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La technologie détruit désormais plus d’emplois qu’elle n’en crée

Alors que la création de richesses augmente, le nombre d’emplois chute. De quoi créer d’importants troubles sociaux à l’avenir.

La technologie est partout mais les emplois ont disparu.

Grâce à l’efficacité d’Internet et des systèmes automatisés, productivité et PIB ont augmenté au cours des dernières décennies mais la classe moyenne et les emplois tendent à disparaître.

La stagnation des salaires aux Etats-Unis et partout dans le monde continuera de progresser en parallèle du remplacement des humains par de nouvelles technologies

Nous avons atteint un point de rupture : la technologie détruit désormais plus d’emplois qu’elle n’en crée. Et si cette tendance continue, le monde pourrait faire face à une crise importante selon Wendell Wallach, consultant, expert en éthique et conférencier pour le centre interdisciplinaire de bioéthique de l’université de Yale.

Selon Wallach, robots, impression 3D et autres technologies émergentes alimentent le chômage technologique et les inégalités de richesse dans le monde.

Le chômage technologique est un concept selon lequel la technologie détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée. Cette crainte a été considérée comme un sophisme du Luddisme ces 200 dernières années mais devient aujourd’hui une sombre réalité.

Début juin, au cours d’une présentation au Conseil Carnegie pour l’éthique dans les affaires internationales Wallach a déclaré : « C’est une situation sans précédent qui, je pense, pourrait mener à toutes sortes de disruptions une fois que l’opinion publique aura saisi que nous sommes au beau milieu d’une vague de chômage technologique. »

Aucun signe ne laisse présager un retournement de tendance. La technologie évoluant plus vite que jamais avec peu voire pas de surveillance ni de réglementation, la probabilité que de plus en plus d’emplois soient remplacés par de nouvelles technologies atteint des sommets, nous a expliqué Wallach.

Quelques 47% des emplois actuels aux Etats-Unis pourraient être informatisés dans les 10 ou 20 prochaines années

En effet, selon une étude de l’université d’Oxford publiée en 2013, quelques 47% des emplois actuels aux Etats-Unis pourraient être informatisés dans les 10 ou 20 prochaines années.

Selon Wallach, auteur de « A Dangerous Master : How to Keep Technology from Slipping Beyond Our Control« , la stagnation des salaires aux Etats-Unis et partout dans le monde continuera de progresser en parallèle du remplacement des humains par de nouvelles technologies.

Habituellement, des éléments tels que la productivité, les emplois, les salaires horaires et les revenus augmentent à l’unisson. Cependant, au cours des trente dernières années, le PIB et la productivité ont progressé alors que le revenu médian américain a stagné et que l’emploi a baissé, écrit Wallach dans son livre. L’innovation technologique a joué un rôle important dans cette tendance.

« D’un point de vue historique, 50% du PIB revient aux salaires et 50% au capital. Nous assistons à une mutation radicale de cette tendance en grande partie à cause des modifications de création de richesses qui ont eu lieu dans les technologies de pointe », affirme-t-il. « Personne ne fait quelque chose de mal, c’est juste que les industries d’aujourd’hui sont différentes des usines d’hier. »

Ce changement a créé une situation où de plus de plus de capital revient à un pourcentage de plus en plus petit de la population : 5% de la population est sur le point de détenir 70% du capital

Ainsi, à titre d’exemple, en 1990, GM, Ford et Chrysler ont généré 36 milliards de dollars de chiffre d’affaires et ont embauché plus d’un million d’ouvriers. Les « Big Three » actuels (Apple, Facebook et Google) génèrent plus d’un billion de dollars de chiffre d’affaires et n’emploient qu’environ 137 000 personnes.

Ce changement a créé une situation où de plus de plus de capital revient à un pourcentage de plus en plus petit de la population : 5% de la population est sur le point de détenir 70% du capital, avertit Wallach.

C’est un scénario dangereux car il peut potentiellement mener à des troubles sociaux importants, peut-être même à des révolutions.

« Il est difficile de prédire ce que feront les populations quand elles ne recevront plus l’argent nécessaire pour subvenir aux besoins de leur famille. Dans d’autres pays, cela s’est déjà traduit par une révolution », rappelle Wallach.

Cependant, a-t-il ajouté, une telle crise pourrait être évitée si les gouvernements prenaient des mesures pour redistribuer les richesses.

« Ce type de situation terrible peut bien sûr être évitée grâce à des réformes sociales et à des subventions à l’emploi. Ces réformes imposeraient de redistribuer les fruits du capital générés par une hausse de la productivité », a-t-il recommandé.

Article de Cadie Thompson.

Voir l’article original : We’ve reached a tipping point where technology is now destroying more jobs than it creates, researcher warns

REPRISE D’ENTREPRISE : COMMENT OBTENIR DES AIDES AVEC BPI FRANCE ?

Les aides de Bpi France en cas de reprise d’entreprise

Lors de la reprise d’une entreprise, il est rare que le repreneur dispose de la totalité des fonds nécessaires. Le recours à un emprunt bancaire est alors la plupart du temps envisagé. Les montants des prêts pouvant être très élevés, il est possible d’effectuer une demande de garantie de prêts auprès de Bpi France. Mais les critères d’étude de ces demandes sont assez stricts. Voici donc quelques conseils pour les repreneurs qui souhaitent obtenir une garantie de prêt via Bpi France pour une reprise d’entreprise.

Les aides Bpi France pour la reprise d’entreprise

Deux aides sont proposées par Bpi France à destination des repreneurs d’entreprises :

  • La garantie du développement des PME et TPE : il s’agit d’une garantie de 40 à 70 % du concours bancaire. Bpi France partage le risque avec la banque et vient ainsi se positionner comme garant ;
  • Le contrat de développement transmission. Il s’agit d’un prêt de 40 000 à 400 000 euros, aux côtés de la banque. C’est en effet un prêt supplémentaire que le repreneur peut solliciter, mais qui ne sera pas accordé dans le cas d’une reprise d’entreprise en difficulté.

Comment obtenir la garantie de prêt ou le prêt supplémentaire ? Comme une demande de financement classique, le candidat doit montrer sa connaissance et sa vision pour le futur de l’entreprise qu’il souhaite reprendre. Voici nos conseils pour bien préparer sa demande.

Constituer un dossier béton

Pour s’assurer qu’il se lance dans un projet de reprise d’entreprise viable, le repreneur doit effectuer un diagnostic complet de cette dernière. Et sur ce point, Bpi France est extrêmement pointilleux. L’organisme va analyser le projet dans les moindres détails. Le repreneur doit donc montrer qu’il est l’homme de la situation. Lors de son entretien, il devra prouver qu’il possède de véritables qualités de leadership en s’appuyant sur une connaissance pointue de son dossier. Cela ne signifie pas qu’il doive connaître parfaitement le domaine d’activité de l’entreprise, ce n’est pas une obligation. Mais s’il s’avère qu’il ne maîtrise pas le domaine d’activité, il devra démontrer qu’il a réussi à se constituer une équipe aux compétences diverses capables de mener à bien le projet d’entreprise. Reprendre une entreprise est un pari risqué et le travail de préparation et de négociation est primordial pour obtenir une garantie de prêt ou un financement bancaire complémentaire. Il ne faut pas oublier que le repreneur va devoir rembourser son crédit en ponctionnant des dividendes pendant sept ans en moyenne. Il est donc indispensable de bien préparer le projet en amont pour ne pas se retrouver « dans le rouge » dès les premières années ou les premiers mois.

Faire appel à un expert-comptable

Ainsi, le repreneur ne doit pas hésiter à échanger le plus possible avec le cédant. Dominique Caignart, directeur du réseau Île-de-France Bpi France, va même plus loin et affirme qu’il ne faut « pas hésiter à être intrusif » car « dans 90% des cas, le cédant surestime son entreprise ». Il est donc vivement conseillé de s’en tenir aux faits et aux chiffres et uniquement à ces éléments. Les conclusions de l’expert-comptable du cédant ainsi que de celui du repreneur seront donc déterminantes dans la constitution du dossier. Il vaut mieux partir du postulat que tout ce qu’annonce le cédant est trop cher et analyser précisément chaque élément ligne par ligne des bilans, comptes de résultats, comptes d’exploitations etc. D’ailleurs, une attention particulière doit être portée aux encours qui vont alourdir les comptes de l’entreprise et s’assurer que le carnet de commande n’a pas été gonflé de manière illusoire.

Bpi France est expert, profitez-en !

La garantie de prêt Bpi France a un coût. La commission due par l’entreprise s’exprime en % de l’encours du crédit, et est prélevée en une seule fois après décaissement. Elle est de 0,93 % l’an si la quotité garantie est de 70 %, et 0,67 % l’an si la quotité est de 50%i. Mais bien plus qu’une garantie financière, Bpi France peut aussi être un vrai partenaire pour vous accompagner dans votre projet de reprise d’entreprise. Car comme dans tout projet d’envergure, l’acteur principal, ici le repreneur, peut manquer de recul sur la situation du fait de sa forte implication. Une certaine distorsion de la réalité peut survenir dans ce type d’entreprise et il est parfois difficile de garder le recul nécessaire pour mener à bien son projet. L’expertise Bpi France et sa neutralité sont indéniablement des qualités qui font de l’organisme un partenaire privilégié, bien plus neutre que ne pourraient l’être les banques ou les experts-comptables qui peuvent voir un intérêt à orienter le repreneur de telle ou telle manière.

Pour résumer, si vous êtes repreneur voici donc les trois principaux conseils à suivre :

  1. Suivez bien les règles juridiques indispensables à l’acceptation d’une demande Bpi France (le détail vous sera donné sur simple demande),
  2. Constituez un dossier béton que vous maîtriserez sur le bout des doigts,
  3. N’hésitez pas à solliciter Bpi France comme accompagnateur privilégié dans votre projet, au-delà du simple aspect financier.

Des conseils précieux à suivre à la lettre car si le repreneur échoue lors de son entretien avec l’organisme, son dossier devra repartir de zéro. Et en général, c’est rédhibitoire…

Do You Want to Develop Your Business?

An idea is a key point to reach at the top of the world but it can be successful only your idea is appropriate for a good business. Inventing new products according to trends and demands of people also identify any market need will only be met through proper assistance.

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Therefore you must consult a professional for this. Our professionals will serve you with complete assistance and particular suggestions on best business ideas.

You will get help in different sections for business ideas in North America. The working process of a business is important for those who are presently owner of any business and for people who are planning to start their own business. Before initiating any business there are some factors that has to be keep in mind and you will get to know about such factors from us like market trends and research. There fore planning is the major and crucial part for any business and you must know how business works.

You must have all the possible options through business news articles for your business like for an instance if first option fail unfortunately then you must have the other option ready with you prior to all this loss so that you can recover your business quickly before getting other troubles. There is proper definition of business strategy and that you can know easily from our experienced experts. If you want to lead from other companies and want some new strategies then contact our experts for best business ideas. They will be discussing about all the circumstances regarding every scheme and then you can make your decision accordingly.

Sometimes there can be various risk while you implementing something that may be correct according to your opinion but all this is probable that it will work or not as per your planning. So to avoid such things it is better to take adequate steps before your execution of any particular technique. You must read business news articles.Market is rapidly growing due to increase in the number of business planners and due to all this there is a great competition of all organizations

You can also update your self with latest news of business and market with the help of our website. There are different sections to make you aware about everything whatever going around related to business such as Business news, on the rise and trending.

Thus marketing for a business is also the decisive step. The business strategy definition is used for getting profits from your business then it is considered as a good business. To do a business wisely and properly for attracting more clients and customers is necessary. So, if you have a support from our experts then you will not going to face any kind of problem in your path. Further more appropriate knowledge will help you in accomplishment of your goals. So start planning and contact us now to get our exceptional services.

Avec quels types d’indicateurs de performance conduisez-vous votre F1 ?

Dans mon billet précédent, je vous faisais une analogie sur les indicateurs de performance avec le pilote de F1 et les joueurs de foot aux yeux bandés.

J’espère que vous êtes déjà convaincu : pour s’améliorer, il faut se mesurer. Et pour s’améliorer en équipe, il faut que les mesures soient partagées et comprises par votre équipe.  Qui de vos joueurs ont la plus grande influence sur le nombre de but au filet ? Vos employés !

Allons plus loin dans l’analogie du pilote de F1.

On retrouve généralement 2 types d’indicateurs :

1. Les indicateurs de résultats.

Ils s’apparentent à l’odomètre des km parcourus ou la jauge d’essence indiquant votre consommation en essence. Dans votre entreprise, les états financiers ou les données de production mensuelles peuvent entrer dans cette catégorie. Ils vous aident à comprendre le passé, mais pas à le corriger. Beaucoup d’organisations travaillent avec ce type d’indicateur.

2. Les indicateurs opérationnels.

Ils vous aident à bien piloter votre équipe en temps réel, chaque jour. Par exemple, le cadran de vitesse, la pression d’huile, l’indicateur de pression des pneus, ou celui de la température du liquide de refroidissement, l’activation des essuie-glace, le GPS, sont utiles pour  bien voir la route et les obstacles.  Les indicateurs opérationnels permettent donc de se corriger ou de s’améliorer au fur et à mesure qu’on avance dans notre processus de production d’un service ou d’un produit.

Mais qu’est-ce qu’un bon indicateur opérationnel ?

  1. C’est un indicateur important pour l’équipe, au point d’influencer les joueurs dans leurs actions quotidiennes.
  2. Il est facile à comprendre, à calculer et à mettre à jour.
  3. Il a un impact sur la performance globale de l’entreprise.
  4. C’est un levier d’amélioration continue important pour votre organisation.

Vous avez déjà des indicateurs opérationnels dans votre organisation ?

On peut rapidement juger de la qualité et de l’utilité d’un indicateur de performance opérationnel selon les 6 critères ci-dessous:

qualités des indicateurs

Il est donc important de bien choisir vos indicateurs, de les comprendre et de les partager avec votre équipe.

Parfois, à l’autre bout du spectre, je rencontre des organisations qui ressemblent à ça :

Tableau de bord surchargé

Trop d’indicateurs, c’est comme pas assez!

Il faut continuer à voir la route et les obstacles devant !

pour aller plus loin :

http//www.amelioraction.net/blogue

et http://www.mon-tableau-de-bord.com

contact@acsinfo.fr

Les Marques qui deviennent des Médias

Il n’y a pas encore si longtemps, les marques étaient soumises à la toute-puissance des médias de masse pour délivrer des messages à leurs « cibles ». Mais ça, c’était avant internet et le web…

« Vous regardez l’ancêtre d’Internet, bonsoir ! », lance tous les jours le PPDA des Guignols de l’info…

Mass media & diffusion de contenus

Avant Internet, les médias de masse « traditionnels » contrôlaient depuis des décennies la création, l’édition et surtout la diffusion des contenus sur leur support (télé, radio, presse, affichage). Sans partage, ils régnaient sur la diffusion de « leurs » informations comme sur la communication des marques qui leur achetaient des « espaces » d’expression. Spot télé, spot radio, encart presse etc., les messages publicitaires – même avec la meilleure volonté des créatifs – étaient centrés sur l’essentiel (la « réclame »), car le format de diffusion était (et reste…) cher.

Produire, éditer, publier sur le web

Mais ça, c’était avant internet et surtout l’avènement du célébrissime world wide web. Sur la toile, les outils de production, d’édition et de diffusion de contenus sont tellement simples (blog, wiki…) que chacun peut produire, éditer et diffuser des contenus multimédia. Evidemment, on trouve le meilleur comme le pire sur le web, mais aujourd’hui les médias professionnels sont concurrencés par des « amateurs » très pros, tels certains bloggeurs rivalisant de talent et de pertinence avec la presse « professionnelle ».

Devenir un média

Loin de là une remise en question des médias « traditionnels » : ils ont leur utilité puisqu’ils sont encore là, même s’ils souffrent et doivent s’adapter. Mais à partir du moment où tout le monde peut prendre la parole sur le web – citoyen, entreprise, client, partenaire, concurrent… – le nouvel enjeu pour les marques consiste à trouvercomment se transformer en média. Autrement dit, comment prendre la parole pour émerger, faire entendre sa voix et défendre sa bannière ? Comment sortir de la « réclame », du discours lénifiant « je suis le meilleur » pour convaincre ses prospects à devenir client, en les accompagnant tout au long de leur parcours d’achat ? On ne compte plus le nombre de grandes marques ayant plongé dans le bain digital, mais beaucoup, beaucoup d’autres hésitent encore : l’eau n’est pas assez claire, trop chaude ou froide, etc. Bref, elles ne savent pas comment faire !

Le contenu de marque

Pour les marques qui osent ce changement de paradigmes (le passage de l’ « annonceur » au « média », de la « cible » à l’« audience ») la question centrale concerne l’éditorial… comme tout média d’ailleurs ! Quel est mon angle d’attaque de sorte à me différencier et attirer l’audience convoitée ? La réponse réside dans le choix des contenus (informatif, éducatif, pratique, ludique etc.), leurs supports (vidéo, infographie, blog,…) et leur ton (sérieux, décalé, etc.). En somme, il s’agit de répondre à 3 questions majeures : quoi(dire) ?, A qui (quelle audience) ? Et comment (quel ton)?

Attirer sans interrompre

Le très grand avantage de cette révolution médiatique, c’est qu’il est désormais possible de délivrer l’information que recherchent les internautes sans les interrompre dans leurs investigations par des publicités intrusives (bannière, display, etc.). Donner de l’information pour attirer vers soi, une démarche moins agressive appelée l’inbound marketing.

En somme, puisque la technologie web permet de produire, éditer et diffuser des contenus en un tour de clic, les marques doivent se concentrer sur l’essentiel : la qualité des contenus pour transformer des prospects (très informés et volatiles) en clients fidèles mais de plus en plus critiques…

d’apès J.L.TRAINEAU

Le corpoworking, un état d’esprit à insuffler chez les grands groupes

Les entreprises en mal d’innovation auraient tout intérêt à se diriger vers le corpoworking, qui, en permettant d’intégrer l’esprit du coworking en leur sein, aurait la capacité de favoriser l’open innovation.

Nathanaël Mathieu, co-fondateur du cabinet de conseil LBMG Worklabs s’exprime sur l’émergence du corpoworking.

L’Atelier : Le coworking en entreprise (ou corpoworking) n’est pas un concept récent, mais il subit depuis quelques temps une évolution. A quoi est-elle due ?

Nathanaël Mathieu : Il y a beaucoup de visions différentes du coworking. Si sa dynamique (et notamment celle du corpoworking) se débloque, c’est aussi en lien avec le développement des espaces dédiés (de 0 à 300 espaces en 8 ans). Le coworking est quelque chose de reconnu en France, c’est pourquoi de plus en plus d’entreprises souhaitent s’en inspirer pour faire évoluer leur conception du travail. Il s’agit donc de faire un sorte que les entreprises créent en interne des espaces qui permettent de revoir l’organisation du travail et qui dépassent le simple cadre d’un aménagement d’un espace collaboratif. Il y a très peu d’initiatives aussi abouties en France de nos jours.

Quel est l’état du corpoworking en France ?

A mon sens, nous n’en sommes qu’aux balbutiements du corpoworking en France. Même si l’on voit apparaître de plus en plus d’initiatives de type espace collaboratif ou espace d’innovation en entreprise. Mais à ce jour, il existe très peu d’expériences qui s’attaquent réellement au sujet de l’organisation du travail et de l’évolution de l’environnement de travail.

L’expérience la plus aboutie en France est celle d’Orange avec la villa bonne nouvelle, qui permet d’accueillir jusqu’à 50 personnes le temps d’un projet (entre 6 et 12 mois) au sein d’un immeuble historique du groupe. Cette initiative s’inscrit globalement dans un projet plus général de transformation digitale de l’entreprise et permet de suivre l’évolution des collectifs de travail interne, des échanges avec des partenaires externes (start-up, etc…), de nouvelles formes d’innovation, et de nouveaux espaces de travail plus partagés et flexibles.

Un aperçu des locaux de la villa bonne nouvelle d’Orange

Que permet selon vous une telle ouverture de la part des entreprises, qui ont donc la possibilité de proposer des espaces collaboratifs à leur employés tout comme à des entreprises extérieures (partenaires, collaborateurs…) ?

En effet, le but ultime est de développer plus de croisements en interne mais aussi de faire en sorte que ces lieux soient ouverts sur l’extérieur. Que ce soit pour accueillir des structures avec lesquelles l’entreprise à l’habitude de travailler ou d’autres structures extérieures afin de faciliter l’open innovation. Les grandes structures ont souvent un mal fou à innover en interne, elles ont donc besoin de chercher de l’innovation ailleurs, une innovation qui peut venir à elle à travers les espaces de coworking.

Beaucoup d’entreprises ont la capacité de créer des espaces de corpoworking, néanmoins, toutes ne disposent pas de la même ouverture. Créer un espace de coworking comporte des enjeux cruciaux de confidentialité et de partage de culture d’entreprise. C’est pourquoi dans beaucoup de cas, nombre d’entreprises commencent par initier un projet en interne avec la volonté de l’ouvrir peu à peu à l’extérieur. Ce qui est recherché avant tout, c’est le brassage entre les différentes visions et les différentes manières de fonctionner.

Y-a-t-il également des enjeux en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne la protection des ressources ?

La question de la sécurité des données est en effet très récurrente. Comment gérer le fait que les salariés vont être entourés d’autres personnes extérieures ? Comment gérer la confidentialité des données ? Au final, le fonctionnement doit être le même que pour les salariés en mobilité. L’entreprise doit mettre à disposition des salariés des outils qui permettent de limiter les risques, mais elle doivent aussi former les salariés à utiliser les données avec précaution dans un terrain non sécurisé. Dès le moment qu’on sort du bureau, la sécurité des données devient un problème.

Il s’agit aussi pour les entreprises de bien identifier les personnes qui ont les capacités d’utiliser les données et de faire en sorte qu’il n’y ait aucune ouverture vers l’extérieur. Plus important, il est nécessaire de déterminer ce qui est vraiment de l’ordre de la confidentialité et ce qui peut apporter de l’innovation en étant confronté à un autre point de vue externe. Le corpoworking doit avant tout rester un espace de travail innovant doublé d’une communauté pour lequel une animation spécifique est mise en place pour faciliter les échanges, l’ouverture et l’innovation. Sans l’animation et sans un état d’esprit « bienveillant » de la part des utilisateurs, vous n’arriverez pas à créer une âme dans le lieu et à en faire un véritable coworking.

Stratégie Marketing : ne pas oublier l’insight

Ce n’est une découverte pour personne: quel que soit le marché, nous sommes dans une économie ultra concurrentielle. Toujours en quête d’innovations, les entreprises peuvent perdre de vue que le produit ou le service “qui va marcher” se trouve juste sous leurs yeux…  Il suffit parfois simplement de savoir écouter le consommateur, son insight est précieux !

L’INSIGHT, QU’EST CE QUE C’EST ?

Le mot insight vient de la contraction de la locution “inner sight”, signifiant le regard intérieur en anglais. En marketing, l’insight va faire référence au regard du consommateur, afin de cerner ses besoins et de lui offrir une réponse adaptée. Cette démarche est différente de celle qui est réalisée d’ordinaire, quand l’entreprise offre un produit. Là, c’est la demande du consommateur qui est ciblée et l’entreprise fera alors l’effort ou non de lui proposer un produit ou un service en réponse.

On établit que le besoin du consommateur s’axe autour de 3 éléments :

  • L’idée en elle-même: le consommateur va faire un souhait, il aimerait “avoir la possibilité de”, il trouverait ça “plus pratique si”, etc.
  • La motivation: le consommateur aimerait ce changement ou cette possibilité pour une raison intéressante et importante pour lui.
  • La tension ou le frein: le consommateur ne peut pas réaliser cette envie, pourtant importante, à cause d’un frein particulier (accessibilité, coût, etc.).

Par exemple, en utilisant l’insight d’un consommateur, on pourrait arriver à ce genre de réflexion : “J’aimerais pratiquer un sport car cela m’aiderait à être en meilleure santé mais je n’ai pas de budget à consacrer à ça.”

L’idée est donc “faire du sport”, la motivation “pour être en meilleure santé” et le frein “je n’ai pas de budget pour ça”. L’entreprise peut alors choisir de développer une offre en lien. Cette démarche est d’autant plus intéressante qu’elle place le consommateur en tant que porteur d’innovation, facilitant par la suite son adhésion au produit et réduisant ses coûts de recherche.

COMMENT COLLECTER DES INSIGHTS ?

Plusieurs méthodes permettent de collecter ces précieux insights. Tout d’abord, des études qualitatives et/ou quantitatives peuvent être réalisés sous forme d’entretiens, de questionnaires ou de « focus group » (image ci-dessous).

insight étude qualitative

Cela peut s’évaluer également lors d’un travail de veille, des séances d’observation, de créativité, etc. Cela permet surtout de sortir de son champ d’expertise et d’explorer de nouvelles possibilités de développement.

Les insights retenus doivent pouvoir se problématiser sous la forme de

“J’aimerais… parce que… mais…”

L’insight doit toujours pouvoir se synthétiser en une phrase et correspondre à une vérité vécue ou ressentie par le consommateur. Un langage simple doit être privilégié afin de favoriser l’identification. Ensuite, il est intéressant de valider cet insight en contrôlant son impact sur une population cible (enquête par sondage du type “Seriez vous intéressés par… ?”).

Notons que plus l’écart entre la motivation et le frein est important, plus la tension est forte… De fait, la réponse que va offrir l’entreprise devient un réel facteur de différenciation face aux concurrents et, de fait, de préférence par le consommateur.

COMMENT CHOISIR UN BON INSIGHT ?

Il est relativement aisé de trouver des insights avec les outils conseillés précédemment.
Toutefois, chaque insight n’offre pas la même opportunité de développement.
On est alors en droit de se demander comment sélectionner les meilleurs. L’organisme Ipsos a donné quelques critères garants du potentiel d’un insight, à savoir:

Un insight doit être :

  • Révélateur: l’insight dévoile une aspiration nouvelle ou cachée des consommateurs.
  • Non réalisé: l’insight met en relief le fait qu’aucune solution n’a été proposée pour le moment.
  • Important: l’insight doit être significatif ! Il doit se concentrer sur un enjeu réel dans la vie du consommateur.
  • Engageant: l’insight doit engager le consommateur, faire du lien directement entre le problème et sa vie quotidienne.
  • Familier: l’insight doit être capable d’entrer en résonance avec les préoccupations du consommateur.
  • Fréquent: l’insight est intéressant s’il concerne un problème récurrent.
  • Crédible: l’insight se doit d’être réalisable aux yeux des consommateurs.
  • Inspirant: l’insight a le pouvoir de modifier la pensée et les comportements des consommateurs.
  • Cohérent: l’insight doit toujours être en accord avec le discours de la marque !

Quelques exemples d’insights bien cernés et bien exploités :

  • “J’aimerais consommer 5 fruits et légumes par jour car c’est bon pour ma santé mais je n’ai pas le temps de cuisiner.”
    Réponse : Yumi, les légumes en bouteille
  • “J’aimerais rencontrer quelqu’un car l’amour m’apporte du bonheur mais je suis trop timide pour aborder des personnes ou je n’ai que trop peu d’opportunités.”
    Réponse : les sites de rencontre

Certains sont encore plus précis.

  • “J’aimerais rencontrer quelqu’un car l’amour m’apporte du bonheur mais les sites de rencontre ne sont pas assez sélectifs et cela m’effraye.”
    Réponse : Adopteunmec, qui a conçu son site en favorisant l’adhésion des femmes.

La démarche de l’insight, en plus d’être très fonctionnelle et facilement réalisable, permet également une relation avec le consommateur favorable : l’entreprise va répondre à un problème rencontré par le consommateur, elle n’impose pas un produit à celui-ci ! Un pas de plus vers la production responsable !

Et vous, avez-vous intégré l’insight comme un élément à part entière de votre stratégie marketing? N’hésitez pas à partager vos expériences et remarques dans la section commentaires!

Bpifrance lance Le Hub : le « meetic » de l’innovation

A la découverte du Hub Bpifrance, une offre de services dédiés à l’innovation à destination des grands groupes, des ETI, et des start-ups.

partenariat bpifrance

Vous connaissez probablement Bpifrance (les 3 premières lettres de ce nom étant un acronyme signifiant Banque Publique d’investissement), cet organisme de financement et de soutien aux entreprises innovantes. Mais connaissez-vous le Hub Bpifrance ?

Lancé le 23 Avril dernier, le Hub Bpifrance  est un triptyque d’offre de services dédié à l’innovation dans un nouveau lieu ultra-connecté situé au cœur des équipes de Bpifrance, au 4ème étage de son antenne parisienne.

Ce sont ainsi 1000m2 qui vont permettre au Hub de favoriser les échanges entre grands groupes, ETI et startup et de proposer à ces dernières hébergement, accompagnement dans tous les domaines et autour de nombreux événements.

bpifrance le hub

1 lieu pour 3 offres de service

Le Hub Bpifrance est une offre aux multiples facettes qui comprend le Hub Corporate, le Hub Network et le Hub Start-up.

Le Hub Corporate s’adresse aux grands groupes et aux ETI (Entreprises de Tailles Intermédiaires) pour les aider dans leur recherche de partenaires innovants. Ainsi, des équipes Bpifrance dédiées analysent le besoin de l’entreprise pour réaliser un sourcing qualifié de start-ups innovantes, et impulsent les mises en relation en tant que « tiers de confiance ». Bpifrance apporte son expertise et ses ressources pour assurer un bon pilotage « post-closing » et optimiser les chances de succès d’une collaboration efficace.

Le Hub Network, désigne quant à lui un espace de 500m2 qui accueillera des conférences, formations, séminaires, évènements signatures décalés et originaux tout au long de l’année ; l’objectif étant de décloisonner l’innovation entre les grands groupes, les ETI et les start-ups.

bpi hub corporate network startup

Enfin, le Hub Start-up est une offre d’accompagnement et d’hébergement avec un focus particulier sur la stratégie de financement et leur développement commercial, ainsi que sur le stratégie de croissance à l’international.

Cécile Brosset, directrice du Hub, résume la typologie des start-ups cibles du Hub Start-ups : « nous voulons accompagner des sociétés qui ont déjà fait leur premier million de chiffre d’affaire, et qui veulent repousser les limites pour devenir des champions mondiaux ».

Pourquoi vous ne trouverez pas de bouton « annuler » sur les bons sites de e-commerce

Nous connaissons tous le e-commerce du côté utilisateur mais souvent moins du côté vendeur. Pour en savoir plus sur cet univers, nous avons rencontré Bernard Quenon, directeur opérationnel du site de produits bio et écologiques SeBio qui a accepté de répondre à nos questions.

Alexandra Giroux : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui cherche à savoir si un site de e-commerce est fiable ? Comment faire le tri entre les sites qui sont sérieux ou pas ?

Bernard Quenon : Pour vous assurer que vous pouvez faire confiance à un site d’e-commerce, je vous recommande d’être vigilant concernant les points suivants :

– La société propose-t-elle un système de notation pour que les clients donnent leur feedback sur le service et les produits ? Il en existe plusieurs : Avis Vérifiés, Trusted Shops, etc. Mais attention, vérifiez que les sites utilisent honnêtement ces outils ! Il existe des astuces pour échapper au système : si par exemple, les livraisons se sont mal passées pendant une certaine période, le marchand peut bloquer le flux de commande et celles-ci ne seront par conséquent pas évaluées. On peut facilement vérifier les marchands qui jouent le jeu ou pas : si les avis sur un site ne sont pas réguliers, il y a des chances pour qu’il y ait un manque de transparence.

2015-03-18 20_01_11-Avis-Verifies - Boostez votre commerce

– Y a-t-il des avis négatifs sur le site ? Si ce n’est pas le cas, c’est louche…

– Les modes de paiement proposés sont-ils sécurisés ?

– Les coordonnées de l’entreprise et le numéro de téléphone sont-ils repris sur le site ? Jetez un œil aux conditions générales de vente… vous ne devez pas tout lire (quasiment personne ne le fait)  mais parcourez au moins le premier paragraphe !

– La société a-t-elle bonne réputation ? Vous pouvez le vérifier sur les réseaux sociaux ou via des sites tels que TrustPilot.

Depuis que je suis allée acheter des chaussures sur Zalando, ces publicités me poursuivent partout : c’est normal docteur ?

Oui c’est tout à fait normal ! Cela s’appelle du « retargeting » : c’est un principe d’affichage des bonnes publicités, pour les bonnes personnes, au bon endroit. On peut paramétrer les cookies nécessaires à cela via divers outils tels que Google Adwords ou Adroll. Une fois qu’un internaute s’est intéressé à un article sur Zalando, cet article s’affichera alors sur d’autres sites tels que Facebook. Mais il vaut mieux être prudent avec cette pratique : elle coûte cher et trop utilisée, peut s’apparenter à du harcèlement !

2015-03-18 20_05_05-How Retargeting Works

Donc prudence avec les automatisations… Est-ce que vous pensez néanmoins que les algorithmes sont en train de devenir plus malins que les vendeurs en boutique pour nous aider à acheter les choses qui correspondent le mieux à nos besoins ?

En tout cas c’est clairement en train de se développer : il existe sur le marché de nombreux outils tels queTarget 2 Sell ou Nosto. Chez SeBio, nous travaillons par exemple avec un logiciel qui analyse où les clients ont cliqué et ce qu’ils ont ajouté à leur panier. Cela nous permettra dans un futur proche d’identifier quels articles sont souvent achetés ensemble et du coup de proposer ces articles à nos visiteurs. Les systèmes actuels permettent aussi d’afficher un contenu différent si un client vient sur le site pour la première fois ou s’il est déjà client. Ces systèmes permettent également de personnaliser l’expérience de navigation de chaque client : si vous venez sur notre site pour acheter du gel douche, ça n’a pas de sens de vous afficher des publicités pour les couches lavables. L’avantage de ces systèmes est également qu’ils permettent d’envoyer des newsletters adaptées aux centres d’intérêt de chacun. Fini le SPAM !

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Mais attention, ces outils ne sont pas gratuits. Généralement si vous souhaitez les mettre en place, vous aurez la possibilité de payer soit au clic soit vous payerez un pourcentage du chiffre d’affaire réalisé pour l’ensemble des achats réalisés via le logiciel, quand les clients ont acheté dans un certain laps de temps (souvent une trentaine de minutes).

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite lancer son site de e-commerce ?

Il faut savoir se différencier car on vend déjà quasiment tout sur Internet. Cependant attention, dans une niche, il est parfois plus difficile de générer un chiffre d’affaire important mais on peut bien sûr y arriver. Je conseillerais également de bien analyser le marché avant de débuter. Il faut aussi être à l’écoute de ses clients, être réactif et savoir se remettre en question. C’est aussi pour ça que sur notre site nous mettons clairement en avant comment les clients peuvent nous contacter. A la différence des commerces de proximité, vos futurs clients ont la possibilité de facilement commander chez tous vos concurrents.  Vous devez donc avoir un petit plus et ce n’est pas forcément parce que vous êtes le moins cher que vous vendrez plus. La relation client est très importante : vous savez, quand vous allez chez le fleuriste du coin parce que vous l’appréciez même s’il est plus cher que le supermarché… eh bien sur internet c’est pareil ! Le rapport qualité prix est important mais l’amour que vous donnez à vos clients et le soin que vous apportez aux paquets aussi !

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Quelles sont selon vous les fonctionnalités les plus importantes sur un site e-commerce ?

Le moteur de recherche est essentiel car beaucoup de visiteurs passent par là pour chercher un produit même si vous avez la meilleure arborescence du monde. Une fonctionnalité intéressante aussi est le principe des listes : liste de naissance, liste d’envies, liste d’anniversaire… cela peut être très utile ! D’ailleurs il est aussi intéressant de prévoir que vos clients puissent commander avec des « comptes invités » car pour une liste de naissance par exemple, les personnes qui se connectent au site ne souhaitent pas nécessairement passer à nouveau commande dans le futur : ils ne veulent donc pas perdre de temps à créer un compte. Autre fonctionnalité intéressante, indiquer à côté d’un article s’il est disponible en stocket quelle est la date prévue de livraison : comme ça, pas de surprise à la commande.

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Ecoutez aussi le feedback de vos clients : par exemple, un jour, un client de SeBio nous a dit qu’il trouvait dommage que quand on cliquait sur le bouton « précédent » du navigateur, on n’arrive pas à la page réellement vue en dernier. Nous avons immédiatement ajouté cette fonctionnalité.

Oui c’est vrai que cette fonctionnalité n’est pas disponible sur tous les sites… Et c’est parfois très frustrant ! D’ailleurs, d’après-vous quelles sont les choses qui sont les plus agaçantes sur un site e-commerce ?

Les sites qui ne sont pas responsive sont agaçants car on n’arrive pas à bien les consulter sur smartphone. Mais la technique ne suffit pas : par exemple sur notre site nous allons prochainement faire en sorte que le contenu qui apparaisse sur mobile soit simplifié pour ne pas devoir scroller indéfiniment. Dans les autres éléments agaçants, il y a aussi les choses qu’il ne faut jamais faire sur un site web. Je vais vous donner deux exemples. Quand un client entre dans le processus de commande, il vaut mieux uniquement mettre un bouton « commander » et pas de bouton « annuler ».

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Autre exemple : il ne faut jamais mettre les boutons d’actions tels que « payer » ou « commander » en rouge : cette couleur est associée à l’erreur ! Il vaut mieux utiliser des couleurs plus neutres comme le orange par exemple.

Quels sont les prochains défis du e-commerce ?

Un des grands défis du e-commerce est  la logistique : elle est au coeur de nos préoccupations et dois être la plus adaptée pour livrer rapidement et sans erreur… surtout quand on a un gros catalogue de produits !

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Nous avons d’ailleurs récemment eu le plaisir et la chance de visiter les locaux de l’excellent sitePecheur.com pour qu’ils partagent avec nous leurs bonnes pratiques. Il existe de nombreuses astuces pour améliorer la logistique mais cela a naturellement un coût donc je conseillerais de le faire une fois qu’un projet est bien lancé et pas nécessairement au tout début. L’autre challenge du e-commerce est la livraison. Depuis le mois de mars, nous travaillons avec Bubble Post, un transporteur écologique. Fin avril, notre transporteur assurera des livraisons en 2 heures dans une sélection de villes : une première en Belgique ! Un vrai plus pour un client qui a besoin rapidement d’un produit et qui n’a pas la possibilité de se le procurer facilement près de chez lui.

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Maintenant de manière plus générale, nous souhaitons continuer à améliorer la qualité de notre service tout en étant naturellement rentables. Dans le marché du bio il y a beaucoup de monde sur le web : on assiste et on assistera dans le futur encore plus à des fusions, acquisitions ou des sociétés qui ne pourront plus continuer. Dans cet environnement, il est important de tout faire pour tirer son épingle du jeu.

Les clés pour constituer une équipe gagnante

equipeNous entendons depuis toujours qu’il est essentiel de savoir bien s’entourer. En 1998, l’équipe de France de football devient championne du monde. La cohérence qui prédominait au sein de l’équipe fut l’une des raisons de ce succès historique. Sur le papier l’exercice n’était pourtant pas simple. L’égo de chaque joueur pris individuellement ressemblait davantage à des bâtons de dynamite.

Mais il est des moments où le collectif peut — et même doit — passer au-dessus des intérêts de chacun. Ce fut le cas à ce moment-là. Tous les ingrédients étaient là pour réaliser l’exploit de battre les Brésiliens en finale : une bonne alchimie, de l’envie, des rôles bien définis, le souci de ne pas compromettre le rêve de toute une nation et des talents bien sûr.

Quelques années plus tard — lors de la coupe du monde de 2010 — le décor n’était plus le même. La conscience collective du groupe s’était éteinte. Et sans étincelle, il n’y a pas d’équipe. La flamme semble ravivée pour ce Mondial 2014, mais la constitution d’une équipe efficace reste un exercice périlleux.

Les leçons du passé

Barack Obama fait souvent référence à l’un de ses illustres prédécesseurs — Abraham Lincoln —qui eut l’intelligence et le courage de s’entourer de rivaux, ceux-là même qui l’avaient combattu. Etrange. Et potentiellement dangereux. Pourquoi prendre le risque en effet de voir son autorité remise en cause à la moindre occasion ? Mais à bien y réfléchir, n’est-ce pas le rôle même d’un leader que de faire passer la cause commune au-dessus de tout le reste. S’il faut s’entourer de certains de ses ennemis d’hier pour le bien de tous, il n’y a pas trop à hésiter. Il faut faire fi de ses sentiments, choisir les meilleurs talents, accepter le risque d’être bousculé dans ses opinions les plus arrêtés.

Un leader ne doit pas avoir peur d’être entouré par d’autres leaders. Il ne peut qu’en être enrichi et donc renforcé. Lincoln n’a jamais abandonné une once de son pouvoir. Mais il a vite compris qu’il était impossible de gouverner seul, sans l’appui de ceux qui font la différence dans leur domaine respectif, peu importe finalement qu’ils soient dans l’autre camp. Ces nobles principes sont toujours valables aujourd’hui, que l’on soit aux commandes d’un Etat ou d’une entreprise. Diriger ne signifie pas évoluer au milieu d’une « bande de copains » — même si cela peut sembler de prime abord plus confortable — mais bien de devenir le chef d’orchestre d’individualités talentueuses et charismatiques. N’est-ce pas ainsi que Lincoln a permis l’abolition de l’esclavage ?

Pourquoi fait-on généralement l’inverse lorsque l’on constitue une équipe ?

Les raisons sont multiples. La première tient aux liens d’amitié professionnelle qui nous unissent à certaines personnes alors que nous gravissons les marches une à une. On se sent le devoir de renvoyer l’ascenseur à ceux qui nous ont aidé au cours de notre carrière. Si l’attitude est louable, ce n’est pourtant pas la meilleure façon de remercier la loyauté de ses proches. Rien ne doit aveugler le dirigeant, pas même le sentiment de reconnaissance. La seconde tient au narcissisme qui vient souvent anesthésier les capacités neuronales de certains leaders les poussant à s’entourer de béni-oui-oui plutôt que de chercher l’efficacité et la performance. La troisième tient à notre éducation et même à notre modèle de référence culturelle. Celles et ceux qui sont aux commandes aujourd’hui ont été formés pour gérer un monde qui n’existe plus. Ils ont été formatés pour se cloner, comme s’il était plus confortable de n’avoir autour de soi que des semblables. Même culture, même formation, même comportement, mêmes réflexes. Cela aurait pu durer éternellement, sauf que le monde a évolué. Les frontières se déplacent très vite et les vérités d’hier ne sont plus celles de demain.

Il faut des équipes capables de changer sans discontinuer

Michel Serres, interrogé par le Journal du Dimanche au début de l’année 2013 affirmait : « ce n’est pas une crise, c’est un changement de monde ». Alors comment faire face à cela ? Y sommes-nous seulement préparés ? Disposons-nous des équipes capables de diriger la société qui se dessine peu à peu sous nos yeux ? Avant la seconde guerre mondiale, on encensait les «  bac philo ». Après le chaos, les ingénieurs ont pris le contrôle et les mathématiques sont devenues le critère de sélection principal. La nécessité de reconstruction allait donner aux trente glorieuses une teinture très cartésienne. « Pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences » indiquait le sous-titre du célèbre Discours de la méthode de Descartes. On s’est attaché à former des bataillons de têtes bien faites. Un esprit binaire particulièrement adapté alors à la ré-industrialisation et à l’émergence informatique. Mais hier était hier. Il convient à présent de substituer à ces QI flamboyants d’autres formes d’intelligence, des  talents en rupture, créatifs, capables de donner des coups d’épaule au statu quo ambiant et d’évoluer dans des organisations matricielles aux pouvoirs répartis, des structures où agilité, vélocité et vitesse sont devenus les facteurs de réussite.

Prise de conscience

Nous avons quitté un univers structuré et prévisible que nous connaissions — où la recherche de perfection et d’excellence était constante — pour un autre plus fluctuant, plus incertain, où l’échec — sans être recherché — est utilisé pour optimiser les processus de  fonctionnement. C’est autre chose. Et c’est pour cela qu’il faut bâtir d’autres équipes. Les critères de mesure de la performance sont en train de changer. Sans nier l’impératif de résultats, nous allons devoir reconsidérer notre approche en de nombreux points, revoir notre échelle du temps — les marchés ne pourront pas continuer de saluer les résultats immédiats qui se font souvent au détriment du long terme, des salariés et de l’économie — et suivre de nouveaux indicateurs, comme la contribution sociétale de l’entreprise. Face à la complexité de notre environnement, un individu seul ne peut rien. Fut-il le plus brillant de sa génération. Il y a trop à maitriser. L’équipe devient plus que jamais primordiale et de sa construction dépend en réalité notre futur.

Mode d’emploi de la constitution d’équipe

Il n’y en a pas bien sûr. Mais il est cependant des travaux auxquels on peut se référer avec intérêt. Ceux de Daniel Goleman sur l’intelligence émotionnelle et les styles de leadership en premier lieu ou ceux de Manfred Kets de Vries et ses archétypes du dirigeant. Bien connaître ces théories permet de constituer ou de renforcer une équipe en prenant soin de s’entourer de profils différents et complémentaires. Mieux vaut par exemple se renforcer en profils « innovateurs » si l’équipe de direction en est dépourvue. Il faut surtout chercher des esprits — certes brillants — mais avant tout libres. Des individus capables de réfléchir en dehors « de la boite », de sortir du champs habituel, pour vivre dans leur époque, en acceptant l’incertitude, la prise de risque et la remise en cause permanente comme autant de données élémentaires.

C’est d’autant plus fondamental que manager de nos jours n’est pas aussi simple qu’hier. Le management n’est plus statique mais dynamique. On pilote des équipes à distance qui de fait ont besoin de plus d’autonomie. Le leader moderne doit s’organiser en tenant compte des fuseaux horaires et des différences culturelles. Il doit faire confiance, rendre chaque membre de son équipe responsable de ses engagements et leur donner les moyens de les tenir.

« Savoir s’entourer » — car c’est bien un « savoir » — c’est prendre conscience de l’explosion des données et de l’avènement de communautés d’expertises. Le leader est bien sûr celui qui saura orchestrer l’ensemble de ces savoir-faire existant en son sein et dans son écosystème. Il sera aidé en cela par les universités et grandes écoles en pleine mutation et par le progrès technologique qui ne cesse d’apporter aux dirigeants de nouveaux outils de plus en plus adaptés à leurs problématiques.

En choisissant nos dirigeants actuels — qui ne sont pas issus des générations Y ou X — les électeurs et les conseils d’administration feraient bien d’être très vigilants car ce sont encore eux qui identifient, forment et propulsent nos futures élites. En sont-ils seulement capables ?