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Une nouvelle ère de changement perpétuel : évolution de la filière RH

Tribune d’Henri Ducré, DGA RH de ENGIE


Evolution de la filière RH dans un monde qui change

Henri Ducré est directeur général adjoint, en charge des Ressources humaines Groupe chez GDF Suez depuis 2013. Il débute sa carrière en 1979 chez Gaz de France puis prend différentes fonctions de directeur au sein d’EDF-GDF, EDF Gaz de France et de la branche Energie France puis de GDF Suez.  


Problématiques environnementales, génération Y, développement des réseaux sociaux, connexion des objets, mobilités, … Le monde évolue à vitesse grand V, et il faut nous habituer à considérer que plus qu’un état ponctuel, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, de changement permanent.  Pour apprendre à vivre et à entreprendre au rythme de ces évolutions, pour faire du changement permanent un terrain d’opportunités, de nouveaux modèles sont à inventer, de nouvelles postures sont à adopter.. ou à redécouvrir.

L’entreprise d’aujourd’hui trouve bénéfices à innover de façon continue et à redéfinir ses modes de travail, afin de maintenir un haut niveau d’engagement, et donc de performance. Il est urgent, et même vital, de mettre l’agilité au cœur des efforts de transformation :

• Agilité des organisations, qui pour maintenir leur pertinence, ont besoin d’un rythme de changement interne en ligne avec celui du changement externe.

• Agilité des managers, ferments de la vraie coopération, celle du sens et de l’objectif clair et partagé, acteurs de la motivation des collaborateurs par le sens.

• Agilité des mentalités, car la transformation impose des attitudes ouvertes et entrepreneuriales.

• Agilité du collectif enfin, en développant la confiance en l’autre et en utilisant la richesse de la diversité.

Dans cette entreprise agile, le développement de toutes les compétences est essentiel. Le talent existe chez tous les individus. A l’entreprise et son management de savoir le développer pour s’adapter aux évolutions du business, des technologies, des attentes des clients et, plus largement, aux transformations de l’environnement.

Les talents de demain seront ainsi des femmes et des hommes sachant s’adapter, coopérer, innover, prendre des risques, entreprendre, oser. C’est à cela que doit les préparer l’éducation et la formation d’aujourd’hui et de demain. Avec l’ouverture massive des connaissances  au plus grand nombre[1], le système éducatif devra réinventer son rôle.

Parce que les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus international et hyper-connecté, elles ont besoin d’individus réactifs, sachant gérer la complexité et travailler en réseau, et des managers adaptés à ce nouveau contexte.

Elles ont également besoin de consciences éveillées et actives, dans ce contexte de changement permanent, à l’importance –capitale- d’une performance durable et responsable.

Le développement digital accroît la surface de contact et la transparence de l’entreprise vis-à-vis de ses clients. Ceux-ci interviennent toujours davantage avec de nouveaux besoins et de nouvelles exigences. L’expérience vécue par les clients, positive ou négative, est un moteur de plus en plus essentielle à l’innovation par la transformation des processus internes et des pratiques professionnelles.

La satisfaction des clients va de pair avec la satisfaction des salariés. Or nous savons aujourd’hui que la motivation est avant tout une question de plaisir et de bien-être au travail. Il convient pour cela de réhabiliter la créativité, l’initiative personnelle et la confiance en soi comme des facteurs-clés de performance des organisations et de satisfaction des clients, et d’y préparer au mieux les collaborateurs de demain.

Avec plus d’encouragements. Avec un droit au tâtonnement expérimental et à l’erreur, car pour un échec peuvent émerger plusieurs réussites.  Avec des projets et des prises de décision collectives. Avec la prise en compte des spécificités de chacun et la reconnaissance de différents types de talents et d’intelligences. C’est un des enjeux passionnants de la fonction RH, au côté des managers et dirigeants ».

Mes principes clefs pour changer de cap professionnel

  • Revue de préalables à observer avant tout changement.

Evidemment, chacun est différent. Chacun de nos parcours est le fruit d’une alchimie subtile, qui combine notre éducation, nos goûts, notre caractère, etc. Je ne suis pas un expert en ré-orientation professionnelle comme le personnage de mon spectacle qui invite à « échanger » autour d’un café fédérateur… Cependant, vous avez demandé à votre modeste journaliste d’un jour, et je me prête volontiers à l’exercice, de dégager quelques principes simples qui, s’ils ne garantissent pas le succès, pourraient permettre d’éviter des erreurs à ceux qui envisagent de changer de cap professionnel…

D’abord, bien se connaître soi-même

Rien de nouveau depuis Socrate, mais je crois que c’est fondamental. Avant de se lancer dans une reconversion, il faut connaître avec précision et honnêteté ses points forts – et, bien entendu, ses points faibles. Le plus grand danger est de se lancer, tête baissée, dans une carrière pour laquelle on n’est pas fait, par caprice, par lassitude, par précipitation.

Ensuite, obéir à sa nécessité intérieure

La reconversion a les meilleures chances de réussir si vous êtes réellement convaincu que le prix du renoncement est beaucoup plus élevé que celui de l’audace. Alors, les efforts, les obstacles, les résistances vous paraîtront plus légers.

Faire une vraie proposition

Cela veut dire que celui ou celle qui change de carrière fait au fond une proposition au monde qui l’entoure : personne ne l’attend, à lui de susciter l’adhésion autour de sa démarche. C’est particulièrement vrai, je crois, dans les métiers artistiques.

Interpréter les signes et saisir les occasions

Quand vous voulez vraiment changer de vie, certains événements prennent un sens particulier. Quand j’étais fiscaliste à New York, je sentais monter une insatisfaction. Je voulais monter sur scène mais cette démarche me paraissait folle. L’attaque sur les Tours jumelles a cristallisé tout cela. Je me suis dit que le monde était encore plus fou. Et, donc, que je pouvais suivre ma passion.

Prendre soin de son entourage

Changer de métier entraîne le plus souvent des conséquences radicales sur vos proches, quelle que soit votre situation. Evidemment la marge de manoeuvre est plus ou moins réduite selon la situation familiale. L’entourage peut être désarçonné, sceptique, voire réticent. La difficulté consiste à mener à bien votre reconversion sans choquer ni blesser outre mesure. D’autant plus que vous devrez compter sur la présence de ceux qui croient en vous.

Anticiper tout ce qui peut l’être

Bien sûr, il y a toujours des raisons pour ne pas changer de voie : la pression économique est devenue telle… Aujourd’hui, on ne veut pas changer de vie mais garder la sienne si possible… Pour maîtriser le stress et le risque associé à une reconversion, je conseillerais d’anticiper tous les points matériels qui peuvent l’être. Et de se doter d’une solution de repli en cas d’insuccès. Facile à dire !

Accepter, à un moment, l’épreuve de vérité

Il reste qu’une reconversion est toujours un coup de poker. Il y a des moments décisifs qui font que votre vie avance ou recule. Quand j’ai joué en 2002, pour une seule soirée, au théâtre du Gymnase le spectacle que j’avais écrit, et battu le rappel de mes fidèles, j’ai joué l’un de ces coups. Je me suis jeté à l’eau et j’ai pris le risque d’être ridicule devant tous les gens que je connaissais… Avec un peu de recul, j’en frémis.

Cultiver une forme d’excitation permanente

Quitter une routine pour une autre n’a aucun intérêt. La reconversion ne peut être durable que si elle vous conduit vers une vraie passion, quelque chose qui vous nourrit affectivement et intellectuellement, tous les jours.

Se remettre en question de façon régulière

Changer de vie, c’est se mettre dans un état d’esprit qui rend possible le changement tout au long de l’existence. Aujourd’hui, j’essaie de rester fidèle à cette disposition de coeur et d’esprit.

Garder l’humilité de celui qui sait que vivre de sa passion reste un privilège

Une fois que vous avez réussi à aller vers votre singularité, je suis convaincu qu’il faut garder à l’esprit le fait que tout le monde n’a pas cette chance. C’est une chance énorme que vivre d’une passion, et la faire partager. Là, c’est le comédien qui parle, car, sans le public, nous ne sommes rien.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/18/11/2013/LesEchos/21565-160-ECH_mes-principes-clefs-pour-changer-de-cap-professionnel.htm#cDWKrxcGw8JFsg5A.99

Clash sur Twitter entre Simoncini et Afflelou, symbole du choc entre ancienne et nouvelle économie

Visiblement agacé par la concurrence de Sensee, Alain Afflelou a interpellé sur Twitter Marc Simoncini, fondateur du site de ventes de lunettes, lui reprochant de ne pas être opticien de métier. La réplique du dirigeant nettement aguerri au terrain numérique ne s’est pas faite attendre. Son arme principale : le lancement du hashtag #ParleCommeAlainAfflelou, visant à tourner en dérision le raisonnement de l’opticien à l’heure où les trublions du numérique défient aujourd’hui les entreprises traditionnelles dans tous les secteurs.

En provoquant en duel Marc Simoncini sur Twitter, Alain Afflelou s’est visiblement trompé de terrain. Le dirigeant et fondateur de la célèbre chaîne d’opticiens a en effet interpellé le web-entrepreneur à l’origine du site de rencontres Meetic mais aussi de Sensee, spécialisé… dans la ventes de lunettes à prix cassé. Un nouveau concurrent numérique que n’apprécie par vraiment l’acteur traditionnel :

Mais Marc Simoncini, qui a créé son compte Twitter en 2009, semble mieux maîtriser les réseaux sociaux et leurs codes pour faire monter le (bad) buzz. Première étape : décridibiliser son adversaire en lui répondant sur le fond. Il cite ainsi deux exemples d’entreprises, Uber et Free, dont les fondateurs n’étaient ni chauffeur de taxi, ni opérateur télécoms…

Deuxième étape : achever son opposant en créant un hashtag dédié, ici #ParleCommeAlainAfflelou, en se mettant au passage dans la poche les twittos, qui apprécient contribuer à ces mots clés participatifs. L’idée, simple mais efficace, consiste à souligner que les perturbateurs qui menacent aujourd’hui les entreprises établies dans n’ont souvent pas été créées par des pros du domaine qu’elles attaquent. Marc Simoncini donne « C’est un concessionnaire Peugeot qui a lancé #Tesla » comme exemple pour lancer le mouvement, le tout en imaginant un faux jeu concours où le meilleur tweet gagnerait une chiffonnette de la marque de ce trublion des lunettes bon marché.

p>Le hashtag connaît rapidement un petit succès avec une série de confrontations originales entre Pôle Emploi et LinkedIn, les 3 Suisses et Amazon ou encore entre Dodo la Saumure et Meetic…

En réponse à la remarque de Marc Simoncini, Alain Afflelou semble sous-entendre que Free et Uber ne peuvent être brandis en exemples d’immenses réussites. En réalité et après les explications de l’équipe de communication d’Afflelou, il voulait mettre en avant que Free et Uber étaient bien d’immenses réussites… contrairement à Sensee. Un message que certains followers et Marc Simoncini n’auraient donc pas bien compris… un peu flou Afflelou. Pour rappel, Iliad (maison-mère de Free) a réalisé un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros en 2014 et l’opérateur a déjà conquis près de 16 millions d’abonnés dans le fixe et 10 millions dans le mobile. Uber, de son côté, a été valorisé 40 milliards de dollars après une levée de fonds réalisée en décembre 2014

Au lendemain de cette passe d’armes numérique, Alain Afflelou a tenté d’apaiser cette discussion en proposant une rencontre « à l’ancienne » autour d’un repas ou d’un verre. Et l’histoire se termine bien puisque Marc Simoncini a accepté cette proposition.

A l’image des taxis qui vivent difficillement la concurrence d’Uber, cet échange prouve une fois de plus que les acteurs tradionnels apparaissent complètement déstabilisés par ces start-up qui révolutionnent leurs business. Mais, comme Airbus face à SpaceX, la bonne réaction serait sans doute de se remettre en question plutôt que de défendre becs et ongles des modèles voués à disparaître.

Julien Bonnet

Comment le SIRH remet en cause la fonction RH ?

Les esprits chagrins voient souvent derrière chaque changement ou chaque innovation le sacrifice d’une méthode et la légitimité d’une fonction. Avec le déploiement des solutions RH dans une entreprise, on assiste à une décentralisation de la gestion RH dont une des conséquences objectives est de réduire le champ d’actions du professionnel RH au profit du manager et du salarié. Mais cela signifie-t-il pour autant que les entreprises n’auront plus besoin de leurs RH ? Rien n’est moins sûr.

L’arrivée de pure players tels que BlaBlaCar ou Netflix ne change pas seulement la manière de faire du business mais aussi d’appréhender la culture d’entreprise et la gestion des ressources humaines.

Netflix, par exemple, promeut une culture de la liberté et de la responsabilité : si l’entreprise est performante, la liberté des employés augmente et, par exemple, ils vont choisir et organiser eux-mêmes leurs jours de vacances. Au-delà de la culture interne, c’est aussi une question d’outils : « Les solutions RH sont un moyen de réaliser de nombreuses actions de manière automatisée et à distance. Le rôle du manager évolue comme celui d’un RH de proximité, tandis que le salarié acquiert davantage de marge de manœuvre et de responsabilité : il gère ses demandes de congés, il dialogue plus directement avec son supérieur autour de la formation ou de son évolution professionnelle » souligne Marie Ducastel, Présidente du Directoire du groupe Abilways.

Des collaborations plus fluides

Du point de vue des éditeurs, la décentralisation RH permet d’obtenir une organisation plus agile. Alors que les managers pilotent des actions « autrefois » réservées aux RH, l’information circule plus rapidement. « Ce qui change avec le SIRH, c’est l’interaction entre les managers, les salariés et la fonction RH. Pour cette dernière, l’évolution naturelle est celle du conseil et de l’accompagnement. Par exemple, une plus grande réactivité face à une demande de formations, de mobilité ou de recrutement. Ce n’est pas le métier de RH qui change, c’est la manière de le faire » souligne Benoît Gruber, VP Corporate Communication, Sage Entreprise Market Europe. Et de prendre l’exemple d’un recrutement. Un manager remonte un besoin de recrutement et accompagne sa demande d’une description de poste. Les RH s’emparent de cette demande et postent une offre d’emploi sur les jobboards et les réseaux sociaux. « La campagne de recrutement est accessible sur le dashboard du portail RH du manager qui sait à tous moments où en est le processus d’embauche et peut interagir si besoin. »

Quel rôle pour les RH ?

« Aujourd’hui, trop peu de DRH sont dans les Comex. Ce qui est un peu absurde puisque dans un marché qui nécessite de s’adapter constamment, faire évoluer sa culture, ses processus est essentiel à toute entreprise qui souhaite rester performante et créer de l’innovation » remarque Marie Ducastel. On retrouve ici la notion de business partner, à savoir un responsable RH qui conseille son comité de direction pour libérer les énergies, se doter des bons talents et réaliser les actions correctives ou amplificatrices dans le bon tempo.
Grâce aux portails RH, le professionnel RH récupère une data extrêmement riche et peut identifier des manques de compétences ou faire des bilans sociaux. « Les enquêtes internes peuvent être réalisées en temps réel. Ainsi, les RH peuvent mettre en place un suivi plus efficace et aligner leur gestion sur la stratégie de l’entreprise. C’est ce qu’on attend d’eux en termes de valeur ajoutée ! » conclut Benoit Gruber.

Un PDG voyageur vous aide à vaincre le décalage horaire

John Thompson a occupé des postes à haute responsabilité dans des multinationales. Amené à voyager perpétuellement, il vous explique comment vaincre le décalage horaire.

Pour le grand public, John Thompson est connu pour avoir été PDG de Microsoft et de Symantec. Il a également passé 28 ans chez IBM, passant du poste de vendeur à celui de Directeur du groupe sur le continent américain. Il est aujourd’hui PDG de Virtual Instruments, une start-up dynamique basée en Californie.

Quel est le point commun entre tous ces emplois ? Les déplacements. Beaucoup de déplacements.

John Thompson nous a confié en interview que son emploi du temps était absolument fou.

Sur une période de deux semaines en février, il a enchaîné les destinations suivantes: Détroit, Toronto, New York, Londres puis Columbus dans l’Ohio avec sa femme « pour voir nos petites-filles dans leur première pièce de théâtre ». Il est ensuite revenu dans la Baie de San Francisco pour une nuit avant d’aller à Singapour, en Australie et à Hong-Kong. Entre les deux, il a fait une escale à Seattle pour assister à un conseil d’administration de Microsoft.

Lui arrive-t-il de souffrir du décalage horaire ?

Non. « Le décalage horaire n’est que psychologique », a-t-il affirmé, « Si vous pensez ne pas souffrir du décalage horaire, vous n’en souffrirez pas ». Cependant, il a quelques stratégies pour s’assurer qu’il n’aura pas ce problème.

Vivre à l’heure locale: Pour celà, la clé est de dormir dans l’avion avant d’arriver. »Prenons mon déplacement en Europe la semaine prochaine. Je monte dans l’avion, je prends deux Excedrin PM, et je m’endors. Puis je me réveille et il est généralement entre 10h30 et 11h du matin à Londres. Je suis prêt à commencer ma journée. Ne prenez pas de sieste mais une douche. Allez au travail et concentrez-vous toute la journée. Utilisez votre corps selon l’heure locale ».

Rattraper le sommeil perdu: Une autre astuce est selon lui essentielle. « Il arrive effectivement un moment où, après 2 ou 3 semaines, vous aurez besoin de rattraper votre sommeil », concède-t-il. Alors prévoyez de faire une sieste ou d’aller vous coucher tôt une ou deux nuits toutes les quelques semaines.

Avoir son propre avion: Son dernier conseil n’est pas à la portée de tous: « Possédez votre propre avion ». John Thompson, qui était l’un des dirigeants les mieux payés du secteur technologique à l’apogée de Symantec, possède un avion.

Mais il nous a expliqué qu’il a tendance à ne pas l’utiliser pour des voyages qui provoquent du décalage horaire. « Quand je voyage à l’étranger, je prends des vols commerciaux. Je voyage également souvent des vols commerciaux aux Etats-Unis. Je n’utilise pas mon avion pour chacun de mes déplacements, cela dépend du nombre d’escales et de ce genre de détails. Si c’est un simple aller-retour vers New York, un vol commercial me convient très bien. »

Article de Julie Bort. Traduction par Shane Knudson, JDN.

Voir l’article original: How to beat jet lag, from a CEO with an insane travel schedule

25 pratiques pour stimuler son intelligence au quotidien

De nombreuses options existent pour améliorer ses connaissances et entraîner son cerveau. Voici une liste qui vous donnera des idées.

Vous souhaitez ouvrir votre esprit ? Quelques exercices quotidiens peuvent vous emmener très loin.

Sur le fil de discussion Quora « Que feriez-vous pour être un peu plus intelligent chaque jour ?« , les participants ont partagé leurs habitudes pour faire travailler leur cerveau.

Voici quelques pratiques simples qui peuvent vous aider à devenir plus intelligent.

Ayez 10 nouvelles idées chaque jour

Pensez à un moyen de réduire la pauvreté ou à une solution pour un de vos problèmes quotidiens. Elaborez des critiques de film, ou toute autre chose. Peu importe le sujet tant que vous faites travailler votre cerveau et que vous alimentez votre boîte à idées. Votre liste peut même inclure la création d’une startup ou un projet de livre. (Claudia Azula Altucher)

Lisez les journaux

Les journaux vous permettront de prendre conscience d’évenements importants qui se passent partout dans le monde. Vous pourrez ainsi vous forger vos propres opinions et créer des liens entre des évenements apparemment sans rapport. Vous aurez également beaucoup plus de conversation lors de soirées ou entre amis. (Manas J Saloi)

Faites-vous l’avocat du diable

Choisissez une chose que vous venez d’apprendre puis élaborez une opinion unique qui ne viendrait pas spontanément à l’esprit. Essayez d’étayer vos arguments avec des preuves et soyez ouvert à la possibilité qu’une nouvelle donnée puisse vous faire changer d’avis. Répétez cet exercice tous les jours, et vous deviendrez meilleur dans l’élaboration d’opinions qui sortent de l’ordinaire.

Si vous ne trouvez pas de sujets, essayez de lire des articles et faites jouer votre sens critique. Cela vous aidera à comprendre comment d’autres personnes forment leurs arguments et expriment leurs opinions. (Peter de Paulo)

Lisez le chapitre d’un roman ou d’un ouvrage d’actualité

Tâchez de lire un livre par semaine. Vous pouvez toujours trouver un moment pour lire, que ce soit lors de vos trajets quotidiens ou lorsque vous faites la queue quelque part. Le site Goodreads est un bon moyen de garder une trace de tout ce que vous avez lu. Il propose également de faire partie d’une communauté de lecteurs.

Les romans constituent un bon moyen pour comprendre la nature humaine et s’ouvrir des perspectives. Les ouvrages traitant de l’actualité vous proposent de nouveaux sujets ayant trait à la politique ou à la psychologie. (Claudia Azula Altucher)

Au lieu de regarder la télé, regardez des vidéos didactiques

Parfois, regarder une vidéo à propos d’un sujet qui vous passionne peut être plus amusant que de lire. Vous pouvez apprendre beaucoup de choses par ce moyen..

N’hésitez pas à visionner des vidéos didactiques amusantes sur Khan Academy ou à regarder les conférences TED. La chaîne Youtube SmarterEverDay propose également des vidéos pertinentes. Le support vidéo permet de rendre l’information assimilable et mémorable. Ainsi, vous êtes sûr de vous en souvenir. (Hendrik Sleeckx)

Inscrivez-vous à des fils d’actualité intéressants

Suivez les personnalités qui vous intéressent sur Facebook et Twitter. Vous apprendrez de nouvelles choses dès que vous ouvrirez votre fil d’actualité ou votre tableau de bord. Par exemple, si vous voulez être au courant de la dernière information scientifique ou technologique, inscrivez-vous sur la page Facebook « I F*****g Love Science« . Vous pouvez également vous inscrire à des newsletters telles que Study Hacks de Cal Newport ou Today I Found Out. (Saurabh Shah)

Parcourez régulièrement vos sources d’informations préférées

Chaque jour, parcourez Quora ou Stack Overflow, des blogs spécialisés ou toute autre source pour assouvir votre soif de connaissance. C’est une pratique extrêmement simple. Vous avez juste à lire l’information et les autres internautes contrôlent les contenus pour vous. Tout ce que vous avez à faire c’est de suivre ceux qui écrivent sur des sujets qui vous paraissent intéressants. Utilisez Pocket pour sauvegarder des articles afin de les lire plus tard, puis essayez d’en faire le tour avant de vous endormir. (Manas J Saloi)

Partagez ce que vous avez appris avec d’autres personnes

Trouvez quelqu’un pour débattre et analyser vos idées. Vous pouvez contribuer mutuellement à votre base de connaissances et avoir de nouveaux points de vue. De plus, quand vous êtes en capacité d’expliquer des idées à quelqu’un, c’est que vous maîtrisez complètement le concept. Vous pouvez aussi partager ce que vous savez sans parler directement à quelqu’un. Nombreux sont ceux qui créent un blog et impliquent les autres dans un dialogue virtuel. (Mike Xie)

Etablissez deux to-do lists : une sur les compétences professionnelles à acquérir de suite et une autre sur les choses que vous voulez réaliser à l’avenir

Google Docs est un moyen commode pour créer et mettre à jour ces listes. Décidez ce que vous voulez apprendre, rassemblez les sources qui vous permettront d’acquérir ces compétences puis travaillez dessus tous les jours.

Par exemple, si vous travaillez dans l’informatique, votre première liste devrait mentionner une compétence en rapport avec le langage Python ou avec MongoDB.

Pour votre deuxième liste, songez à des objectifs de long-terme, tels que vous lancer dans le marketing ou dans l’architecture. Mettez par écrit les étapes intermédiaires que vous devrez effectuer pour atteindre cet objectif, que ce soit en lisant les productions d’experts du domaine ou en suivant des cours. (Manas J Saloi)

Etablir une liste « Je l’ai fait »

Tous les soirs, écrivez ce que vous avez fait de votre journée. Cette liste vous permettra d’avoir conscience de tout ce que vous avez réalisé, en particulier si vous vous sentez découragé. Elle vous donnera aussi du recul sur votre productivité et sur la façon dont vous pouvez organiser votre activité pour les prochains jours. (Claudia Azula Altucher)

Commencez une liste « arrêter de »

Pour libérer votre esprit, notez toutes ces choses stupides qui vous font perdre du temps. Abandonnez vos anciennes habitudes et faites de la place aux nouvelles. Comme le dit Warren Buffett : « La différence entre ceux qui réussissent et ceux qui réussissent très bien c’est que ceux qui réussissent très bien disent « non » à presque tout. » (Shane Parrish)

Ecrivez ce que vous avez appris

Vous pouvez créer un blog ou utiliser une application comme Inkpad pour vous aider à garder une trace de tout ce que vous avez appris. Non seulement ce sera un bon moyen d’avoir conscience de tout ce que vous faites, mais cette pratique sera en plus source de motivation. Vous voudrez apprendre davantage si vous savez qu’à la fin de la journée il vous faudra l’écrire. (Manas J Saloi)

Stimulez votre corps

Courir chaque jour est un bon moyen de stimuler votre esprit et de garder votre santé mentale au beau fixe. C’est aussi un bon moyen de réfléchir aux décisions difficiles ou d’intégrer de nouvelles informations. (Rick Bruno)

Suivez des cours en ligne

Jetez un œil à cette liste des cours en ligne pour professionnels les plus populaires. Assurez-vous de ne pas surcharger votre emploi du temps, engagez-vous pour un ou deux cours et concentrez-vous dessus. Le plan du cours vous aidera à rester à jour. De cette manière vous savez que vous apprendrez quelque chose chaque jour, que ce soit en écoutant un cours ou en travaillant sur un exercice. (Manas J Saloi)

Parlez avec quelqu’un que vous trouvez intéressant

Même si ce sont des étrangers, n’ayez pas peur de les approcher. Posez-leur des questions sur leurs centres d’intérêt. Souvent, ce sont les personnes que vous connaissez à peine qui vous apprennent le plus de choses. (Manas J Saloi)

Sortez avec des personnes plus intelligentes que vous

Passez le plus de temps possible avec des personnes intelligentes. Chaque jour, efforcez-vous de prendre un café ou de marcher avec quelqu’un qui vous inspire. Soyez toujours humble et désireux d’apprendre. Posez autant de questions que possible. Si vous êtes toujours avec des personnes mieux informées que vous vous n’aurez d’autre choix que d’apprendre. (Manas J Saloi)

Allez au bout de vos interrogations

Si vous voyez ou entendez une chose intéressante ne la laissez pas passer. Allez plus loin ; faites preuve de curiosité et trouvez la réponse à votre question (Mike Xie)

Téléchargez une application le-mot-du-jour

Vous augmenterez votre vocabulaire, ce qui sera un atout lors de tests tels que le SAT ou le GRE. Celà vous permettra surtout d’être plus éloquent au quotidien.

Vous pouvez aussi apprendre de nouveaux mots dans une langue étrangère. Chaque jour, essayez d’assimiler cinq à dix nouveaux mots dans la langue que vous voulez apprendre. Pour ce faire vous pouvez utiliser les sites LiveMocha, Basuu ou DuoLingo. (Manas J Saloi)

Faites quelque chose d’effrayant

« Sortir de notre zone de confort nous rend toujours plus sage. » Chaque jour, forcez-vous à repousser vos limites. Les timides peuvent essayer de parler en public grâce aux cours ToastMasters, de prendre la parole au cours d’une réunion en proposant de faire une présentation. Vous pouvez également prendre contact avec une personne que vous admirez en lui envoyant une lettre ou un e-mail. (Claudia Azula Altucher)

Explorez de nouveaux horizons

Si vous ne pouvez pas voyager tous les jours, essayez au moins de trouver quelque chose de nouveau dans votre ville. Vous rencontrerez de nouvelles personnes, apprendrez de nouvelles choses et comprendrez un aspect du monde qui vous avait échappé. C’est beaucoup plus productif que de rester chez soi à regarder la télé. (Manas J Saloi)

Jouez à des jeux « intelligents »

Certains jeux, comme les échecs ou le Scrabble ouvrent votre esprit. Lancez-vous des défis quand vous y jouez. Par exemple, jouez au Scrabble sans dictionnaire. Vous pouvez également résoudre des casse-tête comme les Sudoku, 2048 ou Doors. (Saurabh Shah)

Gardez-vous du temps pour buller

Souvent, rester assis en silence peut vous aider à trouver de l’inspiration et à prendre du recul sur votre journée. (Claudia Azula Altucher)

Trouvez un hobby productif

Si vous avez un hobby que vous pouvez développer quotidiennement (tricot ou pêche à la mouche), vous pouvez apprendre en pratiquant. Par exemple, vous pouvez essayer de jouer un nouveau morceau de musique chaque jour, lire un manuel de physique, écrire quelques pages de plus à votre roman ou apprendre une nouvelle compétence informatique. (Mayank Rajput)

Mettez en application ce que vous avez appris

Si vous avez récemment appris une nouvelle méthode de codage ou un nouvel instrument de musique, mettez en application cette compétence le plus souvent possible. Apprendre en pratiquant est l’un des moyens les plus efficaces pour ouvrir son esprit. (Himanshu Pal)

Faites du sport et mangez sainement

Adoptez la nourriture de l’esprit pour alimenter vos pensées. Evitez l’alcool et les repas trop riches qui peuvent vous amollir. Quand votre énergie baisse, dépensez votre energie. « Plus le sang circule dans votre cerveau plus vous serez performant. Les grands penseurs comme Mahatma Gandhi et Charles Darwin étaient célèbres pour leurs longues marches. » (Janne Piiroinen)

Il s’agit d’une mise à jour d’un article initialement écrit par Maggie Zhang.

INSIDE OBAMA’S STEALTH STARTUP

President Obama has quietly recruited top tech talent from the likes of Google and Facebook. Their mission: to reboot how government works.

BY JON GERTNER
For Eric Maland, the whole thing goes back to that San Francisco wedding. Mikey wasn’t there—well, wait, actually, Mikey was there. But Eric didn’t meet him at that point. Eric met some other folks at the wedding who told him they were doing some fix-it stuff in Washington, and it sounded kind of interesting.
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And now we’re chatting about it in front of the White House security gate, where we’re waiting to talk with the leaders inside about why guys like Eric are now wandering around this neighborhood with MacBooks in their shoulder bags and code in their heads. These are the « new techies, » as longtime Washingtonians tend to say, but that’s somewhat imprecise. These are people whose pedigree in Silicon Valley gives them the whispered reputations of gods and goddesses. I look at Eric. He’s wearing a faded T-shirt; his sparse hair is seriously matted down. Did he sleep lately? Exercise? Shave? All debatable. « Ever wonder what you’re doing here? » I ask him. He was the 13th engineer hired at Amazon, the first operations director at Twitter. Like everyone else on the stealth team that President Barack Obama is amassing and deploying inside the government, he never imagined he would live and work in D.C. « I guess I just like to fix things that are broken, » he says, shrugging.
MEET THE GEEKS
The DC Tech Corps’ Leading Edge
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Then there’s Lisa Gelobter. « Oh, you’ve gotta hear my story, » she says. It’s later that day, and we’re walking near the Washington Monument under a searing midday sun. There was this call she got out of the blue last summer in New York, inviting her to some kind of roundtable discussion in Washington for tech leaders. Lisa had just spent time on the upper management teams at Hulu and BET. She decides, reluctantly, that she’ll go take the meeting, which includes this guy named Mikey as well as this other guy named Todd, and turns out to be in the Roosevelt Room in the West Wing. Then President Obama opens the door and surprises everyone, and over the course of 45 minutes gives the sales pitch to beat all sales pitches. They need to come work for him. They will need to take a pay cut, the president announces. But he doesn’t care what it takes—he will personally call their bosses, their spouses, their kids to convince them. The crowd laughs. But he gravely responds: I am completely serious. He needs them to overhaul the government’s digital infrastructure now. « What are you going to say to that? » asks Lisa.
Lisa Gelobter, Chief digital service officer, U.S. Dept. of Education; Previously: Hulu, BET
Oh, and the stories about Weaver. « First name is Matthew, » Weaver says, sitting on a cheap couch in a makeshift office near the White House. But no one calls him Matthew, he explains, since there are too many Matthews in any given room at any given moment. Even among D.C.’s new technorati, people view Weaver as someone separate from the fray. Maybe it’s because he once lived in a camper in the Google parking lot without going home for an entire year. Maybe it’s because he was the one guy who, if he didn’t answer an emergency call, the whole search engine might go down. Or maybe it’s because in a group of brilliant engineers, Weaver, as one of his new colleagues puts it, stands out as « someone who is, like, superhero-fucking-brilliant. » Recruited from California last year by these guys Mikey and Todd to work on the broken Healthcare.gov website, Weaver decided this year to stay in D.C. and leave behind the comfort of Google and a big pile of stock options. He recalls it in terms that suggest the transfixing power of a holy pilgrimage. « That »—he says, meaning the Healthcare.gov fix-it work— »changed my life in a profound way. It made it feel like all my accomplishments in my professional life meant very little compared to getting millions of people through the hospital doors for the first time. And that made me see that I could never do any other work without a public impact. » Weaver now spends his days in the guts of the Veterans Administration, helping the agency’s digital team upgrade their systems and website—and trying to reboot the way government works. As an early test to see if he could challenge the VA’s protocol, he insisted, successfully, that his official government title be Rogue Leader. And so he is: Rogue Leader Weaver.

Todd and Mikey—the ones who helped bring people like Eric Maland, Lisa Gelobter, and Weaver down here—are, respectively, Todd Park, the former chief technology officer of the United States, and Mikey Dickerson, who led a team of 60 engineers at Google and supervised the crew that fixed the Healthcare.gov website last year. Since that time, Park and Dickerson have been steadily recruiting an elite digital corps—a startup team, essentially, built mainly from the ranks of top private-sector companies—and embedding them within the U.S. government. Their purpose is to remake the digital systems by which government operates, to implement the kind of efficiency and agility and effectiveness that define Silicon Valley’s biggest successes, across everything from the IRS to Immigration Services. « We’ve got about 140 people in the network right now, » Park says of the digital team. « The goal is to get it to about 500 by the end of 2016. » Whether Park and Dickerson can find enough superstar techies to take a flyer on this risky project is just one of many concerns. There are bigger questions, too, such as whether a small number of technologists can actually bring about vast changes within the most massive, powerful, bureaucratic regime on earth.
Todd Park has just 18 months—until the Obama administration ends—to recruit a tech corps of 500.
It helps that the two men have substantial « air cover, » as President Obama describes it in an exclusive, in-person interview with Fast Company. For the past year, the president explains, he has personally helped Park and his team hire talent and implement their ideas across a host of government agencies. While the reasons behind this initiative and its scope have not been made clear before, in the president’s view, the idea of building a « pipeline » of tech talent in Washington starts with practical appeal: Better digital tools could upgrade the websites of, say, the Veterans Administration, so users get crucial services that save time, money, and (for veterans in need of medical help) lives. « But what we realized was, this could be a recipe for something larger, » the president explains. « You will have a more user-friendly government, a more responsive government. A government that can work with individuals on individual problems in a more tailored way, because the technology facilitates that the same way it increasingly does for private-sector companies. » In other words, if Obama’s tech team can successfully rebuild the digital infrastructure of Washington—an outcome that is by no means certain yet—you might not only change its functionality. You might transform Americans’ attitudes about government too. And you might even boost their waning feelings of empowerment in an ideologically riven country of 320 million people.

In the meantime, do you also end up with a dedicated group of Rogue Leader Weavers where none existed before? Tech geniuses who embrace public service as an essential element of their careers? The president is betting on that outcome as well. Get the country’s technologists to change Washington, the theory goes, and maybe—just maybe—you end up changing the country’s culture of technology, too.

The new hub of Washington’s tech insurgency is something known as the U.S. Digital Service, which is headquartered in a stately brick townhouse half a block from the White House. USDS ­employees tend to congregate with their laptops at a long table at the back half of the parlor floor. If there’s no room, they retreat downstairs to a low-ceilinged basement, sprawling on cushioned chairs. Apart from an air-hockey table, there aren’t many physical reminders of West Coast startup culture—a lot of the new techies are issued BlackBerrys, which seems to cause them near-physical pain. Nevertheless, the corps at USDS tends to rely on the same jargon you hear around Silicon ­Valley these days. They’ll say they’re here to « iterate, » or to « deliver product, » or to « JFDI » (that is, just fucking do it). When I wander downstairs one morning in late April, Ben Maurer, a young engineer on sabbatical from Facebook, is huddling with a few colleagues on a project for the Department of Defense. « I’m not just fixing bugs here, » he informs me, looking up from his laptop for about a nanosecond before going back to his coding. He seems tired but pleased to work on something big—in this case, to map out a broad digital structure for an upcoming project at the mammoth agency.

« WHAT WE REALIZED WAS, THIS COULD BE A RECIPE FOR SOMETHING LARGER, » THE PRESIDENT EXPLAINS. IF THE TECH TEAM SUCCEEDS, IT COULD TRANSFORM AMERICANS’ ATTITUDES ABOUT GOVERNMENT.
To a certain extent, the Obama administration has always been a comfortable place for techies like Maurer; the president—whose 2008 campaign was arguably the most convincing demonstration at the time of social media ­potential—was the first chief executive to appoint a chief technology officer and, more recently, a chief data officer. « Government has done technology and IT terribly over the last 30 years and fallen very much behind the private sector, » Obama says. « And when I came into government, what surprised me most was that gap. » But creating high-level positions like the CTO was a route to better government technology policy, not necessarily better operations. Besides, the immediate priority was addressing the economic crisis and resolving military entanglements.
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Tech moved up on the punch list in 2013 due to a new crisis: the Healthcare.gov fiasco. When the president’s key legislative achievement was mortally threatened by a nonfunctioning website, Todd Park, as CTO, was among those asked to help rescue the endeavor. Before his stint in government, Park had started two medical IT companies now valued at over a billion dollars each, and it was that experience, not policy or politics, that he called upon. Park recruited Dickerson from Google, as well as a half-dozen other engineers. This small team, working around the clock in Maryland, fixed the site in seven hectic weeks. Not only did the effort « save the president’s baby, » as one former White House staffer puts it, it crystallized within the administration the impact that just a handful of deeply talented techies could have on our government’s functionality. And it prompted Obama, Park, and their colleagues to wonder: Could an infusion of West Coast tech talent become permanent? What might that achieve?

As it turned out, there was a model to follow. The British government had demonstrated that the best digital practices from the private sector could be applied to the public realm with transformative results, through an initiative known as the Government Digital Service. (A columnist at the Guardian newspaper lamented that he couldn’t invest in the GDS, even though it seemed like the best tech startup in Europe.) Park, meanwhile, had already put some pieces in place: a program known as the Presidential Innovation Fellows, begun in 2012, which brought bright young technologists into government for 12-month stints; and a group called 18F, within the government’s General Services Administration, that deployed graduates of the fellows program to other government agencies on a project basis.

« WE NEED BOTH KINDS OF PEOPLE, » SAYS PARK. « PEOPLE WHO CAN HACK THE TECHNOLOGY AND PEOPLE WHO CAN HACK THE BUREAUCRACY. »
With the backing of the president, Park scaled up his recruiting efforts. His outward-facing policy job became focused on building an internal tech team. Dickerson had returned to the West Coast after Healthcare.gov—his goal was to sleep as much as possible for several weeks straight. But in May 2014, he came back to Washington for a meeting with Park, who harangued him late into the evening at the Shake Shack in DuPont Circle, the favored hangout of the West Coast techies. Park wanted Dickerson to pick up where he left off at ­Healthcare.gov and lead a new and more ambitious project. The two were gently kicked out of the restaurant by a manager locking up for the night. But by that point, Dickerson had decided to commit to running a new central technology bureau. The USDS opened for business a few months later.
One morning in late April I sat down at USDS headquarters for several hours with Park, Dickerson, and Haley Van Dyck, who, with Dickerson, helps run the USDS. If the president is effectively the CEO of the White House’s tech startup, Park would be its chief strategist. He is excitable and charming, with a cyclonic energy that helps explain why he’s been so successful as a talent recruiter. When he talks about two ideas, or two people, that he very much likes, he blurts out, « This is a total double-helix of awesomeness! » In describing the level of difficulty the new tech team in D.C. faces, he exhorts, « This is DARPA meets the Peace Corps meets SEAL Team Six! » (« Todd is the most enthusiastic person I know, » says Obama.) Dickerson, by contrast, does not emote. In fact, Dickerson comes off at first glance as grumpy and rumpled—someone who, in a not-too-distant era, might have made an excellent clerk in a video-rental store. Then you talk with him and wish to take your first impression back. Dickerson is an uncommonly skilled engineer with a deadpan wit and an unflappable nature. When I ask how he feels about the tech surge scaling up, he says, « Yeah, I’m losing all that free time I had. » His business card carries no title but reads, Don’t panic. Park calls him Buddha.
Haley Van Dyck: Deputy Administrator, U.S. Digital Service; Previously: Obama 2008 campaign, FCC, USAID
Outsiders often make the mistake of perceiving Washington’s technical problems as the result of a dearth of engineering talent. This makes it tempting to frame the current wave of hires from Google and elsewhere as a wartime tactical team moving in to save us from the city’s existing coding barbarians. But this is not quite correct. For one thing, the people Park and Dickerson are luring here aren’t just software engineers; they’re data scientists, user-­experience gurus, product managers, and design savants. For another, these people are being matched with government insiders who can advise them on how to deploy private-sector tools like Amazon Web Services, for instance, that have long been considered forbidden within the Beltway, or how the procurement of contractors can be improved. Usually this involves cutting a jungle path through thousands of pages of overgrown government regulations. As Park says, « We need both kinds: people who can hack the technology, as well as people who can hack the bureaucracy. »

The complexity is formidable. If you put your engineer’s hat on, Dickerson says, you can look at government’s approach to tech and decide that it’s pretty much insane. But if you consider it as an anthropologist might (« If you’re studying this alien culture, » he says, « and you ask, Why do they behave so strangely? »), you see that D.C. has developed its dysfunctions for deep, structural reasons. For instance, Washington has plenty of smart people, Dickerson says. But they have been removed from the extraordinary growth—only occurring during the past decade, really—of the handful of West Coast companies that can now manage « planet-scale websites, » as Dickerson puts it.

Above all, there is the inertia of the past. One of the first lessons Dickerson learned about D.C. when he arrived was that the city traditionally conflates the importance of a task with its cost. Healthcare.gov ultimately became an $800 million project, with 55 contracting companies involved. « And of course it didn’t work, » he says. « They set aside hundreds of millions of dollars to build a website because it was a big, important website. But compare that to Twitter, which took three rounds of funding before it got to about the same number of users as ­Healthcare.gov—8 million to 10 million users. In those three rounds of funding, the whole thing added up to about $60 million. » Dickerson believes that the Healthcare.gov project could have been done with a similar size budget. But there wasn’t anyone to insist that the now-well-established Silicon Valley practice of building « agile » ­software—rolling out a digital product in stages; testing it; improving it; and repeating the process for continuous ­improvement—would be vastly superior to (and much, much cheaper than) a patchwork of contractors building out a complete and monolithic website. In his Fast Company interview, President Obama remarks that he made a significant mistake in thinking that government could use traditional methods to build something—Healthcare.gov—that had never been built before. « When you’re dealing with IT and software and program design, » the president explains, « it’s a creative process that can’t be treated the same way as a bulk purchase of pencils. »
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Which is not to say that replacing Washington’s culture with that of Silicon Valley should be the goal. Some hybrid of tech people who can innovate with patience rather than aggression may be more effective. Dickerson notes that government tech contractors, even the most skillful ones, face the arduous challenge of trying to repair an aging digital system without compromising any essential services. The method for issuing Social Security checks, for instance, relies upon old mainframe servers running on the dying COBOL computer language. « That’s fine, and it’s lasted them a long time, » Dickerson says. But the people who can maintain and operate that generation of technology are not going to live forever; indeed, many of them are past retirement age already. In this case, the West Coast mentality could be counterproductive. « There’s an attitude in the entrepreneurial private sector where we don’t care what came before us: We’re going to disrupt it, » Dickerson explains. « But we are not going to disrupt Social Security. That’s a big reason why it’s so hard to make these changes, because you can’t interrupt the flow of operations. »

Dickerson adds, « It will not work, and you will not go far, if you come here with a big attitude, saying, ‘You people are stupid, get out of the way and we’ll show you how it’s done.’  »

Are there really people like that in the Valley? I ask.

Dickerson laughs. The people he’s directing, he says, tend to be the more humble types. And the folks interested in curated meals and big equity packages and uncompromising disruption didn’t come east to help him. This is not the place for them anyway, he says. They just wouldn’t get it.

We’re not choosing these types of people when we recruit, Van Dyck, the USDS deputy, adds. « And they’re not choosing us, either. »

The White House chief of staff, Denis McDonough, enjoys walking meetings, so one morning he guides me through the corridors of the West Wing and out onto the South Lawn, where we spend 25 minutes doing brisk laps around a circular driveway flanked by green grass and blooming gardens. McDonough points out the Rose Garden and relates a few historical tidbits about the White House grounds. But mostly we talk about the larger goals of the tech insurgency. As he sees it, the web and technology tools « flatten everything » by allowing Americans to engage with government more directly. So the notion that better tech will yield better democratic engagement is to both him and the president an aspirational—and logical—pursuit. But McDonough also believes there will be other immediate benefits. The transparency that technology enables (consider, for instance, how health insurance plans can now be easily compared online) will not only yield tremendous efficiencies. It can allow Americans to have better control over their own decisions—to interact with government in the same glitch-free way we do with iTunes or Amazon. « Why should we be immune? » he says. « Everything else is getting done faster. Why should this institution be different? » ­McDonough tells me that he admires how the tech insurgents have brought to D.C. their skills and collaborative habits, as well as what he calls a « hunger » for increasing performance. He stops walking and turns to me to say, « They are in an industry that has constantly reinvented itself and become more efficient. And that’s because at the heart of that industry is the belief that you’re going to get twice as good every two years, and that’s held for 50 years. »

« EVERYTHING ELSE IS GETTING DONE FASTER, » SAYS CHIEF OF STAFF MCDONOUGH. « WHY SHOULD THIS INSTITUTION BE DIFFERENT? »
There is no Moore’s Law for ­government—at least not yet. And another thing that ­McDonough, Park, and Dickerson must confront is that this government startup will never have the same lean, concentrated focus of a private-sector company. Indeed, the tech insurgency is not even being built all in one place. Dickerson’s USDS currently employs 37 people, but it is only one aspect of an endeavor that has grown organically and sprawls all over Washington. It doesn’t even have a proper name. Park tends to describe the new tech corps as a « three-layer cake. » USDS is the first layer—a group of technologists who strategize about what projects should become government priorities and which people should work on them. The second layer is 18F—a group of 90 technologists and designers who work within the General Services Administration a few blocks away. 18F takes its name from its address (the GSA building is at 18th and F Streets) and has informal ties to USDS, but it is essentially a service agency. The group can take on jobs from anywhere within government that’s in need of digital help. Unlike USDS, it doesn’t necessarily follow the president’s political priorities.

And the third layer? That would be the tech teams, ranging in size from five people to 50, that will be installed within 25 government agencies over the course of the next 18 months. These teams will consult regularly with USDS for guidance and may utilize 18F for its services. The first wave is being led by people like Lisa Gelobter, who was given the hard sell by the president in the Roosevelt Room and who now works in the Department of Education. Matthew Weaver, formerly of Google, leads another group at the Veterans Administration.
Matthew Weaver: Rogue Leader, Digital Services, U.S. Dept. of Veterans Affairs; Previously: Google
The « tech cake » is only a metaphor, of course. And while visiting the different layers of the cake over the course of a week, I began to wonder if it’s the wrong one. What the designers of this effort actually want to create is something more dynamic—in effect, a technology ecosystem that long outlasts their stints in government. In that regard, you might consider Washington’s tech landscape, as it currently exists, as a kind of brown and barren field. And on that field, consider each agency as having a fenced-in plot of land. The USDS works now as landscape architects—the ones who design what kind of trees and plantings will go in each plot, and who will do the work. The people at 18F function like a nursery and ­contractors—they’ll provide the healthiest trees and do the plantings, either on their own or via someone they trust. They’ll even teach you how to be a good gardener. Meanwhile, the tech teams at agencies like Education and Veterans will take what USDS and 18F advise to make their plot flourish.

The overarching goal here is to get everything to grow together—very tall, very fast, inevitably joining up into a forest canopy so as to create a functional and interconnected system.

« If we’re trying to build new services that serve the public good, then the mechanism by which we do that is by combined services talking to each and getting you what you want, » says DJ Patil, another Silicon Valley recruit of Park’s, who works closely with USDS and serves as U.S. chief data officer. Plus, he adds, « If we combine systems, what kind of cool, amazing things will we find? What happens when we bring together climate data with health information—can we understand how the changing environment is impacting our health? »
If it’s still too early to say whether this technology ecosystem will flourish, it is nonetheless true that the tech surge has moved beyond its conceptual stages. ­Various teams are now engaged in rolling out projects. One day in Washington I spend the afternoon at 18F, a large, bright, open space, where teams of two or three work at white tables. The group has 15 contracted projects under way. « Our two primary areas are delivery and consulting, » says Hillary Hartley, who leads 18F. Delivery, she explains, « is where we would build the thing for an agency—the website, the service, the online transaction, whatever. » That’s what most of the teams in front of us are up to. « Consulting is where we’re helping the client do some of the design thinking, or problem scoping, » so they can figure out what to buy from a vendor.
Hillary Hartley: Co-founder and Deputy Executive Director, 18F; Previously: Presidential Innovation Fellow
We sit down with a team trying to revamp the Peace Corps website, then we walk over to chat with another team that recently created a user-friendly analytics web page, analytics.usa.gov, that tracks which government websites are trending (a National Weather Service page usually tops the list). The goal here is to reveal how U.S. citizens use government websites, and to spark healthy competition among agencies to create more popular services. In keeping with the tech corps’ guiding principles, everything is open source, so outsiders are free to adapt the program. And they do: A few weeks after the analytics website went live, Philadelphia used the program for its own analytics website, which the 18F team considered a measure of success. Thanks to their open-source code, they had improved government without doing any extra work.

We visit another team at a nearby table. At this point, probably the most important work at 18F, done in conjunction with USDS, involves overhauling the Immigration Services website. 18F is helping to redesign the site to drastically improve the user experience—for instance, by simplifying searches to aid those whose facility with English may be limited. Meanwhile, USDS is laboring deep beneath the surface. One of the initial goals is to rebuild the technology for a form known as the I-90. It’s how legal immigrants whose green cards are lost or stolen apply for a replacement, and the current process—paper-based and slow—can take as long as eight months. In creating a digital tracking form and a better online application, the designers think they can reduce the time to a fraction of that.
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And that’s only one bureaucratic improvement at one agency. There are dozens of other forms on the Immigration Services website alone, which hints at the scale for improvement. « This is a $75 billion technology market, » Andrew McMahon, a cofounder of 18F along with Hartley, says of the annual government IT budget. « So if you wonder, How far can we reach? Well, I think it’s kind of limitless. » Hartley, for her part, notes that 18F couldn’t actually capture all of that IT work. « Our underlying goal is to make better clients, and to make the agencies understand a new way of doing things, » she says. « We’re never going to be big enough to take on the $75 billion market. But we will be big enough to help people out there make better decisions on how to build, or buy, their digital services. »

The paradox here is that when the tech teams succeed with a project like the I-90 form, or with any retooled government website, users likely won’t think much about it. It will be fast and intuitive. It will not crash when you use it. And you will then get on with your life. When I ask Dickerson what USDS’s biggest win has been since its start, he points to the open-enrollment season for Healthcare.gov, which went smoothly this year as compared to last year’s debacle. « That’s a big accomplishment, » he says, « but we don’t have any coverage of it because there’s nothing to say. The train wreck didn’t happen. We’re proud of that. »
« WE CAN GET A REALLY BIG PAYOFF »
In an exclusive and wide-ranging conversation, the president explains his take on Washington’s technology problems—and his solutions.
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The biggest problem with assessing tech startups is that most of them sound pretty good at the start. And even if you know the odds going in—that by some estimates, nine out of 10 will fail within a few years—it doesn’t necessarily dim the shine of a new idea. Without question, a tech startup of 100-plus people, backed by the president and working deep within government, differs from a startup involving three guys in a Palo Alto crash pad cluttered with fast-food wrappers. As Park perceives the government mission: « This may be more like what some large corporations have done to basically disrupt themselves. » Still, if you were a VC trying to game out the odds of success here, you might go through the risk factors facing the U.S. Digital Service, 18F, and the tech teams now growing within various agencies. As a risky and ambitious startup, how do they measure up?

First, there’s what we might think of as « talent risk »—as they scale, are these the right people for the right job? Tech managers like Dickerson and Weaver already proved their mettle during the Healthcare.gov rescue, and the folks now being lured to D.C. by Park’s team are arguably among the industry’s best. They are screened not only for IQ, but for EQ (that is, emotional intelligence). So they seem to pass that test. And that means we might next consider the risks of the tech corps’ resources: Do they have the wherewithal and organizational structure to make this take root within government?

There are a number of reasons, some highly technical, to think the corps have a reasonable chance. One should never underestimate the difficulty of getting Washington to move forward quickly—or logically. What’s more, budgets can always be vulnerable to political fights in congress. But the architects of the USDS—especially Park, Dickerson, and Van Dyck—made sure that their bureau was ensconced within the Office of Management and Budget, which gives the techies muscle within various agencies and an ability to influence various IT budgets and lines of command. What’s more, with the solid backing of the president and his chief of staff, the USDS has enough of what Dickerson calls « hard power » to fix important problems around town. Quite simply, the president can (and does) ask his cabinet secretaries to take seriously any USDS overtures to work on projects within their agencies.

What about the market risk? Will there be enough business in D.C. for the tech teams? If you’ve ever been on, say, the U.S. Department of Education’s site, it’s a question that answers itself. Van Dyck tells me « there are now lines around the block » to tap the USDS’s services. McDonough, the chief of staff, says, « Those guys »—the USDS— »went over to brief the secretary of defense and he said, ‘I’m sold. Give me 10 teams.’  » The techies’ market demand is further buttressed by a lack of competition. The USDS is helping agencies find the best contractors, not competing with contractors or agencies. So, arguably, they pass this test too.
Mikey Dickerson: Administrator, U.S. Digital Service; Previously: Google
An unresolvable risk nevertheless hangs over the whole endeavor: the risk of running out of time. Many of those working with USDS talk about getting to « escape velocity, » which means getting the speed and momentum necessary, much like a rocket at liftoff, before Obama’s second term ends. « We have 630 more days, » Dickerson tells me in late April. « We have booster rockets for those 630 days to get us into orbit. If [USDS] achieves a stable orbit in that time, then it will be here for a generation, or maybe longer. » And what if the next U.S. president has a different agenda? In a number of conversations, I came away with the impression that improving government technology is less politically fraught, and less partisan, than other Obama initiatives—yet it still might be the case that a future administration dismantles what Dickerson and Park are building, or even eliminates the office of chief technology officer. « I don’t personally worry about it a ton, » Dickerson says with a shrug. « Because the things we set out for ourselves just for the next two years—I mean, if we accomplish just those things, it will be worth all the effort, even if it all goes up in smoke just after. »
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The people at USDS and 18F don’t seem to doubt that they’ll have an impact. Indeed, they believe it is obvious already. By constantly testing their software with users, they can gauge improvements in real time. Some of those upgrades may seem minor now, but they should, in time and in sum, add up to something ­significant—and perhaps something very big. Even if you never go onto the improved Veterans or Immigration websites, you may soon find that, say, the Federal Student Loan pages (a forthcoming project of Dickerson’s) are improved so that better information and clearer navigation increases participation and reduces defaults. And it doesn’t seem to matter, in this case or others, that USDS teams as small as five or 10 people will be working inside agencies that are much larger than Google, Apple, or even General Motors. As the Healthcare.gov rescue effort ­demonstrated—or, indeed, any successful startup in Silicon Valley can prove—a very small number of tech people can have a disproportionate effect.

There is another side to the impact question as well: What about the effects on the recruits themselves? In terms of looking for meaningful work, the tech industry may not be what it was; one running joke on HBO’s Silicon Valley is that everyone has been led to believe that they’re changing the world with their app or algorithm, even when they obviously aren’t. Meanwhile, at the actual Silicon Valley companies that have genuinely changed global culture and ­business—Google, Apple, Facebook, ­Twitter—there may be a different dynamic. As those companies grow ever larger, the contributions of individual engineers may seem proportionately ever smaller. At least so far, these factors have created a pool of top-tier candidates open to taking on other kinds of work with depth and import. And the point for Obama is not to sell these candidates on a career in government, but rather to enlist them in a stint of a year or two at USDS, or even a few months. For decades, accomplished lawyers and economists have worked in the capital between private-sector jobs, so why not technologists? « What I think this does, » says Megan Smith, the current U.S. chief technology officer, who spent much of her career at Google, « is really provide a third option. In addition to joining a friend’s startup or a big company, there’s now Washington. »
Megan Smith: U.S. Chief Technology Officer; Previously: Google
This idea appeals greatly to the president—in fact, it was built into the USDS design from the start. « I’m having personal conversations with folks, meeting with them, or groups of them, and pitching them, » Obama says. « And my pitch is that the tech community is more creative, more innovative, more collaborative and open to new ideas than any sector on earth. But sometimes what’s missing is purpose. To what end are we doing this? » As the president explains, he asks potential recruits, « Is there a way for us to harness this incredible set of tools you’re developing for more than just cooler games or a quicker way for my teenage daughters to send pictures to each other? » For the time being, at least, there seems to be. HBO might want to consider an on-location shoot.

Comment accélérer les décisions RH

  • Comment accélérer décisions RH

Une démarche de simplification et d’accélération des décisions peut améliorer la performance des RH, tout en évitant de lancer une action plus importante de réorganisation globale.

« Pour réaliser la mobilité d’un cadre de ma branche grand public en Afrique à ma branche industrielle aux US, il me faut huit validations et quinze acteurs. ». « Négocier un salaire au recrutement prend trois semaines et mobilise cinq personnes ». « pour répondre à une question terrain, un RH de proximité ne sait pas toujours à qui s’adresser…».

Qui n’a pas déjà entendu ce genre de critique, adressée à la fonction RH ? Les prises de décision sur les processus clés sont en effet souvent complexes et lentes, notamment dans les grands groupes. Nous préconisons ainsi un travail ciblé sur les processus de décision de chaque fonction RH.

Pourquoi mener une telle démarche ?

La logique d’ensemble est de redéfinir les rôles et les responsabilités pour améliorer l’agilité des processus RH et leur efficacité au service de leurs clients internes ; c’est aussi un bon vecteur de marketing de la fonction. En résumé, il s’agit de :

– Mieux préparer les décisions

– Clarifier les périmètres de responsabilités sur chaque processus (« ownership of process »).

– Définir les jalons de prise de décisions et les rendre fluide et de confiance.

– Les associer aux bons niveaux organisationnels (corporate, BU, pays…)

Comment faire ?

Selon la complexité de l’organisation, la démarche peut aller d’une assez simple identification de type RACI, en formalisant sur chaque jalon de décision :

– Qui est responsable du processus (R comme « responsible »).

– Qui est responsable de la décision et en est à ce titre redevable (A comme « accountable »).

– Qui doit être consulté pour prendre la décision (C comme « consulted »).

– Et qui doit être informé de la décision prise (I comme « informed »).

Ou traiter plus en profondeur ces jalons décisionnels, en jouant notamment sur une analyse détaillée des processus (de type lean par exemple), en tenant compte des jeux d’acteurs pour mieux les casser dans un objectif de simplification (ou pour anticiper les résistances qu’auront d’aucuns en pensant perdre du pouvoir si leur rôle décisionnel décroît), en se donnant des règles (comme le fait de n’avoir qu’un seul décisionnaire et au maximum 2 avis), en s’appuyant mieux sur les outils décisionnels (HR analytics, permettant de préparer et d’objectiver des choix ou des analyses)…

Dans les deux cas, nous constatons plusieurs facteurs clés de succès. Le premier consiste à cartographier les décisions et à définir leur portée : stratégique ? Court terme ? Importante, mais limitée à un périmètre d’activité ?

Le second est définir les données dont on a besoin pour prendre la décision, et la façon de les obtenir et consolider. Les outils digitaux peuvent ici faciliter la tâche, par exemple en automatisant des workflows de validation ou de recueil d’avis… qui peuvent même être disponibles, en temps réel, sur son téléphone portable, comme le proposent de nouveaux éditeurs de SIRH.

Le troisième repose sur la définition de règles précises, leur partage… et leur respect. Par exemple une entreprise a décidé, dans le monde entier, que tout recrutement devait donner lieu à une validation unanime de 4 personnes ; à l’inverse une autre permet à chaque collaborateur de demander une mobilité qu’il a identifiée, voire créée lui-même, sans que son manager direct actuel ait à la valider, elle s’impose à lui.

Enfin, le dernier facteur clé de succès, mais pas le moindre, suppose de s’appuyer sur une culture de responsabilisation, notamment du management. Concevoir une décision RH autour d’un objectif commun, qui concilie au mieux intérêt de l’entreprise, du collaborateur, du management… est ainsi un principe à suivre dans tous les cas.

En synthèse, pour nombre de DRH qui s’interrogent actuellement sur leur performance au service de leurs clients internes, la simplification et l’accélération des décisions RH est souvent une victoire rapide à obtenir, sans avoir à réorganiser ou modifier en profondeur les processus.

Le secret de l’intelligence collective ? Les femmes

Une étude du Massachusset’s institute of technology récemment publiée dans le New York Times s’est intéressée aux moteurs de l’intelligence collective. Selon ses résultats, l’intelligence des groupes n’est pas égale à la somme des intelligences individuelles qui la constituent, mais serait surtout liée aux capacités sociales de ces derniers, et les femmes dépassent les hommes dans ce domaine.

Au coeur de tout

Le secret de l’intelligence collective ? Les femmes

les femmes dépassent les hommes dans ce domaine. Crédit Reuters

Une équipe de recherche du Massachusset’s Institute of technology a mené deux études (comprenant au total 669 personnes) sur l’intelligence collective. Selon les résultats, l’intelligence d’un groupe ne s’explique pas par la somme des intelligences individuelles. Parmi les différents facteurs impliqués, la sensibilité aux autres (communication non-verbale), et l’équité dans la prise de parole tiennent un rôle capital. Et les femmes enregistrant un score bien supérieur à celui des hommes, c’est donc dans les groupes où la parité a été correctement observée que les résultats ont été les meilleurs.

Atlantico : Comment expliquer les résulats de ces deux études ? Comment les interpréter ?

Christine Marsan : Tout regroupement de personnes ne crée pas toujours de l’intelligence collective. Ce qui permett une bonne intelligence collective, c’est tout d’abord une intention claire et partagée de travailler ensemble. Mais ce n’est pas suffisant : les leviers clés qui en assurent la réussite sont un ensemble d’attitudes qui entraînent des conséquences vertueuses profitables à l’ensemble du groupe. L’établissement d’une confiance se traduit par exemple par une structure de communication souple. Celle-ci permettra aux membres du groupe de parler en toute sécurité, et surtout, en toute sincérité. Cette première condition est une étape cruciale au partage des difficultés de chacun, et participera, outre à l’établissement d’un système de valeurs commun dans l’avancement du travail collectif, à des solutions co-élaborées et convenables à tous.

Qu’entend-on concrètement par intelligence collective, ou coopérative ?

L’intelligence « coopérative » est cette capacité à faire émerger d’un collectif de personnes, une intelligence supérieure -ou en tout cas inédite- à la somme des parties par l’émulation d’un groupe.

J’ai défini plusieurs Intelligences qui permettent la pratique et la manifestation de l’intelligence collective :

  • L’intelligence polychronique, qui est la capacité à combiner intelligence rationnelle et intuition,
  • L’intelligence de la maturité émotionnelle soit l’utilisation « mature » de l’Intelligence Emotionnelle (dont le concept a été évoqué par Daniel Goleman)
  • L’intelligence de la Présence, soit la conscience de soi, de l’autre et de la systémique du groupe, qui rejoint les résultats de cette étude.
  • L’intelligence de la complexité c’est-à-dire connaître et prendre en considération les lois de la systémique qui expliquent le non-visible des interactions entre les individus et les groupes, comme au sein de plusieurs systèmes.
  • L’intelligence du sens soit la capacité à créer du sens, à développer une cohérence entre sa singularité et sa contribution au monde. Elle correspond au quotidien à ce que l’on pourrait appeler « sagesse« , c’est à dire le fait d’ajouter à une idée rationnelle une perspective existentielle (Howard Gardner).
  • L’intelligence de reliance qui correspond à la capacité de coopérer les uns avec les autres, en étant débarrassé des réflexes de comparaison et de compétition : il est alors possible d’apprendre les modalités d’intelligence coopérative : attitudes, méthodes, démarches qui rendent possibles la coopération et le travail en réseau.

En quoi les femmes sont-elles plus aptes à comprendre les autres que les hommes ?

Il n’y a pas de préférence privilégiée par sexe de manière innée, c’est davantage une prédisposition de caractère renforcée par l’éducation. La question de l’éducation demeure primordiale, c’est ce qui permet de comprendre ce qui a conduit les femmes à développer leur côté émotionnel et relationnel. On peut sans doute faire mettre en parallèle cette aptitude avec leur rapport privilégié avec les enfants.

Dans uns société où les rôles propres à chaque genre tendent à s’effacer, les hommes peuvent-ils espérer rattraper leur retard ?

Les hommes ont été interdits de manifester leurs émotions (à part la force ou l’agressivité, qui étaient quant à elles très valorisées) depuis des milliers d’années.

Par conséquent, il ne leur est pas habituel d’être attentifs aux signes manifestes de l’Intelligence Emotionnelle (non verbal, manifestations des sentiments et émotions).

Mais les hommes peuvent de plus en plus jouir d’une acceptation sociale à exprimer leurs émotions. Cette « autorisation » les ouvre à l’empathie, au ressenti, et de ce fait permet de croire que leur intelligence émotionnelle augmente de manière significative.

Les femmes auraient donc une capacité à l’empathie plus importante que les hommes. Qu’est-ce que cette information remet en cause ?

Cela nous conduit à prendre conscience que l’intelligence collective repose principalement sur les compétences relationnelles : empathie, confiance, lecture et gestion des émotions et que ceci s’acquiert, s’apprend et s’expérimente.

On touche là à un niveau de conscience qui va conduire des hommes tels que le Dalaï-lama à prôner la compassion et la bienveillance (Matthieur Ricar, Christophe André.. sont tous des hommes !). En réalité bien sûr, ces valeurs et ces compétences n’ont pas de genre ou de sexe mais qui s’acquièrent pour autant que nous soyons éduqués dans ce sens.

Rapport d’étape sur le fonctionnement du RSI : propositions

Les députés chargés d’une mission parlementaire sur le Régime social des indépendants (RSI), viennent de remettre leur rapport d’étape sur le fonctionnement du RSI a été remis, au Premier ministre. Ce rapport d’étape contient trente propositions destinées à améliorer les relations entre le RSI et ses 6 millions d’assurés et ayant-droits.

L’une de ces propositions concerne directement les experts-comptables et leur lettre de mission. Si cette proposition était adoptée, l’expert-comptable qui établit les comptes serait dans l’obligation, d’informer le travailleur indépendant, des conséquences du niveau de cotisations, sur sa retraite et sur ses droits aux prestations.

Parallèlement, le gouvernement réaffirme, dans le cadre du plan TPE, sa détermination à améliorer la qualité des services apportés par le RSI et à réduire l’ampleur, de ce que la Cour des comptes, a qualifié de « catastrophe industrielle » générée par le réforme de 2008.

Les propositions du plan TPE

Le plan du gouvernement, destiné à alléger les formalités pour les TPE et les PME contient 18 mesures. L’une d’entre elles, doit améliorer et simplifier les relations entre les entrepreneurs et le régime social des indépendants.

Les mesures proposées consistent à généraliser les médiateurs locaux, autonomes et indépendants, pour accompagner les dossiers complexes, le maintien des cellules de traitement des cas complexes, le recouvrement amiable, associer davantage les partenaires du RSI (centres de formalités des entreprises, centres de commerce…. dans le cadre du stage préalable à l’installation).

La possibilité d’ajuster les versements provisionnels en fonction des revenus anticipés, ne ferait plus l’objet de pénalités en cas d’erreur non intentionnelle dans le calcul des acomptes.

Les propositions du rapport d’étape

Le rapport d’étape fait trente propositions. Ces propositions peuvent concerner le calcul des cotisations, les modalités de recouvrement, les formalités de création des entreprises lors de la création, les contacts avec les usagers.

Le calcul et le paiement des cotisations

Le rapport d’étape propose la mise en place d’un simulateur de cotisations connecté avec la déclaration de revenus (un peu comme celui qui existe sur le site de l’administration fiscale) et la mise en place systématique du télé-règlement, à la place du prélèvement automatique.

Le prélèvement automatique est, de manière générale, difficilement accepté par les chefs d’entreprises.

Les modalités de recouvrement

En ce qui concerne les modalités de recouvrement, plusieurs propositions ont été faites pour atténuer la rigueur des recouvrements envoyés systématiquement en courrier recommandé avec accusé de réception.

Les propositions ont donc pour but de :

  • subordonner l’envoi des courriers en recommandé à une prise de contact avec le travailleur indépendant concerné (téléphone, courriel, proposition de rendez-vous) ;
  • suspendre les majorations de retard en cas de saisine de la commission de recours amiable ;
  • laisser un délai suffisant pour permettre au travailleur indépendant de régulariser sa situation.

Les formalités de création des entreprises

Afin de simplifier les formalités liées à la création d’entreprise et de faciliter le recours systématique aux télérèglements, le rapport propose :

  • de remplacer le dossier Accre (Aide au créateur repreneur d’entreprise) par une case à cocher dans le dossier qui doit être remis au centre de formalités des entreprises ;
  • d’obliger les créateurs à remettre un relevé d’identité bancaire avec leur dossier.

Les relations entre le RSI et ses usagers

Le RSI est réputé difficilement joignable et les chiffres prouvent que seuls 85% des appels aboutissent. Pour remédier à cette situation mais aussi pour améliorer les relations entre le RSI et ses usagers, le rapport préconise :

  • la traçabilité des appels entrants afin de permettre aux agents de rappeler les travailleurs indépendants qui ont appelé à trois reprises sans que leur appel n’aboutisse ;
  • de créer des groupes de travail composé d’agents du RSI et d’usagers pour améliorer la lisibilité des courriers ou courriels ;
  • de garantir la mise en place d’un point d’accueil dans tous les départements, en faisant appel, si nécessaire aux partenaires que sont les chambres des métiers et les chambres de commerce et d’industrie.