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Comment créer des personnas efficaces

Le client est roi et R.O.I.  Aujourd’hui plus que jamais la connaissance du client est déterminante pour être à même de personnaliser vos messages à chaque étape du processus d’acquisition (sale funnel), depuis la notoriété jusqu’à la décision d’achat. Le chiffre est désormais connu, bien que variant selon les sources : il faudrait entre 5 et 7 points de contact avant qu’un chaland devienne un client et 60% du process repose entre les mains du marketing et des contenus produits (source Hubspot).

D’où la pertinence de la mise en place d’une stratégie d’Inbound Marketing pour capter le futur client fidèle et l’accompagner tout au long de son parcours. Un point crucial dans cette mise en oeuvre est en amont celui de la détermination du profil des clients types :les personas, soit des représentations fictives et archétypales du client idéal.

Pour créer ce client, l’entreprise s’appuiera sur des données issues de ses propres sources (crm, sgbd, analytics…) mais aussi sur des spéculations sur son éducation, ses patterns comportementaux, ses motivations et ses objectifs. Ces informations formalisées constituent une connaissance de votre client et donc ses problèmes que vous vous emploierez à résoudre avec votre proposition de produit ou de service. Et cette connaissance vous donne aussi l’opportunité d’adapter la communication et le langage à employer selon les profils visés.Autrement dit, toute votre stratégie marketing de contenus ou autre s’appuiera sur vos personas.

Selon l’infographie ci-dessous, l’importance des personas comme levier de vente est désormais reconnue par les marketeux, même si 56% d’entre eux avouent n’en avoir pas encore créés. Laquelle infographie détaille les différentes étapes pour ce faire.

A commencer par la collecte des informations internes auprès des équipes de ventes, les plus à mêmes de typer leurs clients tout comme l’équipe marketing ou du SAV. Toutes les données seront concaténées dans un simple fichier Excel. A vous ensuite de trouver des points communs par exemple dans le comportement de navigation de vos prospects. Une opération qui peut être répliquée en collectant les informations issues des réseaux sociaux. L’inconvénient pointé par l’infographie est que cette méthode n’apporterait pas d’insights supplémentaires à ceux déjà connus.

Deuxième étape : utiliser les outils online à disposition. Le premier d’entre-eux le plus simple, le formulaire. Ce peut-être un simple formulaire Google Doc, ou un sondage plus poussé avec Survey Monkey ou tout autre outil approprié. Les réseaux sociaux et études sont aussi des sources précieuses pour dresser le profil de vos clients. Ces outils ont le mérite d’être peu onéreux, de renforcer les informations à disposition, mais en contrepartie obèrent le comportement des prospects dans le monde réel. Retrouvez ici une liste d’outils pour vos enquêtes

 

Troisième étape: la plus importante : l’interview de vrais clients (les vôtres ou ceux de vos concurrents) Bien menée l’interview permettra de circonstancier et déterminer les motivations des acheteurs. Ainsi, comme le cite l’infographie, un directeur marketing a découvert que 70% de son budget marketing était dépensé en pure perte. Ces 70% étaient sans doute consacré à la promotion de la marque, ce dont tout client se moque.

C’est le contexte stupide !

Surtout comme l’indique l’extrait de l’infographie ci-dessous, l’interview vous permettra de déterminer le contexte dans lequel s’inscrit la décision de l’acheteur. Connaître précisément le contexte permet de réduire les données inutiles ou non pertinentes pour concevoir votre persona.

contexte interview

Les 5 anneaux de l’achat décrits ont le mérite d’être clairs :

– Pourquoi votre solution est-elle choisie au détriment d’une autre
– Facteur de succès : Quel changement devriez-vous faire pour améliorer le produit ou service
– Perception : pourquoi votre solution n’est-elle pas perçue comme pertinente
– Parcours client : quels sont les critères d’évaluation prévalant à une décision d’achat
– Critère de décision : Quels sont les acheteurs et quels sont les ressources sur lesquelles ils appuient leur choix.

Fort de ces données vous pouvez alors répondre aux 5W +H

Who : qui convaincre dans l’entreprise
What : quelle information devez-vous leur fournir pour les convaincre
When: quand le chaland est-il le plus réceptif à votre message
Where : où trouver le prospect avec votre marketing de contenus
Why : pourquoi vous pouvez mettre sur pied le meilleur plan d’action marketing et de vente est le meilleur plan d’action
How : comment élaborer des arguments convaincants pour vendre votre solution

A la fin vous obtiendrez une fiche type comme celle réalisée par le Buyer Persona Institute qui détaille 5 les 5 critères listés ci-dessus ajoutés aux 5W.

fiche type d'un persona

A ce stade, vos personas sont clairement définis et surtout, vous êtes alors à même de fournir ce qui intéresse réellement le futur client.

Définir des personaes efficaces

Comment créer des personas efficace

D’autres méthodes existent pour créer des personas, dont la carte d’empathie. Comme son nom l’indique elle consiste à se mettre à la place de votre persona et de répondre à des questions pour dresser son profil. Aussi efficace, elle s’appuiera pour remplir les champs sur le même type d’informations que pour créer un persona.

L’essentiel consiste dans un second temps à réellement actionner ses informations, par exemple en ciblant à l’aide publicité sur les réseaux sociaux une population correspondante à vos personas ou encore en proposant des solutions susceptibles de répondre à leurs préoccupations. Et ne croyez pas que les personas soient réservés au seul marketing. Par exemple, dans la presse, nombre de quotidiens ont défini des personas pour lesquels les journalistes écrivent ou encore, en amont d’un projet de design ou d’UX, se pencher sur les besoins et attentes d’un utilisateur permet de cadrer avec plus d’acuité les développements. En substance, toute interaction virtuelle nécessite une définition d’un ou plusieurs personas, une incarnation pour revenir à une certaine réalité, parfois indispensable dans un univers ou le conceptuel a vite fait de prendre le pas.

Comment définir une stratégie de contenus

Stratégie est sans doute le mot le plus utilisé depuis quelques années. Tout est stratégique, de la feuille de route de l’entreprise au positionnement de la machine à café. Le contenu mérite lui aussi une approche stratégique. Certes, mais : qu’est-ce qu’une stratégie de contenu ? Qui la définit, sur quelles bases, avec quels objectifs, avec quelles mesures ? Réaliser des articles sur un blog, des infographies, diffuser le tout sur twitter et le relayer sur le RSE interne n’est pas de la stratégie. C’est au mieux de la tactique, au pire de la perte de temps.

Pourtant, cette approche de la production ponctuelle et confuse semble la plus partagée. D’après un sondage mené aux Etats-Unis, seulement 27% des entreprises B2C et 48% du B2B ont une stratégie claire dès lors qu’il s’agit de contenu. La route est longue.

Quelle route pour le stratège de contenu ?

Nous partons du principe pour la suite du post que vous souhaitez produire du contenu qui s’adresse à des utilisateurs soucieux de s’informer, d’apprendre, de résoudre un problème ou tout simplement se divertir. Votre rôle est de produire et de fournir ces informations en utilisant les différents canaux de diffusion à votre disposition. Pour ce faire, il est possible que la feuille de route soit claire. Ou pas.

Pour définir votre stratégie de contenu il vous faudra définir en quoi celui-ci vous aidera à atteindre vos objectifs ou ceux de votre entreprise ( de toutes natures) tout en étantutile aux récipiendaires, l’un ne va pas sans l’autre : aucun contenu ne doit être inutile. Dans une logique, par exemple d’inbound marketing, à chaque étape du tunnel de conversion correspondra un contenu dédié. Une fois défini vos objectifs, votre stratégie de contenus devra définir, dans le désordre, votre planning de production, de diffusion et la gouvernance globale de votre contenu.

Comment déterminer une stratégie de contenus

Pour poser les bases de votre stratégie de contenus, le site Brain trafic a créé il y a déjà 4 ans « the quad». Ce diagramme recense les 4 composants indispensables pour déployer votre stratégie de contenus. C’est aussi une grille d’analyse pour élaborer et évaluer votre contenu en fonction d’objectifs.

Ces quatre éléments se positionnent autour du cœur du réacteur:

Le noyau stratégique

Critique et prioritaire, le noyau définit la promesse, les objectifs et le contenu associé pour les atteindre. Ce noyau va aussi contribuer à élaborer la feuille de route pour une période déterminée. Votre stratégie de contenu prendra sa source sur la promesse de l’entreprise déclinée à l’envie. Cette promesse peut reposer sur une baseline, par exemple « indexer et rendre accessible toute l’information du monde ». Toutes vos productions de contenu seront sous-tendues en écho à cette promesse. Les guidelines pour élaborer votre stratégie s’appuieront sur cette promesse qui sera déclinée en suivant des cycles et messages spécifiques selon qu’il s’agisse de communication, interne ou externe, ou de supports pour le marketing.

Les autres composants du quadrant reposeront sur le noyau stratégique qui donnera naturellement naissance à la substance, autre composant du quadrant.

La substance pose la question du message qui devra être véhiculé et retenu par le récipiendaire et de la typologie de contenus nécessaire pour atteindre l’audience visée. On touche ici au cœur de la compétence de l’éditeur et du métier des producteurs de contenu.

La structure : comment le contenu est hiérarchisé, organisé, formaté et affiché.

A la structure formelle du contenu, s’ajoute la question de la technique pour délivrer le contenu à la bonne personne et de manière pertinente. Ce peut être sur un mobile, une tablette, via un sms etc. Sur ce point, il faut avoir une idée claire de l’affichage et nécessite de maitriser a minima les possibilités offertes par les CMS et technologies associées. Par exemple, quels sont les add-ons de WordPress qui me permettront de transférer ces contenus vers un mobile en push après une visite d’un internaute et autres questions du même type liées dans cet exemple au comportement du visiteur. Dans tous les cas, le CMS devra vous faciliter la vie, pas vous la pourrir en vous imposant des contraintes.

En gros, il faudra répondre à ces questions :

 » qui », « quoi », « quand », « où » et « comment »

En répondant à ces questions, vous commencez à avoir une bonne idée de déployer votre stratégie et passerez naturellement au workflow.
Le workflow comprend les process, les outils et les ressources humaines nécessaires à la production de contenus et à la qualité. Ce composant mériterait un long billet nécessaire pour évoquer le vaste sujet de la technique, des process et des ressources associés.

La gouvernance globale

La gouvernance pose la question des décisions affectant la stratégie globale, de qui provient l’information sur d’éventuels changements, comment sont-ils communiqués etc. La gouvernance est aussi importante que le reste des composants du quadrant.

Pour en juger nous pouvons prendre l’exemple des guidelines de la maison blanche sur la gouvernance digitale.

Emploi et Employabilité : Les Jeunes ont la Parole (étude)

ANAF - étude - Couverture

L’Association Nationale des Apprentis de France (ANAF) et l’ASTREES (Atelier Social du Futur) ont sondé les jeunes sur la question de l’engagement professionnel et nous propose aujourd’hui les résultats de leur enquête intitulée « Travail et engagements professionnels : Les jeunes prennent la parole ». Depuis fin aout 2014, 1 160 répondants de moins de 30 ans (en recherche d’emploi, étudiants, apprentis, jeunes actifs diplômés…) ont répondu à 32 questions. Découvrez le portrait de cette génération…

Des jeunes en recherche de sens et engagés

  • Les compétences (79%), l’effort personnel (72%) et les relations (63%) sont des conditions plus importantes pour réussir professionnellement que le diplôme (45%).
  • Le plus important dans un emploi est d’être dans une ambiance de travail agréable (81%), faire quelque chose d’intéressant (74%) et avoir un bon équilibre vie professionnelle / vie privée (74%).
  • Près de 90% des actifs se sentent engagés dans leur travail. Pour eux, le sens (fierté du travail bien fait, utilité) et la reconnaissance priment. Le désengagement est lié au sentiment d’être un pion, à l’ennui et à la frustration.
  • Plus de la moitié des répondants s’engageraient dans une association ou une ONG.

Des jeunes optimistes mais parfois inquiets

  • Plus des 75% des répondants sont optimistes sur leur avenir professionnel. Les plus optimistes sont évidemment ceux qui ont un travail.
  • Plus les sondés sont jeunes, plus ils sont optimistes quant à l’avenir. Mais plus ils sont proches du travail, plus le sentiment que leur avenir sera meilleur que celui de leurs parents décroit.

Quelle vision des jeunes sur les syndicats ?

  • 61% des sondés ont plutôt une vision positive du rôle des syndicats.
  • Paradoxalement seulement 8 % sont engagés dans un syndicat.
  • En effet, les syndicats souffrent d’une réputation de contestataires qui n’agissent pas assez (15 %) ou d’un caractère trop « has been » (10 %).

ANAF- Infographie-1

Malgré la crise, les jeunes restent optimistes et réalistes sur ce qui les attend. Ils veulent travailler mais pas à n’importe quel prix, leur travail doit être de qualité et utile. Enfin, ils veulent être écoutés et entendus dans le milieu professionnel comme dans la société.

Selon l’ANAF et l’ASTREE, il faut, sous peine de frustration, changer les méthodes d’accompagnement des jeunes. Il faut « écouter les jeunes au lieu de parler pour eux » et « les aider à se sentir utile au travail, à l’école et en société, avant de leur asséner les leçons ».

LES COMMUNICATIONS UNIFIÉES VONT-ELLES REMPLACER LA TÉLÉPHONIE TRADITIONNELLE ?

communications-unifiees-cisco

communication-unifiee-bureaux04Les communications unifiées ont le vent en poupe dans les entreprises qui y voient un moyen de réaliser des économies tout en simplifiant la collaboration. Suffisant pour remplacer définitivement la téléphonie traditionnelle ? Quelles sont les raisons de cette évolution ?

Les experts de la société Elit-technologies, spécialisée en communications unifiées, apportent ici un éclairage sur le devenir des solutions de collaborations en entreprise.

Des outils de collaboration en plein développement

La réputation d’un secteur technologie évoluant à vitesse grand V n’est pas usurpée. Récemment encore indispensable, l’association téléphone fixe-email a été remise en cause par le développement des terminaux mobiles et voit aujourd’hui l’émergence d’un outil offrant de nouvelles possibilités : les communications unifiées. La voix sur IP constitue, de l’avis de tous, la base de cette technologie à laquelle viennent se greffer des fonctionnalités telles que la visioconférence, la messagerie unifiée, la présence (disponibilité d’un contact)et la messagerie Instantanée, ,  la conférence web ou le centre de contact. Cette offre évolue en permanence, en attestent les derniers outils proposés par les éditeurs que sont les réseaux sociaux et le partage de documents.

Association fixe-email > Terminaux mobiles > Communications unifiées > Visioconférence > Messagerie unifiée > Présence > conférence web > Réseaux sociaux  > Partage de documents

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Raisons de cette évolution

L’avènement des communications unifiées peut tout d’abord s’expliquer par le nombre de terminaux présents dans les entreprises. Quand un manager possédait seulement un PC il y a quelques années, ce dernier doit aujourd’hui jongler entre un PC fixe, un PC portable, un smartphone, une tablette, etc. L’instantanéité offerte par les communications unifiées est un atout indéniable pour contacter et être contacté en tous lieux et en toutes circonstances.

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La collaboration est un enjeu essential dans les PME, la simple téléphonie ne suffit plus

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Cisco Jabber, l’application phare de Cisco pour les Communications unifiées

La téléphonie est le « socle » professionnel, mais elle évolue !

La téléphonie, « socle » professionnel, évolue en intégrant désormais la présence par le biais des communications unifiées. Chaque participant peut aujourd’hui savoir qui est disponible en un instant et prendre directement contact avec lui. Les utilisateurs peuvent alors partager des documents avec un autre collaborateur ou démarrer une session audio. Le fait de communiquer en temps réel constitue l’un des principaux avantages de cette solution. L’ère des appels de type « Bonjour, Mr X est-il disponible ? » est révolue.

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Les résistances au changement ne vont pas durer, les communications unifiées vont s’imposer dans toutes les entreprises, PME et grands comptes, et même les TPE

Des PME aux grands comptes, tous cherchent à se différencier et à optimiser leurs coûts via ces communications unifiées. Le contexte économique tendu de la majeure partie des entreprises ralentit encore le passage à cette nouvelle technologie, tout comme la résistance au changement. La démocratisation de ces solutions et l’avènement des solutions hébergées via le cloud contribueront progressivement à faire disparaitre les freins encore présents… et les modes de communication asynchrones comme la téléphonie classique par la même occasion.

Google bientôt « mobile-friendly » : les 5 ressources pour bien se préparer

SEO gratuit : bien se préparer à la mise à jour mobile-friendly du 21 avril Google

Plusieurs outils gratuits peuvent aider à bénéficier du label « mobile-friendly » qui sera privilégié dans les résultats sur mobile à partir du 21 avril.

Les SEO ne sont plus les seuls, tous les acteurs du Web commencent à le savoir : le 21 avril prochain, Google va changer les résultats qui remontent sur smartphones. A partir de cette date, le moteur de recherche va privilégier les pages optimisées pour mobile, et plus précisément celles qui bénéficient du label « site mobile » (ou « mobile-friendly » en anglais). Des salariés du moteur l’ont clairement annoncé : une page ayant ce label sera favorisée dans les résultats après ce 21 avril. Il reste donc 8 jours avant le déploiement de cette mise à jour majeure.

Pour les sites qui n’ont pas de pages bénéficiant du label « site mobile », il n’est pas trop tard.

Un label attribué en temps réel

Pour les sites qui n’ont pas de pages bénéficiant de ce label, il n’est pas trop tard. Certes, ils pourront difficilement obtenir le label avant cette date, mais ils pourront toujours effectuer le travail nécessaire pour en bénéficier plus tard : Google l’a bien dit, le label sera attribué presque en temps réel. Plus exactement, dès que les robots de Google auront parcouru et indexé une page récemment optimisée, et apprécié sa compatibilité mobile, cette page pourra bénéficier juste après du label « site mobile ».

Plusieurs ressources peuvent aider à mener à bien le travail d’optimisation qui vise à être récompensé par le label. Le moteur a en effet mis en place de la documentation, des outils de test, et de nouveaux rapports dédiés dans Google Webmaster Tools

 1- La documentation. Ce n’est pas franchement la partie la plus ludique ou excitante du travail d’optimisation, mais cette documentation a le mérite d’exister en français, de s’adresser à tous les niveaux, et d’employer des termes clairs, parfaitement compréhensibles par des non techniciens. Google explique par exemple de manière assez pédagogique comment migrer un site WordPress vers un site mobile-friendly toujours basé sur ce CMS. Des ressources plus techniques et tout aussi claires existent également.

Des outils de tests et de nouveaux rapports dédiés dans Google Webmaster Tools

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Exemple d’une page qui ne passe pas le test mis au point par Google. © Capture – Google

 2- Mis en place par Google, un outil de test permet de vérifier si une URL est jugée optimisée pour les mobiles par le moteur. N’importe quelle URL peut être analysée. Attention, certaines pages peuvent passer ce test avec succès, mais sans remonter dans les pages de résultat avec le label… Il est donc préférable de bien vérifier et de se fier aux résultats remontés réellement par le moteur sur smartphone, finalement plus exigeants. L’outil de test donne toutefois de précieuses indications, et peut expliquer pourquoi une page ne bénéficie pas du label – autant de points qu’il restera donc à améliorer.

Des ressources très utiles ont aussi été ajoutées à Google Webmaster Tools ces derniers mois.

 3- Baptisé « Compatibilité mobile« , un nouveau rapport relève notamment les problèmes d’ergonomie que Google n’apprécie pas. Accessible en bas du menu « Trafic de recherche », il est pensé pour résoudre les problèmes d’ergonomie et de SEO mobile d’un site. Parmi les erreurs qu’il peut relever et lister : « éléments tactiles trop proches », « utilisation de contenu Flash », « fenêtre d’affichage non configurée », « petite taille de police », « taille du contenu non adaptée à la fenêtre d’affichage » ou encore « fenêtre d’affichage non configurée ». Cliquer sur les erreurs permet de voir sur quelles pages du site Google les a rencontrées, et la date de leur dernière détection. Là aussi des pages d’explication peuvent aider à résoudre des problèmes bloquant l’obtention du label « site mobile ». Pas de panique toutefois : un site peut avoir de nombreux problèmes relevés dans ce rapport « d’ergonomie mobile » et bien bénéficier du label dans les pages de résultats.

 4- Une autre nouveauté a fait son apparition dans Google Webmaster Tools en 2014 : de nouveaux indicateurs concernant les déclinaisons mobiles des sites web (type m.monsite.fr). Quand une déclinaison mobile est étudiée par l’outil, ces indicateurs apparaissent lorsque le filtre « mobile » (à la place de « web ») est activé. Ils révèlent notamment les mots-clés qui ont fait remonter la déclinaison mobile du site. Très intéressant également, ils incluent aussi les requêtes faisant remonter des URL desktop mais qui redirigent vers la déclinaison mobile.

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Les sites ayant une mauvaise note en matière d’expérience utilisateur sur mobile pourront travailler une liste de points détaillés par Google. © Capture – Google

 5- Des tests réalisés sur le service PageSpeed Insights peuvent aussi révéler des points à améliorer.Travailler la rapidité d’affichage des sites et plus globalement leur « performance web » est souvent conseillé par les SEO qui ont pu observer des bénéfices en termes de crawl comme d’expérience utilisateur. Pour l’heure, Google ne prend pas en compte la rapidité d’affichage sur mobile, et a admis se limiter à celle sur desktop. Mais un salarié du moteur a aussi bien dit que Google envisageait de changer cela… Google a pu d’ailleurs déjàeffectuer des tests dans ses pages de résultats sur mobile qui affichaient en rouge « sites lents » à côté de certaines pages, comme si le moteur voulait les pénaliser….

Autre intérêt de réaliser des tests sur PageSpeed Insights : une étude réalisée par Synodiance a révélé que les pages obtenant via cet outil un score finale d’UX mobile de moins de 75% ne pouvaient pas obtenir le label mobile-friendly. Et rares sont ceux qui ont plus de ce score et qui ne l’obtenaient pas… PageSpeed Insights aidera les pages qui écopent d’un mauvais score en listant clairement tous les points à améliorer.

Comment manager la génération Z

Nés à partir de 1995, les successeurs de la génération Y ne vont pas tarder à débouler dans les bureaux… et à chambouler pas mal d’habitudes.

Rythmes plus souples, hiérarchie pyramidale dynamitée, dématérialisation des postes… Les premiers Z nés en 1995 arrivent en stage et changent déjà les règles du jeu dans l’entreprise. Comment se préparer à les accueillir pour réussir à les intégrer ?

« Il vaut mieux leur donner des objectifs et les laisser travailler par eux-mêmes »

Règle numéro un : ne cherchez pas à les canaliser. Les jeunes issus de la génération Z ne supportent pas d’être marqués à la culotte par leur supérieur. Supérieur ? Un mot qui suscite l’hostilité chez eux : « Ils détestent la hiérarchie et les ordres : ce sont des free-lance nés », assure Eric Delcroix, conseil en entreprise, qui tient une revue de presse mondiale sur la génération Z, consultable sur son site. « Il vaut mieux leur donner des objectifs et les laisser travailler par eux-mêmes : vous verrez, ça marche ! »

Alexandra Gaudin, DRH de l’agence de communication Australie, qui a signé quatre contrats professionnels de Z, confirme : « Ils sont dans l’attente de nouveaux défis : je leur confie régulièrement des missions ponctuelles en plus de leurs objectifs à tenir sur un an et demi. Il faut les challenger en permanence pour ne pas les ennuyer ! » Campagne d’affichage à gérer en un mois, opération de communication sur les réseaux sociaux à piloter pendant deux semaines… Ces responsabilités supplémentaires, perçues par les autres générations comme une surcharge de travail, sont très prisées par les Z, qui ont besoin de percevoir le cap de l’entreprise à court-terme.

« Ils sont dans l’attente de nouveaux défis : je leur confie régulièrement des missions ponctuelles en plus de leurs objectifs à tenir sur un an et demi »

Certaines entreprises comme Google vont plus loin, en aménageant l’emploi du temps de leurs salariés. Nicolas Sadirac, directeur général de l’école 42, témoigne : « Un à deux jours par semaine, ils peuvent profiter des infrastructures et bénéficier du carnet d’adresses de Google, pour réaliser leur projet personnel. » En clair, les sociétés qui développeront un incubateur en interne doperont massivement leur attractivité. Un bon moyen pour fidéliser dans l’entreprise cette génération sans attache, prompte à quitter le navire aux premiers ronrons.

Adapter complètement les rythmes de travail aux Z est l’autre difficile défi à relever pour les managers. Au travail, mais aussi chez eux, ils bousculent les heures de bureau en se connectant via leur tablette ou leur smartphone : « Ils sont beaucoup plus flexibles que leurs aînés, qui ont pris l’habitude de différencier la vie professionnelle de la sphère privée », constate Eric Delcroix. « Aux USA, les restos U sont désormais ouverts 24 heures sur 24 pour les accueillir ! » Son conseil : développer un réseau social qui leur permet d’interagir entre eux et avec la direction quand ils le veulent en quelques clics. Le blogueur poursuit : « Nés avec le web 2.0, ils sont habitués à une grande réactivité et ne connaissent pas le formalisme des rapports hiérarchiques : s’adresser directement au patron de la société ne leur pose aucun problème. » Les cadres sup’ orgueilleux vont en prendre pour leur grade…

Mais pourquoi un tel besoin ? Les Z veulent du feed back. Finis les points mensuels ou hebdomadaires. La nouvelle génération a constamment besoin d’être rassurée, encouragée, sans être asphyxiée. « Les retours peuvent durer de quelques minutes à une demi-heure : ils sont très sensibles aux prises de contact informelles dans la journée », explique Grégoire Buffet, fondateur du cabinet de recrutement H3O. L’attention qu’on leur porte permet de les aiguiller et doper leur motivation. Et pas besoin de prendre des pincettes si le retour est négatif. « Ils peuvent tout entendre et ne se braquent pas », témoigne Alexandra Gaudin. Les réseaux sociaux les ont habitués aux critiques parfois virulentes.

Selon Nicolas Sadirac, directeur dénéral de l’école 42,  la génération Z a « un rapport décomplexé à l’erreur ». © 42 – William Beaucardet

Nicolas Sadirac abonde : « Ils ont un rapport décomplexé à l’erreur ! Pour eux, c’est normal de se tromper :  ils ne diabolisent pas l’échec comme les autres générations. » La plus grosse erreur pour un manager serait d’essayer de maquiller son incompétence en donnant une réponse erronée à une question posée.

Fabienne Arata, directrice générale d’Experis IT, filiale de Manpower, a accueilli six stagiaires de l’école 42 : « Il ne faut pas avoir peur de dire je ne sais pas, plutôt que d’être pris en flagrant délit d’incompétence : ils vérifient tout sur le web et ne supportent pas l’imposture. » Confiance et transparence sont les maîtres mots pour obtenir leur estime.

La transparence, un principe qui s’applique aussi pour la culture d’entreprise : les sociétés doivent maintenant dévoiler les coulisses de leurs bureaux pour espérer attirer les Z. L’agence de communication Australie l’a bien compris et s’est offert une vitrine sur le site Welcome to the jungle, une plateforme de recrutement qui développe la marque employeur. Interviews d’employés et photos des locaux leur permettent d’évaluer l’ambiance au boulot. « Les candidats de la génération Z font très attention à l’e-reputation d’une entreprise et collectent toutes les infos possibles sur internet pour évaluer les conditions de travail sur place », expose Alexandra Gaudin.

Aujourd’hui, offrir un bon salaire ne suffit plus pour être attractif : il faut également proposer un cadre de vie séduisant. « Ça peut sembler futile, mais de nombreux candidats sont attirés par notre grande terrasse et ses transats », ajoute Alexandra Gaudin. Et pour briser la routine au travail, les créateurs de l’agence Australie ont trouvé un truc : déménager régulièrement les services d’un étage à un autre, répartis sur sept niveaux. Un tour de passe-passe qui bouscule les points de repère des salariés et réintroduit de la nouveauté dans un espace souvent trop cloisonné.

Les sociétés doivent dévoiler les coulisses de leurs bureaux pour espérer attirer les Z

Dernier prérequis pour accueillir les Z : se mettre au diapason technologique. « J’ai dû convaincre mon directeur des systèmes d’informations d’offrir à mes stagiaires un accès privilégié au réseau, pour accroître leur autonomie », raconte Fabienne Arata, d’Experis IT. « Et leurs ordinateurs m’ont coûté trois fois plus cher que les autres… » : quand ils arrivent en entreprise, les Z s’attendent à trouver le même matériel qu’à la maison. Tout retard technologique leur paraît invraisemblable. « Mais ça valait le coup : ils ont excellé dans leur projet et remotivé tout mon service, avec leur capacité virale à s’emparer de n’importe quel défi. » Résultat, Fabienne Arata compte tous les embaucher au moins à temps partiel avant la fin de leur école… à moins qu’ils ne trouvent une meilleure offre. Fidéliser les zappeurs de la génération Z sera certainement le casse-tête le plus difficile à résoudre pour les DRH de demain.

Villes intelligentes: entre datapolis et participolis

Innovations : « Entre datapolis et participolis »: en quatre mots, on ne pouvait mieux situer les villes intelligentes sur la carte de la transformation numérique.

Dans les petits privilèges des blogeurs, il y a celui d’être invités aux avant premières. Et quand c’est Yves Tyrode, le Chief Digital Officer du groupe SNCF,Francis Pisani, écrivain philosophe, mais aussi blogeur sur les nouvelles technologies (http://francispisani.net/) et Thierry Happe, fondateur de Netexplo, qui viennent parler de numérique, GreenSI ne pouvait qu’être présent pour vous le raconter.

J’ai conservé le thème de cet échange, « Entre datapolis et participolis », comme titre de ce billet.

Car en quatre mots, on ne pouvait mieux situer les villes intelligentes sur la carte de la transformation numérique.

C’est aussi le nom de l’ouvrage publié pour l’occasion et que l’on peut télécharger sur le blog de Francis Pisani.

Un ouvrage qui rappelle l’importance croissante des villes dans le monde – 50% de la population sur terre -, que de nouvelles villes continuent de se créer en permanence. Un ouvrage qui pose la question de la ville « intelligente » et l’explore au travers de 45 villes visitées dans 32 pays.

Quel rapport avec les systèmes d’information allez vous me dire?

Ce qui a retenu l’attention de GreenSI c’est l’éclairage qu’il amène sur la tension entre deux pôles:

  • Datapolis, l’intelligence extrême de la donnée et des technologies pour imaginer les nouvelles villes,
  • Participolis, la participation et la collaboration, pas toujours structurée, des citoyens et des groupes, pour aménager l’espace.

Une tension entre deux intelligences, l’une artificielle et rationnelle, l’autre humaine et sensible, qui sont les deux faces des usages de la technologie.

Cela ne vous rappelle pas, par exemple, le débat entre le poste de travail unique, sûr de lui, et configuré centralement par la DSI et le terminal connecté choisi et géré par les utilisateurs avec leBYOD?  Ou celui entre l’ERP, structurant, qui a pensé pour vous tout les processus à l’avance, et se heurte vite à la réalité opérationnelle des cas particuliers qui demandent du tâtonnement et des contournements où les technologies sociales excellent?

Comme Janus, la technologie a deux faces

Les technologies de l’information peuvent être utilisées à la fois pour modéliser et définir de façon froide et régalienne le fonctionnement des choses. Cela demande de la puissance de calcul centralisée et beaucoup de conduite des changements pour expliquer ensuite ces fonctionnements immuables.

Et puis les technologies de l’information peuvent être utilisées pour connecter et interconnecter ceux qui pourront agir ensemble de façon plus éclairée, sans que l’ensemble des situations aient été définies à l’avance. Cela demande du réseau pour relier les utilisateurs entre eux, de la puissance de calcul décentralisée, et du temps réel pour réagir à l’imprévu.

L’informatique a souvent l’image du premier fonctionnement. Car c’est comme cela qu’elle s’est développée, en « informatisant » progressivement tous les mécanismes de l’entreprise  (paye, comptabilité, production…) depuis le premier mainframe.

Pour ceux qui s’en souviennent, Microsoft qui vient de fêter ses 40 ans la semaine dernière, a été l’un des acteurs dans l’entreprise de l’informatique distribuée dans les mains des utilisateurs.Aujourd’hui avec le déplacement des plateformes sur internet, et le développement de la connectivité et des terminaux mobiles, le second fonctionnement s’est développé en dehors de l’entreprise; et avec lui une toute nouvelle économie.

Une offre comme BlaBlaCar n’a bien sûr pas prévu à l’avance l’ensemble des déplacements avant de vous proposer le vôtre. C’est la rencontre sur la plateforme et la collaboration entre utilisateurs de la plateforme qui permet aujourd’hui a des millions de personnes de s’entraider. On pourrait aussi citerUber, Amazon, Facebook, AirB&B et tous ceux qui s’engouffrent dans cette nouvelle économie collaborative qui exploite les plateformes technologiques « à la mode Participolis », et qui comme dans les villes, créé aussi du lien social, d’où le nom « bla, bla car ».

Attention à l’image technologique de la ville intelligente

Pour Francis Pisani, il n’y a pas de modèle unique de ville intelligente.

Ce que confirment ses déplacements dans le monde, de Songdo et Masdar construites de zéro, àMexico. Un autre billet de GreenSI faisait aussi ce constat, avec les expériences des villes européennes lors du forum Eurocities de passage à Bordeaux en octobre 2014 (Ville sensible, de l’utopie – technologique – à la réalité… connectée).

La ville intelligente n’est pas un état. D’où la difficulté d’établir des critères et des classements Mais bien un processus. Un processus qui, secteur par secteur, va impliquer le recours à l’intelligence des citoyens, individuellement ou en groupes, et aussi à cette intelligence artificielle des machines, pour améliorer la qualité de vie urbaine et rendre les villes plus à même de répondre aux défis qui les attends.

Comme pour l’informatique à ses débuts, la ville intelligente a commencé son chemin avec une vision technologique à la « datapolis » qui lui colle encore à la peau. Une image créée par des vendeurs de technologies et l’efficacité redoutable de leur budgets de marketing et communication. Comment résister à la vision des acteurs mondiaux comme Cisco ou IBM?

On nous explique qu’avec une plateforme centralisée qui capture toutes les informations en provenance de tous les équipements de la ville connectée, on pourra la piloter.

Mais aussi qu’en capturant tous les tweets des citoyens on peut faire un indicateur de leur satisfaction… sans la leur demander.

Peut être. Mais seulement pour améliorer quelques processus urbains, et c’est ça le retour d’expérience depuis 10 ans. Comment croire que ce sera LA solution à la complexité de villes en constante croissance et qui n’ont rien en commun, ce qui réduit d’autant le potentiel de solutions standards?

Un peu le même discours qui a expliqué aux entreprises il y 30 ans que l’ERP serait LE système global de toutes les entreprises, avec une base unique et intégrée.  Depuis le collaboratif s’est développé, le SI s’est fragmenté et certaines applications sont devenues des services externes. La ville intelligente en prendra peut-être aussi le chemin. Et comme tout va toujours plus vite en informatique, elle n’attendra pas 30 ans.

De plus, la vision Datapolis généralisée, demanderait une débauche de data et de systèmes que les villes ne sont pas toutes prêtes à financer. Mais surtout à maintenir, dans un monde technologique en constante obsolescence tous les 7-10 ans. Et d’ailleurs quand on creuse les pilotes, on y trouve déjà des composants anciens recyclés, qu’il faudrait déjà upgrader.

Alors que depuis 2010, « Participolis » montre son nez avec la nouvelle économie et la force de « la multitude » et de ses citoyens connectés.

D’ailleurs les acteurs de Participolis ne sont pas les IBM et autres bâtisseurs technologiques des premiers jours. Ils viennent du monde mobile, collaboratif et demain des objets connectés. Ils comprennent mieux l’expérience utilisateurs que la technologie sous-jacente. Une technologie qu’ils se procurent sur le marché, parfois dans l’open source – déjà une forme d’économie du partage – et dont la vente n’assure pas leur survie.

Enfin, une fois que seront passées les phases pilotes purement datapolis, les citoyens rejetteront, au moins en Occident, la généralisation d’un modèle reposant sur l’accumulation de données pouvant mettre en péril la vie privée.

« Ebony and ivory, live together in perfect harmony »

Plus personne ne croît aujourd’hui aux univers informatiques unifiés, homogènes et « monochromes » (couleur big blue par exemple). Enfin, certainement pas les lecteurs de GreenSI !

La seule réponse à la complexité des interactions dans une ville c’est l’interopérabilité, comme l’explorait déjà GreenSI en mars 2013 (Une ville numérique à urbaniser rapidement pour éviter la Tour de Babel).

Idem dans les systèmes d’information. Des SI qui doivent s’intégrer dans les eco-systèmes multi-acteurs, avec le développement de l’économie numérique. C’est tous le sens des billets récents autour des API (Quand les API vont tous nous connecter) et l’enjeu que nous avons collectivement, quelles que soient nos industries, à construire des SI interopérables avec les citoyens et collectivités locales.

Mais pour inter-opérer il faut au moins être deux!

Ne sous-estimons donc pas l’importance des actions pour faire participer les citoyens (hors période de crise). Et là encore la réponse sera dans la démultiplication et la diffusion de choses simples, certainement pas dans des cathédrales technologiques. Laissons les startups et les associations prendre le relais à leur échelle, au niveau local.

Favorisons les échanges et les actions d’évangélisation auprès des collectivités locales et des pouvoirs publics, parfois un peu trop enclins a croire en la parole de Datapolis, qui lui résoudra tous les problèmes d’un seul coup d’appel offres, sans lui demander de se transformer… Ce serait trop simple et on l’aurait déjà vu dans les pilotes.

La pensée des conseillers de l’Etat doit aussi évoluer du côté de Participolis, maintenant que la technologie le rend possible, en connectant les citoyens. Car quand la recommandation n°1 durapport Jutant sur l’ouverture des données de transport remis le mois dernier, et au coeur de la ville intelligente, est :  « La définition des données ouvertes libres de réutilisation: gestion par l’État« , on se dit que ce n’est pas gagné, et qu’on vient encore d’oublier le citoyen… qui d’ailleurs paye ces données avec ses impôts.

Car la ville intelligente est bien un processus de transformation numérique qui a deux faces. Et si les citoyens avancent, la collectivité, l’Etat et tous les acteurs de la ville devront aussi avancer. 

Alors n’hésitez pas à vous plonger dans le livre de Francis Pisani,  c’est passionnant…

Le coworking en plein boom

  • A Boulogne--Billancourt, nouvel espace coworking baptisé « Kwerk » inauguré officiellement vendredi

    A Boulogne–Billancourt, un nouvel espace de coworking baptisé « Kwerk » a été inauguré officiellement vendredi –

Près de 250 espaces ont ouvert en France. Les professionnels de l’immobilier partent à l’assaut du marché.

«  Avec Michel, on fabriquait les sablés dans ma cuisine et on faisait du porte-à-porte dans le quartier. On nous prenait pour des boy-scouts un peu allumés. » Perché sur un tabouret de bar, Augustin Paluel-Marmont, jean, baskets et décontraction assumée, revient sur l’incroyable aventure de Michel et Augustin. Mélange de volontarisme et d’autodérision, le propos du trublion du biscuit fait mouche auprès de l’auditoire d’entrepreneurs. Le Talk est un succès : son organisateur, Lawrence Knights, jubile. en ce matin d’avril, il a tenu sa promesse : faire que Kwerk, le nouvel espace de co-working qu’il vient d’ouvrir à Boulogne-Billancourt – l’inauguration a eu lieu vendredi –, soit un peu plus qu’un simple centre d’affaires. Un lieu doté d’un « supplément d’âme » où, moyennant quelques centaines d’euros de loyer, l’entrepreneur – souvent un travailleur indépendant – peut louer un bureau, assister à des conférences, nouer des contacts, bref inventer une nouvelle manière de travailler. En un mois Kwerk (700 m2), a déjà loué 40 % de ses bureaux via les réseaux sociaux. Ce n’est pourtant pas la concurrence qui manque : les « tiers lieux », ces espaces hybrides où l’on travaille ensemble sans appartenir à la même entreprise, ont explosé. « Il s’en ouvre un par semaine, soit en cinq ans, 400 en France », calcule Ghislain Grimm, directeur R&D de la société Colliers France, conseil en immobilier d’entreprise. Parmi eux, pas moins de 250 lieux dédiés au co-working. Portés par la flambée des loyers, le nomadisme professionnel, l’économie collaborative et l’allongement des temps de trajet travail-domicile. On y vient pour un jour, ou quelques mois – les baux classiques sont très rigides. On y reste pour du mentorat, des collaborations. « Un co-worker sur deux finit par travailler ensemble », assure Clément Alteresco, le fondateur du site Bureaux à Partager.

Appâter les grands groupes

En 2008, la Cantine fut la pionnière en France. « C’était le prolongement physique de toutes les collaborations qui s’étaient nouées entre les acteurs du numérique, pour résister à la bulle Internet », raconte Nathanael Sorin-Richez, alors partie prenante de l’aventure. « Aujourd’hui, on trouve des lieux de co-working, partout, sous toutes les formes : il y a 7 Cantine en France et des lieux en banlieue, à la campagne. Cette diversité est une richesse. » Reste à trouver le bon endroit – une affaire d’alchimie, assurent les habitués. S’il n’est pas question ouvertement de cooptation, les espaces affichent la couleur. Design et cosy chez Kwerk, geek et arty au Numa. Plus impersonnels quand ils sont conçus par les professionnels de l’immobilier, qui espèrent appâter aussi les cadres de grands groupes adeptes du télétravail. « Les professionnels de l’immobilier d’affaires sont en train de se positionner, car ils ont bien compris que c’était l’avenir. Tous les lieux de connexion vont être investis : gares, centres commerciaux, aéroports », pronostique Ghislain Grimm. Nexity vient d’ouvrir 5 centres franciliens et en espère une vingtaine d’autres, plus une dizaine dans les grandes villes. Travaillant étroitement avec les élus locaux, qui, dit-il, « ont très envie de maintenir un tissus économique local ». Bouygues est sur la même voie et Multiburo, spécialiste des centres d’affaires classiques, vient d’ouvrir son cinquième lieu de co-working francilien à la Défense. Il se murmure aussi que Regus convoite les gares du Grand Paris. « Le marché est en train de s’organiser : ça s’accélère », assure Clément Alteresco. Les petits seront-ils mangés ? « Nous ne sommes pas sur les mêmes créneaux »,assure Lawrence ­Knight, qui s’est malgré tout appuyé sur un promoteur, Les Nouveaux Constructeurs. Et n’omet pas d’écouter le conseil dispensé par Augustin Paluel-Marmont. « C’est comme pour le VTC il y a du monde sur la ligne de départ. La seule solution, c’est de se déployer rapidement. »

Métiers futuristes

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La technologie nous dépassant (presque) tous, rien d’étonnant à ce qu’elle inspire de nouvelles fonctions auxquelles nombre d’entre nous n’iraient jamais jusqu’à imaginer. Voici 15 métiers en devenir pour le moins farfelus. Fiction ou réalité ? Comme dit le futuriste Thomas Frey, 60% des meilleurs métiers des 10 prochaines années n’ont pas encore été inventés.

Un trait commun, ils ont pour la plupart issus de la technologie et de phénomènes connexes. Ils peuvent presque tous nous sembler improbables. Et pourtant, certains existent déjà.

Quels métiers pourriez-vous exercer demain ?

futures

    1. Curateur personnel digital

    A l’heure de la pléthore d’applications digitales, nous aurions bien besoin d’un conseiller pour organiser notre numérique. Le curateur personnel digital fait les bons choix à votre place : il vous recommande les applications et logiciels qui vous correspondent et feront évoluer votre personnalité et votre travail.

    1. Spéculateur de monnaie alternative

    Le spéculateur de monnaie alternative réunit des compétences entre finance et technologie. Il est donc à même de bien comprendre le fonctionnement des monnaies technologiques tel que le déjà actuel Bitcoin, à la fois unité de compte et système de paiement de l’internet.

    1. Le thérapeute en désintoxication digitale

    Un métier urgent à pourvoir. Un business certainement profitable pour qui réussira à soigner les addictions au net, tout comme l’on tente de sevrer les dépendants à la drogue, à l’alcool et au jeu…

    1. Conseiller Skype

    Connaître l’usage de l’outil, c’est bien. Mais maîtriser les us et coutumes, c’est encore mieux. Il est là pour vous dicter quel comportement adopter, quelles techniques de communication exploiter comme en face d’un recruteur, par exemple.

    1. Archiviste de vie numérique

    Une donnée se génère sur la toile à chacun de nos faits et gestes, alors qui sait si cela n’aurait pas du sens que quelqu’un archive tout cela pour nous ?

    1. Le manager d’obsèques digital

    Que ferez-vous de tous vos profils et comptes sur les réseaux sociaux et autres lorsque vous serez mort ? Lui le sait, il gère la communauté des décédés, comme on gèrerait la communauté autour d’une marque. Réjouissant, non ?

    1. Consultant en vie privée

    Sa mission ? Pointer le danger que court un individu dans sa vie personnelle physique et son existence virtuelle. En bref, l’aider à garder une vie privée.

    1. L’expert en chaos organisé

    Il prend un malin plaisir à chahuter le bon déroulement du travail en entreprise et à perturber le calme hiérarchique. L’idée, c’est que l’on suppose qu’une meilleure organisation naîtra du chaos, appelée à se muer en entité créative, façon start-up…

    1. Coach en curiosité

    Chargé de titiller votre disposition à la curiosité, à la découverte, à l’inspiration… Il existe déjà une Curiosity Coaching Academy.

    1. L’imprimeur 3D

    Ringard la 2D, la 3D a désormais bien sa place. Le métier sera destiné à la réparation d’objets ou à la création d’articles sur demande.

    1. Équilibreur microbien

    Vous le chargez d’identifier l’équilibre alimentaire qui puisse être le plus favorable à votre santé.

    1. Fermier urbain

    Retour aux vraies valeurs de la terre, cette fois. Ce micro fermier, spécialiste des plantes et des espaces verts, en connait un brin sur les jardins miniatures et les terrains exploitables en ville.

    1. Conseiller en productivité

    Un employé productif est un employé heureux. Epurer son mode de vie semble indispensable pour gagner en efficacité.

    1. Spécialiste en crowdfunding

    Promouvoir et réaliser une campagne participative via le crowdfunding requiert certes une expérience particulière.

    1. Guide en capacités culturelles

    Comme un conseiller financier, il vous aide à acquérir de nouvelles aptitudes pour vous préparer à d’éventuelles positions.

    Alors, vous y voyez de nouvelles opportunités ?

La nouvelle réalité augmentée

16 technologies disruptives (presque) déjà là

Un éléphant miniature plus vrai que nature grâce à la « réalité-cinématique ». © Magic Leap
Si Google a investi plus d’un demi-milliard de dollars en octobre 2014 dans la start-up californienne Magic Leap, ce n’est pas par hasard… Elle devrait révolutionner l’univers de la réalité augmentée. Comment ? Grâce à la technologie « réalité-cinématique » qui permet, grâce à des lunettes futuristes et un boitier connecté, de transposer des personnages et des objets 3D dans le monde réel de façon ultra-réaliste. Cette nouvelle technologie remplacerait l’actuelle 3D stéréoscopique qui consistait, à l’inverse, à vous emmener dans un monde virtuel. Les différents brevets déposés par Magic Leap le 15 janvier 2015 nous ont donnés un aperçu des possibilités : promotions et plans du magasin affichés par votre chariot de courses, représentations des organes et du corps humain pour les chirurgiens… Les industries du cinéma et du jeu vidéo ne sont donc pas les seules à se frotter les mains.
Disponibilité : 1 à 3 ans.

Le véhicule à hydrogène sur la bonne voie

Le plus gros défi des véhicules à hydrogène : l’extension du réseau de bornes de recharge.© ponsulak – Fotolia.com
En 2015, le succès commercial de la première Toyota de série (Mirai) roulant à l’hydrogène annonce, peut-être, une nouvelle ère. Selon le World economic forum, de nombreux constructeurs auto s’orientent peu à peu vers une commercialisation en série de ces véhicules à piles à combustible. Les premiers prix sont, certes, élevés (environ 70 000 dollars) mais avec l’augmentation des volumes, ils devraient rapidement baisser dans les prochaines années. Si le potentiel du marché est colossal, c’est parce que les véhicules à pile à combustible possèdent de nombreux atouts : ils ne rejettent aucun déchet (juste de l’eau) et contrairement à l’essence, c’est un carburant inépuisable. Ils possèdent aussi un gros avantage par rapport aux voitures électriques : plus d’autonomie (environ 600 km contre 150 à 250 km). Le plus gros défi qu’il reste à relever est l’extension du réseau de bornes à hydrogènes pour recharger les véhicules.
Disponibilité : déjà disponible.

D’infinies possibilités pour les textiles intelligents

Cityzen sciences commercialisera un tee-shirt connecté qui mesurera le rythme cardiaque de son porteur. © Cityzen sciences
Un tee-shirt qui contrôle le rythme cardiaque,des chaussettes qui diagnostiquent les personnes diabétiques, des pansements qui changent de couleur quand on doit les changer, des semelles qui analysent la distance parcourue et les calories brulées…Pour ces textiles intelligents et connectés qui sont dotés de capteurs, les possibilités sont quasi infinies. Ils intéressent notamment les secteurs du sport, de la santé, du luxe, du bâtiment et de l’automobile. Encouragés par le plan industriel « Textiles techniques et intelligents« , lancé en 2013 par le gouvernement, de plus en plus de d’entreprises françaises se lancent dans ce business à l’image de Citzen Sciences. La firme lyonnaise commercialisera, courant 2015, un tee-shirt connecté qui mesure le rythme cardiaque, la vitesse et la position GPS de son porteur.
Disponibilité : déjà disponible.

Les robots collaboratifs s’imposent dans l’industrie légère

L’UR3 d’Universal Robots est un bras articulé qui possède 6 axes. © Universal Robots
De grands changements en perspective pour les PME de l’industrie légère… C’est ce que les spécialistes du secteur prédisent avec l’arrivée sur le marché de nouveaux petits robots collaboratifs à bas prix. Flexibles, intuitifs et capables de travaux de haute précision, ils permettent de suivre le rythme de la demande malgré la pénurie de travailleurs qualifiés et même d’augmenter la productivité. A l’image de l’UR3 d’Universal Robots. Ce bras articulé à 6 axes peut souder, visser, coller, peindre… pour un budget de 23 000 dollars.
Disponibilité : déjà disponible

Des ballons Google pour (beaucoup) plus de connectés

Ces ballons stratosphériques volent plus haut que les avions de ligne. © CNES
4,3milliards de personnes pourraient avoir accès à Internet pour la première fois de leur vie grâce au projet Loon de Google. En collaborant avec le Centre national d’études spatiales (CNES), le géant du net a mis au point des ballons d’hélium de 15 mètres de diamètre et projetés à 20 kilomètres d’altitude. Ils pourraient offrir un accès Internet à 60% des habitants de la planète qui n’en bénéficient pas encore. Ces personnes vivent généralement dans des régions rurales où les entreprises de télécommunications n’ont pas construit de tours cellulaires. Chaque ballon possède donc une liaison radio avec un réseau de communication sur le terrain environnant. Mike Cassidy, chef du projet Loon, affirme qu’à la fin 2015, il aura suffisamment de ballons en place pour offrir un service Internet quasi continu dans plusieurs parties de l’hémisphère sud.

L’immense potentiel de la nano-architecture

La découverte de Julia Greer pourrait révolutionner de nombreuses industries.© Caltech
Julia Greer, professeur de la prestigieuse California institute of Technology (Caltech), est parvenue à fabriquer des nanomatériaux en 3 dimensions qui sont plus légers, plus solides et plus tolérants (ils peuvent être déformés et reprendre leur forme d’origine) que tous les matériaux classiques connus. Si ces nanomatériaux étaient produits à grande échelle, ils pourraient remplacer les matériaux classiques. Cette innovation pourrait beaucoup intéresser les industries qui utilisent une grande quantité de matériaux comme l’automobile ou l’aéronautique. Seul (petit) problème à résoudre : les nanomatériaux de Julia Greer ne font qu’un milliardième de mètre… il faudra trouver une solution pour les redimensionner et les rendre utilisables.
Disponibilité : 3 à 5 ans.

« L’homme augmenté » grâce aux exosquelettes

Avec les exosquelettes mécaniques, on peut transporter des objets de 30 kg sans effort.© Sergey Nivens – Fotolia.com
Voilà une technologie que les opérateurs de l’industrie doivent suivre avec attention : les exosquelettes motorisés. Destinés à la base à des usages militaires, ils se sont étendus aux domaines civils. Ils augmentent les capacités des ouvriers en absorbant la pression exercée par les outils et les objets lourds. Dès 2013, le Mantis composé de jambes et de bras mécaniques permetd’augmenter la productivité d’un ouvrier de 30%. De son côté, en août 2014, l’entreprise sud-coréenne Daewoo développe un exosquelette destiné aux ouvriers des chantiers de construction navale. Il leur permet de transporter des objets pesant jusqu’à 30 kg sans effort (l’objectif étant d’atteindre 100 kg dans les années à venir). Les nouveaux brevets pullulent sur ce marché très prometteur pour l’industrie, et le secteur médical s’y intéresse aussi. Les exosquelettes permettent aux personnes amputées de leur rendre leurs capacités motrices.
Disponibilité : déjà disponible.

Un nouveau plastique recyclable

Environ 280 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde en 2012.© alexandro900 – Fotolia.com
Il existe deux grandes catégories de plastique : les thermoplastiques et les thermodurcissables. Les premiers sont recyclables, les seconds, non. Problème : grâce à leur résistance et leur longévité, les thermodurcissables sont très prisés dans de nombreux secteurs comme la téléphonie mobile ou l’industrie aérospatiale. Quand on sait qu’environ 280 millions de tonnes de plastique ont été produits dans le monde en 2012, on imagine aisément les dégâts environnementaux occasionnés. Mais en2014, des progrès cruciaux ont été faits avec la découverte de nouveaux polymères thermodurcissables. Appelés PHTs, ils sont recyclables. En outre, ils sont aussi résistants que les anciens polymères. Selon le World Economic forum, les thermodurcissables recyclables remplaceront les non-recyclables dans les 5 ans à venir et ils seront omniprésents dans les différentes industries qui utilisent du plastique d’ici 2025.
Disponibilité : 3 à 5 ans.

Apple Pay à l’origine du succès du m-paiement

En 2015, Apple a annoncé représenter deux tiers des dépenses par m-paiement aux Etats-Unis.© WavebreakmediaMicro – Fotolia.com
La démocratisation du paiement sans contact par smartphone est l’une des grandes tendances 2015. Sortie fin 2014 aux Etats-Unis (l’arrivée en Europe est prévue courant 2015), l’application d’Apple prénommée « Apple Pay » est la première à connaître un véritable succès. Elle s’appuie sur la technologie de la puce Near field communication (NFC) qui permet de payer sans contact, et sur l’authentification par empreinte digitale. Apple a fait les choses en grand : des partenariats avec 500 banques américaines et avec les plus grandes enseignes américaines (Nike, Mc Donlad’s, Subway…). En 2015, Apple a annoncé représenter deux tiers des dépenses par m-paiement aux Etats-Unis via les trois réseaux principaux de cartes bancaires (Visa, Mastercard et American Express). Le MIT estime cependant qu’il faudra encore du temps avant que le paiement mobile se généralise, en particulier en Europe.
Disponibilité : déjà disponible.

La photosynthèse suralimentée va booster l’industrie agricole

Une transformation génétique pour produire du riz plus rapidement. © asab974 – Fotolia.com
En décembre 2014, les généticiens ont fait une avancée capitale dans la production des plants de riz : ils sont parvenus à améliorer leur photosynthèse. Cette découverte permet de produire du riz (et potentiellement du blé) beaucoup plus rapidement. Les rendements en hectares sont améliorés de 50%. Ces deux cultures nourrissent environ 40% de la planète, on comprend donc l’importance de cette découverte… La « photosynthèse suralimentée » (C4) permettrait également de limiter les besoins en eau et en fertilisants des plants. Seul problème à résoudre : le procédé de transformation génétique est complexe et difficile à mettre en place dans les productions agricoles à grande échelle. Si ce problème est résolu, la méthode de « photosynthèse suralimentée » pourrait s’appliquer dans d’autres cultures comme le blé, les pommes de terre, les tomates et le soja.
Disponibilité : 10 à 15 ans.

Biopsie liquide : déceler le cancer plus tôt

En 2015 le marché pourrait valoir au moins 40 milliards de dollars. © science photo – Fotolia.com
Réduire la mortalité des cancers communs grâce à une simple prise de sang : voilà l’ambition du professeur de médecine Dennis Lo. Il a travaillé pendant près de 20 ans sur une technique appelée « biopsie liquide ». Cette technique permet de détecter très tôt les cancers communs comme celui du foie, avant même les premiers symptômes. Les cellules cancéreuses qui meurent perdent de l’ADN. On peut ensuite retrouver cet ADN et l’identifier dans le sang. Grâce à une prise de sang et un séquençage rapide de l’ADN,on peut donc déceler très tôt des traces de cancer, alors qu’il est encore curable.Dennis Lo souhaite, à présent, généraliser le processus avec un test général permettant de détecter chaque type de cancer. Jay Flatley, PDG d’Illumina qui fabrique des séquenceurs de gènes rapides, estime qu’en 2015 le marché de ces tests pourrait valoir au moins 40 milliards de dollars.
Disponibilité : déjà disponible.

L’ADN partagé sur Internet

Le partage de l’ADN sur Internet se heurte à la législation sur la vie privée. © macrovector – Fotolia.com
Le bio-informaticien David Haussler souhaite que les experts médicaux du monde entier partagent sur Internet les codes génétiques déjà séquencés de personnes malades. Cela permettrait de mieux comprendre et de mieux traiter les maladies provenant de mutations génétiques comme le cancer. Il a donc cofondé l’Alliance mondiale pour la génomique et la santé (AGMS). L’AGMS a lancé en 2014 le moteur de recherche Beacon qui possède comme base de données les ADN déjà rendus publics. Mais cette initiative se heurte à un problème sociologique et légal : les experts médicaux qui possèdent les codes génétiques séquencés sont réticents à l’idée de les partager sur un moteur de recherche. A la fois pour des raisons déontologiques, et à cause des législations sur la vie privée sur Internet. Pour que le projet de David Haussler aboutisse, il faudra donc qu’il arrive à concilier efficacité et respect de la vie privée.
Disponibilité : 1 à 2 ans.

L’usine de dessalement moins cher, moins polluante, plus productive

Le dessalement est une technologie coûteuse.© matteo – Fotolia.com
Située en Israël, Sorek est la plus grande usine de dessalement au monde. Elle utilise une technologie de dessalement que l’on appelle « osmose inverse » (un système qui purifie l’eau grâce à un filtrage très fin). On reproche à cette technologie de coûter cher et d’être polluante. Pourtant, Sorek propose les prix les plus bas du marché et sa consommation énergétique est parmi les plus basses au monde. Son secret ? C’est la première grande usine de dessalement à utiliser des tubes de pression qui mesurent 16 pouces de diamètre plutôt que huit pouces, ce qui réduit considérablement les coûts en matériel. L’usine possède aussi des pompes à haut rendement et des dispositifs de récupération d’énergie pour optimiser sa production. Ce modèle devrait beaucoup intéresser les grands groupes de gestion de l’eau et des déchets comme Véolia et Suez Environnement.
Disponibilité : déjà disponible.

Un cerveau embryonnaire pour guérir les troubles mentaux

Les embryons de cerveau pourraient servir à guérir certaines pathologies. ©  JPC-PROD – Fotolia.com
C’est en 2013, dans un laboratoire de l’Institut de biotechnologie moléculaire de Vienne, qu’une équipe de chercheurs a réalisé une vraie prouesse : cultiver un embryon de cerveau à partir de cellules souches humaines. Cet « organoïde cérébral » qui mesure 3 à 4 millimètres de diamètre est une sorte de cerveau aux premiers stades de son développement. Au-delà de jouer les docteurs Frankestein, l’objectif de l’expérience est de comprendre l’origine des troubles neurologiques. Ces « mini-cerveaux » peuvent être cultivés à partir des cellules d’une personne malade. On peut donc analyser et comprendre les disfonctionnements neuronaux d’une personne atteinte d’autisme, de la maladie d’Alzheimer ou de schizophrénie. L' »organoïde cérébral » sera certainement à l’origine d’avancées médicales majeures dans les années à venir.
Disponibilité : déjà disponible.

La communication véhicule-à-véhicule au tournant

Voilà un système en réseau qui devrait considérablement améliorer la sécurité routière. La communication « véhicule-à-véhicule » peut prévenir (alerte sonore, vibration ou message audio) le conducteur d’une collision imminente. Elle permet à chaque voiture équipée de transmettre sa position, sa vitesse, la position de son volant etc. aux autres véhicules à des centaines de mètres aux alentours. Quelques voitures sont déjà équipées d’émetteurs expérimentaux « véhicule-à-véhicule » aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. Il faudra cependant attendre encore un à deux ans avant de voir cette technologie arriver sur le marché auto et certainement une décennie avant de voir le système se généraliser.
Disponibilité : 1 à 2 ans.

L’envol des drones

300 000 drones seront vendus en 2015.© Stéphane Masclaux – Fotolia.com
Selon le cabinet de conseil Deloitte, 300 000 drones seront vendus en 2015 pour un parc actif qui dépassera le million. Le marché grandissant de ces mini-aéronefs sans pilote concernera principalement les entreprises, le prix élevé (premiers prix allant de 200 à 400 euros), la fragilité et les difficultés de pilotage ayant tendance à dissuader le grand public. En revanche, pour les professionnels, le cabinet américain voit un énorme potentiel. De nombreux secteurs sont concernés : le recueil de données pour l’agriculture de précision, le BTP, l’inspection d’ouvrages d’art, le secourisme, le cinéma… D’autant que les drones deviennent de plus en plus fiables et autonomes à l’image du drone hybride développé en 2015 par la start-up Top Flight. Il est capable de voler plus de 2h30 (contre environ 40 minutes pour les autres drones civils) tout en transportant un colis de 9 kg…
Disponibilité : déjà disponible.