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Les 10 conseils d’Otium Capital et de Cheerz pour optimiser votre business plan Excel

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Pour Maddyness, Romain Dehaussy, directeur du cabinet Chausson Finance, a élaboré une série d’articles pour que la levée de fonds et ses mécanismes n’aient plus aucun secret pour nos lecteurs. Toutes les deux semaines, retrouvez un nouvel épisode et découvrez 10 conseils concrets livrés par un investisseur et un startuper. Cette semaine, découvrez comment optimiser votre business-plan Excel avec Otium Capital, holding d’investissement crée en 2007 par le fondateur de Smartbox, et Cheerz, spécialiste de l’impression de photos mobiles et numériques.



1. Concevez le BP comme un outil de marketing financier vis-à-vis des fonds

La plupart des business-plans Excel (BP) sont austères et n’invitent pas à une étude approfondie. Soignez la forme avec des titres d’onglets compréhensibles, un sommaire, un wording clair, un code couleur pertinent… Deux objectifs : montrer que vous avez les idées claires et guider la lecture.

«La façon dont est construit le BP en dit long sur la maîtrise que l’entrepreneur a de son projet, de son modèle et de son plan d’action; un BP doit ainsi renvoyer une image de fiabilité et de clarté» explique Bruno Raillard, directeur de participations chez Otium Capital.

2. Privilégiez la simplicité d’usage

Personne ne lira un business-plan avec des macros, un poids de 50 mégas et 50 onglets. Certains BP demandent ainsi des compétences informatiques rien que pour les ouvrir ! Seul votre board prendra le temps (et encore !).

 3. Identifiez clairement les principaux leviers actionnables

Mettez en valeur les principaux leviers influençants votre business. En plus d’avoir une vision plus claire de votre business en interne, cette présentation permettra aux fonds une meilleure compréhension de votre stratégie et des enjeux à venir.

Cheerz vient de lever 6m€ auprès de Serena Capital et A Plus Finance. Pour Antoine Le Conte, le CEO,«le BP nous a permis de mieux comprendre notre création de valeurs en identifiant les principales hypothèses. Nous avons ainsi réorienté une partie de nos efforts suite à la construction du BP».

4. Justifiez vos principales hypothèses

Pour chacune des principales hypothèses sur lesquelles repose votre stratégie, posez-vous la question de sa justification. Deux possibilités : (i) votre performance historique (ex : nombre constaté de contrats signés par vos commerciaux), (ii) comparaisons avec les autres acteurs du secteur. Rajouter ces éléments au business-plan, à côté des hypothèses.

Pour Antoine de Cheerz, «prévoir un coût d’acquisition client bien supérieur à ce qu’il est actuellement a rassuré tous les investisseurs quant à la crédibilité de notre business-plan».

5. Trop d’hypothèses tuent les hypothèses

Certains BP comprennent plusieurs dizaines d’onglets d’hypothèses, des simulations dans tous les sens et une mise en équation de tous les micro-aspects de votre business. On vous pardonnera les raccourcis sur la modélisation de votre loyer à partir du moment où les actions sur le CA et la marge sont bien documentées et crédibles.

6. Bannissez tout fichier « en dur »

Les investisseurs ont besoin de jouer avec les hypothèses pour s’approprier le plan et faire des «crash tests» pour conforter leur thèse d’investissement. Il est crucial que les hypothèses soient facilement modifiables et que les agrégats qui en dépendent soient clairement identifiables.

«On voit souvent des entrepreneurs qui envoient des BP en dur, voire réalisés avec des logiciels qui sortent des tableaux super détaillés mais très comptables et statiques – alors que c’est moins le résultat qui nous importe que la façon d’y parvenir » décrypte Bruno d’Otium.

7. Structurez le document pour offrir une lecture à plusieurs niveaux

Au sein d’un fonds, les auditoires diffèrent. Etablissez un niveau de lecture adapté à chacun d’entre eux. Par exemple, pensez à un onglet de synthèse avec des graphiques pour les partners du comité qui ne se plongeront pas dans les détails des charges et de la masse salariale.

8. Trimestrialisez les 2 premières années

Au-delà de donner une vision à 5 ans de la société, le BP sert aussi à déterminer sous quels délais seront actionnées telle ou telle action dans les 2 ans à venir. Trimestrialiser permet de clarifier au mieux sa stratégie en cadrant au mieux les arrivées des nouveaux salariés, le ramp-up des commerciaux ou l’internationalisation. Autre intérêt, le besoin de trésorerie en sera mieux défini.

«Personnellement, je conseille même aux entrepreneurs de mensualiser leur BP sur 18 ou 24 mois – c’est presque encore plus simple et cela apporte un niveau de clarté et de précision plus important, notamment sur l’atteinte de la rentabilité mensuelle et sur le suivi opérationnel de la trésorerie» nous dit Bruno d’Otium.

9. Gérez intelligemment la croissance en parallèle du processus de levée de fonds

Les discussions s’étalant dans le temps, les VCs auront le temps de constater la véracité de vos premières prévisions. Surperformer son BP pendant les discussions permet de crédibiliser l’ensemble du BP et de maintenir l’intérêt des fonds.

Antoine Le Conte de Cheerz précise : «l’accélération de notre croissance en parallèle de notre levée de fonds nous a permis de recevoir plusieurs termsheets de fonds et même de lever un montant plus conséquent que prévu».

10. Assurez-vous que le BP soit cohérent avec la vision déclinée dans le slide deck

Votre BP est la version chiffrée du slide deck, document dans lequel vous exposez votre vision, vos objectifs pour la levée et vos plans d’actions pour atteindre ces objectifs. Le BP doit reprendre ces actions en les détaillant et en les positionnant dans le temps afin de montrer le déploiement des montants à lever.

3 tendances qui vont transformer l’industrie agroalimentaire d’ici 2020

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Capteurs, objets connectés, imprimantes 3D, ces trois tendances lourdes marqueront à coup sur l’industrie agroalimentaire dans les années à venir. Analyse avec Christophe Breuillet, Directeur du pôle de compétitivité Vitagora.


Les nouvelles technologies ont des atouts indéniables pour les secteurs industriels. Elles permettent une meilleure performance, des systèmes de production plus intelligents, des contrôles qualité optimisés, une traçabilité améliorée, des services personnalisés aux clients mais aussi et elles apportent surtout des réponses aux nouveaux usages.

Face à ces constats, l’agroalimentaire doit prendre en marche ce train de l’innovation. C’est une évolution inéluctable, qui transforme nos sociétés à grande échelle, dans les comportements individuels mais aussi dans les activités industrielles. La raison principale, est simple, à savoir que le « food » a toujours fait avec la « tech ». Si l’une progresse, l’autre suit.

Si l’on parle de tendances purement technologiques, trois d’entre-elles tirent particulièrement leur épingle du jeu. Elles devraient avoir un poids grandissant dans les années à venir.

#1 Les capteurs

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Ils jouent un rôle essentiel dans le développement de ce que l’on appelle « industrie 4.0 » ou « usines intelligentes » – une industrie qui pèse déjà 23 600 milliards d’euros, soit 46% de l’économie mondiale. Automates, robots, et équipements de production dotés de capteurs sont désormais capables de communiquer à la fois entre eux et avec des dispositifs d’organisation et de contrôle de l’activité.

Les capteurs sont également indispensables pour concevoir la « cuisine intelligente », cette cuisine connectée qui permettra bientôt aux consommateurs d’adapter leurs recettes, leurs repas, leurs achats alimentaires, selon leurs envies, leurs contraintes nutritionnelles, leurs budgets, leurs compétences, etc.

« Au sein de Vitagora®, c’est une tendance que l’on remarque très nettement. En plus de l’emblématique projet Open Food System, coordonné par le groupe SEB et qui vise justement à développer la cuisine intelligente du futur, trois nouveaux projets intégrant la technologie des capteurs ont été admis au FUI (Fonds Unique Interministériel) en 2014 » , explique Christophe Breuillet, directeur du pôle de compétitivité Vitagora

#2 L’internet des objets

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L’internet des objets est ce réseau composé de quelques dizaines de milliards d’appareils connectés dans le monde. Les résultats de l’étude prospective sur les tendances alimentaires en 2020 réalisé par l’institut IPSOS en 2014 ont confirmé l’essor phénoménal de cette tendance . On y estime que plus de 80 milliards d’objets connectés existeront en 2020. Dans l’alimentaire, cet internet des objets s’exprime à toutes les étapes de la filière : au champs, en usine, mais également dans l’assiette au plus proche des consommateurs.

#3 L’imprimante 3D

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L’impression 3D est une technologie en plein essor. L’impression 3D de nourriture permet la personnalisation à l’infini des plats, une liberté dans le design des produits, l’augmentation de l’acceptabilité de certains aliments (insectes, algues..), etc.

Très récemment, une startup allemande a dévoilé son imprimante 3D (la « Bocusini ») destinée au secteur culinaire. Elle fonctionne avec des cartouches de produits alimentaires : des sauces, des colorants, mais également de la purée de pommes de terre ou de la viande.

Au-delà d’une curiosité anecdotique, l’impression 3D de nourriture a de réelles cartes à jouer : dans la production agroalimentaire (moins de déchets, prototypage moins coûteux, …), dans l’alimentation des seniors ou des personnes malades (texturation de produits mixés), ou dans la réalisation automatisée à domicile de plats préparés (lasagnes, pâtisserie), par exemple.

Experts-comptables et commissaires aux comptes : regards sur la réalité et l’avenir de ces professions

Experts-comptables et commissaires aux comptes font partie du cercle intime des conseillers du Daf. La structure de ce secteur, miroir de sa clientèle, repose sur un fossé entre grosses et petites structures. Mais il existe quelques acteurs atypiques et surtout une concentration s’amorce.

Experts-comptables et commissaires aux comptes : regards sur la réalité et l'avenir de ces professions

Qui sont-ils, ces 20 000 professionnels inscrits à l’Ordre des experts-comptableset à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes ? S’ils sont soumis aux mêmes règles de déontologie et sortent à peu près du même moule pédagogique, leur manière de pratiquer le métier diffère considérablement. Le gap culturel est immense, à l’image de celui qui sépare « l’épicier du coin » de la grande surface Auchan, même si la métaphore avec le secteur de la grande distribution ne sera certainement pas du goût de ces professionnels, passés par la sélection de longues années d’étude sanctionnées par un stage de trois ans minimum dans un cabinet avant d’obtenir le titre suprême. Un cursus qui se rapproche de celui des études en médecine pour ces praticiens au chevet des entreprises, de leur naissance aux soins palliatifs. Mais l’analogie s’arrête là, car la profession des experts-comptables et commissaires aux comptes est bien moins homogène que la corporation des soignants.

En ce sens, le secteur des professionnels du chiffre se rapproche plus de la configuration de sa clientèle. D’un côté, les très grands cabinets, qui réalisent plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploient plus de 1000 collaborateurs,engrangent plus de 30 % des revenus alors qu’ils représentent moins de 1 % du nombre de cabinets hexagonaux. De l’autre, les structures de moins de 10 salariés représentent plus de 80 % du nombre de cabinets pour moins du tiers du chiffre d’affaires du secteur.

Stéphane Raynaud, directeur de la publication La Profession Comptable et dirigeant du cabinet BBA, conseil stratégique des experts-comptables

« On peut considérer que les sept premiers du classement trustent la plus importante part de marché auprès des ETI et grosses PME et qu’en dessous du top 25, on trouve plus rarement des cabinets qui arrivent vraiment à capter cette cible. »

Une bipolarisation du secteur

Le classement annuel, en fonction des éléments déclaratifs, réalisé depuis une trentaine d’années par La Profession Comptable* de revenus reflète bien cette dichotomie. Indétrônables de la tête du classement, les Big Four : KPMG, Deloitte, EY et PWC, qui ont perdu leur Big Five en 2003 après la dissolution d’Arthur Andersen, absorbé par son confrère EY, à la suite du scandale d’Enron aux États-Unis (un choc assimilable à la faillite de Lehmann Brothers pour le secteur bancaire en 2008 !). À l’exception de KPMG, qui a su grandir tout en gardant son ADN locale, le top 5 du classement (avec Mazars) réalise la grande majorité de son activité en commissariat aux comptes, laissant l’expertise-­comptable à ses confrères plus petits et plus provinciaux.  » Le classement illustre la bipolarisation du secteur entre les grands cabinets qui réalisent la plus grande part de leurs revenus en commissariat aux comptes et les réseaux moins importants qui se concentrent sur l’expertise comptable. Cette répartition reflète aussi la typologie de leur clientèle : aux grandes signatures internationales les grandes entreprises, aux petits réseaux les PME, TPE et autres professions artisanales et commerciales « , décrypte Stéphane Raynaud, directeur de la publication La Profession Comptable et dirigeant du cabinet BBA, conseil stratégique des experts-comptables.  » On peut considérer que les sept premiers du classement trustent la plus importante part de marché auprès des ETI et grosses PME et qu’en dessous du top 25, on trouve plus rarement des cabinets qui arrivent vraiment à capter cette cible ; à l’exception desstructures hyperspécialisées offrant des prestations haut de gamme qui n’ont plus rien à voir avec la révision des comptes ou le commissariat aux comptes « , poursuit l’expert.

Quelques acteurs atypiques

Qu’elles se spécialisent dans les due diligences d’acquisition, le conseil en restructuring ou d’autres services financiers haut de gamme, ces structures, souvent composées de « spin-off » des Big Four (comme 8Advisory ou Accuracy dont le noyau dur est composé d’anciens d’Arthur Andersen), ne font d’ailleurs pas partie du classement et, parfois, dédaignent même de s’inscrire à l’Ordre. Autre absent – de taille ! – de ce classement : Fiducial. Cet acteur atypique dans le monde policé du chiffre est devenu, à coup de diversifications, une espèce d’animal hybride regroupant des métiers éloignés de son ADN d’origine. Avec près d’un milliard d’euros de revenus en Europe et 1,7 milliard de dollars au niveau mondial, l’entreprise, créée en 1970 par l’expert-comptable Christian Latouche, s’est diversifiée, dès les années 1990, en rachetant le spécialiste de fournitures de bureau Saci, et fait partie des rares acteurs de la comptabilité hexagonale à avoir franchi l’Atlantique dès la fin de cette même décennie. En parallèle à une stratégie de croissance externe soutenue dans son métier d’origine – l’expertise comptable -, Fiducial n’aura de cesse d’élargir sa gamme de prestations de services aux entreprises : après les fournitures de bureau donc, ce sera l’informatique, puis la sécurité, et enfin le métier de la banque dédiée aux TPE… Cette stratégie ambitieuse d’offre globale n’a toutefois que peu d’émules dans le milieu plutôt conservateur de l’expertise du chiffre.

La croissance s’y envisage essentiellement dans le sens vertical et plutôt via l’absorption des petits cabinets par les grandes structures.  » La concentration s’accélère pour les acteurs de l’audit, souligne Stéphane Raynaud. Avec quelque 200 cabinets d’audit hexagonaux adressant les ETI, la France fait encore figure d’exception au niveau européen où le nombre d’acteurs est plus réduit. La tendance au regroupement est en cours et devrait certainement se stabiliser autour d’une quarantaine de cabinets d’audit.  » Il est donc fort à parier que le top 10 du classement restera encore immuable pendant quelques années.

Première mondiale : cette voiture fonctionnant à l’énergie solaire a été conçue pour rouler indéfiniment !

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C’est certainement la voiture du futur ! L’Immortus, un véhicule sportif avant-gardiste, pourrait bien révolutionner les déplacements humains grâce à la combinaison d’une batterie et de panneaux solaires.

Associée à l’Université de technologie de Swinburne, à Melbourne, c’est la start-up EVX qui développe actuellement ce projet futuriste. Et même si le bolide n’existe pas encore, l’entreprise a déjà achevé son cahier des charges et espère bientôt rendre sa technologie opérationnelle. Elle exposera d’ailleurs un modèle à échelle réduite de sa voiture de sport au SEMA 2015, un salon automobile spécialisé qui se tiendra au Las Vegas Convention en novembre prochain.

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Le véhicule deux places, voiture de sport oblige, fonctionne grâce au rechargement via une prise murale, comme les voitures électriques déjà existantes. Mais la vraie révolution vient de l’énergie solaire qu’elle produit par le biais des panneaux photovoltaïques dont elle est équipée. Cette avancée technologique, au-delà des bénéfices énergétiques et écologiques qui en découlent, pourrait même permettre à cette automobile nouvelle génération de fonctionner en autonomie totale. Car tout le bolide est pensé de manière à économiser l’énergie : les roues et pneus ont été conçus pour réduire les frictions avec la route et le design aérodynamique du véhicule lui permet de fendre l’air. Conséquence : l’Immortus peut fonctionner avec une très faible consommation d’énergie. Mieux, l’entreprise EVX estime qu’en fonction des conditions solaires, sa voiture pourrait fonctionner uniquement grâce à l’énergie qu’elle produit, à condition de ne pas dépasser les 60 km/h.

Seul bémol à cette superbe innovation, EVX ne produira qu’une centaine d’exemplaires de sa voiture futuriste, la faute à des coûts de production encore trop élevés, et chaque voiture sera commercialisée au prix de 370 000 € environ. Mais avant de vendre son bolide, l’entreprise prévoit de réunir suffisamment de fonds pour pouvoir construire un prototype fonctionnel avant la fin de l’année 2016.

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Même si l’Immortus n’existe pas encore réellement, son invention et les technologies qu’elle utilise laissent entrevoir une révolution dans le monde du transport et dans celui de l’énergie. Croyez-vous que ce genre de technologie se développera rapidement ou pensez-vous qu’une telle voiture sera inaccessible au plus grand nombre ?

Notre propre intelligence se transforme

C’EST DEMAIN – Il n’y a pas que l’intelligence artificielle (IA) qui s’améliore au contact du numérique, nos propres fonctions cognitives évoluent par le biais des interactions homme-machine. Il a ainsi été montré que la pratique des jeux augmente notre capacité à traiter des informations en parallèle, à analyser des scènes et à y être réactif, à élaborer et à vérifier des hypothèses quand il est nécessaire de construire une théorie du jeu dans lequel même les règles sont à découvrir, et que cela produit en outre un entraînement musculaire car l’aire corticale frontale – qui gère et anticipe le mouvement – est constamment sollicitée. La génération dite Z développe un cerveau qui est différent de celui de ses parents, et acquiert de nouvelles compétences cognitives. Demander à cette génération de participer à la création des AGI (intelligence artificielle générale) par le biais de jeux sérieux comme EyeWire au MIT (une plateforme pour repérer tous les neurones sur des images cérébrales) et la co-éduquer avec les AGI naissantes serait une voie prometteuse pour l’émergence d’une ASI (super-intelligence artificielle) utile à l’humanité. Car, au lieu de créer une intelligence imitant ce que nous sommes aujourd’hui, il serait plus… intelligent de la pousser sur ce qu’elle sait faire de mieux, l’aide à la décision, et co-évoluer avec elle. Cette ASI, que l’on craint aujourd’hui, sera, qui sait, ni totalement artificielle ni totalement naturelle.

La morphologie computationnelle ou l’intelligence incarnée

À Mines Nantes, Frédéric Boyer est un roboticien qui travaille selon une approche bio-inspirée. Il développe des robots qui ne nécessitent pas le recours au calcul informatique pour acquérir leur autonomie et explorent leur environnement grâce aux particularités de leurs corps, selon des principes dits de morphologie computationnelle. Cette robotique bioinspirée reconsidère l’intelligence comme une propriété émergeant des interactions du corps de la machine-animal avec le monde qui l’entoure : c’est l’intelligence incarnée. Elle ouvre la voie au développement de nouveaux sens, tant pour les artefacts que pour les humains. Parmi ceux-ci, le sens électrique, présent chez certains poissons, qui leur permet de naviguer dans des eaux sombres ou turpides. Un tel sens offre une représentation spatiale de son environnement complémentaire, qu’il peut être utile de posséder quand on évolue dans un milieu hostile.

La vie telle que nous la connaissons ?

Qu’y a-t-il en commun entre deux des sessions scientifiques que l’on retrouve depuis la première édition à Megève des Augmented Human International Conferences : Haptics and Exoskeletons et Augmenting Realities ? Dans les deux cas, la proposition est de faire des expériences de vie nouvelles, soit à l’aide d’extensions mécaniques, soit par l’ajout ou la simulation d’informations, ou bien une combinaison des deux.

Ce texte est un extrait du Cahier de veille de la Fondation Télécom, intitulé « L’Homme augmenté : Notre Humanité en quête de sens », rédigé par Aymeric Poulain Maubant avec la contribution des chercheurs des écoles de l’Institut Mines-Télécom. La première partie de ce texte est disponible en cliquant ici. La seconde partie disponible ici.

Blanchard: Looking Forward, Looking Back

Le Blog de Philippe Waechter

Interview d’Olivier Blanchard – Bilan de ses années à la tête de la recherche économique du FMI

Olivier Blanchard will step down as Economic Counsellor and Director of the IMF’s Research Department at the end of September.

He will join the Peterson Institute for International Economics in October as the first C. Fred Bergsten senior fellow, a post named for the founder of the influential 35-year-old, Washington-based think tank.

When French-born Blanchard, a former chairman of the economics department at the Massachusetts Institute of Technology, joined the IMF on September 1, 2008, little did he realize that he would be at the center of a global economic storm. Two weeks later, Lehman Brother’s bank collapsed, marking what many consider the start of the 2008-09 global financial crisis.

“The crisis was a traumatic event during which we all had to question many cherished beliefs,” said Blanchard. This included questioning various assumptions…

Voir l’article original 1 720 mots de plus

2020, la cassure… prémices de troisième guerre mondiale.

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L’attente

L’année 2020  était largement entamée, l’ensemble du Moyen-Orient et de l’arc méditerranéen avait basculé dans le chaos. L’armée russe après une campagne éclair occupait la partie est de l’Ukraine, et s’était arrêtée à une soixantaine de kilomètres de Kiev  sur une ligne approximative passant par Chernihiv – Brovary- Uman et Odessa. Une division russe était déployée à la frontière géorgienne au sud. L’équivalent de cinq  divisions blindées russes  menaçait la Roumaine et la Moldavie à l’ouest si celles-ci ne se retiraient pas  de l’alliance atlantique à laquelle elles avaient adhéré, l’une en 2014 et l’autre  en 2018. En Roumanie, les renforts américains affluaient sur le port de Constanta. La Pologne avait rétabli le service militaire obligatoire et la France comme l’Allemagne avaient envoyé une brigade blindée et une escadre de bombardiers et d’intercepteurs sur les bases de  Gdynia et  d’Olsztyn. Les Etats-Unis débarquaient des renforts en matériels et en logistique à Gdansk. En représailles,  la Russie avait décrété la moitié de la Mer Noire comme zone exclusivement réservée  au déploiement de sa flotte et le Bosphore comme zone de libre accès. Toute tentative de contrôle du Bosphore par l’Otan serait considérée par la Russie comme casus belli.  Les navires américains, britanniques et turcs se croisaient donc en Mer Noire avec le  risque constant de déclencher des incidents majeurs.

L’Allemagne, après de nombreuses controverses, avait décidé d’augmenter son budget de la défense à 2,5% du PIB tout  comme la France, l’Espagne et l’Italie. La  Grande-Bretagne avait demandé aux EU de déployer des missiles nucléaires tactiques sur son sol.      Les faucons du congrès américains appuyés par Carter, le patron de la CIA, et les lobbies de l’armement souhaitaient vider l’abcès en entrant dans une confrontation majeure en Europe.  A la Maison blanche, on soufflait le chaud et le froid tout en estimant la situation proche du cataclysme ultime.   Le monde occidental  prenait conscience peu à peu qu’une guerre ne pouvait être évitée. Les sondages indiquaient  que le pourcentage  de  partisans pour une confrontation avec la Russie, qui avait sauvé de justesse en Syrie Bachar el Assad, ne pouvait être évitée.  Après 74 ans de guerres et de conflits incessants après la seconde guerre mondiale et d’illusions de paix en Europe, une scission vive et transverse était en train de se concrétiser entre une partie de la population favorable à la Russie et  une autre faisant confiance à la puissance des Etats-Unis. La  situation économique, pour une majorité de gens étant  devenue intolérable, le chômage, ou le sous-emploi était devenu la règle. En France,  François Hollande avait été une nouvelle fois réélu par défaut. La droite molle ayant appelé dès le premier tour à ne pas soutenir la réélection d’un Sarkozy inaudible, et Marine Le Pen avait été jugé trop peu crédible compte tenu de l’aggravation de la situation internationale, elle avait obtenu  18 % des voix au premier tour des élections présidentielles de 2017.     Sur le territoire national, après les attentats de 2018 qui firent 130 morts et blessés dans les gares parisiennes, des mesures d’urgence et de contrôle des passagers  avait été prises, ce qui eut pour conséquence la désorganisation totale des transports ferroviaires.

Une attaque massive de hackers paralysa pendant quelques heures une grande banque française et  certains comptes nominatifs  disparurent totalement, ce qui causa une panique indescriptible parmi la population. Depuis des attaques incessantes désorganisèrent à plusieurs reprises le système informatique de distribution d’électricité, plongeant dans le noir en plein hiver les réseaux fragilisés de Bretagne et de Normandie.

Partout en Europe la pression migratoire était telle que  l’on fut contraint à ouvrir des camps de réfugiés. La Tunisie  comme le Maroc avaient été forcés, sous la pression des islamistes, de rétablir la charia. Les propriétaires  européens d’appartements et les Riads  avaient déserté en masse Marrakech, en laissant tout sur place.  Une jeunesse désœuvrée et  désespérée  avait pris d’assaut un navire de croisière de Costa dans le port d’Agadir. En Algérie,  l’état d’urgence fut proclamé après les attentats meurtriers d’Alger et le drapeau de l’EI flotta à Ghardaïa pendant quelques heures.

L’Etat islamiste au levant avait réussi à fédérer l’ensemble des mouvements radicaux dans le monde  et certains commençaient à penser en dépit des attentats en Europe que nous n’aurions d’autres alternatives que de négocier avec les quelques mouvements internes dissidents. La Turquie, maillon faible de l’OTAN,  continuait à jouer un double jeu dangereux, ambigu et complexe avec Daesh.  Des attentats de plus en plus meurtriers eurent lieu à Istanbul et visèrent notamment les touristes.

Ainsi,  en cette année 2020, partout au levant comme à l’Est, la situation se dégradait de jour en jour.   L’Otan, dans laquelle la France était partie prenante,  renforçait sa présence en Pologne et surtout en Roumanie.  Les budgets de la défense  en Europe,  après des décennies de baisses imbéciles et suicidaires, avaient relativement augmenté en dépit d’une crise financière profonde, qui remettaient en cause tous les acquis sociaux des trente glorieuses d’après la seconde guerre mondiale, qui avaient profité aux  différentes  générations jusqu’à la première guerre du golfe. L’effondrement de l’URSS et la mondialisation ajoutée aux erreurs grandioses d’une politique américaine particulièrement aveugle illustrant l’inculture de leurs dirigeants eurent pour conséquence l’effondrement de certains pays totalitaires mais structurés  et leur remplacement  par une montée des terrorismes. L’islamisation forcée, la disparition de populations chrétiennes ou maronites millénaires au Liban, la déstabilisation de la Jordanie    et la politique américaine exclusivement tournée vers leurs intérêts géostratégiques précipitèrent  les choses. La Turquie était proche d’un renversement d’alliance.   Les coalitions  de circonstances dirigées par Les Etats-Unis face à Daesh et aux cinquantaines de mouvements islamistes de par le monde,  échouaient à solutionner les incursions terroristes en Europe. En Italie, comme en Grèce, des groupes islamistes armés infiltrés au sein des flux de migrants avaient réussi quelques opérations ponctuelles notamment à Rome, au Vatican. Un groupe de kamikaze, après avoir pris un millier de fidèles en otage,  s’était fait explosé en tuant une centaine de personnes lors de la messe papale. On évita de peu une intrusion dans les appartements du pape qui fut évacué par les forces spéciales italiennes dans un lieu tenu secret.

La situation en Europe était devenue explosive et certaines banlieues islamisées et radicalisées par des prédicateurs en Belgique comme en France, s’étaient soulevées,  ce qui mobilisa des forces considérables y compris militaires. A Lyon, comme à Marseille, des blindés avaient été engagées…

A suivre…

J’ai conscience que la prédiction est un exercice très compliquéspécialement quand elle concerne le futur ( Niels Bohr)

Roland Pietrini le 25 août 2015

21 Success Tips for Young and Aspiring Entrepreneurs

21 Success Tips for Young and Aspiring Entrepreneurs
Francois Lenoir | REUTERS

If you haven’t yet found your personal business guru, here are 21 tips for young or aspiring entrepreneur to help get you started.

1. Challenge yourself.

Richard Branson says his biggest motivation is to keep challenging himself. He treats life like one long university education, where he can learn more every day. You can too!

2. Do work you care about.

There’s no doubt that running a business take a lot of time. Steve Jobs noted that the only way to be satisfied in your life is to do work that you truly believe in.

3. Take the risk.

We never know the outcome of our efforts unless we actually do it. Jeff Bezos said it helped to know that he wouldn’t regret failure, but he would regret not trying.

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4. Believe in yourself.

As Henry Ford famously said, “Whether you think you can, or think you can’t, you’re right.” Believe that you can succeed, and you’ll find ways through different obstacles. If you don’t, you’ll just find excuses.

5. Have a vision.

The founder and CEO of Tumblr, David Karp, notes that an entrepreneur is someone who has a vision for something and a desire to create it. Keep your vision clear at all times.

6. Find good people.

Who you’re with is who you become. Reid Hoffman, co-founder of LinkedIn, noted that the fastest way to change yourself is to hang out with people who are already the way you want to be.

7. Face your fears.

Overcoming fear isn’t easy, but it must be done. Arianna Huffington once said that she found fearlessness was like a muscle — the more she exercised it, the stronger it became.

8. Take action.

The world is full of great ideas, but success only comes through action. Walt Disney once said that the easiest way to get started is to quit talking and start doing. That’s true for your success as well.

9. Do the time.

No one succeeds immediately, and everyone was once a beginner. As Steve Jobs wisely noted, “if you look closely, most overnight successes took a long time.” Don’t be afraid to invest time in your company.

10. Manage energy, not time.

Your energy limits what you can do with your time, so manage it wisely.

11. Build a great team.

No one succeeds in business alone, and those who try will lose to a great team every time. Build your own great team to bolster your success.

12. Hire character.

As you build your team, hire for character and values. You can always train someone on skills, but you can’t make someone’s values fit your company after the fact.

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13. Plan for raising capital.

Richard Harroch, a venture capitalist, has this advice for upcoming entrepreneurs: “It’s almost always harder to raise capital than you thought it would be, and it always takes longer. So plan for that.”

14. Know your goals.

Ryan Allis, co-founder of iContact, pointed out that having the end in mind every day ensures you’re working toward it. Set goals and remind yourself of them each day.

15. Learn from mistakes.

Many entrepreneurs point to mistakes as being their best teacher. When you learn from your mistakes, you move closer to success — even though you initially failed.

16. Know your customer.

Dave Thomas, the founder of Wendy’s, cited knowing your customer as one of his three keys to success. Know those you serve better than anyone else, and you’ll be able to deliver the solutions they need.

17. Learn from complaints.

Bill Gates once said that your most unhappy customers are your greatest source of learning. Let unhappy customers teach you where the holes in your service are.

18. Ask for customers’ input.

Assuming what customers want or need will never lead to success. You must ask them directly, and then carefully listen to what they say.

19. Spend wisely.

When you spend money on your business, be careful to spend it wisely. It’s easy to spend too much on foolish things and run out of capital too soon.

20. Understand your industry.

Tony Hsieh, the founder of Zappos, once said, “Don’t play games you don’t understand, even if you see lots of other people making money from them.” Truly understanding your industry is key to having success.

21. Deliver more than expected.

Google’s Larry Page encourages entrepreneurs to deliver more than customers expect. It’s a great way to get noticed in your industry and build a loyal following of advocates.

Being a successful entrepreneur takes a lot of work, a lot of vision and a lot of perseverance. These 21 tips, from entrepreneurs who have already found success, will help you navigate the path much more easily.

#BigData : Les entreprises françaises à la traîne

BigData

A l’occasion de la publication d’une étude Opinion Way pour Axys Consultants sur « Les entreprises et le Big Data », Maddyness s’est penché sur cette « big tendance » pour en identifier les enjeux.


L’explosion du volume de données impacte tous les secteurs de l’économie avec la promesse de services toujours plus personnalisés pour les clients – et d’une rentabilité toujours plus élevée pour les entreprises. Cependant, la France affiche un net retard quant à l’exploitation du big data et pour nombre d’entreprises, ce concept reste flou.

Moins d’une entreprise sur cinq utilise le big data

Le big data est depuis peu le nouvel « or noir » de l’économie mais la génération de données massives n’est pas un phénomène récent. Depuis l’essor du web dans les années 2000, les internautes produisent des données. Cette tendance s’est simplement amplifiée au cours des cinq dernières années avec la numérisation de l’économie. Aujourd’hui, pas moins de 277 000 tweets, 15 millions de SMS et 204 millions d’emails sont échangés chaque minute. Un volume de données colossal, à tel point que la quantité d’informations produites dans le monde double tous les deux ans.

Si le big data traduit naturellement l’accroissement exponentiel des données selon les « 3V » (volume, variété, vélocité), cette définition ne reflète que la partie émergée de l’iceberg. La révolution du big data c’est surtout l’ensemble des techniques, architectures et technologies d’analyse et d’exploitation des données qui sont en train de naître. En 2018, ce marché devrait atteindre 46 milliards de dollars – de quoi faire pâlir d’envie tout chef d’entreprise.

Pourtant, peu d’entreprises françaises sont capables de définir clairement le big data. Parmi les 500 dirigeants interrogés dans le cadre de l’étude, seuls 25% sont capables de donner une définition précise de cette technologie. Bien que les dirigeants soient une majorité à juger leur entreprise mature dans l’exploitation des données (77%), l’utilisation du big data reste marginale (moins d’une entreprise sur cinq). Un paradoxe étonnant qui révèle que le big data concerne, pour le moment, une minorité de grandes entreprises.

Big data 2

Des applications infinies et des bénéfices tangibles

Un secteur – parmi tant d’autres – à adopter rapidement le big data est celui du transport, comme en témoigne l’essor des villes intelligentes. Les agglomérations ont pléthore de données disponibles, telles que les conditions de circulation, la fréquentation des parkings et les signaux GPS des smartphones – autant d’outils qui peuvent être utilisés pour améliorer les services urbains.

Les entreprises spécialisées dans les télécommunications, la santé et les services publics découvrent aussi les avantages compétitifs que leur offre le big data. Plus de données signifie plus d’informations, qui peuvent à leur tour être exploitées pour créer des services mieux ciblés et plus efficaces. La grande distribution est, elle aussi, très attentive aux données qui lui permettent d’améliorer l’expérience client et d’accroître la fidélité. Quel que soit le secteur, le big data ne manque donc pas d’attraits.

« Ce que nous constatons par ailleurs, et que confirme le sondage, c’est qu’il y a peu de déçus du big data. Ceux qui « vivent » effectivement le big data enregistrent des bénéfices, aux premiers rangs desquels une meilleure rentabilité, une meilleure connaissance du marché et une meilleure réponse aux attentes du marché » confie Marc Sailly, PDG d’Axys Consultants.

Côté consommateur, les bénéfices sur nos vies quotidiennes promettent d’être également nombreux. Le big data nous permettra d’améliorer notre santé à travers un suivi personnel ; il rendra possible la personnalisation de nombreux services tels que les voyages ou le shopping; il nous aidera à réaliser des économies sur notre consommation d’énergie domestique ou l’entretien de notre véhicule ; enfin, il facilitera nos trajets en analysant le trafic et en réduisant la friction lors de nos déplacements.

Seuls 14% des entreprises prévoient d’investir dans le big data…

Mais pour transformer les données brutes et quantitatives en des données intelligibles et qualitatives, encore faut-il que les entreprises disposent des ressources adaptées. En effet, le passage au big data nécessite de transformer radicalement l’entreprise pour l’adapter au travail de la donnée : nouvelles activités, nouvelle organisation du travail, nouvelles compétences, sans oublier les infrastructures… Face à de tels investissements, les dirigeants français restent frileux. Selon l’étude Axys Consultants OpinionWay, seuls 14% des dirigeants d’entreprises indiquent prévoir des investissements dans la technologie big data à court ou moyen terme.

… sous le regard attentif de la CNIL et des consommateurs

Par ailleurs, la CNIL veille au grain en matière de données personnelles. Dès que les entreprises se lancent dans des projets big data, c’est elle qui s’occupe de vérifier que le traitement de données à caractère personnel respecte la finalité, le consentement de la personne et la limitation de durée. Toutefois, il n’appartient pas qu’aux autorités d’assurer le contrôle des données, comme l’illustre le Vendor Relationship Management (VRM). Son objectif ? Instaurer un nouveau paradigme qui replace le consommateur au centre de la relation avec les marques et lui redonne la maîtrise de ses données, et donc, de ses choix. Dans la bataille pour le contrôle de cet or noir, il semble que les consommateurs n’aient pas dit leur dernier mot.

Les capteurs fins révolutionnent nos usages

Tandis que nous avons à présent l’habitude de transporter en permanence avec nous un certain nombre de capteurs – via notre smartphone, notamment – le champ d’application des capteurs s’étend avec la création de technologies de plus en plus invisibles qui vont profiter à quatre secteurs d’activité.

Des capteurs étirables, résistants et invisibles

Plus les technologies se développent, plus elles se font invisibles. Et les capteurs intelligents, d’objets physiques que nous tenons dans nos mains, se font aussi fins qu’une « seconde peau ». Ils peuvent ne faire que quelques millimètres d’épaisseur, voire avoir l’épaisseur d’une feuille de papier. De plus en plus étirables, résistants et discrets, ces capteurs peuvent être utilisés pour mesurer les données souhaitées sur un corps humain sans interférer avec le mouvement d’une personne. Ils peuvent être placés partout sur le corps, ou intégrés discrètement à nos vêtements. Ces capteurs là sont ceux qui ont le plus gros potentiel pour des développements futurs, bien plus que les bracelets et montres connectées ou straps de fitness physiques, souvent encombrants et peu précis.

Pour le sport

Là où la présence des capteurs se fait la plus évidente, c’est dans le domaine sportif. L’athlète connecté a déjà une série d’objets à sa disposition (comme par exemple Rafael Nadal avec sa raquette connectée Babolat) tels que des écouteurs qui font coach, des podomètres, des bracelets et montres de fitness, et autres ceintures de fréquence cardiaque. La plupart des ces produits sont toutefois tournés vers la surveillance des données biométriques.

Là où les capteurs fins contrastent avec les objets existants, c’est dans leur capacité à analyser des données bio-mécaniques précises, offrant ainsi aux athlètes et aux coachs une meilleure compréhension des mouvements du corps, des données de posture, de fréquence cardiaque, de technicité des mouvements, ce qui permet d’anticiper les risques de blessure par exemple.

Le constructeur français de semelles connectées Glagla Shoes pointe du doigt une légère complexité toutefois, quant à l’intégration des capteurs ultra fins, dans des environnements complexes tels que les chaussures par exemple. On obtient par le positionnement de ces capteurs dans une semelle des données bien plus précises sur la posture, la vitesse et les déplacements de l’athlète dans l’espace, mais il faut aussi être capable de rendre étanche et solide la chaussure tout en restant confortable, afin que les capteurs supportent cette zone hautement sujette aux chocs et à l’humidité.

Pour la santé

Dans les hôpitaux et cliniques spécialisées, cela fait longtemps que l’on utilise les capteurs fins pour mesurer des données de santé, comme la fréquence cardiaque, la pression sanguine, le taux de glucose et bien plus. Toutefois, l’industrie de la santé pourrait bénéficier de nombreux autres usages grâce aux capteurs fins.

C’est pourquoi se développent de plus en plus des objets connectés pour la santé, tels que des glucomètres connectés, des tensiomètres qui s’utilisent avec le smartphone et bien d’autres objets. Ces objets se démocratisent dans le milieu médical pour assurer le maintien des personnes à domicile, notamment. On peut envisager pour être encore moins intrusifs auprès des personnes âgées ou des handicapés par exemple, des vêtements qui envoient en temps réel des données médicales au personnel soignant. Le tout sans solliciter la personne, ce qui améliorera à terme le confort des personnes malades ou handicapées. Des vêtements ont même été créés pour prévenir les crises d’épilepsie.

Pour le confort et la sécurité automobile

Le secteur de l’automobile utilise déjà plus de 100 capteurs différents pour gérer les freins, la pression des pneus, la température intérieure et extérieure et vous avertir de votre proximité avec une autre voiture. La plupart de ces capteurs se focalisent sur les conditions minimales de sécurité de la voiture. Les capteurs fins pourraient permettent de gérer le confort et la sécurité des personnes dans la voiture.

Imaginons qu’ils soient intégrés dans le siège auto, les capteurs peuvent être employés pour analyser la posture d’une personne, par exemple. Le siège pourrait ainsi s’ajuster automatiquement aux besoins d’une personne assise et ainsi favoriser son confort lors du voyage. Les airbags pourraient être réalignés en fonction de la posture de cette personne et détecter s’il s’agit d’un enfant ou d’un adulte et ainsi ajuster la pression de déploiement de l’airbag et sa taille dans l’éventualité d’un accident.

L’hyper connectivité des voitures n’est toutefois pas encore considérée comme donnée rassurante dans l’imaginaire collectif, lorsque l’on voit le haut potentiel de piratage de certaines voitures comme la Jeep Cherokee piratée récemment.

Réalité virtuelle et réalité augmentée

Il est amusant de voir les facteurs qui empêchent la réalité virtuelle d’être une véritable expérience immersive. Traquer les mouvements du corps d’une personne de façon précise et sans intervention de câbles, c’est un des gros soucis de l’expérience de la réalité virtuelle ou de la réalité augmentée. Le corps doit devenir un outil. Les capteurs permettent de rendre lesjeux plus sensibles grâce à l’analyse du mouvement du corps du joueur. Les capteurs optiques sont encore trop imprécis d’ailleurs, c’est pourquoi nous devrons passer à ce type de technologie non-invasive.

À présent, les chercheurs et développeurs vont plus loin et réussissent même à capter des données neurologiques qui pourraient être interprétées et réutilisées dans l’expérience de jeu de l’usager. On peut à présent créer un environnement immersif à partir de cela qui soit une réponse aux stimulus émotionnels des personnes impliquées dans un jeu.

Cela fait à présent trop longtemps que nous nous sommes focalisés sur des capteurs rigides. Nous devons à présent nous intéresser à des capteurs fins et invisibles, placés sur le corps humain, plus précis et discrets, et délivrant une expérience pleine à leurs usagers, sans entamer leur confort ni rappeler leur présence.