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Une vision de l’Internet des Objets en 2020

couvwyman

Le célèbre cabinet de conseil en stratégie Oliver Wyman vient de publier une étude détaillant les perspectives d’évolution pour les objets connectés dans les années à venir. Entre les nouveaux secteurs d’application des objets connectés et les chiffres de croissance vertigineux du secteur, le cabinet nous explique à grand renfort d’infographies de quoi le futur connecté est fait. En voiture !

« Avec l’internet des objets, une nouvelle révolution est en marche. » C’est par ces mots que débutel’étude du cabinet Oliver Wyman, aussi connu pour la finesse de ses analyses que pour la difficulté de son recrutement. Difficile en tout cas de contredire ce premier fait, tant l’évolution du marché des objets connectés est rapide, et sa croissance importante.

Même si la communication entre machines a près de 20 ans, il a fallu attendre une forte diminution du coût des capteurs, une explosion de la connectivité et des progrès dans la miniaturisation pour permettre le développement exponentiel des objets connectés tel que nous le connaissons aujourd’hui. Nous ne raisonnons désormais plus en machine-to-machine, mais d’univers entre univers avec de multiples interactions en simultané.

Croissance soutenue par des performances techniques accrues

Les innovations techniques qui devraient avoir lieu dans les prochaines années permettront une expansion toujours plus rapide du marché des objets connectés. En effet, une baisse du coût des capteurs devrait rendre les objets connectés de plus en plus accessibles, et les progrès dans la miniaturisation et la vitesse des transmissions de données seront sources d’une intégration toujours plus approfondie et efficace au quotidien.

L'évolution des technologies

Un impact sur tous les secteurs

Les secteurs utilisant des objets connectés sont de plus en plus nombreux, et cette tendance n’est pas prête de s’arrêter. De l’agriculture à l’industrie, des transports à la distribution, les objets connectés sont partout, et pas nécessairement connus du grand public.La révolution des industries

30% de croissance annuelle

En 2008, il y avait sur Terre autant d’objets connectés que d’êtres humains, soit 7 milliards. Il devrait y en avoir entre 50 et 100 milliards en 2020 (d’objets connectés, heureusement), cela représentant une croissance de plus de 30% par an. La valeur ajoutée des objets connectés devrait atteindre entre 1800 et 2200 milliards d’euros d’ici 2020. C’est beaucoup d’argent, et cela montre de façon éloquente les enjeux économiques colossaux liés aux objets connectés. Et ces objets connectés dépasseront le côté « gadget » que certains peuvent critiquer actuellement pour offrir des usages révolutionnaires : Smart buildings, voitures intelligentes, supply chains etc.

« A plusieurs reprises dans le passée, la pénétration des innovations a largement été sous-estimée. Thomas Watson, président d’IBM, ne pensait-il pas en 1943 qu’il y aurait un marché mondial pour cinq ordinateurs ? Plus récemment, en 1999, les estimations du taux de pénétration du téléphone mobile plafonnaient à 90% en France. Il est aujourd’hui de 120%. A son tour, Cisco prédit 10.000 milliards d’objets connectés en 2030. »

Croissance des objets connectés

Qui prendra le dessus ?

Il y aura dans cette course à la connexion des gagnants et perdants, des entreprises qui sauront tirer profit de l’expansion rapide de ce marché, et d’autres qui couleront faute d’avoir su s’adapter. De nouvelles entreprises naitront, des acteurs historiques s’adapteront, de nouveaux secteurs verront le jour et exploiteront la quantité gigantesque de données récoltées par la pléthore sans cesse grandissante d’objets connectés.

Si Oliver Wyman considère le scénario d’un monde monolithique où Google dominerait l’ensemble des secteurs peu probables, il envisage cependant l’émergence d’acteurs aujourd’hui encore à l’état d’incubation. Withings sera-t’il un jour le nouvel assureur santé ? Peugeot deviendra-t’il un assureur automobile ? En route pour le futur…

Assurance et IoT

« Intelligence artificielle » militaire: pourquoi les scientifiques s’inquiètent

Par Victor GarciaLe robot du film Terminator, qui vient de fêter ses 30 ans, à l'Egyptian Theatre d'Hollywood le 15 octobre 2014

Le robot du film Terminator, qui vient de fêter ses 30 ans, à l’Egyptian Theatre d’Hollywood le 15 octobre 2014

afp.com/Frazer Harrison

Plus de 1000 experts en robotique et en intelligence artificielle ont signé une lettre qui alerte sur le développement de l’intelligence artificielle militaire et les « armes autonomes » capables d’ôter la vie.

Empêcher « le jour du Jugement dernier« . Voilà ce que plus de 1000 experts en robotique et en intelligence artificielle, mais aussi des intellectuels et philosophes, sont bien décidés à faire. Leur lettre ouverte mettant en garde contre les « armes autonomes » et « la course au développement d’une intelligence artificielle militaire » (la lettre complète ici) a rapidement fait le tour du monde, ou du moins d’Internet, et a engendré de nombreux débats.

A l’appel d’Elon Musk, entrepreneur cofondateur de SpaceX et de Tesla Motors, John Carmack, l’un des développeurs de jeux vidéo les plus connus au monde, répond: « Cela semble bien trop inéluctable. Argumenter contre serait futile ».

« Même si c’est inéluctable, nous devrions au moins tenter de retarder l’avènement de l’intelligence artificielle militaire. Le plus tôt n’est pas le mieux », lui rétorque Musk. Un débat auquel Markus Persson, le développeur du jeu Minecraft, et Marc Andreessen, le fondateur de Netscape, se sont greffés.

En guerre contre les « robots tueurs »

Ce que redoutent très précisément le physicien Stephen Hawking, l’entrepreneur Elon Musk, le philosophe Noam Chomsky et les autres grands noms qui ont signé cette lettre ouverte, c’est une « course au développement d’une I.A. militaire ». Et plus particulièrement son aboutissement: les « armes autonomes », plus communément appelées « robots tueurs ». Concrètement, il s’agirait de drones -des tanks, des avions- ou de robots humanoïdes qui pourraient décider, de manière autonome, d’ôter la vie.

La différence avec les drones actuels -pilotés par des hommes- ou les missiles téléguidés? Ce ne serait plus un humain qui « appuierait sur le bouton » pour ôter la vie, mais une machine, un programme basé sur un algorithme sophistiqué, « intelligent », capable de déterminer qui doit mourir, ou non. Cette « menace » bien réelle « compte tenu des progrès technologiques » pourrait se manifester « d’ici quelques années », estiment les chercheurs.

La réflexion n’est pas nouvelle. Cinq experts en intelligence artificielle dont Stuart Russell, professeur d’informatique à l’Université de Californie, avaient déjà publié un rapport dans la revue Nature en mai. L’ONG Human Rights Watchs avait fait de même un mois plus tôt, en s’attachant notamment aux problèmes juridiques et l’impossibilité de déterminer une responsabilité légale en cas de meurtre.

Si « une puissance militaire majeure commence à se développer sérieusement dans ce domaine, inévitablement, les autres suivront ». Il faut donc, selon les signataires de la lettre ouverte, interdire au plus vite l’utilisation de l’IA dans le domaine militaire, tout comme la course vers « la guerre des étoiles » ou encore l’utilisation d’armes chimiques et biologiques ont été bannis dans différents traités internationaux.

Où en est la recherche militaire et civile?

Autant être clair, pour le moment, nous sommes encore loin de Skynet -une véritable intelligence artificielle consciente d’elle-même- et de ses Terminators. Mais les progrès -qui permettront bientôt aux militaires de présenter une technologie « acceptable, fiable, sûre »- sont bien réels.

La preuve? L’explosion récente du « deap learning » -utilisée par Google, Facebook, Microsoft, Amazon etc.- par exemple. Cette technologie se base sur « des réseaux de neurones artificiels » capables d’apprendre à reconnaître une voix, une langue, des visages. Autre avancée technologique: les progrès mécaniques des robots leur permettent désormais se déplacer sur terre, mer, air, de plus en plus facilement.

Mark Gubrud, chercheur à l’université de Princeton et membre du comité international de contrôle des robots armés, en est persuadé: « L’armée (américaine, NDLR) ne veut pas entendre parler d’une ligne rouge (consistant à interdire aux robots de décider de tuer, NDLR) ce qui revient à dire ‘nous allons le faire' », explique-t-il sur The Verge.

La peur de perdre le contrôle sur la machine

Mais pourquoi les « robots tueurs » seraient forcément une menace? Dans leur lettre, les scientifiques abordent quelques arguments « pour ou contre ». Les « armes autonomes » pourraient remplacer les Hommes sur le champ de bataille et ainsi diminuer les pertes humaines -pour le camp qui les possède. Mais ils pourraient aussi réduire les réserves des va-t-en-guerre: sans perte humaine, moins de critiques de l’opinion publique.

« Peu coûteuses et ne nécessitant pas de matériaux rares, contrairement aux bombes nucléaires, ces armes deviendraient rapidement omniprésentes. Il ne faudrait pas attendre longtemps avant de les retrouver sur le marché noir et dans les mains de terroristes, de dictateurs souhaitant contrôler leur population, de chefs de guerre aux tendances génocidaire, etc. », imaginent encore les auteurs de la lettre.

La couverture des Marteaux de Vulcain, roman de science-fiction de Philip K. Dick. où les super-ordinateurs décident pour l'humanité

La couverture des Marteaux de Vulcain, roman de science-fiction de Philip K. Dick. où les super-ordinateurs décident pour l’humanité

Certes, les fous de guerre n’ont pas attendu les robots pour imposer leur loi et leurs folies. Sauf qu’avec des telles armes, ces opérations seraient plus faciles, moins chères et, surtout, ne se heurteraient plus jamais à la morale et la conscience humaine.

L’intelligence artificielle, oui, mais strictement encadrée

La conscience de soi, la morale et son application au domaine robotique et informatique… C’est bien là le véritable noeud du problème qui, s’il n’est pas directement évoqué, est largement sous-entendu dans la lettre ouverte. Doit-on créer une véritable « intelligence artificielle consciente » d’elle-même, une « singularité technologique« , avec toutes les problématiques qui y sont fatalement liées?

Pourra-t-on, un jour, doter cette machine surpuissante de morale? Et, même si c’est le cas, comment être sûr qu’elle ne décide pas, par raisonnement -typiquement humain- ou à cause d’un programme défectueux, d’éliminer l’humanité comme un logiciel de traitement de mails élimine vos spams?

L’existence d’une armée de robots ou d’armes autonomes dont elle pourrait prendre le contrôle lui faciliterait la tâche. C’est ce qu’imaginent très bien de très nombreuses oeuvres de science-fiction, de Terminator à Philip K. Dick sans oublier Isaac, Asimov -dont les trois (quatre) lois de la robotique sont plus que jamais d’actualité.

Sur ce point, la réponse des signataires est sans doute la partie la plus intéressante de la lettre. « La plupart des experts en I.A. n’ont aucun intérêt à travailler sur les armes intelligentes et ne veulent pas que d’autres (…) prennent le risque de créer un précédent majeur dans l’opinion publique et ainsi couper court aux futurs bénéfices qu’une I.A. pourrait nous apporter ». Car les experts en sont persuadés, « l’I.A. a un énorme potentiel pour aider l’humanité », ce qui devrait d’ailleurs « être le but principal de cette technologie ». L’Intelligence artificielle oui, mais sous contrôle. Un contre-sens par définition?

A New Class Of Worker Could Fix The On-Demand Economy

The rise of the ondemand economy has presented difficult questions for both employers and employees. It’s not uncommon to see stories about the series of legal and regulatory challenges Uber is facing. Through all of these legal and moral difficulties, the debate remains the same: Should contractors be considered employees or is the solution to create a third classification of worker?

What would a new classification of worker mean for the ondemand economy in general? I’m supportive of finding a way to ensure that contractors have the same worker protection as employees, and that withholdings like FICA, Medicare, workers comp and others are properly addressed so they don’t become a cost that society must bear.

Any new law passed regarding this topic has the potential for a drastic and severe impact onthe ondemand economy. Requiring 1099 contractors be considered part-time employeeswould create disproportionately high costs for ondemand companies, because no individual company can pay for a full set of benefits based on only a few hours worked.

Furthermore, for each new state in which a company has an employee, a significant workload crops up due to unique laws and withholding and filing requirements.

One of the keys to addressing benefits and protections for ondemand workers is to find a way to differentiate between 1099 contractors who are actually “businesses-with-employees” (i.e., employees for whom they are withholding and filing the full gamut of payroll deductions and protections) and those who are “individuals.”

For this differentiating process to work, there must be a way for companies in theondemand space to continue to pay vendors who are businesses-with-employee entities without additional deductions, because those vendors are already implementing employer-related deductions. But for truly individual contractors, a standardized system of withholding funds for worker benefits could improve the lives of workers without crushing the companies for which they work.

Rather than create a new class of worker, efforts should focus on enabling individual contractors to earn benefits on a prorated basis. The real crux of the problem is that for most benefits in question (e.g., health care, paid time off, etc.), there is currently no way to add these services on an hourly basis.

If benefits can be earned based on an hourly withholding, with a simple nationally standardized implementation, negative impact on the ondemand industry can be minimized and the benefits to this emerging category of contractor can be maximized.

My ondemand company works with thousands of independent lawn-care contractors across the U.S., and is comprised of half businesses-with-employees and half independent contractors. Our businesses-with-employees contractors already have general liability insurance and workers comp for their employees, but many individual contractors came to us without those protections in place.

We found a way to offer general liability and accidental occupational insurance (similar to workers comp) to independent contractors on a per-job basis, with a small withholding to pay for the benefits. This type of approach — covering benefits for the truly individual contractor with a per-job or per-hour withholding — is a way to level the playing field and giveondemand workers a way to earn benefits and protections without disrupting the emergingondemand economy.

The worker classification for addressing these issues already exists:  the 1099 independent contractor. Whether or not a new worker class is created, the eventual solution should address the issue at the heart of the matter — enabling ondemand workers to earn benefits by the hour, with a standardized hourly pro-rata withholding that all ondemand companies can implement equally.

Aberkane – Et si on imprimait des connaissances dans le cerveau

La stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS) pourrait permettre, en stimulant les bons neurones, d’accélérer drastiquement l’apprentissage.

Étude du cerveau au centre de recherche sur la conscience de Genève, en Suisse (photo d'illustration).
Étude du cerveau au centre de recherche sur la conscience de Genève, en Suisse (photo d’illustration).AFP©AMELIE-BENOIST

Un défilé impeccable dans un chaos prévisible.

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Un champ de bataille

Demain, notre armée diminuée défilera sur ce qui reste de la plus belle avenue du monde. Pour la première fois, il y aura plus de personnels affectés à la sécurité de ceux qui défilent ou qui les regardent que de soldats marchant  sur le pavé.

La situation internationale et celle en Europe avec la crise grecque est telle qu’il est difficile de se projeter dans cet avenir devenu plus qu’incertain. La crise que nous vivons est la plus grave depuis la fin de la seconde guerre mondiale, tout simplement parce que nous faisons face à plusieurs crises qui s’additionnent et s ‘ajoutent comme un lego et dont les causes, pour être  d’origines différentes,  n’en concourent pas moins à  créer une sort d’harmonie dans ce chaos éruptif.

Les domaines de crise, s’il fallait les énumérer  seraient de longue haleine. Elles cumulent tous les aspects de nos déséquilibres, le spectre couvre en effet à la fois une  crise financière mondiale que l’on sous-estime et dont la crise grecque n’est qu’un épiphénomène de seconde importance,  et des conflits périphériques qui continuent à causer des surprises stratégiques.  Au levant comme en Ukraine, dans les pays Baltes, aux frontières de l’Europe, les conflits dormants ou actifs ont surpris nos stratèges. L’imprévisible s’est révélé possible et nos dirigeants réagissent  toujours avec un coup de retard. A ce jeu, certains sont mieux armés que d’autres, et l’Europe est le maillon faible.

Ces nouvelles formes de guerre, que je ne cesse de qualifier de chaotiques  sont multiformes et protéiformes.

La sécurité intérieure est désormais tout autant menacée que notre sécurité extérieure et le contournement des stratégies remettent en cause les fondements même de la planification.  Cette sacro-sainte planification qui détermine l’action face à un ennemi définissable  détruit l’initiative devant un ennemi déstructuré et culturellement en terra incognita…

Notre modèle de défense a vécu, il est nécessaire d’en inventer un autre, l’ensemble des éléments de combat ne se réduit pas à l’envoi de quelques « Rafale »  polyvalents et hors de prix. La cyberguerre, la guerre économique, la lutte contre la délinquance financière, le suivi des  flux de capitaux, la suppression des paradis fiscaux, la lutte contre tous les terrorismes, la maîtrise des flux migratoires qui doit aller de pair avec une aide au développement contrôlée, la maîtrise de la fécondité humaine, l’alphabétisation et la lutte contre l’obscurantisme et l’endoctrinement de la jeunesse, l’accès à l’eau potable pour tous, une agriculture délocalisée hors des grands groupes américains et chinois en Afrique, sont un ensemble de leviers sur lesquels il convient d’agir.

Les grandes puissances, Russie et Chine incluses se doivent de trouver la voie de la raison et de l’action, sans quoi, la stratégie de la guerre du chaos contrôlée deviendra incontrôlable et la fin rejoindra le commencement, puisqu’au début tout était chaos.

Roland Pietrini

Des entreprises sans chefs et sans bureaux

(Illustration originale de Wazem)

(Illustration originale de Wazem)

Un nombre croissant d’entrepreneurs et de start-up s’affranchissent des structures managériales archaïques. Le nomadisme numérique et l’holacratie émergent. Toujours plus de sociétés mais également de services publics cherchent de nouvelles façons de travailler. Découverte en cinq épisodes

Lorsqu’il atterrit à Bangkok, le premier réflexe de Vedran Zgela serait d’abandonner son sac à dos dans son appartement loué sur Airbnb, puis de surfer le Web à la recherche des meilleurs bars où profiter de l’happy-hour. En vérité, quand le Zurichois débarque en Thaïlande, il jette certes son sac dans sa chambre, mais sort son ordinateur… pour travailler. A 27 ans, ce développeur de site internet indépendant fait partie d’une nouvelle caste d’entrepreneurs libertaires: les nomades numériques.

Vedran Zgela n’a donc ni chefs, ni bureau. Sa place de travail peut être une plage de Phuket, un café de Phnom Penh ou une chambre d’hôtel de Manille. Et ce, pendant plusieurs mois. Quant à ses clients, ils se nichent dans des open spaces à Zurich. «C’est un mode de vie professionnelle autogéré qui implique d’aller à l’essentiel», explique-t-il. «Pourquoi perdre des heures en réunion alors qu’un seul appel Skype suffit.» Le développeur travaille d’où il veut, de 8 heures à 14 heures. L’après-midi, il visite ses destinations. Vedran, lui, se considère comme un semi-nomade. Après chaque voyage, il rentre à Zurich, son «camp de base».

Avec l’essor d’Internet, ce concept d’entreprenariat dématérialisé fait des émules au sein de la génération Y, parfois mal à l’aise avec des structures managériales archaïques. Le nomade numérique s’organise à l’image d’un réseau informatique. Solitaire, mais connecté, il collabore si besoin avec la communauté au gré des mandats. Pour Vedran, les avantages sont indéniables: «Fini les rencontres physiques qui n’avancent pas, les centaines d’e-mails et les réunions chronophages. Au quotidien, je travaille moins, mais mieux.»

L’errance de Vedran Zgela dure depuis quatre ans. A l’époque, le Zurichois développe des applications au sein de l’agence web Liip. Une entreprise pourtant dite «libérée» puisqu’elle laisse une quasi-autonomie (horaires, gestion de projet) à ses employés qui s’épanouissent dans un cadre professionnel sans hiérarchie. Vedran y trouve un environnement stimulant et novateur. «Je collaborais à ma guise avec une équipe de cinq à dix personnes sur des mandats à moyen terme. Nous étions très libres et autosuffisants.»

Malgré tout, la liberté n’est pas totale. Vedran Zgela a besoin de changement. Le déclic se fait à l’issue «d’un mandat compliqué avec un client. Nous avions travaillé sur ce projet pendant un an, explique-t-il. Tout ne s’est pas passé au mieux.» L’expérience le marque. Le développeur décide de s’émanciper.

En 2011, il se lance et devient free-lance. Tous les ingrédients sont réunis. Le jeune homme jouit d’un réseau professionnel étendu à Zurich. Mais aussi du savoir-faire. «Je développe des sites internet depuis toujours. Par contre, je ne m’occupe pas de l’aspect lié au design. Cette spécificité technique me permet de limiter les contacts avec la clientèle.» Faut-il encore en vivre. Vedran se montre exigeant puisqu’il n’accepte que les mandats qui l’intéressent, préférant la qualité du travail à l’aspect financier.

Alors qu’il entame sa transition professionnelle, le développeur tombe sur le site Ghost.org. A l’image de l’éditeur WordPress, cette plateforme de publication open source se révèle être un écosystème séduisant pour le Zurichois. Il y crée sa vitrine. Mais découvre surtout les récits de voyages de plusieurs free-lance. Tous sont des nomades numériques. Ce mode de vie professionnelle affranchie des contraintes habituelles le séduit. Il le reconnaît: «La seule exigence, c’est la discipline.» Le nomadisme est-il un modèle durable qui s’applique à des structures d’entreprises plus classiques? «Tout dépend de votre secteur d’activité. C’est parfait pour un travail technique comme le mien.»

Sans aller jusqu’au nomadisme, un nombre croissant de start-up innove en proposant une nouvelle structure de gestion du pouvoir qui remplace le système pyramidal: c’est l’holacratie. Comme le nomadisme, ce modèle radical et ambitieux dématérialise le travail et responsabilise les employés. Il remet en cause l’organisation même de l’entreprise et non seulement les méthodes de travail. Né en 2007 de l’imaginaire de trois dirigeants d’un éditeur de logiciels américains, Ternary Software, l’holacratie supprime la hiérarchie et les organigrammes traditionnels. Les rôles sont définis en fonction des actions à entreprendre, et partagés selon les compétences de chacun. En d’autres termes, les postes évoluent au gré des actions.

En Suisse, Julien Gogniat est la première personne formée à ce modèle. Depuis 2013, le Fribourgeois de 33 ans le partage. «Ce système est novateur puisqu’il aborde la redistribution de l’autorité et de la prise de décision. Dans l’holacratie, le petit chef n’a plus sa place, explique-t-il. Quand le pouvoir est distribué, on est moins ralenti par la hiérarchie. On augmente également la motivation et l’engagement des employés.» Le principe fondateur du modèle: distribuer la prise de décisions et passer à l’action.

L’holacratie fonctionne comme une boîte à outils et non comme une formule toute faite. En d’autres termes, elle fournit la règle du jeu, mais ne précise pas comment doit se dérouler la partie. En janvier 2014, le pionnier américain de la vente de chaussures en ligne Zappos annonçait avec fracas la suppression de tous les postes de managers. Dix-huit mois plus tard, des dizaines d’employés ont claqué la porte après la transition, estimant le modèle holacratique trop rigide et formaté. Ce qui n’a pas empêché plusieurs centaines d’entreprises américaines de se lancer, comme Medium, fondée par l’ancien directeur général de Twitter, Evan Williams.

Le principal obstacle de l’holacratie? Les habitudes. «Dans chaque entreprise, on dénombre entre 5 et 10% d’employés rétifs au changement, souligne Julien Gogniat. Cela reste plus facile dans de petites structures agiles où les habitudes ne sont pas encore solidement ancrées.» Le concept holacratique évolue et en est à sa quatrième version. Julien Gogniat, lui, n’exclut pas son application dans le futur à des PME et grandes entreprises suisses.

Les sites de notation d’entreprise débarquent en France !

Après la déferlante et le succès des sites de notation d’hôtels et de restaurants, un nouveau genre débarque en France, porté par Glassdoor : la notation d’entreprises. De l’environnement de travail aux avantages sociaux en passant par l’intérêt des missions, la société est passée au crible par ses (ex)salariés. Retour sur un phénomène qui monte.

La tendance n’est pas si nouvelle : en 2008, des sites comme Note ta boîte ou Cote ton entreprise faisaient le buzz et intriguaient la sphère de l’emploi. Deux ans plus tard, Note ta boîte disparaissait au grand dam de certains qui y voyaient un moyen de brider la parole des salariés sur leurs conditions de travail. Mais l’idée allait faire son chemin : de l’autre côté de l’océan, Glassdoor, site de notation d’entreprise américain, prospère depuis sa création en 2007.

En octobre 2014, il fait une arrivée fracassante en France suivi de très près par Viadeo qui propose un système de notation des entreprises par ses salariés, ex-salariés et prestataires ou fournisseurs depuis juin. La machine est lancée !

Noter son entreprise : le principe

Le principe est simple : comme sur Trip Advisor, vous notez l’entreprise et pouvez rajouter un commentaire. La notation est beaucoup plus affinée chez Viadeo mais nous y reviendrons. En tant qu’internaute lambda, vous pouvez surfer sur la plateforme et rechercher une entreprise pour consulter sa note et ses avis. Certains sont postés anonymement, d’autres non. Si vous êtes inscrit, vous pouvez donc entrer directement en relation avec les personnes ayant donné leur avis pour avoir plus de précisions.

Les candidats évoquent leurs conditions de travail, le déroulé de leur entretien de recrutement et de manière générale les avantages et inconvénients. On remarque que les notes tournent souvent autour de la moyenne. Sous couvert d’anonymat, certains salariés actuels ou anciens critiquent même vertement leur entreprise.

Glassdoor et Viadeo, les pionniers

Les deux plateformes sont différentes dans la mesure où l’une d’elle est un réseau social mais les principes de base restent les mêmes. Si vous ne participez pas, vous n’aurez pas accès à l’ensemble des avis : difficile de renoncer à noter son entreprise si on veut une information complète sur d’autres sociétés !

Glassdoor

Glassdoor est finalement le plus simpliste, il vous propose de donner un avis général, un avis sur les salaires ou les avantages sociaux ou un compte-rendu d’entretien d’embauche. Dans le premier cas, vous donnez une note générale et indiquez les avantages et inconvénients ainsi qu’un conseil à la direction. On retrouve également cette structure chez Viadeo mais elle est facultative.

Vous avez la possibilité d’ajouter un salaire en précisant votre poste, sa localisation et le nombre d’années d’expérience. Pour protéger les salariés de petites structures ou ceux qui seraient les seuls à avoir l’intitulé de poste en question, il est possible de ne pas indiquer son employeur. L’objectif ? Compléter la base de données qui sert à comparer son salaire à celui des autres.

Pour ce qui est des entretiens d’embauche, vous décrivez le processus et les questions qui vous ont été posées, la difficulté de l’entretien, le type d’entretien ou encore comment celui-ci a été obtenu. Glassdoor vous demande même s’il vous a été utile pour le préparer ! Pour les avantages sociaux, une liste vous est soumise et vous devez cocher ceux proposés par votre entreprise : télétravail, programme diversité, assurance vie, etc.

Viadeo

Du côté de Viadeo, on est agréablement surpris. L’interface est elle aussi très intuitive et facile à utiliser. Le niveau de précision est intéressant. On retrouve les avis directement sur les pages entreprises. Il n’y a pas de mention sur la diversité, c’est dommage.

Une note globale est donnée ainsi que le pourcentage de salariés qui approuvent la direction et recommandent leur entreprise. Ensuite, plusieurs sections sont proposées et illustrées d’un graphique qui compare la note obtenue dans chaque sous-section avec celle du secteur en général.

site de notation schema viadeo

La première section évoque les conditions de travail : accessibilité, salaires, avantages sociaux, espaces de travail et niveau de stress. La seconde passe au crible la carrière potentielle : intérêt des projets, autonomie, mobilité professionnelle, formation etreconnaissance des managers. La gestion de l’entreprise est également abordée : la direction est-elle transparente ? La politique de management et la vision stratégique satisfaisante ? L’ambiance au travail et l’atteinte des objectifs font aussi l’objet de cette sous-section. Enfin, la culture de l’entreprise est évoquée : valeurs, communication interne, esprit d’équipe, créativité, innovation…

Les auteurs qui le souhaitent peuvent donner les avantages et les inconvénients ainsi que leur conseil à la direction, sous couvert d’anonymat ou non.

Qu’est ce que les sites de notation d’entreprise vont changer ?

Avant, les conditions de travail dans son entreprise étaient évoquées principalement au niveau des cercles familiaux, amicaux et éventuellement professionnels. Certains se sont essayés à la critique sur les réseaux sociaux professionnels et mal leur en a pris car il est extrêmement mal vu de s’exprimer de manière négative sur son employeur. Critiquer ses conditions de travail sur les réseaux sociaux était une véritable prise de risque.

Ces plateformes induisent un changement à plusieurs niveaux. Tout d’abord, elles encadrent la critique et lui offrent un espace dédié. Impossible de trouver déplacé le fait de critiquer son employeur puisqu’on est là pour ça et qu’une modération est mise en place ! En autorisant la pratique de l’anonymat, elles libèrent la parole des salariés qui ne se sentent plus menacés. Si certaines sociétés sont très critiquées, les propos demeurent mesurés sur la plupart des avis qui sont donnés.

L’analyse de certains auteurs, si elle n’est pas totalement critique, pourra quand même décourager des recrues potentielles. Les processus de recrutement sont mis à jour, la vérité est faite sur les avantages sociaux et sur l’ambiance au travail. Difficile d’éviter la remise en question pour les entreprises !

Quelles dérives ?

Qu’on se le dise : la pratique est définitivement instaurée et il n’y aura pas de retour en arrière comme cela a pu être le cas avec Note ta boîte en 2010. Ces plateformes sont-elles vraiment consultées ? Oui ! On remarque même que Viadeo semble très prisée : on y trouve facilement des avis, sur les grands groupes comme sur les PME. Les entreprises vont donc devoir s’adapter.

La première crainte émane bien sûr de leur part : laquelle peut se targuer de n’avoir que des salariés ou ex-salariés satisfaits ? Il est facile pour ces derniers comme pour des candidats déçus de venir se venger sur ces réseaux. Mais pour les salariés ou chercheurs d’emploi aussi, l’effet peut s’avérer pervers : une communication bien rodée et efficace peut venir biaiser les avis tout comme une poignée d’anciens ou actuels salariés mécontentspeut faire chuter drastiquement une note. Comme tous les sites de notation, Glassdoor et Viadeo ne sont pas à l’avis des faux avis.

Les sites de notation d’entreprise vont très certainement amener une remise en question bienvenue sur la transparence de ces dernières et sur leur manière de recruter. Cependant, il faudra une certaine prise de recul de la part de ceux qui les consultent ou qui y écrivent pour que la représentation qui y est donnée soit la plus fidèle possible à l’entreprise. En bref, une prise de conscience des candidats, salariés et ex-salariés comme des entreprises qui apportera plus d’authenticité aux process de recrutement actuels et au marché du travail en général.

Vous pensez que les sites de notation d’entreprise vont révolutionner le marché du travail ou qu’au contraire, il ne s’agit que de gadgets ? Venez partagez votre avis avec nos lecteurs !

Ralph Lauren Is Using Data to Revolutionize Fashion

In this post I look at the world of fashion and how Ralph Lauren uses data. The post first appeared in my column for Data Informed.

The way the world we live in is increasingly becoming digitally connected is impacting everything, and fashion is no exception.

Wearables are expected to become increasingly popular as the Internet of Thingstakes off – a process which is expected to accelerate with the launch of the Apple Watch.

Among the big names in high-end consumer fashion which have shown they are keen to embrace this new market is Ralph Lauren, which unveiled its connectedSmart Polo shirt at last year’s US Open.

Sensors attached to silver threads inside the shirt pick up movement data as well as heart and breathing rates, which can be monitored on the accompanying smart phone app, and potentially uploaded to the cloud for analysis, although the company has not yet released details of exactly how this will work.

And although this is firmly in the realm of sportswear – an industry which is already brimming with smart IOT tech such as the Babolat smart racquet and Addidas MiCoash smartball – Ralph Lauren has plans beyond that.

David Lauren, the son of founder Ralph, and in charge of global marketing for the company, told Wired “A lot will come in the next few months. We are a lifestyle brand, a major fashion luxury brand. I want to be able to gather this (biometric) information in a boardroom or from a baby in a crib. We’ll find new needs and we’re just at the beginning.”

Data drives every type of business

This is a clear sign that every industry is waking up to the potential benefits of smart, connected and Big Data-driven innovation, and no one wants to be left out. Effectively, all businesses are becoming data businesses.

Ralph Lauren first made its name with ties – so perhaps the Smart Tie is on the drawing board and will be featuring across both fashion and tech blogs in the near future?

A wealth of data is generated in the average board meeting – not just in what is said, but in the tone of voice of those who say it, and the biometric readings that could give clues about how we perform under pressure in corporate situations.

Solutions such as Hitachi’s Business Microscope offer opportunities to capture some of this, and integrating this functionality into clothing seems like a logical step.

For those who are wondering – yes you can wash the Polo Tech shirt, but you have to remove the slightly-larger-than-credit-card-sized Bluetooth transmitter first. The company is currently looking into ways that the device can be shrunk – perhaps eventually ending up the size of a button – or incorporated inside the fabric in a way that makes removing it unnecessary.

Trend forecasting

In the wider fashion world, Big Data is increasingly playing a part in trend forecasting, where social media data, sales data and reporting from fashion shows and influential publications is aggregated to help designers and retailers work out what are the season’s must-have looks.

Over the last few years the major players in every industry have had their eyes opened to the possibilities that technology, and in particular connected, data-enabled technology can offer them. No one wants to be left behind in the Big Data and Internet of Things gold rush.

The huge increase in the number of data science jobs advertised clearly offers opportunities for those whose aim is to work outside of Silicon Valley and the tech industry. And there are rich opportunities on offer for people with skills in data, but passions elsewhere – whether that’s in fashion, food and drink or finance.

Thank you very much for reading my posts. Here at LinkedIn and at Forbes I regularly write about management, technology and the mega-trend that is Big Data. If you would like to read my regular posts then please click ‘Follow‘ and feel free to also connect via TwitterFacebook and The Advanced Performance Institute.

Here are some other posts from my Data Informed column:

About : Bernard Marr is a globally recognized expert in big data, analytics and enterprise performance. He helps companies improve decision-making and performance using data. His new book is Big Data: Using Smart Big Data, Analytics and Metrics To Make Better Decisions and Improve Performance‘.

You can read a free sample chapter here.

 

La parité dans le digital : bien plus qu’une histoire de femmes !

Les prix pour récompenser les initiatives portées par des femmes fleurissent de toute part et notamment dans l’univers du digital. Mais des palmarès dédiés aux femmes sont-ils un moyen d’œuvrer pour la parité ou au contraire de maintenir des espaces réservés aux hommes d’un côté et aux femmes de l’autre ? Eléments de réponse par Sandrine Charpentier et Sandrine Fouillé, membres du collectif à l’origine du Prix Femmes du Digital Ouest.

Il devient aujourd’hui impossible de passer à côté des organisations et des événements au féminin. L’abondance des prises de parole médiatiques, les engagements des organisations constituées en réseaux professionnels féminins, en associations et en collectifs portent les enjeux de l’égalité femme-homme. Leur objectif : aboutir, par des actions concrètes, à une (r)évolution sociétale pour plus de mixité et à terme, le plus court soit-il, à une parité femme-homme. Mais les prix au féminin sont-ils une bonne ou une mauvaise solution pour œuvrer en ce sens ?

De l’intérêt de la parité dans l’univers professionnel

Mettons les pieds dans le plat. Pourquoi la parité ne serait-elle pas une évidence dans l’environnement professionnel alors qu’elle l’est dans la société ? Pour tendre vers un meilleur équilibre femme-homme dans les postes à responsabilité, les femmes osent de plus en plus s’exprimer. L’enjeu ? Une meilleure représentation dans les CODIRs, aux postes clés des entreprises et dans l’entrepreneuriat.

Les politiques de quotas féminins ont été largement décriées, parce que la compétence doit demeurer le critère prioritaire d’un recrutement ou d’une promotion. Garantir un égal accès basé simplement sur le mérite est un idéal, mais les chiffres dressent un constat bien inégalitaire sur la place des femmes dans le milieu professionnel.

Tous temps de travail confondus, les femmes gagnent 24 % de moins que les hommes. Et si l’on tient compte des différences de statut d’emploi (cadre, employé, ouvrier), d’expérience, de qualification (niveau de diplôme) et de secteur d’activité (éducation ou finance) environ 9 % de l’écart demeure inexpliqué selonl’Observatoire des inégalités. Les femmes représentent seulement 11 % des dirigeants des COMEX des entreprises du CAC40, d’après une étude de 20 — first et 30 % dans les conseils d’administration de ces mêmes entreprises dixit le cabinet Ethic & Boards. Et seulement 18 % des créateurs d’entreprises sont des créatrices comme l’indique une étude menée par le Réseau Entreprendre et Grenoble Ecole de Management.

Pourtant des études, notamment un rapport de la banque Crédit Suisse, démontrent que la performance des entreprises qui tendent vers plus de mixité dans leur équipe, COMEX compris, est meilleure que les autres [. Alors, agissons ?

Initiatives dédiées aux femmes : un recul ou une avancée ?

Agir oui, mais les événements au féminin servent-ils vraiment le discours et les actes autour de l’égalité femme-homme ? Ouvrons le débat avec un focus sur le digital qui fait la une des médias.

Le secteur professionnel du numérique est aujourd’hui très peu paritaire. Syntec Numérique dénombre par exemple que seulement 26 % de femmes dans le numérique en Pays de la Loire et 28 % au niveau national selon les chiffres 2014 du Syntec. Dans les nombreux événements dédiés au digital (Web2day, Nantes Digital Week…), les femmes sont encore trop peu représentées, en tant que speakers ou candidates.

Pourquoi ce manque de représentativité alors qu’il y a de nombreux talents féminins tant à Paris qu’en région ? Il existe un cercle vicieux qui conforte la différence de visibilité entre les hommes et les femmes. Les premiers sont spontanément contactés par les organisateurs d’événements car plus connus. Et leur notoriété ne s’en trouve que renforcée au détriment des femmes pourtant porteuses d’initiatives tout aussi intéressantes, mais moins médiatisées. Loin de remettre en cause la légitimité ou la compétence des hommes, on ne peut que constater que le réflexe de solliciter des expertes ou entrepreneuses femmes est encore peu installé.

Pour faire bouger les choses, proposer une mise en avant des talents féminins est une piste qui se défend. Mais cela ne concerne-t-il que les femmes invitées alors à réseauter entre elles en excluant les univers masculins ?

Valoriser les femmes : quel rôle à jouer pour les hommes ?

Les solutions alternatives pour promouvoir la parité et faire bouger les lignes ne sont pas l’œuvre des seules femmes. L’égalité femme-homme n’est pas une problématique exclusivement féminine, mais une question humaine. L’objectif est de fédérer hommes et femmes pour faire réagir la société dans sa globalité. HeforSheest ainsi une démarche mondiale exemplaire de défense de la parité qui est non pas portée par des femmes, mais par des hommes connus et reconnus.

Contrairement à ce que pourrait laisser entendre une lecture rapide du phénomène, les réseaux de femmes et les prix au féminin ne sont pas l’expression d’un propos féministe militant excluant les hommes. Les hommes ont toute leur place dans ces échanges pour favoriser la parité dans un monde composé à moitié d’hommes et de femmes. La présence d’hommes dans les jurys des prix féminins en est d’ailleurs la preuve.

Un prix régional au féminin pour valoriser des modèles accessibles

Les prix au féminin sont donc bien un moyen d’encourager les femmes à aller vers des carrières professionnelles épanouissantes et à prendre leur juste place dans l’économie et plus particulièrement dans le monde du numérique actuellement en plein boom.

Mettre sous le feu des projecteurs des success-stories de femmes, c’est mener une action concrète pour contrebalancer le manque de parité dans la représentation des modèles à suivre. Et si l’on ne peut que souhaiter que les prix féminins ne soient dans un avenir proche plus d’aucune utilité, force est de constater qu’ils sont aujourd’hui encore pertinents.

Proposer un prix régional féminin dédié au digital, c’est par ailleurs valoriser et récompenser des femmes actrices de l’économie du numérique à l’échelle d’un territoire. L’objectif est de mettre en lumière des modèles accessibles, dans lesquels les femmes de la région peuvent aisément s’identifier pour créer des vocations dans le digital en région.

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Prospection : Pourquoi LinkedIn est stratégique ?

LinkedIn est un réseau social pour professionnels. En 2015, LinkedIn compte plus de 320 millions de membres dans plus de 200 pays dont un très grand nombre de décideurs des plus grandes entreprises mondiales.

Une puissante base de données pour ma prospection quotidienne

Un carnet d’adresses

Avec la stratégie adéquate , je peux développer mon carnet d’adresses de façon ciblée et obtenir les informations nécessaires pour ma prospection comme le mail et le téléphone.

…avec le CV de chacun de mes prospects

Ce carnet d’adresses dynamique qui s’enrichit de mes nouveaux prospects , contient également l’expérience, la formation, les engagements de mes contacts .Je peux donc adapter ma prise de contact en fonction du CV des décideurs que je cible grâce à leurs informations personnelles.

… et le réseau de mes prospects

Cette base de données vivante se met à jour automatiquement, actualisée par mes propres contacts. Elle me fournit également le réseau professionnel de mes prospects . Je peux ainsi comprendre l’organigramme de l’organisation dans laquelle évoluent mon prospect, son réseau, ses liens professionnels. Je peux donc vraiment cibler le décideur que je dois contacter.

Mon marketing personnel sur internet

Mon profil sur LinkedIn permet de mettre en perspective ma valeur ajoutée pour mes prospects

La qualité des informations professionnelles que je diffuse sur LinkedIn est la clé de ma légitimité pour contacter des nouveaux prospects .

Si je veux faciliter ma prospection , je dois adapter ma communication concernant mon expérience professionnelle , ma formation et surtout les projets business sur lesquels je travaille . Mon profil LinkedIn doit être totalement orienté pour démontrer ma légitimité sur les projets que je développe.

Le contenu du profil doit être un outil de communication personnelle et contrôlée à destination de mes prospects et partenaires. Il va m’aider pour me présenter lorsque je vais écrire pour la première fois à une personne. Je vais l’inclure systématiquement en signature d’email. C’est une façon simple de diffuser ma présentation personnelle au sein d’une organisation avec laquelle je souhaite travailler.

Mes contacts renforcent ma réputation

Un réseau qualifié de contacts personnels dans mon domaine ou mon secteur va renforcer ma légitimité auprès de mes prospects lorsque je vais les contacter. Mes prospects accepteront plus facilement de partager leurs informations professionnelles avec moi.

Devenir un homme clé de mon secteur

Obtenir plus prospects grâce au marketing de contenu

Le marketing de contenu consiste à publier et partager du contenu qualifié à forte valeur ajoutée pour nos prospects sur LinkedIn. Publier permet ainsi de fidéliser notre réseau et le développer. Le marketing de contenu est essentiel dans le domaine du marketing digital en particulier sur LinkedIn.

Obtenir plus de contacts en publiant sur LinkedIn

De fait, en publiant sur LinkedIn des articles qui intéressent potentiellement mes prospects, je vais générer des nouvelles demandes de relations. Mes prospects se mettent à me suivre. Ce n’est plus moi qui cherchent des prospects mais les prospects qui viennent à moi .

SUR LINKEDIN JE PEUX GAGNER BEAUCOUP DE TEMPS SI MES PROSPECTS ME CHERCHENT, ET VIENNENT NATURELLEMENT VERS MOI.

Créer des articles au contenu “magnétique”

Je dois cesser de me concentrer uniquement sur la conquête de nouveaux prospects, et travailler de plus en plus pour aider mes contacts et mon réseau en cherchant à leur communiquer des informations qui ont de la valeur pour eux. C’est la méthode la plus efficace pour gagner du temps dans ma prospection. En aidant mes contacts professionnels avec des informations qui peuvent eux mêmes leur faire gagner du temps et de l’argent, je vais faire croître naturellement mon réseau.

Pr. Pascal Faucon – pfaucon@cfptalent.com