Monthly Archives: Mai 2015

STOP À L’AUTO-MANIPULATION : 30 CHOSES QUE VOUS DEVRIEZ ARRÊTER DE VOUS FAIRE À VOUS MÊME

En tout cas, voici quelques conseils bien utiles. Toutes ces petites choses négatives, nous nous les infligeons souvent, parfois sans même nous en rendre compte. On peut pourtant s’en débarrasser:il suffit d’une certaine prise de conscience…(Voir mes petits conseilles perso  à la fin de la liste )

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1. ARRÊTEZ DE CÔTOYER LES MAUVAISES PERSONNES.

Parce que la vie est trop courte pour perdre son temps avec ceux ou celles qui vous empêchent d’être heureux. Si quelqu’un vous veut vraiment dans sa vie, il vous fera de la place. Ignorez ceux qui sous estiment votre véritable valeur. Et souvenez-vous bien que ce ne sont pas les personnes qui sont à vos côtés quand tout va bien, mais bien ceux qui restent là quand tout va mal qui sont vos véritables amis.

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2. ARRÊTEZ DE FUIR LES PROBLÈMES.

Affrontez les de front. Non, bien sûr que ce n’est pas facile. Personne n’est capable de résoudre instantanément et sans efforts ses problèmes. Tous, nous souffrons, nous tombons, nous sommes tristes par moments. Parce que c’est bien là le sens premier de notre existence : faire face au problèmes, apprendre, s’adapter, pour les résoudre. Ce sont ces problèmes qui nous façonnent et font de nous la personne que nous sommes.

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3.ARRÊTEZ DE VOUS MENTIR.

On peut peut-être mentir aux autres, mais on ne peut pas se mentir à soi-même. Jamais. Si on n’arrive pas a être honnête avec soi-même, comment espérer que les autres le soient ?

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4. ARRÊTEZ DE METTRE VOS PROPRES BESOINS ET VOS PROPRES ENVIES AU SECOND PLAN.

La pire chose qui soit, c’est de se perdre soi même en aimant trop quelqu’un, et d’oublier que l’on est spécial, nous aussi. Oui, il faut penser aux autres. Mais il faut penser à soi aussi. Le meilleur moment pour poursuivre ses rêves, ses ambitions, ses passions…C’est maintenant.

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5. ARRÊTEZ D’ÊTRE QUELQU’UN QUE VOUS N’ÊTES PAS.

Cela paraît simple, et pourtant c’est un véritable défi d’être soi-même dans ce monde qui vous pousse à être comme tous les autres. Vous trouverez toujours une personne plus belle, plus forte, plus jeune, plus riche, mais jamais une autre personne qui soit vous ! Ne changez pas pour que les autres vous aiment. Restez vous-même, et les bonnes personnes vous aimeront.

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6. ARRÊTEZ DE VOUS ACCROCHER AU PASSÉ.

Vous ne pourrez pas passer au chapitre suivant dans votre vie, si vous ne faites que lire quelques pages en boucle.

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7. ARRÊTEZ D’AVOIR PEUR DE FAIRE DES ERREURS.

Dites vous toujours que faire quelque chose, et échouer est beaucoup, beaucoup plus productif que de ne rien faire. Chaque réussite a son histoire d’erreurs derrière elle, et chaque erreur guide un peu plus vers la réussite. On finit par regretter les choses que l’on n’a pas tentées bien plus que celles où l’on a échouées.

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8. ARRÊTEZ DE VOUS DÉVALORISER À CAUSE DE VOS VIEILLES ERREURS.

Vous n’êtes pas uniquement la somme de vos erreurs passées, bien au contraire : Vous êtes là, ici et maintenant, avec un pouvoir phénoménal dans vos mains : celui de changer le cours de votre journée, et celui de votre futur par la même occasion. Voyez chaque événement de votre vie comme quelque chose qui vous prépare pour un moment à venir.

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9. ARRÊTEZ D’ESSAYER D’ACHETER DU BONHEUR.

Elles sont nombreuses, les choses que nous désirons et qui sont chères à l’achat. Mais ce ne sont que des désirs, pas du bonheur. Les seules choses qui peuvent vraiment nous satisfaire en profondeur sont gratuites : l’amour, le rire, nos passions…

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10. ARRÊTEZ DE CHERCHER LE BONHEUR UNIQUEMENT CHEZ LES AUTRES

Si vous n’êtes pas heureux avec ce que vous êtes, à l’intérieur de vous même, vous ne serez jamais heureux dans une relation avec une autre personne non plus, et qu’importe la personne. Acceptez vous vous-même, assurez vous de la stabilité de votre propre vie avant de vouloir la partager avec quelqu’un d’autre.

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11. ARRÊTEZ D’ÊTRE PASSIF

Ne réfléchissez pas trop, ou vous risquez de créer un problème qui n’était pas là au départ. Evaluez les situations et faites une action décisive, au lieu de rester indécis. Qui dit progrès, dit prise de risque. C’est aussi simple que ça.

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12. ARRÊTEZ DE VOUS DIRE QUE VOUS N’ÊTES PAS PRÊT.

Personne ne se sent prêt à 100% quand une opportunité pointe le bout de son nez. Parce que la plupart des grandes opportunités qui arrivent dans la vie nous forcent à grandir au delà de nos zones de confort.

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13. ARRÊTEZ DE VOUS INVESTIR DANS DES RELATIONS POUR LES MAUVAISES RAISONS.

Le proverbe est bien connu : mieux vaut être seul que mal accompagné. Pas besoin de se presser. Si quelque chose doit être, il deviendra réalité, au bon moment, avec la bonne personne et pour les bonnes raisons. Tombez amoureux quand vous vous sentez prêts, pas parce que vous vous sentez seuls.

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14. ARRÊTEZ DE REJETER LES NOUVELLES RELATIONS JUSTE PARCE QUE LES AUTRES N’ONT PAS MARCHÉ.

Dans la vie vous vous rendrez compte qu’il y a une raison d’être pour chaque personne que vous rencontrez. Certains vous testeront, d’autres vous utiliseront, d’autres vous apprendront des choses. Mais plus important encore, certains vous aideront à faire sortir le meilleur de vous-même.

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15.ARRÊTEZ D’ESSAYER D’ÊTRE EN COMPÉTITION AVEC LES AUTRES.

Ne vous focalisez pas sur ce que les autres font de mieux que vous. Concentrez vous sur le fait de dépasser vos propres limites, et de battre vos propres records chaque jour. Le succès est une bataille entre vous et vous-même seulement.

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16.ARRÊTEZ D’ÊTRE JALOUX DES AUTRES

La jalousie, c’est l’art de contempler la chance qu’a un autre au lieu de contempler la sienne. Posez vous la question : qu’est-ce que j’ai que tous les autres voudraient aussi avoir ?

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17.ARRÊTEZ DE VOUS PLAINDRE ET D’AVOIR PITIÉ DE VOUS MÊME.

Les chemins de la vie sont parfois tortueux, mais ils vous amènent toujours quelque part. Avec un peu de recul, regardez les épisodes négatifs de votre vie , vous verrez qu’ils sont souvent autant d’obstacles que vous avez franchi et qui vous ont amené à être plus forts aujourd’hui.

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18.ARRÊTEZ DE GARDER DE LA RANCUNE

Si vous vivez votre vie avec de la haine dans le cœur, vous allez au final vous faire plus de mal à vous même qu’a ceux que vous haïssez. Pardonner, ce n’est pas dire « ce que tu m’a fait n’est pas grave ». C’est dire « Je ne vais pas laisser ce que tu m’a fait m’empêcher d’être heureux ». Trouvez la paix, libérez vous. Et rappelez vous que le pardon ce n’est pas uniquement positif pour les autres mais pour vous aussi. Si vous le devez, pardonnez vous à vous-même, avancez et essayez de faire mieux la prochaine fois.

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19.ARRÊTEZ DE LAISSER LES AUTRES VOUS ABAISSER À LEUR NIVEAU

Refusez de baisser vos standards pour accommoder ceux qui refusent d’élever les leur.

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20.ARRÊTEZ DE PERDRE VOTRE TEMPS À VOUS JUSTIFIER.

Vos amis n’ont pas besoin que vous le fassiez, et vos ennemis ne vous croiront pas de toute façon, et ils trouveront toujours quelque chose à redire. Faites simplement ce que votre cœur juge bon.

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21.ARRÊTEZ DE FAIRE LES MÊME CHOSES ENCORE ET ENCORE SANS FAIRE DE PAUSE.

Le meilleur moment pour souffler un gros coup c’est encore quand on a le temps. Si vous continuez de faire ce que vous faites, vous continuerez aussi à avoir ce que vous avez. Il est donc important de se distancier de temps en temps.

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22.ARRÊTEZ DE SOUS-ÉVALUER LA BEAUTÉ DES PETITS INSTANTS.

Apprenez à apprécier les petites choses, parce qu’il se pourrait bien qu’un jour vous regardiez en arrière et que vous vous rendiez compte qu’il s’agissait en fait de grandes choses. Les meilleurs instants d’une vie sont ces petits instants en apparence insignifiants que l’on traverse le sourire aux lèvres avec les personnes que l’on aime.

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23.ARRÊTEZ D’ESSAYER DE RENDRE LES CHOSES PARFAITES

Le monde « réel » ne récompense pas les perfectionnistes, il récompense les gens qui se débrouillent pour que les choses soient faites.

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24.ARRÊTEZ DE SUIVRE LA VOIE DU MOINDRE EFFORT

La vie n’est pas facile, surtout lorsqu’on cherche à accomplir quelque chose qui en vaut la peine. Ne prenez pas les chemins faciles. Faites l’extraordinaire.

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25. ARRÊTEZ DE FAIRE SEMBLANT QUE TOUT VA BIEN QUAND ÇA N’EST PAS VRAI.

C’est tout a fait normal d’avoir des moments de faiblesse. Vous n’avez pas besoin de prouver constamment que vous êtes fort et que tout va bien. Qu’importe ce que les gens pensent ? Pleurez, si vous avez besoin de pleurer. Le plus tôt vous le ferez, le plus tôt vous serez capables de sourire de nouveau.

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26. ARRÊTEZ DE TENIR LES AUTRES RESPONSABLES DE VOS PROBLÈMES.

L’ampleur des rêves que vous pourrez réaliser dépend de votre capacité à prendre la responsabilité de votre vie et de vos actions. Quand vous tenez les autres pour responsables de quelque chose, vous choisissez peut être une voie facile…Mais vous niez votre propre responsabilité, et donnez aux autres le pouvoir par rapport à cet aspect-là de votre vie.

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27. ARRÊTEZ D’ESSAYER D’ÊTRE TOUT POUR TOUT LE MONDE.

Parce que c’est tout bonnement impossible, et parce qu’en vous acharnant à vouloir le faire, vous ne ferez rien d’autre que vous épuiser en vain. Par contre, faire sourire une seule personne peut changer le monde. Peut être pas le monde entier, mais leur monde, en tout cas.

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28 .ARRÊTEZ DE VOUS ANGOISSER

Le stress ne fera pas disparaître les soucis de Demain, mais il ôtera la joie de Maintenant. Une bonne façon de savoir si quelque chose est vraiment digne de tous ces tracas ? Posez vous la question : est-ce que ce sera vraiment si important dans un an ? Trois ans ? Dans cinq ans ?

Si la réponse est non….Il est peut être temps de baisser un peu la pression.

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29. ARRÊTEZ DE VOUS CONCENTRER UNIQUEMENT SUR LES ÉVÉNEMENTS QUE VOUS NE VOULEZ PAS VOIR ARRIVER.

Concentrez vous sur ce que vous voulez voir arriver, pas sur vos peurs. La pensée positive est la pierre angulaire de toute réussite. SI vous vous réveillez tous les matins en vous disant que quelque chose de génial va vous arriver dans la journée, et que vous observez avec attention, vous verrez que la plupart du temps, la vie vous donnera raison.

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30. ARRÊTEZ D’ÊTRE INGRATS.

Que vous soyez chanceux ou non, quoi qu’il advienne, réveillez vous tous les matins avec le sentiment de gratitude d’avoir la Vie. Quelqu’un, quelque part est en train de se battre désespérément pour conserver la sienne. Nous sommes souvent obsédés par ce qui nous manque, alors que nous ne réalisons bien souvent pas que nous avons certaines choses vraiment précieuses que d’autres n’ont pas.Bon….Il n’y a plus qu’a suivre ces très précieux conseils. La meilleure chose à faire, c’est encore d’apprécier chaque jour à sa juste valeur, et de prendre le temps de laisser son esprit se déployer, un peu plus chaque jour.

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L’AMOUR ET LA CONFIANCE DE SOI 

Avant tout, il est très important de s’aimer sois même. Car nous le savons « si tu veux que les gens t’aiment, aime-toi toi-même ». Je dis ça parce qu’on ne se rend pas compte à quel point c’est important, car, cette étape te permettra d’avoir confiance en toi. Encore une fois, si tu as confiance en toi les gens auront d’autant plus confiance en toi . En effet, pour moi, il en avait fallu du temps pour franchir ces deux étapes, mais ça m’a permis de faire beaucoup de choses sans crainte.

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Si tu t’aimeBien des choses, tu ne feras pas par respect pour toi-même. La dignité fera que tu ne montras pas tes émotions dans les cas extrêmes pour au moins sauver ta fierté dans n’importe quelle situation. Pour finir s’aimer permet de prendre soit de soi s’entretenir physiquement.S’habiller avec les vêtements qui te correspondent sans se soucier de l’avis des autres. Bref, être libre d’esprit.

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Si tu as confiance en toi Tu gagnes en général la confiance des gens qui t’entourent et éloignera les mauvaises personnes qui t’enteront de te manipuler. Car comme par hasard ces personnes ne t’aiment pas et souvent sans raison (en apparence). Et franchement t’en mieux. Ensuite, cette confiance fera que tu connaîtras tes limites (ce que tu sais faire ou pas). Et tu partiras toujours du principe « qui ne tente rien n’ont rien » (ma citation préférée) pour avancer dans la vie. Pour terminer, ça peut paraître bête, mais la confiance permet de ne plus avoir peur de ce que pense des gens et de ne plus avoir peur du regard des autres. Nous savons que cette gêne nous empêche de nous épanouir ou de nous sentir bien lorsqu’on a le pied dehors.

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Il est peut être temps de changer quelque truc maintenant…à toi de jouer !

Et si nous arrêtions de nous mentir ?

L’important n’est pas de savoir pourquoi les gens sont dans la « m…e » mais de savoir comment ils font pour y rester ?  (Jacques Antoine Malarewicz).

Avez –vous le sentiment d’y être ? Et souhaitez-vous y rester ? Oui, je suis d’accord, mon propos est un peu « cash » mais son seul but est de vous faire réagir. je vous propose quelques points de réflexions

Je ne veux pas ici vous mettre la pression mais simplement porter avec bienveillance un regard sur nos « petits travers journaliers » qui au fil du temps nous pourissent la vie et nous rendent ternes et monotones. Vous remarquerez que j’utilise le « nous » plutôt que le « vous » ; d’une part parce qu’il m’arrive à moi aussi de succomber à ces tentations mais d’autre part pour rester dans la bienveillance et de ne pas cèder à la culpabilisation. Restons dans une bienveillance efficace et sereine au milieu de ce monde agité.

J’ai choisi le mode interrogatif, utilisé en coaching,  sans apporter de réponses toutes faites parce que l’objectif est de vous faire trouver vos réponses personnelles ou simplement vous faire réfléchir pour aboutir, peut être, à un déclic.

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Premier point : Que voulons-nous vraiment faire de notre vie ? de nos 3 vies, puisque nous en vivons 3 simultanément : vie personnelle, vie professionnelle et vie familiale !
Quel est notre objectif ? Est-ce que notre activité professionnelle nous épanouit ? Est-ce qu’elle respecte nos valeurs profondes ? Est-ce que nous sommes bien dans notre vie de couple ? Qu’est ce que nous aimerions qui aille mieux ?

Deuxième point : Et si ce n’est pas le cas, avons-nous programmé un plan d’action concret qui relie notre « situation présente » à notre « situation désirée » ? ou restons dans le rêve hypothétique : Ah oui moi si je gagne à l’Euromillion, je….. » ?

Troisième point : Pensons-nous , chaque jour à faire une « to-do list » efficace ?
Reprend- elle seulement l’ensemble des tâches « à faire » (ce qui va augmenter notre dose de stress !!!) ou inclue-t’elle nos priorités (à distinguer des urgences !)

Quatrième point : Avons-nous tendance à reporter à « plus tard » les actions pénibles, toutes celles que nous n’avons pas envie de traiter et qui , le moment venu, deviennent des priorités urgentes et importantes ?


Cinquième point : Avons-nous l’habitude de c
ommencer la journée par ce que nous aimons faire ? Nous arrive t’il (rarement, j’en conviens !) de commencer nos journées par nos petites « manies », « habitudes » qui ne seraient ni importantes, ni urgentes et qui nous feraient perdre du temps ? Je ne parle pas là de nos rituels pour nous mettre en route, ni de prendre soin de nous.
Sixième point : « Sois parfait !  » Nous arrive t’il de nous comporter avec cette injonction issue de notre éducation ? Cette volonté incessante est chevilée au corps et nous oblige à  vouloir toujours être au « top » dans tous les domaines, sans nous autoriser des moments de repos. Vouloir progresser, nous perfectionner est positif et il faut aussi être capable d’accepter nos erreurs et nos limites.
Septième point : « Fais des efforts !  » Nous arrive t’il de nous comporter avec cette injonction issue de notre éducation ? Cette volonté incessante est chevilée au corps et nous oblige à  vouloir toujours être au « top » dans tous les domaines, sans nous autoriser des moments de repos. Vouloir progresser, nous perfectionner est positif et il faut aussi être capable d’accepter nos erreurs et nos limites.

Huitième point : « Fais moi plaisir ! » Combien de fois dans notre vie (personnelle ou professionnelle) avons-nous le sentiment d’être « contraints », obligés par cette notion du « devoir » et non du plaisir? Nous oublier pour faire passer les autres avant nous en ayant cette idée bien ancrée que c’est normal de penser aux autres : « Mon bonheur c’est le bonheur de mes enfants ! » Et si c’était vrai aussi pour eux ?  Ne sont-ils pas heureux que s’ils sentent leur(s) parent(s)  heureux. Qu’en pensez-vous ?


Neuvième point : « Sois fort !  » Combien sommes-nous à penser que notre dignité passe par la maîtrise (excessive) de nos émotions,  par affronter les difficultés sans fléchir, sans demander d’aide ?
Et si notre force passait aussi par la reconnaissance de notre (nos)  faiblesse(s) ? Et si nous acceptions que dans le mot « convaincre », il  n’y a pas vaincre mais partager ?  Et si nous réfléchissions à l’idée que nous appuyer sur les forces des autres n’est pas perdre notre pouvoir ?

Dixième point : « Dépêche-toi !  » Devons-nous être toujours pressés, dans l’urgence, dans le stress tel qu’on nous l’a inculqué depuis notre plus jeune âge ? Et si de temps en temps la prise de recul, une pause ne serait-ce que de 3 minutes nous aidait à y voir plus clair, à prendre la bonne décision ?
Une ou plusieurs questions ont fait « écho » en vous?
Vous vous êtes retrouvé(e) ?
Vous êtes à la recherche de «  »trucs » qui vous permettraient de….?
Il existe des solutions, vos solutions. Chacune d’elle peut s’adapter à vous en fonction de votre caractère, votre environnement, vos aspirations.

Pour vous, travailler toujours dans l’urgence, atout ou inconvénient ?

Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés ! Comment moi qui prône l’organisation, l’anticipation, la prise de recul, puis-je aimer travailler dans l’urgence ???? Tout simplement, parce que j’ai plusieurs fait l’expérience que, prise de recul et travail dans l’urgence peuvent se complèter à condition de bien se connaître et respecter certaines règles. J’ai troué cet article dans Dynamique-mag.com et j’ai souhaité le partager avec vous pour susciter des réactions, pour le plaisir du partage. Alors à vos plumes à la fin de la lecture!

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Bien souvent confronté à la gestion de l’urgence, nous, salariés, cadres, entrepreneurs (encore plus !) devons savoir travailler avec elle sans pour autant se laisser déborder ou aliéner par cette dernière. Toujours travailler dans l’urgence s’avère alors autant un atout qu’un inconvénient.
Entreprendre, c’est avant tout mettre en œuvre, réaliser. Le verbe résonne comme un appel à la créativité et au développement de ses projets personnels. Pourtant, la vie d’entrepreneur, si elle permet de se libérer des contraintes imposées par l’extérieur afin de se focaliser sur celles que l’on s’impose soi-même, ne se révèle pas toujours si libre de toutes contraintes. Les exigences que l’on s’impose à soi-même peuvent en effet s’avérer plus contraignantes que celles imposées par l’extérieur. Reposant sur ses seules épaules, le projet que porte l’entrepreneur peut parfois lui demander un rendement ou une productivité démesurée.

Que veut dire la notion d’urgence ?

Bête noire et paradoxalement moteur de notre époque, l’urgence peut rapidement s’inviter pour un oui ou pour un non dans nos vies. Reflet du temps que l’on ne voit plus passer, l’urgence met en abyme notre capacité à appréhender et à gérer ce temps qui passe et finit par nous presser. La capacité à gérer le temps renvoie par conséquent aux idées de priorités et de nécessités liées à la notion d’urgence.
D’ordre quasi vital, la nécessité commande à son tour le devoir de satisfaire un besoin qu’il provienne de la demande d’un client ou des comptes de l’entrepreneur. Comment alors, à une époque où tout semble reposer sur l’efficacité, le rendement et la productivité, faire la part des choses entre l’urgence nécessaire et l’urgence liée à quelques enjeux personnels qui peuvent bien vite envahir l’entrepreneur ? D’autant que l’urgence peut vite grignoter autant son espace temps que son espace vital, comme si l’essentielle nécessité de vivre devenait alors secondaire…

Quand le travail dans l’urgence devient une drogue

Envahi par son désir de réussir à tout prix à mettre en œuvre son projet, l’entrepreneur peut parfois avoir des difficultés à s’extraire de l’urgence et en venir à tout traiter comme une urgence. S’effectuant alors au prix du sacrifice de sa vie personnelle pour sa vie professionnelle, le travail dans l’urgence risque bien vite, dans ses conditions, de devenir pour l’entrepreneur un inconvénient bien réel, prompt à faire passer au second plan d’autres nécessités peut-être plus essentielles encore, comme son bien-être, sa santé, son sommeil et la proximité avec ses proches.
Submergé par la multitude des tâches et des enjeux qu’il s’impose, l’entrepreneur se verra dans ce cas devenir en quelque sorte addict au travail dans l’urgence au risque de s’oublier lui-même et d’en oublier ses priorités quotidiennes. Dans ces conditions, ce sont également les projets que l’entrepreneur mène de front qui risquent de pâtir de la situation et d’un cruel manque de recul. La nécessité pour l’entrepreneur d’accepter de se reposer et de prendre du recul s’imposera dès lors comme une évidence afin qu’il ne devienne pas l’esclave du travail dans l’urgence.


La gestion de l’urgence, un atout prisé de nos jours

Cependant, avant qu’il ne se transforme en une sorte de drogue, le travail dans l’urgence peut néanmoins représenter un puissant moteur et un atout majeur pour gérer des situations délicates sans tomber dans le découragement ou la panique. Souvent synonyme de productivité, la capacité à travailler dans l’urgence peut s’avérer de nos jours assez prisée et représenter un atout recherché par le client ou les entreprises.
Résistance au stress, fiabilité, motivation et respect des délais peuvent en effet pour le client rimer avec capacité à travailler dans l’urgence. Il est bien connu que les personnes qui ont tendance à la procrastination sont souvent les plus motivées par leur travail. Selon cette perspective, le travail dans l’urgence représentera alors un atout synonyme de motivation, d’ambition et de capacité à relever des défis.
Trouver un juste milieu entre la passion parfois envahissante du travail, à même de devenir en lui-même une urgence, et le recul nécessaire à la réalisation autant personnelle que professionnelle s’avère donc un enjeu de taille dans la vie professionnelle.

L’ART DE COMMUNIQUER ENTRE EMPLOYEURS ET SALARIÉS!

SAVIEZ VOUS QUE…

Brio-Puce 66% des gens affirment que la communication interne améliore le sentiment d’appartenance, le climat social et la confianceenvers les gestionnaires;

Brio-Puce 99% des entreprises sondées préfèrent organiser leur communication à l’interne et dans 32% des cas, elle est gérée par un département de ressources humaines, 31% par un service général de communication, 15% par la direction générale.

Brio-PucePrès de 47% des entreprises affirment contrôler efficacement leurs communications et les objectifs visés par ces transmissions de messages sont multiples:
89% – opérationnel (sécurité, départ/arrivée d’un collègue, etc.)
58% – transmettre de l’information motivante
58% – véhiculer la culture d’entreprise
48% – entretenir et améliorer le climat social
44% – développer l’esprit d’équipe
22% – résoudre et prévoir des situations de crise (restructuration, etc.

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Devant la pénurie de main-d’œuvre qui nous guette, les employeurs ne pourront plus compter sur leurs chances pour acquérir de la main-d’œuvre qualifiée. S’ils veulent  l’attirer, ils auront de plus en plus à se vendre et devront utiliser le « langage candidat » pour dialoguer de manière ouverte avec les talents potentiels.

DURANT LE PRÉ-EMPLOI

Dans tous processus de recrutement, une bonne communication doit débuter dès la période de présélection. En effet, l’expérience candidat s’alimente au quotidien par une multitude d’informations auxquelles sont exposés les candidats et cela, avant même qu’ils n’entrent en contact avec les employeurs.

Ainsi, mettre en place une communication RH efficace, diffuser des offres d’emploi justes et concises, au bon moment, au bon endroit, permet de mieux cibler les meilleurs candidats.

Il faut également assurer la mise à jour des informations disponibles sur son site web et sur les réseaux sociaux (Facebook, Linkedin) en plus d’offrir un service à la clientèle efficace, courtois et constant afin qu’un bouche-à-oreille positif s’opère de la part des clients, fournisseurs et anciens employés.

En clair, les organisations doivent déployer des efforts pour diffuser et faire rayonner leur marque employeur tout au long de l’année si elles veulent attirer les talents, mais également créer une empreinte positive dans leur imaginaire. N’oubliez pas que les candidats ayant déjà un préjugé positif à l’égard d’une organisation seront beaucoup plus enclins à vouloir joindre cette équipe.

DURANT L’ENTREVUE

À la base, le recruteur recherche les meilleurs profils pour un poste défini alors que le candidat souhaite trouver le poste qui correspond le mieux à ses attentes du moment. Cette différence d’objectifs débouche fréquemment sur des quiproquos nuisibles au bon déroulement d’un recrutement.

Pour convaincre une personne d’acheter un certain produit, il faut d’abord connaître le besoin puis démontrer que c’est bien ce dernier qui y répond le mieux. Bien entendu, on ne vend pas une carrière comme on vend du savon. Mais dans un marché largement composé de candidats passifs, les recruteurs doivent passer en mode « vente » et développer un bon argumentaire pour mettre en valeur le poste à pourvoir. Si vous croyez en votre entreprise, parlez-en avec passion et vous verrez que la magie s’opèrera toute seule!

De l’autre côté, les candidats attendent des recruteurs qu’ils utilisent les bons canaux de communication, qu’ils soient plus directs dans leur approche et surtout, que le processus de recrutement soit moins contraignant, plus efficient, et avec des suivis rigoureux.

Voici quelques actions permettant aux recruteurs et aux candidats de mieux se comprendre et d’être sur la même longueur d’onde:

Brio-PuceLes deux parties doivent rester en contact durant le processus pour entretenir une relation de confiance

Brio-Puce Le candidat doit être honnête face à son expérience et son expertise

Brio-Puce Le recruteur doit être transparent à propos des tâches reliées au poste, des conditions d’emploi et des objectifs de l’entreprise.

DURANT L’EMPLOI

Les dirigeants doivent tout mettre en œuvre pour améliorer la communication au sein de leur organisation pour instaurer une culture d’entreprise basée sur le respect mutuel et cela, quel que soit le lien hiérarchique. Afin d’établir une bonne communication entre les salariés, mais aussi entre l’employeur et ses employés, il est important de s’intéresser aux différentes formes de communication afin de bien les utiliser :

Brio-Puce Vers le bas : classique, c’est celle qu’établit l’employeur avec l’ensemble de ses salariés ou le supérieur hiérarchique avec l’ensemble de ses subordonnés.  En général, elle correspond à une communication informative : communiquer sur les règlements internes, mesures de la direction…

Brio-Puce Vers le haut : à l’inverse, elle part de la base de la pyramide (salariés) et est dirigée vers la direction.  En général, elle est organisée par les syndicats, mais peut venir directement des salariés selon la structure de l’entreprise.

Brio-Puce Horizontale : sûrement la plus délicate et ardue à mettre en place car elle tente d’abolir l’aspect lié aux fonctions des gens. Elle a pour but de favoriser l’échange et le partage entre salariés et d’éviter les conflits.

Dans tous les cas, favoriser une bonne ambiance reste le meilleur moyen d’éviter les rumeurs et d’installer une ambiance propice à la communication. Par la suite, il devient plus facile de développer cette compétence importante et de pouvoir l’utiliser dans toutes les sphères de votre vie…

La transition : une démarche dans l’ère du temps

Le monde est en transition. Il faut avoir une vision du monde demain dès aujourd’hui. Pour en savoir plus, nous recevons aujourd’hui Patrick Laredo, président de X-PM.

Pour Patrick Laredo, les managers et les entreprises sont en transition. En revanche, les managers « en transition » ne sont pas forcément des managers « de transition ». X-PM est très sélectif quant aux candidatures des managers. Différents entretiens avec des partners sont effectués. Le travail en équipe, le sens du résultat et la fibre entrepreneuriale sont des éléments essentiels pour des managers de transition. Afin d’accompagner les managers de transition en devenir, une académie a été fondée afin de les sensibiliser aux aspects comportementaux du métier de manager de transition et au management actuel.

Des managers missionnaires et non mercenaires

X-PM a pour culture l’humain. Ainsi, les managers doivent avant tout s’intéresser à l’humain. Mener une transformation dans une entreprise est une véritable mission et le manager doit comprendre que l’on attend de lui une loyauté et une éthique irréprochables.

4 conseils pour digitaliser son offre de formations

4 conseils pour digitaliser son offre de formations

Pour des raisons de coût et de flexibilité, les entreprises recherchent des solutions pour que leurs collaborateurs se forment à distance. Dans un livre blanc intitulé « Comment digitaliser l’activité de mon organisme de formation ? », la start-up 360Learning dévoile quelques astuces pour adapter ses formations à l’ère du digital.

1. Mixer les modalités d’apprentissage

Le blended-learning permet d’articuler des sessions en présentiel avec des supports d’apprentissage à distance. Pour être efficaces, ces parcours mixtes doivent toutefois être agencés de manière cohérente. En amont d’une formation en présentiel, il est conseillé d’évaluer, via des outils à distance, le degré de connaissances des apprenants. A l’issue de cette formation, des dispositifs digitaux (envoi d’études de cas, rappel de cours théoriques, forums de discussions…) peuvent permettre de prolonger l’apprentissage et de s’assurer que les enseignements trouvent de l’écho sur le terrain.

2. Réserver le présentiel pour les échanges

Les sessions en présentiel sont un moment privilégié pour les apprenants : elles permettent de personnaliser les parcours de formation. Dans le cadre d’un apprentissage en blended-learning, il convient d’exploiter le présentiel pour favoriser l’interaction humaine entre les différents acteurs. « L’accent sera mis sur les difficultés individuelles des apprenants et sur les exercices de mise en pratique« , écrit Nicolas Hernandez, président de 360Learning, dans le livre blanc. Pour les formateurs, ces moments sont l’occasion de répondre aux questions ou d’approfondir un point qui pose problème.

3. Déployer des contenus exaltants

Les formations en blended-learning offrent l’avantage de pouvoir modéliser toutes sortes de contenus. En guide de supports de connaissances, « il est intéressant d’utiliser les formats du web, comme ThingLink, qui permet de rendre une image interactive« , indique Nicolas Hernandez. Pour que les apprenants puissent se tester et aient un comportement proactif vis-à-vis de leur formation, introduire des exercices, des études de cas et des questionnaires d’évaluation aux parcours d’apprentissage constitue également une bonne stratégie.

4. Multiplier les outils d’interaction

Pour recréer les émulations du présentiel, les participants peuvent, en début de parcours, utiliser la vidéo pour se présenter et expliquer leurs attentes vis-à-vis de la formation. Accompagnées de forums de discussion, les classes virtuelles permettent également de faciliter les échanges entre les apprenants et leurs formateurs. « Plutôt que d’utiliser les solutions lourdes de classes virtuelles, les solutions web en streaming ne nécessitent aucune installation et sont plus agréables« , souligne Nicolas Hernandez, dans le livre blanc.

Logiciels RH, où s’arrêtera l’automatisation ?

Alors que les participants aux premières assises du recrutement échangeaient il y a quelques mois sur le thème de l’industrialisation des processus et sur l’importance de conserver un métier axé sur l’humain, Exclusive RH a décidé de se pencher sur la question. Quelles limites les professionnels des RH devraient-ils s’imposer ? Comment composer avec les nouvelles technologies ?

Automatisation des processus de recrutement : cherchez l’humain !

Premier volet de cette série centrée sur l’automatisation des processus de recrutement.

De l’avis des professionnels, l’automatisation des processus de recrutement a du bon, à condition qu’elle soit utilisée à bon escient. Tri des CV, mise en place de questions simples pour aider à la sélection, prise de rendez-vous avec les candidats… De multiples logiciels existent pour gagner en efficacité, notamment en termes de temps. Mais ces gains ne doivent pas se faire au détriment de l’humain. « Il ne faut pas confondre l’évaluation des compétences, du savoir-être et de la capacité d’un profil à s’adapter au poste qui sont de l’ordre des relations humaines et toute la partie administrative qui entoure le processus de recrutement. Que cette partie-là soit déshumanisée, cela ne me choque pas », fait remarquer Matthieu Laudereau, directeur associé du cabinet Convictions RH. Un avis partagé par Didier Bichon, vice-président exécutif Europe, Moyen-Orient et Afrique de SilkRoad, éditeur de solutions RH : « quand on considère les volumes de recrutement de certaines entreprises, on est obligé d’automatiser. C’est là qu’on utilise les logiciels. Mais à aucun moment, la dimension humaine n’a été mise de côté par nos clients. On ne peut pas remplacer l’entretien en face-à-face. »

Les fonctions de tri

C’est sans doute dans les fonctions de tri des candidatures, dans le premier filtrage, que les logiciels ont prouvé leur efficacité. « C’est là qu’on peut gagner beaucoup de temps, les entreprises et les cabinets ne se retrouvent plus avec des piles de CV », explique le responsable de SilkRoad. Certains outils permettent même de pousser certaines candidatures issues d’une base de données vers l’offre qui correspond le mieux et d’opérer à des classements avec les CV filtrés. Néanmoins, dans la pratique, une majorité de recruteurs qui utilisent ces outils de classement continuent de jeter un rapide coup d’oeil à l’ensemble des CV après le premier filtrage. « Un vrai professionnel va pouvoir déterminer en 20 secondes si le CV peut correspondre au poste ou pas. Par contre, il lui arrive souvent de devoir passer une minute pour passer d’un CV à l’autre. Sur ce point, je trouve que les logiciels ne sont pas efficaces puisqu’ils fonctionnent par dossier de candidats et non par CV », avance Matthieu Laudereau.

Les bénéfices

L’automatisation des processus de recrutement a bien évidemment permis un gain de temps considérable. Du côté des clients de SilkRoad, beaucoup d’entre eux affirment avoir réduit leur durée de recrutement d’une soixantaine à une quinzaine de jours grâce à l’apport des logiciels. Mais l’automatisation a également aidé les entreprises dans la constitution de leur base de données ou vivier.« Aujourd’hui, on sait que le capital humain dans l’entreprise est très précieux. Et pouvoir capitaliser sur une base de données permet d’aller plus vite », souligne Didier Bichon. Aux yeux de ces deux professionnels, l’automatisation vient donc faciliter le travail des RH sans empiéter sur l’aspect humain du métier. « Si certains recruteurs ne sont pas à la hauteur de leur métier, que l’on tombe dans des travers, cela reste une question d’hommes qui n’est pas liée aux outils ni aux processus », juge Matthieu Laudereau.

Externalisation : jusqu’où aller ?

Pour les entreprises, externaliser la gestion de la paie est monnaie courante. Mais qu’en est-il del’externalisation du processus de recrutement en France ? Depuis quelques années, le RPO(Recruitment Process Outsourcing) arrive tranquillement sur le marché. Ce modèle est-il voué às’étendre ? Et jusqu’où pousser l’externalisation du sourcing sans perdre le contrôle ?

Alors que le RPO est déjà bien ancré dans les pays anglo-saxons, la France n’a pas encore totalement succombé à la tentation. « Nous en sommes aux prémices. Mais c’est la logique évolution sur ce genre demarché. Il faut souvent compter dix ans de décalage entre la France et des pays comme l’Angleterre« , analyse Thibault Martin, responsable des opérations RPO chez Resource Solutions, filiale de Robert Walter. Mais en quoi le RPO peut-il être intéressant pour les entreprises ? En des temps où l’incertitude économique règne sur les marchés, l’externalisation du sourcing peut paraître une bonne solution, d’autant plus quand les volumes sont conséquents. Gain de temps, coûts moindres par rapport aux prestations réalisées par les cabinets de recrutement classiques, flexibilité…

Pas de modèle unique

Un cabinet spécialisé dans le RPO peut agir à différents niveaux dans la gestion du processus de recrutement : sourcing direct, conseil sur les outils à mettre en place, travail sur l’image employeur, communication RH… A tous les niveaux, Thibault Martin prône le suivi et l’accompagnement : « La notionde RPO est basée sur un partenariat et la transparence entre le cabinet et l’entreprise. » Pour Matthieu Laudereau, directeur associé du cabinet Convictions RH, les démarches d’externalisation demandent de la vigilance de la part des entreprises, notamment autour des mécanismes de réversibilité. A chaque société d’opter pour un modèle d’externalisation qui lui correspond. « Il n’existe pas de réponse globale surcette question dans la mesure la gestion du processus de recrutement est un domaine que vous pouvezdécouper en plusieurs sous-processus« , fait-il remarquer.

Sourcing à l’étranger

Lors des dernières assises du recrutement menées par le Syntec conseil en recrutement, certaines limites à l’externalisation avaient été évoquées à l’image de l’outsourcing à l’étranger. Sur cette question, les deux professionnels n’émettent pas vraiment de réserve. « Si on parle de profils faciles à trouver et quel’entreprise s’adresse à une cellule offshore dans le but de réaliser un gros travail de recherche, j’auraistendance à dire pourquoi pas« , pense Thibault Martin. Certaines entreprises françaises y ont déjà recours, notamment en Inde, lorsque le sourcing ne nécessite pas de contact avec les candidats. « C’est s’il y acontact que les sociétés doivent se montrer vigilantes. Leur image employeur peut en pâtir si l’équipe desourcing ne maîtrise pas bien le français par exemple« , évoque Matthieu Laudereau. Dans une course à la flexibilité et aux gains de coût, toutes ces questions devraient gagner en importance au cours des prochaines années.

Recruter sur les réseaux sociaux : quelles règles se fixer ?

En 2010, À Compétence Égale rédigeait sa charte « Réseaux sociaux, Internet, vie privée et recrutement ». Deux ans plus tard, est-elle toujours d’actualité ? Avec l’évolution des habitudes de recrutement sur ces canaux, de nouvelles règles ne devraient-elles pas être édictées ?

À l’occasion d’un retour sur les Assises du recrutement avec Jean-Paul Brette, président du Syntec Conseil en recrutement, ce dernier précisait que la charte « Réseaux sociaux, Internet, vie privée et recrutement » rédigée par l’association À Compétence Égale était en cours de réactualisation. Une bonne chose, tant les comportements des recruteurs – et des candidats – ont évolué ces deux dernières années. Alors que les réseaux sociaux sont définitivement rentrés dans les moeurs RH, quelles règles devraient se fixer les professionnels pour évoluer sur ces canaux dans le respect des utilisateurs ?

1. La nécessaire formation

Pour éviter toute erreur, il faudra d’abord passer par la case formation. De nombreuses possibilités existent, de la formation payante à la conférence en passant par l’échange entre professionnels. Mais une chose est sûre, les réseaux sociaux font aujourd’hui bel et bien partie du décor.

2. La priorité aux réseaux sociaux professionnels

La charte d’À Compétence Égale le stipulait déjà en 2010 : il faut « privilégier l’utilisation des réseaux professionnels » comme LinkedIn ou Viadeo. Néanmoins, pour être un minimum efficace et professionnel, de bonnes pratiques existent : « avoir un profil qui tienne la route avec une photo, effectuer des approches personnalisées, procéder à un suivi régulier… », liste ainsi Laurent Brouat, consultant en recrutement 2.0 chez Link Humans.

3. Le cas Facebook

On entend tout et rien à propos de Facebook en termes de recrutement. Faut-il pour autant passer à côté ? Pour Laurent Brouat, son efficacité serait réduite en France : « je ne connais aucun recruteur qui fasse du recrutement sur Facebook », avance-t-il. Même l’arrivée d’applications professionnelles du type BranchOut ou BeKnown n’aurait pas débloqué la situation. Pour le moment. Car du côté américain, Facebook se professionnalise de plus en plus. D’où l’intérêt de garder un oeil attentif sur le réseau aux 24 millions d’utilisateurs en France.

4. Le cas par cas

Dans certaines situations spécifiques, les règles établies ne tiennent plus, comme celle qui consisterait à n’utiliser Facebook que pour diffuser des offres d’emploi. Que faire dans le cas du recrutement d’un communiquant qui occupera une grande part de son temps de travail sur les réseaux sociaux ? « Le recruteur peut visiter son profil Facebook afin de voir s’il est bien verrouillé », fait remarquer Laurent Brouat. Consulter Facebook apportera dans ce cas une bonne indication sur les compétences du candidat.

5. Le respect de la vie privée

Les réseaux sociaux peuvent se révéler un excellent outil complémentaire pour les RH, à condition de garder une approche professionnelle. « Ils permettent de recueillir des éléments positifs sur le candidat auxquels nous n’aurions pas eu accès avant », indique le cofondateur de Link Humans. Au recruteur ensuite de faire la part des choses entre informations professionnelles et informations personnelles qui pourraient avoir un effet discriminatoire. Mais sur ce point, Laurent Brouat est catégorique : « avec ou sans réseaux sociaux, il y aura toujours des discriminations ».

Multidiffusion : 5 conseils pour faire le bon choix

Sur la pente ascendante, la multidiffusion d’offres d’emploi s’avère un outil de plus en plus apprécié par les entreprises qui l’utilisent. Mais pour ceux qui débutent, comment faire le tri parmi les différentes offres existantes ? Dans quels pièges ne pas tomber pour une utilisation la plus optimale possible ?

1. Opter pour un acteur sérieux

Les acteurs de la multidiffusion sur le marché français sont déjà nombreux : Multiposting, Broadbean, Ubiposting, Freegates, Kimladi… Pour aider le futur utilisateur à faire son choix, il peut s’appuyer sur quelques critères. Depuis combien de temps l’acteur est-il sur le marché ? Travaille-t-il avec des grands comptes, des cabinets de recrutement, des sociétés d’intérim ? « Les entreprises d’intérim sont des acteurs très exigeants puisqu’ils disposent d’un volume d’annonces conséquents avec des délais très courts », précise Gautier Machelon, PDG de Multiposting.

2. Prendre des références

Autre manière de faire son choix : collecter des informations auprès des clients des multidiffuseurs convoités. Quels sont les autres clients leur ayant fait confiance ? La formation s’est-elle bien passée ? Les outils sont-ils au niveau des attentes ?

3. Scruter la compatibilité avec l’éditeur de logiciels

De nombreux accords et partenariats ont été passés ces derniers temps entre les éditeurs de logiciels RH et les entreprises de multidiffusion d’offres d’emploi. Lumesse est ainsi compatible avec la plupart d’entre eux, tout comme R.Flex, PeopleSoft et Monster TMS. Le détail est d’importance. « Il faut faire attention à ce que l’acteur de multidiffusion puisse s’interfacer avec l’éditeur de logiciels RH. Sans cela, l’entreprise va devoir utiliser deux outils différents, qui n’auront pas la même ergonomie », signale Gautier Machelon. Autrement dit : une perte de temps pour un outil qui est censé en faire gagner.

4. Vérifier l’interface avec les sites utilisés

Autre point à prendre en considération : l’interface avec tous les sites que l’entreprise souhaite utiliser dans le cadre d’une multidiffusion. Si ce n’est pas le cas, elle risque de perdre les statistiques liées à l’utilisation sur le site : combien d’annonces ont été postées ? Quel est le nombre de CV reçus par le biais du site ? Comment se situe-t-il par rapport aux autres ?

5. Privilégier le développement spécifique

Toujours à l’heure du choix, l’utilisateur a tout intérêt à opter pour un acteur capable d’effectuer du développement spécifique. « Il faut se demander s’il est capable de poster une annonce sur le site carrière du client ou s’il peut fixer des quotas pour ne pas diffuser trop d’annonces sur un site en particulier », énumère Gautier Machelon.

Le robot est-il un meilleur recruteur que l’humain ?

Des tests d’intelligence, de raisonnement, d’aptitude, de connaissances ou encore de personnalité, des logiciels capables de lire et de filtrer les CV… Les algorithmes n’ont jamais été aussi présents au sein des ressources humaines.

Mais tester la personnalité d’un candidat est-il le meilleur moyen de pronostiquer la performance d’un candidat ?

En d’autres termes, les robots sont-ils aujourd’hui en mesure de remplacer un recruteur ?

Le point avec deux experts qui ont accepté de confronter leur point de vue.

La limite du raisonnement humain

David Bernard

Reconnaître la supériorité des algorithmes sur le raisonnement humain, c’est juste reconnaître un fait : l’être humain possède des capacités de traitement de l’information limitées »

David Bernard, cofondateur d’AssessFirst, éditeur français d’outils d’évaluation à destination des professionnels des ressources humaines et diplômé en psychologie du travail.

Pour David Bernard, « si cette problématique est aujourd’hui plus que jamais d’actualité, force est de constater qu’elle dérange car elle vient bouleverser la façon de travailler des responsables de recrutement ».

Avant de répondre à cette question, il convient de s’interroger sur les performances du recrutement tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Ainsi, une étude menée en 2012 par le Boston Consulting Group s’est intéressée à 20 000 recrutements sur une période de 18 mois. Sur l’ensemble de ces embauches, 10 800 ont été considérées comme une réussite et 9 200 comme des échecs. « Près d’un recrutement sur deux était donc inadapté et dans 86 % des cas, cet échec était dû à des problèmes de comportement », note David Bernard.

Par ailleurs, une étude publiée il y a quelques mois par le Harvard Business Review démontre que le jugement sur un candidat mené par un algorithme est 25 % plus pertinent que lorsque ce dernier est opéré par un être humain.

Les algorithmes permettent en effet de prendre en compte un maximum de données – informations du CV et recueillies pendant l’entretien, traces numériques, résultats aux différents tests… -, tandis que le cerveau humain ne peut pas, quant à lui, traiter plus de 7 types d’informations en simultané »

met en avant le cofondateur d’AssessFirst.

Autre atout non négligeable : « les algorithmes permettent également d’éviter les erreurs de jugement en préservant les recruteurs de leurs biais cognitifs ».

Reconnaître la supériorité des algorithmes sur le raisonnement humain, c’est juste reconnaître un fait : l’être humain possède des capacités de traitement de l’information limitées. Utiliser des robots dans le recrutement permet d’ouvrir plus largement le sourcing et de rencontrer des candidats aux profils plus atypiques ».

Tout n’est pas quantifiable

Lionel Ancelet

« Baser un recrutement uniquement sur des données reviendrait à limiter ce dernier à des critères purement quantitatifs, or un recrutement, c’est aussi une rencontre entre un recruteur et un candidat »

Lionel Ancelet, consultant RH, coach et formateur.

Si Lionel Ancelet reconnaît une utilité certaine aux algorithmes dans le cadre des recrutements, pour lui, ces derniers ne peuvent et ne doivent pas prendre les décisions à la place du recruteur.

« L’utilisation d’outils tels que les inventaires de personnalité permettent aux recruteurs de se faire une idée du futur comportement d’un candidat à un poste. Cela peut être légitime en tant qu’aide à la décision, mais elle ne doit pas se substituer à l’avis du recruteur », souligne Lionel Ancelet.

Certaines entreprises, comme par exemple Xerox aux USA, utilisent des algorithmes tout au long de la vie d’un candidat : du sourcing à sa sortie de l’entreprise. Pourtant, une masse de données aussi importante soit-elle ne pourra jamais remplacer la qualité humaine.

Les enjeux qui entrent en ligne de compte dans une relation humaine sont en effet difficilement quantifiables.

Utiliser uniquement des algorithmes dans un processus de recrutement risque également de faire disparaître la diversité des profils en privilégiant toujours les mêmes parcours, diplômes et personnalités »

ajoute Lionel Ancelet.

En mettant uniquement des données en équation, le risque au bout d’un certain temps est en effet de sélectionner des candidats interchangeables et de provoquer un appauvrissement des talents au sein de l’entreprise.

Grâce à son intuition et à son expérience humaine, un recruteur pourra percevoir des éléments de la personnalité d’un candidat que ne pourra jamais mesurer un algorithme qui reste à mon sens toujours réducteur »

conclut le coach.

Règles non-dites au travail : éviter les pièges des premiers mois

Peut-on tout dire en réunion ? Partir à l’heure que l’on souhaite du travail ? Qui tutoyer, qui vouvoyer et avec quel degré de familiarité ? A chaque entreprise ses propres règles virtuelles, parfois difficilement assimilables les premières semaines et pourtant si importantes à respecter pour éviter les faux pas.

Codes langagiers, relationnels, comportementaux ou vestimentaires, pour Jean-Christophe Thibaud, fondateur du cabinet Lectia :

Jean-Christophe-Thibaud

à l’instar d’une association ou d’un club sportif, tout groupe social transcende à un moment donné les lois et génère ses propres règles. L’entreprise n’échappe pas à ce phénomène et développe sa propre culture qui se transmet au fil du temps.

Un microcosme malheureusement très rarement présenté aux collaborateurs à leur arrivée.

Pour Elisabeth Malissen, dirigeante du cabinet El Conseil :

Elisabeth-Malissen

les usages collectifs, par exemple ceux liés aux horaires, aux congés, à l’emploi du « tu » ou du « vous » – influencent chacun par mimétisme ou par la pression sociale qu’ils exercent sur l’individu. Parfois verbalisés, l’entreprise n’a souvent pas intérêt à les formaliser. Notamment s’ils entrent en contradiction avec l’ensemble des règles écrites telles que la convention collective, le contrat de travail ou encore un organigramme ».

Comment repérer les règles non-dites ?

Style plutôt bureaucratique ou décontracté, quelles sont les usages en matière de mail en interne ? Peut-on se passer du pot du vendredi soir sans risquer de faire mauvaise impression auprès de son N+1 ?
Seules quelques grandes entreprises fournissent un livret d’accueil ou assurent un parrainage qui permettra de glaner la plupart de ces informations officieuses. Informatique, finance, publicité… Certains codes afférents à l’activité de l’entreprise ou à un métier fourniront les premières indications, en matière de look vestimentaire par exemple.

A chaque nouveau collaborateur d’établir ensuite lui-même une cartographie des us et coutumes, des rites en place dans l’entreprise, voire du département dans lequel il est affecté, pour pouvoir les intégrer »

note Jean-Christophe Thibaud. Sans toutefois tirer des conclusions à la hâte. D’un service à l’autre, une rigueur quasi militaire pourra s’estomper rapidement selon la direction en place.

Que ce soit lors d’une réunion ou à la machine à café,

Bruno-Hubert

la bienséance consiste dans un premier temps à observer et à reproduire les attitudes des moments-clés de la vie de l’entreprise »

relève à son tour Bruno Hubert, fondateur du cabinet Consilio-RH.

En d’autres termes, adopter la posture du caméléon pour « se synchroniser aux autres, leur ressembler, à la fois sur les éléments verbaux, para verbaux et non verbaux. Objectif : se fondre dans l’environnement », analyse le fondateur du cabinet Lectia.

Poser des questions et trouver à qui les poser

Comme le veut l’adage : le poisson pourrit par la tête.

Que l’on travaille dans une usine ou au 30ème étage d’une tour à la Défense, la meilleure attitude consiste donc à vite comprendre le comportement du management supérieur pour adopter le bon tempo.

Autre possibilité évoquée par Jean-Christophe Thibaud :

dialoguer avec ceux qui constituent la mémoire de l’entreprise, comme le sont fréquemment les assistants de direction par exemple ».

Sans tout prendre au pied de la lettre pour autant. Pourquoi pas, en cas de doute, essayer de contacter un professionnel de l’entreprise ou un ancien salarié via les réseaux sociaux. Pour d’autres sujets plus sensibles comme les notes de frais ou la demande de congés, c’est davantage vers les ressources humaines ou son responsable direct qu’il est d’usage de s’orienter s’accordent à l’unisson les professionnels.

Les comportements à éviter et leurs risques

Selon Bruno Hubert :

un collaborateur aura vite fait de faire une erreur les premiers jours. Et celle-ci pourrait lui coller à la peau un certain temps ».

D’où la nécessité de savoir slalomer entre ces nombreuses règles tacites comme « ne pas s’asseoir à la table du directeur le midi ou, dans certains groupes industriels, faire fi des règles entre ouvriers, agents de maitrise et ingénieurs de l’encadrement où les rapports directs sont parfois mal perçus ».
Avant la transgression, l’intégration est un point de passage obligatoire.

S’il existe peu de chances d’être renvoyé moyennant le non-respect de ce corpus de règles non-dites, celles-ci viennent toutefois jouer en la défaveur d’un collaborateur. Si tout le monde part à 19h30, personne n’est obligé de suivre la règle pour être bien vu. Encore faut-il savoir l’assumer.

Comme le précise Elisabeth Malissen :

pour qu’un groupe vous inclue, vous avez soit intérêt à adopter ses codes, soit bénéficier de suffisamment de légitimité pour pouvoir vous en affranchir… et dès lors parfois, influencer leur évolution ».

Digitalisation et management : qui transforme qui ?

La digitalisation* est un des mots magiques du moment : il suffirait presque de l’accoler à son offre de services ou à son CV pour se voir auréolé de succès.

Mais, est-ce ainsi que ces acteurs bien humains le vivent ? Comment la digitalisation change-t-elle les relations humaines entre collaborateurs et en particulier le mode de management qui les lie ? Est-ce une transformation inéluctable à subir, ou un levier de management sur lequel on peut agir ?

Youmna-Ovazza

Le digital rend-il schizophrène ?

Digital = Liberté, Egalité, Fraternité ?…

Les bénéfices associés au digital sont reconnus unanimement et ont été largement diffusés par les acteurs de la nouvelle économie ou « pure players » qui ont instauré ces modes de relations humaines et de management. Ainsi, en adoptant des usages et des outils numériques ou en travaillant dans l’économie numérique, on va plus vite, c’est plus facile. On collabore davantage et mieux les uns avec les autres, puisque le digital force la transversalité et concerne tous les métiers. Il y a moins de hiérarchie et plus de participation, les bonnes pratiques se créent par l’usage et l’implication des utilisateurs et collaborateurs concernés et non par la décision imposée par le management. On peut s’affranchir des contraintes de temps et de lieu, travailler à distance ou en mobilité, aménager son temps de travail sans sacrifier son efficacité.

Bref, l’entreprise est moins verticale, les relations moins figées et normées, l’expression et l’initiative individuelle encouragées, la collaboration nécessaire et plus productive.

Que du bon, on se demande donc pourquoi toutes les entreprises ne sont pas déjà digitalisées, si en plus ça booste les résultats et réjouit les actionnaires ?

Ou digital = Traçabilité, Disponibilité, Réactivité ?

Peut-être parce que le digital est une pièce à 2 faces et que l’une ne vient pas sans l’autre. L’autre face, c’est celle de l’accélération de l’économie (ou la perception de son accélération). Provoquée par les innovations numériques, elles réduisent en permanence temps et distance et valorisent des acteurs d’une économie virtuelle, de trois ou quatre ans d’âge, davantage parfois que des mastodontes historiques de l’économie dite traditionnelle.

Or, il y a beaucoup plus d’entreprises non digitalisées aujourd’hui dans le monde que d’entreprises qui le sont !

Pour les collaborateurs et leurs managers soumis à cette pression, le digital pousse en permanence à plus de réactivité, de mobilité, de disponibilité nécessaire, permet et donc incite à davantage de contrôles et de traçabilité des actions. Pour réaliser la même mission, il faut jongler entre un nombre croissant d’outils et de moyens de communication (ordinateurs, smartphones, tablettes / emails, SMS, messagerie instantanée, outils collaboratifs internes, réseaux sociaux…), sans parler du brouillage des lignes qui s’instaure entre vie professionnelle et vie privée de ce fait…

La joie de vivre des « Best places to work » et autres aspirants Google, régulièrement mis en avant dans les médias, est-elle le revers de la même pièce qui provoque turn-over, dépressions voire quelques suicides dans de grandes entreprises ?

Entreprises et salariés : tous égaux face aux transformations induites par le digital ?

Etes-vous Caméléon de Métal ou Eléphant de Bois ?

Tel un courant électrique face à un métal conducteur ou à un bout de bois, la digitalisation ne porte ni bénéfices ni travers automatiques en soi. C’est un levier de transformation, mais son potentiel de transformation est variable et modulable. Ce sont les usages, les comportements, le management, qui maximisent son potentiel de bénéfices ou d’inconvénients, de changement dans un sens ou dans un autre.

Les pure players à qui sont généralement associés ces bénéfices se construisent autour des usages numériques : ils n’ont pas de transformation à opérer, du moins dans leurs premières années, ce qui induit des fonctionnements plus horizontaux et collaboratifs, intégrant « nativement » les innovations du moment. Sans oublier le biais de communication qui leur est souvent associé, mode au numérique oblige, qui tend à survaloriser ce qui s’y passe bien et à oblitérer les mauvaises pratiques qui doivent y exister également …

Alors que les entreprises à transformer se sont structurées, très souvent autour de hiérarchies verticales et de départements spécialisés par métiers (marketing, communication, ventes, informatique, RH…), le digital vient les déstabiliser directement. Comme ce dernier est rarement intégré par tous au même rythme, mais que la « pénétration » du digital dans l’entreprise se fait plutôt par sections, projets ou équipes, pas toujours coordonnées entre elles, le choc peut être assez frontal : on force ainsi à cohabiter deux modes de fonctionnement qui ont chacun leur logique propre, ce qui donne un mariage de raison et non de cœur. L’énergie est ainsi démultipliée pour faire avancer des projets qui devraient être tellement simples…

Bonheur des actionnaires ou des salariés : faut-il choisir ?

Serait-il donc illusoire de penser qu’une digitalisation de l’entreprise, généralement initiée par le top management, peut associer avec joie et enthousiasme l’ensemble des salariés à la transformation de leur quotidien et de leur avenir professionnels ?

Non, mais sous certaines conditions, dont le management est la pierre angulaire et le lien entre les diverses équipes et départements internes. Car la digitalisation agit d’abord sur le corps interne de l’entreprise, avant de se transformer en euros sonnants et trébuchants.

Subie, sous la pression du marché, des clients, des pairs… elle apporte peu de changements bien vécus. Utilisée comme une opportunité de transformation interne, en commençant par le management lui-même, c’est un facteur régénérateur et énergisant pouvant stimuler positivement l’ensemble des relations humaines entre collaborateurs internes et partenaires externes.

Ce n’est certes pas confortable au départ, car il faut céder une certaine zone de confort, des habitudes acquises, un pouvoir agréable… mais en échange d’opportunités inconnues auparavant, de perspectives de création et de créativité insoupçonnées, valables autant à l’échelle de l’entreprise que de chaque individu qui la compose.

Et pour vous, le changement, c’est maintenant ?