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Reprise d’entreprise : l’autre moyen d’entreprendre

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La reprise d’entreprise est courante sur le marché de l’entrepreneuriat. Cette autre manière d’être gérant d’une société présente des avantages sur le plan financier et fiscal.

Mais la reprise peut être un piège si elle n’est pas analysée dans les moindres détails. Dans ce cas, que faire ? Ne voir que les avantages et se lancer ? Ou créer sa propre entreprise ?

Pourquoi reprendre une entreprise ?

La reprise d’entreprise est de plus en plus convoitée par les entrepreneurs. Elle leur permet d’éviter la charge administration afférente à la création pure et simple. La société à reprendre est déjà créée, possède une place sur le marché ainsi qu’un portefeuille client existant. Nul besoin d’entamer des démarches de prospection, de recrutement ou de marketing. La reprise, selon le statut de l’entreprise, aide à bénéficier d’avantages fiscaux intéressants :

Dans le cas d’une PME :
• Une réduction sur l’IR (Impôt sur le Revenu) de l’ordre de 18% sur le montant de l’investissement
• Une réduction de 25% sur les intérêts des impôts
• Une réduction de 50% sur l’ISF (Impôt Sur la Fortune)

– Dans le cas d’une reprise effectuée par la famille ou un salarié :
• Un abattement de 300 000 € sur la valeur des titres ou du fonds de commerce

Dans le cas d’une entreprise industrielle :
• Une exonération sur l’IS (Impôts sur les sociétés)

En plus des avantages fiscaux, la reprise d’entreprise est idéale pour démarrer dans le monde de l’entrepreneuriat. Il est possible d’obtenir des recettes dans l’immédiat si ladite entreprise est active sur le marché. Ceci permet de prétendre à un crédit bancaire dans de plus simples conditions. Les banques possèdent alors déjà un avis sur l’entreprise, notamment sur sa situation financière.

Quels inconvénients peuvent intervenir dans la reprise ?

Le point le plus important est de connaître la situation économique et financière de la société. Elle doit être stable et sûre pour une reprise en toute sécurité. Si elle est déficitaire ou si le chiffre d’affaires est fluctuant, la reprise s’avère dangereuse.

Le coût de la reprise est à prendre en compte. Il peut être largement élevé si l’entreprise réalise un CA important. Si votre apport personnel est insuffisant, vous devrez avoir recours à un crédit bancaire. La banque peut refuser le financement de votre projet. Et si elle accepterait de vous suivre, la reprise peut être un échec et vous mener à un gouffre financier, vers le surendettement.

L’essentiel dans la reprise d’entreprise est de connaître la raison de cette démarche. Le gérant de la société peut avoir de mauvaises intentions à l’égard du repreneur. La cession peut cacher des comptes déficitaires, un manque de clients, une concurrence redoutable ou encore une réputation désastreuse.

Enfin, la reprise d’entreprise mène à la reprise du personnel. Certes, vous n’aurez pas besoin d’embaucher des employés supplémentaires a priori, mais vous devrez également composer avec les salariés déjà présents. Une entente est à trouver sur le plan collaboratif. Vos méthodes de travail doivent être transmises avec brio pour assurer une reprise tout en douceur.

Reprise d’entreprise : les promesses tenues du marché caché

La Thématique du marché caché

Dans ce cadre, soulignons que le recours à un cabinet spécialisé dans l’intermédiation va grandement faciliter le travail de recherche de cible du repreneur. De même, le cédant qui fait appel aux services d’un tel cabinet va multiplier ses chances de trouver le bon acquéreur.

 Dans le domaine de la reprise d’entreprise par des cadres personnes physiques, le plus difficile est de trouver une entreprise à reprendre.

Ce que tout repreneur devrait savoir, c’est qu’entre les chiffres théoriques des entreprises « potentiellement » à reprendre, et la réalité, l’écart est important. Hors artisans, commerçants, professions libérales, professions réglementées…, le nombre réel des transactions réalisé annuellement se situe autour de 5 à 6000, voire beaucoup moins certaines années.

>Le marché ouvert permet de s’échauffer

Le marché ouvert est celui des cédants ouvertement déclarés. Trois grandes bases couvrent une bonne partie du marché : Fusacq, le CRA et TransPME (rattaché aux CCI). Un dossier sur dix ou sur vingt seulement sera intéressant pour un repreneur, car il s’agit souvent d’un marché de seconde main. En effet, un cédant qui officialise sa future transmission, c’est souvent un cédant qui n’a pas réussi à vendre autrement. Il sera également intéressant de regarder depuis combien de temps il essaie de vendre. Pour un repreneur d’entreprise, cette source de dossiers ne doit toutefois pas être négligée, car les affaires existent, et comme rien n’est cartésien en matière de reprise d’entreprise, personne n’est à l’abri d’une bonne surprise…

>Le marché caché recèle de belles opportunités

Le marché caché de la reprise d’entreprise existe bel et bien, à tel point qu’on estime qu’il représente environ 60 %, voire plus, des transactions. L’explication est simple : les cédants, généralement, souhaitent garder la confidentialité absolue de leur projet de cession, afin que les clients, les fournisseurs, et le personnel n’exploitent pas la situation.
L’intérêt : le repreneur ne sera plus, ou sera moins, en concurrence sur les dossiers.

>Comment se positionner sur le marché caché ?

En en parlant, à tout le monde, dans tous les cercles possibles et imaginables. Les anecdotes sont nombreuses sur le « hasard » grâce auquel certains ont trouvé une entreprise à reprendre. Pour Dominique Tamborini : «Au cours des formations au CRA et dans différents lieux de rencontre, j’avais sympathisé avec d’autres repreneurs. Nous nous réunissions régulièrement entre nous, pour nous soutenir le moral et échanger nos expériences. Après plus d’un an et demi de recherche toujours infructueuse, l’un d’eux m’a orienté vers une entreprise avec laquelle il avait été en contact deux ans plus tôt, mais dont le cédant, à l’époque, n’était pas mûr, et en me conseillant de tenter ma chance. » Dominique contacte « l’ancien » cédant, rendez-vous est pris, et l’affaire fut conclue ensuite assez rapidement.

Pascal Ferron recommande : « Diffusez votre fiche de cadrage aussi largement que possible, à tout votre réseau, experts-comptables, notaires, avocats, banquiers, amis, voisins, relations de près ou de loin. Il faut aussi que vous sachiez en quelques mots présenter ce que vous recherchez, ce que vous pouvez apporter. Mais le secret est d’en parler à un maximum de gens. »
Pour les repreneurs dont le seul critère est un secteur géographique donné, une autre solution est de quadriller systématiquement ledit secteur et de passer des appels téléphoniques.

>Identifier le degré de maturité du cédant
Parmi les précautions à prendre dans ce cas, il s’agira d’identifier le degré de maturité du cédant. En effet, s’il s’agit pour celui-ci d’une première proposition, il y a fort à parier qu’il aura besoin de plusieurs mois pour se faire à l’idée de vendre son entreprise. Et, en conséquence, de faire perdre un temps précieux au repreneur d’entreprise. Ce facteur temps est à prendre en compte : le temps du cédant (qui a sa vie, son entreprise qui tourne, qui a le temps, donc) n’est pas le même que celui du repreneur, qui, lui, vit sur ses réserves qui ne sont pas éternelles…

En s’intéressant au marché caché, deux indices sont révélateurs pour savoir si le cédant est prêt à vendre :
–        Est-il entouré de conseils, au moins un expert-comptable et un avocat, ce qui signifie qu’il a déjà réfléchi au problème ;
–        A-t-il des projets d’avenir pour après la cession, ce qui démontre qu’il est psychologiquement prêt.

Stéphane Meunier précise que si le repreneur en herbe n’est pas toujours très à l’aise pour faire de l’approche directe, il existe des services – notamment ceux de la CCI de Paris – qui peuvent se charger de cette besogne.

>Les critères d’un bon dossier de reprise
Qu’un repreneur ait trouvé une entreprise grâce au marché ouvert ou au marché caché, un « bon » dossier de reprise est identifié grâce aux critères suivants :
–        un cédant vraiment vendeur,
–        un processus préparé par lui,
–        un prix de cession cohérent, qui permet, en plus du remboursement de la dette, de garder des liquidités pour assurer le développement futur de l’entreprise,
–        un dossier finançable,
–        et surtout, insiste Pascal Ferron, une entreprise dont le repreneur identifie immédiatement le potentiel de développement.

3 ans pour développer votre PME avant de la vendre

Vous avez 3 ans devant vous pour encore développer votre PME avant de la transmettre.

Pourquoi la développer encore puisque vous allez devoir la vendre ?

A tout point de vue : garder un dynamisme indispensable à sa compétitivité, pour tous vos collaborateurs, et pour mieux, et plus facilement, la vendre, dans 3 ans.
En effet, s’il y un développement significatif sur les 3 dernières années, ce sont celles-là qui vont servir de base à la valorisation.
Et au delà de son prix, elle sera d’autant plus attractive pour les candidats repreneurs.

Travailler sur 4 axes, qui peuvent aussi s’appliquer à votre activité.

1. Le développement commercial et marketing des 3 prochaines années avant transmission

Quels que soient les progrès que vous avez réalisés jusqu’à maintenant en termes commerciaux et marketing, il faut absolument que vous continuiez cette croissance du Chiffre d’Affaires.
Elle est primordiale.
Pour continuer à motiver vos collaborateurs, qui ne doivent pas craindre l’avenir, ni votre prochain départ, dont ils doivent se douter si vous approchez de la retraite.
Pour l’ensemble de vos partenaires économiques (fournisseurs, clients, sous-traitants, financiers, …) il est important que vous apparaissiez comme un acteur dynamique, et plus que la moyenne de votre secteur.
Enfin pour vos futurs repreneurs qui préféreront une entreprise à potentiel plutôt qu’une entreprise à redresser.
2. Le positionnement et l’innovation produit à développer avant de vendre

L’innovation produit reste un moteur de croissance irremplaçable.

Elle assure votre place dans la concurrence actuelle.

Il y a toujours de nouveaux débouchés, de nouveaux marchés à conquérir, d’où que vous partiez.
Cela paraît naturel dans des domaines techniques où les évolutions technologiques se succèdent à un rythme toujours accéléré, ou bien dans des domaines touchés par les effets de mode.

Mais cela l’est également pour des métiers très traditionnels comme la boulangerie.

Participer à des concours, remporter des prix vous forcent à innover.

Vous en retirerez des profits , au moins en termes d’image à court terme, on parlera de votre entreprise.
A moyen terme, vous gagnerez aussi de nouveaux clients-marchés, car tous cherchent toujours des fournisseurs plus inventifs.

Votre entreprise sera d’autant plus attractive le jour de la vente.
3. La qualité et le développement humain avant de céder votre PME

Là aussi, que la qualité soit jugée au niveau des produits finis, ou de l’excellence des hommes qui la composent, les processus de conception, fabrication, livraison, installation, la qualité de la formation, de l’entraînement de vos hommes à une performance toujours plus fiable feront de votre entreprise une référence dans votre milieu.

Une bonne gestion appliquée à ces fondamentaux doit vous permettre de dégager une bonne rentabilité, gage de nouveaux investissements et développements de votre entreprise.

Après un premier examen des vos bilans et résultats, un repreneur avisé saura toujours sentir cette qualité de fonctionnement et d’engagement des hommes dans la dynamique de vote entreprise.
4. Le développement international de votre entreprise avant cession

Point décisif qui caractérise toutes les PME françaises qui réussissent, c’est l’internationalisation de leur activité.

Encore une fois, certains secteurs d’activité semblent s’y prêter plus ou moins.

L’internationalisation est en fait un merveilleux test d’adaptabilité : il faut comprendre les goûts étrangers, les modes de vie, les critères d’achat et d’usage, … autant de paramètres qui peuvent différer de la demande nationale.

Le faire et y réussir démontrent alors bien la capacité de l’entreprise à vite s’adapter, ce qui est devenu aujourd’hui un facteur essentiel de la compétitivité.
Conclusion :

Vous avez déjà réalisé bon nombre de points de progrès de votre entreprise sur ces 4 dimensions clés du développement et de la réussite.

Si vous vous prenez à temps pour la transmission de votre entreprise et souhaitez le faire dans les meilleures conditions, alors vous connaissez ce qui vous reste à faire : développer, développer, … comme vous ne l’avez encore jamais fait dans votre entreprise.

Ce sera votre dernière ligne droite pour en maximiser la valorisation et son attractivité.

Action :

Procédez par ordre, car il difficile de se battre sur tous les fronts à la fois.

Ce qui compte ce ne sont pas seulement vos priorités personnelles : ce sont les capacités de vos collaborateurs à se mobiliser sur l’un de ces enjeux très rapidement et de façon efficace, sans freins.

A vous de jouer.
Le temps est compté.

Quels sont les types d’aides disponibles pour la création d’entreprise ?

Financement création entrepriseLe créateur d’entreprise peut recevoir plusieurs types d’aide, délivrées au niveau national ou local. Pour bénéficier de ces privilèges souvent d’ordre financier, tout dépendra du profil du chef d’entreprise, de la nature de son projet ainsi que du territoire dans lequel il à l’intention de s’implanter.

Le financement d’une société naissante est un élément crucial pour sa pérennité. En effet, plus le capital de départ investi est important, plus le projet a de chances de mieux fonctionner dans la durée.

Les aides qu’on peut apporter à une création d’entreprise sont multiples.

 Les prêts à long et moyen terme

Les banques offrent habituellement une aide financière à une hauteur maximale de 70% du montant non taxé de l’investissement, du fond de commerce et avec difficulté du besoin en fond de roulement. L’engagement de la banque sera à la hauteur de la mise du créateur.

Les prêts à la création d’entreprise (PCE)

Ce sont des prêts distribués par OSEO, établissement publique qui soutient l’innovation et la croissance des entreprises. Ils sont destinés à subventionner sans aucune garantie ni caution les besoins non physiques d’une entreprise (trésorerie initiale, différents frais commerciaux comme la publicité, fonds de roulement…).

L’ensemble des prêts ne doit pas dépasser les 45 000 euros. La valeur de l’emprunt accordé varie généralement entre 2000 et 7000 euros remboursable sur 5 ans. Il est possible d’adopter un différé d’amortissement total qui est d’une durée de 6 mois. Les sociétés éligibles au PCE sont :

  • Les entreprises individuelles.
  • Les entreprises de moins de 10 salariés en phase de création.
  • Les entreprises ayant moins de 3 ans d’âge.
  • Elles ne doivent avoir bénéficié d’aucun financement pendant au moins 2 ans. Le prêt à la création d’entreprise doit être nécessairement couplé à un prêt bancaire de plus de deux ans. Son montant représente au moins le double de la valeur du PCE.

Le NACRE (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise)

Ce système encourage particulièrement au développement des entreprises nouvelles. Il propose parallèlement un parcours d’accompagnement ainsi qu’un prêt à taux zéro. Etant plafonné à 10 000 euros, il doit être couplé à un prêt bancaire complémentaire tout comme le PCE.

Il a pour objectif de donner aux demandeurs d’emploi et aux personnes susceptibles de prétendre à l’ACCRE (aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise) les chances optimales de réussite. Ce dispositif se divise en plusieurs étapes codifiées :

  • Une aide à la création de dossier (aide au montage qui dure de 4 à 6 mois) qui permettra au chef du projet de soigner quelques détails concernant son idée d’entreprise. Ceci en vue de le présenter à un organisme financier ou un partenaire.
  •  La structuration budgétaire : elle évaluera la pertinence du projet en lancement et son plan de financement.
  • L’intermédiaire bancaire : cette phase concerne les négociations de financement de l’entreprise par un travail de recherche approfondi et minutieux. Il vise à faire bénéficier au chef d’entreprise de la meilleure offre financière possible ainsi que des conditions de prêt les plus commodes, en plus du prêt NACRE.

(Les deux dernières étapes durent généralement 4 à 6 mois et sont mises en place simultanément)

L’appui au démarrage et au développement

Il s’agit d’une aide à la fois décisionnelle et d’encouragement pour soutenir le chef d’entreprise à l’aube de son projet. Elle l’encadre dans ses choix de direction et prévient d’éventuels problèmes financiers.

Les prêts d’honneur

Il s’agit de prêts accordés par des structures sans but lucratif (les pouvoirs publics, les sociétés consacrées au développement des entreprises).

Ces prêts sont sans garantie, présentent des taux d’intérêts très bas et sont remboursables au bout de 2 à 5 ans.

Les aides fiscales accordées par l’état

  • La prime d’aménagement du territoire proposée par la DIACT (Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) aux entreprises qui s’implantent dans des zones spécifiques d’aménagement du territoire en respectant certaines conditions d’emploi et de financement.
  • L’exonération d’impôts sur les bénéfices pour ces mêmes entreprises installées dans les zones d’aménagement du territoire.
  • L’exonération des impôts locaux.
  • L’exonération des cotisations sociales dans les zones franches urbaines (ZFU). L’entreprise s’engage à embaucher de la main d’œuvre locale contre cette exemption.

Toutes ces aides sont directement inhérentes à l’état et visent à favoriser :

  • Une bonne répartition géographique des entreprises (ZFU).
  • La réintégration professionnelle des demandeurs d’emploi (le dispositif NACRE).
  • L’apparition et le financement des projets innovants.
  • Le financement des petites entreprises et l’épargne de proximité (PCE par exemple)

Une autre forme d’aide, non gouvernementale, peut entrer en jeu pour faciliter la création d’entreprise. Il s’agit des aides de collectivités locales.

Les collectivités peuvent attribuer des aides sous plusieurs formes ; subventions, bonification d’intérêts, emprunts ou avances remboursables à taux généralement nul.

Les régions sont indépendantes par rapport au choix du régime des aides directes qu’elles accordent.

Cependant il est important de respecter certaines règles et en particulier la concurrence communautaire. Les principes généraux que doivent considérer les collectivités locales :

  • Le respect du principe de liberté du commerce et de l’industrie.
  • L’interdiction de piocher les aides dans les fonds des entreprises commerciales et des sociétés à but lucratif (Quelques exceptions existent ; les sociétés d’économie mixte locale…).
  • L’interdiction d’établir des discriminations entre les entreprises et les citoyens présents dans la même situation. Il faut donc codifier les aides financières procurées et établir un règlement qui définit leur intervention.
  • Le respect de la politique d’aménagement territorial instaurée par l’état.

Il existe plusieurs aides possibles dont un chef d’entreprise dispose, pour mener à bien son projet. Elles sont schématiquement représentées par les aides de l’état et les aides de collectivités locales. Ces aides sont mises en œuvre afin de faciliter l’innovation et le développement des sociétés émergentes en vue d’une accélération de la vie industrielle et financière des régions.

Les aides pour le financement du développement des PME

Le financement des PME est toujours une question cruciale. Le besoin de financement se heurte constamment, d’une part, à la capacité de l’entreprise à financer son propre développement, et d’autre part, au souci d’indépendance de l’entreprise. La capacité de financement de l’entreprise limite sa vitesse de croissance. Le souci d’indépendance de l’entreprise peut être un facteur bloquant à son développement. Des solutions de financement public peuvent permettre de concilier vitesse de croissance et volonté d’indépendance.

Les prêts de Bpifrance, complémentaires aux prêts bancaires

Bpifrance est le principal acteur public du financement des entreprises. Le prêt sans caution ni garanties personnelles est son principal mode d’intervention pour le financement du développement des PME et TPE.
Bpifrance peut soutenir les investissements des sociétés en développement via le Contrat de développement. Ce prêt permet de financer les dépenses immatérielles liées à un investissement immobilier ou matériel.
Le Prêt à long ou moyen terme concerne toute sorte d’entreprise, ayant un projet d’investissement. Contrairement au contrat de développement (qui a une durée de 6 ans), sa durée peut aller jusqu’à 15 ans.
Le Prêt Croissance de Bpifrance soutient les projets d’investissements ou de croissance externe. Il finance les dépenses immatérielles et matérielles liées à cette croissance. Ce prêt a une durée de 7 ans.
Le Prêt SOFIRED-PME Défense intervient pour les PME travaillant pour le secteur de la défense, ou celles situées sur les territoires touchés par les restructurations de la Défense. Ce prêt finance les projets de développement ou de croissance externe. Il a également une durée de 7 ans.
Tous ces prêts interviennent en complément d’un prêt bancaire classique.

Soutien à la compétitivité

Le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi) est destiné à financer la compétitivité des entreprises. Il soutient les efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique, et de reconstitution de leurs fonds de roulement. Le CICE est calculé en fonction des rémunérations annuelles des salariés de l’entreprise.

Couvrir son prêt bancaire avec une garantie

Les prêts cités ci-dessus sont tous complémentaires de financements bancaires classiques. Pour assurer l’octroi de ces prêts bancaires, l’entreprise peut mobiliser des dispositifs de garanties bancaires. Ces garanties doivent couvrir le risque d’impayés en cas de défaillance de remboursement de l’entreprise.
Là encore, Bpifrance intervient pour soutenir les actions de développement des entreprises. Sa garantie de développement couvre les opérations d’investissement des TPE (Très Petites Entreprises) et PME (Petites et Moyennes Entreprises).
La SIAGI peut également intervenir pour les artisans, commerçants et petites entreprises. Elle peut garantir des projets d’investissements matériels ou des projets de croissance externe ou interne.

Soutenir le développement de projets structurants

Les PME ayant bénéficié d’un prêt d’honneur du Réseau Entreprendre, et engagées dans un projet de développement structurant, peuvent solliciter le Prêt Réseau Entreprendre Croissance. Ce prêt finance les projets de développement fortement créateurs d’emplois.

La PAT (Prime d’Aménagement du Territoire) Industrie et Services soutient également les projets d’investissements structurants. La PAT finance des projets de création, extension et diversifications d’activités industrielles ou de services (hors sidérurgie, fabrication de fibres textiles artificielles ou synthétiques, construction navale). Ces projets doivent être situés dans des communes classées en zone d’aide à finalité régionale. La PAT intervient pour des projets prévoyant un nombre minimum de création d’emplois et de montant d’investissements.

Les prêts de Bpifrance pour le développement des entreprises

Bpifrance est l’organisme référence en matière de financement des entreprises. Bpifrance  intervient comme soutien pour des projets de croissance, d’innovation, de développement à l’international, etc. Bpifrance est à la fois organisme de garantie et organisme de cofinancement. Bpifrance intervient comme partenaire financier de l’entreprise, auprès des financements bancaires traditionnels. Ses prêts accompagnent le développement de l’entreprise tout au long de sa vie.

L’intervention sur tout le cycle de l’entreprise

A l’image du banquier de l’entreprise, Bpifrance peut soutenir celle-ci à tous les stades de son développement. Ses interventions sous forme de prêts répondent à ce même principe. Mais ils ne s’adressent pas tous aux mêmes stades de développement de l’entreprise.

Les prêts de Bpifrance : pour qui, pour quoi, comment

Les prêts de Bpifrance présentent 3 avantages.
Ils ne nécessitent pas de garanties personnelles du dirigeant ou de garantie sur les actifs de l’entreprise.
Ces prêts ont pour la plupart une durée comprise entre 5 et 7 ans. Ils peuvent s’accompagner d’un différé de remboursement d’1 ou 2 années (pour certains prêts, ce différé est automatique ; pour d’autres, il est soumis à conditions).
Le dernier avantage correspond à un critère de fonctionnement de ces prêts. Ils doivent tous s’accompagner d’un financement bancaire classique d’un montant au moins équivalent (voir tableau ci-dessous). Mais cela signifie que Bpifrance intervient en cofinancement de la banque de l’entreprise. Bpifrance joue donc le rôle de levier pour l’obtention d’un financement bancaire. Cette condition permet à l’entreprise d’appuyer encore plus solidement ses demandes de financement auprès de sa banque.

Le tableau ci-dessous présente les prêts de Bpifrance. Il précise notamment pour chacun :

  • le type d’entreprise visé (forme juridique et/ou secteurs d’activités cibles),
  • la taille de l’entreprise,
  • le type de projet financé,
  • le montant du financement bancaire associé.
Prêt Type d’entreprise Taille
de
l’entreprise
Domaine
d’intervention
Financement bancaire
associé
Dès la création ou
pendant les
3 premières années d’activité de l’entreprise
Contrat de développement transmission Moins de 250 salariés Reprise d’entreprise
Prêt moyen
ou long terme
Croissance et investissement Prêt bancaire égal au montant du prêt de Bpifrance
(le cofinancement est égal entre les 2 acteurs)
Préfinancement du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi) Croissance et investissement
Pendant les 5 premières années Prêt d’amorçage Moins de 250 salariés Innovation
Prêt d’amorçage investissement Sociétés Développement et renforcement de trésorerie en phase d’amorçage
A partir de la 4ème année Contrat de développement Sociétés Moins de 250 salariés Investissement matériel ou immobilier Prêt bancaire égal à 2 fois le prêt de Bpifrance
Contrat de développement innovation Sociétés Moins de 250 salariés Innovation
Prêt Export Sociétés Moins de
5 000 salariés
Développement à l’international et investissement Cofinancement extérieur obligatoire pour les Prêts Export de plus de 150 000 €
Prêt Croissance Sociétés Moins de
5 000 salariés
Croissance et investissement Prêt bancaire au moins égal au montant du prêt de Bpifrance
Prêt Innovation Entreprises innovantes Moins de
250 salariés
Innovation
Préfinancement du crédit d’impôt recherche Entreprises menant des projets de R&D Moins de
250 salariés
Innovation
Prêt Eco-Energie Moins de 250 salariés Environnement Prêt bancaire égal au montant du prêt de Bpifrance
Prêt Restauration Entreprises de la restauration Investissement Prêt bancaire égal à 2 fois le prêt de Bpifrance
Prêt Hôtellerie Entreprises de l’hôtellerie Investissement Prêt bancaire égal au montant du prêt de Bpifrance
PP Bois
(Prêt
Participatif filière Bois)
Entreprises de la filière bois Moins de 250 salariés Croissance et investissement Prêt bancaire égal à 2 fois le prêt de Bpifrance
Prêt numérique Sociétés Moins de 5000 salariés Investissements d’intégration de solutions numériques Cofinancement au moins égal au montant du prêt de Bpifrance
Prêt d’avenir Moins de 5000 salariés Développement et investissements Cofinancement au moins égal au montant du prêt de Bpifrance
Prêt robotique Entreprises industrielles Moins de 5000 salariés Investissements en équipements robotiques Cofinancement au moins égal au montant du prêt de Bpifrance
Prêt Mod’Envol Commerces du secteur de l’habillement Moins de 250 salariés Investissements Cofinancement au moins égal au montant du prêt de Bpifrance
Prêt SOFIRED – PME Défense Sociétés liées au secteur de la Défense Moins de 250 salariés Développement, acquisition ou transmission d’activité Cofinancement au moins égal au montant du prêt de Bpifrance
PESS – Prêt Economie Sociale et Solidaire Entreprises du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire Moins de 250 salariés Développement et investissements Cofinancement au moins égal au montant du prêt de Bpifrance
Des partenariats peuvent exister entre une délégation régionale de Bpifrance et le Conseil Régional ou des Conseils Généraux. Ces conventions peuvent aboutir à la mise en place d’autres prêts régionaux, ou l’amélioration des montants d’intervention de ces prêts. Pour en savoir plus sur ces éventuels compléments, réalisez une recherche d’aides pour votre projet. En indiquant votre département, vous compléterez les résultats avec les aides régionales, départementales et locales.

Les financements de la reprise d’une entreprise

Comme dans le cadre d’une reprise d’entreprise, et avec l’aide d’un ou plusieurs crédits, vous allez devoir établir un plan de financement. Celui-ci mettra en évidence votre apport personnel dans le projet, ainsi que les financements à solliciter.

Votre apport personnel

Un apport personnel est à prévoir dans le financement de votre projet de reprise d’entreprise.

Non seulement votre apport personnel démontre votre implication dans votre projet, mais il limite votre dépendance au crédit et votre exposition, si les débuts de votre entreprise sont moins favorables que prévu.

Cependant, il n’existe pas de règle générale d’apport personnel, il peut vous être demandé d’apporter entre 20% et 50% du montant de l’opération.
La demande d’apport est fonction de nombreux paramètres, comme le secteur d’activité, l’emplacement, votre expérience professionnelle dans ce métier, mais aussi votre expérience en tant qu’entrepreneur.

Si votre apport personnel provient d’un don familial, il est entièrement assimilé à votre apport personnel. Mais si cet apport personnel provient d’un prêt familial, donc remboursable, vous devez en tenir compte dans votreplan de financement comme étant un prêt , et donc tenir compte des charges de remboursement correspondantes.

L’épargne acquise sur un LEE (Livret d’Epargne Entreprise) peut être utilisée pour un projet de reprise d’entreprise, ainsi que le prêt rattaché.

Le crédit vendeur

Le crédit vendeur est un prêt, avec ou sans intérêts, consenti par le vendeur et d’un commun accord avec l’acquéreur.
Cette pratique est courante à la condition indispensable que le vendeur n’ait pas besoin des fonds issus de la vente en totalité au jour de la signature.
Le crédit vendeur peut porter sur la vente du fonds de commerce, reprise du stock, …

Ce type de crédit démontre également la confiance qu’accorde le vendeur au repreneur en acceptant de se faire payer , en plusieurs fois.

Les parties négocient alors le montant du crédit vendeur, la durée, et donc le montant de l’échéance mensuelle ou trimestrielle.
Ensuite, au moment de la signature de l’acte définitif, le rédacteur d’acte prévoit généralement de faire signer plusieurs billets à ordre (un par échéance), en précisant le montant, et chaque date d’échéance de règlement.

Les aides publiques à la reprise

L’Etat ou les collectivités territoriales peuvent aussi participer sous différentes formes à un projet de reprise d’entreprise.

Ces aides peuvent revêtir différentes formes comme :

  • le versement d’une subvention (non remboursable)
  • le versement d’une aide (remboursable)

Mais aussi l’octroi de congés aidés pour le salarié d’une entreprise qui souhaite entreprendre sous la forme d’une reprise d’entreprise.

Les financements aidés

Des associations ou organismes dont la vocation est d’aider et favoriser la création et la reprise d’entreprises peuvent aussi participer au financement.

Ces aides peuvent revêtir la forme d’un prêt d’honneur ou d’un prêt solidaire; ils sont remboursables, parfois sans intérêts et viennent en complément de l’apport personnel ou d’un prêt bancaire principal.

Le PCE (Prêt Création d’Entreprise) diffusé par Bpifrance est particulièrement destiné à la reprise d’entreprise. Ce prêt PCE vient obligatoirement en complément d’un prêt bancaire principal.

Les financements classiques

Enfin, une fois obtenue ou non une aide publique ou financière, le complément peut être financé par votre banque sous la forme d’un prêt classique professionnel.

Ce type de prêt fait l’objet d’une analyse de votre projet de reprise, et dépend de nombreux éléments comme la nature et la qaulité de l’affaire reprise, l’importance de votre apport personnel, votre professionnalisme, votre expérience d’entrepreneur, vos garanties,…

 Les garanties

Comme dans tout dossier de crédit, une garantie est généralement demandée par le prêteur.

Cette garantie peut être constituée par :

Comment réussir la cession de son entreprise ?

Pour un entrepreneur qui a mis tout son cœur et toute son énergie dans la création et le développement de son entreprise, vendre sa société pour raisons financières ou personnelles n’est pas chose aisée.  Cela à un impact pour son entreprise, car trouver un entrepreneur ayant les mêmes objectifs et perspectives demande un grand investissement et une grande organisation, mais cela à également un impact personnelle.

Afin de réussir la cession de son entreprise, de nombreux entrepreneurs font appels à des cabinets experts et spécialisées dans le domaine de la transmission d’entreprise.

Pourquoi faire appel à ces cabinets ?

Faire appel à ce type de cabinets experts conseils pour le rachat de sa société requiert de nombreux avantages. Les sociétés spécialisées dans la cession d’entreprise vous permettent d’accéder à de nombreuses propositions de rachat grâce à un réseau de partenaires très étendu. Mais le risque de faire appel à ces sociétés qui privilégient uniquement ce type de réseau est de ne pas trouver des entreprises adaptées à votre demande.

C’est pour raison que des entreprises spécialisées également dans la cession d’entreprise préfèrent opter par l’approche directe. Cette nouvelle approche consiste à rencontrer directement des chefs d’entreprise qui pourrait être intéressé par votre projet. Cette nouvelle méthode permet de découvrir des entreprises intéressantes qui ne faisaient pas parti du réseau traditionnel.

Faire appel à ce type de cabinet vous permet d’avoir de nombreux conseils, et d’être suivi tout au long du processus de recherche et de vente de votre entreprise.

Elles vous permettent également de vous aider à préparer votre nouvelle vie tant financièrement que  personnellement. Elle vous conseille donc sur les éléments à effectuer comme le calcule de vos futurs revenus et  la préparation psychologique à votre changement de vie.

La transmission d’entreprise implique de grands changements pour les chefs d’entreprise, et faire appel aux entreprises spécialisées les aide à franchir cette étape de leur vie.

Comment augmenter la valorisation de son entreprise ?

Votre entreprise détient une valeur qui lui est propre. Suffisante ou surprenante, elle n’est pas inconvertible et rien ne vous empêche de vouloir en augmenter sa valeur. Bien au contraire, anticiper peut parfois présenter des avantages considérables. De quels moyens disposez-vous pour valoriser votre entreprise ?

Qu’est-ce que la valorisation d’une entreprise ?

La valorisation d’une entreprise découle du calcul de sa valeur financière. Pour ce faire, il faut tenir compte des données comptables passées et du potentiel de développement de la société. Ce calcul n’est toutefois pas simple. De nombreux éléments doivent être pris en considération. La valorisation de votre entreprise s’établit donc principalement sur la base de vos états financiers.

Valoriser pour mieux anticiper …

Certes vous n’êtes pas forcément prêt à vendre mais rien ne vous empêche d’anticiper. « Mieux vaut prévenir que guérir » … Un acheteur potentiel peut, à tout moment, venir frapper à votre porte. Vous vous devez donc de vous préparer à une éventuelle cession de votre entreprise. Cela vous confère ainsi la garantie d’en tirer le meilleur profit. Les banques sont d’ailleurs nettement plus favorables au financement d’une entreprise rentable.

Pour procéder à l’évaluation de votre entreprise, vous devez en recenser tous les points forts ainsi que l’ensemble des points faibles. Cette évaluation détermine la valeur de votre entreprise. En cas de négociation, c’est sur cette évaluation que seront basées les négociations entre vous et votre acheteur ou repreneur. Notez tout de même que l’évaluation sert de base de référence pour fixer le prix. Ce prix n’est pas défini préalablement par l’évaluation. Il résulte de votre appréciation, de celle de votre acheteur, mais surtout, de vos talents de négociateur. Il est en effet possible de vendre votre affaire à un prix supérieur au prix découlant de l’évaluation, tout comme il est possible de se retrouver dans l’obligation de la vendre à un prix inférieur. Pour éviter que cette deuxième option ne se présente, un mot : anticipation !

Comment faire ?

En qualité de dirigeant, vous devez être à même de relever les éléments positifs mais également les éléments négatifs de votre entreprise.

Avant de poser tout fondement sur lequel la phase de négociation sera basée, relevez les atouts propres à votre activité. Les éléments qui lui sont favorables ainsi que de futurs projets envisageables en font partie intégrante.
En ce qui concerne les points négatifs, analysez-les. Vous devez être parfaitement au courant des points faibles de votre activité, et ce, bien plus que votre successeur potentiel. Prenez le temps d’étudier cela, point par point, et envisagez des modifications lorsqu’elles s’avèrent nécessaires. Identifiez ces faiblesses permet parfois de les corriger. Tout cela demande en moyenne un à deux ans, d’où l’importance de s’y prendre tôt. Si certains éléments ne peuvent être corrigés bien que nécessaires, cela risque de rendre votre entreprise impropre à sa transmission. Revoyez votre décision de céder, si tel était le cas. Ceci est peut-être dû au fait que vous n’avez pas anticipé suffisamment tôt.

Divers éléments spécifiques à l’évaluation de la valeur de l’entreprise

Les éléments ayant une incidence sur la valeur de l’entreprise peuvent être internes ou externes.

Bien souvent assimilé au moteur de l’entreprise, le capital humain joue un rôle important dans l’évaluation de la valeur de votre entreprise. Le climat social de l’entreprise est déterminant dans les transactions. Pour favoriser une bonne productivité, les compétences, la formation, le sentiment d’appartenance, ainsi que la motivation sont autant de facteurs essentiels.

Détenir une bonne équipe de gestion rassure les investisseurs en termes de pérennité de l’entreprise.
La qualité des clients n’est pas non plus à négliger, bien au contraire. Le choix des clients détient sa part d’importance. Il détermine la quantité de produits ou services vendus.

La structure financière doit être équilibrée pour pouvoir se montrer source de bénéfices. Un des facteurs clés de réussite est en effet l’indépendance financière.

Prévoyez sur le long terme et avancez des processus d’amélioration continue. Elaborer un plan stratégique permet le maintien d’un fort taux de productivité. L’amélioration des marges induit des flux monétaires plus élevés, ce qui a une incidence positive sur l’activité de l’entreprise.

On remarque aussi une certaine capacité à anticiper la demande. En cas de forte demande mais aussi de forte exigence de la part des clients, savoir anticiper les besoins constitue un atout de taille. Les mots d’ordre peuvent se résumer à la différenciation et l’avantage concurrentiel. Démarquez-vous ! Pour ce faire, entretenez une relation de proximité avec votre cible.

Différentes méthodes d’évaluation

On note 3 principales méthodes d’évaluation rentrées en vigueur.

Les méthodes dites « patrimoniales » s’attachent à l’évaluation des actifs de l’entreprise à laquelle est soustraite la valeur de ses dettes pour obtenir l’actif net (on parle aussi de situation nette). Toutefois, cette méthode est à nuancer car elle n’amène pas toujours à une valeur économique juste. Concrètement, si la valeur économique de votre entreprise est en perte, il est possible que sa situation nette démontre une tendance optimiste. A l’inverse, si la valeur économique démontre des bénéfices avec une rentabilité élevée, cette même évaluation peut se montrer pessimiste. Idem si des projets prometteurs sont en cours.

Ces méthodes sont utiles en cas de liquidation de l’entreprise ou pour évaluer la valeur de replacement. Si vous souhaitez arrêter votre activité et vendre vos composants de l’actif au détail, vous pouvez ainsi plus facilement calculer vos prix de revient. Ces méthodes constituent une bonne référence dans l’encadrement du prix, mais sont statiques et n’intègrent pas la notion de rentabilité.

Les méthodes « comparatives » (barèmes), comme leur nom l’indique, visent à faire une comparaison. Elles comparent votre entreprise avec des entreprises concurrentes. Les entreprises choisies pour la comparaison présentent un profil similaire à celui de votre entreprise. Leur valeur de transaction est connue. Pour ce qui est des cessions de commerce détenant une côte officielle, ces méthodes sont adaptées spécifiquement. Les barèmes rassemblent des statistiques en rapport avec une approche de marché de la valeur de l’entreprise, pour certains métiers d’artisanat ou certains commerces. Un des barèmes les plus connus, le Mémento pratique Evaluation. Ces méthodes de comparaison ne sont pas tant différentes des résultats des autres méthodes, suivant l’application liée au marché des transactions. Simples d’utilisation, ces méthodes ne sont pas très précises et nécessitent, en général, le recours à d’autres analyses.

Enfin, on note les méthodes « de rendement ». Ces méthodes consistent à estimer la capacité future de l’entreprise à dégager des bénéfices, ainsi qu’à en déduire sa valeur en tenant compte du risque de non réalisation de ces bénéfices. Ces méthodes sont utilisables pour un cédant en se basant sur l’historique qu’il a et la possibilité de se projeter dans le futur. Elles peuvent également être utilisées par le repreneur qui se base sur la rentabilité future attendue de l’entreprise. La corrélation de ces deux parties permet ainsi l’évaluation de l’entreprise avec sa rentabilité prévisionnelle. Ce type de méthode est fondé d’un point de vue économique mais ne facilite guère la discussion entre repreneur et cédant en raison de choix multiples ou de taux ressenti comme arbitraire.

Plus précisément, vous pouvez commencer d’abord par augmenter la trésorerie. Pour cela, il vous faut diminuer voter BFR (Besoin en Fonds de Roulement) égal à vos ressources stables moins vos emplois stables. Une autre astuce est de ne pas distribuer de dividendes pendant les dernières années. Dans la mesure du possible, limiter de nouveaux investissements. Votre bilan doit être établi dans une optique de cession et pas juste fiscale. Valorisez les stocks de façon moins prudente et réintégrez progressivement les réserves comptables. Une autre solution reste de faciliter le financement du rachat en sortant préalablement l’immobilier de l’entreprise.

Vous pouvez également augmenter la rentabilité présentée aux acheteurs lors de la vente de votre entreprise lorsqu’elle présente des résultats relativement bons, et lorsqu’il existe des perspectives de croissance.

Relativement complexe par nature, ce travail demande du temps. Il est pourtant indispensable à la bonne gestion et au bon fonctionnement de votre entreprise.

Le recours à un tiers

Il vous est possible de faire appel à un tiers pour l’évaluation de votre entreprise. Ce professionnel se doit d’être neutre vis-à-vis des interlocuteurs dont il est question. La variation des méthodes existantes induit différentes visions de l’entreprise. Il est donc plus sûr pour vous d’avoir recours à un professionnel compétent. Il en ressort toutefois une certaine part de subjectivité car la valeur de votre entreprise est indirectement rattachée à votre personnalité et votre équipe de travail.

LES 3 MÉTHODES POUR VALORISER LE PRIX D’UNE ENTREPRISE

Découvrez donc, dans cet article , les 3 méthodes pour évaluer le prix d’une entreprise. Ces méthodes sont monnaie courante dans le secteur de la transmission d’entreprise et elles vous permettrons d’être réactif pour vous positionner sur une affaire. Mais, au delà des chiffres et des ratios qui vous sont exposés ci-dessous, n’oubliez jamais que les prix ne sont jamais parfaits mais sont toujours fixés par la sacro-sainte règle de l’offre et la demande !

Méthode 1 – Le prix en fonction de la rentabilité

Formule de prix  =

+ Indicateur de rentabilité retraité  x Coefficient

+ Trésorerie excédentaire 

– Dette financière

Etape 1 : Retraitement des indicateurs de rentabilité

L’objectif est d’obtenir un compte de résultat normatif en réévaluant un certain nombre de paramètres. Il s’agit d’avoir une vision réelle de la capacité bénéficiaire de l’entreprise. Voici quelques exemples de retraitements à opérer (non exhaustifs) :

  • Niveau de marge : Vérifier les niveaux sur 3,4 ou 5 ans pour connaître les niveaux de marges commerciales. Identifiez si les évolutions sont structurelles (mix produit, amélioration des conditions d’achat, …). Si les évolutions sont incohérentes (hausse tarifaire durant la dernière année, retraitement de stock, …), soyez critiques et réévaluez les !
  • Avantages dirigeant : Quel est le salaire chargé du dirigeant ? Comment se paye-t-il ? Quel sont ses avantages ? Sont-ils directement lies à l’entreprise ? Existe-t-il des membres de la famille ayant un salaire mais ne faisant pas partie de la reprise ?
  • Loyer des bâtiments de l’entreprise : L’immobilier d’une entreprise est généralement porté par une structure juridique distincte lorsque le dirigeant est propriétaire des murs. Analysez les loyers et les différents coûts induits afin de vérifier si les niveaux sont en ligne avec le marché.
  • Provision pour risques et charges
  • Etc

Etape 2 : Choix des coefficients et des indicateurs  de rentabilité

indicateurs  de rentabilité Coefficient multiplicateur
Excédent Brut d’Exploitation (EBE) Entre 3 et 6
Résultat d’Exploitation (REX) Entre 4 et 7
Résultat net comptable (RN) Entre 5 et 8
Capacité d’autofinancement (CAF) Entre 4 et 7

Les indicateurs de rentabilité sélectionnés peuvent engendrer des différences importantes dans la valorisation finale. Ces disparités dépendent des critères suivant :

  • Secteur et métiers de l’entreprise
  • Zone géographique
  • Politique d’investissement et de d’amortissement
  • Structure financière et de fiscalité

En revanche, un ajustement sur les coefficients multiplicateurs peut être appliqué pour tenir compte de la croissance du marché, de la taille et des risques spécifiques.

Etape 3 : Pondération des indicateurs de rentabilité

Une pondération entre les années doit être appliquée dans le calcul, et ce dans le but de tenir compte des perspectives d’évolution du marché et des résultats passée de l’entreprise.

Note : Les cédants préparent généralement plusieurs années en avance la cession de leur affaires et font apparaître parfois des résultats supérieurs l’année de la cession. Cette pondération permettra donc de lisser le résultat afin de maximiser vos intérêts.

Exemple de pondération  :

    • Année N :          R Net 350 KE   x  3
    • Année (N-1) :   R Net 150 KE   x  2
    • Année (N-2) :   R Net 100 KE   x  1
    • Année (N-3) :   R Net 80   KE   x  1

Soit une moyenne pondérée de 218,5 KE.

Les pondérations sont arbitraires. Il tiens lieu de collecter les informations en-cours de l’année N+1 pour confirmer ou infirmer la croissance et donc les niveaux de rendement.

Etape 4 : Retraitement de la dette et la trésorerie

La dette financière correspond généralement aux crédits et engagements de la société souscrites auprès d’établissements financiers ainsi que les divers concours bancaires (découverts) et les éventuels comptes courants d’associés existants. Il tient lieu de les soustraire à la valorisation que vous aurez évaluée.

La trésorerie, à l’inverse, doit être réintégrée à la valorisation finale. Attention toutefois à évaluer correctement le montant de la trésorerie excédentaire par rapport au montant inscrit au bilan.


Méthode 2 – Capacité d’endettement de la cible

Formule de prix  =

+ Capacité d’endettement de la cible

+ Trésorerie excédentaire nette de dette

+ Fonds propres du repreneur

Etape 1 : La capacité d’emprunt de la cible

Afin de vous éclairer sur ce concept, j’utiliserai l’exemple d’une société dont voici la description chiffrée :

Compte de résultat en KE

  • Chiffre d’affaires             3 000 KE
  • EBE                                          450  KE
  • Résultat Net                         250  KE
  • CAF                                         300  KE

Dans le cadre d’une reprise, le repreneur va utiliser les résultats de cette société pour absorber la dette levée pour financer une partie de son acquisition. Les ratios généralement utilisé par les banques pour évaluer la dette maximum d’une entreprise sont les suivants :

  • 4 années de CAF                             => soit 1,200 KE de dette
  • 5 années de Résultat Net            => soit 1,250 KE de dette
  • 2,5 années d’EBE                            => soit 1,125 KE de dette

De ce fait, nous pourrions envisager un emprunt bancaire autour de 1,2 ME d’euros pour financer l’acquisition.

Etape 2 : Retraitement de la trésorerie excédentaire nette de dette

Le repreneur à la capacité de pouvoir utiliser la trésorerie laissée dans l’entreprise pour financer également une quote-part de l’acquisition. Attention toutefois à évaluer avec attention la trésorerie excédentaire à laquelle nous aurons soustrait les dettes financières éventuelles. Dans l’exemple de la société ci-dessus, voici le bilan :

Bilan en KE

  • Actif Immobilise                      650
  • Actif Courant                             800
  • VMP                                               500   <—
  • Disponibilité                               150
  • Total Actif :                         2 100
  • Capitaux propre                       900
  • Dette financière                        100   <—
  • Dette courant                         1 100
  • Total Passif :                       2 100

La trésorerie excédentaire, dans cet exemple, pourrait correspondre aux valeurs mobilières de placement « VMP » car étant placée régulièrement depuis 2 ans soit 500 KE auquel nous neutralisons les 100 KE de dette.

Notre repreneur a donc  trouvé un financement additionnel de 400 KE pour financer son acquisition.

Etape 3 : Les fonds propre du repreneur

Nous terminons maintenant cette méthode d’évaluation en intégrant l’apport de notre repreneur. Ce repreneur possède des liquidités de 250 KE. Il a la possibilité de pouvoir obtenir un prêt familial dans le cadre de ce projet d’un montant de 100 KE pour compléter ces fonds. Ce qui nous donne un montant de fond propre de 350 KE

Voici la valeur possible de l’acquisition à laquelle le repreneur pourrait prétendre :

  • Fonds propres du repreneur                                           350 KE
  • Trésorerie excédentaire nette de dette                  400 KE
  • Dette bancaire                                                                1 200 KE
  • Total                                                                                 1 950 KE

Vous l’aurez compris, cette méthode a l’avantage d’évaluer une cible en fonction de nos apports et de la structure financière de l’entreprise que l’on convoite. C’est un point de départ ! La valeur obtenue n’est qu’une orientation mais ne peut être une règle. L’art est de pouvoir combiner toute les méthodes afin de se forger une conviction claire.


Méthode 3 – Quels sont les prix du marché !

Valeur de l’entreprise = Prix de marchè des sociétés comparables

1 – Choisir un échantillon comparable à notre cible

2 – Sélectionner un critère de mesure

3 – Comparer les résultats obtenus

4 – Cotes ou décotes éventuelles

Cette méthodes d’évaluation se base sur ce que l’on appelle communément le principe des comparables. Il s’agit ici de réaliser un travail de recherche pour pouvoir comparer l’entreprise cible avec d’autres opérations récente de cession d’entreprise ayant les mêmes caractéristique d’activité, de taille, de positionnement et de marché.

 Etape 1 : Choix de l’échantillon

Le principe de cette méthode est de définir un échantillon de référence auquel la société à valoriser sera comparée. Plus cet échantillon est représentatif de l’activité de la société étudiée, plus cette méthode sera pertinente.

Les caractéristiques des sociétés comparées doivent être très proches en terme de :

  • marché ciblé (notamment au niveau géographique)
  • taille
  • secteur
  • maturité
  • perspectives de croissance
  • modèle économique
  • performances historiques
  • structure financière (les situations de trésorerie doivent être similaires : trésorerie nette ou endettement net).
  • rentabilité

Etape 2 : Identifier et sélectionner un critère de mesure.

La méthode des comparables est couramment appliquée en fonction de 4 critères :

  • Le chiffre d’affaires (CA) est le critère utilisé pour les sociétés non rentables. Il est le plus approximatif.
  • L’excèdent brut d’exploitation (EBE) est valable si la société affiche une activité opérationnelle rentable. Ce critère ne prend pas en compte les dotations aux provisions et amortissements qui peuvent avoir un impact notable sur le niveau du résultat d’exploitation si l’activité de la société exige des investissements importants.
  • Le résultat d’exploitation (REX) s’applique aux sociétés qui ne dégagent pas de résultat net.
  • Le résultat net s’applique aux sociétés rentables. Dans l’établissement des prévisions, il faut veiller à ce que le calcul du bénéfice soit homogène.

Etape 3 : Calculer et comparer les critères du panel

Une fois le panel de sociétés identifiées (il peut s’agir d’une ou plusieurs), réalisez un tableau à plusieurs entrées pour obtenir les multiples de valorisation des sociétés de votre panel. Voici l’exemple d’un échantillon de société de second œuvre spécialisée dans la plomberie en île de France d’un CA inférieur a 3 M Euro sans immobilier (bâtiment et mur). Je détaille de manière synthétique les 3 différents comptes de résultat :

En K euro Entreprise 1 Entreprise  Entreprise 3
Chiffre d’affaires 2  000 2 600 1 200
EBE 145 280 110
REX 130 200 80
RNET 40 120 50
Trésorerie 150 500 80
Dette 25 150 0
Valorisation de 100% des titres 450 1 200 400
Valorisation nette de dette & trésorerie 325 850 320

Ratio Formule Entreprise 1 Entreprise 2  Entreprise 3 Moyenne
Multiple de CA = Valorisation nette / CA 0,15 0,33 0,27  0,25 années 
Multiple d’EBE = Valorisation nette / EBE 2,2 3 2,9  2,7 années 
Multiple de REX = Valorisation nette / REX 2,5 4,3 4  3,6 années 
Multiple de R NET = Valorisation nette / R NET 8,1 7,1 6,4  7,2 années 

Ce tableau vous donne une une première idée des ratios de transactions appliqués aux cessions des sociétés de votre panel. Ces ratios moyens seront comparé au ratio de la société étudiée et permettra de calculer un potentiel d’ajustement à la hausse ou à la baisse :

  • Si le ratio moyen de l’échantillon est supérieur au ratio de la société à valoriser, le dossier peut être considéré comme sous-évalué.
  • Si le ratio moyen de l’échantillon est inférieur au ratio de la société à valoriser, le dossier peut être considéré comme surévalué.

Etape 4 : Les ajustements nécessaires

Une cote / décote peuvent ensuite être appliquées pour valoriser des éléments spécifiques  :

  • Cote : Il peut s’agir de brevets, d’un savoir-faire spécifique, d’une exclusivité géographique ou de la récurrence de chiffre d’affaire (contrat public sur plusieurs années par exemple)….
  • Décote : Un marche en décroissance, l’émergence d’un nouvelle concurrence, des carnets de commandes en baisse depuis peu…

Quantifiez et intégrez ces ajustement au prix pour obtenir votre propre valorisation.

L’approche empirique des comparable est une indication additionnelle aux autres méthodes de valorisation. Les limites de cette méthode réside dans la difficulté de trouver des informations précises de transactions. Même si les comparaisons sont utiles pour positionner notre cible, l’unicité de chaque affaire doit être aussi prise en compte pour en évaluer le potentiel de développement.