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Huit astuces pour se simplifier la vie au travail

Noyé sous les dossiers, la tête farcie de choses à réaliser, l’oeil rivé sur la montre… Et si vous décidiez d’élaguer le superflu pour vous focaliser sur l’essentiel?

Huit astuces pour se simplifier la vie au travail

Vous pouvez probablement vous débarrasser facilement de 20% de vos actions au bureau.

L’époque est à la surabondance, des objets, des loisirs, des activités… Les tentations guettent, les choix deviennent complexes, les projets plus sophistiqués et les agendas surchargés. Or, vous pouvez probablement vous débarrasser de 20% de vos objets chez vous et de 20% de vos actions au bureau sans que cela affecte votre vie. Visez la frugalité, l’épure, la simplicité. Ecrémez, triez, vous serez plus serein et plus efficace. En faire moins sur un sujet, c’est pouvoir en faire plus ailleurs. Huit façons d’y parvenir pas à pas.

1. Une feuille de route carrée

En début de journée, on a tendance à vouloir tout lancer à la fois au point d’en perdre l’essentiel. Pour rester concentré, fixez-vous au maximum trois objectifs par jour. Et trouvez-leur une formulation claire, avec des contours précis,. Car plus l’intitulé sera flou plus vous serez tenté d’en faire des fourre-tout. Exemple :  » Voir les prospects vers Fontainebleau et si possible pousser jusqu’à… ». Dites plutôt « Voir Durand et Martin, leur expliquer la nouvelle garantie sur le produit Z… »

2. Des objectifs en tranches

Découpez un méga-objectif en rondelles de mini-objectifs, comme un saucisson. Vous en tirerez doublement avantage. D’abord, vous gagnerez en lucidité et en compréhension sur le degré de difficulté des tâches et vous pourrez anticiper. Ensuite celles-ci seront plus faciles à réaliser, morceau après morceau. Ce qui vous économisera bien des prises de tête!

3. Le kit du strict nécessaire

Avant d’agir, évaluez systématiquement vos besoins. Est-ce que rechercher tous ces documents vous est utile? Vous déplacer apporte-t-il un « plus »? En quoi exécuter telle opération ou solliciter tel partenaire est-il indispensable? Devez vous vraiment rédiger un rapport de dix pages, une note de synthèse ne ferait-elle pas aussi bien l’affaire? N’exigez-vous pas un résultat trop parfait? etc. Ainsi, vous supprimerez le superflu et la sur-qualité qui ne sert à personne.

4. Le calendrier de Seinfeld

Pour s’obliger à écrire quotidiennement, le célèbre humoriste américain, Jerry Seinfeld, a sa méthode : afficher au mur à l’horizontal des feuilles de façon à former un calendrier annuel. Puis, chaque fois qu’il travaille ses sketchs, il coche la case du jour d’une croix rouge. Au fil du temps, les cases cochées forment une chaîne. Le but est de ne pas la briser. Faites de même, avec vos 3 objectifs par jour associé à une couleur chacun. Vous bâtirez ainsi trois chaînes parallèles distinctes (en rouge, vert, bleu) ininterrompues. Ce qui s’inspire des plannings de gestion de projet mais en plus sommaire. Du coup, vous stopperez votre penchant pour l’éparpillement et la progression du travail vous sautera aux yeux. Motivant!

5. Le mail vs téléphone

Qui ne s’est jamais arraché les cheveux en voulant expliquer par mail un point de vue ou une situation ? Dès que votre message dépasse cinq lignes, optez pour le téléphone (moins de cinq lignes, c’est rester sur des idées maitresses). Par oral, on se fait mieux comprendre. En plus vous vous épargnerez les mauvaises interprétations de vos écrits et des échanges interminables pour clarifier vos propos. Par ailleurs contentez-vous de deux boîtes mail, pas plus !

6. Un écran nickel

Gare à ne pas surcharger les écrans de votre ordinateur en laissant ouverts une dizaine de fichiers à la fois. Cela vous oblige à des allers-retours incessants de l’un à l’autre, avec de surcroît des risques de « bugs ». Allégez votre champ visuel en ne gardant que le fondamental. Dans le même esprit, rangez votre bureau, épurez la place du superflu pour ne conserver que ce qui est capital à l’activité du moment.

7. Le temps de l’administratif

Notes de frais, formulaires de voyage, feuilles de congés, autorisations diverses… Vous ne pourrez pas y couper! Il faut les remplir. Plutôt que pester tous les jours contre cette corvée, bloquez-vous un créneau spécifique dans la semaine pour traiter ces dossiers. Vous serez libéré. Pour les petites choses, en revanche, éclusez au fur et à mesure.

8. Une voilure réduite d’obligations

Les « à côtés » de votre job s’accumulent : colloque, speechs, parrainages divers, etc. Certes, ils sont intéressants mais dévoreurs d’énergie. Et mis bout à bout ils en arrivent à masquer vos priorités en tout domaine. Limitez vos engagements à l’extérieur (privés, publics). Dressez-en la liste et barrez les moins importants selon l’impact attendu, vos valeurs et vos aspirations profondes.

Comment financer son projet de création d’entreprise

Chaque année, des milliers de Français tentent leur chance en créant leur entreprise. Challenges vous dévoile les étapes indispensables pour bien créer son entreprise« . Après Trouver l’idée, construire un business plan et choisir le bon statut juridique, il faut parfois savoir gagner des concours pour bien financer son projet.  

En France, c’est entendu, la recherche de fonds tient du parcours du combattant. Mais deux faits nouveaux ont changé la vie des entrepreneurs. D’abord, la création, fin 2012, du supermarché des financements publics Bpifrance. On y trouve tout. Bourses, prêts, garanties bancaires, capitaux… Ensuite, l’irruption du financement participatif, ou crowdfunding. En 2014, plus de 150 millions d’euros (deux fois plus qu’en 2013) ont été récoltés auprès du grand public par une quarantaine de plateformes. Une grande partie de ces fonds sont destinés aux créateurs d’entreprise. Panorama des possibilités, de 10 000 euros à 1 million d’euros.

Lever 10.000 euros

Pour se lancer, on rassemble généralement ses économies et on demande un coup de pouce financier (« love money ») à son entourage. Pour convaincre les amis ou la famille, il peut être opportun de leur rappeler un avantage : investir en direct dans une start-up permet de déduire 18 % de la somme investie de son impôt sur le revenu. Encore mieux, un contribuable assujetti à l’ISF peut déduire jusqu’à 50 % de son investissement, dans la limite de 45 000 euros.

Dorénavant, un porteur de projet peut aussi solliciter la générosité des internautes. Les plateformes Ulule ou KissKissBankBank permettent de lancer des appels aux dons. « 1083, une jeune marque de jeans Made in France a financé sa première production grâce à une campagne sur Ulule », se réjouit Nicolas Lesur, président de l’association -Financement Participatif France et fondateur du site Unilend.

Pour les entrepreneurs prêts à remplir des formulaires, une kyrielle d’aides publiques ou parapubliques existe. Initiative France, l’Adie, France Active ou le Réseau Entreprise attribuent des prêts d’honneur, à taux zéro. Les montants s’étalent de 2 000 à 50 000 euros.

Pour se repérer dans un maquis de 6 000 financements publics et bancaires, le site So-Fi.fr, lancé à l’automne, est un outil très pratique : un simulateur permet d’avoir une réponse immédiate à une demande. Ensuite, So’Fi propose un audit complet (de 150 à 400 euros) d’éligibilité aux financements. Et ses experts peuvent suggérer à un entrepreneur des financements ciblés, souvent méconnus. « Des organismes tel l’IFCIC [Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles] peuvent apporter des subventions », note Sadia Podlunsek, la fondatrice de So’Fi.

S’ils présentent un projet innovant – au sens large –, les créateurs d’entreprise peuvent aussi briguer la bourse French Tech, attribuée par Bpifrance. Jusqu’à 30 000 euros, elle finance l’étude de faisabilité ou les premiers investissements.

… 100.000 euros

Une fois son projet validé par quelques réalisations (prototype, premiers clients, site Internet…), l’entrepreneur pourra solliciter un prêt d’amorçage à Bpifrance. Réservé aux entreprises de moins de cinq ans, celui-ci accorde jusqu’à 150 000 euros, à des conditions très favorables. Les start-up innovantes peuvent percevoir, en prime, une avance innovation : Bpifrance -finance 50 % des fonds nécessaires à un projet.

Gagner un concours (lire p. 45) peut aussi rapporter gros. Piloté par Anne Lauvergeon, le Concours mondial d’innovation, organisé tous les deux ans, attribue ainsi jusqu’à 200 000 euros de subventions à des projets répondant à sept thématiques. Quant aux lauréats du concours i-Lab (l’ex-Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes), ils décrochent jusqu’à 200 000 euros.

Les banques et les sociétés de capital-risque ne se hasardent pas à financer en capital une toute jeune entreprise. Trop risqué. A ce stade, d’autres acteurs interviennent. Le Fonds national d’amorçage (FNA) alloue 600 millions d’euros aux jeunes pousses innovantes via seize fonds gérés par des équipes d’investisseurs. Les entrepreneurs peuvent aussi convaincre des business angels :des particuliers qui investissent de l’argent, et souvent du temps, dans de jeunes entreprises. Ils sont généralement organisés en clubs, eux-mêmes affiliés à la fédération France Angels. Quelques « serial entrepreneurs » français ont monté leur propre structure, tel Xavier Niel (Kima Ventures), Pierre Kosciusko-Morizet (Isai) ou Marc Simoncini (Jaïna). Et la plateforme Fundme, créée en juin 2012, met en relation des business angels chevronnés et des entrepreneurs.

Enfin, l’entrepreneur peut lever des capitaux auprès du grand public via des sites de crowdfunding, comme Anaxago, WiSEED ou SmartAngels. « A la frontière entre le coaching et le financement, les accélérateurs peuvent apporter de l’argent », complète Paul-François Fournier, patron de la division innovation à Bpifrance. L’Accélérateur, Sparkling Partners, TheFamily ou 50 Partners sont parmi les plus actifs.

… 1.000.000 euros

Quand on vise une telle somme, on aborde le royaume des VCs, pour venture capitalists, ou sociétés de capital-risque. A ce stade, la start-up doit avoir validé son concept. En France, les fonds dédiés aux jeunes entreprises de croissance s’appellent Alven Capital, Sofinnova, Partech, Demeter, Idinvest… Bpifrance gère, en direct, trois fonds de capital-risque thématiques : InnoBio, Ambition numérique et Ecotech.

Récemment, les acteurs du crowdfunding ont aussi fait irruption dans le jeu. Autorisés légalement à apporter jusqu’à 1 million d’euros, ils collectent des tickets de plus en plus gros : en novembre dernier, PayPlug a levé 900 000 euros via Anaxago.

Phénomène moins connu, les grands groupes financent, de plus en plus, les start-up. Le corporate venture est en plein essor. Allié à Publicis, Orange a dédié 300 millions à des start-up, Safran est en train de constituer son fonds, l’américain Cisco a promis 90 millions aux start-up françaises… Et même les mutuelles se muent en VC : la MGEN a débloqué 50 millions pour les jeunes entreprises.

Et si vous envisagiez une reconversion ?

La reconversion professionnelle est une option qui attire de plus en plus d’individus à notre époque. S’il y a 50 ans, lorsqu’on entrait dans une entreprise ou dans tout autre secteur de travail, c’était pour y rester, cela n’est plus vrai aujourd’hui. Se pose alors une importante question, à savoir le pourquoi de ce phénomène, c’est-à-dire, de comprendre les raisons qui poussent à tant de changements au cours d’une carrière. Vous trouverez toutes les réponses à cette question ainsi que d’autres informations concernant le coût, l’âge, les modalités et la durée de la reconversion professionnelle.

Pourquoi faire une reconversion professionnelle?

reconversion professionnelle

Ce récent phénomène qui étonne beaucoup nos ainés est cependant tout à fait logique. Il existe en effet différentes raisons pour comprendre ce qui pousse tant de personnes à choisir de changer de métier.

La quête de sens

Une première motivation tout à fait fondamentale est celle de la recherche de sens. En effet, il est fréquent qu’après plusieurs années de travail répétitif, dont l’objectif est essentiellement alimentaire, les individus désirent changer et trouver un travail qui réponde à leur désir d’accomplissement personnel.

L’absence d’opportunités d’évolution

Une autre raison qui pousse les professionnels à changer de travail est l’absence d’opportunités d’évolution au sein de leur entreprise ou autre lieu de travail. Il arrive en effet fréquemment que l’on soit engagé pour un certain poste et que malgré notre désir d’évoluer et d’obtenir plus de responsabilités cela soit impossible.

Problème d’ambiance

Une situation qui pousse pas mal de monde à se reconvertir et changer de lieu de travail est celle de la mauvaise ambiance au sein de l’équipe de travail. Effectivement la satisfaction professionnelle dépend en grande partie des relations avec les collègues de travail. Le contenu du travail en tant que tel peut être aussi satisfaisant et épanouissant que possible, si l’on ne se sent pas bien au sein de son équipe, cela constitue une raison suffisante pour vouloir s’en aller.

Des contrats de travail à court terme

Un autre motif qui ne dépend, cette fois-ci, pas du travailleur est le type de contrat que l’on trouve actuellement sur le marché. En effet, il convient souvent aux employeurs de proposer des contrats à court terme plutôt que d’offrir des contrats à durée indéterminée avec tous les avantages que cela comporte. C’est donc souvent bien malgré lui que le travailleur va devoir se reconvertir.

Pour accumuler les expériences

Vouloir se reconvertir peut également se justifier par la volonté de vouloir vivre plusieurs expériences professionnelles, ce qui permet d’améliorer son curriculum. A l’heure de la flexibilité et de la mobilité, les jeunes doivent souvent travailler auprès de divers employeurs situés dans différentes villes voire pays pour réussir à faire valoir leur curriculum et finalement obtenir le travail qu’ils désirent.

Un salaire peu satisfaisant

Enfin, un dernier aspect qui motive le travailleur à s’en aller est le bas salaire qu’il peut espérer. Il est en effet fréquent d’être payé à des barèmes inférieurs à ceux auxquels on pourrait aspirer compte tenu du diplôme et niveau d’études atteint.

Reconversion professionnelle : à quel âge?

changer de travail

Une autre question fréquemment posée quant à la reconversion professionnelle est de savoir quel type de professionnels est susceptible de faire ce choix.

La réponse dépend en partie des motivations de la reconversion. En effet, décider de changer de job est très fréquent chez les jeunes qui désirent acquérir de l’expérience ou encore qui se voient offrir des contrats à court terme.

Par contre, les personnes plus âgées vont plutôt avoir tendance à opter pour la reconversion pour les motifs de quête de sens, de recherche d’un salaire et d’opportunités d’évolution plus intéressantes ; il est ainsi relativement fréquent que les plus de 40 ans optent pour une reconversion professionnelle fonction publique qui satisfait ces différents critères.

Notons qu’en règle générale, il existe deux « pics » de reconversion : entre 25 et 30 ans, il s’agit dans ce cas plus de flexibilité que de reconversion : le second pic arrive entre 40 et 45 ans, période qui coïncide souvent avec un moment de réflexion général sur les choix de vie.

Comment trouver sa voie?

Il est relativement fréquent d’avoir envie de changement mais de ne pas vraiment savoir comment s’y prendre. Ce qui apparaît clairement est la non satisfaction par rapport à la situation actuelle mais sans pour autant être sûr de la direction du changement que l’on veut entreprendre. Si l’on désire se reconvertir et qu’on cherche sa voie, répondre à quelques questions permettra souvent de nous orienter.

Il faudra ainsi tout d’abord identifier le type de changement désiré, c’est-à-dire savoir si c’est le lieu de travail, le poste en particulier, le domaine de travail ou plus largement le style de vie en général qui est insatisfaisant. Une fois cette réponse obtenue, la réorientation sera beaucoup plus simple.

reconversion professionnelle

Ensuite, il sera nécessaire de réaliser un bilan de ses compétences et centres d’intérêt pour évaluer les possibilités de réorientation. L’on peut s’adresser, pour ce faire, à des spécialistes de l’évaluation des compétences et de l’orientation. Il est en effet important de savoir quels sont les atouts que l’on a en main et que l’on est susceptible de développer pour évaluer la faisabilité du changement. Il est ainsi parfois possible de pouvoir se reconvertir sans besoin de suivre une longue formation ; tout dépend des compétences préalables requises. Si ces compétences n’étaient pas suffisantes, il serait alors nécessaire de s’adresser à un centre de formation professionnelle ou à tout autre organisme de formation.

Combien de temps pour faire une reconversion professionnelle?

La durée de la reconversion professionnelle varie fortement en fonction de la nécessité ou non de suivre une formation. Si la reconversion est possible sans formation, le temps nécessaire pour y parvenir sera court, en général quelques mois suffiront pour trouver un nouvel emploi. Si par contre les compétences requises pour le domaine choisi nécessitent une formation, la durée de la reconversion sera généralement comprise entre 1 et 4 ans.

Où se renseigner?

Si vous désirez changer de travail mais que vous ne savez pas comment vous y prendre ni à qui vous adresser, sachez qu’une option tout à fait recommandable est de s’adresser à un service d’orientation professionnelle. Ce type de structure est généralement public et offre des conseils tout à fait utiles sans que cela ne coûte trop cher. Dans certains cas les services sont même gratuits. S’adresser à ce type de structure vous permettra ainsi notamment de répondre à toutes vos questions sur comment se reconvertir et si nécessaire de savoir quelle formation suivre pour y parvenir. Les services qui fournissent des conseils en orientation seront également à même de fournir toutes les informations sur les différentes écoles et établissements auxquels s’adresser pour suivre une formation complémentaire.

Comment financer une reconversion professionnelle?

Il existe deux grandes manières de financer sa reconversion, durant la période de formation et recherche d’emploi nécessaires. Une première option est de choisir une formation à horaire décalé qui permet de continuer à travailler tout au long de la durée de la formation.

Une seconde option est de s’adresser à l’organisme public chargé l’emploi dans sa région qui pourra fournir des bourses et financer une bonne partie du coût de la formation.

Mission transformation pour les DRH

La mutation digitale était le sujet central du dernier Congrès HR, qui réunit des DRH de grands groupes. Une tâche titanesque.

Le sujet qui attirait les foules, les 7 et 8 octobre derniers au Congrès HR, c’était la transformation digitale. Comme si la centaine de directeurs des ressources humaines de grandes entreprises, venus au Pré-Catelan, pour cet événement (organisé deux fois par an par Arcaneo et le groupe AEF), avaient enfin pris conscience de leur rôle de premier plan dans cette mission. Avec des questions vitales: comment y faire face? Comment convaincre les collaborateurs de monter dans le train? Faut-il les former? Et avec aussi les premiers retours d’expérience de groupes comme Axa Cap Gemini ou Keolis…
«700 métiers vont disparaître à un horizon assez proche à cause du numérique!» La prédiction de Nils Aziosmanoff, président du Cube, centre de création numérique (qui édite la revue du Cube), a jeté un froid parmi l’assemblée de DRH, aux tempes grisonnantes, présents au Pré-Catelan. Il faut dire que ce sont les DRH qui vont devoir assurer le service après-vente: accompagner ces collaborateurs dont le métier disparaît, les former, identifier les nouvelles compétences indispensables pour les organisations… Une mission délicate, vu l’ampleur de la tâche. Car d’autres défis s’ajoutent à cette évolution massive des compétences: la robotisation d’abord. «Avec la robotique, 40 à 50 % de la main d’œuvre pourrait disparaitre d’ici à vingt ans», anticipe Nils Aziosmanoff.

Tout le monde à bord

Ce que promet par exemple le géant de l’électronique chinois, Foxconn: son dirigeant, Terry Gou, avait annoncé, il y a trois ans, l’embauche de 1 million de robots. En réalité, les recrutements seraient plus modestes: tout de même 10 000 robots seraient en train d’intégrer les chaînes de production, en particulier pour produire l’Iphone 6 d’Apple. Mais il n’y a pas que les ouvriers à la chaîne qui sont concernés par ce mouvement: «Il y a déjà des robots autonomes de défense sur la frontière sud-coréenne par exemple, tout comme l’Associated press américaine recourt à des algorithmes depuis juillet pour rédiger des articles simples, en neuf secondes.»
Chez Axa France (23 000 collaborateurs), la mue est bien engagée: «Nous sommes un grand acteur de l’assurance qui fonctionne sur des cycles business très longs et confronté à la montée en puissance de nouveaux usages: les façons dont les clients consomment de l’assurance changent du tout au tout, dit Diane Rivière, digital leading business groups (responsable transformation digitale au sein de la DRH). Demain nous n’assurerons plus une voiture mais un conducteur dans tous ses types de déplacements, y compris quand il utilisera une autolib’. Nous essayons d’anticiper ces mouvements pour les gérer de la meilleure façon possible, d’un point de vue social, afin d’embarquer tout le monde.»
Pour inventer des services différenciant, la compagnie d’assurance fait évoluer tous ses services: «Cela va bien au-delà des équipes marketing et touche également le service client, l’informatique, les fonctions supports… il faut faire évoluer nos compétences, poursuit Diane Rivière. Nous avons ainsi créé un data innovation lab à Suresnes (92), par ailleurs les dirigeants ont participé à des learning-expeditions, et nous avons mis en place du reverse mentoring, et lancé un serious game.»
En termes de métiers, aussi il y a de nombreux changements: «Nous avons un enjeu RH: identifier si le métier change réellement. Parfois certaines activités sont ajoutées, tandis que d’autres disparaissent. Il faut aller regarder spécifiquement à la maille de la compétence pour voir comment les métiers évoluent. Par exemple, on a besoin d’accueillir des data scientist, mais qu’est-ce que l’on fait de nos actuaires, qui sont aussi spécialisés dans l’analyse des données? Pourquoi ne pas les faire travailler ensemble, introduire des méthodologies big-data dans l’actuariat?»
Chez Cap Gemini aussi, cette révolution génère des secousses: «Nous avons 22 000 collaborateurs en France et nous devons recruter de 2 500 à 4 000 ingénieurs par an (70% de jeunes diplômés), et également anticiper les technologies sur lesquelles on va les positionner, dit Jacques Adoue, DRH de Cap Gemini (140 000 salariés). Nous avons créé en interne des académies du digital: les salariés sont formés pendant un mois. Quand il s’agit de jeunes diplômés en sciences (maths…), cela peut durer jusqu’à quatre mois».
Même préoccupation pour le digital chez Keolis, l’opérateur de transport public (5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 55 000 salariés dans 15 pays): «Nos chauffeurs de bus ont moins d’informations sur les incidents (travaux, retards) que les voyageurs, nous réfléchissions à les équiper d’un smartphone ou d’une tablette, pour qu’ils aient accès à ces informations en temps réel, explique Olga Damiron, la DRH. Pourquoi ne pas équiper nos contrôleurs et conducteurs de bracelets connectés, sur lesquels ils pourraient appuyer pour prévenir le siège, en cas d’agression ou d’incivilités…»
Chez Axa, la révolution doit aussi être culturelle: «Nous travaillons beaucoup autour de la question de la confiance, en effet, pour innover, il faut se permettre une prise de risques, or ce n’est pas simple et cela ne va pas de soi dans l’assurance, confie Diane Rivière. Nous allons être plus transparents dans la façon dont on livre les informations dans l’entreprise ou encore la manière dont on se donne des feedbacks les uns aux autres.»
Redonner confiance pour vaincre les résistances au changement: «En gros le basculement vers le digital se passe très bien avec les seniors et les jeunes, résume Nils Aziosmanoff, mais ça bloque avec ceux qui sont entre les deux et qui sont bien souvent les managers opérationnels.»

Avis d’expert: Michaël Tartar, consultant en digital, ex Bearing point, coauteur deTransformation digitale (Pearson, 2014)

«Il y a des groupes français qui ont fait des gros efforts en matière de transformation digitale, et l’on commence à en voir les résultats aujourd’hui. Mais pour cela elles ont commencé il y a trois ans. Comme Renault sur le plan du marketing digital. Ou encore l’Oréal qui vient d’intégrer Lubomira Rochet (ex Valtech). La grande majorité des entreprises ne sont pas très en avance, et c’est ce que confirment toutes les études (Mc Kinsey, Roland Berger, Econocom). Si certaines sociétés ont fait le choix de recruter un directeur du digital (chief digital officer), cette fonction n’a pas vocation à être pérenne et paradoxalement il faut aussi préparer sa sortie. Récemment un groupe qui fait 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, a nommé comme chief digital officer, une personne issue du marketing. Au bout d’un mois, l’entreprise s’est rendue compte qu’il ne maîtrisait pas tout un pan de son métier et devait s’appuyer sur des cabinets et agences extérieurs.»

Les techniques pour booster votre mémoire

Femme bureau livre tete en l'air

Voici quelques astuces qui vous permettront d’améliorer votre mémoire :

  • Faites-la fonctionner le plus souvent possible.
  • Mémorisez dans la variété. Sachez mémoriser aussi bien les noms propres, les mots de vocabulaire, les poèmes, les chiffres, les formules, les recettes de cuisine…
  • Mémorisez les principaux numéros de téléphone sans pour autant mémoriser les numéros que vous utilisez rarement. Si vous savez le numéro de vos parents, de vos amis, de vos proches, de vos principaux médecins, vous serez contents de les avoir mémorisés le jour où vous perdrez votre téléphone ou votre répertoire.
  • Pensez que des populations comme la Chine savent leur numéro de carte d’identité par cœur. Si vous voyagez souvent, pensez au temps gagné en mémorisant votre numéro de passeport. Idem pour le numéro de sécurité sociale.
  • Répétez les choses importantes le soir avant de vous endormir : le sommeil permet l’ancrage de l’information de façon certaine.
  • Lorsque vous lisez un article intéressant ou un livre, faites-en un plan avec les principales parties et sous parties.
  • Dites à voix haute, plusieurs fois, quelque chose que vous devez retenir.
  • Ayez une bonne hygiène de vie.
  • Faites au minimum, 30 minutes de marche rapide tous les jours pour oxygéner votre cerveau.
  • Utilisez les compléments alimentaires lorsque votre alimentation ne suffit pas à vous donner un « coup de fouet » !
  • Apprenez à gérer votre stress : un surmenage intellectuel, le stress, l’anxiété sont autant d’ennemis de votre capacité de mémorisation.
  • Soyez attentif : ressentez les choses avec vos cinq sens. Faites attention aux couleurs, aux odeurs, aux sons. Cela permet d’ancrer les souvenirs.
  • Prendre plaisir à ce que l’on fait aide à mémoriser. Si un cours ne vous plait pas, vous aurez plus de mal à le mémoriser tandis que quelque chose que l’on apprécie se retient plus facilement.
  • Servez-vous de moyens mnémotechniques pour vous souvenir.
  • Utilisez les basiques enseignés en PNL : êtes-vous visuel ? auditif ? Servez-vous de votre domaine de prédilection pour retenir.
  • Amusez-vous à apprendre. En effet, développer sa mémoire peut se faire en s’amusant ! Il existe un large éventail d’exercices ludiques parmi lesquels vous trouverez certainement celui qui est fait pour vous !
  • Développez votre concentration : pour y parvenir, il existe des exercices intéressants en yoga ou en méditation. La concentration et l’attention, sont les fondamentaux d’une bonne capacité de mémorisation.
  • Du conseil précédent découle celui-ci : évitez de vous laisser distraire. Souvent notre esprit a tendance à papillonner et pense à dix mille choses qu’il ne fera jamais sans s’occuper de ce qu’il est en train de faire dans l’instant : d’où des pertes d’objets, des pertes d’idées, des pertes de temps. Pour pallier cette tendance à la distraction, essayez-vous aux techniques de méditation qui sont parfaites pour apprendre à se recentrer.

Et pour aller encore plus loin

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Maîtriser sa prise de parole en public

Quelques précieux conseils faciles à appliquer dès vos prochaines prises de parole en public pour gagner en efficacité et en aisance

*** Clef N°1 : Dominer la peur de l’inconnu ***

Vous ne connaissez peut-être pas votre public mais vous connaissez votre contenu.
Vous devez savoir mieux que personne de quoi vous parlez !
Si vous ne connaissez pas bien votre sujet, vous ressentirez un malaise et vous aurez l’impression que vos auditeurs le perçoivent, ce qui ne fera qu’accroître votre stress.

Au contraire, si vous êtes bien dans votre sujet, vous serez appuyé sur du roc.

Cela ne veut pas dire que vous seul détenez la vérité absolue sur tout, mais si votre contenu de présentation est bien clair dans votre tête et que vous en êtes convaincu, personne ne peut vous empêcher de le présenter.

Une fois que vous “savez”, faites confiance à votre savoir.

La seule chose qu’il vous reste à travailler, c’est la technique, la forme…Et cela s’apprend grâce à des techniques simples qui vous permettront de vous exprimer avec aisance, sincérité et simplicité.

Vous savez, à de rares exceptions, cela fait des lustres qu’on ne parle plus en public en prenant une voix de stentor ou un ton grandiloquent.
Votre voix est la plus belle, si vous êtes sincère.

*** Clef n°2 : Eradiquer la peur d’être ridicule ***

Après la peur de l’inconnu, c’est la peur d’être ridicule, de ne pas y arriver, de tout oublier et donc de laisser une mauvaise image qui nous tétanise le plus.

« Est-ce que je vais y arriver ? Vais-je me tromper ? Est ce que je vais bien lire les textes ? ».
Grâce aux techniques vocales que vous allez apprendre vous aurez cette assurance d’y arriver sans crainte du ridicule.
Ensuite, si vous parlez avec sincérité et que vous croyez en ce que vous dites, votre message sera reçu 5 sur 5.
Considérez votre public comme votre ami.

Dites-vous que les personnes qui vous écoutent sont heureuses de vous entendre. Croyez-le.
Dialoguez avec votre public.
N’apprenez pas par coeur, transmettez plutôt votre passion, vos sentiments.
Ne perdez pas de vue votre objectif : vous voulez vendre, présenter, expliquer, raconter ?

C’est bien cela ?

Alors, soyez sûr de votre succès. C’est vrai, ça fait un peu méthode Coué mais vous vous mettez ainsi, et à coup sûr, dans la meilleure attitude pour transmettre votre passion et votre intérêt pour un sujet.

*** Clef n°3 : Ne réfléchissez pas, amusez-vous, prenez du plaisir et faites-vous confiance ***

Oui je sais cela a l’air facile comme ça, mais… C’EST FACILE COMME ÇA !

Rassurez-vous, cela s’apprend. Pour moi, faire des voix et parler en public, c’est mon truc. Mais si je n’avais pas travaillé avant, comme vous, j’aurais sans doute peur à chaque fois.

Quelque soit la raison pour laquelle vous devez vous exprimer en public c’est d’abord parce que vous avez quelque chose à dire et à transmettre.

Vous ne devez pas avoir peur de ce que vous connaissez déjà.

C’est VOUS. C’est VOTRE MÉTIER. C’est VOTRE PASSION.

La seule vraie inconnue, c’est votre public.
Pourtant, si vous y pensez, vous savez si ce sont des jeunes, des patrons, des jurés, des profs. Vous connaissez leur profil !
Inutile d’avoir peur dans ce cas, ils ne sont pas si inconnus finalement !

Et pour les toucher, les convaincre, faire passer votre idée, vous devez lever les yeux, et regardez les personnes à qui vous parlez…

*** Clef n°4 : Adressez-vous à votre public ***

Ne restez pas dans votre texte, tourné vers vous-même.

Parlez à votre public comme si vous parliez à une personne unique, tout naturellement ou avec enthousiasme, conviction et sans oublier le sourire qui est la base de toute communication orale.

Plus facile à dire qu’à faire (surtout quand on a le coeur alpitant à 100 à l’heure) ?

Laissez-moi vous le dire, il n’existe pas d’orateur né !
Parler en public ça s’apprend.
C’est l’entraînement qui vous rendra confiant, et la respiration…

*** Clef n°5 : Respirez, Méditez, Relaxez-vous ***

Prenez 5 mn, 2 ou 3 fois par jour pour inspirer 10 fois par le nez uniquement en gonflant le ventre et expirer lentement.

Cet exercice simple vous apportera beaucoup.

Vous calmerez aisément le feu qui monte dans vos poumons, et vous serez zen… Vous aurez l’esprit calme pour vous concentrer sur votre contenu et votre discours.
Vous verrez, une fois que vous maîtriserez la forme, vous prendrez beaucoup de plaisir à raconter, à parler.
Je connais plusieurs personnes pour qui apprendre à respirer a été une révélation.

*** Quelques astuces complémentaires… ***

En complément des techniques de travail de la voix, voici des conseils supplémentaires de ConseilsMarketing.fr pour parler en public avec plus d’aisance et d’efficacité :

– Apprenez à respirer “par le ventre” pour économiser votre souffle. Pour cela posez votre main sur votre ventre et imaginez que c’est votre poumon, et entrainez vous à parler sans être sous apnée. Apprenez aussi à chauffez vos cordes vocales avant votre prise de parole, pour cela dites tout simplement “blablablala…” pendant 1 à 2 minutes avant de parler. Prévoyez également un verre d’eau près de vous pour fluidifier votre voix.

– Visualisez la scène à l’avance (le public, ce que vous allez dire, vos premières paroles, vos transitions…), et positivez ce qui vous permettra de partir confiant. Si vous avez les grandes lignes en tête, vous allez tout de suite avoir plus de confiance en vous.

– Faites des silences pour donner au public le temps de comprendre ce que vous venez de dire. Un truc qui fonctionne bien, c’est de vous arrêter de parler entre deux parties ou juste après une idée majeure, puis de prendre le temps de vous servir un verre d’eau, de boire 1 gorgée… puis de reprendre votre présentation.


– Ne parlez pas lorsque c’est le brouhaha,
attendez toujours le calme ou le silence pour parler. Pour cela il suffit de rester debout et d’attendre, eventuellement en fixant du regard les personnes qui font du chahut. Si vous êtes intimidé ou stressé, n’hésitez pas à le dire à votre audience (“Bonjour à tous, Je suis un peu stressé de parler devant vous car…”), cela vous fera du bien et vous verrez que les visages se détendront. Si vous êtes encore stressé, faites exprès de faire une erreur, par exemple passer un slide trop vite, laisser tomber vos notes, donner la réponse en même temps que la question… vous allez détendre votre auditoire, vous attirer sa sympathie… tout en sachant que c’est VOUS qui avez la maîtrise sur la communication (nb: faites bien attention à ce que cela ne se voit pas, sinon vous risquez de perdre votre crédibilité !).

– Tenez-vous pour donner plus de force à votre voix (évitez d’être assis, d’être appuyé derrière un pupitre…) et pensez à votre communication non verbale (geste, sourire, position…) en occupant tout l’espace disponible sur la scène.

– Tenez dans votre main un stylo, ou une fiche cartonnée (un papier A4 plié en 4), mais surtout pas vos feuilles A4 roulées. Idéalement vous devez utiliser une zapette passe slide pour avoir un objet utile dans la main et surtout ne pas avoir à aller ers votre un PC pour passer les slides de votre présentation. Une zapette passe slide coûte 32 € sur Amazon http://amzn.to/fUuDvC , et cela les vaut très largement…

– Concentrez vos efforts sur 1 ou 2 messages forts pour votre présentation, en martelant ces informations sous plusieurs formes (questions, affirmations, anecdotes, exemples, images, graphiques…). Une présentation avec plus de 2 messages à toutes les chances d’être mal comprise.

– Ne paniquez pas si un problème technique survient (le vidéo projecteur qui lâche…) et ne vous excusez pas si un problème survient pas que personne ne le remarque (des anciens slides, des fautes d’orthographe…). Vous devez continuer tranquillement et improviser. Rappelez vous que vous n’avez que 1 ou 2 messages à faire passer, donc concentrez vous sur ces 2 messages et présentez ce dont vous vous souvenez uniquement quitte à finir plus tôt.

– Pensez aux personnes en face de vous comme à des amis, et surtout pas comme des juges ou des personnes qui ne sont pas d’accord avec vous.  Parlez exactement comme si vous deviez donner des conseils à un ami que vous n’avez pas vu depuis longtemps, cela vous sera plus facile de parler et eux aussi sentiront ce ton amical.

– Rappelez vous les fondamentaux de Powerpoint : 1 idée par slide, ne pas utiliser des listes pour passer plusieurs idées, ne pas recopier son discours sur ses slides (les spectateurs peuvent soit écouter, soit lire mais pas les deux), éliminez un maximum de texte dans vos slides pour vous concentrer sur l’essentiel et enfin utilisez des images en full size et plein écran.

En conclusion…

Gardez bien en mémoire ces 5 clefs :

– Si vous connaissez votre sujet, rien de désagréable ne pourra vous arriver.

– Soyez sincère, croyez en ce que vous dîtes et vous serez écouté.

– Ne réfléchissez pas, soyez pleinement dans l’instant présent.

– Adressez-vous à votre public sans jamais l’oublier.

– Relaxez-vous.

C’est la répétition des techniques de base qui vous permettra d’oublier la peur de mal faire !

La forme s’apprend. Même les plus grands orateurs ont appris des techniques pour arriver à capter l’attention…Ces techniques vous les connaîtrez bientôt…

Gardez à l’esprit ces 5 clefs et vous prendrez conscience tout naturellement que vous pouvez parlez devant n’importe quel public.

Conclusion
Vous maîtrisez votre contenu, ne gâchez pas votre prestation en négligeant la forme de votre discours. Donnez du pouvoir à votre voix et de nombreuses portes s’ouvriront à vous.

Et si vous voulez aller encore plus loin :

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Cinq principes pour mieux gérer son temps

Maîtrisez votre temps ,contrôler son temps, c’est savoir prévoir et planifier.

Mais pas seulement, car les « voleurs de temps » sont partout en entreprise.

Agir dans l’urgence, rendre un dossier au dernier moment, répondre à toutes les sollicitations… Après une journée bien remplie, un sentiment de puissance envahit les quelques-uns qui ont réussi à s’en sortir. Pourtant, bien gérer son temps, c’est refuser d’entrer dans ce cercle vicieux. La gestion du temps demande de prendre du recul et, paradoxalement, de savoir être lent.

Prévoir, hiérarchiser et planifier

C’est une règle de base : chaque semaine, une liste de ce qui est à faire, la fameuse « to do list », doit être établie. Ensuite, ces tâches doivent être triées selon la matrice d’Eisenhower : ce qui est important et urgent, urgent et non important, non urgent et important, non urgent et non important. Cette dernière catégorie de tâches doit être déléguée. « Pour déterminer l’importance et l’urgence d’un élément, explique Patrice Joulia, il faut toujours le relier à sa fonction, au périmètre de son poste et à ses obligations. » Au final, l’agenda doit refléter ces priorités, « ainsi que deux grands principes, poursuit Patrice Joulia, qui sont commencer par faire ce qu’on apprécie le moins et regrouper les activités ». En clair, ouvrir tous les jours pendant une heure un dossier prend plus de temps que de travailler sur ce même dossier d’une seule traite. « Il faut également se garder une marge, précise Jean-Louis Muller, et toujours prévoir environ 30 % d’imprévu dans une semaine. »

Chasser les « voleurs de temps »

Les « parasites du temps » viennent aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur de l’entreprise. Pour être maître du temps, mieux vaut donc trier, voire éviter, ces parasites. « Ce qui dérange le plus, explique Patrice Joulia, c’est la visite d’un collaborateur qui vient avec un nouveau problème, et donc des tâches supplémentaires. » Pour éviter cet écueil, mettez en place des horaires de visite et communiquez-les à vos collaborateurs, tout en restant accessible en cas d’urgence. Bref, le manager ne doit pas avoir peur de s’isoler pour traiter les dossiers délicats. Autre grand voleur de temps : le téléphone. « Le téléphone portable doit être considéré comme une boîte vocale, et rien de plus, estime Jean-Louis Muller. Pour filtrer les appels du fixe, comptez sur votre assistante, ou sur un collègue si c’est temporaire. »

Bien gérer ses e-mails

Rien de pire que la messagerie pour s’installer dans une situation de passivité. Répondre aux e-mails au fil de leur arrivée peut donner l’impression de travailler et d’être très disponible. Mais, in fine, cette stratégie s’avère être une perte de temps qui, en outre, limite le recul et la réflexion. Jean-Louis Muller pratique une méthode bien précise pour limiter ce phénomène : « J’utilise des couleurs qui me permettent de distinguer les messages en interne qui me sont adressés à moi seulement, les messages où plusieurs personnes sont en copie et enfin les e-mails de clients que je connais. Je gère en priorité ces derniers, puis les e-mails internes qui me sont destinés. Si j’ai le temps, je consulte les copies. De plus, j’ouvre ma messagerie uniquement le matin en arrivant au bureau, après le déjeuner et le soir. Le reste du temps, elle est fermée. Enfin, je réponds toujours en mode déconnecté. Cela m’évite de répondre du tac au tac, ou d’envoyer plusieurs mails au lieu d’un. »

Etre un « stratège du temps »

N’allez pas croire que le temps est uniforme. Pour Jean-Louis Muller, le temps se décompose en « calories » : la charge physique, la charge mentale, le stress, le risque relationnel, la capitalisation des expériences, l’efficience probable et le plaisir. « Pour bien gérer son temps, il faut chercher à réduire au maximum les quatre premiers ingrédients et à maximiser les derniers », explique-t-il. Ces variables dépendent des individus et du moment. Certaines personnes sont, par exemple, plus en forme le soir et profitent du calme pour avancer sur des dossiers délicats. Etre un bon stratège, c’est savoir trouver le moment opportun, c’est-à-dire le bon moment pour soi, mais aussi pour les autres.

Prendre du recul

Patrice Joulia compare le manager à un pompier contraint d’éteindre les feux qui se présentent. « Tout le monde a l’impression d’être complètement aspiré par des tâches, sans avoir de temps pour la réflexion », estime-t-il. Pour résister à l’urgence, il faut donc cultiver le recul. « Les managers doivent se mettre en situation de lenteur interne, préconise Jean-Louis Muller, en régulant notamment leur respiration ou encore le débit de leur voix. » Paradoxalement, il faut donc être lent pour bien gérer le temps, mais aussi savoir prendre de la distance. Entre deux activités à haute intensité, dix minutes de « sas » s’imposent pour envisager la suite. « Lorsqu’on doit prendre une décision importante, poursuit Jean-Louis Muller, il ne faut pas agir à chaud mais prendre connaissance de tous les éléments avant le soir et attendre le lendemain. »

La révolution du digital

Le digital ne représente-t-il qu’une évolution ou quelque-chose de beaucoup plus radical pour l’entreprise ? Perçu par celle-ci comme un changement brusque et violent, il ne peut en tout cas se vivre de manière molle et assistée. Plutôt que de s’adapter bon gré mal gré à la révolution digitale, voici quelques pistes pour l’enclencher et la canaliser dans l’entreprise.

Accepter la prise de risque

Il est indispensable dans un premier temps d’accepter la transformation, notamment celle de notre modèle hiérarchique traditionnel. La classe dirigeante actuelle éprouve une difficulté certaine à le faire, ce qui explique sans doute ses réticences à vraiment la porter et à la mettre en œuvre au sein des organisations. Accepter la fin des pyramides, cela ne revient-il pas à se faire hara-kiri ?

Pourtant, la virtualisation des relations managériales, la transversalité de la communication et la diffusion des pratiques modernes de communication entraînent l’émergence « d’autorités sans pouvoir et de pouvoirs sans autorité ». Si ces phénomènes ne sont pas encadrés et accompagnés, ils remettent en cause lentement mais profondément nos systèmes hiérarchiques classiques.

L’information ne circule plus de la même façon qu’il y a 10 ans : finie, la belle cascade du haut vers le bas par grands silos de direction (DRH, DSI, DAF, Marketing, etc.), des dirigeants vers les cadres supérieurs, puis de ces derniers vers les cadres et enfin vers les employés ! L’information se diffuse désormais de manière tridimensionnelle et erratique, via les nœuds de connexion entre les différents collaborateurs.

Le rôle du manager glisse ainsi d’une gestion traditionnelle en râteau à la coordination d’une communauté où les compétences s’entrelacent au gré des objectifs de l’entreprise. Le vieil organigramme s’efface devant le sociogramme.

La révolution digitale requiert donc une prise de conscience

Si elle veut survivre, l’entreprise doit combler l’écart entre ses pratiques et celles numériques de la société. Le digital est partout dans nos activités personnelles, l’est-il autant dans notre univers professionnel ?

La frontière d’antan « vie pro/vie perso » se lézarde. Le développement de l’usage des réseaux sociaux et des technologies mobiles entraîne une porosité croissante entre sphère professionnelle et sphère privée, qui interroge directement les décideurs et plus particulièrement les DRH. Comment renforcer l’attractivité de l’entreprise et améliorer la performance de mon activité de recrutement ? Comment favoriser la cooptation ? Comment faire des collaborateurs les meilleurs ambassadeurs de la marque employeur ? Comment les inciter à prendre la parole librement, spontanément, tout en encadrant cette communication RH extérieure à l’entreprise ?

Nous assistons à une réinvention complète de l’organisation de l’entreprise et de son écosystème. Ces mutations ne se limitent pas à une simple utilisation de nouveaux gadgets Internet et à une couche de peinture numérique pour digitaliser certaines pratiques RH.

Pour la fonction RH, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, celui des évolutions légales à mettre en œuvre ou de la pseudo-technicité des réseaux sociaux. Il est inutile de connaître tous les codes linguistiques de Twitter et de Facebook pour être diffuseur de « Social Change » dans l’entreprise, promoteur de l’évolution numérique, coach digital des managers. Le digital est l’opportunité, pour la fonction RH, de réaffirmer son positionnement et sa contribution stratégiques.

Car le digital ne redéfinit pas la finalité de la fonction RH. Il fournit un cadre structurel au passage de la Ressource à la Relation humaine. Ce n’est qu’en utilisant au mieux ce cadre que le DRH sera le porteur de la sociabilité comme bien collectif et enjeu de cohésion.

À la prise de conscience d’un état d’urgence doit donc succéder la prise de risque.

Il faut rompre avec les postures prudentielles et rechercher un détonateur, une impulsion, pour que la révolution s’opère dans l’entreprise. Passer du rôle de gardien du temple contrôleur a posteriori des processus administratifs à celui de gardien de phare innovant, diffuseur de sens, dynamiseur de confiance.

Le digital n’est pas l’écume des choses. C’est un tsunami dont la vague ne se retire pas. Il virtualise les postes de travail dont l’ATAWAD[1] est le parfait acronyme. Il bouleverse en profondeur les modes de collaboration, change fondamentalement le rapport de l’humain, client ou salarié, aux technologies modernes.

Pour se transformer, il faut donc se former soi-même puis former les managers à ces technologies, à leurs impacts et aux changements culturels qu’ils imposent.

La révolution digitale requiert la mise en perspective du manager vers le 2.0, mais aussi le renforcement des moments vrais de convivialité. Le numérique engendre des besoins de proximité, de prise de recul et de déconnexion, des contacts IRL[2] auxquels il faut savoir répondre.

Pour peu que l’action prenne le pas sur les craintes, l’entreprise digitale peut demain se révéler ouverte, collaborative et humaine. Vaste programme, mais belle opportunité pour les DRH.

[1] Any Where, Any Time, Any Device

[2] In Real Life : « dans la vraie vie »

L’impératif du bonheur

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Le bonheur est au-devant de la scène managériale. C’est la quête légitime voire impérative de chacun ; ce serait le devoir des pays et des institutions de l’installer et le rendre possible. La question du bonheur semblait, depuis les Grecs (on parlait alors plutôt de bonne vie), plutôt intime et personnelle : il relevait d’une recherche personnelle prenant en compte les différentes facettes de l’existence, affective, professionnelle, sociale et spirituelle. Mais le bonheur devient public : c’est le sens d’une politique, ce serait même un impératif pour la gestion des ressources humaines et le management.

La question du bonheur a taraudé des générations de candidats au baccalauréat en pleine épreuve de philosophie. S’agit-il de bonne vie, de bien-être ou de satisfaction ? Est-ce que tous ces termes sont synonymes ? Les candidats philosophes continueront longtemps de plancher sur la question… L’intérêt des entreprises pour le bonheur peut au moins être relié à trois considérations. Premièrement le bonheur, abordé comme une préoccupation personnelle, rend compte du souci du développement, de la santé, des conditions de vie de la personne considérée dans notre civilisation comme l’unité de base de l’humanité. Le bonheur est la perspective obligatoire dans une société individualiste où chacun vit pour lui-même, voire une société « singulariste » où chacun attend du reste de la société qu’elle lui procure les conditions de sa satisfaction.

Deuxièmement, la recherche du bonheur s’inscrit dans la tradition des idéologies implicites des spécialistes des ressources humaines selon lesquels le bonheur, le bien-être ou la satisfaction généreraient de la performance. L’amélioration des conditions de travail dans les années 80, la qualité de la vie au travail dans les années 90, le souci de l’harmonie entre vie personnelle ou professionnelle dans les années 2000 et le bien-être des années 2010 reproduisent le même mode de pensée selon lequel la bonne vie des personnes produit inexorablement la performance des entreprises. Les chercheurs s’évertuent encore à pouvoir le démontrer et si les exemples d’une telle béatitude sont nombreux, les contre-exemples le sont tout autant.

Troisièmement, le monde des ressources humaines sacrifie régulièrement aux modes et aux intérêts subits et viraux pour certains sujets. Certes pertinents, ces sujets sont souvent l’arbre qui cache la forêt et l’unique préoccupation pour les professionnels et chercheurs. Spécialistes, congrès, colloques et publications éclosent alors comme champignons après une pluie automnale. Cela a été le cas pour les questions de harcèlement, stress et autres risques psychosociaux : ce phénomène est devenu le marteau grâce auquel, tout question RH devenait un clou, la référence absolue, l’unique moyen d’aborder la question du travail et de sa gestion. Comme ces phénomènes d’emballement sont pendulaires, il n’est pas impossible que le nouvel impératif du bonheur en soit le contre-coup, à la fois la réaction des professionnels des RH qui combattent une vision 3S du travail[1] et un réflexe épistémologique de ceux qui comprennent que l’émotion a peut-être un temps empêché leur raison.

Ainsi, la prudence – qui était nécessaire pour ne pas céder à la vague mortifère d’un travail forcément maléfique – est à nouveau convoquée face à l’impératif béat du bonheur. Avec tous les bacheliers on continuera encore longtemps de s’interroger sur le sens du bonheur. Un très intéressant ouvrage sur l’économie du bonheur[2] le confirme en montrant la diversité des approches dans les multiples recherches effectuées sur la question. Est-ce un état, corrélé à certaines caractéristiques de la société comme un niveau de vie, de richesse, d’éducation ou de santé ; est-il absolu ou relatif à un environnement et à la situation de ses voisins ; est-ce seulement un ressenti, comme le froid ou le potentiel d’évolution de la conjoncture ? Il semble[3] qu’on l’associe souvent au confort, à la satisfaction des besoins, à l’absence de souffrance mais n’est-il que cela ? Le fonctionnement de la société de consommation montre que l’obtention d’un objet ne fait qu’ouvrir la porte au désir du suivant. Dans une recherche présentée dans l’ouvrage ci-dessus, on s’est aperçu que les personnes étaient prêtes à payer plus pour éviter des moments désagréables que pour revivre des moments agréables…

Par ailleurs, l’attention portée au bonheur n’est pas totalement gratuite. Si l’on ne peut qu’espérer le bonheur pour tous, comme nous l’avons si souvent « texté » et « tweeté » en ce début d’année, ce souci n’est pas gratuit. Il serait aussi la cause attendue de la performance. En termes de valeurs, je me retrouve bien dans cette idée ; en un mot j’aimerais que chacun trouve du bonheur dans son travail et que la performance en découle dans un cercle vertueux où le bonheur crée du profit qui permet de renforcer les causes du bonheur (même si on ne sait pas comment entamer ce processus de la poule et de l’œuf). La réalité ne ressemble pas toujours à cette belle histoire. Sans même rappeler le cantonnier de Fernand Reynaud (pour les lecteurs les plus anciens), il était vraiment HEUREUX (il le rappelait régulièrement) mais pas plus performant pour autant… Les lecteurs connaissent sans doute de très nombreux collègues heureux mais pas très performants.

Enfin, si le bonheur est un impératif, il a tôt fait de devenir un droit. Evidemment, c’est au roi de travailler au bonheur de ses sujets, c’est une mission première d’un bon gouvernement : certains ne proposent-ils pas de transformer le produit intérieur brut en un bonheur intérieur brut mais celui-ci ne serait-il que l’accumulation des bonheurs individuels de ses citoyens ? En va-t-il de même pour les institutions et les entreprises ? Est-ce que le bonheur de leurs parties prenantes fait partie de leur responsabilité sociale ? On peut comprendre que ce soit le souci de leurs dirigeants, actionnaires ou salariés dans le cadre de l’éthique de leur mission mais est-ce un devoir de l’institution ? Et d’ailleurs quel bonheur, celui de l’instant ou celui du futur ?

Au-delà de ces aspects philosophiques, les auteurs du livre cité plus haut s’interrogent sur tous les aspects contre-intuitifs liés au bonheur ou à ces émotions positives que l’on devrait laisser nous envahir dans le cadre d’une vision idéale de l’existence. Ils nous appellent à regarder les questions humaines avec un peu de réalisme et de bon sens. Ils soulignent que les gens heureux ne sont pas forcément les plus efficaces. Dans un ouvrage déjà ancien, Danny Miller[4] montrait que les entreprises performantes ont toujours tendance à reproduire la formule qui leur a apporté le succès et elles se tuent à la répéter tout comme Icare, heureux de ses ailes se rapproche du soleil qui en fait fondre la cire, précipitant ainsi sa chute. C’est la raison pour laquelle il faut changer les équipes qui gagnent[5] : le confort de la réussite dans lequel elles se sont installées ne les prédispose pas à être attentives à l’environnement et à la remise en cause de leurs modes de fonctionnement.

D’après les auteurs de l’ouvrage cité, les gens heureux ont tendance à être plus crédules, à considérer que leur état de satisfaction sera forcément durable. Ainsi le bonheur ne pousse pas à changer ni à être très accrocheur et persuasif. Mieux encore, il est clair que le bonheur du moment est souvent la source de malheurs futurs : c’est le cas quand on fume une cigarette ou quand on jouit du beau temps plutôt que de préparer du bois pour l’hiver…

Ainsi, on pourrait même dire que les émotions négatives, les insatisfactions, voire le malheur ont aussi leurs effets positifs. Les sportifs et les artistes le savent avec leurs longues et difficiles séances d’entrainement et de répétition. Les insatisfactions constituent souvent un moteur pour l’action et la performance. C’est souvent une bénédiction pour une entreprise d’accueillir un dirigeant qui vient de subir un échec chez un concurrent (dans une guerre de succession par exemple) : son insatisfaction, sa rancune et son souci de revanche sont le meilleur gage de sa motivation future. Les auteurs soulignent que l’on confond souvent les émotions négatives avec leurs excès : une certaine culpabilité peut rendre plus attentif aux autres même si la honte risque d’inhiber ; il existe de saines colères même si la rage est destructrice ; l’angoisse et le trac sont un facteur de succès alors que la panique coupe tous les moyens. Une petite dose de narcissisme, voire de machiavélisme aide aussi à vivre de manière plus réaliste dans notre contexte social.

Si les RH et le management sont les fonctions les plus directement en contact avec les questions humaines, elles doivent maintenir une grande prudence vis-à-vis de l’impératif du bonheur autant qu’elles auraient dû le faire vis-à-vis des maléfices du travail.  Le bonheur est une question trop sérieuse et importante pour être confiée aux autres et en particulier aux entreprises et à leurs politiques. Pour aborder cette question difficile, il est nécessaire d’avoir une finesse anthropologique dont les théories du management ne font pas souvent preuve.

Un peu de finesse conduit à éviter la naïveté vis-à-vis d’un état de bonheur : la vie, ce sont des moments différents plus qu’un état, avec des hauts et des bas, des bonheurs et des malheurs, des émotions négatives et positives. Ainsi le problème n’est pas d’imaginer un état de bonheur avec une satisfaction ressentie uniformément élevée ; il est plutôt, pour chacun, de savoir prendre en compte ses émotions négatives, accepter les désagréments, savoir les utiliser ou les dépasser comme nous l’ont enseigné les théories de la résilience. Le bonheur n’est pas un état mais une capacité à vivre avec la diversité des situations et des émotions qui constituent l’existence. Cette évidence anthropologique a de nombreuses conséquences pour les pratiques RH. Cela devrait les inviter à ne pas entretenir de faux espoirs sur un bonheur impossible mais de permettre aux personnes d’accroître leur capacité à assumer la réalité de leur travail et de leur existence. Plus encore, et comme le conseillait déjà Peter Drucker, les entreprises devraient surtout faire leur devoir plutôt que de s’occuper du bonheur des gens, elles devraient développer les personnes plutôt que de les satisfaire, elles devraient leur donner l’occasion de développer leurs projets plutôt que de seulement satisfaire leurs besoins.


Qu’est-ce qu’un visionnaire ?

Il est souvent demandé à un dirigeant de haut niveau de faire preuve de « vision », de telle sorte que les décisions prises le soient en fonction de ce qui va arriver, dans une anticipation de ce qui apparaît toujours imprévisible à la majorité des gens, et non de ce qui est seulement avéré aujourd’hui. Cette capacité est trop souvent mal comprise, considérée comme reposant sur des éléments irrationnels. Dans cet ordre d’idées, certaines entreprises ont toujours recours, lors des recrutements, à des pratiques douteuses d’astrologie ou autres cartomanciennes. Il va sans dire que cela relève plus du folklore que du professionnalisme.

Être un visionnaire, c’est beaucoup de travail !

En réalité, une vision claire et globale est un talent qui repose, dans notre expérience, sur trois capacités se capitalisant et se fécondant mutuellement :

  • La capacité à maîtriser une « approche système », c’est à dire à discerner et apprécier, dans une unité cohérente, l’ensemble des interactions complexes d’environnements, de stratégies, de projets… etc. La notion de système, en effet, repose sur une intuition que l’on peut énoncer ainsi : il est aussi important, dans l’étude de n’importe quelle réalité, d’identifier l’ensemble, la totalité des éléments et les relations entre ces éléments, que d’analyser indépendamment les propriétés et particularités de chacun d’eux. Une entreprise moderne est un système complexe, ouvert sur de nombreux environnements mouvants et changeants, où se développent de multiples interactions. Cela relève d’un véritable talent, car la diversité des éléments, la variété des relations, agissant et se développant au sein de son activité rendent délicates et parfois difficiles sa connaissance et son contrôle.
  • La capacité à maintenir une ouverture d’esprit et d’initiative. Notre nature a horreur du changement ; tout être humain « fonctionne » à partir d’un système de représentations tissé au fil de son éducation, de sa culture, de sa formation, de son expérience… etc. Mais il a spontanément tendance à s’enfermer dans ce système et à juger toutes choses à travers lui, fermant ainsi son champ de conscience à toute considération qui lui serait étrangère. L’ouverture d’esprit est la capacité à ouvrir et « reconfigurer » son système de représentation et à intégrer de la nouveauté, sous la motion de contradictions factuelles, de conflits de perspectives, d’opportunités ou de risques inattendus, et à transformer cette reconfiguration conceptuelle en reconfiguration opérationnelle.
  • La capacité à imaginer des solutions viables – ou plus exactement « les bonnes solutions » –, qui anticipent les réalités de demain. Cela correspond à ce que l’on appelle, trivialement, le « feeling ». En réalité, le processus en est complexe et repose également sur une véritable maîtrise professionnelle. Il est possible d’en décrire les phases successives :
  1. La première repose sur une gestion des informations et un management performant des connaissances. Le « visionnaire » s’efforce tout simplement de connaître de façon plus précise le monde dans lequel il est et d’en percevoir le détail dans le domaine particulier qui l’intéresse. Cette phase se nourrit d’une curiosité permanente, touchant presque à une insatiabilité chronique.
  2. La seconde est une phase d’incubation, pendant laquelle les fruits clés de la première phase se tournent et se retournent, pour ainsi dire, dans tous les sens. C’est un véritable travail de recherche, qui n’échappe pas, le plus souvent, à un trait d’obsession marqué.
  3. La troisième, l’intuition, est celle qui semble la moins rationnelle ; c’est un moment de lumière dans la pensée, dans lequel le champ des possibles se referme sur une solution très dominante, engendrant presque une certitude exagérée.
  4. La quatrième phase est celle de la vérification. La certitude acquise de tenir la vérité est provisoire et personnelle ; elle doit s’étayer de raisonnements fondés, du bon ordre des éléments en jeux, de la manière la plus rationnelle et la plus systématique. C’est un travail laborieux ; il se peut d’ailleurs que certaines confirmations attendues n’arrivent pas : il convient alors de reprendre les premières phases.
  5. La cinquième enfin est celle des innovations qui permettent de mettre en ordre opérationnel tous les éléments nécessaires à l’orientation future. Il s’agit effectivement d’une « mise en ordre de marche », permettant d’identifier les étapes et les points intermédiaires qui conduiront à la situation future souhaitée.

Une intuition… « encadrée » !

Ainsi l’intuition est-elle « encadrée », en amont en en aval, d’un pur travail rationnel qui la conditionne à quatre vingt quinze pour cent. On est très loin des boules de cristal ou des talents médiumniques. Il est alors en effet possible de dresser un profil, du moins a-minima, pour le recrutement d’un « visionnaire ». Mais il est non moins possible de former ceux qui en ont le potentiel, pour qu’ils progressent en la matière.