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Je suis curieux de tout ce qui touche l'évolution de notre monde

Evolution du système d’information financier

Alexandrine Lavaury, Directrice pédagogique, Francis Lefebvre Formation, et Christophe de Brébisson, Consultant Francis Lefebvre Formation et Associé chez DBA reviennent sur l’évolution du système d’information financier : état de l’art et enjeux pour les directions financières.

  • Les enjeux, importants, doivent être appréhendés en amont pour établir un cahier des charges précis, et savoir choisir la meilleure solution.
  • L’évolution des systèmes d’information impacte le profil des salariés des DAF.

Christophe de Brébisson :

Aujourd’hui le rôle et les enjeux de la direction financière quelle que soit la taille de son groupe, est double :
– Elle doit être le garant de la fiabilité de l’information produite périodiquement pour des besoins internes : chaque mois, chaque trimestre ou chaque année.
– Elle est également l’entité vers laquelle tous les tiers – banques, commissaires aux comptes, services fiscaux, fournisseurs – vont se tourner pour accéder à l’information dont ils ont besoin.

Pour répondre à ces demandes dans des délais toujours plus courts, il est nécessaire de disposer de systèmes efficients afin de permettre au Directeur Financier de se concentrer sur la communication financière et la production d’informations qualifiées. Il doit donc passer beaucoup moins de temps que par le passé à la production de l’information.

Une révolution technologique : le Cloud et la Saas

Les vrais enjeux en matière de systèmes d’information financiers ont débuté dans les années 90 lorsque l’on a commencé à voir arriver sur le marché des progiciels de gestion intégrés connus sous le nom anglais d’ERP, comme SAP (Systems, Applications and Products for data processing), PeopleSoft racheté par Oracle depuis, ou encore JD Edwards. Ces progiciels ont permis de faire le lien entre les flux d’activités et les flux financiers. A l’époque les modules financiers intégraient essentiellement des opérations liées au traitement des flux de la comptabilité générale et analytique, de la gestion des tiers et des règlements. En termes de traitement de l’information décisionnelle nous étions aux prémices des reportings, l’information pouvant être traitée et utilisée par requêtes souvent à la main des DSI. Cela correspondait aux premiers projets menés par les directions financières.

Depuis plus de 20 ans maintenant, des bonds fonctionnels et technologiques importants ont été réalisés, et l’un des derniers en date, certainement le plus important, est le Cloud Computing. Clairement, opérer sur un système externalisé et totalement mutualisé, exonère non seulement de nombreuses contraintes techniques comme l’installation, l’hébergement et la maintenance mais permet également de mutualiser les développements des applications et de les rendre ainsi plus agiles. Concrètement, les nouvelles applications développées en mode Saas permettent d’avoir accès via internet, et donc à distance, à ses applications, ce qui transforme les modes de traitement et de fonctionnement des responsables financiers. Ceci permet des gains en termes de productivité, de simplicité, de réactivité et donc au final de production de leurs reportings.

Nous sommes entrés dans une ère où toutes les tâches à faible valeur ajoutée sont simplifiées et automatisées au maximum, où l’on s’exonère de toutes ressaisies, où l’on simplifie et où l’on dématérialise les workflows d’approbation pour disposer d’une information financière en temps réel qui servira aux besoins de la BI (Business Intelligence).

Alexandrine Lavaury :

Certains points reviennent systématiquement dans les attentes formulées par nos clients vis-à-vis de leur système d’information.
La partie BI / pilotage : les directeurs financiers veulent pouvoir élaborer rapidement des tableaux de bord où figurent des informations qualifiées à l’attention d’une direction générale, d’un conseil d’administration ou d’une direction opérationnelle.

Les échanges « papier » : ils souhaitent que ceux-ci soient supprimés car ils retardent souvent un process de production d’information. Il faut donc les dématérialiser. Des outils existent, tels que la GED (Gestion Electronique Documentaire) permettant, notamment, une reconnaissance de caractères impliquant, lorsqu’une facture est scannée, de l’archiver, de la mettre dans un workflow d’approbation, puis de la comptabiliser. Il s’agit là d’une fonctionnalité extrêmement importante, notamment pour toutes les organisations décentralisées.

La possibilité de travailler de manière plus étroite avec la DSI (Direction des systèmes d’information) sur certains projets : les directions financières souhaitent être impliquées en amont pour mieux comprendre les enjeux et définir de façon plus précise leurs besoins. Elles veillent à ce que les contraintes technologiques ne soient pas un obstacle majeur à la réalisation du projet, telles qu’elles l’ont défini.

Christophe de Brébisson :

Nous sommes aujourd’hui sur des marchés arrivés à maturité où les différences entre logiciels sont minimes. Des fonctionnalités avancées (recherche pièces / écritures, pré comptabilisation, rapprochement / lettrage automatique, axes analytiques, multi langues, export Excel….) ont été intégrées dans les systèmes d’information par quasiment tous les éditeurs de la place. Sur les modules de base, les solutions sont donc extrêmement comparables. En revanche, certaines briques dites « expertes » n’ont pas été intégrées de manière systématique à ces « ERP financiers » et doivent donc être traitées à part ; tel est le cas des outils de dématérialisation, de trésorerie, de fiscalité ou de consolidation notamment.

Aujourd’hui, le facteur clé de succès est donc l’interopérabilité. La différence se fera sur la facilité d’ouverture du logiciel vers les autres applications financières, dites expertes. Sachant qu’il existe des applications qui communiquent plus ou moins bien entre elles, la différence va donc s’opérer dans la facilité à développer et maintenir ces interfaces avec les autres applications et dans la facilité de restitution de cette information en provenance de différentes sources.

Alexandrine Lavaury :

Nous constatons que dans les directions financières, en tout cas d’une certaine taille, il y a au moins une personne dont la fonction est de faire le lien entre les utilisateurs du S.I financier et le service informatique. Cette personne exprime le besoin émanant de la direction financière aux informaticiens et assure également le « service après-vente » en ce qui concerne les évolutions de la solution qui aura été trouvée. L’importance de bénéficier d’un système d’information fiable et évolutif est donc bien comprise car l’enjeu est d’importance.

Ces personnes « relais » ou des membres des DAF sont ainsi demandeuses de formations pouvant les aider à devenir plus pointus sur ces sujets ; Ce début d’expertise ayant lui-même pour but de les rendre aptes à juger des solutions proposées.

En tout état de cause, des profils hybrides sont apparus ces dernières années, avec des professionnels comprenant bien la technique, la technologie du produit, mais aussi le métier. Elles évoluent dans des organisations de type DOSI (Direction de l’Organisation des Systèmes d’Information). Ces personnes sont capables, demain, d’aller modifier dans l’outil un workflow pour créer l’habilitation d’une nouvelle personne, pour faire une ségrégation de droits ou réaliser une sauvegarde.

De son côté, le rôle de directeur financier évolue aussi : il devient de moins en moins expert sur des sujets financiers comme la comptabilité, la fiscalité, la trésorerie, car il n’est plus en mesure de tout gérer du fait de la complexification de ces périmètres. On constate qu’il joue de plus en plus le rôle de chef d’orchestre entre différents experts, qu’ils soient internes ou externes. Tout l’enjeu pour ce professionnel est de bien s’entourer et d’avoir suffisamment de recul pour comprendre les impacts de la mise en place du système sur les différents périmètres qu’il a sous sa responsabilité. De ce point de vue-là, ses compétences évoluent.

Christophe de Brébisson :

La conclusion est que l’évolution des technologies pousse le système financier à évoluer, et à devenir plus efficient avec, comme corollaire, l’évolution des compétences des directeurs financiers et de leurs équipes vers un rôle élargi de maitrise technique de leur système d’information. Désormais, on demande à ceux-ci d’avoir des compétences qui n’étaient pas exigées auparavant. Les DRH ont aujourd’hui comme critère de sélection pour un poste de chef comptable ou de directeur financier une connaissance approfondie des systèmes d’information financiers, voire d’un vécu projet sur cette thématique. Un CV sans mention d’Excel++, de Business Object, d’un ou deux ERP financiers et de BI connus, est moins regardé, même si le professionnel est parfaitement au fait de son métier de financier.

Alexandrine Lavaury, Directrice pédagogique, Francis Lefebvre Formation, et Christophe de Brébisson, Consultant Francis Lefebvre Formation et Associé chez DBA.

10 compétences difficiles à acquérir mais qui vous seront très utiles

Certaines compétences sont particulièrement utiles pour être efficace au travail. Voici une petite liste de celles qui méritent votre temps et vos efforts.

Les meilleures choses de la vie sont peut-être gratuites, mais cela ne veut pas dire qu’elles ne demanderont pas de temps, d’efforts et de persévérance pour les maîtriser.

C’est particulièrement le cas pour l’apprentissage de compétences importantes dans la vie professionnelle. Afin de découvrir lesquelles valent la peine de consacrer du temps, un lecteur Quora a posé la question suivante : « Quelles sont les compétences les plus difficiles mais les plus utiles à apprendre ? » Nous avons rassemblé ci-dessous nos préférées.

1. Gérer son temps

Les personnes capables de bien gérer leur temps sont particulièrement recherchées par les employeurs. Il n’y a pas de méthode unique pour être maître du temps. « Il suffit simplement de trouver un système qui marche pour vous et de vous y tenir », explique Alina Grzegorzewska.

« La chose la plus difficile à apprendre, selon moi, c’est la planification », écrit-elle. « Non pas d’exécuter ce que j’ai prévu, mais d’établir une to-do list efficace et de tout planifier minutieusement pour réussir à réaliser les tâches à la date prévue ».

2. Etre empathique

« Vous pouvez être la personne la plus disciplinée, brillante et riche du monde, si vous n’accordez aucune importance à votre prochain, vous n’êtes rien d’autre qu’un sociopathe », affirme Kamia Taylor.

L’empathie, comme l’explique l’entrepreneur Jane Wurdwand, est une faculté naturelle chez l’homme. Mais les entreprises modernes ont tendance à reléguer cette qualité au second plan.

« L’empathie se définit comme la capacité de ressentir ce que les autres ressentent. Elle transforme un bon employé en une personne vraiment agréable. Dans une équipe, une personne empathique motive tout le monde à aller toujours plus loin. Elle conduit les employés à aller au-delà de leur propre apathie, à évoluer parce qu’ils ont d’autres objectifs qu’un simple salaire », explique-t-elle.

3. Maîtriser son sommeil

De nombreux conseils sur le sommeil circulent sur la toile. Il est parfois très difficile de s’y retrouver. Peu importe la méthode que vous adoptez, établir un rituel augmente vos chances d’avoir un sommeil réparateur.

Un grand nombre d’études montre qu’être constant avec ses horaires de coucher et de lever facilite l’endormissement et le réveil et assure un meilleur sommeil en général.

4. Avoir des dialogues intérieurs positifs

« Finalement, peu importe ce que les autres pensent de vous », écrit Shobhit Singhal. « L’important c’est ce que vous vous pensez de vous. Construire cette capacité à croire en soi quand personne d’autre ne le fait est un travail de longue haleine. »

A l’opposé des dialogues intérieurs positifs, il y a les dialogues intérieurs négatifs qui, selon Betsy Mers, fondatrice et directrice du Center for Women and Businessde l’université de Bentley, peut lentement saper votre confiance en vous.

5. Etre persévérant

« Lorsque l’on s’essaie à un nouveau sport, que l’on révise pour un examen, ou que l’on travaille sur un sujet important, la persévérance est vitale », affirme Khaleel Syed . C’est donc la persévérance qui assure le succès.

Souvent, les gens ne font plus d’efforts quand ils ont atteint leur but. Mais pour maintenir cette position, ils doivent continuer à travailler dur et être régulier dans leur travail.

6. Demander de l’aide

« Un jour, au cours d’un entretien d’embauche, on m’a dit que je ne pourrai jamais obtenir ce poste si je n’êtais pas capable de demander de l’aide en cas de besoin », raconte Louise Christy. « Naturellement, j’ai dit que cela faisait partie de mes compétences. Plus tard, j’ai découvert que mon prédécesseur avait fait de grosses erreurs plusieurs fois car un problème le dépassait mais il refusait de l’admettre et de demander de l’aide. » Elle explique que savoir reconnaître quand on a besoin d’aide est étonnamment difficile à apprendre et à mettre en application car personne ne veut être perçu comme faible ou incompétent.

Mais une étude récente menée par la Harvard Business School suggère que demander de l’aide vous fait paraître plus compétent. Selon les auteurs de l’étude, quand vous demandez conseil à quelqu’un, vous reconnaissez son intelligence ou son expertise, ce qui augmente vos chances de rallier cette personne à votre cause.

7. Savoir quand se taire, et le faire

« Vous ne pouvez pas vous plaindre sans cesse des choses qui vous paraissent anormales dans le monde, » écrit Roshna Nazir. « Parfois, vous devez juste vous taire. »

Il y a beaucoup de situation où garder ses idées pour soi est la meilleure des options. « Quand nous sommes énervés, agacés, agités ou vexés, nous laissons échapper tout ce qui nous passe par la tête », explique Anwesha Jana. Et nous risquons de le regretter plus tard.

Se taire quand on est agacé est l’une des meilleures compétences à acquérir et, bien sûr, l’une des plus difficiles.

8. Etre à l’écoute

Le corollaire de se taire c’est d’écouter, déclare Richard Careaga

« La plupart d’entre nous sommes complètement dépassés par ce qu’il y a à faire au travail (messagerie instantanée, sonneries de téléphone). » Notre cerveau ne peut accepter qu’une partie des informations avant d’être saturé », nous a expliqué Nicole Lipkin, auteur de « What Keeps Leaders Up At Night« .

Une astuce pour une écoute active : répéter ce que vous avez entendu à d’autres personnes. « Quand tout le monde a les mêmes informations, c’est tellement plus facile », affirme Nicole.

9. Se mêler de ses affaires

« Apprendre et maîtriser cette compétence prend un temps fou, » reconnaît Aarushi Ruddra.

Selon elle, mettre votre nez dans le travail des autres n’est en aucun cas utile et vous fait perdre du temps et de l’énergie. « Vous n’avez aucun droit de donner votre opinion sur un sujet qui ne vous concerne pas, même si vous êtes la seule personne à avoir raison. »

10. Maîtriser ses pensées

Pour faire et réussir ce que vous voulez, vous devez orienter vos pensées, explique Mark Givert.

« Nous sommes tous le produit d’expériences passées et toutes nos pensées en sont le résultat. Mais le passé ne vaut pas l’avenir ».

Article de Rachel Gillett. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : 10 skills that are hard to learn but pay off forever

Blanchard: Looking Forward, Looking Back

Avatar de Philippe WAECHTERLe Blog de Philippe Waechter

Interview d’Olivier Blanchard – Bilan de ses années à la tête de la recherche économique du FMI

Olivier Blanchard will step down as Economic Counsellor and Director of the IMF’s Research Department at the end of September.

He will join the Peterson Institute for International Economics in October as the first C. Fred Bergsten senior fellow, a post named for the founder of the influential 35-year-old, Washington-based think tank.

When French-born Blanchard, a former chairman of the economics department at the Massachusetts Institute of Technology, joined the IMF on September 1, 2008, little did he realize that he would be at the center of a global economic storm. Two weeks later, Lehman Brother’s bank collapsed, marking what many consider the start of the 2008-09 global financial crisis.

“The crisis was a traumatic event during which we all had to question many cherished beliefs,” said Blanchard. This included questioning various assumptions…

Voir l’article original 1 720 mots de plus

Trois erreurs à éviter au moment de planifier une succession

Voici un article pouvant vous démontrer pourquoi vous pourriez avoir besoin de planifier Générationsvotre succession, en cas de décès.  Pour la plupart des gens, il existe deux certitudes:  vous décèderez un jour et vous payerez des impôts.  Et vous n’avez pas besoin d’être riche…seulement d’avoir quelques économies (REER, CÉLI, etc) et/ou d’être propriétaire d’une maison, d’un condo ou d’autres biens.

Savez-vous quelle serait la valeur de votre succession…advenant un décès le mois prochain?  Avez-vous un testament qui prévoit à qui vous léguez?  Et qui vous fait profiter de stratégies pour réduire la facture de vos impôts de succession?  Évitez donc les tracas et les mauvaises surprises à vos proches en cas de décès.

Planifier sa succession, ça ne fait pas mourir!

Article tiré de Finance et Investissement du 31 août 2015

Trois erreurs à éviter au moment de planifier une succession, selon Jamie Golombek

Plus de la moitié des Canadiens (51 %) prévoient léguer des biens à leur décès et la valeur moyenne des actifs légués s’élève à 377 950 $, selon un sondage de la Banque CIBC.

Selon les données du sondage, 7 % des répondants prévoient léguer des actifs dont la valeur globale est d’un million de dollars (1 M$) ou davantage, et 11 % des répondants estiment que cet actif se situera entre 500 000 $ et 999 999 $. À l’autre bout du prisme, 11 % des répondants prévoient léguer une valeur moindre que 50 000 $, et 30% ne sont pas en mesure d’offrir une évaluation des actifs qu’ils transmettront à leurs héritiers.

Jamie Golombek, directeur gestionnaire, Planification fiscale et successorale, Banque CIBC, se dit toutefois surpris de constater que bien des gens n’ont pas de testament ou croient qu’ils n’en ont pas besoin : « Sans planification appropriée et sans testament écrit, vous laissez la loi décider à qui vos actifs seront transférés et vous pourriez exposer vos héritiers à toutes sortes de problèmes. »

Trois principales erreurs

Dans son étude intitulée Votre succession il faut y voir, Jamie Golombek évoque les erreurs courantes commises par les Canadiens au moment de planifier leur succession.

La principale erreur consiste à avoir des idées fausses quant à ce qui constitue une succession. Ainsi, bien que le terme « succession » soit souvent associé à une image de vastes manoirs ou de luxueux chalets en bordure d’un lac, presque tous les adultes ont une succession sans être riche pour autant. Un régime d’épargne- retraite ou des biens immobiliers comme une maison familiale sont des exemple de ce qui constitue une succession, illustre-t-il.

« La planification successorale consiste à prendre des dispositions pour la gestion et la transmission de votre succession », indique Jamie Golombek. Selon lui, un plan successoral est toujours recommandé lorsqu’une personne possède des biens, mais il est essentiel si cette personne désire prendre soin de personnes à charge, comme un conjoint ou des enfants.

Laisser le gouvernement rédiger le testament est la seconde erreur et l’une des plus courantes en planification successorale, selon Jamie Golombek. La succession est alors administrée selon la loi provinciale, de sorte que la décision d’aspects fondamentaux est laissée au gouvernement.

Ainsi, le conjoint survivant pourrait ne pas avoir droit à tous les biens, puisque dans la plupart des provinces, après l’octroi d’une part préférentielle de la succession au conjoint, le solde sera réparti entre le conjoint et les enfants. De même, le conjoint survivant pourrait ne pas être en mesure de prendre possession de la propriété familiale si la part de la succession des enfants excède la valeur des biens immobiliers. Le conjoint pourrait alors devoir la vendre afin de rembourser le solde restant.

Les personnes désirant s’assurer que leurs biens soient transmis aux personnes qui leur sont chères, conformément à leurs volontés et sans entraîner trop de retards et de coûts, un plan successoral et un testament écrit sont des options à considérer sérieusement, affirme-t-il.

Au nombre des conséquences liées à l’absence de testament, Jamie Golombek mentionne que les enfants mineurs pourraient ne pas avoir accès à leur part de la succession, puisque leur héritage pourrait devoir être versé au tribunal pour qu’un organisme gouvernemental le gère jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de la majorité.

Aussi, le conjoint survivant pourrait ne pas être automatiquement désigné comme administrateur de la succession, à moins de s’adresser au tribunal pour s’en assurer, selon lui. Finalement, la valeur de l’héritage pourrait être affectée par l’impôt, alors qu’une planification permettrait possiblement de différer l’impôt sur le revenu en tirant parti de divers transferts libres d’impôt au conjoint.

La troisième erreur évoquée par Jamie Golombek consiste à planifier une succession en l’absence d’un professionnel.

« L’inexpérience et le manque de connaissances sont à l’origine de nombreuses erreurs de planification successorale. Les lois sur la famille, la succession et l’impôt sur le revenu sont très complexes et varient d’une province à l’autre. De plus, ces lois changent fréquemment », affirme Jamie Golombek.

Selon lui, l’obtention de conseils professionnels permet d’éviter une réduction de la succession et des complications pour la prochaine génération. Jamie Golombek estime que le coût de bons conseils est souvent inférieur au coût de l’impôt et de frais inutiles liés à l’absence de plan successoral.

Le sondage a été effectué en ligne du 19 et 20 mai 2015, auprès d’un échantillon de 1 504 adultes canadiens choisis au hasard parmi les personnes inscrites au Forum Angus Reid. La marge d’erreur est de plus ou moins 2,53 %, 19 fois sur 20.

Le top 5 des principales erreurs à éviter absolument lors de la transmission de votre entreprise

Peu importe à quel stade de développement est votre entreprise, la transmission est dans la tête de chaque entrepreneur. Mais dès que l’on commence à penser à cette possibilité, les questions se bousculent dans votre tête.

Nombreux sont les obstacles qui n’attendent qu’à vous faire trébucher dans votre projet de transmission.

Depuis de longues années, j’ai eu l’occasion de constater que certaines erreurs revenaient systématiquement et j’ai souhaité ici vous les faire partager afin de vous aider à réussir votre transmission d’entreprise.

Il y a d’autres erreurs que celles évoquées dans cet article mais celles-ci sont les plus grossières et pourtant assez courantes !

Ainsi vous avez développé une entreprise et vous pensez maintenant à la transmettre.

Alors que nombre d’entre vous avez rédigé un business plan pour lancer votre affaire ou pour définir une stratégie de développement, peu nombreux sont les entrepreneurs à penser à définir un plan de sortie.

Peu importe si votre entreprise est de taille modeste, ou si vous avez déjà construit une marque à succès, voici les cinq principales erreurs à éviter lors de la vente de votre entreprise : Les 5 principales erreurs à éviter lors de la transmission.

Erreur 1. Penser que vous êtes prêt à vendre lorsque vous ne l’êtes pas

Pour la plupart des propriétaires d’entreprises, la transmission d’une entreprise est un événement unique dans une vie. Prenez du recul et analyser objectivement votre état émotionnel qui est pour l’instant entièrement investi dans votre entreprise et comment demain votre vie va radicalement changer quand vous allez quitter votre entreprise. Serez-vous aussi heureux et comblé de faire quelque chose d’autre ?

Vous aurez également besoin de poser des questions difficiles au sujet de vos attentes financières. Avez-vous une idée de la vraie valeur de votre entreprise ? Quels sont vos objectifs financiers personnels ? Avez-vous besoin d’aide pour réaliser cette transaction et si oui acceptez-vous de rémunérer des conseillers ?

Erreur 2. Penser que votre entreprise est prête à vendre quand elle ne l’est pas

Émotionnellement et financièrement, vous pourriez être impatient d’aller de l’avant. Mais quand est t-il de votre entreprise ? Certains facteurs peuvent réduire la valeur de votre entreprise dans une transmission ou même empêcher totalement la transmission de se réaliser. Par exemple : Avez-vous des contrats qui ne sont pas cessibles ? Avez-vous obtenu l’accord de la collectivité des actionnaires sur votre projet ? Votre clientèle est-elle concentrée sur quelques clients ?

Si vous avez répondu «oui» à l’une de celles-ci, vous pourriez avoir quelques problèmes sur la table à régler !

Ils peuvent sans doute être corrigés, mais cela prend du temps.

Identifier les problèmes qui peuvent être repérés facilement par tout repreneur, corrigez les avant de transmettre et si ce n’est pas le cas, annoncez-les aux repreneurs potentiels ainsi que les solutions que vous avez commencées à mettre en place.

De même, mettez-vous à la place d’un repreneur qui va réaliser un audit : enlevez tous les cadavres des placards et nettoyer votre entreprise, pas seulement vos bureaux ou installations mais aussi son organisation, sa gestion, etc…

Erreur 3. Ne pas avoir une équipe d’experts M & A expérimentés

Un boxeur professionnel ne va pas se battre contre un adversaire seul. Bien sûr, il va se retrouver seul sur le ring, mais à tout le moins, il a son coach, entraineur et agent juste derrière lui. De même, un repreneur s’entoure de conseillers financiers, fiscaux et juridiques pour prendre le contrôle d’une entreprise. Au minimum pour conclure une transaction, vous devez avoir à vos côtés un conseiller financier, un avocat d’affaires expérimenté ainsi qu’un professionnel qui peut vous fournir des conseils fiscaux solides.

Rappelez-vous: les repreneurs sont des pros. Si vous cherchez à vendre à un fonds d’investissement, vous devez connaître leur politique d’investissement pour comprendre la cohérence de l’acquisition de votre entreprise. Et si vous envisagez de vendre à un grand groupe, vous serez souvent en face de dirigeants très expérimentés dans votre domaine.

Vérifiez que vous disposez bien d’une équipe d’experts compétents à vos côtés qui peut non seulement anticiper les problèmes avant qu’ils ne surviennent, mais peut aussi vous aider à les résoudre lorsqu’ils se présentent.

Erreur 4. Supposer déjà connaître le repreneur de votre entrepreneur

Peut-être avez-vous un concurrent qui constamment vous demande de penser à lui dès que vous allez passer la main ? Ou peut-être vous avez reçu des appels d’un fonds d’investissement avec une fréquence croissante ?

Lorsque vous arrivez au stade de la transmission, il est tentant de prendre la première offre qui se présente et d’engager des discussions avec ce providentiel repreneur.

Mais le repreneur providentiel n’est pas souvent le bon repreneur.

En fait, beaucoup d’entre eux sont des coureurs de fond, et ils ne vous donneront pas ce que votre entreprise vaut vraiment.

Donc, de loin vous devez mettre aux enchères votre entreprise afin de maximiser sa valeur et surtout négocier avec au minimum 2 repreneurs jusqu’à l’obtention d’une lettre d’intention.

Erreur 5. Vous consacrer entièrement à votre projet de transmission

Tant que vous êtes propriétaire de votre entreprise, l’activité continue et vous ne devez pas lever le pied. Bien au contraire, les résultats de votre entreprise doivent rester votre priorité.

Le processus de transmission est important, mais cela ne devrait vous freiner dans les opérations quotidiennes et dans la poursuite des objectifs fixés pour votre entreprise.

Si vous décidez de ne pas vous engager sur un contrat important ou choisir de ne pas investir dans un équipement nécessaire parce que vous pensez que la transaction va bientôt se réaliser, c’est un risque que vous ne pouvez prendre.

Vous ne savez jamais si la transaction va aboutir, soit parce que les conditions proposées par le repreneur ne vous conviennent finalement pas, soit parce que le repreneur se désiste.

Pour de nombreuses raisons, les offres les plus prometteuses sont trop belles pour être vraies et souvent tombent à l’eau. Alors gardez la tête sur les épaules et ne considérez jamais qu’une transaction est faite tant qu’elle n’est pas signée – et reposez-vous sur vos conseillers de confiance vous accompagner sur le processus de transmission.

Enfin un dernier conseil, gardez toujours les pieds sur terres quelques soient les propositions que vous recevez et considérerez jusqu’à la dernière seconde de signature de l’acte définitif que rien n’est acquis avec un repreneur.

Les conseils de Fabrice Lange proviennent de nombreuses années d’expériences. En suivant ses conseils vous pouvez éviter de nombreuses erreurs et ainsi augmenter très fortement les chances de réussite de votre projet. Suivre ces conseils va mettre votre entreprise en pole position sur son marché pour attirer de manière magnétique de très nombreux repreneurs.

Fabrice LANGE ACTORIA GROUP # transmission

Possédez-vous les gènes du mental gagnant?

SE GÉRER SOI-MÊME

gagnant

Plusieurs études de Tali Sharot, une chercheuse en psychologie et neurosciences à Londres, montrent qu’il existe un gène du bonheur ou de l’optimisme. Par analogie, il est fort probable qu’il existe aussi un gène du mental gagnant.

Pour Martin Seligman, de l’Université de Pennsylvanie, le créateur de la psychologie positive, le bonheur est maîtrisable puisque qu’il dépend à 50% des gènes, à 40 % du travail personnel et à 10% de l’environnement extérieur. Nous aurions donc le pouvoir d’agir sur notre bonheur au moins à hauteur de 40%, et même plus car nous sommes partiellement responsable de notre environnement extérieur.

Comme pour le bonheur, de nombreuses études montrent qu’un grand nombre de variables génétiques influent sur la performance des athlètes de haut niveau (voir les travaux du Dr Wohlfahrt à ce sujet). Nous avons tous connu, au collège, des jeunes très au-dessus du lot en course à pied, en natation ou en saut en hauteur. La question à se poser est : avec un entraînement spécifique, puis-je moi aussi progresser dans un domaine précis? La réponse est oui. L’enjeu n’est donc pas de savoir si vous possédez ou non le gène du mental performant mais plutôt de réfléchir à la façon de progresser, quel que soit votre niveau actuel.

Comment développer un mental gagnant? En appliquant la méthode « PREFERA », synthèse des pratiques de nombreux champions dans leurs domaines :

Plaisir : Réalisez, dans la même semaine, trois choses qui vous font plaisir. Cela renforcera votre bonheur.

Raisons d’être : Déterminez vos deux raisons d’être dans la vie : qu’est ce qui est important pour vous? Et faites tout pour vous en rapprocher.

Exigence : Fixez-vous trois objectifs par semaine, par mois, par an. Ecrivez-les et tenez-les.

Forme : Identifiez ce qui est important pour vous pour rester en forme: nombre d’heures de sommeil, temps de relaxation, temps pour l’activité physique…

Echange : Organisez des moments d’échanges dans votre semaine, à la fois professionnels et personnels.

Réussite : Notez chaque soir votre «réussite» de la journée

Amour de soi : Qu’est ce que vouliez accomplir il y a 10 jours et que vous avez atteint? Quelle est, par exemple, votre fierté personnelle de la semaine?

Mais avant de mettre en pratique cette méthode au quotidien, testez votre mental. Cela vous donnera une idée du travail à accomplir. Pour cela, en face de chaque question, il vous suffit de répondre oui ou non (oui = 1 point, non = 0 point).

1- J’ai des projets personnels?

2- J’ai un projet professionnel?

3- Je maîtrise mon environnement?

4- J’ai des loisirs?

5- Je me sens en pleine forme?

6- J’ai l’impression d’apprendre tous les jours?

7- Je suis actif face aux situations nouvelles?

8- J’accepte facilement la critique?

9- Je ne me sens quasi jamais débordé?

10- J’ai souvent l’impression d’arriver à mes fins?

11- Je sors souvent de chez moi?

12- J’accepte mes erreurs?

13- J’ai le sentiment d’avoir beaucoup de relations?

14- J’ose assez tenter des choses nouvelles?

15- Je n’ai aucune difficulté à me concentrer durablement?

Niveau 1 : Vous avez plus de 10 points :

Vous possédez déjà un mental de champion. C’est bien mais à présent, il faut l’entretenir.

Niveau 2 : Vous avez entre 5 et 10 points :

Vous êtes dans la moyenne de performance nationale. La mise en œuvre d’un programme personnalisé peut vous rapprocher du niveau 1.

Niveau 3 : Vous avez entre 0 et 5 points :

Bonne nouvelle, vous allez trouver de nombreuses pistes d’amélioration dans la méthode PREFERA.

Le management à la française serait-il dépassé?

obsolète-dépassé

Le modèle économique et social français perd jour après jour son efficacité tant au plan macro que microéconomique. La précarisation des emplois et le chômage de masse en témoignent. Et dans nos organisations, notamment les grandes – de plus de 1000 salariés -, l’étude réalisée par Capgemini Consulting avec TNS Sofres («Le management français à l’épreuve de la bascule numérique», premier trimestre 2014) montre un désengagement massif des cadres. Désengagement que l’on n’observe pourtant dans aucun des six autres pays de l’étude. Peut-on s’y résigner? Certainement pas.

Car il n’est pas là seulement question du «moral» des salariés français. Mais aussi de la compétitivité de nos organisations et de leur capacité à s’adapter. Des pistes concrètes existent, qui requièrent certes des changements d’attitude et de pratiques mais qui restent néanmoins à portée de main. Une chose est sûre, certaines de nos méthodes de management sont à revoir. Sans attendre.

Un modèle historique à bout de souffle au mauvais moment

Le modèle économique et social français construit dans l’après-guerre a soutenu les succès des Trente Glorieuses. Puis, choc après choc (choc pétrolier, mondialisation, révolution numérique…), il a perdu de sa superbe. Il montre aujourd’hui des signes élevés d’inefficacité collective au moment même où nous devons affronter un monde en mutation majeure.

Avec l’ère numérique, nous sommes entrés dans une phase de transition accélérée où les équilibres traditionnels se trouvent fragilisés. Des modèles de développement agiles et agressifs de la «nouvelle économie» mettent en souffrance la plupart des organisations historiques. Elles vont avoir besoin de ressort et de tonus social pour affronter cette nouvelle donne. Or, dans les organisations françaises, près de la moitié des salariés sont «désenchantés», en retrait vis-à-vis de leur entreprise et 50% considèrent avoir un «retour sur investissement» perdant.

Côté management, le constat n’est pas plus brillant. Pour 25% des managers des grandes organisations françaises, le changement ne va pas dans «la bonne direction». Et plus de 40% ont des doutes. Il ne reste donc qu’un tiers des cadres pour supporter le changement : moitié moins qu’en Allemagne (55%), qu’en Espagne (63%) ou qu’aux Etats-Unis (71%). La ligne managériale française est massivement fragilisée à un moment où nos organisations sont confrontées à des défis majeurs, voire vitaux. Imaginer qu’elles peuvent les surmonter avec des managers aussi peu engagés est une pure illusion. Il est donc indispensable de comprendre les causes de cette situation.

Un mépris de l’économie

Il existe des réactions nationales très différentes face au changement. Dans nombre de pays, il est d’abord vu comme une opportunité (pour plus de 70% des salariés aux Etats-Unis, au Brésil, en Chine, en Allemagne…). Le changement est donc dans son principe vécu positivement. C’est beaucoup moins le cas en France.

On sait que, de longue date, les dynamiques économiques ont été assujetties a une tutelle politique d’un état centralisateur et interventionniste : de la Manufacture des Gobelins au volontarisme industriel Gaullien, la France est marquée par un mépris de l’économie. Une culture française de centralisation et de planification visant à constituer des champions économiques et industriels de long terme, protégés par une volonté d’Etat et une économie réglementée.

Les années passant, nous avons gardé la culture d’un modèle dont l’efficacité tant micro que macro-économique est contestée par les faits. Et s’il y a un monde qui aujourd’hui est aux antipodes de cette culture héritée, c’est bien celui du digital, où nous sommes pourtant entrés de plain pied.

En même temps, toute une partie de la société civile fait preuve d’un réel dynamisme entrepreneurial qui permet, chaque année, à de jeunes champions de l’économie digitale d’émerger : ainsi la France domine largement l’Allemagne au classement des 500 start-up ayant connu les plus fortes croissances. Ce n’est donc pas la société française qui est bloquée mais ses grandes organisations.

Hope in French Management : les voies du renouveau

Passer d’une culture crispée de la rente à une culture positive du mouvement, tel est l’objectif. Il nécessite d’adopter des modes de management propices à l’engagement des salariés et au développement de nos organisations dans une société désormais numérique.

Plus que dans d’autres pays, les grandes organisations françaises et leurs équipes dirigeantes doivent avoir le courage et la lucidité de voir que «ça ne marche plus»… Nous appelons «open management» cette exigence de ré-interrogation profonde de nos convictions et de nos pratiques. Ce renouveau pose deux exigences : le ré-engagement des salariés, comme de leurs managers, et l’adaptation de nos fonctionnements pour permettre à l’organisation de survivre et de se développer. Croire aux seules vertus des technologies sans revisiter nos pratiques et nos valeurs, c’est croire dans les vertus curatives du cautère sur une jambe de bois.

S’engager VRAIMENT dans le numérique

Alors même que toutes les rentes sont attaquées, notre étude montre que seuls 20% des cadres dirigeants français considèrent que les technologies digitales ont un impact « très positif » sur la performance. La grande majorité de leurs homologues allemands (56%), britanniques (57%), américains (58%) ou brésiliens (69%) en sont eux convaincus. Comment ne pas associer cette faible conviction à une forme de certitude que les positions installées sont solides, qu’il n’y a pas urgence… C’est pourquoi un véritable changement doit s’opérer à la tête de nos organisations sur le niveau d’engagement dans la révolution numérique en cours.

Casser le monopole du centralisme décisionnaire

Un modèle managérial hiérarchique vit sur l’évidence que le «haut» pense et décide, et que le «bas» obéit et exécute. Nombre de cadres et salariés français sont donc les spectateurs passifs d’un processus de réflexion et de décision. Si deux tiers des cadres des grandes organisations françaises ne sont pas du tout convaincus par le changement qui leur est proposé, c’est certainement parce qu’ils ont le sentiment de ne pas avoir eu un grand rôle à jouer dans son élaboration…  Pour sortir de cette impasse où les uns décident et les autres regardent, il faut repenser les grands processus d’orientation de l’entreprise : responsabiliser davantage, prôner une culture du dialogue, de l’expérimentation, de l’initiative… Tout ceci est indispensable pour faire évoluer notre culture managériale.

Valoriser le courage managérial et la prise d’initiatives

Pour nombre d’organisations, l’enjeu est moins l’innovation par exception que la capacité à changer, à expérimenter, à muter… Dans un pays où 40% des managers perçoivent le changement comme un risque, le cœur du sujet est justement la prise de risque managérial : les innovations sont là, partout, de toutes natures… le problème est que nos entreprises sont rétives et lentes à les absorber.

Le numérique constitue un terrain favorable pour cette mutation. D’ailleurs, pour plus de 80% des salariés, les outils digitaux représentent un avantage tant pour leur entreprise que pour eux. Ils y voient notamment une opportunité d’améliorer les fonctionnements, souvent déficients, qu’ils subissent au quotidien. Raison de plus pour utiliser ces outils comme un levier de renouveau, d’expérimentation tout azimut au service des enjeux tant business que sociaux de nos structures professionnelles.

Parier sur le management de proximité

La qualité du management de proximité est l’un des leviers majeurs de l’engagement des salariés et de l’adaptation de nos organisations. Selon notre étude, un peu plus de la moitié des Français considèrent avoir un bon manager de proximité. Or, parmi eux, 80 % font confiance à leurs équipes dirigeantes, alors qu’ils ne sont que 10 % à afficher la même confiance lorsqu’ils estiment, au contraire, avoir un mauvais manager. Intuition forte avant de réaliser notre étude, conviction étayée depuis : le management de proximité incarne l’organisation et son équipe dirigeante, influe sur le «capital confiance» des salariés. Il est déterminant également dans l’acceptation du changement. Dans un monde en transformation accélérée, la dynamique positive, si elle existe, se joue pour beaucoup à ce niveau de l’organisation.

Autre enseignement marquant de cette étude, les implantations françaises d’entreprises étrangères font mieux que nous en matière d’engagement. C’est donc moins «l’état d’esprit» des salariés français qui est en cause que les systèmes managériaux auxquels ils sont confrontés au quotidien.

La transformation de nos modèles, de nos pratiques est une évolution nécessaire et attendue dans nos grandes organisations. Car seules les entreprises adaptées dans leurs modes de fonctionnement et leur management sauront répondre aux nouvelles exigences d’un monde digital, ouvert et décentralisé.

Cette (r)évolution est attendue par la jeune génération, Y et bientôt Z comme le confirme l’étude récente BNP Paribas/The Boson Project. C’est le premier enseignement des projets de «reverse mentoring» que nous menons : si les jeunes sont aussi volontaires et motivés à «mentorer» leurs cadres dirigeants, c’est qu’ils voient là un levier positif de transformation de cultures organisationnelles qui les frustrent au quotidien.

Mais ce renouveau est tout aussi attendu par les managers qui veulent redevenir des acteurs impliqués dans les choix de l’entreprise, et pas être uniquement les «porteurs spectateurs» de décisions plus ou moins comprises.