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Google, Amazon, materiel.net, LDLC… Ces sites tentés par les magasins

Un concept d'Amazon store fictif imaginé par un designer

Un concept d’Amazon store fictif imaginé par un designer

Google qui ouvre un espace de vente à Londres. Les Français materiel.net et LDLC qui inaugurent des boutiques. Avant, peut-être, une main basse d’Amazon sur les magasins de feu RadioShack. Pourquoi internet rêve autant de magasins ?

Les sites internet peuvent-ils se passer de magasins ? Si cela agite l’e-commerce depuis des années, le secteur semble depuis peu pencher vers le « non ». Les sites sont ainsi de plus en plus nombreux à ouvrir des boutiques ou du moins à montrer leur intérêt pour une présence physique. Une tendance qui s’est confirmée en début d’année, lors du grand salon Retail Big Show, à New York, dont le slogan était « brick is the new black ». En substance, les différents intervenants ont expliqué que, après l’ère des pure players, s’ouvrait celle de l’interaction site-magasin.
C’est ce qu’a rappelé l’ancien patron de Walmart aux États-Unis, Bill Simon: « Certes, les pure players ont été meilleurs que nous au début, car ils ont su, grâce à la technologie, s’approprier ce qui faisait avant la force des catalogues papier, analyse-t-il. Mais nous constatons aujourd’hui que nous avons atteint un pic en ce qui concerne l’e-commerce pur. La plupart de la croissance depuis deux ans s’est faite grâce à l’interaction du commerce physique et du commerce électronique. »

« TOUCHER, EXPÉRIMENTER, ACHETER »

Que ce soit aux États-Unis ou en France, de plus en plus de sites sont tentés par une présence physique. À l’instar de Google, qui a ouvert, cette semaine à Londres, un espace consacré aux produits Android ou encore le français materiel.net, qui a inauguré un concept store en région parisienne, à Chelles (77). Avec ses 350 m2 de surface et ses 1000 produits en rayon, le site de high-tech ne va certainement pas concurrencer la Fnac. L’objectif est clairement d’accroître la notoriété du site (très prisé des geeks, notamment, pour son offre étendue et sa qualité de service).« Nous avons souhaité créer ce concept store afin de répondre aux besoins des clients, qui souhaitent désormais utiliser simultanément tous les canaux disponibles, explique Jean-Philippe Fleury, fondateur de materiel.net. Notre volonté est d’offrir un lieu où nos consommateurs peuvent toucher, expérimenter et acheter leurs produits numériques préférés au même prix que sur notre site. » Le magasin reprend une sélection de produits vendus sur le site (14 000 références vendues en ligne) dans les différents univers du high-tech : mobilité (smartphones, tablettes…), maison (domotique), informatique (PC, accessoires, périphériques…). Il propose aussi de nombreux services, comme l’intallation de logiciel, la réparation et le dépannage (dans l’Atelier), ainsi que des bornes de commande sur son propre site en magasin.

Le rayon téléphonie du magasin materiel.net

Une démarche sensiblement similaire à celle de son concurrent LDLC. Le site lyonnais, qui signe un spectaculaire retour depuis deux ans, s’est lancé dans un ambitieux projet d’ouvertures en franchise. Et alors que de nombreuses enseignes ont baissé le rideau dans le secteur depuis quelques années (Surcouf, PC City…), LDLC y croit. « Il est vrai qu’on a beaucoup entendu parler de fermetures sur ce secteur, mais pour nous, c’est le modèle économique des enseignes qui n’était pas le bon, pas le fait d’avoir des magasins, explique Olivier de la Clergerie, le directeur général du groupe et frère du fondateur Laurent de la Clergerie. Nos boutiques feront 150 m² et proposeront de 1000 à 1200 références. Notre objectif est d’en faire un relais multicanal avec notre site. »

AU TOUR D’AMAZON

Des frenchies très multicanal qui pourraient donner des idées aux géants du secteur. À commencer par Amazon. Après la vraie fausse annonce d’une ouverture à New York, l’américain serait tenté par une présence physique. Bien sûr, on est ici dans une autre dimension que materiel.net ou LDLC mais la logique est au final la même. Ainsi, depuis la banqueroute du distributeur américain de produits high-tech RadioShack, les rumeurs d’un rachat d’une partie des boutiques par Amazon sont persistantes. Le numéro 1 mondial de l’e-commerce pourrait ainsi raheter une partie des 1600 boutiques de l’enseigne qui n’ont pas été reprises par l’opérateur local Sprint. Selon le magazine « Forbes« , Amazon aurait même tout intérêt à le faire et ce pour plusieurs raisons:

-Logistique: une présence physique sur tout le territoire accentuerait encore plus sa réactivité dans la livraison.

-Commerciale: Amazon disposerait d’emplacements pour montrer ses propres produits que sont les Kindle, boitiers télé et autres tablettes. Ce qui a fait, en gros, le succès d’Apple depuis dix ans

-Marketing: la présence de magasins Amazon à tous les coins de rue permettrait encore au site derenforcer son poids dans l’inconscient des consommateurs comme la référence de l’achat en ligne 

-Service: Comme LDLC et materiel.net, Amazon gagnerait grandement en image de marque en proposant un SAV efficace, du conseil d’achat et des possibilités de retrait en boutique.

Si Amazon s’était montré jusqu’à présent réfractaire à une telle présence physique, c’était notamment dû à sa politique en matière fiscale. La société basée à Seattle, dans l’État de Washington, y est très faiblement taxée. Avec des boutiques dans tous les États, ce ne serait plus le cas. Mais avec la mise en place de la « loi Amazon » aux États-Unis en 2013, l’avantage fiscal du géant américain soumis à une TVA locale n’existe presque plus. L’occasion de passer au magasin.

5 initiatives qui boostent l’innovation en entreprise

Concrètement, ça donne quels résultats le management de l’innovation? Zoom sur cinq entreprises qui ont sauté le pas et les projets qui ont émergés de leurs nouvelles pratiques.

Manager l’innovation: la nouvelle compétence clé

 SNCF : fournit ses data et sert de mentor à des strats-up innovantes

Quoi: la SNCF a choisi de travailler sur l’Open Data, et mis en place dès 2012 des « hackathons » (contraction de « marathon » et de « hacker »). Pendant 48 heures développeurs et graphistes se réunissent pour mettre en place des nouvelles solutions, grâce aux données de transport de l’entreprise.

Objectif pour la SNCF : identifier des start-up innovantes.

Le résultat: le groupe a lancé en octobre dernier le programme « Data Shaker » en partenariat avec leNUMA pour accompagner sur le long terme tout porteur de projet cherchant à faire émerger des créations numériques .

Bénéfice pour la SNCF? Grâce à cette pépinière d’entreprise interne, il développe sa capacité à créer rapidement des services numériques pour les voyageurs.

Pernod-Ricard : a créé une cellule de recherche pour « inventer la convivialité de demain »

Quoi: Big pour Breakthrough Innovation Group. Pernod-Ricard a créée cette strat-up interne en janvier 2012. Elle réunit les meilleurs talents du groupe autour d’une mission: inventer la convivialité de demain. Pour lui garantir plus d’autonomie, la start-up a été basée loin du siège, dans un loft du XIe arrondissement de Paris.

La trouvaille ? Le bar à cocktails numérique. Les salariés de Big ont appliqué un des principes fondamentaux de l’innovation: écouter ses clients. C’est comme ça qu’ils on identifié plusieurs constats: le fait que les gens aiment de plus en plus recevoir, l’engouement pour le « do it yourself » et le besoin croissant de consommer de façon raisonnée. L’innovation sera bientôt expérimentée sur un nombre restreint de consommateurs.

Decathlon : teste ses produits au plus près de ses utilisateurs

Quoi: Decathlon applique, lui aussi, le concept « fondamental » de l’innovation: écouter et observer ses clients. Pour cela, les équipes pluridisciplinaires travaillent de concert du début à la fin du projet, pratiquant les sports sur lesquels elles innovent, et localisées au plus près de la clientèle. Exemple : la marque Tribord est implantée à Hendaye pour faciliter les essais grandeur nature. Des sportifs de haut niveau sont également mis à contribution pour apporter la précision technique. Quant au consommateur, il a lui aussi son mot à dire, via des forums et des séries de tests en conditions réelles.

Le résultat: la célèbre tente « deux secondes » par exemple. Ou plus récemment le masque de plongée Easybreath, né du simple constat que les gens respiraient difficilement avec un tuba.

https://youtu.be/H7CBaX3wDbw

Adeo (Leroy Merlin, Bricoman…) : abolit la hiérarchie, le temps d’une idée

Quoi : le projet Humaneo qui vise à accompagner tout salarié désireux de développer une idée, abstraction faite de son rang hiérarchique.Depuis sa naissance en 2008, une cinquantaine d’actions ont ainsi été menées.

Les résultats : les « Café’in » qui permettent à huit collaborateurs d’échanger avec le PDG durant 3h30 sans tabou. L’application «Feed back product», conçue (en trois jours !) par une collaboratrice du service RH, elle vise à recueillir les avis en interne sur tel ou tel produit.

Bénéfice pour Adeo: selon son fondateur, Laurent Vergult, une telle démarche développe le sentiment d’appartenance (ce qui a tendance à réduire le turn-over). Aplanir la hiérarchie permet aussi de favoriser les circuits de décisions courts… sources de croissance.

Objectif pour l’an prochain ? Créer une start-up village pour accueillir les entreprises qui naîtront des nouvelles idées des collaborateurs.

SAS France : un environnement de travail propice à l’innovation

Quoi : un château entouré d’un parc de vingt-cinq hectares, avec salle de sports, courts de tennis, crèche d’entreprise, machines à café, etc. Ce n’est pas un hasard si SAS France a remporté la 4e place du palmarès européen de l’institut Great Places to Work en 2013. « Chez SAS on part du principe que si on est bien dans son travail, on est plus productif. De plus, le fait d’être situé à trente kilomètres de Paris oblige à planifier, ce qui rend chacun plus réceptif aux initiatives mises en place et au temps partagé avec les autres », assure Édouard Fourcade, directeur général.

Chez SAS, tout est prévu pour casser les silos et « réfléchir en dehors du cadre » : création d’équipes virtuelles (où le plus compétent sera chef de file, et non le N+3), réorganisation des bureaux pour mélanger les services et faciliter la communication, création d’espaces de développement personnel…

Objectif : combattre les effets stérilisants de l’esprit de hiérarchie en laissant les initiatives se faire à tous les niveaux, même du côté des jardiniers ou des standardistes.

Facebook veut devenir éditeur de presse

D’après le New York Times, le réseau social Facebook est entré en discussion avec plusieurs groupes de presse pour publier directement leurs articles, en partageant les revenus publicitaires qu’ils génèrent.

Facebook veut devenir éditeur de presse

Facebook serait entré en discussion avec plusieurs entreprises de médias pour les convaincre de publier directement leurs contenus sur son réseau.

Un clic, plusieurs secondes pour attendre que le navigateur s’ouvre, c’est trop pour l’expérience utilisateur sur Facebook quand on veut accéder à un article de presse. Surtout d’un smartphone. Pour permettre aux internautes d’aller plus vite, Facebook serait entré en discussion avec plusieurs entreprises de médias pour les convaincre de publier directement leurs contenus sur son réseau, plutôt que des liens renvoyant vers leurs propres sites, selon le New York Times.

Un nouveau partage des revenus

Des tests pourraient commencer dans les prochains mois, le quotidien faisant lui-même partie des premiers partenaires, avec BuzzFeed et National Geographic, ajoute-t-il en citant des sources proches du dossier. Contactés par l’AFP, Facebook, le New York Times et National Geographic n’ont pas répondu dans l’immédiat. Une porte-parole de BuzzFeed n’a pas voulu commenter.

Pour l’instant, Facebook ne publie toutefois que des liens qui renvoient du trafic vers les sites des médias. Ces derniers conservent ainsi le contrôle d’éventuels revenus liés à la consultation de leurs contenus (que ce soit par de la publicité sur leur site ou un abonnement payant), et peuvent aussi collecter des informations sur leurs lecteurs. Héberger directement leurs contenus sur le réseau social leur ferait renoncer à ce contrôle. Un « saut risqué », reconnaît le New York Times.

Pour rendre sa proposition plus intéressante, Facebook discute donc avec les éditeurs de presse d’un possible partage des recettes des publicités qui seraient publiées avec leurs contenus, selon leNew York Times. Ce qui serait également un changement de modèle économique pour le réseau social.

Et si vous desirez vous aussi vous essayer aux joies de la publication sur internet :

http://go.626f7572626f6e6e616973z2ec70616765.6.1tpe.net

Innovation et entrepreneuriat: les nouveaux samouraïs japonais

Le Japon occupe toujours, bien que très discrètement, la 3e place sur le podium des plus grandes puissances économiques. Besogneuse, la main-d’œuvre nippone se concentre sur un atoll de 4 grandes îles qui se distinguent favorablement parmi les 6 852 îles qui ont façonné une culture hermétique de 127 millions d’habitants.

Coincée entre la Chine nouvelle et l’Allemagne disciplinée, le cœur japonais bat à l’Ouest, ses aspirations et habitudes récentes nous le confirment. Le Japon, dans l’œil occidental, s’illustre dans les grandes réussites industrielles telles les Toyota, Panasonic, Sony, NTT Domoco pour n’en retenir que quelques représentations mythiques.
La réussite japonaise ne s’arrête toutefois pas seulement sur les parvis des grosses sociétés, toujours hyperactives dans l’obtention de brevets et orgueilleuses de leur titre de première détentrice mondiale.

Innovation et start-ups

Depuis quelques années à peine, « les murs tombent entre les startups et les grandes sociétés ou conglomérats industriels », pour reprendre une analogie récente. Aux gros, les brevets; aux petits les innovations, pour ainsi dire! Résultats : les jeunes entrepreneurs se décomplexent, savourent le goût du risque et s’ouvrent aux métissages scientifiques, culturels et sociaux. Une nouvelle classe de Samouraïs est née, guerriers de la créativité et de l’innovation. Toute une révolution dans une société hyper hiérarchisée, enclavée dans ses pratiques ancestrales et, osons le terme, toujours réticente devant l’étranger.

La stratégie nippone de l’innovation

Nous retiendrons l’Indice Bloomberg de l’Innovation (Bloomberg Innovation Index) pour rendre compte de la dynamique du Japon. Six critères sont retenus:
L’intensité de l’activité R&D, la productivité industrielle, la valorisation des nouvelles technologies, la concentration de chercheurs, l’éducation supérieure et le nombre de brevets.

Selon l’Indice Bloomberg, le Japon, en 2014, se classerait 2e rang, derrière la Corée du Sud et devant l’Allemagne.

Les assises de cette performance reposent sur le consensus privé et public exprimé dans l’énoncé stratégique de 2007 et l’horizon de référence 2025.Trois axes majeurs caractérisent cette volonté partagée:

La science et la technologie

Innovation rime ici avec la création et le renforcement de centres de recherche, lancement de nouveaux programmes et projets afin de « séduire les belles têtes » pour qu’elles rejoignent les pôles régionaux d’innovation et activent ainsi l’objectif de délocalisation de la recherche: partenariats université-industrie, amélioration de la compétitivité globale des extrants de la recherche et de la formation scientifique.

Les systèmes sociaux

Les pouvoirs publics japonais reconnaissent l’importance de stimuler la collaboration et les synergies à haute valeur ajoutée entre les communautés scientifiques, industrielles et collectivités locales. S’y ajoutent, l’accréditation de zones franches (non réglementées), soustraites aux pressions réglementaires et inerties bureaucratiques.

Les ressources humaines

Cap sur la culture entrepreneuriale et la créativité. Les mangas de l’innovation et de l’entrepreneurship contrediront les dommages collatéraux et accélérés d’une population vieillissante. Le Japon nouveau sera jeune, audacieux et risquer, Ouvert sur le monde, baladeur entre les salles de cours et les planchers d’usine et des laboratoires où se profilent les brevets qui confortent désormais grandes sociétés et relève créative et innovatrice.

L’initiative emblématique de la ville d’Osaka avec ses incubateurs équipés des dernières technologies et animés de ses séances d’humour rassembleuses, les fameux « rakugo », sessions de conteurs d’histoires comiques, entre autre effervescence culturelle, se distingue, depuis 2013, comme le pôle d’exemplarité pour la « Global Innovation ». La nouvelle boussole!

Le jeune Japonais est invité à voyager. Forcé, faut aussi le dire. Il faut désormais cultiver sa « supériorité » en la confrontant, en la métissant et en scandant la différence nippone sous le chapiteau mondial de la créativité et de l’innovation.

Culture forte mais ouverte sur le monde, concertation domestique et aussi internationale, émulation de la startup comme nouvelle niche pour dominer le palmarès mondial de l’innovation énergétique et environnementale.

À voir ce que fut le Japon des années cinquante et ce qu’est devenu le Japon d’aujourd’hui, l’on ne peinera guère à lui concéder le mérite de son ambition!

La révolution du digital

Le digital ne représente-t-il qu’une évolution ou quelque-chose de beaucoup plus radical pour l’entreprise ? Perçu par celle-ci comme un changement brusque et violent, il ne peut en tout cas se vivre de manière molle et assistée. Plutôt que de s’adapter bon gré mal gré à la révolution digitale, voici quelques pistes pour l’enclencher et la canaliser dans l’entreprise.

Accepter la prise de risque

Il est indispensable dans un premier temps d’accepter la transformation, notamment celle de notre modèle hiérarchique traditionnel. La classe dirigeante actuelle éprouve une difficulté certaine à le faire, ce qui explique sans doute ses réticences à vraiment la porter et à la mettre en œuvre au sein des organisations. Accepter la fin des pyramides, cela ne revient-il pas à se faire hara-kiri ?

Pourtant, la virtualisation des relations managériales, la transversalité de la communication et la diffusion des pratiques modernes de communication entraînent l’émergence « d’autorités sans pouvoir et de pouvoirs sans autorité ». Si ces phénomènes ne sont pas encadrés et accompagnés, ils remettent en cause lentement mais profondément nos systèmes hiérarchiques classiques.

L’information ne circule plus de la même façon qu’il y a 10 ans : finie, la belle cascade du haut vers le bas par grands silos de direction (DRH, DSI, DAF, Marketing, etc.), des dirigeants vers les cadres supérieurs, puis de ces derniers vers les cadres et enfin vers les employés ! L’information se diffuse désormais de manière tridimensionnelle et erratique, via les nœuds de connexion entre les différents collaborateurs.

Le rôle du manager glisse ainsi d’une gestion traditionnelle en râteau à la coordination d’une communauté où les compétences s’entrelacent au gré des objectifs de l’entreprise. Le vieil organigramme s’efface devant le sociogramme.

La révolution digitale requiert donc une prise de conscience

Si elle veut survivre, l’entreprise doit combler l’écart entre ses pratiques et celles numériques de la société. Le digital est partout dans nos activités personnelles, l’est-il autant dans notre univers professionnel ?

La frontière d’antan « vie pro/vie perso » se lézarde. Le développement de l’usage des réseaux sociaux et des technologies mobiles entraîne une porosité croissante entre sphère professionnelle et sphère privée, qui interroge directement les décideurs et plus particulièrement les DRH. Comment renforcer l’attractivité de l’entreprise et améliorer la performance de mon activité de recrutement ? Comment favoriser la cooptation ? Comment faire des collaborateurs les meilleurs ambassadeurs de la marque employeur ? Comment les inciter à prendre la parole librement, spontanément, tout en encadrant cette communication RH extérieure à l’entreprise ?

Nous assistons à une réinvention complète de l’organisation de l’entreprise et de son écosystème. Ces mutations ne se limitent pas à une simple utilisation de nouveaux gadgets Internet et à une couche de peinture numérique pour digitaliser certaines pratiques RH.

Pour la fonction RH, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, celui des évolutions légales à mettre en œuvre ou de la pseudo-technicité des réseaux sociaux. Il est inutile de connaître tous les codes linguistiques de Twitter et de Facebook pour être diffuseur de « Social Change » dans l’entreprise, promoteur de l’évolution numérique, coach digital des managers. Le digital est l’opportunité, pour la fonction RH, de réaffirmer son positionnement et sa contribution stratégiques.

Car le digital ne redéfinit pas la finalité de la fonction RH. Il fournit un cadre structurel au passage de la Ressource à la Relation humaine. Ce n’est qu’en utilisant au mieux ce cadre que le DRH sera le porteur de la sociabilité comme bien collectif et enjeu de cohésion.

À la prise de conscience d’un état d’urgence doit donc succéder la prise de risque.

Il faut rompre avec les postures prudentielles et rechercher un détonateur, une impulsion, pour que la révolution s’opère dans l’entreprise. Passer du rôle de gardien du temple contrôleur a posteriori des processus administratifs à celui de gardien de phare innovant, diffuseur de sens, dynamiseur de confiance.

Le digital n’est pas l’écume des choses. C’est un tsunami dont la vague ne se retire pas. Il virtualise les postes de travail dont l’ATAWAD[1] est le parfait acronyme. Il bouleverse en profondeur les modes de collaboration, change fondamentalement le rapport de l’humain, client ou salarié, aux technologies modernes.

Pour se transformer, il faut donc se former soi-même puis former les managers à ces technologies, à leurs impacts et aux changements culturels qu’ils imposent.

La révolution digitale requiert la mise en perspective du manager vers le 2.0, mais aussi le renforcement des moments vrais de convivialité. Le numérique engendre des besoins de proximité, de prise de recul et de déconnexion, des contacts IRL[2] auxquels il faut savoir répondre.

Pour peu que l’action prenne le pas sur les craintes, l’entreprise digitale peut demain se révéler ouverte, collaborative et humaine. Vaste programme, mais belle opportunité pour les DRH.

[1] Any Where, Any Time, Any Device

[2] In Real Life : « dans la vraie vie »

L’innovation frugale appliquée aux entreprises

Installé à Palo Alto, dans la Silicon Valley, Navi Radjou est conseiller en innovation et chroniqueur à la Harvard Business Review. Son premier livre, L’Innovation jugaad, est devenu un best-seller. Il publie un second volet consacré cette fois à l’innovation frugale*, ou comment les entreprises peuvent s’appuyer sur des tendances sociales – consommation collaborative, économie circulaire, mouvement des « Makers » – pour produire mieux dans un contexte de crise économique et environnementale. Interview.

Comment êtes-vous passé de l’innovation « jugaad« , inspirée de la débrouillardise des pays émergents, au concept plus global d’économie « frugale »?

Mon livre sur l’innovation jugaad célébrait l’ingéniosité des petits entrepreneurs du Sud, capables de créer des solutions abordables et durables avec très peu de ressources. Dans ce nouvel opus, on commence à identifier dans les pays industrialisés un contexte socio-économique qui s’apparente étrangement à celui des émergents. Il y a chez les consommateurs confrontés à la crise économique une quête de valeur, l’envie de faire mieux avec moins. Cette pression des clients crée un marché pour des solutions frugales. Les acteurs de l’économie du partage y répondent déjà. On a eu envie de dire aux entreprises françaises, PME comme grands groupes, que si elles ne réinventaient pas leur façon d’opérer, elles allaient se faire avaler par des start-up, voire des consommateurs qui commencent à s’organiser entre eux.

Comment mettre en place cette démarche?

D’abord, il faut simplifier au maximum les produits et les services. Plus un produit est complexe, plus il nécessite des ressources pour le développer. Les entreprises doivent passer du temps à identifier les besoins des clients pour y répondre de manière précise, et non plus « se faire plaisir » avec de la technologie pour de la technologie. Il faut savoir rester modeste dans son offre. Un autre levier, c’est la flexibilité. Le temps est une ressource rare. L’internet des objets permet aujourd’hui de mieux utiliser les actifs en réduisant l’inefficacité et la consommation énergétique des chaînes de production. La ressource humaine aussi doit devenir plus agile. Une façon de devenir frugal, c’est de donner plus de pouvoir aux salariés. Les leaders pensent souvent qu’ils sont payés pour faire toujours plus. Le leadership frugal, c’est réfléchir à avoir plus d’effet dans l’entreprise en en faisant moins, c’est à dire en rendant les salariés plus autonomes pour libérer leur créativité. Les entreprises doivent enfin adopter les principes de l’économie circulaire, avec des produits conçus pour utiliser moins de ressources naturelles tarissables, et capables d’être décomposés et réutilisés à la fin de leur cycle de vie.

Votre livre s’appuie surtout sur des exemples de grands groupes, comme Renault. Comment la frugalité peut-elle profiter aux PME?

Ma première suggestion serait d’appliquer les principes de l’économie du partage au domaine du B to B. Est-ce que les petites entreprises ne pourraient pas mutualiser leurs achats? Le pouvoir de la communauté a fait ses preuves chez les particuliers. Dix PME ont plus de force en termes d’achats ou de ventes qu’une seule. Les chefs d’entreprise peuvent faire des gains en matière d’approvisionnement. Je les encourage beaucoup à se structurer en réseaux. Les PME peuvent aussi trouver des formes de symbiose industrielle, en imbriquant leurs chaînes de valeurs: les déchets des uns deviennent les ressources des autres, pour que plus rien ne parte à la décharge. La bonne nouvelle pour elles, c’est enfin que le coût de l’innovation baisse considérablement dans une approche frugale. Avec des composants électroniques open source tels Arduino, des plateformes comme des fablabs et le développement du financement participatif, l’innovation n’est plus si onéreuse qu’avant. C’est cela la frugalité: faire mieux, plus vite et moins cher.

La frugalité semble née de la crise. Qu’en restera-t-il si l’économie repart?

Je pense qu’elle est une réponse à des besoins sociaux-culturels de long terme et à un changement profond de valeurs. Une part non-négligeable des consommateurs français se déclare déjà adeptes de la frugalité volontaire [d’après une étude du Crédoc, NDLR] ou de ce que Pierre Rabhi appelle la « sobriété heureuse ». C’est une donnée importante parce que la frugalité n’avait jusque-là jamais été considérée comme une vertu, plutôt comme une déprivation. Aujourd’hui, des clients la choisissent. Quand ils louent un logement sur AirBnb, ils cherchent aussi une expérience sociale. La tendance transcende le courtermisme économique. C’est pour cela que je pense que, même si l’économie redémarre, la frugalité répondra toujours à cette quête de sens. Les marques doivent adopter l’innovation frugale non seulement pour réduire leurs coûts, mais pour rester pertinentes aux yeux des consommateurs et des employés.

* L’innovation frugale, comment faire mieux avec moins, Navi Radjou et Jaideep Prabhu, Diateino, mars 2014.

Facebook au secours des PME

Facebook a annoncé avoir franchi la barre des deux millions d’annonceurs publicitaires actifs sur son réseau. Un chiffre qui ne cesse de gonfler.

On comptait un million d’annonceurs voici un an et demi, 1,5 million il y a sept mois… On en compte désormais 2 millions. Mardi, Facebook a communiqué ce chiffre étourdissant, qui confirme, s’il en était besoin, l’exceptionnelle force de croissance du réseau social au pouce levé.

Ces 2 millions d’annonceurs publicitaires, actifs sur son réseau, symbolisent aussi le bienfondé du choix fait par le groupe américain de privilégier des partenariats avec les PME. « C’est un signe fort de notre engagement à aider les petites entreprises », relève ainsi Dan Levy, vice-président de Facebook, chargé des services mondiaux de marketing. Et comme envisagé par la stratégie du groupe, la plus grande partie des annonceurs publicitaires présents sur ce réseau sont bel et bien des PME qui utilisent le réseau social pour faire la promotion de leurs produits.

Gérer les publicités depuis un smartphone

Mais au-delà des annonceurs publicitaires, de nombreuses entreprises utilisent également Facebook en y créant notamment des pages dédiées. « Plus de 70% des membres Facebook ont, dans leurs contacts, au moins une petite entreprise locale de leur région », poursuit le dirigeant.

Pour faciliter la tâche de ces annonceurs, Facebook a même lancé, mardi, une nouvelle application leur permettant de gérer leurs publicités depuis un smartphone. Si l’application est pour l’instant disponible aux Etats-Unis uniquement, et seulement sur iOS, le système d’exploitation d’Apple, Facebook prévoit une extension au reste du monde dans les prochaines semaines, ainsi qu’un élargissement d’accès aux smartphones utilisant le logiciel Android (Google) en cours d’année.

Cette orientation ciblée sur le marché du mobile se justifie par le fait qu’à ce jour, 86% des 1,39 milliard d’utilisateurs de Facebook se connectent depuis un appareil mobile, et que 69% des recettes publicitaires du groupe émanent également des accès mobiles à son réseau.

Apple, Facebook, Google … Des géants aux projets futuristes

 Les projets des géants de la Silicon Valley fusent et se concrétisent au fur et à mesure des mois qui passent. Apple, Google et Facebook ont chacun d’impressionnants projets pour leurs futurs locaux qui annoncent la métamorphose prochaine du paysage de la Silicon Valley. Retour sur ces trois concepts qui font beaucoup parler…

Apple, le vaisseau spatial

En 2006, Apple avait dévoilé son projet de nouveau siège social, en forme de vaisseau spatial ou d’immense anneau selon les préférences. Ce nouveau siège accueillera environ 12 000 employés de la marque à la pomme et tout sera fait de courbes, sans aucune forme ou pièce rectiligne.

Steve Jobs lui-même avait validé les dessins du bâtiment qui est actuellement en pleine construction à Cupertino, dans la Silicon Valley. Selon Tim Cook, il s’agira du bâtiment le plus vert du monde, qui possèdera de nombreux espaces verts  et sera conçu avec de nombreux panneaux solaires.

En résumé, le nouveau siège social d’Apple c’est : 26 hectares, 5 milliards de dollars et une livraison prévue fin 2016.

Facebook, « Zee-Town »

Après Apple, c’est Facebook qui a décidé de lancer son projet de bâtiment du futur en Silicon Valley. Son créateur, Mark Zuckerberg, a l’ambition de créer une ville Facebook à Monlo Park, juste à côté du siège social du réseau social, qui sera comme une typique ville américaine avec des routes, des logements, des hôtels, des supermarchés, etc. Les 10 000 salariés de Facebook y seront accueillis, avec leurs familles dans différents types de logements allant de villas pour les grands cadres à des dortoirs pour  les stagiaires.

L’objectif de ce projet ? Favoriser l’innovation en créant un campus de recherche, selon un porte-parole de Facebook. Le but est de favoriser au maximum l’intégration des employés qui pourront profiter de services annexes à leur travail comme la gratuité de la cafétéria, une salle de sport, une garderie, etc. Mark Zuckerberg a également fait le choix d’intégrer sa nouvelle ville dans la nature, en imaginant des arbres sur les toits des logements par exemple, dans le but de respecter l’environnement dans lequel il souhaite voir son entreprise évoluer.

En résumé, Zee-Town c’est : 80,9 hectares, 200 milliards de dollars selon la presse américaine. La date de fin de la construction n’est pas encore connue.

Google, repenser l’espace de travail

Enfin, c’est Google qui vient de dévoiler à son tour son projet de rénovation de ses locaux de Mountain View, en Silicon Valley. L’adjectif qualifiant au mieux ce projet est modulaire, dans la mesure où les nouveaux bâtiments seront conçus avec des éléments flexibles et mobiles, pour respecter au mieux les besoins des différents services de Google.

Ce projet doit être appréhendé comme une communauté, un nouveau lieu de vie plus qu’un simple espace de travail dans l’optique où il prône la santé et le bien-être des employés ainsi que le respect de l’environnement. En effet, le campus sera vert et écologique, agrémenté de pistes cyclables et d’une verrière qui produira de l’énergie verte !

Google a donc décidé de repenser l’espace de travail avec cet immense projet de rénovation, et surtout de promouvoir la sérénité et l’écologie à travers des bâtiments inédits.

En résumé, les nouveaux locaux de Google c’est : 32 hectares, fin de la rénovation prévue en 2020 mais le budget reste à ce jour inconnu

 

Bien que différents, tous ces projets ont plusieurs points communs : une vision de l’entreprise de demain qui sera plus un lieu de vie qu’un simple espace de travail, la promotion du bien-être de ses salariés car, c’est connu, des employés heureux = des employés productifs ! Et enfin, les trois projets prônent un respect de l’environnement inédit en s’intégrant dans la nature de la Silicon Valley.

Quel projet sera le plus abouti ? Les bénéfices attendus seront-ils tous réalisés ? Après ces nouveaux bâtiments, quels projets innovants ? Rendez-vous dans quelques années…

Une mutation vitale pour notre avenir

Nous ne sommes pas en crise et vivons une grande mutation mondiale de même ampleur que la Renaissance.

Il y a quatre causes concomitantes à la mutation paradigmatique que nous vivons :

– La raréfaction des ressources naturelles bon marché ( énergies, eau douce , métaux, terres arables).

– Le saut technologique irréversible lié à la révolution numérique ( comparable au passage de la vie de chasseur-cueilleur à celle d’éleveur-agriculteur) .

– L’effondrement de l’économie financiarisée sur l’économie de masse, sur la guerre des prix et sur la spéculation et le passage de l’économie de niche à la valeur d’usage et à l’autofinancement.

– L’impasse et l’usure des valeurs modernes dues à l’émergence de nouvelles aspirations de vie (qualité de vie, joie, plaisir, bien-être, santé, amour , etc …

Ces quatre tendances forment un tout indissociable. C’est pourquoi il faut parler de crise systémique ou holistique ., Toutes les approches et mesures analytiques, segmentaires, spécifiques comme les affectionnent les économistes, les idéologues et les politiciens sont condamnées à l’échec.

A ces quatre ruptures lentes mais létales, doivent répondre quatre attitudes radicales qui impliquent un changement fort de nos modes de vie :

– A la raréfaction des ressources, doit répondre une logique fonctionnelle de frugalité,de simplicité et de sobriété, qui consiste à faire beaucoup mieux avec beaucoup moins.

– A la révolution numérique, doit répondre une logique opérationnelle de développement permanent de toutes formes d’intelligence au service de l’esprit humain .

– A l’effondrement capitaliste, doit répondre une logique économique basée sur des réseaux de petites entités autonomes et autofinancées ( sans endettement) , et ne visant ni la croissance , ni la taille , mais visant la valeur ajoutée de l’intelligence pour augmenter, toujours , la valeur d’usage de leurs produits ou services , et dont la vocation n’est de servir ni des rentes financières à leurs actionnaires, ni des rentes sécuritaires à leurs personnels .

– A l’impasse des valeurs de la modernité et de la « religion du progrès », doit répondre une logique existentielle basée, au niveau indivividuel, sur l’intériorité, la joie de vivre, la sérénité et la paix , la tranquilité et le silence , et au niveau collectif, sur de multiples appartenances à des communautés librement choisies, loin de l’Etat, des bureaucraties et des pouvoirs de pacotille .

Cette mutation vitale ne viendra pas du « haut ». Elle est du ressort et de la responsabilité de chacun à son niveau. Une révolution par l’exemple, en somme.

Attention aux signaux faibles

Signal faible, info forte !

En Intelligence Économique, les signaux faibles consistent en des éléments d’actualité à l’importance sous-estimée, mais augurant d’importants changements à venir. Leur recherche et leur analyse permet potentiellement d’anticiper les futures tendances lourdes, et compter parmi les premiers à concevoir l’offre qui répondra à un nouveau besoin.

La recherche des signaux faibles consiste en une analyse prospective. C’est à dire qu’elle entre dans le cadre d’une démarche visant dès aujourd’hui à se préparer à demain. A l’instar des techniques de créativité, cette démarche organisée permet de donner un mode d’emploi au cheminement intuitif de ceux qu’on qualifiera après coup de « visionnaires ».

Les diverses informations qui nous sont soumises (par exemple, à travers l’actualité), sont pour nous potentiellement porteuses d’un :

Signal blanc, lorsqu’elles sont dépourvues de contenu sensé nous interpeller, cas le plus fréquent.

Signal fort, lorsqu’Signal faible, info forte !

En Intelligence Économique, les signaux faibles consistent en des éléments d’actualité à l’importance sous-estimée, mais augurant d’importants changements à venir. Leur recherche et leur analyse permet potentiellement d’anticiper les futures tendances lourdes, et compter parmi les premiers à concevoir l’offre qui répondra à un nouveau besoin.

La recherche des signaux faibles consiste en une analyse prospective. C’est à dire qu’elle entre dans le cadre d’une démarche visant dès aujourd’hui à se préparer à demain. A l’instar des techniques de créativité, cette démarche organisée permet de donner un mode d’emploi au cheminement intuitif de ceux qu’on qualifiera après coup de « visionnaires ».

Les diverses informations qui nous sont soumises (par exemple, à travers l’actualité), sont pour nous potentiellement porteuses d’un :

Signal blanc, lorsqu’elles sont dépourvues de contenu sensé nous interpeller, cas le plus fréquent.

Signal fort, lorsqu’elles nous interpellent, et déclenchent chez nous un réflexe face à l’événement (soit à titre personnel lorsque nous sommes riverains du lieu concerné par un événement ou connaissons un de ses protagonistes, soit à titre professionnel lorsque cela éveille notre réflexe de secouriste, d’assureur, de professionnel du BTP…)

Signal faible, plus subtil, porteur d’opportunités car indicateur d’une nouvelle tendance à venir, lorsqu’il est recoupé par d’autres signaux faibles (pour cette raison, Philippe Cahen emploie surtout cette expression au pluriel : « des signaux faibles »). Un signal faible consiste en un fait ou un événement paradoxal qui inspire réflexion. Cette réflexion est déclenchée par l’aspérité contenue dans l’information : ce qui nous interpelle, de façon assez furtive, et qui engage notre réflexion vers d’autres sujets par effet domino.

elles nous interpellent, et déclenchent chez nous un réflexe face à l’événement (soit à titre personnel lorsque nous sommes riverains du lieu concerné par un événement ou connaissons un de ses protagonistes, soit à titre professionnel lorsque cela éveille notre réflexe de secouriste, d’assureur, de professionnel du BTP…)

Signal faible, plus subtil, porteur d’opportunités car indicateur d’une nouvelle tendance à venir, lorsqu’il est recoupé par d’autres signaux faibles (pour cette raison, Philippe Cahen emploie surtout cette expression au pluriel : « des signaux faibles »). Un signal faible consiste en un fait ou un événement paradoxal qui inspire réflexion. Cette réflexion est déclenchée par l’aspérité contenue dans l’information : ce qui nous interpelle, de façon assez furtive, et qui engage notre réflexion vers d’autres sujets par effet domino.

Bonne réflexion

Et à bientôt