Mes principes clefs pour changer de cap professionnel

  • Revue de préalables à observer avant tout changement.

Evidemment, chacun est différent. Chacun de nos parcours est le fruit d’une alchimie subtile, qui combine notre éducation, nos goûts, notre caractère, etc. Je ne suis pas un expert en ré-orientation professionnelle comme le personnage de mon spectacle qui invite à « échanger » autour d’un café fédérateur… Cependant, vous avez demandé à votre modeste journaliste d’un jour, et je me prête volontiers à l’exercice, de dégager quelques principes simples qui, s’ils ne garantissent pas le succès, pourraient permettre d’éviter des erreurs à ceux qui envisagent de changer de cap professionnel…

D’abord, bien se connaître soi-même

Rien de nouveau depuis Socrate, mais je crois que c’est fondamental. Avant de se lancer dans une reconversion, il faut connaître avec précision et honnêteté ses points forts – et, bien entendu, ses points faibles. Le plus grand danger est de se lancer, tête baissée, dans une carrière pour laquelle on n’est pas fait, par caprice, par lassitude, par précipitation.

Ensuite, obéir à sa nécessité intérieure

La reconversion a les meilleures chances de réussir si vous êtes réellement convaincu que le prix du renoncement est beaucoup plus élevé que celui de l’audace. Alors, les efforts, les obstacles, les résistances vous paraîtront plus légers.

Faire une vraie proposition

Cela veut dire que celui ou celle qui change de carrière fait au fond une proposition au monde qui l’entoure : personne ne l’attend, à lui de susciter l’adhésion autour de sa démarche. C’est particulièrement vrai, je crois, dans les métiers artistiques.

Interpréter les signes et saisir les occasions

Quand vous voulez vraiment changer de vie, certains événements prennent un sens particulier. Quand j’étais fiscaliste à New York, je sentais monter une insatisfaction. Je voulais monter sur scène mais cette démarche me paraissait folle. L’attaque sur les Tours jumelles a cristallisé tout cela. Je me suis dit que le monde était encore plus fou. Et, donc, que je pouvais suivre ma passion.

Prendre soin de son entourage

Changer de métier entraîne le plus souvent des conséquences radicales sur vos proches, quelle que soit votre situation. Evidemment la marge de manoeuvre est plus ou moins réduite selon la situation familiale. L’entourage peut être désarçonné, sceptique, voire réticent. La difficulté consiste à mener à bien votre reconversion sans choquer ni blesser outre mesure. D’autant plus que vous devrez compter sur la présence de ceux qui croient en vous.

Anticiper tout ce qui peut l’être

Bien sûr, il y a toujours des raisons pour ne pas changer de voie : la pression économique est devenue telle… Aujourd’hui, on ne veut pas changer de vie mais garder la sienne si possible… Pour maîtriser le stress et le risque associé à une reconversion, je conseillerais d’anticiper tous les points matériels qui peuvent l’être. Et de se doter d’une solution de repli en cas d’insuccès. Facile à dire !

Accepter, à un moment, l’épreuve de vérité

Il reste qu’une reconversion est toujours un coup de poker. Il y a des moments décisifs qui font que votre vie avance ou recule. Quand j’ai joué en 2002, pour une seule soirée, au théâtre du Gymnase le spectacle que j’avais écrit, et battu le rappel de mes fidèles, j’ai joué l’un de ces coups. Je me suis jeté à l’eau et j’ai pris le risque d’être ridicule devant tous les gens que je connaissais… Avec un peu de recul, j’en frémis.

Cultiver une forme d’excitation permanente

Quitter une routine pour une autre n’a aucun intérêt. La reconversion ne peut être durable que si elle vous conduit vers une vraie passion, quelque chose qui vous nourrit affectivement et intellectuellement, tous les jours.

Se remettre en question de façon régulière

Changer de vie, c’est se mettre dans un état d’esprit qui rend possible le changement tout au long de l’existence. Aujourd’hui, j’essaie de rester fidèle à cette disposition de coeur et d’esprit.

Garder l’humilité de celui qui sait que vivre de sa passion reste un privilège

Une fois que vous avez réussi à aller vers votre singularité, je suis convaincu qu’il faut garder à l’esprit le fait que tout le monde n’a pas cette chance. C’est une chance énorme que vivre d’une passion, et la faire partager. Là, c’est le comédien qui parle, car, sans le public, nous ne sommes rien.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/18/11/2013/LesEchos/21565-160-ECH_mes-principes-clefs-pour-changer-de-cap-professionnel.htm#cDWKrxcGw8JFsg5A.99

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