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Leadership : livres recommandés

Il me fait plaisir de vous partager aujourd’hui 11 titres de livres captivants portant sur le leadership qui vous permettra de développer et d’améliorer vos compétences. Ces ouvrages sont disponibles dans la plupart des bibliothèques et en librairie (certains titres sont en anglais seulement, car ils n’ont pas été traduits) :

1- Blanchard, Kenneth H. 2011. Lead with LUV: a different way to create real success
2- Brown, Max et Tanveer Naseer. 2014. Leadership vertigo: why even the best leaders go off course and how they can get back on track
3- Cockerell, Lee. 2009. Enchantez votre entreprise et vos clients : 10 stratégies de leadership pour un succès planétaire : d’après les principes enseignés au Disney Institute
4- Covey, Stephen R. 2006. L’étoffe des leaders : libérez créativité, talent et énergie chez vous et les autres
5- Maxwell, John C. 2014. Good leaders ask great questions: your foundation for successful leadership
6- Miller, Mark. 2013. The heart of leadership: becoming a leader people want to follow
7- Sanborn, Mark. 2007. Nul besoin d’un titre pour être leader : comment il nous est possible à tous de faire, partout, une différence positive
8- Tracy, Brian. 2013. 12 disciplines of leadership excellence: how leaders achieve sustainable high performance
9- Widener, Chris. 2012. Les règles du leadership : devenir le leader que vous souhaitez être
10- Williams, Pat. 2012. Leadership excellence: the seven sides of leadership for the 21st century
11- Wooden, John R. 2007. The essential Wooden: a lifetime of lessons on leaders and leadership

La vérité sur ce qui se passe pendant les réunions

Après s’être attaqué à l’emploi du temps réel des étudiants, le site Topito dévoile sous forme d’infographies humoristiques ce qui ce passe vraiment pendant les réunions. Qu’est-ce qu’on est sûr d’y entendre, ce qu’on y fait vraiment, pourquoi organiser des réunions ? Autant de questions existentielles à se poser pour combattre par l’humour la réunionnite qui sévit trop souvent au travail.

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Olivier Soudieux : “Laisser une grande place au chaos constitue la plus sûre façon d’aborder l’incertain”

L’entreprise efficiente dans un monde incertain et complexe : l’art de gérer absence de visibilité et imprévu, par un expert également alpiniste de l’extrême

O.soudieuxOlivier Soudieux, alpiniste de l’extrême et spécialiste en gestion de risque

Lorsqu’Olivier Soudieux pense gestion des risques, il ne pense pas objectifs chiffrés trop élevés ou parts de marché en recul. Il pense équipes encordées à plus de 7000 mètres d’altitude, camps de base à rallier dans le brouillard, gestion des vivres et de la fatigue. Normal, Olivier Soudieux est alpiniste. Spécialiste des ascensions à hauts risques et des expéditions extrêmes où, du Népal au Canada, avant de s’approcher du Pôle Nord, il a appris à gérer les environnements incertains, l’absence de visibilité et les obstacles imprévus. Ces éléments de contexte qui, devenus récurrents dans l’univers économique actuel, handicapent les entreprises et impactent leurs performances et avec lesquels lui-même a appris à composer.

Sa méthode ? Une adaptabilité totale et permanente ; une capacité à remettre en question en temps réel une décision, une stratégie et des priorités. De cette expertise il a tiré plusieurs enseignements qu’il dispense aujourd’hui à des dirigeants d’entreprise soucieux non seulement de survivre mais aussi de prospérer en milieu incertain.

Ses recommandations sont simples : renoncer aux anciens schémas décisionnels fondés sur le prédictif et l’anticipation et en appeler à de nouveaux mécanismes basés sur l’acceptation de l’échec et de l’approximation. Une mutation radicale, certes, mais essentielle dès lors que le contexte actuel requiert moins de “quadriller le périmètre” que de s’adapter à l’imprévu.

Objectif de sa démarche : permettre aux entreprises de faire de l’incertitude non plus “un obstacle majeur mais un élément de contexte comme un autre”. Avec lequel elles seraient non seulement capables de composer mais aussi de progresser.


Entretien mené par Caroline Castets

Mon parcours est celui d’un homme ordinaire qui fait des choses qui sortent de l’ordinaire. De l’alpinisme de haut niveau, des expéditions extrêmes… Ces choses ont d’abord été une passion, un loisir compatible avec mon travail de chef de projet chez Cap Gemini puis je me suis accordé une parenthèse pour m’y consacrer et cette parenthèse ne s’est jamais refermée. Après avoir enchaîné un temps les conférences sur mes expéditions, j’ai pris conscience du fait que celles-ci recélaient un matériau idéal pour des formations sur la maîtrise des risques en entreprise.

Dès ma première expédition, j’avais pu constater que la façon de gérer les risques en termes de méthodologie était identique à celle mise en oeuvre dans le cadre d’un projet en entreprise : définir un objectif, les moyens nécessaires et la stratégie supposée optimale pour l’atteindre, etc. Seul l’environnement différait. Si bien qu’à mon retour j’ai commencé à faire des formations sur le sujet ; en illustrant les problématiques rencontrées en entreprise avec certaines situations vécues au cours de mes ascensions.

L’imprévu et l’absence de visibilité

Le premier constat qui m’a emmené à déployer ce projet à destination des entreprises et de leurs dirigeants est le fait qu’en expédition, chercher à fonctionner en s’appuyant sur des éléments dits de gestion de projet ou de maîtrise des risques, comme on le fait en entreprise, est totalement inefficace. Pour la simple raison qu’on rencontre dans ce type de projet des éléments de contexte bien connus du monde professionnel – revirement conjoncturel, difficulté inattendue, erreur d’appréciation, etc. – mais qui, dans un environnement tel que la haute montagne, voient leur impact démultiplié.

L’imprévu – qui en expédition ne relève pas de l’exception mais du quotidien –, l’absence de visibilité – dont les entreprises disent souffrir de plus en plus mais qui, en montagne, nous contraint fréquemment à avancer dans le brouillard au sens propre et à nous orienter sur la base d’informations instables ou incomplètes  -, ce sont là des éléments récurrents de la vie des entreprises comme des ascensions d’alpinistes qui, dans un cas comme dans l’autre, ne doivent pas nous empêcher d’avancer vers l’objectif.

L’exigence d’adaptabilité

L’objectif de l’entreprise a toujours été de prospérer, ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est davantage, c’est qu’aujourd’hui il lui faut prospérer dans un monde incertain. Le challenge ne se résume plus à “être profitable à la fin de l’année”, mais à “être profitable à la fin de l’année sans rien savoir des ressources dont on disposera, de l’état du marché, de l’économie mondiale, de la concurrence, etc.”. En expédition, on est constamment soumis à ce type de challenge et la capacité à s’y adapter n’est pas un plus, mais un impératif absolu. Parfois, une question de vie ou de mort. C’est parce qu’aujourd’hui les entreprises sont de plus en plus confrontées à cette exigence d’adaptabilité que j’ai décidé de tirer un enseignement managérial de mes expéditions et de leur proposer.

« La performance positive »

En faisant ce travail j’ai identifié trois piliers d’enseignement valables en expédition et transposables en entreprise. Le premier est ce que j’appelle la performance positive. Il s’agit de la nécessité de se montrer réellement performant, avec un niveau d’exigence élevé face aux objectifs fixés, mais également de maintenir ce niveau durablement. La façon dont les dirigeants d’entreprise envisagent la performance est trop souvent liée à une notion d’immédiateté, ce qui se produit en expédition lorsque l’idée devient d’atteindre le sommet le plus vite possible. Or on s’aperçoit très vite en montagne que la performance pure, sans un niveau de bien-être suffisant, cela s’appelle une illusion. Un fantasme de manager, qu’il soit chef d’expédition ou dirigeant d’entreprise.

Au début, la performance sera au rendez-vous, c’est certain : mettre la pression aux équipes permettra bien d’avancer plus vite. Mais cela créera une illusion d’efficacité alors qu’il ne s’agira pas de performance durable. Rapidement, l’épuisement va gagner certaines personnes et, ainsi, ralentir l’ensemble des membres du groupe – que ce soit en raison de la corde qui les relie en alpinisme ou de celle que représentent les multiples interdépendances qui, en entreprise, font que l’efficacité du dispositif dépend d’un ensemble de performances individuelles. C’est pourquoi le rôle essentiel du chef de projet, quel qu’il soit, doit impérativement consister à placer et ajuster le curseur entre performance et bien-être. La plupart des managers savent parfaitement que le bien-être et l’humain sont au service de la performance économique. Mais beaucoup ont du mal à capitaliser sur cette réalité une fois en prise avec un objectif à atteindre. Plus encore lorsque, comme c’est le cas aujourd’hui, l’environnement perd en visibilité.

« L’agilité »

Le deuxième pilier essentiel que j’ai identifié porte sur l’agilité. L’impératif stratégique qui consiste à se montrer capable, à tout moment, de réorienter une décision, d’infléchir une stratégie en fonction d’éléments extérieurs. En haute montagne, le schéma d’entreprise classique qui consiste à prévoir à moyen terme, exécuter et tirer un enseignement est un principe qui ne fonctionne pas. Pour la simple raison que rassembler des informations dans le but d’élaborer des plans “à moyen terme” implique une faible fiabilité de ces informations et une probabilité élevée que le contexte ait évolué, voire radicalement changé, entre le moment de la prévision et celui de sa mise en oeuvre. Le mécanisme est trop long : il crée nécessairement une décorrélation entre décision et exécution. Aujourd’hui, il en est de même en entreprise.

“Laisser une grande place au chaos constitue à mon avis la plus sûre façon d’aborder l’incertain. C’est pourquoi il y a tout un travail à faire sur les organisations pour les emmener à fonctionner davantage comme des petites cellules kamikazes qui se font et se défont en fonction des opportunités et des difficultés qui surviennent.”

La politique de gestion de risques consacre énormément de temps et de moyens – humains et financiers – à prévoir, anticiper, élaborer des scénarios alternatifs, etc. On est constamment dans la projection de tous les possibles ce qui, au-delà d’un certain stade, se traduit nécessairement par une perte de temps puisque tout prévoir est simplement impossible et que s’acharner à le faire finira par coûter plus cher que de gérer le risque réel lorsqu’il se présentera. Autre problème : ce type de stratégie tend à nous inscrire dans des schémas tellement étroits et précis qu’ils nous rendent d’autant moins aptes à agir lorsque l’imprévu survient. Je pense donc que, dans le contexte actuel, il est impératif que les managers renoncent à créer trop de cases mais acceptent plutôt de se confronter régulièrement à l’imprévu.

« L’adaptation permanente et l’approximation constante »

Tout cela implique de travailler de nouvelles approches décisionnelles en se fondant non plus sur une démultiplication de schémas et de scénarios mais, à l’inverse, sur un principe d’adaptation permanente et d’approximation constante ; ce que les entreprises ont du mal à entendre tant la recommandation est contraire à leurs pratiques et croyances, elles qui, en permanence, s’emploient à combattre l’approximation. C’est pourtant un fait, il existe toute une part de l’environnement économique et humain qui ne peut se traduire en équation et qui conserve, quoi qu’on fasse, une part élevée d’imprévisibilité, si bien que la seule façon réellement efficace de l’aborder consiste à accepter une marge d’approximation.

C’est une réalité avec laquelle on apprend nécessairement à composer en expédition où l’essentiel n’est pas de savoir avec précision où l’on est ni quelle partie du chemin on a déjà parcourue mais plutôt où l’on se situe approximativement. S’acharner à savoir avec précision prend trop de temps et mobilise trop de moyens. Mieux vaut adopter une gestion des priorités flexible et accepter l’idée de progresser non pas nécessairement vers le point idéal mais vers quelque chose de globalement bien orienté qui s’en approche. C’est là une manifestation d’agilité qui peut s’avérer d’une grande valeur ajoutée pour les entreprises ; une façon de bien gérer ses ressources et, à l’arrivée, un processus plus efficace.

Manager par le sens

Un des grands enjeux de l’entreprise – comme d’ailleurs de l’expédition – est que les gens s’engagent. Or plus l’environnement est difficile et incertain, plus la tentation est forte de se désengager. Il existe trois outils de management pour pallier cela. Les deux premiers sont bien connus et se résument aux concepts de base que sont la carotte et le bâton. On sait ce qu’on peut en attendre, en termes de résultats comme d’effets pervers. Il en existe un troisième qui est le management par le sens. L’idée consiste à se dire que le projet, pour susciter l’adhésion, doit être porteur de valeurs. Pas les concepts nobles affichés en salle de réunion et rarement mis en pratique mais d’une véritable ambition collective. Alors la motivation peut être intrinsèque au projet et le manager n’a plus qu’à coordonner des équipes qui, toutes, ont envie d’avancer au service de la mission.

Ce qui est infiniment plus confortable pour le manager et plus efficace pour le projet. Travailler ce type de dynamique managériale est essentiel par les temps qui courent car, cela se vérifie invariablement en expédition, lorsque les difficultés surviennent, elles démultiplient les tendances préexistantes au sein de l’équipe. Que celles-ci soient positives ou négatives. Si bien que la façon dont chaque leader manage et les outils qu’il utilise pour le faire par temps calme peuvent lui donner un modèle plus ou moins prédictible de ce qui se produira lorsque le risque surviendra. Ce qui est d’une importance capitale parce que ce n’est pas au moment de la crise que l’on peut changer les équipes ou créer de la motivation.

Surtout il faut garder à l’esprit que ce qui peut faire toute la différence dans l’atteinte de l’objectif, ce n’est pas l’accumulation des compétences individuelles mais le partage du sens. C’est flagrant en expédition où parmi des alpinistes chevronnés, certains chercheront d’abord le dépassement de soi alors que d’autres seront venus pour se faire plaisir. Lorsque la crise survient – ce qui m’est arrivé à 7 000 mètres d’altitude au Népal -, ce sens différent donné à l’aventure, s’il n’a pas été détecté avant, peut vraiment poser problème.

« Sortir du cadre »

Le troisième grand enseignement que j’ai tiré de mes différentes expéditions et qui vaut pour toute entreprise aujourd’hui tient à la nécessité non seulement d’innover mais, plus encore, de sortir du cadre lorsque l’environnement l’exige. Ce qui est généralement le cas lorsque, une fois parvenu à un certain niveau d’agilité, de motivation partagée et de compétences, on se trouve en capacité d’aller plus loin que ses concurrents. Ce qui crée de nouvelles incertitudes, implique de nouveaux risques et requiert une nouvelle forme d’adaptabilité, particulièrement en termes de créativité et d’innovation de rupture. Car une fois qu’on est suffisamment monté en performance pour élargir son périmètre d’expertise, il faut adopter une approche innovante. On ne peut espérer investir de nouveaux territoires, quels qu’ils soient, en recourant aux mêmes méthodes que par le passé et en espérant qu’elles fonctionneront dans un environnement encore plus complexe et incertain.

Les alpinistes chevronnés sont confrontés à ce type de situation lorsque, après avoir gravi tous les hauts sommets de France, ils se sentent suffisamment compétents et agiles pour s’attaquer à un sommet du type Himalaya où ils vont se trouver exposés à des difficultés démultipliées face auxquelles les anciennes méthodes seront, sinon inefficaces, du moins insuffisantes. Il faut alors innover pour survivre dans un milieu encore plus instable que celui qu’ils connaissaient jusqu’alors. C’est le cas des entreprises qui s’aventurent hors de leurs univers, qui tentent d’autres voies et qui, ce faisant, doivent défricher des environnements qu’elles ne maîtrisent pas. Deux possibilités s’offrent à elles : renoncer ou sortir du cadre.

Innovation de rupture

C’est ce que j’ai pu vérifier en préparant ma traversée du Pôle Nord en solitaire, sur un territoire qui, aujourd’hui, est plus que jamais instable puisqu’il est entre glaciers et eau, si bien qu’il n’existe a priori aucun outil adapté pour ce type d’expédition. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de faire construire un équipement totalement inédit, à la fois traîneau et bateau. Ce type d’innovation de rupture est révélateur de ce que les entreprises doivent parvenir à faire aujourd’hui ; à savoir : être capables de sortir du cadre pour trouver des solutions là où, a priori, il n’en existe aucune. Cela implique de remettre en cause des convictions, de penser totalement différemment, de s’appuyer sur les experts, bien sûr, mais également de savoir aller contre leur avis, car ce sont généralement des professionnels qui quadrillent tellement leur périmètre qu’ils acquièrent des certitudes absolues sur ce qui est possible de faire et sur ce qui, selon eux, ne l’est pas. Et c’est parfois en croisant deux impossibles certifiés par des experts qu’on peut déboucher sur de vraies solutions innovantes.

Changement de paradigme

Avec ces leviers – l’agilité, l’innovation, la performance… – évoluer en milieu incertain devient possible. L’incertitude cesse d’être un obstacle majeur pour devenir un élément de contexte comme un autre avec lequel l’entreprise est non seulement capable de composer mais aussi d’identifier de nouvelles opportunités.
Sur toutes ces thématiques – garantir lorsqu’on ne dispose soi-même d’aucune garantie, gérer l’incertain, composer avec l’absence de visibilité… -, les entreprises sont en très grande demande.

Et elles le sont d’autant plus que beaucoup ont aujourd’hui conscience du fait que ce que nous vivons à l’heure actuelle n’est pas une crise mais un changement de paradigme. Il ne saurait donc être question pour elles de se cramponner à leurs anciens schémas de management, de prise de décision et de gestion de risque en attendant que les choses reviennent à la normale. Elles doivent, au contraire, apprendre à naviguer dans ce monde nouveau. Dans ce contexte appelé non seulement à durer mais aussi à se renforcer. Raison pour laquelle apprendre à progresser avec des informations partielles et en milieu fluctuant est déjà une nécessité aujourd’hui mais deviendra sans doute une question de survie demain.

En attente de “How to”

Pour toutes ces raisons, les entreprises sont clairement demandeuses. Mais plus que des leviers d’action, elles voudraient qu’on leur communique du “how to”, une méthodologie. On peut partager avec elles un certain nombre de stratégies – que ce soit sur la gestion des ressources ou le mécanisme décisionnel – et de mises en situation sur le risque extrême, le mécanisme de décision, etc. pour les sensibiliser à d’autres approches managériales mais il est clair qu’à l’heure actuelle, la majorité d’entre elles ont encore beaucoup de mal à accepter ces nouvelles approches. Beaucoup restent en effet très ancrées dans un modèle de structure hiérarchique et de logique prévisionnelle. Ce qui se comprend parfaitement mais pose problème dès lors que l’environnement actuel requiert une autre approche. D’autres réflexes.

Plus de place au “chaos”

En ce qui me concerne, pour ma prochaine expédition je vais évidemment conserver un peu de structure, il en faut, mais je vais surtout laisser une grande place au chaos, ce qui constitue à mon avis la plus sûre façon d’aborder l’incertain, mais qui reste un concept vers lequel les entreprises ne vont pas spontanément.

Beaucoup en comprennent pourtant l’utilité dans le contexte actuel mais, pour contourner la nécessité de passer à l’acte, invoquent les pesanteurs de leur organisation interne, le poids des process, etc. Je pense donc qu’il y a tout un travail à faire sur les organisations pour les emmener à fonctionner davantage comme des petites cellules kamikazes qui se font et se défont en fonction des projets, des opportunités, des difficultés qui surviennent.

Les entreprises doivent laisser plus de place au chaos. Moins s’acharner à border l’incertain mais tester. Non pas pour trouver nécessairement des solutions mais pour identifier les problèmes, les manquements, les besoins, ce qui produit généralement beaucoup plus de résultats.

Bienfait de l’échec

Les managers ont tout intérêt à consentir à ce que quinze expérimentations soient menées dans quinze directions différentes, afin de voir ce qui en résulte, de partager ce qui n’a pas fonctionné, d’en tirer un enseignement et de recommencer pour ensuite être en mesure d’en faire une règle. Or, pour l’heure, on a beaucoup de discours positifs sur la vertu de l’échec mais lorsqu’on teste, on le fait toujours prioritairement pour que cela fonctionne, le discours managérial classique sur le sujet restant : “Comme je vous donne les moyens d’essayer, j’aimerais que vous puissiez me garantir un retour.” Ce refus de tester “à perte” pose problème, tout comme cette incapacité, très répandue en Occident, à accepter l’erreur et l’échec comme faisant partie intégrante du processus créatif.

Pourtant, seuls deux types d’échecs m’apparaissent réellement préjudiciables : le premier consiste à ne rien tenter, le second à ne tirer aucun enseignement de ses erreurs. Pour tout le reste, il faut considérer que l’échec et l’erreur constituent des étapes préalables au succès et que, si l’on souhaite réellement doubler son taux de réussite, il faut accepter de doubler son taux d’erreur. Bien sûr cela a un coût. Mais ne rien tenter en a un encore plus élevé. Surtout dans le contexte actuel.

Travailleurs indépendants : pensez à déclarer vos revenus !

La déclaration sociale des indépendants doit être effectuée au plus tard le 19 mai (déclaration papier) ou le 9 juin (déclaration en ligne).

Les travailleurs indépendants doivent, chaque année, effectuer, auprès du régime social des indépendants (RSI), une déclaration de revenus qui servira à établir la base de calcul de leurs cotisations sociales.

Cette année, les dates limites pour envoyer la déclaration sociale des indépendants (DSI) sont fixées au :
– 19 mai 2015 pour le formulaire papier ;
– 9 juin 2015 en cas de déclaration en ligne.

Attention : la déclaration par voie électronique est obligatoire pour les travailleurs indépendants qui disposaient, en 2013, d’un revenu professionnel excédant 19 020 €.

Les travailleurs indépendants qui déclareront, en mai 2015, un revenu professionnel 2014 supérieur à 19 020 € devront, après avoir effectué cette déclaration, régler leurs cotisations par voie dématérialisée (prélèvement automatique, télérèglement ou virement).

Enfin, nouveauté cette année, la régularisation anticipée des cotisations s’applique sans que le travailleur indépendant ait à la demander, et qu’il ait déclaré ses revenus par voie électronique ou sur support papier. En pratique, dès qu’il aura envoyé sa DSI, les cotisations définitives dues pour 2014 seront calculées et régularisées. Seront également recalculés, sur la base du revenu 2014, les cotisations provisionnelles de 2015 ainsi que le montant provisoire des premières échéances des cotisations provisionnelles 2016.

Précision : les travailleurs indépendants mensualisés paient maintenant leurs cotisations sur 12 mois (de janvier à décembre) et non plus sur 10 (de janvier à octobre avec régularisations en novembre et décembre).

Pourquoi les amateurs de porno en ligne feraient bien de se préoccuper sérieusement du risque d’étalage de leurs habitudes en place publique

Les systèmes de tracking mis en place par les sites porno et les navigateurs ne permettent plus aux usagers de protéger leur anonymat, même lorsque ces derniers visionnent des vidéos en navigation privée.

Big Porn is watching you

Pourquoi les amateurs de porno en ligne feraient bien de se préoccuper sérieusement du risque d’étalage de leurs habitudes en place publique

Le visionnage de sites porno peut avoir de serieuses conséquences pour les utilisateurs.  Crédit flickr.com

 Un ingénieur américain, Brett Thomas a estimé sur son blog que « si vous regardez du porno en 2015, même en navigation privée, vous devez vous attendre, à un moment donné, à ce que l’historique de vos vidéos soit rendu public et rattaché à votre nom ». Quel est le raisonnement à l’origine de cette affirmation ?

Franck DeCloquement : Les prédictions d’Orwell restent plus que jamais d’actualité. Nous le vérifions chaque jour un peu plus. Après l’œil inquisiteur de son emblématique « Big Brother », voici venir les affres du « Your Porn Is Watching You » pourrait-on dire !

Et ceci, bien entendu, en raison d’une multitude d’informations personnelles qui sont collectées à tout moment à partir d’un cycle de navigation sur la toile, par les sites incriminés, puis renvoyées dans la foulée à de très grandes entreprises consommatrices de « BIG DATA » à haute valeur ajoutée. A l’image de Tumblr, AddThis ou Google.

Ainsi, dans son article en ligne publié sur MotherBoard, l’un des sites de Vice Magazine, Brett Thomas – développeur de logiciel de son état – nous explique que les sites pornographiques parmi les plus visités de la planète (à l’image de XHamster, Pornhub, YouPorn, Redtube, Xvideos, XXNX, etc.), utilisent tous des outils de« tracking », afin de transmettre les données collectées à un nombre significatif de sociétés destinatrices. Selon les estimations du même Brett Thomas, 88% des 500 sites pornographiques les plus visités auraient des éléments de suivi installés permettant en outre de révéler les détails obscènes de chaque vidéo visionnée… Aimable perspective !

Frédéric Mouffle : Nous n’apprenons rien de nouveau quand à la commercialisation des données de navigation. En revanche, ce qui est intéressant dans les affirmations de Brett Thomas c’est qu’elles semblent un peu fantaisistes, dans la mesure où aucun nom d’utilisateur n’a jamais été associé à des données de navigation.

Si les sites pornographiques, comme d’autres, utilisent des outils de suivi et envoient certaines données collectées à des organismes tiers, identifier l’utilisateur nommément peut-il se faire aussi aisément que le sous-entend Brett Thomas ?

Frédéric Mouffle : Les sites internet dit « commerciaux » fonctionnent à peu près tous sur le même modèle. Les données collectées sur les sites pornographiques sont revendues à des régies publicitaires en vue de générer de la « publicité ciblée ». A aucun moment Brett Thomas nous explique comment l’identité d’une personne peut être dévoilée à partir de ses données de navigation ! C’est légalement impossible, les deux informations ne sont tout simplement pas liées. Il faudrait pour cela utiliser des méthodes de « hacking » pour déterminer l’identité des utilisateurs.

Franck DeCloquement : Nul ne pourrait dire qu’il n’était prévenu. Comme chacun le sait, la majorité de nos gestes en ligne sont épiés, captés, classés puis stockés dans l’attente d’être revendus à des organismes tiers, en effet. Et vos historiques d’affichages ou de visites à caractère pornographique, sont attachés à votre nom dés lors que vous vous y adonnez. Certaines études neuroscientifiques nous révèlent même, que consommer très régulièrement de la pornographie en ligne augmenterait substantiellement nos appétits sexuels. Mais l’aficionado avide de spectacles pornographiques filmés craint par-dessus toute chose, l’humiliation publique qui consisterait à voir fuiter la nature de ses inclinaisons intimes, à l’extérieur de sa sphère privée. Car certaines pratiques sexuelles sont aussi passibles de très graves sanctions – et parfois même de sévices insoutenables – pouvant aller jusqu’à la peine de mort sous d’autres latitudes. Et ceci, compte tenu des mœurs parfois rétrogrades en vigueur dans de très nombreux pays du globe, où le respect des droits humains fondamentaux ne pèse pas lourd. En conséquence, les données personnelles qui pourraient être exposées sur la place publique dans un tel contexte, pourraient également mettre en danger la vie d’autrui. Et cela très concrètement…

Le fait d’être en navigation privée peut-il protéger les utilisateurs de ce tracking ?

Frédéric Mouffle : La navigation privée protège correctement l’utilisateur même si certaines données sont collectées, dans un but de fonctionnalité (dialogue « machine-machine »). Votre adresse « IP » permet une localisation de l’utilisateur afin d’optimiser les requêtes vers le site internet visité.

Néanmoins, dès lors que vous naviguez sur un site « X », un certain nombre de fenêtres publicitaires s’ouvrent automatiquement, et parfois en mode « non privé ».

Ce qui peut avoir pour conséquence l’accès à plus d’information qu’en navigation en « mode privatif ». L’utilisation d’un bloqueur de Pop-up tel que « Adblocck »  limite drastiquement l’ouverture des Pop-up indésirables. Quand le dispositif est de surcroît couplé à une connexion VPM, votre niveau de sécurité sera d’autant plus important.

Franck DeCloquement : Comme chacun le sait, les moteurs de recherches sont ainsi capables de guider individuellement chaque utilisateur dans ses recherches – et corrélativement de le pister en retour – afin de le mener tout droit vers ses préférences personnelles,  en fonction de ses inclinaisons sexuelles propres. Les habitudes de navigation des amateurs de pornographie en ligne ne sont donc pas aussi secrètes qu’ils peuvent le penser. Et de très nombreux experts en sécurité informatique s‘accordent à le dire, même si par ailleurs leurs conclusions ne sont pas toutes en accord avec les propos tenus par Thomas dans son billet. Dés lors, Et même si l’amateur éclairé à eu la présence d’esprit de se mettre préalablement en mode « navigation privée »… Peine perdue. Il sera tout de même tracé. Sans compter qu’en cliquant le plus simplement du monde sur une vidéo X lambda, un internaute envoie des données qui peuvent être utilisées pour identifier très classiquement son ordinateur, comme son adresse IP. Même si certains sites assurent publiquement qu’ils n’enregistrent pas leurs utilisateurs « non-inscrits » pour des raisons évidents de marketing commercial, ils partagent tout de même leurs données – ainsi que les URL des vidéos que leurs visiteurs ont visionnées – à d’autres entreprises tierces, pourvoyeuses de subsides.

Les sites pornographiques n’ont-ils pas intérêt à bien/mieux protéger les données de leurs utilisateurs ?

Franck DeCloquement : Si l’on en croit les statistiques que l’IFOP publia en 2014, 26% des Français admettaient avoir visionné un film pornographique au cours des trois derniers mois qui précédaient cette étude. Aux Etats-Unis, 30 millions d’américains regarderaient régulièrement des films pornographiques en ligne, selon une autre enquête citée par le célèbre Wall Street Journal. Mais seulement 12% d’entre eux admettaient le faire en 2013. Pudeur oblige… Eu égard à cette formidable manne financière virtuelle, il semble évident  que les sites pornographiques ont tout intérêt à garantir la confiance, à singer la confidentialité et à bichonner leurs visiteurs épisodiques. Très souvent, les plus soupçonneux. L’objectif  manifeste étant  de ne pas trop effrayer le chaland et le détourner de ses habitudes de consommation compulsive. C’est aussi le prix à payer pour sécuriser les âmes en peine, et profiter allègrement des subsides qu’offrent – à qui sait s’en emparer discrètement pour les faire fructifier – leurs vices privés.

Frédéric Mouffle : Le marché de la pornographie – et notamment aux Etats-Unis – représente 12 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2006. Les sites internet n’ont aucun intérêt à mettre dans l’embarras leurs utilisateurs au risque de perdre des parts de marché, en effet.

Qui pourrait vouloir diffuser ce genre de données et à quelles fins ?

Franck DeCloquement : On peut aisément imaginer que des hackers à leur propre solde, ou employés par des puissances étrangères, ou des groupes criminels organisés, pourraient aisément mettre à profits certaines collectes de données confidentielles à caractère pornographique, ou certains trackings individuels, pour profiter de la situation. Mais aussi pour retourner des individus ciblés, ou en déconsidérer d’autres afin de les rendre plus vulnérables, plus malléables. Et ceci, quel que soit l’effet final recherché en définitive (chantage, compromission, discrédit, défection, retournement, etc.). Dans ce registre, l’imagination criminelle est sans limites comme chacun le sait.

Frédéric Mouffle : Si les données existent bien, il y a beaucoup de personnes, de groupes politiques ou religieux activistes qui seraient très intéressés par la diffusion sauvage de ces informations ciblées. Et ceci dans le but évident de conforter leurs idéologies en faisant pression. Il faut aussi se rappeler qu’aux Etats-Unis où le puritanisme est toujours très prégnant, plusieurs organismes très actifs luttent frontalement – et avec des moyens très offensifs – contre l’industrie de la pornographie. Pour mémoire, l’homme d’affaires Larry Flint en avait fait les frais ; dés 1978 ; en se faisant tirer dessus à bout portant par un extrémiste… Le risque de manœuvre politique est donc bien réel et relativement élevé, et reste une valeur sûre pour discréditer un éventuel candidat, éligible à un poste important.

Le scénario de Brett Thomas est-il alarmiste ? Comment se prémunir afin de ne pas voir de telles donnés révélées sur la place publique ?

Frédéric Mouffle : Ces données n’existent pas dans la forme évoquée, c’est-à-dire un « historique lié » à l’identité d’une personne en propre. Le scénario est évidement alarmiste mais aucune preuve ni démonstration n’a été faite à ce jour. Ces spéculations n’engagent donc que leur auteur. Mais le « buzz » généré par cette affaire a d’ores et déjà réussi.

Franck DeCloquement : Très schématiquement, il faut bien considérer que les propos tenus par Brett Thomas le sont dans un contexte américain.

Les normes comportementales, mais surtout les conditions du respect de la vie privée ne sont pas les mêmes en Amérique qu’en Europe. Le modèle Google en a d’ailleurs fait les frais, compte tenu de son obligation à procéder à l’effacement de certaines données personnelles qui seraient jugées peu gratifiantes par un utilisateur lambda, mais ressortissant de l’Union européenne. Ceci fut strictement stipulé au géant américain dans le récent arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) depuis la publication de sa décision en date du 13 mai 2014. Occasionnant dans la foulée de profondes répercussions pour les moteurs de recherche en Europe. Nous savons tous par ailleurs que les accords TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) de libre échange « euro-atlantique » en cours de négociation, ambitionnent sur le fond d’harmoniser par d’autres moyens (que d’aucuns qualifieraient de détournés), certains modèles de comportement en matière de consommation, sur celui de nos voisins anglo-saxons. Pour autant, les européens ne semble pas disposés à se laisser faire à l’heure ou ces lignes sont écrites. Et plus spécifiquement encore, sur le respect de la vie privée. Rien ne semble joué, donc.

Dés lors, qui vivra verra !


Etes vous prêt pour la mise en place du BDES

Les entreprises de plus de 50 salariés ont obligation de mettre en place une base de données économiques et sociales (BDES), aussi appelée base de données unique, à partir du 14 juin 2015. La BDES est déjà obligatoire pour les entreprises de plus de 300 salariés depuis le 14 juin 2014.

Base de données économiques et sociales
BDES OBLIGATOIRE LE 14 JUIN 2015

Cette base de données regroupe les informations sur les grandes orientations économiques et sociales de l’entreprise. Elle doit permettre de donner une vision globale et claire de l’emploi, de la formation et de l’utilisation des ressources financières générées par l’activité de l’entreprise.

La mise en place de la une base de données économiques et sociales est obligatoire :

  • depuis le 14 juin 2014 pour les entreprises à partir de 300 salariés
  • à partir du 14 juin 2015 pour les entreprises de 50 à 300 salariés

Si votre entreprise a de multiples établissements, les effectifs sont calculés au niveau global et votre BDES comprend les informations de l’entreprise dans son ensemble. Elles ne sont pas détaillées par établissement.

Les groupes d’entreprises n’ont pas obligation de créer une base de données économiques et sociales groupe. Cependant, si vous choisissez de le faire, il faudra la mettre à disposition de chaque entreprise constituant le groupe.

Attention : en l’absence de base de données unique, l’employeur se rend coupable de délit d’entrave passible d’1 an d’emprisonnement et d’une amende de 3 750 €.

SUPPORT ET CONTENU DE LA BDES

C’est à vous, employeur, qu’incombe la conception, la mise en place, la gestion des accès et l’actualisation de la Base de données unique. Elle doit être à disposition des personnes habilitées, sur un support papier ou informatique.

La BDES set de base pour préparer la consultation annuelle du comité d’entreprise sur les orientations stratégiques de l’entreprise et leurs conséquences sociales.

Les informations suivantes doivent figurer dans la BDES :

  • Investissement social : emploi, évolution et répartition des contrats précaires, des stages et des emplois àtemps partiel, formation professionnelle et conditions de travail
  • Investissement matériel et immatériel
  • Fonds propres et endettement
  • Ensemble des éléments de la rémunération des salariés et dirigeants
  • Activités sociales et culturelles
  • Rémunération des financeurs
  • Flux financiers à destination de l’entreprise, notamment aides publiques et crédits d’impôts
  • Sous-traitance
  • Transferts commerciaux et financiers entre les entités du groupe, le cas échéant

Attention : Si votre BDES est incomplète ou non mise à jour, le comité d’entreprise peut saisir le tribunal de grande instance pour qu’il ordonne la communication des éléments manquants.

La période étudiée comprend :

  • Les 2 années précédentes
  • L’année en cours
  • Les 3 prochaines années, sous forme de perspectives

Par dérogation, les entreprises d’au moins 300 salariés, soumises à l’obligation au titre de 2014, et les entreprises de moins de 300 salariés, soumises à l’obligation au titre de 2015, ne sont pas tenues d’intégrer dans la base de données les informations relatives aux 2 années précédentes.

Ces informations seront complétées, au plus tard le 31 décembre 2016, par celles transmises de manière récurrente au comité d’entreprise : par exemple, la liste des demandes de congé ou le récapitulatif des  temps partiels le bilan de la situation générale de la santé, etc.

À savoir : le contenu de la BDES peut être complété par un accord d’entreprise, de branche ou de groupe.

DROITS D’ACCES A LA BDES

Elle est accessible en permanence :

  • Aux membres du comité d’entreprise, d’établissement ou aux délégués du personnel
  • Aux membres du CHSCT
  • Aux délégués syndicaux

Attention : Les utilisateurs sont tenu de respecter une obligation de discrétion quant aux informations contenues dans la BDES.

PROJET DE LOI MACRON ET BDES

L’article 91 du projet de loi Macron vise à compléter le champ des informations transmises par l’employeur aux membres du CE pouvant être mises à disposition par le biais de la BDES.

Il prévoit ainsi que la BDES soit utilisé pour les consultations obligatoires du comité d’entreprise qui nécessitent un avis de celui-ci.

En effet, le Code du travail vous oblige, en tant qu’employeur, à consulter le comité d’entreprise sur les différents thèmes concernant la vie de l’entreprise. À l’issue de cette consultation, le comité d’entreprise doit rendre un avis motivé.

Pour cela il dispose d’informations précises et écrites que vous devez lui transmettre en amont. Le fait qu’elles soient présentes dans la base de données économiques et sociales suffira. Il ne sera pas obligatoire de rédiger un document écrit.

Quelques conseils d’un coach en recherche d’emploi

Quelles astuces utiliser pour booster votre recherche d’emploi, et en particulier avoir plus
d’impact en entretien d’embauche ? Aujourd’hui, j’ai plaisir à vous présenter 10 conseils pratiques, qui peuvent faire la différence.

Mon préféré, c’est le n°7…

——

#1

Lors de l’entretien, appelez votre interlocuteur par son nom. Cela
va donner du poids à ce que vous dîtes.

#2

Venez en entretien avec des documents. Graphiques de résultats,
présentations de projets passés, etc. Un vendeur ne se présente
pas les mains vides en entretien !

#3

Parlez lentement ! Quand je donne des séances de coaching,
c’est un élément sur lequel je reviens toujours. En parlant
lentement et en faisant des pauses, vous aller donner un autre ton à l’entretien.

#4

Posez des questions qui valorisent votre interlocuteur. En particulier
si vous avez en face de vous votre futur patron, ou quelqu’un
d’opérationnel. Question du genre  » Dans votre poste, quels sont
les projets les plus intéressants sur lesquels vous avez travaillé ? »

#5

Prenez des notes. Ne soyez pas le nez collé sur votre bloc,
mais prenez des notes, en particulier quand on vous parle
des objectifs du poste, et des difficultés qu’il présente. Prendre
des notes donne un côté pro, et rassure votre interlocuteur :
vous l’avez bien entendu.

#6

Projetez-vous dans le poste. » Demain, je suis en poste, la
première chose que je fais c’est… »

#7

Mettez vous en scène. Il ne s’agit pas de faire du théatre, mais
de montrer comment vous pourriez agir en situation. Pour prolonger
l’exemple précédent,  » Demain, je suis en poste, la première chose
que je fais, c’est de réunir l’équipe, et de lui dire ‘notre objectif
est de lancer une nouvelle version du Wizor d’ici 3 mois, j’ai
besoin de… » Parlez comme si vous aviez l’équipe devant vous. Cela
va vous donner une plus grande présence physique.

#8

Quand vous présentez des arguments, présentez les par 3,
en disant  » Il y a trois raisons qui font que… Raison 1″, etc.
Le fait de donner des listes aide votre interlocuteur à suivre.

#9

Illustrez avec des exemples ! Trop de candidats sont victimes
« d’abstractionnite  » ils parlent avec des grandes idées, cela ne marque
pas le recruteur. Donc, utilisez des exemples « flash » sur par exemple : l’ouverture d’un site,
la mise en oeuvre d’une nouvelle procédure, les économies réalisées…

#10

Tant qu’on est sur le ring, c’est qu’on a une chance. Certains recruteurs
jouent la provocation, c’est un jeu, c’est pour vous tester. Donc, tant que
vous êtes face au recruteur, c’est que vous avez une chance. Donc,
restez droit dans vos bottes, ne vous laissez pas impressionner par
des questions déstabilisantes.

Savoir serrer une main: « Un geste qui révèle »

savez-vous serrer une main

Quand dois-je serrer la main?

Et si l’autre ne me tend pas la main ?

Faut-il serrer fort pour montrer que je suis chaleureux ?

J’ai les mains moites, comment faire ?…

Peut être un indice sur notre  personnalité et notre humeur ?

Comment  réussir, dès la première prise de contact, votre entrée ?

Un acte de communication non verbale qui semble souvent très anodin.

Un contact physique, qui par lequel passe un courant de  transmission  et de  réception de beaucoup d’informations.

Un geste, qui ouvre et conclut une rencontre.

Ce rite impliquait donc un certain degré de confiance et égalité.

Comment donc bien pratiquer cet rituel de salutation ?

Une bonne poignée de main est :

  • Ferme, mais pas trop forte : elle n’écrase pas les doigts. Une poignée ni trop forte ni trop molle ! Réglez votre pression sur celle de votre interlocuteur ;
  • Elle se maintient pendant 2 à 3 secondes : pour établir le contact, tout en laissant sa liberté à l’autre.
  • Un sourire gage de bonne ambiance, un bon regard, et  la précision pour qu’elle soit parfaitement perpendiculaire au sol  sont les compagnons indispensables d’une poignée de main sincère. Laissez parler votre cœur. Dites, dans votre poignée de main, que vous acceptez l’autre et que vous êtes content de le connaître… et le « contact » se fera.

Vous pouvez aussi, pour plus d’effet, joindre le mouvement au regard. Faites quelques pas en direction de la personne que vous regardez, étendez votre main, votre bras. Cela donnera de la vie et de la chaleur à votre présentation.

  •   Le taux d’humidité et la température de la main doivent être régulés.
  •   La distance est intéressante à analyser également : la main se détache du corps pour aller naturellement vers l’autre, l’avant-bras légèrement fléchi ? C’est signe de coopération contrairement à un bras tendu à l’extrême dans un geste sec qui traduit la volonté de garder ses distances ;
  •   La durée doit être brève (quelques secondes c’est-à-dire deux ou trois secousses). Garder une main serrée longtemps est signe d’un tempérament plutôt possessif.

A éviter !

–   La poignée (casse-noix ) : Ce geste pourrait être interprété comme venant d’une personne au caractère rigide, agressif ou qui cherche à intimider l’autre.

–   La poignée (patte molle ) : caractéristique d’une personnalité effacée, manquant de confiance et sans énergie.

–   La poignée (courage, fuyons ! ) : une salutation où les mains se frôlent, dans un geste très fugace.

–   La poignée (moite) : la nervosité excessive entraînant une certaine moiteur, passez vos mains à l’eau froide, au talc ou gardez un mouchoir pour vous essuyez juste avant.

–  Les poignées de main des politiques :

1-Tout en serrant la main, la main gauche est posée sur l’épaule de l’interlocuteur ou sur son avant-bras.

2- Autre geste du même type : la main est enserrée entre les deux mains de l’autre personne, caractéristique, encore une fois, de la volonté de dominer.

A savoir :

Une poignée de main ferme peut montrer quelqu’un d’actif et de responsable mais qui ne saura pas forcément s’adapter rapidement aux imprévus.
Une poignée de main souple est plutôt signe d’adaptation rapide et de créativité, tandis qu’une poignée dure révèlera un tempérament rigide et colérique.
On dit aussi qu’une main chaude indique quelqu’un de généreux et qu’une main froide montre quelqu’un peu expressif sur le plan sentimental.

la paume de la main permet de préciser certains traits de la personnalité :

Paume-de-main

I- Les monts :

A) – le mont de Vénus: Traduit la qualité des forces vitales et amoureuses.
Large, bien formée, charnue : Forte personnalité, une forte sexualité et un grand enthousiasme accompagnés d’un sens artistique très poussé.
Plate et peu développée : Triste, un manque de vitalité, un manque de rayonnement et une santé souvent fragile.

B) – le mont de Jupiter: Détermine l’ambition, l’autorité et la sociabilité.
Très saillant : Certain orgueil et un certain arrivisme.
Proportionné : Equilibre, assurance, accointance à communiquer avec autrui.
Peu marqué : Effacement, le peu d’ambition, le manque de communication.

C) – le mont de Saturne: Détermine la concentration, la sagesse et les facultés à assumer des responsabilités.
Bien proportionné : Individu équilibré et sociable.
Insignifiant : Un être faible, et influençable.
Très marqué : Un individu inhibé par la peur et le pessimisme.

D) – le mont du Soleil: Détermine le sens artistique et le pouvoir d’imagination.
Peu marqué, Un être sachant profiter des bons moments de la vie mais restant effacé.
Bien marqué : Un être doué d’un certain sens artistique, rayonnant d’intelligence.
Trop marqué : Un individu qui aura tendance à privilégier le paraître à l’être.

E) – le mont de Mercure: Traduit des qualités de communicateur.
Bien marqué : Un être particulièrement perspicace.
Trop marqué : Quelqu’un de rusé, frisant la malhonnêteté,  trop plein d’énergie.
Insignifiant : Absence de réflexion, de réactivité et de confiance en soi.

F et G) – les monts de Mars: La détermination et le courage physique. Le mont inférieur, entre le mont de Jupiter et de Vénus, exprime la confiance en soi et le courage moral.
Bien marqués :  Sang froid et la détermination.
Trop développés : Impulsivité et violence.
H) – le mont de la Lune: Inconscient, le témoin révélateur de nos sentiments.
Bien développé : L’imagination, l’intuition et les émotions dominent.
Peu prononcé : Réalisme où la fantaisie n’a pas sa place.

I- Les doigts :

1-les doigts

Le pouce, doigt de Vénus:

Le pouce est avant tout un indicateur des niveaux d’énergie.

L’index, doigt de Jupiter:

Il représente le besoin de réussir dans la vie, l’ambition, l’autorité.

Le majeur, doigt de Saturne:

Le majeur représente l’équilibre, le sens des responsabilités. Il mesure environ les ¾ de la paume.

L’annulaire, doigt d’Apollon:

Il va traduire les dons artistiques, qualifier notre émotivité, définir notre capacité à communiquer.

L’auriculaire, doigt de Mercure:

C’est le doigt des affaires et de la communication.
Les jointures:

Si elles sont bien marquées, noueuses, cela dénote une bonne capacité d’analyse.

les-jointures1

Si elles sont lisses, elles dénotent de l’intuition et une certaine spontanéité.

jointures-lisses

l’auriculaire possèdent trois phalanges:

auriculaire

La première phalange, attachée à la paume, est celle qui représente la plan matériel.
La seconde, appelée aussi phalangine, correspond au plan pratique.
La dernière, appelée phalangette, reflète l’esprit, le plan mental.

Le bout des doigts: L’étude de la forme de l’extrémité des doigts pourra compléter l’interprétation faite au niveau de la forme de la main et préciser encore le caractère.

bout-des-doigts

A) Une extrémité ronde, dénotera de bonnes facultés d’adaptation dans tous les domaines et un parfait équilibre entre la raison et le cœur.
B) Une extrémité carrée, généralement appartenant à une main de terre, sera le signe de la rigueur, de l’ordre, de la stabilité, de la rationalité.
C) Une extrémité en forme de spatule,sera le signe de réalisme, d’assurance, de confiance en soi et d’énergie.
D) Une extrémité conique, appartenant généralement à une main de feu, dénotera un sens artistique poussé, de la créativité, de la vivacité.
E) Une extrémité pointue, souvent liée à une main d’eau, révélera un sens aigu de l’intuition, de la sensibilité, de l’imagination.

Qui dort bien… performe au travail !

Le lien entre la qualité du sommeil et la performance au travail ne fait plus de doute. À l’occasion de la journée nationale du sommeil, le site Chef d’entreprise publie une infographie pour alerter sur les risques encourus. Principal enseignement issu des données de l’Institut national du sommeil et de la vigilance : plus de la majorité des actifs aimeraient dormir davantage. Ces troubles impactent la qualité du travail fourni et sont des facteurs d’accident du travail. Bref, un risque à ne pas sous-estimer en cette année de mise en œuvre du compte pénibilité.

Un manque de sommeil flagrant chez les actifs

 Si vous vous sentez fatigué au travail, sachez que vous n’êtes pas seul :

  • 55% des actifs aimeraient dormir davantage,
  • 60 % des salariés qui travaillent en horaire décalé se plaignent de troubles du sommeil, d’insomnie ou de somnolence. Un salarié sur quatre travaille en horaire décalé, dont 60% en horaire de nuit.

Un impact fort sur l’efficacité au travail

La somnolence au travail entraîne différentes conséquences :

  • des difficultés à gérer son temps,
  • des difficultés relationnelles,
  • des pertes d’efficacité.

En outre, le manque de sommeil augmente :

  • les risques d’accident du travail,
  • le nombre d’absences,
  • la durée des arrêts de travail.

Le sommeil aussi risqué que l’alcool

Le fait de rester longuement éveillé sans dormir a des conséquences qui se rapprochent des risques liés à la consommation d’alcool. 17 heures d’éveil en continu équivalent au risque de 0,5g/l d’alcool dans le sang. Et à partir de 24 heures, c’est l’équivalent de 1g/l d’alcool dans le sang.

La sieste au travail comme solution ?

Pour diminuer les risques et augmenter les performances, les adeptes de la sieste au travail pourraient en profiter pour faire leur grand retour. Une étude a récemment montré que 64% des DAF sont favorables à une sieste de moins de 20 minutes sur le lieu de travail.

Source : Chef d’entreprise / Institut national du sommeil et de la vigilance

TRAVAILLONS NOTRE CLAIRVOYANCE

La clairvoyance : une vertu ou une compétence ?

La clairvoyance est certainement, dans le contexte professionnel global actuel, une qualité précieuse. Mais « voir clair » ne nous est manifestement pas si naturel que ça ; et si tout le monde est capable de voir, il semble néanmoins que la clairvoyance ne soit pas la chose du monde la mieux partagée. Qui plus est, elle comprend une dimension subjective qui rend très délicate une description objective précise de ce qu’elle est et de ses conditions d’exercice. Peut-elle s’acquérir ? Peut-elle se cultiver ? Ce que l’on peut déjà dire, c’est qu’elle repose en tous les cas autant sur un véritable travail sur soi-même, que sur une observation éclairée de ce qui se passe autour de nous.

Comprenons bien la difficulté. La clairvoyance implique une « prise de conscience », c’est-à-dire une perception renouvelée de ce qui constitue nos environnements, mais aussi nos motivations personnelles et notre façon individuelle de nous représenter le monde et ce qui s’y passe. La psychologie élémentaire nous apprend en effet que notre « conscience » est structurée par un « système de représentations ». Ceci signifie que nous ne connaissons jamais les choses telles qu’elles sont « en elles-mêmes », mais plutôt telles que nous nous les représentons, en y projetant nos propres caractéristiques, nos propres préjugés et a priori, nos propres schémas mentaux et affectifs. Ces derniers se sont tissés depuis notre enfance, tout au long de notre vie, de notre formation, de notre expérience, de nos succès… et de nos drames.

Mais nous n’avons pas, c’est un paradoxe de notre nature humaine, une conscience complète de ce système et de la tyrannie qu’il exerce sur notre pensée et sur notre imagination, sur nos affects et sur nos sentiments et par conséquent sur les conditions de notre regard sur le monde. Or, la clairvoyance nous oblige à recevoir, regarder ou concevoir des « choses » qui outrepassent, voire contredisent notre système. Mais comme c’est à partir de ce système que nous jugeons spontanément de toutes choses, cette contradiction peut devenir en nous un véritable obstacle, dès lors que nous n’avons plus la faculté de prendre du recul. Nous passons alors, tant par défense naturelle que par confort, à coté de ce qui nous dérange.

Autrement dit, nous n’avons tendance à nous représenter les choses qu’en tant qu’elles peuvent constituer un objet acceptable pour nous. Nous regardons ce qui advient sous nos yeux, mais seulement de manière à le rendre compatible avec notre système existant. Comme le disait Sir Arthur Eddington, prix Nobel de physique : « Nous ne croyons nos yeux qu’autant que nous avons la conviction préalable que ce qu’ils semblent nous apprendre est croyable. »

Dès lors, nous ne voyons plus clair ; La faiblesse de notre esprit réside dans le fait qu’il a besoin d’un peu d’espace et de sérénité pour prendre du champ, resituer les choses à une place plus juste et les faire paraître en pleine lumière. Penser que la seule augmentation de la mémoire ou de la culture donne plus de clairvoyance est un contre sens. Penser que l’urgence ou le stress la stimule en est un autre. Un système trop bien ficelé ou une mémoire saturée sont ses pires ennemis.

Ainsi, nous pouvons dire que la clairvoyance repose à la fois sur une compétence : organiser son temps et son travail pour prendre du recul régulièrement ; et sur une vertu : avoir la force de remettre en cause son système de représentation pour renouveler ses propres perspectives.