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10 raisons pour lesquelles la musique est bonne pour la santé et le bien-être

MUSIC

Influence sur l’humeur, les capacités cognitives, la créativité, et parfois même, la maladie, la musique est bonne pour notre cerveau et pour notre corps. De nombreuses études mettent en avant ses multiples bienfaits. On vous en a sélectionné quelques-uns

artist

Mettre la musique à fond pour se débarrasser de toutes les tâches pénibles, quoi de plus motivant? En revanche, lorsqu’il s’agit de travailler, ce n’est pas forcément la meilleure des idées.

Selon une étude publiée en décembre 2012 dans la revue Journal of Consumer Research, c’est un volume modéré qui accroît la créativité. C’est assez paradoxal: les sons qui ne sont pas trop forts, rendent la réflexion un peu plus difficile. Mais cela nous entraîne à penser de manière plus abstraite, et à être bien plus créatif.

C’est le contraire quand la musique est forte: notre pensée créative est bloquée, parce que nous sommes submergés par le traitement des informations à effectuer. Conclusion: ne pas hésiter à écouter de la musique au travail du moment que cela n’explose pas vos tympans.

Elle adoucit la dépression

depression music

Du moins, chez les mamans qui viennent d’accoucher. Le baby blues, dont le nom scientifique est dépression périnatale, concerne de nombreuses femmes. Cette dépression affecte non seulement la nouvelle maman mais aussi son enfant.

Des scientifiques belges ont alors décidé de proposer à certaines mères et à leurs enfants de participer à des thérapies musicales. Ce soin aurait eu des effets immédiats sur les interactions entre la maman et son enfant, qui par ailleurs, selon le site Agence Science-Presse, développerait une plus grande autonomie.

Attention toutefois à ne pas croire que la musique est un remède à tous les maux. Selon une étude publiée dans les Archives de médecine pédiatrique et adolescente, reprise par le Time Magazine, les jeunes qui écoutent sans cesse de la musique augmentent leurs risques de développer une dépression.

La musique nous met de bonne humeur

good mood

Qui ne s’est jamais senti reboosté après avoir écouté une musique entraînante? Levé du bon pied au son de l’un de ses morceaux préférés?

Une étude parue en 2013 montre que la musique rend les gens de meilleure humeur. Les participants auraient notamment mis en avant une « excitation et régulation de leur humeur ainsi qu’une plus grande « conscience de soi ».

Une autre étude parue la même année dans le Journal of Positive Psychology va dans ce sens. Réalisée par des scientifiques de l’université du Missouri, celle-ci met en avant le même phénomène:

« Nos travaux soutiennent un comportement que beaucoup de gens ont déjà – écouter de la musique pour améliorer leur humeur », souligne l’auteur principal Yuna Ferguson.

La musique déstresse

stress music

Une thèse de doctorat de l’université de Gothenburg révèle qu’écouter de la musique tous les jours diminue le stress. Cette thèse se base sur les résultats de deux études selon lesquelles les personnes qui écoutent de la musique ressentent des émotions positives.

« Notons toutefois que lorsqu’on étudie les réponses émotionnelles à la musique, il est important de se souvenir que tout le monde ne réagit pas de la même manière à un morceau, et que chaque individu peut répondre de façon différente à une même chanson selon le moment où il l’écoute, en fonction de facteurs individuels et situationnels », explique l’auteure de la thèse Marie Helsing. Pour connaître les effets positifs de la musique, il faut écouter de la musique qu’on aime. »

Elle développe la mémoire

learning

Vous avez envie que vos enfants aient une mémoire d’éléphant? C’est simple, faites-leur suivre des cours de musique. Des chercheurs de Hong Kong ont montré que les enfants qui font de la musique réussissent mieux des tests de mémoire comme, par exemple, devoir retenir les différents mots d’une liste.

« Plus l’enfant s’entraîne à pratiquer, meilleure est sa mémoire verbale », indique Agnes Chan, doctorant en psychologie de l’université de Hong Kong. « Cela suggère fortement que la meilleure mémoire verbale chez les enfants qui font de la musique n’est pas seulement une affaire de différence d’âge, de niveau d’éducation ou de caractéristiques familiales socio économiques ».

De façon générale, elle est bonne pour nos capacités cognitives

counting

La musique améliore notre mémoire, mais c’est loin d’être son seul avantage sur le cerveau. Selon ce texte de mai 2013 sur le site Psychology Today de la doctorante en psychologie Joanne Cantor, la musique est pleine de surprise.

Pour commencer, elle améliore notre productivité lorsqu’on réalise des tâches répétitives. La musique enjouée, selon elle, nous rend plus efficace et précis dans ce genre de situations, qui semblent ainsi bien moins ennuyantes. Elle souligne par ailleurs que la compréhension à la lecture est également meilleure mais attention, lorsqu’on écoute de la musique d’ambiance, de fond, à faible volume.

Quand on est malade, elle est à écouter sans modération

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Voici quelques bons exemples:

  • Elle diminue l’anxiété des patients atteints de cancer. Des chercheurs de l’université Drexel (Etats-Unis) ont montré que des personnes atteintes d’un cancer et qui écoutaient de la musique régulièrement, ou suivaient une thérapie musicale, pouvaient constater une réduction de leur anxiété.
  • Elle aide pendant une opération chirurgicale. Un article du Time relaye une recherche selon laquelle les patients (la plupart atteints de la maladie de Parkinson) qui écoutaient des mélodies avaient l’esprit plus calme. Certains s’endormaient même.
  • Elle booste notre cœur. Selon une recherche de l’université Maryland Medical, écouter de la musique joyeuse serait lié à une dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui réduirait le flux sanguin. L’effet opposé est notable lorsqu’on écoute de la musique anxiogène.
  • Elle apaise la douleur, selon des chercheurs de l’université de l’Utah Pain Research Center
  • Après un AVC, elle permet une meilleure récupération. C’est en tout cas le résultat d’une étude publiée en 2008 dans la revue Brain, qui comparait la mémoire verbale des patients ayant écouté de la musique, par rapport à ceux qui écoutaient des livres audio ou rien du tout.

Elle nous rend euphorique

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Elle stimule la même partie du cerveau que la nourriture ou le sexe. C’est ce que montre une expérience réalisée en 2001 par le McGill College. Les scientifiques avaient repéré une augmentation du flux sanguin dans des régions du cerveau associées à la récompense, l’émotion, l’excitation.

Pour les chercheurs, si la musique stimule les mêmes régions du cerveau que le sexe ou la nourriture, qui sont importants pour la survie de l’organisme, c’est que la capacité à écouter de la musique pourrait bien présenter un avantage évolutionnaire.

Elle nous aide à faire notre quota de sport

sport music

Rien de nouveau sous le soleil: c’est plus agréable de courir avec un peu de musique dans les oreilles. Mais pourquoi? Pour commencer, elle nous distrait. A tel point qu’elle pourrait améliorer nos performances de 15%.

Une autre étude, publiée en 2010, montrait que les cyclistes étaient bien plus efficaces lorsqu’ils écoutaient de la musique rapide. Mais attention, pas trop vite non plus.

Par ailleurs, le rythme de la musique stimule l’aire motrice de notre cerveau. Ces signaux nous aident à mieux user de notre énergie et à trouver le bon rythme.

Elle réduit les problèmes d’audition

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Si vous êtes musiciens, vous aurez peut-être moins de problèmes d’audition en vieillissant. L’étude, publiée en 2011 dans la revue Psychology and Aging montre que les musiciens réussissaient mieux les tests auditifs que les autres, le fossé se creusant avec l’âge.

Par exemple, un musicien de 70 ans comprenait un discours dans un environnement bruyant aussi bien qu’une personne lambda de 50 ans. Et plus ils avaient pratiqué, meilleurs leurs scores étaient.

Comment décompresser après le boulot ?

RELAX WOMAN
BIEN-ETRE – Vos journées sont longues? Voici cinq astuces pour réussir à profiter de vos moments libres en sortant du travail.

On s’organise au boulot…
… Pour pouvoir être tranquille une fois arrivée chez soi. Un exercice simple consiste à prioriser ses tâches : que dois-je faire cette semaine? Chaque soir, avant de partir, on rédige sa to-do du lendemain avec l’aide d’un gestionnaire de tâches, comme l’appli Astrid. Tel dossier passe avant telle réunion, et maintenant que c’est noté, ça ne vous hantera pas pendant le dîner.

On lâche l’écran…
… Aussi souvent que possible. On fait les comptes? De l’ordi pro à l’iPad familial, de la télévision au smartphone, on passe un bon nombre d’heures scotchés aux écrans. Pire: les adeptes du binge watching peuvent compter les heures passées devant leurs séries sur un site dédié. Sans parler des ravages pour votre posture ni pour votre santé, allons droit au but: c’est quand même plus cool de se retrouver solo (dans son bain avec bougies), en duo (pot au feu les yeux dans les yeux) ou en famille autour d’un Monopoly.

On fait du sport…
… En douceur! Enfourcher son vélo, sortir faire un running entre midi et deux : ça va quand le soleil est au rendez-vous. En ce moment, c’est pas trop ça ? On se rabat sur des pratiques douces, comme le yoga ou le pilates. Parfait pour garder la forme sans se traumatiser. Mais le vrai bénéfice n’a rien à voir avec votre silhouette: faire de l’exercice permet de diminuer le stress et joue sur le moral, puisque la pratique du sport influe sur la production d’endorphine, surnommée l’ »hormone du bonheur ».

7 choses que les gens calmes font différemment des autres

CALM

BIEN-ÊTRE – Vous avez vécu ce moment des milliers de fois: tandis que vous tentez de maîtriser le stress qui monte en vous lors d’une intense journée de travail, il y a (toujours!) au moins une personne qui garde son calme. Mais ne voit-elle pas, cette personne, la crise que vous traversez?

Vous êtes-vous déjà demandé comment ces gens déstressés, toujours calmes pouvaient garder une telle régularité au quotidien? En vérité, ils ne sont ni surhumains, ni oublieux; ils ont juste des habitudes au jour le jour qui leur permettent de garder leur stress sous contrôle. Et, bonne nouvelle, vous pouvez en faire de même. Selon Michelle Carlstrom, directrice du bureau de travail vie et engagement à l’université Johns Hopkins, il s’agit d’adapter ces pratiques à vos besoins.

« Ma première recommandation serait de trouver la bonne stratégie pour soi-même et faire en sorte qu’elle devienne une habitude », déclare Michelle Carlstrom auHuffington Post. « Je pense que les gens se sentent moins stressés, même quand ils sont très occupés, s’ils parviennent à expérimenter les valeurs qui comptent dans leur vie. Quelles que soient vos valeurs, si vous ne les mettez pas en pratique, il est difficile d’être calme. »

En adoptant son propre anti-stress, le chaos de la vie peut devenir beaucoup plus supportable. Mais par où commencer? D’après Michelle Carlstrom, les personnes relaxées tiennent un inventaire des meilleures façons de combattre le stress et trouvent des stratégies pour contrebalancer les mécanismes qui ne s’avèrent pas bénéfiques. Vous trouverez ci-dessous des stratégies simples que les gens calmes tachent d’intégrer dans leurs vies au quotidien.

Ils essaient de trouver leur centre

meditation outside

Il est bien connu que la méditation et la pleine conscience présentent de nombreux bénéfices pour la santé, mais l’impact le plus significatif de cette pratique est peut-être son effet sur le stress. Les personnes non stressées trouvent leur centre par le calme, par la méditation, ou juste en se concentrant sur leur respiration ou la prière, selon Michelle Carlstrom. « Ces pratiques aident l’individu à faire une pause, réfléchir et essayer de préserver ce moment pour réduire les pensées parasites et réduire les interruptions », explique-t-elle. « Je pense que toute stratégie visant cet objectif réduit drastiquement le stress. »

La méditation et la spiritualité aident même les personnes les plus occupées au monde à décompresser. Oprah Winfrey, Lena Dunham, Russell Brand et Paul McCartney ont tous témoigné des bénéfices qu’ils ont retirés de cette pratique, prouvant que l’activité peut correspondre même aux emplois du temps les plus fous.

Ils expriment leur gratitude

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En plus de nous remplir de bien-être, exprimer sa gratitude a un effet direct sur les hormones du stress dans le corps. Une étude a montré que les personnes ayant appris à cultiver l’appréciation et d’autres émotions positives connaissaient une réduction de 23% de cortisol -l’hormone du stress- par rapport au reste de la population. Une recherche publiée dans la revue Journal of Personality and Social Psychology a montré que les personnes gardant à l’esprit ce pour quoi elle sont reconnaissantes non seulement se sentent plus heureuses et plus énergiques, mais ont aussi moins de problèmes de santé.

Selon le chercheur Robert Emmons, il existe un grand nombre de bénéfices à être reconnaissant, contribuant au bien-être général de la personne. « Les philosophes ont discuté pendant des millénaires de la gratitude en tant que vertu améliorant la vie pour soi-même et pour les autres, il m’a donc semblé que si une personne pouvait cultiver sa reconnaissance, cela pouvait contribuer au bonheur, au bien-être, à la prospérité, toutes ces répercussions positives », déclarait Robert Emmons dans une conférence en 2010 au GreaterGood Science Center. « Nous avons découvert dans ces expériences [sur la gratitude] trois types de bénéfices: psychologique, physique et social. »

Lors de son étude sur la gratitude, Robert Emmons a découvert que ceux qui développaient leur gratitude faisait aussi plus d’exercice, un facteur clé pour éloigner le stress.

Ils dorment

dog sleeping in bed

Plutôt que de rester éveillés la nuit ou de reprogrammer leur réveil tous les matins, les personnes très relaxées s’accordent assez de sommeil afin de faire face au stress. Ne pas respecter les sept à huit heures de sommeil par nuit peut grandement affecter le taux de stress et la santé physique, selon une étude publiée par l’Académie américaine de médecine du sommeil. L’étude a montré qu’une privation grave de sommeil avait les mêmes effets négatifs sur le système immunitaire que le stress, diminuant le taux de globules blancs.

Les siestes peuvent aussi rapidement réduire le stress. Des études ont montré que s’accorder des siestes pouvait réduire le taux de cortisol et décupler la productivité et la créativité, à condition qu’elles soient courtes. Les professionnels recommendentune sieste courte de 30 minutes assez tôt dans la journée pour qu’elle n’affecte pas le cycle de sommeil dans la nuit.

Ils se socialisent

friends socializing

Lorsque les gens calmes commencent à se sentir anxieux, ils se tournent vers la personne qui les fait se sentir mieux: leur meilleur ami. Passer du temps avec ses amis peut réduire le stress et atténuer les effets d’expériences négatives, selon une étude datant de 2011. Des chercheurs ont surveillé un groupe d’enfants et découvert que les participants se trouvant avec leurs amis au cours d’une expérience désagréable avaient un taux de cortisol moins élevé que les autres participants.

Une recherche récente a aussi démontré qu’être ami avec nos collègues de bureaupouvait nous aider à nous sentir plus calmes. Selon une étude de la Lancaster University, les amitiés les plus fortes et les plus réconfortantes se construisent au travail, aidant à amortir les effets du stress. Michelle Carlstrom suggère de décompresser avec les personnes dont l’on se sent le plus proche, que ce soit des amis, des collègues ou de la famille. Pour elle, « l’important est d’avoir une diversité dans les relations sociales ».

Ils ne gardent pas leur calme TOUT le temps

baby crying

Les gens calmes ne le sont pas 24h/24. Ils savent juste comment gérer leur énergie de façon saine. La clé, selon Michelle Carlstrom, est de savoir si ce qui nous stresse est aussi grave que ce que l’on croit au moment où on le vit.

« Il est important de se rendre compte que tout le monde fonctionne à un rythme très rapide, mais avec avec un grand nombre de sources de stress », indique Michelle Carlstrom. « Faites une pause, comptez jusqu’à dix, et demandez-vous si c’est quelque chose dont vous devez vous soucier et si ce sera aussi important dans trois mois. Posez-vous les bonnes questions et prenez du recul. Il s’agit de savoir si le stress est réel ou juste perçu. »

S’accorder un peu de stress n’est pas une mauvaise chose; de fait, cela peut aider. Selon une étude menée par l’université de Californie, un stress aigu peut aider le cerveau à produire de meilleures performances. L’important est que cela se produise en de rares et courtes occasions, en particulier si vous avez des difficultés à y faire face. D’après Michelle Carlstrom, même si tout le monde a de mauvaises attitudes face au stress -manger, fumer, faire des achats…- il est important de savoir quand elles surviennent afin de les contrôler. « Faites l’inventaire de vos agissements en situation de stress et distinguez ce qui est sain et ce qui ne l’est pas, conseille-t-elle. La solution est de mettre en pratique un mélange de stratégies saines [en plus des] mécanismes servant à faire face à la situation. »

Ils profitent de leurs jours de vacances

feet in hammock

Rien ne vaut une bonne période de congés et de repos sur une plage chaude; c’est la priorité des gens déstressés. Prendre vos jours de congés et vous accorder du temps pour recharger vos batteries n’est pas qu’un luxe, mais aussi un composant essentiel d’un mode de vie sans stress. Les voyages peuvent vous aider à réduire votre tension sanguine, améliorer votre système immunitaire et même vivre plus longtemps.

Prendre vos jours de congé peut aussi vous aider à éviter l’épuisement au travail. Cependant, si l’idée de laisser de côté vos responsabilités et de ne rien faire vous stresse encore plus, Michelle Carlstrom recommande de mettre en place un plan de vacances compatible avec vos habitudes de travail. « Il n’y a rien de mal à vouloir courir pour effectuer ses tâches au travail, mais la même personne doit comprendre que, comme dans une course, on a besoin de repos ensuite. Prendre du repos peut prendre la forme de jours de congés ou d’un rythme moins élevé pendant un moment. La priorité devrait être de prendre soin de soi. »

Ils débranchent

using cell phone

Les gens zen savent qu’il est important d’être injoignable pendant un petit moment. Avec les alertes constantes, les textos et les courriels, prendre le temps de se déconnecter des appareils électroniques et se reconnecter avec le monde réel est vital pour survivre au stress. Une étude menée par l’ Université de Californie, à Irvine, a montré que prendre congé de son courriel peut fortement réduire le stress d’un employé et lui permettre de mieux se concentrer sur le long terme.

Prendre un moment pour laisser de côté son téléphone et prêter attention au monde alentour peut être une expérience révélatrice. Selon Pat Christen, président de HopeLab, cela permettrait de découvrir ce que l’on a raté en étant focalisé sur son écran. « J’ai réalisé il y a quelques années que j’avais arrêté de regarder mes enfants dans les yeux », a déclaré Pat Christen au au panel AdWeek Huffington Post 2013. « Ça m’a choqué. »

La créativité: 18 choses que les gens créatifs font différemment des autres

La créativité opère de manière mystérieuse et souvent paradoxale. La pensée créative est une caractéristique stable qui définit certaines personnalités, mais elle peut aussi changer en fonction du contexte. On a souvent l’impression que l’inspiration et les idées naissent de nulle part et qu’elles disparaissent au moment où on a le plus besoin d’elles. La pensée créative nécessite une cognition complexe qui est néanmoins complètement différente du processus de réflexion.

La neuroscience nous propose une image très complexe de la créativité. Tels que les scientifiques le comprennent aujourd’hui, la créativité est bien plus complexe que la distinction entre les parties droite et gauche du cerveau nous aurait laissé penser (en théorie, le cerveau gauche serait rationnel et analytique tandis que le cerveau droit serait créatif et émotionnel). En fait, on pense que la créativité implique un certain nombre de processus cognitifs, de voies neuronales et d’émotions, et nous ne nous représentons pas encore totalement comment l’imagination fonctionne.

Psychologiquement parlant, les types de personnalités créatives sont difficiles à repérer, car elles sont en général complexes, paradoxales et qu’elles ont tendance à éviter l’habitude ou la routine. Le stéréotype de l’ »artiste torturé » n’est pas infondé – les artistes peuvent vraiment être des personnes encore plus compliquées. Une étudea montré que la créativité implique qu’une multitude de traits, de comportements et d’influences sociales soient rassemblées en une seule et unique personne.

« C’est vraiment difficile pour les personnes créatives de se connaître, car le moi créatif est plus complexe que le moi non-créatif », a déclaré Scott Barry Kaufman, un psychologue de l’Université de New York qui a passé des années à faire des recherches sur la créativité, au Huffington Post. « Les choses qui ressortent le plus sont les paradoxes du moi créatif… Les personnes imaginatives ont des esprits plus désordonnés. »

S’il n’existe pas de profil créatif « typique « , on trouve cependant des caractéristiques et des comportements révélateurs chez les personnes extrêmement créatives. Voici 18 choses qu’elles font différemment.

Ils rêvassent

daydreaming child

Les personnes créatives le savent bien, malgré ce que leurs professeurs ont pu leur dire: rêvasser n’est pas une perte de temps.
Selon Kaufman et la psychologue Rebecca L. McMillan, co-auteurs d’un article intitulé « Ode à la rêverie positive constructive », laisser son esprit vagabonder peut faciliter le processus de « l’incubation créative ». Et bien sûr, nous savons par expérience que nos meilleures idées ont souvent l’air de sortir de nulle part, quand nous avons l’esprit ailleurs.

Bien que rêvasser semble être un acte irréfléchi, une étude parue en 2012 suggérait que cela pourrait en fait nécessiter une grande activité du cerveau – rêvasser peut entraîner des connexions et des idées soudaines parce que cette activité est liée à notre capacité à retenir une information en période de distraction. Les neuroscientifiques ont aussi découvert que rêvasser implique les mêmes processus cognitifs que ceux associés à l’imagination et la créativité.

Ils observent tout ce qui est autour d’eux

Le monde appartient aux personnes créatives – elles voient des possibilités partout et recueillent constamment des informations qui deviennent un prétexte à l’expression créative. Comme disait Henry James, « rien n’est perdu chez un écrivain ».

L’écrivain Joan Didion avait toujours un petit cahier sur elle, et elle écrivait ses observations sur les gens et les événements qui pourraient à terme lui permettre de mieux comprendre les complexités et les contradictions de son propre esprit:

« Quand nous enregistrons ce que nous voyons autour de nous, que ce soit scrupuleusement ou non, le dénominateur commun de tout ce que nous voyons est toujours, effrontément, l’implacable ‘Je’ », écrivait Didion dans son essai On Keeping A Notebook.

Ils travaillent aux heures qui les arrangent

Beaucoup de grands artistes affirment qu’ils travaillent mieux soit très tôt le matin soit tard le soir. Vladimir Nabokov commençait à écrire dès qu’il se levait, à 6 ou 7 heures du matin, et Frank Lloyd Wright avait l’habitude de se réveiller à 3 ou 4 heures du matin et de travailler pendant quelques heures avant de se recoucher. Quel que soit le moment de la journée, les individus très créatifs finissent souvent par trouver à quelle heure leur esprit se met en route, et organisent leurs journées en fonction de cela.

Ils prennent le temps d’être seuls

solitude

« Afin d’être ouverts à la créativité, nous devons avoir la capacité d’un usage constructif de la solitude. Nous devons dépasser la peur d’être seul », a écrit le psychologue existentiel américain Rollo May.

Les artistes et les personnes créatives sont souvent caractérisées comme des personnes solitaires, et bien que ce ne soit pas forcément le cas, la solitude peut être le secret qui leur permet de produire leurs plus belles œuvres. Pour Kaufman, ceci est en lien avec le fait de rêvasser – nous avons besoin de moments de solitude, simplement pour permettre à nos esprits de vagabonder.

« Vous devez rester en connexion avec ce monologue intérieur afin de pouvoir l’exprimer », affirme-t-il. « Il est difficile de trouver cette voix créatrice en vous si vous ne restez pas en connexion avec vous-même et que vous ne réfléchissez pas à ce que vous êtes. »

Ils contournent les obstacles de la vie.

Une grande partie des histoires et des chansons les plus emblématiques ont été inspirées par des douleurs poignantes et des chagrins déchirants – et le seul réconfort que l’on peut trouver dans ces épreuves, c’est qu’elles ont sans doute été à l’origine de créations artistiques majeures. Un nouveau domaine de psychologie appelé la croissance post-traumatique suggère que beaucoup de gens sont capables de transformer leurs épreuves et les traumatismes de leur enfance en un développement créatif important. Précisément, les chercheurs montrent que le traumatisme peut aider les gens à développer les domaines des relations interpersonnelles, de la spiritualité, de l’appréciation de la vie, ou encore de la force personnelle, et – ce qui importe le plus pour la créativité – leur permettre d’entrevoir de nouvelles possibilités de vie.

« Beaucoup de gens sont capables d’utiliser cela comme un moteur qui leur permet d’imaginer des perspectives différentes de la réalité », assure Kaufman. « Ce qu’il se passe, c’est que leur vision du monde comme étant un lieu sûr a été brisée à un moment de leur vie, les forçant à aller aux extrémités et voir les choses sous un nouveau jour – et cela favorise la créativité. »

Ils sont à la recherche de nouvelles expériences

solo traveler

Les personnes créatives adorent s’exposer à de nouvelles expériences ou sensations et à de nouveaux états d’esprit – et cette ouverture est un indicateur important de la production créatrice.

« L’ouverture à l’expérience est toujours l’indicateur le plus fort de la réalisation créative », explique Kaufman. « Cela comprend beaucoup de facettes différentes, mais elles sont toutes reliées entre elles : la curiosité intellectuelle, la recherche du frisson, l’ouverture aux émotions, l’ouverture au fantasme. Ce qui les rassemble, c’est la quête d’une exploration cognitive et comportementale du monde, aussi bien votre monde intérieur et votre monde extérieur. »

Ils « échouent »

resilience

La persévérance est presque une condition préalable au succès créatif, selon Kaufman. Faire un travail créatif est souvent décrit comme un processus qui consiste à échouer à maintes reprises jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose qui convienne, et les personnes créatives – du moins celles qui réussissent – apprennent à ne pas considérer l’échec comme quelque chose de personnel. « Les personnes créatives échouent et celles qui sont vraiment douées échouent souvent », a écrit Steven Kotler, un contributeur de Forbes, dans un article sur la génie créatif d’Einstein.

Ils posent les bonnes questions

Les personnes créatives ont une curiosité insatiable – ils choisissent généralement de vivre la vie examinée, et même quand ils vieillissent, ils maintiennent une curiosité au sujet de la vie. Que ce soit au cours d’une conversation passionnée ou d’un moment de rêvasserie solitaire, les personnes créatives regardent le monde qui les entoure et veulent savoir pourquoi, et comment, les choses sont ainsi.

Ils observent les gens

people watching

Observateurs de nature et curieux d’en savoir plus sur la vie des autres, les personnes créatives aiment souvent observer les gens – et leurs meilleurs idées peuvent provenir de cette activité.
« Marcel Proust a passé une grande partie de sa vie à observer les gens, et il écrivait ses observations qui ressortaient finalement dans ses livres », affirme Kaufman. « Pour beaucoup d’écrivains, observer les gens est très important … Ils sont de très bons observateurs de la nature humaine. »

Ils prennent des risques

Prendre des risques fait partie du travail créatif, et beaucoup de personnes créatives adorent prendre des risques dans de différents aspects de leurs vies.

« Il y a une connexion sérieuse et profonde entre la prise de risques et la créativité, qui est rarement prise en compte », a écrit Steven Kotler pour Forbes. « La créativité est l’action de produire quelque chose à partir de rien. Cela nécessite de rendre public ces paris que l’on a d’abord fait dans sa tête. Ce n’est pas un travail pour les timides. Du temps perdu, une réputation salie, de l’argent mal dépensé – tout cela découle d’une créativité qui est allée de travers. »

Pour eux, tout devient une occasion de s’exprimer

self expression

Nietzsche estimait que la vie et le monde devraient être vus comme des œuvres d’arts. Les personnes créatives ont peut-être plus tendance à voir le monde de cette façon, et à chercher constamment des occasions de s’exprimer dans la vie de tous les jours.
« L’expression créative est de l’expression individuelle », affirme Kaufman. « La créativité n’est rien de plus qu’une expression individuelle de vos besoins, de vos désirs et de votre singularité. »

Ils réalisent leurs vraies passions

Les personnes créatives ont tendance à être intrinsèquement motivées – c’est-à-dire que leur motivation à agir vient d’un désir interne, plutôt que d’un désir de reconnaissance extérieure ou de récompense.

Les psychologues ont démontré que les personnes créatives trouvent leur énergie dans les activités difficiles, signe de leur motivation intrinsèque, et les chercheurs suggèrent que le fait de simplement penser à des raisons intrinsèques lorsqu’on fait une activité peut suffire à booster la créativité.

« Les créateurs éminents choisissent et deviennent passionnément impliqués dans des problèmes difficiles et risqués qui leur procure une sensation de pouvoir découlant de leur capacité à utiliser leurs talents », écrivent M.A. Collins and T.M. Amabile dans The Handbook of Creativity.

Ils sortent de leur propre tête

creative writing

Kaufman soutient que l’autre objectif de la rêvasserie est de nous aider à sortir de nos propres perspectives limitées et d’explorer d’autres façons de penser, qui peuvent être un atout important pour le travail créatif.

« Rêvasser nous permet d’oublier le présent », explique Kaufman. « Le réseau cérébral associé à la rêvasserie est le même réseau cérébral qui est associé à la théorie de l’esprit – j’aime l’appeler ‘le réseau cérébral de l’imagination’ – cela vous permet d’imaginer votre futur, mais cela vous permet aussi d’imaginer ce qu’un autre est en train de penser. »

Les chercheurs suggèrent aussi que provoquer la « distance psychologique » – c’est-à-dire, réfléchir à une question comme si elle était irréelle ou inconnue, ou alors sous la perspective d’une autre personne – peut stimuler la pensée créative.

Ils perdent la notion du temps.

Les personnes créatives se rendent compte que lorsqu’elles écrivent, dansent, peignent ou s’expriment d’une autre manière, elles entrent « dans la zone », c’est-à-dire « en transe », ce qui peut les aider à créer à un grand niveau. La transe est un état mental qui se produit quand un individu dépasse la pensée consciente pour atteindre un état plus intense de concentration facile et de sérénité. Quand une personne est dans cet état, elle ne craint quasiment aucune pression interne ou externe ni les distractions qui pourraient gêner sa performance.
Vous entrez en transe quand vous pratiquez une activité dans laquelle vous êtes bon mais qui vous met aussi au défi – comme tout projet créatif.

« [Les personnes créatives] ont trouvé la chose qu’ils aiment, mais ils ont aussi acquis la compétence qui leur permet d’entrer en transe », explique Kaufman. « L’état de transe nécessite une concordance entre votre compétence et la tâche ou l’activité dans laquelle vous vous êtes lancé. »

Ils s’entourent de beauté.

Les personnes créatives ont tendance à avoir d’excellents goûts: ils aiment donc être entourés de beauté. Une étude récemment publiée dans le journal Psychologie de l’esthétique, créativité, et les arts montre que les musiciens – que ce soit des musiciens d’orchestre, des professeurs de musique ou des solistes – ont une haute sensibilité et une haute réceptivité à la beauté artistique.

Ils relient les points.

doodle

Si une chose distingue les personnes très créatives des autres, c’est bien la capacité d’entrevoir des possibilités là où les autres n’en voient pas – ou, dans d’autres termes, la vision. Beaucoup de grands artistes et d’écrivains ont déclaré que la créativité est simplement la capacité à relier des points que les autres n’auraient jamais pensé à relier.

Selon les dires de Steve Jobs:

« La créativité, c’est simplement établir des connexions entre les choses. Quand vous demandez aux personnes créatives comment elles ont réalisé telle ou telle chose, elles se sentent un peu coupables parce qu’elles ne l’ont pas vraiment réalisé, elles ont juste vu quelque chose. Cela leur a sauté aux yeux, tout simplement parce qu’elles sont capables de faire le lien entre les différentes expériences qu’elles ont eu et de synthétiser les nouvelles choses.

Elles font bouger les choses.

La diversité des expériences, plus que n’importe quoi d’autre, est essentiel à la créativité, selon Kaufman. Les personnes créatives aiment faire bouger les choses, vivre de nouvelles choses, et surtout éviter tout ce qui rend la vie plus monotone ou ordinaire.

« Les personnes créatives ont une plus grande diversité d’expériences, et l’habitude est l’ennemi de la diversité des expériences », affirme Kaufman.

Ils consacrent du temps à la méditation.

Les personnes créatives saisissent la valeur d’un esprit clair et concentré – parce que leur travail en dépend. Beaucoup d’artistes, d’entrepreneurs, d’écrivains et autres créateurs, tels que David Lynch, se sont tournés vers la méditation afin d’avoir accès à leur état d’esprit le plus créatif.

Et la science soutient l’hypothèse qui affirme que la méditation peut réellement stimuler votre force intellectuelle de différentes manières. Une étude hollandaise parue en 2012 montrait que certaines techniques de méditation peuvent encourager la pensée créative. Et les pratiques de méditation ont aussi un impact sur la mémoire, la concentration et le bien-être émotionnel. Elles permettent aussi de réduire le stress et l’anxiété, et d’améliorer la clarté d’esprit – et ainsi conduire à de meilleures pensées créatives.

Êtes-vous trop vieux pour entreprendre ?

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À partir d’un certain âge, la question d’entreprendre commence à se poser. Il s’agit de savoir s’il faut se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat une fois diplômé ou s’il est intéressant de le faire après avoir acquis suffisamment d’expérience dans un domaine en particulier. Y a-t-il vraiment un âge pour entreprendre ?

Une question d’envie avant tout

Créer sa propre entreprise est l’un des nombreux moyens de se retrouver financièrement autonome. Il s’agit également d’une situation qui offre une liberté dont on peut se servir pour vaquer à d’autres occupations importantes. À la base, le fait d’entreprendre relève d’une envie d’autonomie, et c’est pourquoi il serait absurde de lui accoler un âge limite. Néanmoins, aux États-Unis, et notamment en Californie, des centaines de jeunes entreprises sont créées chaque année. Pour la plupart, c’est l’œuvre de jeunes diplômés d’universités, dont la moyenne d’âge n’excède pas 25 ans.

Se poser la question d’entreprendre sur le tard

Pour les jeunes entrepreneurs, le souci de vouloir posséder et diriger sa propre entreprise part d’une volonté de se différencier des autres. Il s’agit ici d’une volonté de créer quelque chose de nouveau. Cette fougue remarquée chez les plus jeunes pousse le plus souvent les personnes au-delà de 40 ans à se poser la question s’ils ne sont pas trop vieux pour créer une entreprise. Une inquiétude justifiée par le fait que les personnes plus âgées ont plutôt pour objectif de préparer l’avenir de leur famille, et sans doute par l’image de dynamisme, de contrainte et de fatigue véhiculée par l’entrepreneuriat.

L’âge ne compte pas toujours

Mais il n’y a pas d’âge approprié pour entreprendre. De nombreux entrepreneurs du monde contemporain se sont lancés après avoir franchi la barre de la quarantaine, de la cinquantaine, voire de la soixantaine. On peut entreprendre à tout âge et dans tous les domaines. Le romancier Marcel Proust, a réussi à sortir son premier livre à 42 ans après de nombreux échecs. Même s’il ne s’agit pas d’entrepreneuriat à proprement parler, cet exemple prouve à quel point il ne faut pas se formaliser et considérer qu’à un certain âge, vous ne pouvez plus innover. C’est tout simplement faux !

L’expérience comme un atout

Au contraire, lorsqu’on a passé le cap des 40 ans, les expériences et les acquis permettent de mieux se lancer dans la démarche de création d’entreprise. À cet âge, on a déjà eu à faire face à des difficultés en tout genre. On sait comment réagir dans telle ou telle situation. En plus de cela, on apparaît compétent et expérimenté et l’on a tendance à se faire plutôt confiance, même en face de situations compliquées. Par ailleurs, des études ont montré que les personnes les plus motivées à entreprendre sont celles âgées de 25 à 35 ans ainsi que la tranche d’âge 45-55 ans. Qu’on se le dise !

Capitaliser sur le réseau

Une personne dite « senior » (35 ans et plus) possède toutes les raisons de se lancer en entrepreneuriat. Pour réussir sur le tard, il faut avant tout se forcer à faire des rencontres car elles pourraient être déterminantes. N’hésitez pas par exemple à rencontrer des personnes qui comme vous hésitent à se lancer pour une raison d’âge trop élevé. Capitaliser sur ses expériences, son réseau et ses compétences sont les bases pour réussir sur le tard.

Ainsi, la Française Muriel Gerlach, 49 ans, a créé son entreprise Bio Creative dans le domaine écologique, qu’elle maîtrisait depuis de nombreuses années. Après un licenciement inattendu, elle a su se relancer grâce à ses compétences.

À partir de 35 ans jusqu’à 50 ans, vous êtes donc dans la tranche d’âge propice pour entreprendre, car vos compétences jouent clairement en votre faveur. Entreprendre après 35 ans est une façon de mettre en avant toutes les compétences et aptitudes acquises afin de créer une entreprise dans un secteur que vous connaissez bien. Lancez-vous !

Entrepreneur endetté : comment faire ?

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De nombreux chefs d’entreprise ont recours aux crédits pour se financer. Mais lorsque l’entreprise cumule des pertes et se trouve incapable de faire face à toutes ses charges, une seule question leur revient quotidiennement en tête. Comment faire pour s’en sortir et surtout pour ne plus se retrouver à nouveau dans cette mauvaise posture ? Eléments de réponse.

Les raisons de l’endettement

Mieux vaut prévenir que guérir, ce dicton fonctionne également pour l’endettement. Identifier ce qui a mené à cette situation est un premier pas pour s’en sortir. Les raisons à l’origine de ce problème peuvent être dues à la gestion (au niveau de la trésorerie, recouvrement des impayés inefficaces, sous-estimation du montant des investissements, surestimation de leur degré de rentabilité). Le contexte de crise économique peut également jouer en défaveur de l’entrepreneur (ralentissement de l’activité, accumulation d’impayés des charges imprévues, prêt bancaire supérieur à la capacité de remboursement, accumulation des charges normales). Dans tous les cas, il existe des solutions pour remédier durablement à l’endettement à condition d’agir immédiatement.

Les solutions pour s’en sortir

La meilleure solution curative consiste à faire appel au tribunal de commerce compétent. Cela évitera au dirigeant endetté d’être accusé de faute de gestion ou de subir un redressement judiciaire de l’entreprise et une cessation de paiement.

Afin de prévenir le surendettement, il s’agira de renflouer la trésorerie de l’entreprise. Pour cela, le dirigeant de l’entreprise devra diversifier ses sources de financement avec d’autres, moins couteuses. Il pourra par exemple emprunter à l’un de ses proches ou prendre un microcrédit. Il peut négocier l’échelonnement des remboursements avec ses créanciers, vendre des objets de valeur ou les mettre en gage. Dans le cas où il a plusieurs dettes il peut opter pour un rachat de crédit. Si les solutions sont connues, il faut néanmoins un certain temps pour se remettre à flot.

Les astuces concrètes pour se relancer après un échec

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Pour les entrepreneurs, un échec entraîne souvent une phase de flottement. Différentes astuces permettent de reprendre suffisamment confiance en soi pour pouvoir démarrer un nouveau projet florissant.

Effectuer un travail sur soi

Tout d’abord, vous devez tirer des enseignements de vos erreurs. Il s’agit de comprendre par exemple les raisons qui ont entraîné la liquidation judiciaire : mauvaises gestions des stocks, loyer trop couteux, omniprésence de la concurrence, mauvais choix de l’équipe.

Il apparaît primordial de se remettre en question et de ne pas accuser les autres à tort. Vous êtes forcément au moins en partie responsable de la situation, outre des impondérables comme des accidents de la vie ou une crise économique.

Toutefois, il est important de demeurer positif. Un dicton populaire rappelle que « la chance attire la chance ». Un entrepreneur ayant un esprit positif possède plus de chance de remplir ses objectifs car il a foi en lui et en ses capacités.

Enfin, histoire de souffler un peu il est possible de faire une pause. Certains entrepreneurs décident aussi de reprendre des études ou de suivre des formations complémentaires en management, comptabilité, anglais…

Demander de l’aide à un prestataire externe

Un nouveau regard permet souvent de rebondir sur ses erreurs. Certaines personnes font appel à un mentor ou une personne de référence (ami entrepreneur, coach de vie…). Cette dernière donne ainsi une vision objective et peut provoquer un déclic. Les entrepreneurs qui viennent s’essuyer en d’échec perdent parfois de leurs criticités et peuvent se trouver dans l’incapacité de cerner les vrais problèmes.

Avant de se lancer dans de nouvelles idées et pour mieux rebondir, il est aussi souhaitable de commander une étude de marché. Cette étude constitue un coût à l’origine, mais devient vite rentable. Elle permet d’éviter de s’installer dans un secteur possédant trop de concurrents directs ou ne possédant pas une demande correspondant à son offre.

Trouver de nouvelles idées entrepreneuriales

Bien entendu, il est important de se lancer à nouveau dans une entreprise pour conjurer l’échec. Pour trouver de nouvelles idées, un voyage à l’étranger est souvent bénéfique. Les fameux Rainbow Loom (élastiques permettant la création de bracelets colorés) ont été importés par une famille française alors expatriée aux USA.

Garder l’esprit ouvert est une aussi une bonne technique pour trouver de nouvelles idées de business. Parfois, c’est une histoire personnelle qui enclenche des réussites entrepreneuriales, comme la création d’Amorino suite au constat par ses fondateurs d’une absence des glaces de leur enfance en France.

Parfois, nul besoin de réinventer des objets ou de tabler sur des idées improbables. Souvent les idées les plus simples sont les meilleures avec par exemple Jean Bouteille et ses bouteilles consignées… Le plus important restant de ne pas vous décourager et de vous remettre sur les rails !

Conseils que vous n’entendez pas assez pour développer votre business

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De la cave au grenier de l’entreprise, un dirigeant est à tous les étages et sur tous les fronts. Management, financement, informatique, recrutement… Autant de domaines à connaître sur le bout des doigts. Mais parce que nous sommes avertis qu’il est impossible de tout savoir, nous avons listé pour vous ces 48 conseils. A utiliser sans modération.

1. Apprenez à gérer votre temps. 

Vous devez avoir de l’organisation et de la méthode pour gérer les différentes facettes de votre vie de chef d’entreprise et mettre du temps de côté pour votre vie privée. Au fait ? êtes-vous au courant qu’une journée se compose de 24h ? Partant de ce constat – que vous le vouliez ou non – inamovible, vous pouvez à présent vous donner les moyens d’organiser votre temps comme bon vous semble. Attention toutefois aux distractions les plus courantes et qui, sous des airs utiles, vous font perdre plus de temps que vous ne l’imaginez. Jetez-y un œil. Combien de fois par jour vérifiez-vous votre boîte e-mail ? Rien de grave mais à y regarder de plus près, vous perdez en concentration. Et ce regard distrait sur votre smartphone à chaque fois qu’un push ou une notification des réseaux sociaux sur lesquels vous êtes abonné, apparaît ? Là encore, rien de très important si ce n’est le dérangement d’un rendez-vous d’affaire ou le week-end « promis-juré-sans-travail » que vous aviez promis à votre conjoint. Apprenez-donc à ne pas vous laisser perturber par ce qui se passe autour de vous, les e-mails que vous pouvez recevoir, les push de vos amis, les tweets de vos followers… Chaque chose en son temps et au moment de travailler, restez concentré. Organisez-vous avec la bonne vieille « to-do-list », paramétrez votre téléphone et réorganisez les applications de votre smartphone. Et puis, quand vous avez une forte envie de procrastination…. Faites en premier ce que vous remettriez volontiers au lendemain. Rigueur, on vous dit, rigueur.

2. Soyez toujours prêt à pitcher votre business en 30 secondes chrono.

C’est l’idée du « pitch elevator ». Communiquer son projet à une personne importante rencontrée dans l’ascenseur, dans un délai pour le moins très bref et d’une manière impactante. Pour que votre présentation atteigne le top, faites de ces trois principes clés la base de votre discours : soyez clair, crédible et captivant. Vous pensez que l’idée de votre projet et de votre entreprise est bien plus complexe qu’une présentation en une demi-minute et qu’il vous faudrait le même temps puissance 10 pour l’expliquer ? C’est une erreur. La simplicité est un art difficile. Et si vous n’arrivez pas à le faire, il faudrait penser à creuser du côté de la stratégie de votre entreprise pour l’améliorer et la rendre plus percutante. Votre voix et votre intonation doivent trahir votre enthousiasme. Le vocabulaire utilisé ne doit pas être hyperbolique. Restez fidèle à ce que vous avez pour l’instant réalisé sans vous vanter de qui vous n’êtes pas encore devenu. Ce pitch doit laisser une première impression de votre entreprise, service ou produit. Il doit également attiser la curiosité de ceux qui vous écoutent, qui conquis, vont souhaiter en savoir davantage. Cela ne s’improvise pas. Bachotez votre pitch à l’avance pour acquérir l’aisance et la confiance nécessaires, quel que soit le stress !

3. Partez du principe que personne ne vous donnera d’argent.

Avant de vous lancer, mettez les points sur les « i » de vos illusions. Et faites le constat suivant : aucun Business Angel ne voudra laisser des plumes dans votre financement, aucune banque ne va croire en votre projet pour vous faire un prêt. Vous êtes seul. Du moins, c’est ce que vous devez penser pour ne pas dépendre de qui que ce soit. Si au moment d’établir le business plan de votre société, vous vous rendez compte que vous avez besoin de gagner le prochain Euro millions ou de lever d’importants fonds pour créer votre entreprise, mieux vaut revenir à la case départ. Redimensionnez votre business model pour qu’il s’adapte à un petit budget : le vôtre. Misez sur la démonstration que votre entreprise est « scalable », c’est-à-dire capable de monter en charge. Si votre concept est innovant, ne craignez rien, vous allez en avoir des investisseurs. D’ici là… patience et raison.

4. Pas de jargon ! Utilisez les mots que tout le monde comprend.

Un groupe de philosophes employant des termes kantiens tels qu’impératifs hypothétiques, impératifs catégoriques, épistémologie ou perspective transcendantale, cela vous laisse coi ? Par contre, les termes lead, backlinks, benchmaker, pipe, deal vous parlent davantage ? Eh bien, pensez que pour votre client comme pour votre maman, lorsque vous parlez le jargon entrepreneurial, vous énoncez du Kant. Ce n’est pas toujours évident de s’en rendre compte quand les mots à consonance anglophone sont devenus familiers à vos oreilles et révèlent un certain professionnalisme lors de vos discussions entre start-upers. Ce vocabulaire vous permet de vous inscrire dans une famille d’entrepreneurs et reste un facteur d’identité essentiel. Vous apparaissez intelligents et crédibles… Pas aux yeux de tous !  Adaptez vos messages à vos interlocuteurs et ne perdez pas leur attention. Lorsque vous utilisez des mots qui sonnent bien, posez-vous la question sur le sens qu’ils ont pour votre interlocuteur ?

5. Séparez-vous des clients qui ne (vous) respectent pas (votre travail).

Tous les clients ne sont pas bons pour votre société. Si certains sont plus difficiles que d’autres, votre expérience vous permet de reconnaître ceux pour qui rien ne sera jamais assez convenable à leurs yeux. Vous pouvez vous rendre fou, être aimable, gentil et poli avec eux sans jamais avoir le moindre signe de reconnaissance. Comprenez bien que certains clients veulent toujours trouver matière à se plaindre. Il vaut mieux choisir de les perdre plutôt que de passer trop de temps à vous inquiéter ou tenter de résoudre leurs problèmes (qui ne cessent jamais) et d’apaiser leur mal-être. Cela peut vous faire mal au cœur de laisser partir à la concurrence l’un de vos clients. Toutefois essayer de mettre à pied d’œuvre l’impossible pour l’un d’entre eux n’est pas sain. Vous allez y perdre du temps – que vous pourriez consacrer à ceux qui en valent vraiment la peine !

6. Respectez les limites que vous vous fixez avec vous-même.

En tant qu’entrepreneur, vous travaillez de manière indépendante. Seuls quelques « happy fews » sont réellement capables de comprendre ce que vous expérimentez… et la plupart d’entre eux vivent, comme vous, à cent à l’heure. à présent que vous êtes grand, mature et (presque) sorti de l’adolescence, il est l’heure de prendre les choses en mains et de respecter vos propres limites. Apprenez à vous dire « non » et à vous responsabiliser. économisez vos énergies est primordial pour la suite de l’aventure. L’entrepreneuriat est un marathon, ne l’oubliez pas. Pas un sprint !!

7. Célébrez chaque succès. Même les plus petits.

Le premier produit. Le premier contrat. Le premier article paru dans la presse. Et toutes ces petites et grandes victoires qui jalonnent la voie du succès. Chacune d’entre elles doit être fêtée du fait que le but a été atteint. D’ailleurs souffler les bougies de ce qui a été accompli permet d’avoir une attitude de vainqueur, un état d’esprit qui doit vous inspirer jusqu’à la prochaine étape. L’idée est de se fixer des objectifs à moyen et à long termes. Certains font office de vision et ne seront atteints qu’une fois votre société totalement en marche, toute voile dehors. Ces réussites si modestes qu’elles soient peuvent être intégrées dans la culture de l’entreprise. Les célébrer vous fera du bien au moral ainsi qu’à celui de vos salariés qui y liront un aboutissement de leur investissement. Vous serez d’ailleurs davantage motivé, vous et eux, pour aller jusqu’à la victoire suivante. Qu’importe que la fête ait lieu dans un grand restaurant ou autour d’une pizza, sur un terrain de foot ou dans les locaux de l’entreprise. La plus-value réside essentiellement dans la reconnaissance de ce qui a été accompli !

8. Prenez soin de la planète. cela fait du bien à votre portefeuille.

Savez-vous qu’une grande partie de la consommation d’énergie est engendrée lorsque les appareils électriques ne sont pas utilisés ? Si vous n’avez pas forcément la fibre écologique, ce simple fait devrait vous alerter sur les économies que vous pouvez réaliser à l’échelle de votre entreprise ! Il existe plusieurs méthodes pour réduire sa facture. La plus efficace consiste à adopter des gestes simples (ou de les faire adopter). Privilégiez la lumière naturelle – gratuite ! – à un éclairage artificiel et faites attention aux types d’éclairage que vous utilisez. Les ampoules basse consommation par exemple utilisent trois fois moins d’énergie que les ampoules traditionnelles. Vous pouvez également utiliser des multiprises avec interrupteur qui permettent de couper l’électricité de tous les appareils en un clic. Le mode veille représente une perte d’énergie qui peut s’élever jusqu’à 15 % de votre facture d’électricité. Vous pouvez également travailler sur les économies de chauffage et de climatisation en veillant régulièrement à leur bon fonctionnement. Enfin, réaliser un diagnostic énergétique en entreprise peut être une démarche primordiale pour détecter les différents postes consommateurs d’énergie et faire émerger des solutions adaptées à l’entreprise. Son coût est assez important mais peut être amorti par des aides financières de l’Agence française de maîtrise de l’énergie (ADEME) à hauteur de 50 % et jusqu’à 70 % pour les TPE.

9. Engagez des meilleurs que vous.

En marge du recrutement, pensez investissement. Vous souhaitez le meilleur pour votre entreprise, n’est-ce pas ? Laissez donc votre ego de côté, qui consisterait à dire que le dirigeant ou le créateur doit être en tout point le plus compétent et drapez-vous d’humilité. Vous ne savez pas tout faire. S’il y a des points sur lesquels vous êtes très bon, d’autres laissent certainement à désirer. Choisissez, parmi les candidats qui se proposent à vous, les plus intelligents. Même si cela signifie, plus que vous. Certains entrepreneurs sont effrayés à l’idée de recruter des personnes dotées de compétences plus élevées qu’eux. Pourtant ces nouveaux éléments sont capables de challenger votre boîte et de lui apporter amélioration et progrès. Toutefois, gare aux personnes très performantes qui ne sont pas imprégnées des mêmes valeurs que vous. Le recrutement est un choix difficile que vous devez mener judicieusement en réfléchissant également à la dynamique de votre équipe. Quitte à mettre sur la touche quelque fois des meilleurs éléments qui ne s’adapteraient pas à la culture d’entreprise.

10. Soignez votre photographie sur les réseaux sociaux.

L’usage courant prétend qu’une photographie vaut mieux que mille mots. Et pour que votre photo de profil sur les réseaux sociaux (Twitter, LinkedIn, Viadeo, Facebook…) mène à la discussion, autant mettre toutes les chances de votre côté. Il est fort à parier que dans un monde d’hyper-connexion, clients, investisseurs ou futurs associés « googlisent » votre nom après une première entrevue ou après réception de dossiers vous concernant. Vous devez faire de votre portrait web votre allié et éviter que celui-ci ne vous discrédite professionnellement parlant. Pour que votre photographie inspire confiance, quelques conseils sont à prendre en compte. Misez tout d’abord sur la cohérence et la simplicité. Attirez l’attention grâce à un portrait resserré et évitez les arrière-plans décalés (une plage de sable fin fait rêver mais n’interpelle pas forcément vos futurs clients). Bannissez également les selfies de groupe dans lesquelles vous seriez très peu reconnaissable. Votre visage parle pour vous. Donnez-lui de l’animation. Un sourire ou un éclat de rire, même figé, est communicatif et incite à la conversation. Ne cherchez pas non plus à vous la jouer « cool » en arborant des lunettes de soleil. Vous semblez davantage compétent et engageant lorsque vos yeux peuvent être captés dès le premier regard. Enfin, évitez le piège des vêtements. Vous proposez vos services de DJ ? Un costume n’est peut-être pas nécessaire. Par contre, en tant que chef d’entreprise dans la vente et le conseil, cela peut fort aider…

11. Allez en soirée networking… et soyez actif !

Il faut se motiver pour aller aux soirées networking après une journée de travail éreintante ! Surtout quand tout vous appelle à rentrer chez vous et quand certains de vos amis entrepreneurs ne cessent de vous répéter que les soirées de réseautage ne servent à rien sauf à perdre du temps. Et pourtant, si vous souhaitez à la fois vous faire connaître et rencontrer des personnes intéressantes pour votre entreprise, vous devez rentrer dans l’arène du networking ! Là il est encore simple de rester assis sur sa chaise, et de se persuader que toutes les démarches ont été faites depuis que vous avez franchi la porte. Erreur. Le networking est un sport de contact et vous devez vous y engager à fond ! Le moyen le plus clair pour sortir de votre coquille si vous n’êtes pas un habitué du réseautage est de se fixer une stratégie avec des objectifs à la clé. Un nouveau contact par mois, au moins. Cela vous challenge. Et quand on parle de contact, on sous-entend un VRAI contact. Non pas une carte de visite que vous allez poser sur votre bureau en oubliant deux semaines plus tard, la personne de référence. Intéressez-vous à son profil, son projet, ses objectifs. Vous pouvez également prendre le temps d’aider la personne si cela est dans vos cordes et de passer du temps à la conseiller et à l’écouter. Il paraît que le business karma existe aussi dans le domaine entrepreneurial et que vos bonnes actions peuvent jouer en votre faveur. Dernière chose. Le networking, ce n’est pas seulement quand vous le sentez ou en soirée professionnelle. C’est tous les jours et même dans les endroits les plus improbables ! Alors ouvrez l’œil et restez motivé.

12. Ne donnez pas votre décision sans prendre le temps de réfléchir.

Vous connaissez l’adage « Il y a un temps pour parler et un temps pour se taire » ? Lorsque vous faites face à de nouvelles opportunités, que ce soit de marché, de partenariat, de diversification de votre offre, et même si celles-ci paraissent alléchantes, réfléchissez-y à deux fois. Vous avez entendu que vous devez être ouvert aux défis pour votre start-up/entreprise et que vous devez sauter sur les occasions qui se présentent à vous. C’est vrai !… Mais pas toujours. Préférez aussi la temporisation et la réflexion. Toutes les opportunités ne sont pas bonnes à saisir. Bien sûr, vous ne serez jamais certain à 100 % que votre décision est la meilleure mais prendre le temps de se poser une seconde plutôt qu’une demi-seconde avant de se lancer pourrait vous faire gagner du temps. Face à votre interlocuteur, sachez-vous taire pour laisser celui, en face de vous, parler et expliquer ce qu’il attend du projet qu’il vous propose. Puis donnez-vous quelques jours, semaines pour réfléchir à l’idée en la confrontant à votre équipe et à votre propre stratégie de croissance. Ensuite, si vous êtes convaincu, n’attendez plus, foncez !

13. Vous avez le droit de demander CONSEIL !

Bien s’entourer n’est pas seulement un conseil à donner aux entrepreneurs débutants. Le parcours entrepreneurial est dur et semé d’embûches. Et même si le voyage se fait parfois en solitaire, il ne faut ni avoir l’orgueil de penser tout connaître ni la crainte de passer pour un faible dès qu’on demande conseil. Le point de vue des autres peut faire une grande différence pour votre entreprise. Par contre, sachez que vos conseillers sont certainement très occupés. Alors posez leur une question à la fois, la plus précise possible, surtout si le contact se fait par e-mail. Présentez la situation de manière objective en essayant de vous détacher du problème. Vous serez plus à même d’accueillir le conseil qui vous est donné. Acceptez-le tel qui vient, bien qu’il puisse peut-être vous étonner au premier abord. Si vous avez des difficultés à trouver un mentor, faites appel à vos cercles de contact, aux professionnels qui vous ont entouré jusque-là ou aux experts sur votre marché. Vous pouvez aussi vous tourner vers des personnes plus spécialisées selon votre besoin comme des avocats.

14. Travailler plus ne veut pas dire QUE VOUS TRAVAILLEREZ MIEUX.

L’idée répandue chez les entrepreneurs est que 70h de travail par semaine est un pré-requis sans quoi votre société ne va guère avoir le temps de se développer et vivre. Tous vos ainés vous l’ont déjà inculqué. L’entrepreneuriat se résume en trois mots : travail, travail et travail. Certes. Les coups de chance ne viennent pas seuls et le travail, paraît-il, finit toujours par payer. Mais si vous changiez la donne ? Il est bien de travailler plus que d’ordinaire mais ouvrez l’œil sur les économies de temps que vous pouvez faire et dont vous pouvez pleinement profiter. Vous vous connaissez mieux que n’importe qui. Il est inutile de commencer votre journée à 8h du matin si vous savez que votre rythme ne vous permet d’être frais et fonctionnel qu’à partir de l’après-midi et jusqu’en fin de soirée. Et inversement. Si vous savez que vous n’êtes plus efficace après 18h, inutile de rester au bureau. Travailler quatre heures de plus par jour ne signifie pas accomplir plus de tâches. Faites fi des convenances et de la bonne moralité entrepreneuriale ! Au contraire, écoutez et faites confiance à votre corps. Rechargez les batteries le temps d’une nuit complète ou d’un week-end lorsque vous sentez que vos forces s’épuisent. Un manque de sommeil peut vous conduire à tout faire valser alors qu’en récupérant quelques heures, vous serez apte à accomplir des prodiges.

15. Apprenez de vos erreurs. Mais ne refaites pas deux fois les mêmes.

Vous avez fait des erreurs. Vous faites des erreurs. Vous ferez des erreurs. Rien d’autre n’est plus banal dans la vie d’un entrepreneur. Et au dire de beaucoup, c’est même une nécessité ! Faire des choix conduit à prendre des risques, à essayer une voie plutôt que mille autres qui se présentent à vous. On vous souhaite de réussir. Gardez en tête la probabilité que vous allez échouer à un moment donné. Les belles et grandes choses prennent du temps. Soyez-en certain, vous êtes en marche. Faites en sorte que vos erreurs deviennent le socle de votre motivation. Non le terreau de vos excuses. Décidez dès maintenant que chaque chose que vous ratez vous donne plus d’expérience et de sagesse, que les expériences négatives que vous avez vécues dans le passé ne prédisent en rien du futur de votre entreprise. Les échecs sont des virgules, des temps de respiration, de pause et de rebond. L’idée est de vous en servir pour mettre un point final au fatalisme qui vous dicte que vous ne réussirez pas. Ne retombez pas deux fois dans le même travers, juste pour être certain que vous ne deviez plus le refaire ! Une expérience du type suffit. Rassurez-vous, il y a d’autres erreurs à tester… l

16. N’OUBLIEZ PAS QUE Les clients ont vos meilleures idées.

Allons ! Un peu de décence. Le client est une personne significative de votre processus de création. Il ne doit pas être cantonné à son poste d’arrière-garde, celui de simple récepteur du produit ou du service. Les temps ont changé et le client n’a aucune raison d’être laissé à la marge. Lorsque vous commencez à intéresser un client avec votre produit ou votre service, il devient un évangéliste de votre marque. Outre le fait qu’il va prospecter autour de lui pour vous (on parle d’influenceurs), il peut vous conduire à avoir des idées innovantes auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé. De telles personnes peuvent également jouer le rôle de déclencheur, si vous n’osiez pas mettre sur pied une idée que vous avez eue et que vous jugiez trop décalée. Parce que le support que vous créez correspond aux besoins et aux attentes des clients que vous avez ciblés, ceux-ci vont en règle générale vous faire des retours positifs mais aussi critiques. Prenez-les comme elles viennent ! Consacrez-leur du temps. Ce sont autant d’idées en germe pour améliorer votre business car les clients attendent souvent toujours plus. Autant de challenges que votre entreprise doit prendre en compte pour s’améliorer et grandir ! Et puis, vous pouvez toujours les devancer en leur demandant directement ce qu’ils pensent de vos produits ou quelles sont les améliorations à y apporter. Voyons ! Ne soyez pas aussi timide !

17. Faites un bilan personnel avant de vous lancer.

La recette entrepreneuriale à cuisiner des projets réussis peut sembler facile ou ardue suivant les personnalités mais vous saurez vraiment si vous en êtes capable lorsque vous regarderez dans le frigo pour voir les ingrédients dont vous disposez. En d’autres termes, faites un point de départ exhaustif de vos compétences en mettant l’accent sur qui vous êtes, vos talents et ce que vous pouvez/savez/voulez faire. Cette première étape est un bon moyen pour éviter d’aller droit dans le mur. Entre l’idée de création et la mise en pratique, il y a un gouffre. Soit vous le franchissez avec brio, porté par votre élan et vos ailes surnaturelles, soit vous vous crashez au sol. Autant être sûr avant de sauter de ce qui constitue votre motivation et votre énergie. Posez-vous la question : « Avez-vous le profil pour créer ? » et commencez l’inventaire de vos connaissances qu’elles soient générales ou professionnelles. Récoltez les données sur votre situation actuelle, sur ce qui fait vos valeurs, vos motivations et même sur vos loisirs. Ayez une vision honnête de vous-même en mettant par écrit vos défauts, vos qualités, et votre vision pour l’avenir, les domaines dans lesquels vous vous sentez prêt à évoluer. Demandez la même chose à vos proches et comparez les données récoltées. Peut-être que certains points vous apparaîtront plus clairs. Et puis, pensez surtout qu’il n’y a pas qu’une seule recette pour entreprendre. Certains ingrédients de base sont nécessaires, c’est ce que le bilan personnel doit valider et mettre en lumière. Pour le reste, votre talent, le parcours entrepris et la participation d’autres personnes feront lever la pâte.

18. Ayez un reporting financier complet régulièrement.

Il ne suffit pas de savoir compter, encore faut-il le faire régulièrement. Le reporting financier vous permet de posséder une gestion saine de vos entrées et sorties mais aussi d’élaborer des prévisionnels et de valider des budgets indispensables au bien-être de votre entreprise. Les indicateurs à privilégier sont, en général, le niveau de rentabilité du projet, le coût de la réalisation et les bénéfices attendus. Une bonne gestion de ces indicateurs dans le temps et de manière régulière vous donnera des éléments de comparaison pour vous situer. Le reporting sera d’autant plus utile et impactant. Bien sûr, un des problèmes principaux pour de jeunes entrepreneurs (comme pour de plus âgés mais suivant la taille de l’entreprise, celui-ci peut toujours être délégué !) c’est que s’atteler à cette tâche n’est pas sexy ! Inutile cependant de recueillir trop d’éléments. Fixez votre attention sur les données essentielles. L’une des clefs est d’être réactif car le faire tous les ans ne sera pas suffisant. Le reporting financier est en général mensuel ou bimensuel et doit souligner des faits nouveaux, importants et exposés brièvement. Des solutions informatiques libres de droits peuvent être exploitées pour créer son outil personnalisé. Il peut aussi être fait sous Microsoft Excel.

19. Réunissez-vous avec vos associés.

S’associer ? Autour de vous les paroles fusent : « à deux, vous vous équilibrez », « Mieux vaut être seul que mal accompagné ! », « Ne le recrute pas en fonction de son carnet d’adresses »… Et tous les conseils sont bien de sage augure suivant les cas. Le nôtre ? Sachez gérer vos rapports en équipe que ce soit à deux ou plus. à l’heure du rush, difficile de trouver du temps pour vous concerter. Et pourtant, c’est bien dans ces moments que vous en avez le plus besoin, notamment si une pointe de rancœur commence à naître lorsque vous comparez votre travail à celui accompli par ceux qui vous épaulent. Mettez donc en place des rendez-vous réguliers, sans que cela ne tourne forcément à la réunionite ! 10-15-30 minutes pour se dire tout, pour évacuer le stress, pour se demander un avis mutuel et pour s’enguirlander aussi le cas échéant. Les choses doivent être dites pour pallier les problèmes le plus rapidement possible et passer à une autre étape. Un dialogue transparent est donc plus que nécessaire. Il faudra vous forcer pour ne pas éviter les questions concrètes tellement utiles à la communication et au bien-travailler ensemble.

20. Payez vos impôts. Gérez avec attention l’administratif.

« Retard de paiement » est une expression qui vous parle ? Pour vous éviter de crouler sous la paperasse administrative au dernier moment, vous feriez mieux de vous organiser et de planifier vos missions – même si, en tant qu’homme de terrain, celles-ci ne vous bottent absolument pas ! Chaque jour, prenez du temps pour ouvrir vos correspondances, qu’elles soient e-mails ou courriers et classez-les selon l’importance et l’urgence qu’elles ont à être traitées. Dans la semaine, bloquez une tranche horaire pour gérer de manière régulière l’administratif. Imposez-vous un planning de travail et soyez discipliné pour faire le point sur la comptabilité grâce à des outils Internet ou matériels comme l’adoption d’un classeur-trieur avec 12 ou plus d’entrées qui vous permet de suivre chaque mois les dossiers importants à traiter. Anticipez le calendrier des échéances liées à la taille de votre entreprise que vous pouvez trouver sur un site comme http://www.net-entreprises.fr et planifiez vos tâches en vous appuyant sur ce calendrier. Vous ne pensez pas avoir les capacités requises, rien de grave ! Vous pouvez demander une formation auprès de cabinets conseil ou d’établissements publics. Vous pouvez également faire appel à un prestataire extérieur. Il est d’ailleurs vivement conseillé de vous attitrer un expert-comptable.

21. Licenciement : pensez au collectif d’abord.

Ouh ! Le gros mot. Licenciement. Comment se séparer d’un collaborateur qui ne fait pas l’affaire ? C’est aussi l’aveu implicite d’un échec de part et d’autre. Pour n’importe quelle entreprise, un « divorce professionnel » est difficile à gérer. Alors que dire pour une petite société dont les membres se comptent sur les doigts des mains ? Surtout qu’un jeune entrepreneur n’a pas les moyens d’user des soins d’un RH et que virer – oups ! On veut dire renvoyer – un collaborateur est certainement un dépucelage en la matière, une période critique du parcours d’entrepreneur. Que ce soit pour faute, pour incompétence ou à cause du contexte économique. Dans chacun des cas, vous devez penser au bien du collectif, à votre équipe et votre société. Combien d’entrepreneurs n’ont pas souhaité licencier de peur de blesser leurs collaborateurs et se sont retrouvés par la suite à mettre la clef sous la porte de leur société pour raison économique ? En termes de licenciement, vous devez, le moins possible, rentrer dans l’émotionnel.

22. Vérifiez que vous margez.

Il fait bon d’avoir des clients, même beaucoup de clients. Mais, qu’en est-il, si, en acceptant n’importe quel contrat, vous négligez votre marge au profit du nombre ? D’un côté, vous allez surcharger vos équipes, de l’autre il vous sera impossible de rentrer dans vos frais. Sans parler qu’il vous sera également difficile de remonter vos prix après les avoir fixés une première fois… Pour rappel, la marge commerciale correspond à la différence entre le prix des éléments vendus et le coût d’achat des marchandises. Au moment de la création, vous penserez à négocier avec vos fournisseurs et à augmenter la marge commerciale en diminuant le coût d’achat. Si vous repoussez cette étape, vous allez être amené, de toute manière, à faire un choix entre le quantitatif et le qualitatif, à un moment ou un autre. Avoir moins de clients peut vous rapporter tout autant qu’un plus grand nombre et une faible marge.

23. Apprenez à dire non.

La réalité est que dans votre emploi du temps chargé, tout vous apparaît comme essentiel. à cela s’ajoutent les demandes d’aides de collaborateurs ou d’autres entrepreneurs, la pression des clients, la vie de famille ou de couple que vous avez tant de mal à concilier et les amis qui n’osent même plus vous appeler. Votre temps n’est cependant pas flexible à l’infini. L’une des conséquences, outre celle, bien connue, du burn-out, réside dans la fragmentation de votre identité. En disant oui à tout, vous prenez le risque de vous épuiser, tout en omettant votre propre envie de faire les choses. Vous ne vous focalisez plus sur les points importants, vous prenez tout à égale mesure sans distinction. Hiérarchiser ses priorités, c’est aussi savoir dire oui et savoir dire non. Un exercice d’affirmation de soi mais surtout de recentrage sur vos buts et votre vision qui va vous permettre d’éviter les dispersions. Il n’y a rien d’égoïste à savoir dire non, c’est surtout la maturité qui parle.

24. Soyez honnête avec vous-même.

Lorsqu’un accident de la route survient sous l’effet de la drogue ou de l’alcool, c’est regrettable pour celui qui est en faute. ça l’est d’autant plus si des victimes extérieures sont à déplorer. Dans la vie, tout est question de responsabilité. Loin de nous, l’envie de vous plomber le moral, ni celle de prendre la place de la Sécurité Routière. Que vous soyez conducteur et/ou entrepreneur, il existe des garde-fous. Notamment celui de l’Alcootest : être cruellement honnête avec soi-même pour éviter d’aller droit dans le mur. D’autant plus, si vous managez une équipe. En tant que pilote, vous vous devez de ne pas la conduire sur la mauvaise pente. Apprenez donc à vous connaître, à déterminer quelles sont vos faiblesses et la manière dont vous pouvez les pallier (engager de nouvelles recrues, tisser des partenariats, externaliser certains domaines…). C’est indispensable pour mener à bien votre management, votre relation-client, vos partenariats… Votre business ne pourra être honnête et inspirer confiance que si vous l’êtes avec vous-même.

25. Gare à l’implication émotionnelle, sachez-vous détacher.

Depuis la création et le lancement de votre boîte, vous ne cessez d’entendre que ce qui vous fera tenir et avoir du succès, c’est votre passion. Loin de nous l’idée de vous faire entendre raison. Les personnes passionnées sont celles qui parlent le mieux de leur entreprise. Ce sont les entrepreneurs doués de passion qui ont assez de cran et de poigne pour croire en leur chance et qui font tout pour parvenir à leur fin. Le revers de la médaille, c’est qu’obnubilé par la passion, vous pourriez tendre à perdre votre esprit critique. Et ça se comprend. Des heures à choyer votre projet comme un nouveau-né. Qui aurait l’envie et même l’objectivité de dire qu’il n’est, au fond, pas si beau que ça ? C’est l’un des conseils les plus durs à donner et certainement l’un des plus difficiles à appliquer, parce qu’au fond, la passion ne se commande pas. Toutefois, soyez alerté et cultivez votre habileté à aiguiser votre esprit critique par rapport à votre propre projet. Essayez aussi de vous détacher un tant soit peu de votre business. Il ne fait pas partie de vous. Si vous échouez, c’est votre projet qui a raté et non vous qui en êtes un. Vous saisissez la différence ? Placez votre identité dans ce que vous êtes et non dans ce que vous faites.

26. Tendez à ne servir à rien.

Vous partez à l’étranger ? Pourquoi pas ! Absent pendant une semaine pour congé maladie ? Même pas peur ! Et en vacances ? Oui, eh bien quoi ! Votre credo à faire enrager tous les entrepreneurs qui vous entourent : « Personne n’est irremplaçable ». Loin de vous dédouaner ou de fuir les responsabilités qui vous incombent, vous savez comment autonomiser votre business pour le rendre flexible en toute occasion. Vous pouvez reconnaître au sein de votre équipe les personnes compétentes à qui vous pouvez déléguer certaines tâches, sans pour autant les assommer de travail durant le temps où vous vous absentez. Une entreprise qui tourne sans son dirigeant est une entreprise saine qui a appris à marcher sur ses deux pieds. Car, le succès, ce n’est pas de tout porter sur ses épaules et d’être le superman de votre entreprise. Mais bien d’apprendre à lâcher prise… Et l’idée que vous chérissez plus que tout est celle de savoir que l’entreprise peut faire mieux, même quand vous n’êtes pas là ! Un défi pour beaucoup d’entre nous ?

27. Négociez ! La vente est nécessaire.

C’est l’une des parties redoutée ou occultée par certains des entrepreneurs. La vente est l’un des métiers du quotidien, avec la prospection de la clientèle, où le mental, la technique et le comportement jouent sur tous les fronts. Si vous n’êtes pas à l’aise sur ce point, sachez qu’être un bon commercial, si tel est le rôle que vous devez endosser, n’est pas inné et s’apprend à force d’exercices et de travail. Ce sont des techniques d’accroches à acquérir, des silences à respecter, un rythme à manier. Vous devez être persuadé que ce n’est pas vous qui avez besoin du client mais le client qui a besoin de vous. Vous lui proposez un produit/un service dont il a l’utilité. Vous devez faire main basse sur l’art de la négociation et être capable de sentir la dynamique des rapports de pouvoir entre vous et les autres participants de la négociation. Pour servir au mieux les intérêts des deux parties, vous devrez également être prêt à marchander, sans que cela ne tourne au marchand de tapis…

28. Apprenez de ceux qui ont raté avant vous.

Préférez-vous payer lorsqu’on vous offre quelque chose de gratuit ? Pas toujours, n’est-ce pas ? Lorsque vous faites vos propres erreurs, vous en payez le prix fort, même si vous apprenez à travers l’épreuve du feu. Une étape importante, le plus souvent nécessaire. Certaines leçons coûtent pourtant bien moins chères… Ce sont les erreurs que d’autres ont faites avant vous ! Dans votre entourage, vous connaissez certainement des entrepreneurs qui ont liquidé leur entreprise, qui se sont séparés de leur plus proche collaborateur, qui ont perdu des opportunités gigantesques ou sont passés à côté de leur rêve. Tous ont des choses à vous dire, si vous voulez bien les entendre ! Vous pensez que des conférences sur le thème de l’échec, les problèmes de gestion ou d’associés ne vous concernent pas (encore) ? 1re erreur Sherlock ! C’est en vous entourant de ceux qui ont peiné avant vous, que vous éviterez les plus grossiers pièges et que vous serez davantage armé quand viendra l’heure de vos erreurs.

29. Ne négligez ni les subventions ni les concours.

Savez-vous que vous recevez 3 000 € de subvention pour créer/reprendre votre très petite entreprise dans la Nièvre ? Si entreprendre en Bourgogne serait pour vous un pis-aller, vous pouvez toujours trouver d’autres aides publiques auprès de l’état et des régions. Le site toutaide.com recense la base de données des dispositifs en place. Ne négligez pas non plus la participation à des concours à la création d’entreprise qui vous permettent de présenter votre projet, de vous faire des contacts mais aussi de gagner des prix et des aides. Ces dotations vous sont utiles pour le développement de votre entreprise. Dans la plupart des cas, elles prennent la forme d’enveloppes financières. Ces prix engendrent un cercle vertueux puisqu’ils moussent l’intérêt des médias pour votre entreprise, vous apportent de la crédibilité et rassurent vos partenaires et vos clients.

30. Ayez toujours avec vous un calepin pour noter vos idées.

Admettons qu’un calepin soit un peu démodé (et encore c’est le seul qui ne vous fera pas défaut si votre smartphone rend l’âme), vous feriez toujours bien d’avoir avec vous un outil pour noter vos (bonnes) idées. Elles peuvent naître n’importe où et surtout elles peuvent vous apparaître, au premier regard, futiles. Mais un carnet en main vous permettra de noter dans les transports en commun ou à la maison, les choses à intégrer dans votre to do-list de la semaine ou de conserver la prochaine innovation de votre boîte !

31. Restez poli et souriant en toute occasion.

C’est une leçon de savoir-vivre apprise depuis l’enfance mais parfois oubliée à l’âge adulte, dans le monde des requins du business où l’un des mots à bannir est « gentillesse ». Il est facile de reconnaître quand les personnes sont impolies. Les mauvaises impressions, tout comme les bonnes, peuvent avoir des conséquences dans la durée chez ceux que vous êtes amené à rencontrer ponctuellement ou plus quotidiennement – comme vos collaborateurs. Faites vos devoirs ! Vos leçons de bonne manière sont peut-être à revoir. En ce qui concerne les basiques : dites bonjour à la dame et au monsieur, avec le sourire et en étant irréprochable. Et si vous passez une mauvaise journée, maîtrisez vos émotions. Prenez le temps de parler et d’écouter les personnes qui viennent vous trouver. Si vous êtes pressé, faites-le leur comprendre avec douceur et fermeté (l’un ne contredisant pas forcément l’autre). Essayez de vous souvenir de détails des conversations passées. En appelant votre interlocuteur par son prénom ou en demandant des nouvelles de son mari la dernière fois alité, vous gagnez des points que ce soit commerciaux ou relationnels. Ne rentrez pas non plus dans des discussions de comptoirs, de potins et de ragots. Et puis l’un des must-do du moment en termes de savoir-vivre : ne répondez pas aux appels ni aux messages instantanés lorsque vous êtes dans une conversation, à moins que ce ne soit vraiment urgent…

32. Livrez exactement ce que vous avez promis, voire plus.

Avez-vous déjà répondu à l’un de vos clients potentiels : « Je reviens vers vous demain en ce qui concerne le prix ! ». Et demain n’arrivant jamais assez tard, l’e-mail s’est noyé dans votre liste de priorités. Pourtant tenir parole doit être l’un des engagements de l’entrepreneur. Lorsque vous promettez quelque chose à un client, que ce soit une facture, une livraison, un suivi, vous devez répondre à ses attentes et si vous en êtes capable aller au-delà. Votre client voudrait le produit pour vendredi mais peut patienter jusqu’au lundi suivant ? Ne lui livrez pas ce qu’il attend le jeudi d’après. Vous faites bien de lui envoyer pour le début de semaine. Vous ferez mieux si vous employez un extra pour faire parvenir l’objet le vendredi. Soyez certain que votre client sera surpris de la diligence de l’exécution et qu’il va garder en mémoire ce que vous avez fait pour lui. En tenant vos engagements, même si vous êtes de jeunes entrepreneurs, vos clients n’auront pas de doute sur le professionnalisme qui est le vôtre. Ils n’auront pas non plus de regret de vous avoir fait confiance. Vous gagnez en crédibilité et en bouche-à-oreille favorable !

33. Pour inspirer votre équipe, racontez-leur une histoire.

Souvenez-vous, certaines histoires sont inoubliables. Et ce sont les meilleurs orateurs qui captivent le plus de monde. Utiliser le storytelling est essentiel pour le succès de votre entreprise auprès de vos clients, des investisseurs et des médias. Encore plus auprès de votre équipe ! C’est en leur racontant une histoire que vous allez motiver vos troupes ! Connaissez-vous les pouvoirs du storytelling ? L’Iliade et l’Odyssée est considéré comme un  des poèmes fondateurs de la civilisation européenne. Ce récit d’épisodes d’aventures mouvementées et trépidantes a fédéré toute une culture et influencé bon nombre d’artistes. Votre guerre de Troie, à vous, conduira votre équipe à se rassembler autour d’un même projet et d’une même vision ! Les histoires ont le pouvoir de vous faire voyager beaucoup plus loin que vous ne le pensez et de vous projeter dans l’avenir. En impulsant une aventure, vous êtes le leader  d’un nouvel air libre et en engageant avec vous une équipe, vous leur donnez de l’audace. Inspirés par votre passion et par l’histoire bien rôdée que vous leur avez préparée, vous allez attiser chez vos collaborateurs l’envie de participer à l’épopée et d’être bientôt maîtres avec vous de la narration. Alors, tous à bord ?

34. A l’heure où vous avez du succès, faites attention à ne pas vous transformer en idiot.

Certains naissent idiots. D’autres le deviennent. Avec l’âge, le temps, les regrets… ou l’argent ! Cela ne veut pas dire que certains ne sont pas déjà stupides avant de réussir (c’est l’idée du « MOI, JE suis entrepreneur) ou que le statut d’idiot s’acquiert en pack avec la réussite professionnelle. Mentionnons simplement le fait que c’est un risque, qualifié de plausible. Pour éviter le melon ou les souliers trop étroits, restez simple et attaché à l’idée que vous n’avez pas réussi tout seul. Continuez sur la lancée et les valeurs qui vous ont conduit jusqu’à la réussite, réussite qui n’est pas la fin d’une aventure mais tout simplement une nouvelle étape. Ne faites pas de l’appât du gain, votre seule motivation de carrière et ayez toujours l’esprit frais, vif et ouvert en étant capable de vous renouveler sans cesse et de savoir cibler vos faiblesses. Gardez enfin auprès de vous les personnes qui savent vous conseiller et vous critiquer. L’un des premiers remèdes à l’idiotie, c’est la capacité de se remettre en question !

35. Remettez tout en cause, même ce qui marche encore.

Malgré les défis que vous gagnez et même si vous êtes premiers dans plusieurs domaines, l’entreprise demeure un écosystème fragile soumis à la concurrence et aux différentes mutations. Pour assurer à votre société des lendemains qui chantent, vous devez vous remettre sans cesse en cause et ne pas laisser à d’autres le soin de défaire ce que vous avez patiemment tissé. Démodez-vous vous-même ! Soyez visionnaire et critique en anticipant ce que personne ne peut encore penser. Si vous échouez, vous devez vous remettre en question et ne pas chercher d’arguments qui vous déresponsabilisent. Acceptez vos erreurs et le fait que d’autres vous aient devancés. En mettant à plat, votre expérience, vous serez à même de penser mieux et bien la stratégie de votre prochain projet, et de vous remettre en selle avec brio.

36. Soyez conscient de la compétition.

Arrêtez de penser que vous êtes seul dans votre domaine ! Ce serait aussi catastrophique que de faire confiance au premier venu dans un Hunger Game. Autour de vous la compétition fait rage et vous devez en être conscient pour ne pas vous faire avoir. Vous avez fait une étude de marché avant de vous lancer ? C’est bien mais cela ne suffit pas ! Ne prenez pas trop facilement vos aises en compagnie des chiffres et des données qui vous assurent la pôle position de votre entreprise ou de votre produit. Tout marché évolue, certains plus rapidement que d’autres. Vous devez rester au courant de ce qui se passe et connaître les nouveaux venus dans votre secteur. N’ayez pas d’œillères ! En cernant les enjeux de votre marché, vous êtes plus à même de défendre les stratégies de votre société, de redresser le tir, de définir votre offre et de fixer des prix justes et compétitifs. Par rapport à la vente, vous apportez à votre client la preuve que vous connaissez le secteur et que vous proposez un meilleur produit que les autres. Raisons à l’appui !

37. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Ayez plusieurs partenaires commerciaux.

Lorsqu’une entreprise se développe, elle a besoin de s’appuyer sur un réseau de bons partenaires et sur des fournisseurs fiables pour ses approvisionnements. Les raisons peuvent être de nouvelles opportunités à l’étranger, un besoin de diversification, une demande accrue soudainement… Quand vous abordez des marchés éloignés, vous devez être accompagné de partenaires locaux fiables qui importeront et distribueront vos produits à travers le pays. Jouez stratégique ! Même si la confiance doit être au centre de vos relations, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. En diversifiant le nombre de partenaires commerciaux, vous diminuez votre risque d’insolvabilité. Cela vous permet de mener une stratégie de diversification en développant une gamme plus large de produits et de prendre en compte l’ensemble des desideratas.

38. Souriez-vous ? C’est une bonne indication pour savoir si votre business vous rend heureux.

Serrez les dents et sourire, est-ce vraiment la meilleure solution ? N’oubliez pas une chose, ce n’est pas le succès qui vous rendra heureux. Vous avez besoin d’être heureux d’abord et puis tout au long du parcours qui mène à la réussite…. Le sourire sincère est une bonne indication pour savoir si votre business vous sied. Prenez conscience du nombre de sourires que vous donnez par jour. S’ils ne sont pas assez nombreux selon vous, essayez de modifier la donne. Qu’est-ce qui a changé depuis le début ? Avez-vous perdu votre vision ? Recentrez-vous sur les points positifs de votre entreprise et de votre parcours. Sinon, mettez-vous en quête de la voie qui vous rend véritablement heureux et vous épanouit. N’arrêtez pas de la cherchez avant de l’avoir trouvé.

39. Ayez trois tâches qui vous recentrent quand vous êtes distrait.

Procrastiner c’est beaucoup plus simple et beaucoup moins voyant que l’envie de se faire une petite sortie shopping un jeudi après-midi, un foot ou simplement regarder un film derrière son ordinateur. D’une page web à une autre, d’une pause clope à une discussion avec un collaborateur, d’un rendez-vous d’affaires annulé à un verre dans un bar…. Il n’y a qu’un pas qui n’est pas forcément l’apanage des salariés. être entrepreneur ne signifie pas toujours être libre de faire ce que l’on veut quand on le veut. Et quand l’envie vous prend de remettre à demain ce qui, pourrait être mené à bien aujourd’hui, il serait temps de se recentrer. Une étude a évalué à 12 minutes le temps de concentration maximum au travail et à 40 à 45 minutes en moyenne le temps de concentration d’affilée ! Pour vous remettre sur les rails de l’efficacité, adoptez des méthodes simples comme changer d’activité si ce que vous faites depuis un moment vous ennuie allégrement, prendre une petite pause ou boire un café ou une boisson énergisante quand vous sentez que le dynamisme nécessaire est vacant…. Si vous travaillez avec un associé, n’hésitez pas à vous motiver l’un l’autre plutôt que procrastiner à deux. Allons ! Vous croyez qu’on ne vous a pas vu ?

40. Stop au perfectionnisme !

Entre vos mains, votre produit. Vous le trouvez bien, pas excellent. De face, de dos, de profil… Il y a encore quelques détails à apporter, des finitions que vous seul voyez. Cela ne vous conforte pas dans l’idée de le lancer. Et pourtant, un produit fait vaut mieux qu’un produit parfait mais inexistant. Pour snober le perfectionnisme et la peur qui vous taraudent le ventre, pensez que l’objectif zéro défaut n’existe pas. En osant, vous allez certainement vous confronter aux avis de ceux qui auraient, de toute manière, fait mieux ou fait autrement. Ne prenez pas leurs critiques personnellement mais nourrissez votre réflexion de ce qui vous semble le plus pertinent. Votre produit, votre service n’est certainement pas parfait mais il s’améliorera avec le temps. Affranchissez-vous de vos peurs, de ce qui vous bloque et vous fait croire qu’aucune erreur ne vous est permise. Libérez votre potentiel, faites des erreurs, grandissez et améliorez votre produit pas à pas.

41. Apprenez à développer votre charisme.

Chez nos amis grecs, le charisme était une grâce particulière octroyée par les dieux à un être. Ils lui faisaient don d’un pouvoir spirituel hors-du-commun pour le bien-être de la communauté. Aujourd’hui, la signification du charisme est plus réductrice, c’est pour beaucoup d’entre nous un pouvoir de séduction et d’influence que les leaders ont naturellement mais dont manquent cruellement certains patrons. Pas de panique ! Tout le monde ne naît pas leader et tout le monde ne va pas en devenir un mais avec un peu de pratique vous pouvez découvrir et développer le charisme qui est en vous. Le corps est notamment la première clé. Si vous avez à pitcher face à un public, vous devez soigner votre posture en crédibilisant votre présence aux yeux de vos interlocuteurs. Une autre clé est les émotions que vous véhiculez et qui se transmettent par votre attitude. En jouant sur les silences, le rythme de votre discours, la passion, vous impactez de manière plus significative vos interlocuteurs… qui ne pourront que s’intéresser à vous !

42. Souvenez-vous qu’une entreprise est avant tout un groupe de personnes.

La grande vérité d’une entreprise c’est qu’elle n’est ni un bâtiment, ni simplement un business. Une entreprise regroupe des personnes avant toute chose. Et ce sont ces hommes et ces femmes qui créent la valeur des services ou des produits. Les dirigeants doivent soigner la qualité de leur management et ne pas porter leur regard uniquement sur la rentabilité de la société, si important que cela soit ! Les relations au sein d’une équipe impliquent davantage de conséquences que certains dirigeants ne le croient. Doutes, questions, frustrations, jalousies, problèmes personnels mais aussi bonne humeur, entente, liens professionnels et amicaux jouent une part importante de votre entreprise. Ces agrégats de personnalités et d’égo peuvent à la fois bâtir ou détruire votre société. Prenez donc soin des relations, tâchez de mettre en place des activités qui rassemblent et fédèrent vos équipes, même et surtout dans une entreprise de plus de 50 salariés. Jetez attentivement un regard au pourcentage de turnover et mettez en place un suivi pour comprendre ce qui peut être amélioré au sein de celle-ci.

43. Soyez une éponge !

à chercher l’inspiration autour de vous, vous ne faites plus le plein d’idées. Une seule solution pour y remédier ! Sortir des sentiers battus et ne pas rester cloisonné dans l’unique vision du monde tel que l’offre votre domaine. Il y a tant de facettes à voir et à polir. L’inspiration de votre nouvelle idée ou de votre prochaine innovation est quelque part par là. Pour la trouver, ouvrez grand vos yeux et mettez le monde à vos pieds (symboliquement parlant !). Faites-vous une liste de sites à visiter et de blogueurs à suivre le matin avant de commencer la journée. Cette revue du web doit absolument contenir des sites internationaux et nationaux portant sur les grandes lignes de l’actualité mais aussi des articles dans le domaine de l’high-tech et des nouvelles idées et technologies. Publicités, art, mode,… peuvent aussi vous inspirer et accrocher votre sensibilité. Parfois une phrase, un mot, un contexte ou une idée de l’autre bout du monde peuvent aiguiser votre esprit et faire émerger quelque chose de nouveau chez vous. Ne vous en privez pas ! l

44. Entourez-vous d’amis qui n’ont pas peur d’être honnêtes avec vous.

Dans vos amis, vous comptez ceux qui vous ont présenté votre première copine, ceux qui vous l’ont volée, ceux qui répondent toujours présents la nuit, le jour. à chaque période de vie, son ami spécifique. Et pour l’aventure entrepreneuriale ? Vous devez vous entourer d’amis auxquels vous n’aurez pas peur de vous livrer. Ceux qui sont prêts à entendre, le bon, le mauvais et le reste. Ces pilliers ne vous font pas défaut quand viennent les doutes, les peurs et les challenges. Certains ne se rencontrent qu’une fois par an, d’autres vous suivent tout au long de votre parcours. Ils jouent un rôle décisif dans votre expérience parce qu’ils vous parlent vrai. Sans détours. Sans blabla. Ces amis-là ne vous disent pas seulement que votre idée est exceptionnelle. Ils vous livrent leurs conseils pour l’améliorer. Et quand votre projet est nul, ils ne font pas semblant. Ces relations sont à cultiver plus que d’ordinaire. Car lorsque vous avez la tête dans le guidon, ce sont ces amitiés qui vous influencent et qui vous remettent dans la bonne direction. l

45. Apprenez à faire confiance à votre équipe.

Vous devez comprendre une chose en tant que dirigeant d’entreprise. Quand vous apportez votre confiance à votre équipe plus que ce qu’elle pouvait espérer, ses membres vont intensifier leur travail pour vous montrer qu’ils sont dignes de votre confiance. Un entrepreneur excellent n’est pas un super-héros, c’est une personne qui est capable de s’entourer des meilleurs, de déléguer les tâches et d’accorder sa confiance. Si cela est difficile pour vous, vous n’avez pas à faire le grand saut tout de go. Testez les membres de votre équipe en déléguant par étape certaines tâches et voyez comment ils s’exposent à la prise de risque. Faire confiance augmente la faculté et l’envie d’innover, de créer et de proposer de nouvelles idées. Et ce, même si vous managez une équipe virtuelle et à distance. Communiquez ouvertement et honnêtement avec chacun des membres et donnez-leur la liberté d’en faire tout autant avec vous.

46. Brossez-vous les dents et prenez soin de vous.

Il y a les détails qui tuent. Les cheveux non entretenus chez une femme et les racines qui repoussent après une couleur. Ou chez vous, messieurs, un pantalon de costume taillé trop court associé à des chaussettes de tennis blanches. L’habit a beau ne pas faire le moine et Steve Jobs était certainement le mec le plus cool sur terre, il n’empêche que le style vestimentaire fait partie intégrante de votre image. Ce n’est pas parce que vous êtes entrepreneur et que vous travaillez plus de 70h par semaine que vous avez la primauté du laisser-aller. Un mot d’ordre : prenez soin de vous. Cela passe par des vêtements adaptés à votre taille, par des ongles toujours impeccables, par des chaussures cirées, par des dents propres et une haleine saine. Il va sans dire que la santé physique et émotionnelle est l’un des garants du succès entrepreneurial. La vie d’un entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille, vous le savez bien. Alors prendre du temps pour soi, pour son image, pour sa santé et pour dormir est plus que nécessaire pour rester dans la course !

47. Restez accessible.

Votre agenda de businessman est booké jusqu’à la fin de l’année et vous continuez de le répéter à toutes les personnes qui veulent bien l’entendre ? Ce n’est pas la meilleure des solutions pour décrocher des opportunités. En tant que dirigeant, il est forcément vrai que votre emploi du temps est rempli plus que des personnes hors monde entrepreneurial ne peuvent le concevoir. Toutefois, au cours d’une journée, des rencontres, des événements, des coups de téléphone peuvent vous surprendre. Vous devez y faire face et restez accessible. Cela sous-entend laisser votre porte ouverte à vos collaborateurs, recevoir des coups de fil inopinés, discuter avec un membre de votre espace de coworking après le boulot… En étant accessible, vous capitalisez sur les relations humaines et vous vous entourez de personnes qui ne vous feront pas toutes perdre du temps ! S’il est bon de savoir dire non, sachez dire oui quand l’occasion se présente. l

48. Définissez ce que vous êtes prêt à laisser tomber.

Le 100 mètres d’Usain Bolt en 2009 avec un chrono exceptionnel de 9’58 aux Championnats du monde de Berlin restera dans l’histoire de l’athlétisme. Ce qu’on oubliera plus vite, très certainement, c’est les heures de travail accumulées pour atteindre un tel niveau. Dans un reportage télévisé, cité par le Nouvel Obs, son père déclarait : « J’ai assisté une fois à un entraînement et ce jour&

Le paradoxe du poisson rouge pour réussir

Le paradoxe du poisson rouge

Paradoxe« Le paradoxe du poisson rouge : Une voie chinoise pour réussir », par Hesna Cailliau (Editions Saint Simon)

Dans cet ouvrage agréable à lire, l’auteur nous invite à nous ouvrir à la philosophie asiatique pour voir le monde autrement.

En Chine, la sagesse se transmet par des paradoxes.
Dans notre tradition gréco-biblique, nous avons été éduqués dans la séparation Esprit/ Comportement/ Nature. Nous envisageons le monde sous un angle manichéen (bien/mal), un monde dans lequel l’Homme, coupé de la nature, n’entend plus les signes de celle-ci et cherche à la dominer.

Or, dans un monde incertain, la pensée rationnelle montre ses limites ; il peut donc être intéressant de s’intéresser à d’autres modes de pensée.

Les Chinois sont imprégnés de confucianisme/taoïsme/bouddhisme. Dans cette pensée en réseau, les contraires coopèrent. L’Homme fait partie intégrante de l’univers, les animaux sont source d’enseignement. Ainsi, la tradition chinoise vénère-t-elle « le poisson rouge » (la carpe koï) dont la couleur rouge symbolise la joie de vivre. Le poisson rouge est une voie à suivre pour réussir : dans la symbolique Ying/Yang représente deux carpes koï imbriquées l’une dans l’autre.

1 – Le poisson rouge ne se fixe pas à un port. L’idée est de ne pas s’attacher à des modèles préconçus, car la vie se transforme constamment. Le danger pour les Chinois : vouloir avoir raison, car on s’enferme et on devient sourd et aveugle à son environnement.

2 – Ne pas avoir de but clair et précis pour réussir. Nous sommes confrontés à deux conceptions du temps différentes. En Chine, le temps est cyclique, il n’y a pas de début ni de fin. Se fixer un but est un inconvénient, car on dilapide son énergie pour l’atteindre, et on risque de manquer des opportunités. Il est en effet important de savoir immédiatement changer de cap, lorsque l’opportunité se présente.

3 – Vivre dans l’instant présent. Une seule réalité : ici et maintenant, le Chinois est totalement ce qu’il est dans ce qu’il fait, ce qui lui permet d’être très attentif à tout ce qui se passe autour de lui. Un dicton : « Qui voit l’invisible est capable de l’impossible ». Chez nous, les médias ont tendances à tout brouiller en s’attachant à faire du bruit autour de quelques faits et en laissent passer beaucoup d’autres.

4 – Éviter la ligne droite. Le meilleur moyen de vaincre un obstacle est de le contourner (art du détour et de l’esquive). Alors que dans notre culture, l’Homme qualifié d’intelligent va droit à l’essentiel, tout ce qui est droit met le Chinois mal à l’aise : « Seuls les démons marchent droit. » ou encore « L’arbre tordu vivra sa vie, l’arbre droit finit en planche ».

5 – Culture du groupe. « On n’est heureux qu’en vivant en groupe », « Personne n’est plus intelligent que nous tous ensemble ». Pour créer cette valeur du groupe, l’éducation vise à renforcer la modestie et les liens entre pairs. Il est important de ne pas étaler ses talents, le vrai leader se met en- dessous, c’est une des raisons pour laquelle il n’y a pas de leader charismatique en Chine.

6 – Le poisson rouge se meut avec aisance. Il n’existe pas de principes gravés dans la pierre. La culture chinoise vit avec l’idée du changement, tandis que nous avons construit notre culture sur des certitudes. Cette manière de voir leur permet de mieux vivre l’échec : « qui n’apprend pas à échouer, échoue à apprendre ».

7 – Être calme et serein. Un esprit inquiet est toujours vaincu par un esprit serein. Dans ce sens, la méditation est une extinction du cogito. La méditation est un moyen de retrouver de l’énergie, pour retrouver nos capacités, pour les exploiter, notre tête a besoin d’arrêter sa mécanique intellectuelle. Tandis que nous exaltons la pensée, Bouddha l’appelle « le singe fou » : toujours agité, jamais satisfait.

8 – Remonter à la source. Ne pas perdre les liens avec la tradition permet de mieux s’enraciner pour mieux s’envoler. Dans le sens de la spiritualité, développer l’œil qui voit les choses, car c’est notre oxygène de vie.

Dans un monde désormais multipolaire et interdépendant, l’heure est venue d’échanger non seulement nos marchandises mais aussi nos sagesses. Une seule grille d’analyse, la nôtre, est insuffisante pour faire face aux immenses défis qui se présentent. Or, il y a chez les Chinois des idées et des façons de penser dont nous pourrions nous inspirer. Il ne s’agit pas de devenir comme eux mais de réveiller le Chinois qui sommeille en nous. Un détour par ce monde à l’envers du nôtre permet en effet de découvrir des chemins oubliés de sa pensée et même des affinités avec une partie ignorée de nous-mêmes.

« Le paradoxe du poisson rouge. Une voie chinoise pour réussir » par Hesna Cailliau – Édition Saint-Simon ; 144 pages ; 16,50€

Pourquoi avoir recours à un Coach professionnel ?

Le coaching est une forme d’accompagnement en vue d’atteindre un ou des objectifs. En fonction de la nature de ces objectifs, on distingue : le coaching professionnel, le coaching sportif et le coaching personnel.

Le coaching professionnel, c’est quoi ?

Le coaching professionnel, appelé également coaching d’entreprise, est un accompagnement professionnel d’une personne ou d’une équipe.
Le coaching professionnel est généralement prescrit et pris en charge par l’entreprise elle-même.
Il s’agit donc d’une relation tripartite entre l’entreprise, le coaché et le coach. Il se déroule en général au sein de l’entreprise mais peut également avoir lieu dans le cabinet du coach.
Le coaching professionnel vise par exemple :
à l’amélioration des performances ;
au développement de potentiel ou de savoir-faire :
à l’accompagnement lors d’un changement professionnel : changement de poste, promotion, restructuration, etc. ;
à la résolution de problèmes de communication au sein de l’entreprise ;
à atteindre un objectif professionnel ;
etc.
Il permet le développement du coaché tout en servant les intérêts de l’entreprise. Pour cela, il travaille avec des outils telles la PNL, l’analyse transactionnelle, etc.
Attention : le coaching professionnel n’est pas une psychothérapie ! Le coach aide à résoudre des difficultés professionnelles mais ne cherchera pas à découvrir la cause de ces problèmes dans l’histoire personnelle du coaché.

À qui s’adresse le coaching en entreprise ?

Tout le monde peut tirer profit d’un coaching professionnel. Il s’adresse ainsi aussi bien :
aux chefs d’entreprises ;
aux managers ;
aux employés : de façon individuelle ou en équipe.
Il est approprié aussi bien aux entreprises privées que publiques et aux travailleurs indépendants.
Comment choisir son coach professionnel ?
Tout le monde ne peut pas s’improviser coach professionnel ! Pour vous assurer des compétences de votre coach, tenez compte :
de son niveau d’étude :
Votre coach devra avoir au minimum le même niveau d’étude que le coaché.
Des diplômes universitaires sont mis en place afin de garantir une vraie formation en coaching.
le coach professionnel doit connaître la vie en entreprise : de nombreux coachs professionnels occupaient des postes de management avant de devenir coach ;
il doit vivre du coaching professionnel : principale source de revenus ;
il doit respecter un code de déontologie incluant le secret professionnel.

Confidentialité et coaching professionnel

Un coaching professionnel doit rester discret pour ne pas nuire à l’image du coaché au sein de l’entreprise, et pour que les séances de coaching se déroulent sereinement.
La personne qui suit un coaching en entreprise devra donc ne pas en faire état autour d’elle. En règle générale, ne seront au courant que sa hiérarchie et le service des ressources humaines qui rémunère le coach.
Pour plus de discrétion, les séances de coaching pourront avoir lieu en dehors de l’entreprise.
En tout état de cause, le coach se doit de respecter une confidentialité absolue sur ce qu’il entend de l’entreprise au cours des séances de coaching professionnel.

Prix d’un coaching professionnel

Le coaching professionnel, ou d’entreprise, est généralement pris en charge par l’entreprise.
Les prix des séances varient entre 200 et 700 €/h environ.