et inventive », pense Jean-Baptiste Hueber, directeur des activités Innovation, Taxes et Subventions d’Alma Consulting Group.

Quatre binômes ont été récompensés lors de la 11ème cérémonie des Trophées IE Club-Alma Consulting Group qui s’est tenue le 1er octobre.

Engie/Deepki

Deepki utilise la puissance des statistiques et de l’informatique d’une entreprise pour détecter rapidement, à distance et à moindre coût, les économies d’énergie possibles sur un parc de centaines de bâtiments. Créée en septembre 2014, elle a, en 3 mois, séduit une trentaine de clients (ENGIE, ORANGE, PICARD, SNCF…) et dégagé 200 k€ de Chiffre d’Affaires. Deepki est une « spin-in » d’ENGIE qui lui apporte son soutien commercial et son savoir-faire pour enrichir ses offres.

Signature (groupe Vinci)/Cyclez

Cyclez, créée en juillet 2013, propose déjà à une cinquantaine d’entreprises des systèmes « vélo complet » pour les trajets professionnels de leurs salariés, dans le cadre de contrats de location longue durée (LLD) d’équipement et de services. Sa stratégie : nouer des partenariats étroits avec des acteurs-clés de sa chaîne de valeur comme Signature (groupe Vinci), pour la commercialisation d’une solution d’équipements et de services intégrés.

Total/Yoomap

La plateforme SURM (Startup Relationship Management) de Yoomap, éditeur de logiciels d’open innovation et d’idéation, permet aux Directions de l’Innovation des grands groupes de détecter les bonnes idées des salariés et de les transformer en projets concrets. Depuis 2014, Yoomap et TOTAL ont signé un accord de licence par lequel Total soutient Yoomap dans la diffusion de sa plateforme d’open innovation et Yoomap associe Total à de nombreux événements organisés avec d’autres entreprises, notamment des challenges d’idéation.

Butagaz/Short Edition

Créateur et diffuseur de contenus inédits à haute valeur ajoutée, Short Edition souhaite renouveler le mode de communication entre l’institution et son client ou son collaborateur et créer du lien et de la confiance. Le programme Zagatub d’innovation de Butagaz recherche, lui,  de futurs relais de croissance. Butagaz et Short Edition ont co-créé un recueil de nouvelles prospectives intitulé « 2045, 24 auteurs imaginent demain » présenté au Salon du Livre 2015 sous la forme d’un concours de lecture pour collégiens, présidé par David Foenkinos. Ils codéveloppent par ailleurs un espace Jeunesse destiné aux enfants de huit à douze ans pour en faire des lecteurs et auteurs de demain.

par Anais Richardin

Start-ups et implication sociale: soutenir les causes chères à ses employés

Avatar de Karina BrousseauLe feu sacré

S’impliquer, donner, même en période de démarrage d’entreprise, n’est pas chose simple. Cependant, force est d’admettre que les jeunes entrepreneurs sont beaucoup plus engagés qu’on puisse l’imaginer. J’aborde la question cette semaine avec Frédéric René, co-fondateur d’une startup en commerce électronique.


marketing sociétal

Des desseins plus grands que soi

De la santé à la coopération internationale, en passant par le soutien à la Fondation Montréal Inc. envers qui il est redevable d’avoir appuyé son projet d’affaires il y a 3 ans déjà, plusieurs raisons motivent Frédéric René, co-fondateur de la startup Liki, à s’engager sur une base personnelle. Plusieurs causes lui tiennent à coeur et profitent de son implication. Malgré son horaire hyper chargé, il prend même régulièrement le temps de donner du sang à la Croix Rouge. Pour cet entrepreneur, papa de 4 enfants, donner du temps devient d’autant plus engageant que de donner de l’argent.

Dans sa précédente

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Business model à la loupe : le cas Captain Contrat

  • Evelyne Platnic Cohen

    Evelyne Platnic Cohen

Chaque mois, nous vous proposons de vous plonger dans le business model d’une jeune entreprise. Pour décrypter ses points forts et ses points faibles, le regard acéré d’une experte, Evelyne Platnic Cohen, chef d’entreprise* et mentor de start-up.

Le business model de Captain Contrat à la loupe

– Qui êtes-vous en quelques lignes ?
Maxime Wagner : j’ai co-fondé avec mon frère Philippe et 3ème associé Pierre Gielen une start-up appelée Captain Contrat qui a pour mission d’aider à l’émergence de l’entrepreneuriat en France en démocratisant le juridique.

– Quel est votre concept ?
Nous proposons via notre site tous les documents juridiques dont les start-up / TPE / PME ont besoin pour créer et développer leur activité. Notre spécificité est de proposer ces documents rédigés et personnalisés par des avocats mais à des prix raisonnables (4x moins chers en moyenne). Pour atteindre ces niveaux de prix, nous devions faire gagner un temps substantiel à l’avocat et c’est pourquoi nous avons développé un logiciel de génération de documents qui leur fait gagner beaucoup de temps en préparant une première version du document basée sur les réponses de l’entreprise à un questionnaire en ligne. Partant de cette première version, l’avocat conseille son client par téléphone, personnalise le document pour le rendre sur-mesure et s’engage sur sa qualité. En faisant gagner du temps à l’avocat, nous faisons économiser l’entreprise en frais juridiques.

– Quelle est l’origine de votre idée?
Nous avions monté une première entreprise avec Philippe lorsque nous étions au lycée et avions été surpris par 1) les prix exorbitants des documents juridiques de qualité 2) la complexité administratives pour créer une entreprise en France. Il nous a semblé évident qu’il était possible d’apporter de la valeur à ce secteur grâce aux technologies. Après avoir validé notre concept auprès de nos cibles, Captain Contrat est né.

– A quel besoin répondez-vous ? Quelle est votre cible ?
Nous répondons aux besoins juridiques récurrents des entreprises. Avant Captain Contrat, les seules solutions pour obtenir ses documents juridiques étaient 1) les modèles à télécharger mais qui sont standards et mettent en danger l’entreprise 2) les documents rédigés par des avocats mais qui sont hors de prix. Et pourtant aucune entreprise ne devrait négliger son juridique. Notre cible est donc l’ensemble des 3 millions de TPE / PME en France, que l’on accompagne dans toutes les étapes de leur développement.

– Quelle est la segmentation envisagée pour votre offre ?
Nous développons, avec nos avocats, des gammes de documents pour plusieurs segments d’entreprises. Par exemple des pactes d’associés et CGV (conditions générales de vente) pour les start-up du web, des statuts de SAS / SARL pour les créateurs, des offres spécifiques aux chauffeurs VTC, des contrats commerciaux pour les entreprises de négoce, des CDI pour les restaurateurs, des contrats de prestations de services pour les sociétés de service… Nous élargissons continuellement notre gamme pour couvrir tous les besoins juridiques des entreprises.

– Quels sont vos objectifs?
Notre objectif est d’accompagner plus de 1.000 entreprises en 2015 et nous sommes bien partis puisque nous avons déjà accompagné 250 entreprises au 1er trimestre.

– Quels sont vos concurrents et quoi vous seriez meilleurs?
Nos concurrents sont les sites de modèles et de génération de documents juridiques personnalisés. Mais le juridique est un domaine complexe et l’entrepreneur ne doit pas être laissé seul devant son questionnaire car les erreurs sont fréquentes et surtout fatales. Nous faisons donc intervenir systématiquement un avocat dans toute rédaction de documents, cela permet aux entreprises d’obtenir des documents sur-mesure et de déléguer la responsabilité du document à l’avocat.

Le business model de Captain Contrat décrypté par Evelyne Platnic Cohen, chef d’entreprise (Booster Academy) et mentor de start-up pour WBMI et MoovJee

Captain Contrat surfe sur plusieurs vagues :
• Une  volonté de plus en plus répendue de monter sa propre entreprise
•  La recherche permanente de rendre des services traditionnels  low cost
•  Rendre plus accessibles au travers d’internet un certain nombre de services classiques.

-Clé de réussite :
La réussite de leur service passe par la mise en place de partenariat avec des sites, des syndicats professionnels ou des groupements. Internet n’enlèvera pas dans leur transaction l’intervention humaine, car l’importance du sujet demande encore une confortation humaine, et une partie importante des closing se fera par téléphone.
Enfin il reste un vrai sujet sur l’élaboration de contenu afin d’occuper la place sur ces sujets et travailler le référencement du site.

-Le potentiel :
Il y environ 400.000 créations d’entreprise par an dont un quart par des moins de 30 ans ce qui est une bonne première cible. Il sera donc important à terme  de diversifier l’offre afin d’élargir la cible et le potentiel.

-A retenir 
L’avis d’Evelyne Platnic Cohen : Captain Contrat est un joli modèle qui affiche une rentabilité et une forte progression constante depuis le départ du projet.

Startup et financement: l’encaisse comme arme ultime

Avatar de Karina BrousseauLe feu sacré

Comme une épée de Damoclès, l’argent est la question planante dans l’esprit de tous les entrepreneurs. À chaque virage, chaque embranchement de la trajectoire de développement d’une entreprise, le financement peut représenter une menace à la survie des projets, l’étendue maximale des tactiques promotionnelles, la formation des employés, etc. Je discute de la question avec Frédéric René, un entrepreneur en commerce électronique qui ne baisse jamais la garde concernant les risques, malgré les conditions favorables dans lesquelles son travail s’effectue a priori.


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Inévitable « bootstrapping »

Liki, une jeune startup offrant des solutions technologiques aux marchands et aux ambassadeurs d’industries, connaît depuis près de 3 ans déjà, un succès enviable. Récemment offerte en marque blanche à des revendeurs, la solution de commerce en ligne fait beaucoup parler dans le marché. Les ventes de la solution vont bon train, le nombre d’employés a triplé depuis un an et la boîte s’apprête à ouvrir…

Voir l’article original 863 mots de plus