Category Archives: Management

Cinq rituels pour démarrer sa journée du bon pied

  • Faire sport, rire coup, faire listes... rituel démarrer journée travail.

Maitriser son emploi du temps, ne pas avoir de compte à rendre, quel bonheur ! Pour autant, les entrepreneurs le savent bien : Chaque matin, il faut se lever avec l’envie de décrocher la lune. Comment démarrer la journée avec la niaque ? Des entrepreneurs révèlent leur petits secrets…

 

Du saut du lit au premier coup de fil, que faites-vous pour vous mettre en train ? Les entrepreneurs ont tous leurs rituels pour se mettre en condition avant d’attaquer leur journée de travail.

#1 Ranger ses affaires, faire place nette

Aux débuts de la vie de son entreprise, on installe souvent son bureau chez soi, entre la bibliothèque et al table du salon. Amélie Baghdiguian, co-fondatrice des éditions La Belle Idée, travaille encore chez elle. Alors, chaque matin, elle s’astreint au rangement : « Comme mon appartement n’est pas grand, il est impératif que tout soit bien ordonné. Je dois avoir l’impression d’être devant un vrai bureau et non pas chez moi. Avant d’allumer l’ordinateur, je fais donc place nette. »

Le conseil
Afin de ne pas mélanger ses papiers personnels avec ceux de son activité, il est bon de faire régulièrement le tri, de jeter à la poubelle les fournitures consommées, tout cela pour maintenir en ordre son bureau au quotidien. Et dans l’idéal, le faire à la fin de chaque journée de travail ! Ce que l’on ne fait jamais.

#2 Faire du sport, bouger son corps

Et si pour tenir le rythme, vous faisiez un peu de sport avant votre journée de travail ? Courir 5 kilomètres, s’octroyer une séance de méditation, nager plusieurs longueurs, jouer avec des ballons de toutes tailles… Réussir des performances sportives permet de renforcer votre détermination de chef d’entreprise.« En tant que coach, je suis indépendante et j’ai les mêmes problématiques que mes clients quant à l’organisation de mes journées », raconte Marie Guyot, qui aide les entrepreneurs à développer leurs activités. « Je suis résolument du matin : en semaine, je me lève à 5 h 30, explique-t-elle. Cela me permet d’être efficace et de dégager du temps pour ma routine quotidienne, dont une marche à pied de 45 mn et quelques exercices de yoga… Ces rituels me rendent de meilleure humeur, m’aident à trouver de nouvelles idées et à mieux traverser les moments difficiles ».

Le conseil
Pratiquez une activité physique pendant au moins 30 minutes pour atteindre un pic d’endorphines 30 minutes plus tard. L’endorphine est une hormone anti-douleur et qui procure une sensation d’euphorie. Lors d’un entrainement sportif, nous secrétons aussi de la dopamine qui augmente la sensation de plaisir et de l’adrénaline pour nous stimuler.

#3 Se détendre au moins 5 minutes

Se faire plaisir avant de travailler, c’est l’une des astuces choisies par Amélie Baghdiguian pour débuter sa journée du bon pied. Car elle le confesse : elle a besoin d’un peu de temps libre avant de parcourir sa boîte e-mail. « Je bois mon café du matin en consultant un site d’actualités divertissantes. Je préfère me détendre 5 minutes avant de me plonger dans ma journée de travail ».

Lorsqu’on est entrepreneur, tout repose sur ses propres épaules. Si vous n’avez pas le temps de faire du sport ou de méditer tous les jours, prendre 5 minutes pour vous divertir avant de travailler permet de préserver votre énergie pour le reste de votre journée.

Le conseil
Riez ! Rire est un excellent déstressant, il réduit la tension artérielle et augmente l’oxygénation. Rien de mieux pour démarrer une journée de travail d’excellente humeur.

#4 Commencer par un dossier difficile

Avaler une grenouille chaque matin, c’est l’un des principaux conseils qu’a retenu Julien Desarnauts, président co-fondateur de Hellocasa, une start-up créée à l’automne 2014, quand il a lu l’ouvrage de Brian Tracy, son auteur fétiche dans le domaine du développement personnel. Tous les jours, il se rend ainsi le plus tôt possible dans les locaux de son entreprise, qui compte aujourd’hui 16 salariés. « C’est basique, mais être matinal est très important », explique-t-il.« Cela me permet d’avoir du temps avant que ça ne tire dans tous les sens et de faire directement les choses ennuyantes pour éviter qu’elles ne me suivent ensuite toute la journée. »

Le conseil
Profitez du début de journée calme pour réfléchir. Notre pic de concentration est atteint le matin… mais ne vous laissez pas distraire. n’ouvrez pas votre boîte e-mail avant !

#5 Établir une to-do list

Entretenir la bonne humeur du matin, c’est aussi et surtout le plaisir de rayer progressivement les tâches accomplies. Julien Desarnauts a beau avoir créé un service web innovant mettant en relation des particuliers avec des entrepreneurs dans le domaine du bricolage, il utilise toujours une liste de priorités. « J’ai testé beaucoup d’outils de gestion du temps, je me suis documenté sur tout ce qui existait et finalement, rien ne vaut la bonne vieille to-do list qu’on amende au fur et à mesure ».

Trello, Todoist à Any.do… Il existe de nombreuses applications informatiques, simples et gratuites, pour vous aider à vous organiser. Mais leurs principes peuvent aussi faire perdre du temps. Comme Julien Desarnauts, Marie Guyot est revenue à un système papier. « J’utilise un Bullet Journal. C’est un cahier dans lequel je reporte mes actions annuelles dans un calendrier mensuel. C’est bien plus pratique et concret qu’un site internet », affirme-t-elle.

Le conseil
Evitez les listes à la Prévert interminables ! L’objectif d’une liste, c’est aussi de formaliser les progrès accomplis et pour cela, il faut se fixer des objectifs atteignables.
XAVIER DIZAMBOURG

 

 

Qu’est-ce que la blockchain?

La blockchain est un outil novateur et révolutionnaire qui, selon de nombreux spécialistes, s’apprête à bouleverser nos vies comme l’ont fait avant elle l’imprimerie et Internet. Elle s’annonce d’emblée comme une promesse, celle de changer en profondeur l’organisation des transactions, et séduit gouvernements, grandes entreprises, fonds d’investissements et entrepreneurs. Mais qu’est-ce que la «blockchain» ? Revenons à ses origines pour mieux cerner le mode de fonctionnement de cette nouvelle technologie et ses applications.

Aux origines de la blockchain

Au commencement était la monnaie. De la monnaie primitive à la monnaie fiduciaire et scripturale, les instruments de transaction financière reposent sur la confiance, celle que lui accordent ses utilisateurs en tant qu’unité de compte, moyen d’échange et réserve de valeur. Cette confiance s’appuie sur un principe de garantie incarné par une institution centralisée (Etats, banques ou instances locales dans le cas des monnaies complémentaires locales).

La dématérialisation de la monnaie, de l’introduction des chèques à la création des cartes de paiement, s’est accélérée depuis 25 ans avec l’apparition des transactions électroniques. Elle ouvre la voie à une réflexion sur la création de monnaies non conventionnelles, c’est-à-dire indépendantes des autorités centralisées traditionnelles, que l’on appelle monnaies digitales.

Les monnaies digitales se distinguent de la monnaie traditionnelle, celle des pièces, des billets de banque et de leur version dématérialisée, car elles reposent sur un protocole de chiffrement. Chaque unité de monnaie digitale est une chaîne de nombres unique que les utilisateurs peuvent s’envoyer en ligne lors des transactions.

Les premières tentatives de monnaie digitale échouent, confrontées à un défi de taille, celui de sécuriser la monnaie. En effet, une chaîne de nombres peut facilement être copiée – et dans le cas de la monnaie, dépensée plusieurs fois – ce qui rend sa valeur nulle. En 1990, David Chaum, concepteur de la monnaie électronique DigiCash, tente de résoudre ce problème en créant un registre central unique qui enregistre les transactions de chaque utilisateur, s’assurant ainsi que chaque unité de monnaie ne puisse se trouver à deux endroits en même temps. Grâce à ce registre central unique, l’intégrité de la monnaie et des transactions est garantie.

Cependant, la solution apportée par DigiCash a ses limites car elle est soumise aux mêmes aléas que tout registre centralisé (tel que les bases de données de transactions bancaires, transactions de cartes de crédit, de titres de propriété, de cartes d’identité, de permis de conduire, de réservations auprès d’une compagnie aérienne, etc.) : elle ne garantit pas que le teneur du registre soit incorruptible et infaillible. En effet, ce dernier peut par exemple modifier la base de données, exclure les transactions qu’il n’approuve pas, ou encore perdre des données enregistrées.

En octobre 2008, Satoshi Nakamoto, dont l’identité de la personne ou du groupe caché derrière ce pseudonyme reste à ce jour inconnue, publie son livre blanc «Bitcoin : A Peer-to-Peer Electronic Cash System» dans lequel il propose une nouvelle forme de monnaie digitale, le Bitcoin. Celle-ci vient à bout de cet écueil en se fondant sur un protocole nouveau, celui d’une chaîne de blocs ou «blockchain», permettant un système de vérification décentralisé. Le Bitcoin ne relève plus d’une autorité centralisée mais d’une relation dite «pair à pair», c’est-à-dire d’un réseau informatique dont les participants se sont affranchis d’un serveur central.

Au coeur du Bitcoin

Le Bitcoin est une monnaie conçue pour que les unités de monnaies soient introduites graduellement. A contrario des monnaies classiques, Il n’est pas émis par une autorité centrale et la quantité totale des unités émises est fixée par avance. Environ 15,25 millions de Bitcoins ont été émis jusqu’à présent, et le dernier Bitcoin devrait être produit en 2140.

Les Bitcoins sont stockés sur des adresses Bitcoin, dont la clé est une chaîne de lettres et de nombres unique, qui peut se conserver sur un ordinateur, un smartphone, ou même un bout de papier.

Dès qu’un utilisateur envoie un Bitcoin en guise de paiement, un enregistrement de la transaction est gardé en mémoire. Les transactions sont groupées en blocs. Chaque bloc représente l’équivalent de 10 minutes de transactions en Bitcoins.

Tous les participants composant le réseau mettent à disposition leur puissance de calcul informatique pour vérifier ces blocs et les confirmer dans le système. C’est ce que l’on appelle le «minage». Les participants, qui ont préalablement été mis en concurrence, sont rémunérés en fonction de leur participation au calcul, touchant un pourcentage des nouveaux Bitcoins émis par le système.

Le système regroupant l’ensemble des blocs est ce que l’on appelle une blockchain. Les blocs sont classés chronologiquement, et chaque bloc inclut une signature digitale (appelée «hash») du bloc précédent, qui régit l’agencement des blocs, et garantit qu’un nouveau bloc ne peut rejoindre la chaîne de blocs que là où se termine le bloc précédent.

Une copie de la blockchain, c’est-à-dire une copie de l’enregistrement de toutes les transactions réalisées depuis l’origine du Bitcoin, est mise à jour par tous ceux qui ont installé le software Bitcoin. Pour s’assurer que le système fonctionne normalement, les chaînes de blocs sont vérifiées en permanence par les ordinateurs de ceux qui ont installé le logiciel. Ainsi, à chaque instant, le système sait exactement combien de Bitcoins possède chaque utilisateur dans son portefeuille. Ils ne peuvent être copiés ni dépensés plusieurs fois.

Ci-dessous un schéma résumant le fonctionnement d’une blockchain :

 

SchémaPour la première fois, la propriété peut être transférée sans être dupliquée, et sans passer par un registre centralisé.

Le Bitcoin peut s’acheter, se vendre et s’échanger contre des monnaies réelles (USD, EUR, etc.) sur le marché des changes.

Ci-dessous l’évolution du prix du Bitcoin depuis sa création :

 

GraphiqueSatoshi Nakamoto crée le protocole Bitcoin de telle sorte qu’il soit peer-to-peer, crypté, et quasi-anonyme, ce qui rend le lien entre une transaction en Bitcoins et la personne physique à son origine très difficile. Il est ainsi dit pseudonymique. En somme, la blockchain du Bitcoin enregistre toutes les transactions, mais pas ses auteurs.

Ci-dessous une mise en image du réseau des transactions réalisées (que l’on retrouve au centre du graphique) :

image: http://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2016/04/Cercles.png

Cercles

La révolution «blockchain»

Nombreux sont ceux qui pensent aujourd’hui que ce qui a été fait pour la monnaie, à savoir le passage d’un fonctionnement centralisé à une organisation décentralisée, peut s’appliquer à d’autres domaines.

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, elle constitue une base de données publique, distribuée – c’est-à-dire partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire – fiable et inviolable. Ainsi, elle peut être assimilée à un grand livre des comptes public, anonyme et infalsifiable.

La blockchain pourrait à terme remplacer tous les «tiers de confiance» centralisés (banques, notaires, cadastres, etc.) par un système informatique décentralisé.

Un cas concret: le projet Ethereum

Des différentes applications possibles du protocole Blockchain est né un projet ambitieux, porté par le programmeur Vitalik Buterin, celui de transformer l’ensemble d’Internet. C’est le projet Ethereum.

Ethereum permet à tous les utilisateurs de créer leur propre base de données publique, sécurisée, infalsifiable, et de se prémunir ainsi de la corruption, de la fraude ou de l’effacement des données. Se définissant comme une «nouvelle plate-forme révolutionnaire de développement d’applications», Ethereum s’apprête à bouleverser des domaines aussi divers que les systèmes de vote, les infrastructures financières, la propriété intellectuelle, encourageant la création d’organisations autonomes décentralisées.

La blockchain d’Ethereum permet également de programmer des «smart contracts» (contrats intelligents), dont le code est une réplique de l’exécution d’un contrat classique. Ces contrats sont accessibles par toutes les parties autorisées, leur exécution est contrôlée et vérifiable. Ils sont conçus pour appliquer les termes précis d’un contrat défini lorsque certaines conditions sont réunies. Les «smart contracts» permettent d’éliminer le risque de défaut d’une des contreparties et de renforcer l’égalité entre toutes les parties.

En somme, la blockchain est une façon décentralisée de contrôler et de stocker de l’information. Elle permet ainsi de développer des applications et des contrats programmables et autonomes. C’est une «nouvelle frontière» au-delà de laquelle nous attendent de nouvelles percées technologiques.

  • A propos

 

Romain Rouphael est le co-fondateur de BELEM, start-up explorant les applications de la technologie «blockchain». Issu de Polytechnique, il est spécialisé dans la data science et les marchés financiers.

Par Romain Rouphael et Côme Jean Jarry, fondateurs de BELEM, start-up explorant les applications de la technologie «blockchain»

Ouvrir une franchise : 10 étapes clés

Ouvrir une franchise doit être un projet bien fondé et réfléchi pour qu’il soit bénéfique. Toute la Franchise vous explique le guide à suivre pas à pas.

Pour ouvrir une franchise, généralement l’on compte 10 étapes successives qui prennent dans leur ensemble une moyenne de 18 mois pour être bouclées.

10 étapes clés pour entreprendre en franchiseÉtape 1 : Comprendre la franchise et faire le bilan de votre candidature

Avant de se lancer en franchise il est important d’en connaître la définition et les principes. La franchise est un modèle de développement en réseau qui s’appuie sur un contrat de collaboration entre deux entreprises : un franchiseur et son franchisé.
Il est essentiel dans un second temps de faire le point sur votre projet. L’idée est de cerner au plus près de la réalité possible les freins au projet. Ces freins peuvent être personnels (famille, finances…), mais aussi professionnels (lacunes dans certains domaines). Face à ces freins, le bilan met en avant vos motivations qui se doivent d’être solides notamment pour envisager de vous former, de moins passer de temps en famille, d’engager vos deniers personnels…
Analysez votre profil en profondeur pour cerner vos forces et vos faiblesses.

Étape 2 : Choisir votre futur secteur d’activité

Les activités en franchise sont nombreuses, en effet la franchise s’étend sur tous les domaines : la restauration, l’habitat, l’alimentaire, etc… Sachant que si certains métiers nécessitent un diplôme spécifique, la plupart n’exigent pas de compétences techniques particulières. Le champs est donc libre pour penser à la reconversion. Ceci étant, cette reconversion peut s’envisager dans un secteur connu et maîtrisé, ou au contraire dans un secteur qui est attirant pour le créateur pour des raisons personnelles ou financières. Le budget disponible est également déterminant dans le choix du secteur d’activité.
Toute-La-Franchise couvre plus de 1900 réseaux de franchises, découvrez-les dans l’annuaire des franchises !

Étape 3 : L’étude de marché

Chaque secteur géographique a ses particularités. Pour se donner le maximum de chances de réussite, il convient de savoir avant d’aller plus loin ce qui manque sur votre ville, votre région… Si vous savez déjà quel sera votre secteur d’activité, il est important de savoir quelle est la concurrence sur place. Si vous n’êtes pas spécialement attaché à votre région, vous devrez prendre contact avec les franchiseurs qui entrent dans le champ de votre sélection pour mieux choisir votre future implantation.

Étape 4 : Choisir votre franchiseur

Le choix du franchiseur découle des étapes précédentes. En fonction du secteur d’activité choisi, du budget disponible, des opportunités qui se présentent dans votre secteur géographique, etc, votre choix s’orientera vers quelques franchiseurs sélectionnés. Pour chacun d’eux, vous devez savoir si le concept est pertinent, suffisamment original, suffisamment rentable, et être sûr que le franchisé est bien formé et accompagné. Vous devez confronter le discours officiel du franchiseur par des visites de terrain aux franchisés de l’enseigne. Pour cela, rendez-vous dans les salons spécialisés où vous pourrez directement rencontrer les responsables des franchises qui vous intéressent.

Étape 5 : Le prévisionnel

Le prévisionnel reprend tous les éléments de l’étude de marché et les éléments comptables fournis par le franchiseur au sein du DIP. Plusieurs hypothèses sont émises pour mieux anticiper les difficultés potentielles. L’hypothèse haute est celle qui reste réaliste si tout se passe bien. Elle est posée aux vues des chiffres mis à disposition par le franchiseur. L’hypothèse médiane reprend les mêmes chiffres avec 20 % de moins. L’hypothèse basse retranche 50% sur l’hypothèse haute. Dans l’idéal, l’hypothèse basse doit rester sinon rentable du moins équilibrée c’est-à-dire couvrir les charges de l’exercice (c’est le seuil de rentabilité). Le prévisionnel est au cœur de la stratégie de votre création. Pour le réaliser, il est essentiel de se faire aider par des spécialistes de ce genre d’exercice.

Étape 6 : Boucler votre plan de financement

Sur la base du budget prévisionnel, vous devez connaître le montant minimal nécessaire à l’ouverture de votre franchise. Ce montant est en partie couvert par votre apport personnel, le reste est à aller chercher auprès d’organismes bancaires, mais aussi auprès des dispositifs d’aide pour les créateurs (prêts d’honneur, caution, exonérations de charges, aides de Pôle Emploi…).
Pour avoir toutes les chances de votre côté lors de vos recherches de ressources financières, élaborez un business plan. Vous déterminerez ainsi le retour sur investissement et votre seuil de rentabilité.

Étape 7 : Trouver votre local

La recherche d’un local est un moment crucial pour l’ouverture de votre franchise. Elle débute au plus tôt en parallèle des étapes précédentes mais ne peut réellement être contractualisée qu’après l’étape du budget prévisionnel et du montage du plan de financement. Dans la plupart des cas, la recherche est personnelle. Elle peut toutefois être épaulée par le réseau. Lorsqu’une adresse est trouvée, elle doit recevoir l’assentiment du franchiseur. C’est en effet le franchiseur qui évaluera les qualités et les contraintes du local choisi. Une enquête d’implantation vient entériner ou non, le choix final.

Étape 8 : Choisir votre statut juridique

Selon que vous lancez votre entreprise seul ou avec des associés, selon le montant des investissements consenti aussi, vous devrez choisir un statut en société (SARL, SA, SAS/SASU, SNC). Certaines activités plus légères peuvent également s’envisager sous forme d’entreprise individuelle. Sachant que de votre choix dépend le niveau de protection de votre patrimoine personnel, mieux vaut se faire aider par un expert juridique qui vous conseillera utilement sur les différentes options possibles et leurs conséquences sur votre patrimoine personnel.

Étape 9 : Signer votre contrat de franchise

Contrairement au Document d’Information Précontractuel (DIP) qui fait l’objet d’un encadrement juridique spécifique, la formulation d’un contrat de franchise n’est soumise à aucune réglementation distinctive à un contrat commercial classique. Autrement dit, mis à part les règles de droit commun, les jurisprudences connues et certains textes de droit européen et de droit de la concurrence, le contrat de franchise est de formulation libre. L’étude des clauses parfois pénalisantes doit être réalisée sereinement avec le soutien d’un professionnel spécialisé dans ce type d’exercice.

Étape 10 : Ouvrir votre franchise

Dernière étape, l’ouverture de votre franchise est précédée par la formation initiale d’avant ouverture. Le franchiseur est souvent très présent en amont et en aval de l’ouverture pour permettre au nouveau franchisé de pouvoir envisager sereinement ses premiers pas en franchise. Ainsi, le franchisé sera plus confiant dans sa nouvelle activité car le franchiseur sera là pour le guider, lui donner des conseils pertinents grâce à son expérience et bien faire respecter son concept.

Assumer sa vulnérabilité est une force !

vulnerabilité

Inutile de se montrer fort en toutes circonstances pour imposer le respect et l’admiration. Au contraire, reconnaître ses erreurs, demander pardon, demander de l’aide sont des éléments qui prouvent votre authenticité, et vous rendent accessible et plus humain…

On parle de plus en plus de la vulnérabilité comme d’une force. Remarquez qu’on ne dit pas que la faiblesse serait une force (ce qui serait évidemment un non-sens !), mais que reconnaître ses faiblesses et les assumer est une preuve d’humilité et de sagesse, qui s’apparente à une force.En effet, si un dirigeant a suffisamment confiance en lui, pour reconnaître ses faiblesses, c’est qu’il doit être suffisamment fort par ailleurs… non ?Un peu d’étymologieD’ailleurs, à ce propos : savez-vous que « humilité » ne signifie pas « être modeste », mais plutôt : « être soi-même ». « Humilité » vient de la racine « humus » et renvoie plutôt à la notion de fertilité qu’à celle de discrétion. Du coup : être humble c’est reconnaître ses faiblesses, comme ses forces, et ce n’est pas se faire passer pour plus modeste qu’on ne l’est. Donc, à ce titre, affirmer ses forces est tout aussi humble que reconnaître ses points faibles… Une preuve d’authenticité et de profondeurMais pour revenir à la notion de vulnérabilité, un dirigeant qui demande de l’aide, qui reconnaît ses lacunes, ou qui reconnaît ses erreurs, est un dirigeant qui ose être lui-même, qui ne prend pas de postures pour se donner des airs. Il se contente d’être là, avec ses faiblesses et le rayonnement positif de ses points forts, qu’il offre généreusement à ceux qui l’entourent. Ce faisant, il encourage implicitement ses proches à faire la même chose, à être vrai et à se mettre au service d’un objectif commun, plutôt qu’à se préoccuper de leur image et de la défense de leur petite personne.

La vulnérabilité exige d’aller dans la profondeur de soi-même et de la relation à l’autre, parce que pour reconnaître ses erreurs et accepter la proximité réelle avec les autres, sans la barrière du statut et du grade, il faut être capable d’assumer ses émotions et celles des autres. Et là, ça se complique un peu… Se mettre en contact avec ses émotions, les écouter, les laisser se manifester à l’intérieur de soi (qui n’a rien à voir avec les laisser filtrer à l’extérieur en se mettant à pleurer en public ou à manifester ses peurs ou ses colères vis-à-vis des autres) est une démarche peu ordinaire. La plupart du temps, nous compensons par des actions psychologiques diverses, justement pour éviter de ressentir nos résonances émotionnelles. Alors, nous devenons des personnes un peu rigides (et malgré tout : émotives), plus conventionnelles et assez prévisibles, qui nous coupons progressivement des sources de notre vitalité.

Comment faire ?

Mais rassurez-vous, pas besoin d’assister à de nombreux séminaires de développement personnel ou d’entreprendre une psychothérapie pour se mettre à l’écoute de soi-même et de sa vulnérabilité. La bonne nouvelle, c’est que votre équipe est un formidable terrain de développement personnel, et en animer une est une merveilleuse opportunité de travailler sur soi, de se voir, de constater les phénomènes qui manifestent en soi et autour de soi.

Contentez-vous d’apprécier ce qui se joue à l’intérieur de vous-même, d’y prêter attention, au lieu de vous échapper le plus vite possible. Et vous verrez que cette attention en partir dirigée vers vos ressentis, va modifier beaucoup de choses dans votre équipe. Il est ainsi possible, et même nécessaire, de travailler en groupe sur la vulnérabilité de chacun dans un Comité de Direction. C’est même la meilleure façon de développer la puissance de l’équipe ainsi que sa cohésion véritable. Mais, il y a des méthodes pour cela, structurées et sécurisantes…

Se mettre à l’écoute de votre profondeur, c’est se rendre potentiellement vulnérable, mais ce n’est pas réservé qu’aux faibles (qui justement ne sont probablement pas assez « forts » pour y parvenir). Au contraire, c’est une possibilité qui s’offre surtout aux courageux qui n’ont pas froid aux yeux et osent assumer ce qui se joue à l’intérieur. Ce qui est intérieur et intime est doux et tendre, même quand cela procède d’une énergie énorme. D’ailleurs, la vraie force vient toujours de l’intérieur, siège de toutes les ressources profondes.

Assumer votre vulnérabilité, c’est vous relier à votre créativité, à votre énergie d’entreprendre, à votre bonté naturelle visant à créer de la valeur pour les autres. Au contraire, se rigidifier dans une carapace de pseudo force infaillible, c’est se couper de tout : de soi et des autres. C’est s’exiler soi-même, se projeter dans une image factice d’un soi invulnérable, qui n’existe heureusement nulle part et ne trompe donc personne !

Chronique de Paul Devaux

Savoir tout stopper avant un lancement, ou l’échec utile d’une start-up

Après avoir travaillé pendant plus d’une année sur la création de Louis Voiturier, un service de voiturier à la demande pour les professionnels, mes associés et moi-même avons décidé de tout stopper avant le lancement. Dans cet article je donne les raisons qui nous ont poussé à faire ce choix et les 3 raisons qui nous ont fait échouer.

La genèse du projet

Constituée de 5 personnes ayant une affection particulière pour l’automobile et les nouvelles technologies, notre équipe était composée de profils aux compétences complémentaires : techniques (ingénieur automobile, développeur), marketing (chef de produit, UX designer, traffic manager) et commerciales (business developer).

Après une enquête terrain auprès d’automobilistes parisiens, nous avons relevé 2 principaux problèmes : les embouteillages et le stationnement.

Au même moment, un nouveau concept faisait son apparition à San Francisco : les voituriers à la demande. Inscrites dans la tendance de l’économie «à la demande», les start-up Luxe et Zirx ont levé plusieurs millions de dollars dès leur lancement.

Saviez-vous qu’à Paris, il faut en moyenne 16min pour trouver une place libre et que 20% de la circulation est à la recherche d’une place ? Emballés par l’idée et compte tenu des difficultés rencontrées par les automobilistes parisiens, nous avons décidé d’importer ce service en France.

Le concept

Afin de bien comprendre la logistique derrière un tel business (système d’entrée/sortie des parkings, gestion des clés, assurance, déplacements des voituriers…), l’un d’entre nous est parti à San Francisco pour tester le service et observer le fonctionnement des start-up américaines.

En parallèle, nous avons rencontré de nombreuses personnes afin de bien comprendre le marché du stationnement à Paris. Celà nous a également permis de travailler sur l’adaptation du concept pour le marché français (habitudes de consommation, embouteillages, localisation des parkings, règlementation…).

 

Interview d’un voiturier et observation sur le terrain à Paris

Après des premiers tests concluants durant l’été 2015, nous avons recruté 3 développeurs afin de créer les applications mobiles destinées aux clients mais aussi aux voituriers. L’objectif étant d’automatiser le maximum de tâches et d’offrir une expérience utilisateur optimale.

Un business compliqué

Alors que le concept se développait de plus en plus en Europe, les premiers concurrents parisiens ont finalement fait leur apparition : PopValet suivi de Drop don’t park.

Ces derniers ont fait le choix de proposer leur service à tous les Parisiens. De notre côté, nous ciblions uniquement les professionnels. En effet, le temps perdu est plus facilement valorisable que pour les particuliers qui sont très sensibles au prix.

La stratégie que nos concurrents ont prise est semblable à celle de nos homologues américains : acquérir un maximum d’utilisateurs le plus rapidement possible en proposant le service (voiturier + parking sécurisé) pour un tarif équivalent à celui d’un parking privé type Indigo (ex-Vinci). Autant vous dire qu’à ce tarif, après avoir payé toutes les charges et à défaut d’avoir un volume de courses énorme et une logistique impeccable, vous perdez de l’argent.

Cette logique est la même pour toutes les start-up qui reposent sur un modèle de market place : Uber, Airbnb… Les coûts variables liés à l’ouverture d’une nouvelle ville étant faibles, l’objectif est d’accroitre très rapidement la zone d’activité pour augmenter le volume d’affaires et ainsi amortir les coûts fixes (équipes en back office, coût de la plateforme…).

Evidemment, c’est sur les marchés les plus importants que l’on observe la plus féroce concurrence. La livraison de repas “food delivery” en est un très bon exemple avec un grand nombre de start-ups créées ces dernières années dont TokTokTok ou Take Eat Easy. Il existe également des market places pour des marchés plus restreints mais dont l’objectif est identique : pressing (Cleanio), beauté (Popmyday), transports de meubles (Trusk).

Désireux d’offrir un service de qualité, nous ne souhaitions pas nous lancer dans une guerre des prix. Par ailleurs, nous commencions à avoir quelques doutes sur la viabilité de ce business d’autant que quelques signaux négatifs commençaient à se faire sentir aux USA : avec une dizaine de villes couvertes par les 2 start-up, celles-ci n’étaient toujours pas rentables et ont du en fermer plusieurs fin 2015.

Peut-être par manque d’ambition mais aussi de confiance en notre business, nous ne pensions pas pouvoir réunir, en France, autant de fonds que nos concurrents américains pour nous étendre très rapidement au niveau européen et atteindre la fameuse taille critique.

L’autre inconvénient que nous avions vis-à-vis des Américains étant que les coûts variables sont plus importants. En effet, le développement de notre service en France se serait restreint aux grandes métropoles. Nous aurions donc du rapidement viser des villes Européennes, ce qui demande plus de travail que d’ouvrir une ville française (langue, cadre juridique, habitudes de consommation différents).

Compte-tenu de ces paramètres et du manque de disponibilité de certains membres de l’équipe, après 2 mois de longues hésitations, nous avons décidé de stopper le développement de Louis Voiturier avant même le lancement officiel. La décision n’a pas été facile mais je pense que nous avons fait le bon choix.

Aux Etats-Unis, malgré les 36 millions de dollars levés, Zirx a stoppé son service pour les particuliers fin février 2016 pour se focaliser sur la cible professionnelle qui semble visiblement plus rentable.

La plupart des autres start-up essaient également de développer une offre B2B en complément de services additionnels (lavage, plein de carburant) proposés aux clients afin de dégager davantage de marge. Malheureusement, sans nouvelle levée de fonds ou changement de business model, je doute que ces start-up parviennent à survivre plus de quelques mois.

Pourquoi ça n’a pas marché?

Après avoir officialisé la fin d’un projet qui a occupé une grande partie de mon temps pendant de longs mois, j’avais besoin de tirer des conclusions et de comprendre les raisons de cet échec. J’ai rencontré plusieurs entrepreneurs qui ont les mêmes problématiques, et notamment certains de nos concurrents. Ce qui m’a permis de lister les 3 principales raisons suivantes :

  1. Une équipe pas suffisamment engagée : nous avions tous une activité à côté qui nous prenait plus ou moins de temps. Il n’est pas réaliste de lancer un tel projet à temps partiel. Nous aurions du nous imposer d’y accorder tout notre temps pour nous donner toutes les chances et nous séparer des personnes qui n’étaient pas prêtes à le faire.
  2. Nous nous sommes laissés aveugler par l’idée qui paraissait «évidente» et les concurrents qui avaient levés plusieurs millions prenant cela comme une garantie du succès. Nous aurions du davantage travailler notre business model et poser plus rapidement les différentes hypothèses envisageables. L’idée ne fait pas tout, l’exécution est clé.
  3. Nous avons perdu trop de temps à vouloir développer un produit finalisé et propre. Résultat : d’autres acteurs se sont positionnés avant nous. Le temps que nous avons passé à travailler sur les applications, nous ne l’avons pas passé à confronter notre concept aux clients et récolter des feedbacks afin d’avancer plus vite. Nous voulions éviter cela dès le départ en créant un Minimum Viable Product mais à force de repousser les deadlines et en profitant des opportunités qui se sont présentées à nous en rencontrant des développeurs, nous avons fini par passer trop de temps sur le produit qui au final n’aura jamais été publié.

 

Ce retour d’expérience n’a pas pour but de donner des leçons ou démotiver les personnes qui s’engagent sur ce type de projets, mais simplement de partager ma vision suite à cette expérience en vous évitant de reproduire nos erreurs.

Même si le service n’a pas été lancé, toute l’équipe a retiré de belles leçons de cette expérience et attend une seule chose, recommencer.

Photo de l’équipe Louis Voiturier au complet

Par Johan Ayache, chef de produit Mobile / UX Designer au sein du Groupe Yves Rocher.

Le droit d’entrée en franchise

Mieux comprendre ce qu’est le droit d’entrée pour s’engager en connaissance de cause

 

Le droit d’entrée, également appelé Redevance Initiale Forfaitaire (RIF), est une particularité de la franchise. Il est réclamé par le franchiseur à tous les nouveaux franchisés en contrepartie du droit d’utiliser son concept, sa marque et sa notoriété, sur une zone d’exclusivité déterminée pour une durée définie par contrat.

Le droit d’entrée est une spécificité de la franchise. Il est réclamé à tous les franchisés dès lors qu’ils signent un contrat de franchise. Le droit d’entrée peut être d’un montant très variable : de 0€ à plus de 50.000€. Il est payable à l’entrée du réseau et lors du renouvellement du contrat.

Droit d’entrée en franchise ?

Le droit d’entrée également appelé Redevance initiale forfaitaire (RIF) vient rémunérer le franchiseur pour tout son travail en amont, de conception et de test de son concept. En quelque sorte, le droit d’entrée en franchise est un retour sur investissement pour le franchiseur. Il est aussi d’une certaine manière un dédommagement que le franchisé paie pour l’exploitation d’une zone d’exclusivité que le franchiseur aurait pu exploiter lui-même.

En effet, lorsqu’un franchiseur crée un concept, il a deux options : soit il exploite son concept sur l’ensemble du territoire en finançant les différents points de vente sur ses fonds propres (c’est le développement en succursale, également appelé commerce intégré), soit il délègue l’exploitation sur des zones particulières à des indépendants (c’est la franchise, le partenariat, la licence de marque, autant de formes développées par le commerce associé). Ce choix d’expansion est stratégique.
Quand une zone est concédée à un indépendant, elle ne peut plus être exploitée par la « maison mère » directement. Il y a donc un manque à gagner pour le franchiseur. Le franchisé paie ce manque à gagner par le droit d’entrée au démarrage et ensuite par les royalties.

L’autre fonction du droit d’entrée est d’aider au financement du développement du réseau dans son ensemble. Sachant que le franchiseur a l’obligation d’assistance envers ses franchisés, mais aussi l’obligation de transmettre son savoir-faire au cours d’une formation initiale et d’innover en permanence pour garder ses offres compétitives profitant à tous, tous ces différents coûts sont répercutés sur chaque franchisé à l’entrée dans le réseau. Le contrat de franchise formalise la concession des droits d’exploitation de la marque en contrepartie du droit d’entrée.

Pourquoi paie-t-on un droit d’entrée ?

Comme nous l’avons vu, le droit d’entrée rémunère le franchiseur de son effort pour la conception, le test dans le cadre d’une unité pilote, et le développement global de son concept. Il finance aussi les frais engendrés par le recrutement des candidats, l’assistance et la formation de chaque franchisé, tout en rémunérant le manque à gagner de l’exploitation du concept sur une zone donnée par un tiers.
Tous ces frais engagés par le franchiseur qui profitent à tous, sont mutualisés et forfaitisés. Chaque franchisé paie donc un droit d’entrée identique dont le montant est fixé par le franchiseur. Ce droit d’entrée formalise par contrat que le franchisé pourra pendant toute la durée de son contrat, utiliser les éléments incorporels que le franchiseur met à sa disposition. Ces droits incorporels, spécificité majeure de la formule de la franchise, sont la marque, la notoriété de la marque et le savoir-faire. Le versement du droit d’entrée formalise aussi la concession d’une zone d’exclusivité d’exploitation pour une durée limitée par contrat et renouvelable. Le droit d’entrée est complété par la suite par les royalties prélevées le plus souvent de façon proportionnelle au chiffre d’affaires tout au long du contrat.

Quand règle-t-on un droit d’entrée ?

Comme son nom de Redevance Initiale Forfaitaire (RIF) peut le laisser supposer, le montant du droit d’entrée est réclamé à l’entrée du franchisé dans le réseau, autrement dit à la signature d’un contrat de franchise. Sachant que le droit d’entrée formalise l’engagement du franchiseur de concéder une zone d’exclusivité particulière, il peut également réclamer tout ou partie du RIF lors de la signature d’un pré-contrat ou contrat de réservation de zone. En aucun cas le franchiseur n’est autorisé à réclamer le montant du droit d’entrée à la remise du Document d’Information Pré-contractuel (DIP). Le franchisé doit avoir le temps de réfléchir sur son engagement pendant le délai légal de réflexion aménagé par la loi Doubin.

Outre la signature du premier contrat de franchise, le droit d’entrée est également réclamé lorsque le franchisé renouvelle son contrat. Le montant réclamé dans ce cas est généralement notablement inférieur à la première fois, puisque le franchisé n’a plus à contribuer au coût de la formation initiale et à l’accompagnement avant ouverture. De même, un droit d’entrée est réclamé lorsqu’un franchisé décide d’ouvrir un second magasin sous la même enseigne, sur une zone d’exclusivité distincte. Là encore, comme dans le cas d’un renouvellement, le montant à acquitter est souvent revu à la baisse, puisque le franchisé a déjà été formé et accompagné préalablement.

Bon à savoir : Le versement du droit d’entrée peut être réalisé en plusieurs échéances. Souvent, le franchiseur partitionne les versements : une partie à la signature du contrat, une partie à l’entrée en formation initiale, et le solde à l’ouverture du point de vente. Un franchiseur qui insiste auprès d’un candidat pour qu’il verse de l’argent au plus tôt et notamment avant la signature du contrat définitif, est à fuir absolument. La signature du contrat doit en effet se faire dans la sérénité et la réflexion. Si le franchiseur est trop pressé, cela veut peut-être dire qu’il est aux abois… Mauvais présage pour la suite du contrat !

Comment se fixe le montant du droit d’entrée en franchise ?

Le montant du droit d’entrée est très variable selon les franchiseurs et les domaines d’activités. Quand certains secteurs (comme l’immobilier par exemple), ne réclament aucun droit d’entrée ou une participation tout juste symbolique à leurs franchisés, d’autres réclament des sommes rondelettes pouvant dépasser les 50.000€. Comment expliquer ce grand écart ?
En fait, les grandes différences de prix découlent avant tout de la politique de développement du réseau, de sa notoriété et de son environnement concurrentiel. Ainsi, globalement, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le calcul du montant d’un droit d’entrée ne reflète que rarement le coût effectivement consenti par le réseau pour mettre au point son concept et développer son réseau. Clairement, les investissements consentis sont dans la très grande majorité des cas beaucoup plus conséquents que l’ensemble des droits d’entrée récoltés auprès des franchisés et des futurs franchisés.

Sachant cela, quels sont les critères effectivement retenus pour le calcul du droit d’entrée en franchise ? En fait, il y en a 4 principaux :

La notoriété de l’enseigne : De manière générale, plus l’enseigne est connue et plus le ticket d’entrée peut se permettre d’être élevé. Le nombre des zones d’exclusivité concédée étant réduit, la rareté s’installe et le prix grimpe. La sélection des candidats se fait plus pointue et le critère financier permet justement d’écrémer les motivations. Pour le franchisé, lorsque la marque est connue, le retour sur investissement est généralement plus rapide. Le franchisé peut alors accepter de payer plus. Lorsque le réseau est jeune et peu connu, le montant réclamé à l’entrée est souvent beaucoup moins élevé. De fait, le candidat accepte en essuyant les plâtres de gagner moins dans un premier temps, en même temps qu’il participe indirectement à la création de la renommée de son enseigne.

La qualité des services proposés avant ouverture : De manière générale là encore, plus le concept est abouti et plus le coût d’entrée est logiquement conséquent. La qualité de la transmission du savoir-faire, mais aussi les services ajoutés par certains franchiseurs (aide à la recherche d’emplacements, aide à la négociation du bail, accompagnement dans les premières semaines, formation des salariés…) font grimper la note. Les concepts simplifiés quant à eux sont souvent à moins forte valeur ajoutée ce qui explique un droit d’entrée plus modique.

Le secteur d’activité exploité : De manière générale, plus le montage du projet d’implantation d’une nouvelle unité franchisée est lourd, plus il demande d’énergie au franchiseur (formation initiale plus longue, montage financier plus long, recherche de locaux adaptés plus exigeante…). Le montant du droit d’entrée s’envole donc de façon proportionnelle au temps passé et aux investissements humains et financiers consentis. Pour le montage d’une unité franchisée de restauration rapide par exemple, les investissements sont généralement beaucoup plus lourds que pour le montage d’une unité franchisée de services ou de distribution. Le ticket d’entrée est souvent proportionnel : en moyenne 50 000 € pour un restaurant contre 10.000€ en moyenne pour une activité de services à la personne. De plus, chaque réseau de franchise doit tenir compte de son contexte concurrentiel particulier. Généralement, les montants réclamés à l’entrée d’un réseau s’alignent sur ceux pratiqués par les réseaux concurrents dans le même secteur d’activité.

Le montant des royalties réclamées : L’équilibre financier d’un réseau de franchise se base sur les droits d’entrée ET sur les royalties réclamées en cours de contrat. Plus le montant des royalties est élevé et plus le droit d’entrée doit faire profil bas. Lorsque la politique de développement s’appuie sur un système d’approvisionnement exclusif, le franchiseur doit impérativement faire un gros effort sur le montant de son ticket d’entrée pour compenser les frais après ouverture pour le franchisé.

Bon à savoir : Un franchiseur n’est pas un philanthrope. Son entreprise se doit d’être rentable. Ses comptes doivent être équilibrés pour que le réseau se développe et que chaque franchisé prospère. Sachant cela, il est nécessaire qu’à tous moments le réseau ait les moyens de ses ambitions. Un droit d’entrée trop bas peut cacher une faille financière probable qui pourra avoir de lourdes conséquences à la longue sur le niveau de services offert notamment.

Le montant du droit d’entrée peut-il être négocié ?

Assurément oui ! Et c’est là toute sa particularité… En effet, si tous les autres termes du contrat de franchise ne peuvent à l’évidence pas être modifiés pour respecter l’équité entre franchisés, le montant final du droit d’entrée à acquitter peut faire l’objet de négociations amiables individuelles. Ceci est vrai notamment chez les jeunes réseaux qui acceptent souvent d’octroyer des rabais pour séduire leurs premiers franchisés, mais aussi au sein des réseaux matures en perte de vitesse qui ont du mal à recruter de nouvelles candidatures. La négociation du montant du droit d’entrée est aussi la règle lors du renouvellement des contrats, et lorsque le même franchisé souhaite ouvrir un second point de vente au sein de son réseau. Dans le cadre d’une cession d’un fond de commerce franchisé, il est souvent possible aussi de négocier le montant du droit d’entrée du repreneur qui est accompagné par le cédant.

Bon à savoir : Le droit d’entrée est considéré comme un actif incorporel, à ce titre il n’est pas amortissable comptablement et fiscalement sauf s’il n’est pas renouvelable par tacite reconduction.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le droit d’entrée est une spécificité de la franchise. Il rémunère le franchiseur des efforts consentis à tous les stades de la conception (mise au point du concept, test en unité pilote) et du développement de son réseau (recrutement, formation et accompagnement des nouveaux franchisés). Le droit d’entrée rémunère également le manque à gagner du franchiseur sur les zones concédées aux franchisés, qu’il aurait pu exploiter lui-même.
  • Le droit d’entrée est réclamé à la signature du contrat de franchise (contrat initial, renouvellement et multi-franchise). Il formalise le droit d’utilisation du concept (marque et savoir-faire) sur une zone d’exclusivité particulière.
  • Le montant du droit d’entrée est fixé selon des critères financiers internes (coût de la formation, coût de l’accompagnement…) et selon des critères externes liés essentiellement à la concurrence et à la lourdeur du projet créé. La notoriété de la marque, la qualité des services proposés avant ouverture, le type de secteur d’activité exploité et le montant des royalties réclamées en complément pendant toute la durée du contrat peuvent influer sur le montant final.
  • Le montant du droit d’entrée en franchise peut être négocié avec le franchiseur.

Dominique André-Chaigneau

La flamme de l’Entrepreneuriat

flamme

Le dirigeant d’entreprise est toujours le principal moteur de l’entreprise. Par sa vision, son envie, son enthousiasme qu’il nourrit en lui-même et qu’il communique à son entourage, le dirigeant anime (ou pas), donne vie (ou pas) à l’entreprise qu’il dirige. Pour prendre une métaphore sportive, c’est lui ou elle qui porte la flamme.

 

La flamme d’entreprendre se nourrit. De quoi se nourrit-elle ? De la satisfaction d’essayer quelque chose de nouveau, d’échanger des idées et de coopérer avec d’autres, de surmonter des obstacles. Qu’est-ce qui étouffe cette flamme ? La volonté de devenir rentier, de tout contrôler, la recherche d’une garantie à tout prix, la peur de l’échec, la solitude. L’environnement de l’entrepreneur joue un grand rôle dans la façon dont il va percevoir son projet et dont il se perçoit lui-même.

Voulez-vous une illustration ? Voici : La plupart des primo-entrepreneurs que je rencontre ont un profil comparable :

  • Un excellent niveau d’étude et une brillante carrière de cadre supérieur dans plusieurs entreprises.
  • « Un désir de maîtriser son destin ». C’est leur principale motivation, bien devant le désir de s’enrichir.
  • L’acceptation de diminuer leur niveau de vie et de risquer une partie de leur patrimoine.

Et pourtant, seul un faible pourcentage de ces candidats à la reprise reprend réellement : les estimations varient entre 10% et 30%.

Quelle est la différence entre ceux qui (ent)reprennent et les autres? C’est cette part d’irrationnel, de rêve, d’inconscience, de goût du risque, de soif d’aventure, d’enthousiasme infondé, de confiance en l’avenir que les premiers ont su et voulu cultiver. En résumé, la différence, c’est la voix de l’enfant que les uns ont écouté et les autres étouffé.

Si vous voulez nourrir votre flamme, regardez les enfants. Ils rêvent, jouent, inventent, coopèrent, leur imagination et leur curiosité ne sont pas bridées par une idée du monde qu’ils n’ont pas encore construite.

Si vous voulez nourrir la flamme d’une autre personne, regardez-la comme un enfant qui veut marcher ou faire du vélo. Que penserions-nous d’un parent qui, adepte du principe de prudence, interdirait à son enfant d’essayer de se dresser sur ses jambes pour marcher, sous prétexte qu’il trouve que ses jambes ne sont pas encore assez musclées ou que son sens de l’équilibre n’est pas encore assez développé ? Les enfants se trompent, recommencent, prennent confiance en eux parce qu’ils sont encouragés par leur entourage à persévérer, parce qu’ils sont consolés quand ils se font mal, parce qu’ils ne sont pas jugés sur leurs manquements, leur ignorance, leurs échecs.

La coopération et l’alliance sont de puissants leviers de développement. Les entrepreneurs ayant développé leur entreprise par croissance organique (création d’un nouvel établissement, agrandissement, effort commercial, …) et par croissance externe (rachat d’une entreprise) vous disent en général la même chose : la croissance externe, si elle est bien maîtrisée, est une voie plus sûre et plus rapide de développement. Une des différences entre ces deux voies est que la croissance externe ne peut se faire que si l’on obtient l’accord d’un cédant.

L’accord est souvent difficile à obtenir sur un point : le prix de l’entreprise. Les positons de départ sont antagonistes : le cédant veut plus, l’acquéreur moins. Montrer à l’un et à l’autre, qu’ils ont tous deux intérêt à coopérer, voire à s’associer, est une manière de trouver un terrain d’entente.

L’acquéreur a souvent intérêt à profiter d’un accompagnement du cédant pour assurer une transition en douceur ; à transférer l’expertise technique et le capital confiance attachés à la personne du cédant sur lui, l’acquéreur, ou la personne qu’il aura désignée. Le cédant a intérêt à profiter du dynamisme apporté par le repreneur. L’acceptation de chacun de changer de perspective, de regarder dans le même sens, fait naître entre l’acquéreur et le cédant un projet commun. Dans lequel les objectifs de chacun sont respectés : la pérennité et le développement de l’entreprise. Envisagée de cette façon, la transmission n’a plus à être perçue comme une période de turbulences, mais comme une formidable opportunité pour l’entreprise d’avoir deux moteurs allumés.

Jean-Marc Razade

 

 

 

5 modèles économiques pour 2016

Voici les 5 grandes tendances en matière d’organisation du tissu économique mondial, qui impacteront le modèle des entreprises en 2016 d’après l’étude « Accenture Technology Vision 2016 » .

Comme on peut s’y attendre, ces tendances confirment les bouleversements technologiques et sociaux observés ces dernières années.

L’automatisation intelligente

investir dans le domaine de l'intelligence articficielle

70 % des cadres interrogés dans le cadre de l’étude souhaitent investir « significativement plus qu’en 2013 dans les technologies de l’intelligence artificielle ».

En filigrane, ce sont surtout les systèmes d’automatisation et de Big Data qui attirent les entreprises. La complexité des organisations et des systèmes rend la recherche ou la classification des informations de plus en plus chronophage.

L’automatisation, d’ores et déjà existante au sein des différents services de l’entreprise, devient désormais « automatisation intelligente ». Au-delà du gain de temps et de coût, c’est la manière de collecter et de traiter les données qui change avec l’avènement de l’intelligence artificielle.

L’étude Accenture donne pour exemple la solution Adobe Target qui propose l’utilisation d’algorithmes d’autoapprentissage pour personnaliser les messages diffusés à une communauté (réseaux sociaux) et augmenter le taux d’engagement des consommateurs avec une marque.

L’uberisation de la société et la gestion des talents

L’uberisation de la société est en marche, ou plus concrètement, la suppression des intermédiaires grâce à l’avènement des plateformes web de mise en relation entre besoin et demande de compétences. Les barrières réglementaires et les spécificités sectorielles qui protégeaient les métiers disparaissent les unes a près les autres laissant aparaitre de nouveau acteurs qui transforment les modèles économiques (Amazone, Cdiscount, Blablacar, Uber, Boursorama, Paypal, iTunes, Google play, AIRbnb, …).

La révolution se fait aussi au sein des entreprises qui voient la tendance à l’externalisation de la gestion de leurs projet s’intensifier. Elles sont souvent contraintes à modifier profondément leurs méthodes de travail.

Un produit peut être conçu par des designers à l’autre bout du monde, fabriqué en France à l’aide de technologies externes disponibles en open source et nécessiter l’intervention d’une multitude d’intervenants free-lance.

En somme, l’organisation d’une entreprise est de plus en plus flexible, transverse et externalisée.

Dans un tel contexte, adaptabilité et gestion des talents sont les maîtres mots des nouveaux modèles économiques qui se mettent en place.

L’entreprise doit être capable de repérer les compétences et les fidéliser, de respecter ses délais malgré les contraintes qui ont attraits aux divers experts intervenants dans son modèle, tout en laissant leur part de liberté aux free-lances qui le souhaitent.

De la plateforme web à l’économie de réseau

Pour 82 % des dirigeants interrogés dans l’étude, ce sont désormais les plateformes web qui rapprocheront les entreprises.

L’économie en réseau, le partage des ressources, des technologies et l’effet de volume que créé le web fait naître de nouveaux modèles économiques entièrement digitalisés, en dehors des circuits commerciaux et industriels classiques.

40 % des dirigeants d’entreprise pensent qu’il est urgent de faire évoluer leur modèle économique vers une plateforme collaborative avec les partenaires impliqués.

Des secteurs d’activités au contour flou

82 % des dirigeants interrogés dans l’étude estiment que les frontières entre les secteurs d’activité s’estompent. Une entreprise leader d’un secteur peut réussir aujourd’hui à s’imposer dans un autre secteur, comme Uber par exemple. Spécialisée dans le transport de personnes, la société s’immisce désormais dans le secteur des soins à domicile avec son nouveau concept UberHealth*.Des secteurs d’activité aux frontières floues
l'ubérisation
les étapes de la création d'entreprise

*UberHealth propose à ses utilisateurs une application Smartphone permettant de solliciter, non pas un moyen de transport, mais un médecin qui se déplace à domicile au tarif forfaitaire de 99 dollars. Le projet est né à Los Angeles.

objets connectésD’ailleurs, de manière générale, la santé est mûre pour accueillir l’innovation, spécialement celle touchant aux technologies de l’information et des communications. On peut le voir avec l’émergence des objets connectés dédiés à la santé (bracelets de suivi de son sommeil, de sa température, de son rythme cardiaque, etc.) et dont les données sont de plus en plus transférables vers les médecins traitants ou encore avec les systèmes d’informations créés à destination des professionnels de santé.

La protection des données

check-cadenas-200x2001.jpgLes réglementations en matière d’utilisation des données personnelles sont de plus en plus complexes pour les entreprises, sans parler des problématiques de sécurité. Plus de 80 % des dirigeants interrogés estiment qu’une faille de sécurité ou un manque d’éthique concernant l’utilisation de leurs données seraient des raisons essentielles pour ne pas s’associer avec une plateforme web.  D’après les prévisions, les dépenses des entreprises dans la sécurisation de leurs données et celles de leurs clients devraient être supérieures à 100 milliards de dollars en 2019.

D’ici 2020, un quart de l’économie sera digitale dans le monde (contre 15 % en 2005). L’entreprise de demain fonctionnera en réseau : réseau de compétences, réseau de technologies, de ressources. Elle sera à même d’intervenir sur plusieurs secteurs et traitera une quantité exponentielle d’information. Elle subira en retour les problématiques liées à la sécurisation de ses données.

Prendre conscience de ces informations est primordiale si vous cherchez une idée de création d’entreprise viable à long terme, si vous souhaitez créer / revoir votre modèle économique ou tout simplement vous adapter aux bouleversements de notre économie.

5 clés émotionnelles pour obtenir plus de recommandations.

emotion.png

Pourquoi l’un de vos contacts engagerait-il sa crédibilité pour vous recommander à quelqu’un ? Découvrez comment générer des émotions positives qui permettent de favoriser cette dynamique du bouche-à-oreille essentielle pour votre activité.

La recommandation est essentielle pour un entrepreneur à qui elle permet de tirer bénéfice d’un écosystème relationnel trop souvent sous-exploité. Mais ce bouche-à-oreille positif est loin d’être automatique… Comme la majorité des comportements humains, il est le fruit de mécanismes inconscients, étroitement corrélés à nos états émotionnels : confiance, désir, sentiment de sécurité, gratitude, estime… mais aussi : regret, peur, doute, méfiance… Découvrez les 5 clés émotionnelles qui vous aideront à obtenir plus de recommandations et à enclencher une dynamique vertueuse créatrice de business.

Clé n°1 : alimentez le sentiment de sécurité.

Le sentiment de sécurité est la nappe phréatique d’où jaillit le sentiment de confiance. Inutile d’escompter que l’on vous recommande si vous n’inspirez pas confiance ! Veillez donc à alimenter chez les autres un fort sentiment de sécurité, cela aura pour conséquence de faire tomber les barrières qui empêchent votre entourage de propager la bonne parole. Pour cela, mettez en avant vos références ! Glanez des témoignages clients ! Travaillez également votre congruence (adéquation entre vos paroles, vos gestes et vos actes). Montrez-vous fiable ! Tenir vos engagements adresse un message fort à votre écosystème relationnel : c’est une preuve de fiabilité.Enfin, utilisez pleinement ce que l’on nomme la validation sociale : si A, B, C et D vous ont déjà fait confiance, eh bien, faite le savoir à E et F ! Cela instillera dans leur cerveau limbique (siège des émotions) un surplus de sentiment de sécurité propre à alimenter la confiance ressentie à votre égard.

 

Clé n°2 : cultivez le sentiment d’appartenance.

Le sentiment d’appartenance exerce un formidable levier sur les comportements d’autrui. Il tire sa source de l’instinct tribal, des réflexes grégaires et communautaires ancestraux, ceux-là même qui font les nations et construisent les grandes épopées entrepreneuriales ! L’homme, animal social, se comporte favorablement envers les autres s’il lui est donné departager quelque chose avec le groupe. C’est cette notion de partage que vous devez impérativement chercher à cultiver au sein même de vos relations. C’est cela qui noue les liens les plus solides ! Que pouvez-vous mettre en commun avec vos relations ? Eh bien, des valeurs par exemple ! Une passion, une histoire, une origine, des expériences, une école…vous avez forcément quelque chose à partager ! Dans cette optique, déterminer un objectif commun est également très pertinent, notamment en matière de management.

 

Clé n°3 : marquez les mémoires grâce à vos singularités.

Le cerveau humain est ainsi fait qu’il retient plus aisément ce qui se distingue de la masse, ce qui présente une singularité. De cette différence née une émotion et c’est précisément ce phénomène émotionnel qui vaengramer la mémoire. Pour favoriser les comportements de recommandation à votre égard, mieux vaut donc laisser une trace dans l’esprit des personnes que vous croisez.
Dans cette optique et selon les latitudes permises par votre secteur, misez par exemple sur un nom de marque décalé (ex : misterbell.com), un logo original, un dress-code anticonformiste ou bien encore un packaging surprenant. La société Zappos.com a érigé la relation client au rang de religion : ses téléconseillers s’évertuent constamment à surprendre les clients, ceci afin de créer un marqueur émotionnel et mnésique propice au bouche-à-oreille !

 

Clé n°4 : devenez une borne énergétique !

Certaines personnes puisent dans l’énergie du groupe : ce sont des profils dits énergivores qui n’amènent que stress, colère, jalousie et méfiance. À l’inverse, il existe des individus qui alimentent le groupe : tels de véritablesbornes énergétiques, ils instillent de la joie, du plaisir, de l’optimisme et de la confiance dans leur écosystème relationnel. Faites partie de ceux-ci ! Devenir une borne énergétique vous rendra naturellement magnétique et charismatique. Gardez à l’esprit que l’être humain agit comme une sorte d’éponge affective : la contagion émotionnelle, positive ou négative, est un phénomène puissant. Prenez-en conscience dans le cadre de votre démarche réseau. Notre conseil : lors de chaque situation d’interaction (famille, amis, business etc.) demandez-vous si vous êtes plutôt énergivore, neutre, ou bien énergisant pour le groupe ?

 

Clé n°5 : start with why.

Peut-être avez-vous eu l’occasion de visionner sur Ted.com la conférence de Simon Sinek Comment les grands leaders inspirent l’action ? Si ce n’est pas le cas, allez-y sans plus tarder !!! Vous comprendrez, en tout juste 18 minutes, sur quels schémas sont construits les messages inspirants et comment les grands leaders sont capables de fédérer des millions de personnes derrière eux. La bonne nouvelle est que ce mode de communication est réplicable dans le cadre de la recommandation d’affaires.Start with why (commencez par le « pourquoi » des choses) : dire « pourquoi » vous faites ce que vous faites plutôt que de se focaliser uniquement sur « ce que » vous faites est un renversement de paradigme qui possède une vertu miraculeuse ! Le « pourquoi » dévoile le SENS de votre activité et c’est précisément ce sens qui va entrer en résonance avec votre entourage.Vous connaissez cette métaphore sur la vente: au ski, mieux vaut vendre le plaisir des descentes que des forfaits de remonte-pentes ! Pourquoi ? Eh bien, parce que l’information simple est traitée par le néocortex, siège de la raison, alors que le sens met simultanément en œuvre le néocortex ET lecerveau limbique, siège des émotions. Rappelez-vous bien de ceci : en matière de comportements, l’être humain obéit bien plus souvent à ses émotions qu’à sa raison !

 

Par Sean Luzi. Conférencier, co-auteur de Mobilisez vos ressources émotionnelles chez Dunod, créateur d’Emosapiens.com, magazine en ligne qui a pour mission de propager le virus entrepreneurial

 

3 clés pour savoir ce que votre interlocuteur ne vous dit pas

 

Et si vous écoutiez votre interlocuteur avec les yeux ? Au-delà de ses paroles, si vous décodiez ce que disent ses postures, ses gestes, ses mimiques ? Voici quelques décryptages pour affiner vos intuitions et mieux communiquer.

 

Olga Ciesco

Clé#1 : Suivre le débat gauche-droite.

Le point d’attention :Commencez par distinguer les parties droites et gauches de votre interlocuteur. Aussi bien au niveau du visage que du reste du corps. Première observation, – mais vous vous en doutiez déjà – les deux hémisphères semblent s’animer selon des points de vue différents.

La règle de décodage :

La partie droite, rationnelle, exprime ce que votre interlocuteur souhaite vous montrer et la gauche, émotive, ce qu’il ressent (et qu’il n’a pas forcément envie de révéler spontanément).
Question : sont-elles d’accord entre elles ?

L’exercice : La femme coupable.

 

Regardez son visage. Est-elle heureuse ou malheureuse ? Plutôt sombre à droite (votre gauche) et à gauche (votre droite) plutôt souriante. Il se pourrait qu’elle fasse semblant d’être triste… Et oui, Susan Smith, cette jeune mère dont les enfants ont disparu sourit du mauvais côté et finira par avouer son crime. Les mains droite et gauche s’animent selon la même logique et vous livreront elles-aussi de précieux indices…

Clé #2 : Comprendre la mécanique du corps.

Le point d’attention :

Intéressez-vous à la posture globale de votre interlocuteur. Est-il raide ou détendu ? S’il se sent bien, son corps aura tendance à se déployer et prendre de l’ampleur comme Usain Bolt qui franchit le premier la ligne d’arrivée.

La règle de décodage :

Plus nous sommes en confiance et plus nous avons envie de prendre de la place. Nos gestes prennent de la hauteur. À l’inverse, les épaules rentrent, le dos se voûte, le corps s’étiole : le malaise gagne…

L’exercice : Les footballeurs bien dans leurs baskets.

Remarquez les postures très décontractées des footballeurs victorieux en interview et surtout les jambes bien écartées (notamment Lionel Messi). Normal : c’est une interview après une brillante victoire.

Clé #3 : Connaître la symbolique des parties du corps.

Le point d’attention :

Ils sont multiples puisque chaque partie de notre corps possède une ou plusieurs significations symboliques.

Quelques exemples de décodage :

Le dos représente ce que l’on supporte (parfois avec difficulté). De nombreuses expressions viennent étayer cette symbolique : « en avoir plein le dos », « être le dos au mur », « un enfant dans le dos (ou un couteau), etc.

Votre interlocuteur pose ses mains sur ses lombaires ou au niveau de la nuque. Il recule : quelque chose peut lui déplaire dans ce que vous lui dites, ou lui sembler pénible. Interrogez-le avec tact pour qu’il s’exprime verbalement.


Photo Olga Ciesco ©

Les oreilles lorsqu’elles sont effleurées sur les lobes ou sur l’ourlet indiquent plutôt « une bonne entente » et même un certain plaisir… Votre interlocuteur apprécie ce qu’il entend.

Attention toutefois aux interprétations abusives. Un exemple : les bras croisés ont mauvaise presse : posture fermée, réaction de défense, etc. Mais pour bon nombre d’entre nous, il ne s’agit que d’une position confortable. Votre interlocuteur s’est peut-être tout simplement installé en situation d’attente pour mieux vous écouter. Aussi, pensez à pondérer vos observations en fonction du contexte et en les recoupant avec d’autres signes non-verbaux détectés.


Photo Olga Ciesco ©

L’exercice : Un service un peu trop lourd…

Regardez la photo ci-dessus. Qu’a bien pu demander cette jeune femme à l’homme que vous voyez de dos. Est-il franchement d’accord pour lui rendre service ? Peut-être s’agit-il de déplacer encore une fois la grosse commode du salon…
Nous n’avons pu évidemment qu’effleurer un vaste sujet. Bien d’autres signes, plus ténus et subtils tels que les micro-démangeaisons du visage vous livrent de précieux renseignements sur l’état d’esprit et la cohérence de votre interlocuteur.

Avec Olga Ciesco, Synergologue / Experte en Communication non verbale, auteure de Décoder le langage du corps.