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Mon boss est un robot

C’est quoi l’emploi du temps d’un patron ou d’un cadre dirigeant? Prendre des décisions et, si possible, ne pas se planter trop souvent. Ce portrait-robot, correspond à quelques neurones près à celui de Vital. Sauf que Vital est un robot. Plus exactement un algorithme, qui engloutit des données et qui tranche. Un vrai boss ce Vital.

Du coup, une boîte hongkongaise spécialisée dans la gestion de fonds à risques, l’a carrément propulsé à son conseil d’administration. Avec un droit de vote, qui compte autant que celui des cinq autres administrateurs de chair et de sang. C’est que Vital est un as du croisement et de l’analyse de données à vitesse fulgurante. Et permet à Deep Knowledge Ventures de décider de ses investissements avec le maximum de sécurité .

Passé le choc, on cherche les raisons qui ont motivé cette entreprise à associer une intelligence artificielle à leurs décisions. D’abord, Vital, c’est le cadre parfait. Le type qui ne rechigne jamais pour entamer un brainstorming après 18h30. Le gars qui ne pianote pas sur sa tablette en pleine réu pour réserver un vol discount pour les prochaines vacances. Le col blanc qui n’a aucun problème d’égo avec Jean-Loup qui veut lui piquer son poste. Le cadre que rien n’arrête, surtout pas les considérations bassement humanistes. Un type au poil quoi.

Et puis c’est pas Vital qui viendra geindre à son entretien d’évaluation annuel. Une augmentation de salaire ? Une augmentation de mémoire lui suffira. Changer son Qashqai de fonction pour un Audi Q5 ? Il n’y pense même pas. Vital est tellement génial que l’on se demande pourquoi tous les conseils d’administration du monde ne l’ont pas adopté. Et l’on ne voit qu’une seule raison qui puisse freiner l’expansion de ses frères dans les centres de décisions des entreprises de la planète : ceux qui décident, ou non, d’embaucher un Vital, sont des hommes et des femmes.

De ceux et celles qui s’ennuient pendant les réunions. De ceux et celles qui hésitent entre deux SUV. De ceux qui travaillent trop. De ceux qui, comme Christian Streiff, ex-pdg de PSA, peuvent risquer leur vie, être victime d’un AVC au bureau, s’en remettre difficilement, avouer qu’ils ont dorénavant besoin de 6h de sommeil par nuit « et ne plus se contenter de 3, comme auparavant ».

Mais surtout, tous ces cadres d’entreprise tentent de protéger leur espèce. Celle des cols blancs qui font ce qu’ils peuvent, qui essaient de concilier l’inconciliable. Et même d’injecter un peu d’humanité dans l’entreprise et les décisions qui y sont prises.

Comment organiser son départ en vacances au travail : 5 conseils pour partir l’esprit tranquille

L’occasion de partir pendant une bonne semaine et de décompresser. A condition de quitter son travail l’esprit tranquille, et de ne rien oublier d’important derrière soi.

Si vous êtes un peu chaotique ou du genre angoissé, voici 5 conseils qui peuvent vous aider.

1. Ne pas laisser de tâches urgentes derrière soi

pile files

Faites des listes de tout ce qui est important, ce qui vous stresse, ce qui est urgent.

« Commencez par faire une liste de ce qui ne peut absolument pas attendre votre retour: peut-être que l’un de vos projets avec un client a sa date butoir dans trois jours. Occupez-vous de ceux-ci en priorité: finissez-les, ou laissez toutes les instructions nécessaires pour quelqu’un qui pourra le traiter à votre place », conseille le site Dumb Little Man.

Préparez un planning prévisionnel. Lorsque vous allez rentrer de vacances, vous aurez sûrement encore un peu la tête ailleurs, et il se peut que la reprise du travail soit difficile. Alors soyez sympas avec vous-même et donnez-vous un petit coup de pouce en réfléchissant à toutes les tâches à effectuer à votre retour.

2. Prévenir les collègues, les clients, tous ceux susceptibles de vous contacter

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C’est très important car si vous êtes à l’autre bout du monde en train de siroter un cocktail sur la plage au coucher du soleil, d’autres personnes (la plupart) n’ont pas pris l’avion et peuvent essayer de vous contacter. Autant un téléphone peut être éteint en son absence, autant une boîte mail est toujours active. « Programmez une alerte. Changez votre messagerie vocale et e-mail pour laissez savoir aux clients et aux collègues que vous serez absent. », suggère Working Mother.

Et surtout, soyez absent sans l’être totalement, en laissant une liste de personnes à contacter, et quelques informations pour des situations à traiter en cas d’urgence. « Donnez à votre patron le contact d’une personne à contacter en cas d’urgence, mais soyez bien certain qu’il ne sera bien à utiliser qu’en cas d’urgence », indique Steere, cofondateur de Managing People Better.

3. Déléguer ses tâches

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Si vous partez longtemps, il est probablement nécessaire de déléguer certaines tâches à vos collègues. Certains projets ou rendez-vous pourraient être impossible à décaler, et quelqu’un doit donc vous remplacer. « Réfléchissez à la personne qui serait la bonne pour s’attaquer à chacune des uniques et importantes tâches », conseille The CEO Blog.

Soyez malgré tout conscient que personne ne va vous remplacer. Inutile d’imaginer qu’une personne qui a, a priori, déjà un travail, va faire deux journées en une pour combler votre absence. Faites donc bien attention à ne pas compliquer la tâche à vos collègues.

4. Ranger son bureau

mess desk

Ne partez pas sans avoir fait un petit nettoyage de printemps! « Il n’y a rien de plus déprimant qu’un retour de vacances devant une pile de documents qui occupe tout votre bureau. Donc laissez l’endroit net et propre avant de partir », indique plutôt sagement le site Working Mother.

Entre le tri des documents matériels, de votre ordinateur, et une petite ré-organisation, cela devrait vous prendre un peu de temps, mais vous n’en serez que plus soulagé à votre retour, et pourrez paisiblement recommencer à travailler.

5. Souffler!

work relax

Finalement, c’est peut-être le plus difficile. Comment se déconnecter lorsqu’on reçoit ses mails, des appels et des alertes sur son téléphone? Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à partir sans tablette ni ordinateur. Désactivez votre vibreur et la sonnerie de votre téléphone pour ne pas avoir continuellement le nez dans les e-mails.

Et juste avant de partir, mettez-vous dans un bon état d’esprit: partez quand vous êtes certains de n’avoir rien oublié, mais fixez-vous une heure limite. Restez chez vous un jour avant de partir, pour ne pas avoir à subir le stress des bagages, du manque de sommeil, le dernier jour de travail.

10 raisons pour lesquelles la musique est bonne pour la santé et le bien-être

MUSIC

Influence sur l’humeur, les capacités cognitives, la créativité, et parfois même, la maladie, la musique est bonne pour notre cerveau et pour notre corps. De nombreuses études mettent en avant ses multiples bienfaits. On vous en a sélectionné quelques-uns

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Mettre la musique à fond pour se débarrasser de toutes les tâches pénibles, quoi de plus motivant? En revanche, lorsqu’il s’agit de travailler, ce n’est pas forcément la meilleure des idées.

Selon une étude publiée en décembre 2012 dans la revue Journal of Consumer Research, c’est un volume modéré qui accroît la créativité. C’est assez paradoxal: les sons qui ne sont pas trop forts, rendent la réflexion un peu plus difficile. Mais cela nous entraîne à penser de manière plus abstraite, et à être bien plus créatif.

C’est le contraire quand la musique est forte: notre pensée créative est bloquée, parce que nous sommes submergés par le traitement des informations à effectuer. Conclusion: ne pas hésiter à écouter de la musique au travail du moment que cela n’explose pas vos tympans.

Elle adoucit la dépression

depression music

Du moins, chez les mamans qui viennent d’accoucher. Le baby blues, dont le nom scientifique est dépression périnatale, concerne de nombreuses femmes. Cette dépression affecte non seulement la nouvelle maman mais aussi son enfant.

Des scientifiques belges ont alors décidé de proposer à certaines mères et à leurs enfants de participer à des thérapies musicales. Ce soin aurait eu des effets immédiats sur les interactions entre la maman et son enfant, qui par ailleurs, selon le site Agence Science-Presse, développerait une plus grande autonomie.

Attention toutefois à ne pas croire que la musique est un remède à tous les maux. Selon une étude publiée dans les Archives de médecine pédiatrique et adolescente, reprise par le Time Magazine, les jeunes qui écoutent sans cesse de la musique augmentent leurs risques de développer une dépression.

La musique nous met de bonne humeur

good mood

Qui ne s’est jamais senti reboosté après avoir écouté une musique entraînante? Levé du bon pied au son de l’un de ses morceaux préférés?

Une étude parue en 2013 montre que la musique rend les gens de meilleure humeur. Les participants auraient notamment mis en avant une « excitation et régulation de leur humeur ainsi qu’une plus grande « conscience de soi ».

Une autre étude parue la même année dans le Journal of Positive Psychology va dans ce sens. Réalisée par des scientifiques de l’université du Missouri, celle-ci met en avant le même phénomène:

« Nos travaux soutiennent un comportement que beaucoup de gens ont déjà – écouter de la musique pour améliorer leur humeur », souligne l’auteur principal Yuna Ferguson.

La musique déstresse

stress music

Une thèse de doctorat de l’université de Gothenburg révèle qu’écouter de la musique tous les jours diminue le stress. Cette thèse se base sur les résultats de deux études selon lesquelles les personnes qui écoutent de la musique ressentent des émotions positives.

« Notons toutefois que lorsqu’on étudie les réponses émotionnelles à la musique, il est important de se souvenir que tout le monde ne réagit pas de la même manière à un morceau, et que chaque individu peut répondre de façon différente à une même chanson selon le moment où il l’écoute, en fonction de facteurs individuels et situationnels », explique l’auteure de la thèse Marie Helsing. Pour connaître les effets positifs de la musique, il faut écouter de la musique qu’on aime. »

Elle développe la mémoire

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Vous avez envie que vos enfants aient une mémoire d’éléphant? C’est simple, faites-leur suivre des cours de musique. Des chercheurs de Hong Kong ont montré que les enfants qui font de la musique réussissent mieux des tests de mémoire comme, par exemple, devoir retenir les différents mots d’une liste.

« Plus l’enfant s’entraîne à pratiquer, meilleure est sa mémoire verbale », indique Agnes Chan, doctorant en psychologie de l’université de Hong Kong. « Cela suggère fortement que la meilleure mémoire verbale chez les enfants qui font de la musique n’est pas seulement une affaire de différence d’âge, de niveau d’éducation ou de caractéristiques familiales socio économiques ».

De façon générale, elle est bonne pour nos capacités cognitives

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La musique améliore notre mémoire, mais c’est loin d’être son seul avantage sur le cerveau. Selon ce texte de mai 2013 sur le site Psychology Today de la doctorante en psychologie Joanne Cantor, la musique est pleine de surprise.

Pour commencer, elle améliore notre productivité lorsqu’on réalise des tâches répétitives. La musique enjouée, selon elle, nous rend plus efficace et précis dans ce genre de situations, qui semblent ainsi bien moins ennuyantes. Elle souligne par ailleurs que la compréhension à la lecture est également meilleure mais attention, lorsqu’on écoute de la musique d’ambiance, de fond, à faible volume.

Quand on est malade, elle est à écouter sans modération

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Voici quelques bons exemples:

  • Elle diminue l’anxiété des patients atteints de cancer. Des chercheurs de l’université Drexel (Etats-Unis) ont montré que des personnes atteintes d’un cancer et qui écoutaient de la musique régulièrement, ou suivaient une thérapie musicale, pouvaient constater une réduction de leur anxiété.
  • Elle aide pendant une opération chirurgicale. Un article du Time relaye une recherche selon laquelle les patients (la plupart atteints de la maladie de Parkinson) qui écoutaient des mélodies avaient l’esprit plus calme. Certains s’endormaient même.
  • Elle booste notre cœur. Selon une recherche de l’université Maryland Medical, écouter de la musique joyeuse serait lié à une dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui réduirait le flux sanguin. L’effet opposé est notable lorsqu’on écoute de la musique anxiogène.
  • Elle apaise la douleur, selon des chercheurs de l’université de l’Utah Pain Research Center
  • Après un AVC, elle permet une meilleure récupération. C’est en tout cas le résultat d’une étude publiée en 2008 dans la revue Brain, qui comparait la mémoire verbale des patients ayant écouté de la musique, par rapport à ceux qui écoutaient des livres audio ou rien du tout.

Elle nous rend euphorique

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Elle stimule la même partie du cerveau que la nourriture ou le sexe. C’est ce que montre une expérience réalisée en 2001 par le McGill College. Les scientifiques avaient repéré une augmentation du flux sanguin dans des régions du cerveau associées à la récompense, l’émotion, l’excitation.

Pour les chercheurs, si la musique stimule les mêmes régions du cerveau que le sexe ou la nourriture, qui sont importants pour la survie de l’organisme, c’est que la capacité à écouter de la musique pourrait bien présenter un avantage évolutionnaire.

Elle nous aide à faire notre quota de sport

sport music

Rien de nouveau sous le soleil: c’est plus agréable de courir avec un peu de musique dans les oreilles. Mais pourquoi? Pour commencer, elle nous distrait. A tel point qu’elle pourrait améliorer nos performances de 15%.

Une autre étude, publiée en 2010, montrait que les cyclistes étaient bien plus efficaces lorsqu’ils écoutaient de la musique rapide. Mais attention, pas trop vite non plus.

Par ailleurs, le rythme de la musique stimule l’aire motrice de notre cerveau. Ces signaux nous aident à mieux user de notre énergie et à trouver le bon rythme.

Elle réduit les problèmes d’audition

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Si vous êtes musiciens, vous aurez peut-être moins de problèmes d’audition en vieillissant. L’étude, publiée en 2011 dans la revue Psychology and Aging montre que les musiciens réussissaient mieux les tests auditifs que les autres, le fossé se creusant avec l’âge.

Par exemple, un musicien de 70 ans comprenait un discours dans un environnement bruyant aussi bien qu’une personne lambda de 50 ans. Et plus ils avaient pratiqué, meilleurs leurs scores étaient.

Comment décompresser après le boulot ?

RELAX WOMAN
BIEN-ETRE – Vos journées sont longues? Voici cinq astuces pour réussir à profiter de vos moments libres en sortant du travail.

On s’organise au boulot…
… Pour pouvoir être tranquille une fois arrivée chez soi. Un exercice simple consiste à prioriser ses tâches : que dois-je faire cette semaine? Chaque soir, avant de partir, on rédige sa to-do du lendemain avec l’aide d’un gestionnaire de tâches, comme l’appli Astrid. Tel dossier passe avant telle réunion, et maintenant que c’est noté, ça ne vous hantera pas pendant le dîner.

On lâche l’écran…
… Aussi souvent que possible. On fait les comptes? De l’ordi pro à l’iPad familial, de la télévision au smartphone, on passe un bon nombre d’heures scotchés aux écrans. Pire: les adeptes du binge watching peuvent compter les heures passées devant leurs séries sur un site dédié. Sans parler des ravages pour votre posture ni pour votre santé, allons droit au but: c’est quand même plus cool de se retrouver solo (dans son bain avec bougies), en duo (pot au feu les yeux dans les yeux) ou en famille autour d’un Monopoly.

On fait du sport…
… En douceur! Enfourcher son vélo, sortir faire un running entre midi et deux : ça va quand le soleil est au rendez-vous. En ce moment, c’est pas trop ça ? On se rabat sur des pratiques douces, comme le yoga ou le pilates. Parfait pour garder la forme sans se traumatiser. Mais le vrai bénéfice n’a rien à voir avec votre silhouette: faire de l’exercice permet de diminuer le stress et joue sur le moral, puisque la pratique du sport influe sur la production d’endorphine, surnommée l’ »hormone du bonheur ».

Pour résoudre un problème changez de réalité

Ecrit le 21/03/2015 dans Blog, Paraboles et recherche de sens

Avez-vous remarqué que, le jour où vous êtes en retard, sur la route, les feux tricolores se mettent systématiquement au rouge et que la voiture qui vous précède roule trop doucement (à se demander s’il ne le fait pas exprès !) ?

Avez-vous aussi remarqué que, ce matin où vous êtes particulièrement de bonne humeur et que vous avez le temps, vous ne comprenez pas  le « fou » qui roule à vive allure et vous dépasse ?

Auriez-vous eu cette impression étonnante le soir où vous venez d’acheter votre nouvelle voiture que le constructeur a du faire une offre exceptionnelle sur le modèle que vous avez choisi; vous n’en n’avez jamais vu autant que depuis que vous avez la votre.

Et enfin, à croire que toutes les femmes que vous croisez dans la rue se sont données le mot avec votre épouse pour être enceintes toutes en même temps. Vous n’en n’avez jamais remarqué autant que depuis que vous savez que vous allez être Papa.

perspective 2

Que dire de tout cela ? Le monde extérieur ne serait-il pas le simple reflet de ce que nous vivons à l’intérieur ? Lisez cette histoire qui peut nous suggérer de déplacer notre angle de vue, notre perspective, la façon dont nous vivons notre réalité.

Un jour, le père d’une très riche famille amène son fils à la campagne pour lui montrer comment les gens pauvres vivent. Ils passent ainsi quelques jours dans la ferme d’une famille qui n’a pas beaucoup à leur offrir.
Au retour le père demande à son fils :
« As-tu aimé ton séjour ? »
« C’était fantastique Papa ! »
« As-tu vu comment les gens pauvres vivent ? » demande encore le père étonné de la réaction de son fils.
« Ah oui! » confirme l’enfant.

« Qu’as tu donc appris ? » fait le père.
Et le fils lui répond :
« J’ai que nous n’avions qu’un chien alors qu’ils en ont quatre. Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont une grande crique… Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel… Nous avons une immense galerie à l’avant et eux ont l’horizon… Nous avons un domaine mais eux ont des champs à perte de vue…Nous avons des serviteurs alors qu’eux servent les autres…Nous achetons nos denrées et eux les cultivent…Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger. Eux ont des amis qui les protègent.
Le père resta muet.
L’enfant ajoute enfin : « Merci Papa de m’avoir montré tout ce que nous n’avons pas ».

Entrepreneuriat: du balai!

Témoignage d’un chef d’entreprise :
 J’ai fait toute ma carrière dans le conseil en stratégie, en France et en Amérique du Nord. Vingt ans passés à conseiller les entrepreneurs dans l’élaboration de leur business plan et les chefs d’entreprise dans la définition de leurs objectifs de croissance. Et un beau jour, j’ai changé de métier. Je suis devenu entrepreneur moi-même. Et pas n’importe quel entrepreneur. Entrepreneur social dans le numérique.

Déjà, être entrepreneur social, ça complique un peu les choses, en ce qu’il est nécessaire de viser des objectifs à la fois financiers et sociétaux. Mais avec la dimension numérique, on vient ajouter ce je-ne-sais-quoi d’immatériel immature qui a pour effet de moutarder l’ensemble.

Toute ma carrière fut donc passée, jusqu’à présent, des deux côtés de la barrière entrepreneuriale. Suffisamment de temps et d’apprentissage pour joyeusement remettre en cause deux postulats qui sont à la base d’à peu près toutes les politiques de financement de la création d’entreprise dans le monde. Suffisamment de frottement avec le réel pour balayer deux idées reçues qui continuent, inexorablement, à être enseignées dans nos écoles et à lobotomiser nos classes dirigeantes.

Premier nid à poussière : la primauté donnée à l’indépassable « Business Plan », sésame de tout démarrage d’entreprise (et exigé par tous, que l’on lance une start-up de micro-robotique sur le campus du MIT ou une épicerie équitable dans un village de Charente-Maritime). Le Business Plan, ce nectar d’intelligence modélisant la vie des affaires à grand renfort de spéculations prospectives et de tableurs à triple entrée. Un pensum qui a tout d’un document marketing auto-promotionnel, censé expliquer au monde que le monde est pur et parfait, que le marché adéquatement vierge nous attend tout tranquille, que la concurrence a bêtement oublié de s’y intéresser, et que tous les efforts seront dorénavant orientés jour et nuit vers un seul point-limite : le développement d’une offre forcément et singulièrement unique qui fera table rase de la vile compétition et dont on parlera le soir dans les chaumières.

Et pourtant, le roi est nu. Désespérément nu. En vingt ans de carrière, je n’ai jamais vu un seul business plan se réaliser véritablement. Pire encore, dans 90% des cas, ce que j’ai vu se réaliser, c’est l’inverse même de l’idée d’un business plan : le développement d’affaires par pur opportunisme, consistant à saisir assidument les occasions commerciales quand elles se présentent, même si elles ne s’inscrivent pas dans le « marché cible » initialement prévu, même si elles ne concernent pas le « cœur de métier » initialement théorisé, même si elles ne flattent pas l’ego de stratège de l’entrepreneur. Le système D, en somme, comme boussole indépassable.

Attention. Je ne dis pas que tous les entrepreneurs sont des poules sans tête qui tournicotent au gré du vent. Je dis que nécessité faisant loi, quand on décortique sincèrement le chiffre d’affaires d’une start-up, on réalise bien souvent que la majorité des revenus proviennent de commandes ou de contrats périphériques qui ne rentrent pas dans les cases de ce que le business plan avait labellisé « cœur de métier » ou « vision stratégique », particulièrement dans le secteur des services. C’est comme ça. Et il ne faut pas le regretter. Il faut au contraire se féliciter du fait que nos entrepreneurs sont aussi de grands pragmatiques et qu’ils font preuve d’un instinct de survie hautement méritant.

Premier coup de balai : il est temps de tuer le père et de se faire le fossoyeur du Business Plan. La réalité entrepreneuriale est malheureusement incompatible avec cet exercice de planification, ne faisons donc plus de cet outil obsolète la clé de voûte du financement. Je vois quatre tendances se profiler en lieu et place du défunt plan d’affaires:

  1. Promouvoir l’utilisation d’un simple canevas stratégique qui présenterait succinctement, par le biais d’un schéma visuel, le « Concept » (la solution apportée par la start-up à un besoin) et les modèle d’affaires (au pluriel, car relever d’un seul modèle financier est souvent suicidaire). Appelons cela laformule stratégique du projet. Et insistons sur sa nécessaire agilité : la stratégie entrepreneuriale doit pouvoir « pivoter » fréquemment.
  2. Diffuser ce que la « communauté » dit et pense du projet entrepreneurial lorsque celui-ci vise le consommateur final (Business to Consumer). Par exemple, un panorama évolutif des réactions sur les réseaux sociaux ou un test par les usagers en situation réelle (Living Labs, etc.). Appelons cela l’indice de réceptivité du projet.
  3. Qualifier la réputation de l’entrepreneur, au-delà de son CV (manifestation la plus évidente du conflit d’intérêt). Pour certains profils d’entrepreneurs, l’empreinte numérique – c’est-à-dire l’ensemble de ses traces digitales (vidéos, forums, interventions commentées…) – peut être un bon indicateur. Appelons cela l’indice de réputation du porteur.
  4. Développer un système de « tracking » de l’évolution continue de la start-up, de type échelle de temps (merci Facebook !), permettant aux financeurs publics et privés de suivre en temps réel les modifications du profil de la start-up. Appelons cela le calendrier tactique du projet (son « tic-tac tactique », si j’ose dire).

Deuxième nid à poussière : en dépit de l’avalanche de contre-exemples que la vie des affaires, grande espiègle, nous déverse sur la tête à longueur d’années, un autre mythe indéboulonnable vient systématiquement briser les jambes de l’entrepreneur :le mythe de la vitesse. Que n’avons-nous entendu sur cette idée fétiche selon laquelle, pour réussir en entrepreneuriat, il faut avant tout aller vite ! Doubler ses concurrents, être le premier entrant sur le marché, prendre de vitesse les Américains et si possible les Chinois. Urgence au scoop ! A part quelques exceptions dans des secteurs bien déterminés, l’entrepreneuriat est d’abord et avant tout un art de la patience.

La raison numéro un pour laquelle les business plans s’avèrent désespérément caduques n’est pas liée à une mauvaise analyse concurrentielle ou à une surprenante évolution « disruptive » de l’environnement : la raison numéro un de l’échec quasi-systématique des plans d’affaires, c’est une tromperie permanente sur le temps d’exécution de la stratégie, si brillante fût-elle. On avait prévu 24 mois : il en faudra le triple. Et comme on n’a pas pu sécuriser un financement sur un temps aussi long digne de l’ère glaciaire, eh bien « cap sur le changement de cap »! Source de tous nos maux d’entrepreneur, l’illusion sur les temps de déploiement est le véritable naufrageur de nos rêves de grandeur économique.

Art de la patience, donc, et patience du pauvre en prime. Pas celle du fin stratège qui fourbit ses armes dans l’attente du coup fatal. Non, la persévérance du Facteur Cheval face à son château de pierre. S’il faut à un architecte et à un maître d’œuvre chinois 90 jours pour construire une tour de 800 mètres de haut, il faut encore trop souvent une année pleine et entière pour boucler une seule vente face à une direction des achats modérément clémente.

C’est pourquoi le capital-risque n’a pas rendu un fier service à l’entrepreneuriat. Car il a imposé un rythme intenable, qui se résume en deux chiffres : 5 ans pour créer de la valeur dans l’entreprise dans laquelle le fonds a investi, 10 ans pour placer tous les capitaux du fonds en question.

Second coup de balai : finissons-en une bonne fois pour toutes avec la sacro-sainte règle des 5 ans donnés à l’entrepreneur pour créer son entreprise, en extraire de la valeur et permettre à l’investisseur de revendre ses parts au meilleur prix. Cette fenêtre magique de 5 ans est l’un des leurres les plus toxiques que la finance entrepreneuriale ait engendré ces quarante dernières années.

Mettons enfin en place des fonds de capital-risque « perpétuels » (joliment qualifiés en anglais de fonds « evergreen »), sans durée de vie prédéfinie puisqu’ils se régénèrent année après année auprès d’investisseurs institutionnels au fur et à mesure de l’utilisation des fonds (99% des fonds de capital-risque dans le monde ont 10 ans fixes pour investir, désinvestir et retourner en dixième année les rendements aux investisseurs). Ces fonds perpétuels permettraient à leurs gestionnaires de s’autoriser le temps long et d’accompagner, avec de l’argent patient, de réelles aventures industrielles. Car autant se le dire, imposer un rythme de succès d’environ 5 ans par entreprise signifie, le plus souvent, soit s’illusionner sur le monde qui nous entoure, soit léser sérieusement au moins l’une des parties prenantes de l’entreprise cible : les salariés (on comprime les coûts pour « booster » la rentabilité avant la revente), les fournisseurs et les sous-traitants (pour les mêmes saintes raisons) ou l’entrepreneur lui-même (qui doit changer d’actionnaire dans l’urgence, régulièrement, au prix de sa dilution au capital).

Deux coups de balai, deux fins de cycle.

La poussière s’est en effet accumulée, et elle coûte cher le kilo. C’est peut-être aussi cela, le grand ménage de printemps. Ça s’impose à périodes régulières, et ça fait joyeusement circuler l’air.

Quelques bonnes pratiques pour Facebook

quelques bonnes pratiques facebook

Facebook reste l’un des réseaux sociaux les plus utilisés. Découvrez 15 conseils pour être efficace sur ce média.

Etre bref

Les publications entre 100 et 250 caractères (soit moins de 3 lignes) sont très populaires. Elles reçoivent 60 % de mentions « j’aime » et sont d’ordinaire beaucoup plus partagées et commentées que les post plus longs.

Publier régulièrement

Avoir un média social pour le laisser à l’abandon n’a que peu de sens. La récurrence est une des clés du succès. Publiez au moins 5 fois par semaine sur votre compte pour rester présent dans l’esprit de vos followers. à défaut ils ne vous suivront plus et vous risquez de tomber dans l’oubli.

Vérifier le moment optimal de publication

Rien ne sert de publier si personne n’est présent pour lire votre post. à l’aide des statistiques (de votre page Facebook par exemple), définissez le meilleur moment de publication. Vous pourrez ainsi toucher plus de monde.

Analyser l’audience et adapter son message

Votre message s’adresse à une audience précise et la plupart du temps à un public déjà familier avec votre marque. Adapter son message est une des clés de la réussite de votre communication. Faites parvenir à ceux qui vous « aiment » les dernières informations afin qu’ils se sentent engagés. Montrez à votre audience que vous la connaissez.

Adapter les publications à l’actualité

Les fans aiment quand l’information qui leur parvient colle avec l’actualité. N’hésitez pas à adapter vos publications avec leur préoccupation du moment.

Adapter votre vocabulaire à votre marque

Rien ne sert d’écrire un texte amusant si l’image de votre entreprise est austère et inversement. Choisissez vos mots-clés et adaptez-les au langage de l’entreprise afin qu’ils soient en adéquation avec votre image de marque.

Privilégier les photos et les vidéos

Les images marchent, on le sait. N’hésitez donc pas à publier un album photo, une image ou une vidéo. Elles génèrent plus de 100 % d’engagement qu’une publication moyenne.

Adapter vos images à votre marque

Ce n’est pas parce que vous publiez sur un réseau social que votre image ne doit pas correspondre à votre marque. On se rappellera du bad buzz avec un écureuil pendu par les parties génitales qui devait représenter une certaine banque… N’hésitez pas à mettre votre logo sur votre page.

Donner un contenu exclusif

Vous pouvez bien sûr publier les informations qui sont déjà présentes sur votre site mais donner à vos fans une information exclusive ou uniquement disponible via les réseaux sociaux vous permettra de décupler l’engagement. N’hésitez pas à les informer d’évènements, offres, informations qu’ils trouveront nulle part ailleurs. Vous pourrez ainsi récompenser leur fidélité. N’oubliez pas non plus qu’il s’agit de votre communauté et qu’elle est, par conséquent, attachée à vous.

Publier du contenu viral

Votre contenu peut être exclusif certes mais il doit surtout être viral. Rien ne sert de publier du contenu qui ne sera ni lu, ni vu, ni même relayé. Essayez tant que possible que votre contenu soit éducatif, informatif ou à défaut amusant. Cela vous permettra d’augmenter les partages et ainsi la visibilité.

Encourager la participation

N’hésitez pas à demander à vos fans d’interagir avec vos publications en leur demandant leur avis. Privilégiez les questions en fin de publication afin de les faire réagir.

Demander aux fans de partager

Vos fans ne savent parfois pas quoi faire de vos publications et peuvent hésiter ou ne pas penser à la partager. N’hésitez pas à leur demander ce que vous attendez d’eux. Vous voulez un commentaire ? Qu’ils partagent s’ils aiment ? Qu’ils vous envoient de nouvelles idées ? Demandez-leur. Vos fans sauront alors comment réagir à vos publications.

Récompenser les fans qui publient sur vous

Un fan a fait une publication qui vous a plu ? N’oubliez pas de le remercier en publiant à votre tour son post sur votre page. Il n’en sera que plus fier et pourra de nouveaux avoir envie de contribuer à la réussite de votre marque.

Utiliser des visuels qui créeront l’envie

Les images que vous publiez doivent donner envie de cliquer dessus. Utiliser de belles images vous permet de vous démarquer de la page et de faire ressortir votre publication. De la même manière, ne négligez pas votre photo de profil (ou couverture) ainsi que vos informations. Ce sont les premières choses que l’internaute verra et qui l’inciteront ou non à aimer votre page.

Interagir avec les influenceurs

Les influenceurs seront les premiers que vous devrez convaincre de « liker » votre page. Vous devrez d’abord les identifier puis interagir avec eux. N’hésitez pas à les inviter à vos soirées, à parrainer vos évènements ou à leur demander conseil sur le contenu à publier pour votre cible. L’objectif est qu’ils relaient votre information ou parlent de vous !

Le bon CV d’un repreneur

On parle souvent du « CV » du repreneur. En réalité il faut réaliser 3 CV différents en fonction de l’avancée de son projet et des destinataires.

CV1 : le CV du repreneur

Le CV du repreneur doit comporter deux documents distincts :
• Un CV qui est un descriptif du repreneur (du passé vers le présent).
• Un projet de reprise qui est une description des cibles recherchées (un regard du présent vers les orientations futures possibles).

a. Le CV initial : exhaustif et objectif

La cible : Repreneur lui-même. Il doit être le plus objectif possible et sera la source des autres CV. Il permettra de faire un point structuré sur votre situation actuelle. Il doit être exhaustif tant sur vos compétences, connaissances, parcours, expériences, capacités à faire, envies professionnelles,… que sur les éléments extra-professionnels (famille, relations, objectifs de vie, patrimoine…) mais aussi sur vos soutiens (proches et moins proches sur les aspects financiers, techniques, logistiques, réseaux…). Pour que l’objectivité soit maximale, vous pouvez associer à sa rédaction (ou relecture) des proches mais aussi des personnes sans liens affectifs. C’est cette réflexion qui va permettre de définir les premiers contours des cibles recherchées.

Quelques conseils :
• Mettre une photo. Ceci permet au cédant de mieux vous représenter et s’il évoque votre présence à ses conseils, eux-mêmes auront un souvenir plus fort de vous. Cette photo devra être de bonne qualité.
• Le faire tenir sur deux pages. En tant que repreneur, vous avez un parcours professionnel derrière vous et donc des choses à dire. Ne dépassez pas les deux pages.

CV2 : Le CV de Recherche : séduisant et clair

La cible : Le cédant et ses conseils. Même si c’est le repreneur qui achète l’entreprise, c’est très souvent le cédant qui va au final choisir le repreneur. Il faut donc séduire le cédant et le mettre en situation de confiance vis-à-vis de vous. Sur la forme : à destination des cédants et cabinets de transmission, il doit être clair, propre, structuré et bien équilibré. Sur le fond : il doit être compréhensible, montrer votre évolution de carrière, expliquer le contenu de vos différentes responsabilités, lister vos diplômes, formations, certifications et expertises. Le lecteur doit trouver une information limpide et facile à lire qui répond à la question : est-ce que cette personne est globalement capable de reprendre cette entreprise ?

Repreneurs d’entreprises : avez-vous votre permis ?

Repreneurs d entreprises avez vous votre permis

A ma connaissance, la plupart des repreneurs d’entreprises possèdent leur permis de conduire. Pour l’obtenir, ils ont suivi des cours pour obtenir le code, puis ont bénéficié des conseils d’un moniteur pour maîtriser la conduite d’un véhicule. Viendrait-il à l’idée d’un conducteur sans permis de prendre le volant, seul et de nuit ?

C’est pourtant ce que pratiquent beaucoup de repreneurs d’entreprises qui ne font pas l’effort de passer leur « permis de reprendre ». Comme il existe un code la route, il existe un code de la reprise que dispensent les formations dans ce domaine. Elles enseignent au repreneur ce qu’il faut faire et ne pas faire sur la route, comment conduire et se conduire. Elles lui enseignent les meilleures pratiques lui permettant de rallier sans encombre un point A (salariat) à un point B (entrepreneuriat).

C’est seulement lorsque le repreneur a acquis ces fondamentaux qu’il peut envisager sérieusement de se mettre au volant pour conduire son projet de reprise.

Toutefois, pour passer de la théorie à la pratique, le repreneur averti, conscient de son inexpérience en la matière, optera pour la conduite accompagnée. Un conseil acheteur aguerri jouera le rôle du moniteur et lui évitera les fausses manœuvres et les risques inutiles.

La reprise d’entreprise s’apparentant à la conduite de nuit, le repreneur sera bien inspiré d’utiliser un véhicule bien équipé :

  • Le cadrage de projet sera son GPS. Il lui indiquera la destination et le meilleur moyen d’y parvenir.
  • Les antibrouillards seront d’une grande utilité pour percer l’opacité des informations à recueillir sur les cibles convoitées.
  • Un airbag efficace s’avèrera souvent nécessaire pour encaisser les chocs provoqués par les négociations stoppées net par les cédants. Les repreneurs avertis disposant de dossiers alternatifs repartiront alors plus facilement sur un itinéraire bis.
  • L’expert transmission d’entreprise et/ou l’avocat du repreneur constitueront les phares de la voiture. Ils éclaireront le chemin, mettront en lumière les nombreux pièges d’un trajet souvent semé d’embuches.

Comme conduire un véhicule, conduire un projet de reprise d’entreprise est une affaire sérieuse. Cela demande de la préparation (formation et cadrage de projet), et un accompagnement par les meilleurs « moniteurs » (conseil acheteur, expert-comptable et avocat).

Céder son entreprise : quelques astuces pour bien en faire le deuil

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L’affection qu’un dirigeant porte à son entreprise est toujours très forte, notamment lorsqu’il en est le fondateur. Qu’il s’agisse de transmettre son entreprise à une autre personne, ou aux enfants, c’est souvent une étape mal vécue. Pour le bien de tous, faites le deuil de votre entreprise.

En quoi consiste le deuil ?

Il s’agit d’abord des sentiments que l’on ressent lorsqu’ on est confronté à la séparation d’un objet ou à une personne. Dans votre cas, cette perte concerne votre entreprise. Le deuil est souvent très difficile à gérer. C’est pour cette raison qu’il requiert du temps parce qu’il peut être compliqué et très long à effectuer. Il doit commencer quelques mois avant la cession de votre fonction de dirigeant.

L’impact sur le dirigeant

Transmettre son entreprise, c’est y renoncer et la perdre pour toujours. Ce qui pose souvent problème parce qu’il n’est pas toujours évident de perdre quelque chose que l’on a bâti en plusieurs années. Effectuer votre deuil vous permettra d’accepter, petit à petit, la réalité. Il vous évite de ressentir l’émotion d’un seul coup. A ce moment vous devrez vous préparer à passer à autre chose.

Le deuil est aussi important pour le repreneur de l’entreprise car cela aura un impact sur sa manière de manager les salariés mais aussi leur considération envers lui en tant que dirigeant. Il pourra ainsi mettre en place de nouvelles solutions afin que l’entreprise soit encore plus productive. De plus ça lui permettra d’élaborer une nouvelle stratégie, ce qui pourra avoir des conséquences positives sur votre ancienne entreprise.

Se tenir prêt

La première étape qui permet à un dirigeant de faire le deuil est d’accepter que les choses vont changer, il en va aussi de la manière de diriger. Pour être prêt, préparez-vous au changement avant même que la transmission ne soit effectuée. De cette manière, vous aurez plus de temps pour vous en tenir prêt.

Soutenez le nouveau dirigeant

Essayez de comprendre la vision du repreneur et ne restez pas ancré dans vos vérités avec un œil bienveillant. Les changements qu’il s’apprête à faire pourraient s’avérer excellents pour l’entreprise. Ne critiquez pas ses décisions et essayez tant que possible de les soutenir. A défaut, vous pourriez le déstabiliser vis-à-vis des équipes. N’hésitez pas à rester un peu de temps avec lui pour permettre à vos équipes de s’habituer à la transmission de pouvoir.

Se faire accompagner

Ne vivez jamais votre deuil tout seul, faites-vous accompagner par une personne qui saura vous remonter le moral et vous faire accepter la situation. Avec quelqu’un à vos côtés, il sera plus aisé de tourner la page. Il reste donc primordial de créer des liens avec d’autres personnes pour éviter des moments de solitude.

Bref, la rupture entre un entrepreneur et son entreprise est bien plus qu’une simple histoire professionnelle. En raison des nombreuses années d’efforts et d’énergies dépensées, céder votre entreprise à une autre personne, que ça soit un membre de la famille ou non, n’est pas toujours une action facile à réaliser. En effet, il vous faudra faire face à divers changements en faisant preuve maturité et en vous préparant psychologiquement.