Category Archives: pratique

Dirigeants de SAS, quels sont vos pouvoirs et responsabilités ?

dirigeant

Focus sur les pouvoirs et la responsabilité des dirigeants de SAS, cette forme juridique très prisée des créateurs de startups.


Diriger une société demande une grande implication et présente aussi des risques : en effet, le dirigeant de société peut voir sa responsabilité engagée à plusieurs titres en raison des actes qu’il effectue dans le cadre de son mandat. Les chefs de responsabilité des dirigeants sont directement liés aux pouvoirs qu’ils exercent : connaître ces deux aspects de la vie de dirigeant est donc essentiel pour tout dirigeant ou futur dirigeant de société.

Les pouvoirs des dirigeants de SAS

Au sein d’une SAS, une fonction seule est impérative : le président de la SAS. Ce dernier est chargé  par la loi de représenter la société à l’égard des tiers et de conclure en son nom les différents actes nécessaires à son fonctionnement et à son activité. A ce titre, il dispose de pouvoirs très larges : l’article L227-6 du Code de commerce prévoit en effet qu’il peut agir « en toutes circonstances au nom de la société dans la limite de l’objet social. »

Certaines décisions doivent cependant être prises collectivement par les associés en vertu de la loi et selon les modalités prévues par les statuts de la société : il s’agit des décisions relatives à l’augmentation, l’amortissement ou la réduction de capital, à la fusion, scission, dissolution ou transformation de la société en une autre, aux comptes annuels et aux bénéfices ainsi qu’à la nomination du commissaire aux comptes. Les statuts peuvent prévoir d’autres décisions devant être prises collectivement.

Par ailleurs, il est possible de désigner un ou plusieurs autres dirigeants pour exercer les pouvoirs confiés à ce président, notamment le pouvoir de représentation de la société à l’égard des tiers, sous le titre de directeur général ou de directeur général délégué.

Ainsi, le directeur général et le directeur général délégué auront également le pouvoir d’engager la société même s’ils ne disposent pas d’une délégation de pouvoirs. Quant à leurs autres pouvoirs, ils devront être déterminés dans les statuts : ils peuvent en effet se voir attribuer tous les pouvoirs dont dispose le Président, ou seulement une partie d’entre eux.

La responsabilité des dirigeants de SAS

L’article 227-8 du Code de commerce renvoie pour la responsabilité du président et des dirigeants de SAS (directeur général et directeur général délégué) aux règles relatives aux membres du conseil d’administration et du directoire des sociétés anonymes. L’article L227-7 du Code de commerce prévoit que si le dirigeant de la SAS est une personne morale, ses dirigeants ont les mêmes pouvoirs et supportent les mêmes responsabilités que s’ils étaient dirigeant en leur nom propre, solidairement avec la personne morale qu’ils dirigent.

Ainsi, le dirigeant de SAS, qu’il soit président, directeur général ou directeur général délégué, peut voir sa responsabilité engagée à trois titres :

  1. La responsabilité civile du dirigeant

La responsabilité civile du dirigeant peut être engagée par la société, par un associé à titre individuel ou par un tiers, s’il leur a causé un préjudice en commettant l’une des fautes suivantes :

  • un manquement aux dispositions légales et réglementaires applicables aux SAS. Ce sera le cas par exemple si les formalités de publicité prévues par la loi ne sont pas effectuées.
  • une violation des statuts de la société. Ainsi, le fait pour le directeur général délégué de licencier un salarié alors que les statuts réservent cette prérogative au président et au directeur général constituera une faute susceptible d’engager sa responsabilité civile.
  • une faute de gestion (c’est-à-dire une prise de décision ou un acte non conforme à l’intérêt de la société). Par exemple, la fixation d’une rémunération excessive au profit Président de la SAS par rapport au chiffre d’affaire prévisionnel a été reconnu comme une faute de gestion. De même, le fait pour le directeur général de ne pas tenir de comptabilité constitue également une faute de gestion.

Le dirigeant est tout d’abord responsable des fautes qu’il commet à l’encontre de la société : un ou plusieurs associés pourront engager une action sociale pour obtenir réparation du préjudice subi par la société. Cette action sera exercée pour le compte de la société.

Le dirigeant peut également être responsable du fait des fautes qu’il commet envers un associé à titre individuel, si celui-ci peut démontrer un préjudice personnel qu’il aurait subi de ce fait, et qui ne serait pas une simple conséquence du préjudice subi par la société (comme une dévaluation de ses titres par exemple). En conséquence, la responsabilité du dirigeant n’est que rarement engagée à ce titre.

Enfin, le dirigeant est également responsable vis-à-vis des tiers. Cependant, sa responsabilité personnelle ne peut être engagée que s’il a commis une faute détachable de ses fonctions, à défaut, la société fera écran et c’est la responsabilité de la personne morale qui sera engagée. Pour être reconnue comme une « faute détachable des fonctions » du dirigeant, la faute doit être intentionnelle et présenter une particulière gravité. Une telle faute a pu être reconnue par exemple pour un dirigeant ayant participé activement à la réalisation d’un acte de contrefaçon.

Si la faute détachable n’est pas retenue et que la responsabilité de la société est engagée, celle-ci pourra ensuite éventuellement se retourner contre le dirigeant.

  1. La responsabilité pénale du dirigeant

Le dirigeant peut être condamné en raison de fautes pénales qu’il commet au cours de l’exercice de son mandat et qui ont causé un préjudice à la société ou à des tiers. Il existe des infractions pénales spécifiquement prévues par le droit des sociétés pour réprimer les fautes commises par le dirigeant de société.

Certaines infractions pénales sont spécifiques au dirigeant de SAS :

  • le fait de ne pas avoir consulté conformément aux statuts les associés pour une décision nécessitant leur accord (c’est-à-dire en cas d’augmentation, d’amortissement ou de réduction du capital et de fusion, de scission, de dissolution ou de transformation en une société d’une autre forme) est réprimé pénalement par une peine de 6 mois d’emprisonnement et 6500 euros d’amende.
  • le fait de procéder à une offre au public de titres financiers ou de faire admettre des actions aux négociations sur un marché réglementé est puni d’une amende de 18 000 euros

D’autres infractions sont communes au dirigeant de SAS et au dirigeant de société anonyme : il s’agit des infractions prévues aux articles L 242-1 à L242-6, L242-8 et L242-17 à L242-24 du Code de commerce, parmi lesquelles :

  • les infractions relatives à la constitution de la société
  • l’abus de biens sociaux
  • la distribution de dividendes fictifs
  • l’abus de pouvoirs ou de voix
  • le défaut d’établissement des comptes sociaux
  • les infractions relatives aux modifications du capital social
  • les infractions relatives aux opérations sur les titres de la société
  • les infractions relatives au contrôle des comptes sociaux

Le fait pour le Président de la société d’encaisser sur son compte des chèques émis au nom de la société, ou encore de faire prendre en charge par la société une amende pour contravention au Code de la route, même si elle est relative à un déplacement effectué dans le cadre de ses fonctions, constitue une faute susceptible d’engager la responsabilité pénale du dirigeant : il s’agit d’un abus de biens sociaux.

En outre, le dirigeant peut voir sa responsabilité pénale engagée pour la commission d’infractions pénales de droit commun (escroquerie, abus de confiance…), d’infractions à la législation du droit du travail (manquement aux devoirs de sécurité, travail dissimulé…), ou à la réglementation spécifique de son activité (transport routier, débit de boisson…). Le fait pour un dirigeant de se livrer à du harcèlement moral sur ses salariés, ou encore d’employer tous ses salariés en CDD sans remplir les conditions prévues par la loi pour ce type de contrat, pourra donc par exemple engager sa responsabilité pénale.

Le dirigeant peut cependant s’exonérer de cette responsabilité pénale s’il démontre ne pas avoir personnellement pris part à l’infraction et rapporte la preuve qu’il avait délégué ses pouvoirs à une personne pourvue de la compétence, de l’autorité et des moyens nécessaires pour faire respecter la réglementation.

  1. La responsabilité fiscale du dirigeant

Le dirigeant de la SAS est également responsable à titre fiscal : en effet, en cas de manœuvres frauduleuses qu’il aurait commises ou de l’inobservation grave et répétée des obligations fiscales qui ont rendu impossible le recouvrement des impositions ou des pénalités dues par la société, le dirigeant peut être déclaré solidairement responsable du paiement de ces dettes.

par Anais Richardin

7 choses à faire avant 30 ans

A en croire les anciens trentenaires, il existe quelques règles simples pour profiter pleinement de cette période de votre vie.

La trentaine est le moment idéal pour se poser. Vous ne pouvez pas continuer à avancer sans vous défaire de certains risques ou mauvaises habitudes que vous aviez pris lors de votre vingtaine.

Nous avons étudié et noté les points récurrents de 2 fils de discussion Quora: « Quelle est la plus grosse erreur de vos 30 ans et quelle leçon en avez-vous tiré ? » et « Avec le recul, qu’auriez-vous aimé faire au cours de vos 30 ans, que vous n’avez pas fait ?« . Nous avons également analysé l’article de Mark Manson « 10 Life Lessons To Excel In Your 30s« .

Beaucoup de trentenaires semblent tellement obnubilés par l’idée de fonder une famille et par leur carrière qu’ils négligent des relations importantes et ignorent des opportunités qui ne se représenteront peut-être plus.

Nous avons rassemblé ci-dessous les conseils fréquents de ceux qui ont déjà atteint 40 ans.

Passer du temps avec les personnes que l’on aime

Manson a reçu plus de 600 retours de lecteurs qui ont déjà passé la quarantaine. L’un des conseils les plus récurrents est d’arrêter de passer du temps avec des personnes qui ne vous respectent pas et, à la place, en consacrer plus aux personnes que vous appréciez.

Ne passez pas tout votre temps au travail, créez-vous des souvenirs

« Ne passez pas tout votre temps au travail. Créez-vous des souvenirs. Plus vous prenez de l’âge, plus il devient difficile de construire des relations durables », écrit sur QuoraMichael Dorian Bach, concepteur de produits chez Microsoft.

L’entrepreneur et blogeur James Altucherrappelle qu’il ne faut pas oublier que les parents vieillissent en même temps que nous. « Quand j’avais 34 ans, j’ai raccroché au nez de mon père après une dispute et je ne l’ai jamais rappelé. Six mois après, il a eu une crise cardiaque et est décédé. Une semaine avant, il m’avait envoyé un e-mail pour prendre des nouvelles et je n’ai pas répondu. Je suis désolé papa. »

Avoir plus d’ambition

Les jeunes de vingt ans commencent souvent leur carrière avec de grands objectifs qu’ils finissent par mettre de côté pour se contenter d’un travail qui ne les passionne pas. Avant d’avoir eu le temps de dire ouf, un travail temporaire devient un emploi fixe.

Un(e) internaute anonyme écrit sur Quora que l’une des plus grandes erreurs de ses 30 ans a été de devenir « accro à un salaire mensuel », dans le sens où il/elle a choisi la sécurité de l’emploi au détriment d’une carrière épanouissante.

Monter une entreprise ou changer de secteur d’activité est certainement plus difficile à 35 ans qu’à 25, néanmoins ce n’est pas impossible. Et c’est peut-être la bonne décision à prendre.

Vera Wang, par exemple, n’est entrée dans le monde de la mode qu’après 40 ans. Elle est aujourd’hui l’une des meilleures créatrices au monde.

Ne pas être obsédé par l’avenir

Manson raconte que ses 20 ans lui ont appris qu’il n’y a pas un déclic après lequel vous vous sentez un adulte responsable qui contrôle tout. Il a été soulagé de voir que ses lecteurs plus âgés disent la même chose à propos de leurs 30 ans.

« Arrêtez de penser de manière obsessive à ce qui va se passer parce que de toute façon rien ne se passera comme prévu »

« Sauf si vous êtes déjà mort (mentalement, émotionnellement et socialement), vous ne pouvez pas anticiper la vie que vous aurez dans 5 ans. Tout ne se passera pas comme vous l’attendez. Alors arrêtez. Arrêtez de penser que vous pouvez planifier trop longtemps à l’avance. Arrêtez de penser de manière obsessive à ce qui va se passer parce que de toute façon rien ne se passera comme prévu. N’essayez plus de contrôler la direction que prend votre vie », écrit Thomas, l’un des lecteurs de Manson.

Avoir des objectifs pour vous et votre famille est salutaire, mais ne vous stressez pas outre mesure pour des détails. Reconnaissez qu’il vous reste encore beaucoup de choses à apprendre et que vous continuerez à vous construire de manière inattendue.

Décider d’avoir des enfants, ou pas

Tout le monde n’est pas fait pour avoir des enfants, mais la majorité des personnes qui a écrit à Manson ou qui a posté un commentaire sur Quora dit avoir pris conscience que c’est une mauvaise idée de reporter son envie d’avoir des enfants au profit de la recherche d’une situation idéale. Si vous voulez des enfants, faites-les avant qu’il ne soit trop tard.

« Vous n’avez pas le temps. Vous n’avez pas suffisamment d’argent. Vous voulez d’abord évoluer dans votre carrière. Avoir des enfants c’est la fin de la vie sociale. Oh taisez-vous… Avoir des enfants est la plus belle chose au monde. Ils vous rendent meilleurs, à tous les niveaux. Vous vous dépassez pour eux. Ils vous rendent heureux. Vous ne devriez pas reporter ce projet », écrit Kevin, un lecteur de Manson.

Faire attention à sa santé

Faire du sport est un investissement sur le long terme. © Melia Robinson/Business Insider

Avec une liste de responsabilités croissantes, manger équilibré et faire du sport sont deux des premières choses à passer à la trappe. Mais pensez à faire quelques efforts des deux côtés et voyez ça comme un investissement à long terme.

« Ayez un mode de vie sain. C’est LA priorité. N’abordez pas la trentaine sans énergie et fatigué tout le temps. Ça craint, » écrit Michael Dorian Bach sur Quora.

« À 41 ans, je souffrais de troubles physiques qui ne seraient peut-être pas arrivés si j’avais eu un mode de vie plus sain », déplore Adam Dehner sur Quora.

Établir une base financière pour l’avenir

Espérons que vous ayez profité de vos 20 ans pour trouver un moyen de rembourser le prêt étudiant. Espérons également que vous ayez commencé à mettre de côté. Si vous atteignez la trentaine les poches vides, il n’est pas trop tard. Par contre, il est temps de commencer à épargner pour la retraite.

Altucher raconte les nombreuses fois où, quand il avait 30 ans, il a investi presque tout son argent dans une entreprise puis a tout perdu. Il s’est bien rattrapé depuis, mais il considère ses échecs passés comme le résultat d’une témérité stupide.

Déterminez la part de votre salaire dont vous pouvez facilement vous passer et pensez à mettre en place des virements automatiques vers des plans épargne retraite, ou tout autre type de compte d’épargne.

Continuer à s’amuser

Sortir de la vingtaine ne signifie pas que vous ne devez plus vous amuser. Bachécrit sur Quora qu’au cours de ses 30 ans, il a passé beaucoup de temps à courir après l’argent, et que cela l’a rendu malheureux et désabusé.

Jeff Miller, un utilisateur de Quora ajoute qu’il a pris conscience que les meilleurs moments de ses 30 ans sont ceux qu’il a passé avec sa femme ou à jouer avec ses enfants. Parmi tous les participants, un sujet revient régulièrement : vous efforcer de travailler dur pour gagner de l’argent n’a aucun intérêt si vous ne profitez pas de la vie.

Article de Richard Feloni. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : 7 Things Successful People Do In Their 30s

5 TACTIQUES SEO QUE VOUS DEVRIEZ COMMENCER À APPLIQUER IMMEDIATEMENT !

seo techniques optimisation pour les moteurs de recherche

Le référencement n’est pas le sujet favori de tout le monde, je sais. Mais si vous voulez que votre contenu soit bien classé sur les moteurs de recherche, travailler le SEO de votre site web est une incontournable nécessité.

Pour rendre le processus d’optimisation de votre contenu un peu plus facile, je vous ai concocté cette liste de : cinq tactiques SEO que vous devriez commencer à appliquer immédiatement !

1. UTILISEZ LES BALISES « HEADING TAGS » POUR PRÉSENTER VOTRE CONTENU

Cela peut sembler compliqué, mais croyez-moi – ça ne l’est pas. Les balises heading tags sont tout simplement des titres utilisés pour indiquer à Google et à vos lecteurs de quoi parle votre contenu. Présentes au nombre de six, elles permettent de mieux hiérarchiser vos contenus en indiquant les titres, les sous-titres, les rubriques, les axes d’argumentation, Etc.

Dans le code HTML de votre page, les balises heading tags vont ressembler à quelque chose comme ceci : <h1> Ceci est mon titre </ h1>. Si vous voulez que votre contenu soit bien classé sur les moteurs de recherche, je vous recommande fortement d’utiliser des titres uniques et non dupliqués.

Voici un rapide aperçu de comment utiliser les heading tags pour obtenir un bon classement de votre contenu :

Balise de titre H1 : Chaque page doit avoir un titre H1. Ce sera généralement le titre de votre page ou de votre article de blogue et il est important à la fois pour le positionnement sur les moteurs de recherche et pour l’expérience de l’utilisateur.

Balise de titre H2 : ce sont en général des sous-titres qui vont servir a diviser votre texte en blocs d’information distincts ou en paragraphes. Ils aident vos lecteurs à comprendre la progression logique de votre contenu et permettent aux moteurs de moteurs de comprendre les principaux thèmes de votre page.

Balise de titre H3, H4, Etc. : Il s’agit en fait des sous-rubriques. D’une manière générale, les balises H1 et H2 sont celles sur lesquelles vous devriez vous concentrer le plus. Toutefois, des articles plus longs peuvent bénéficier de l’utilisation de ces sous-titres pour mieux structurer et aérer le texte.

2. RÉDIGEZ UN CONTENU PLUS LONG

Avant, il était possible d’écrire un texte court (moins de 400 mots), autour du mot-clé cible et obtenir un bon classement sur les moteurs de recherche. Mais de plus en plus, Google montre une nette préférence pour un contenu textuel plus long, susceptible de couvrir un sujet plus en profondeur.

Selon une récente étude SEO & référencement de Searchmetrics, le nombre moyen de mots des pages bien classées est d’environ 1285. Donc, si vous voulez que votre contenu soit bien positionné sur les moteurs de recherche, assurez-vous qu’il couvre bien le sujet traité.

Ne vous attardez pas trop sur atteindre un nombre de mots précis, assurez-vous juste d’offrir des informations de qualité et des points de vues uniques.

seo et referencement etude de serchmetrics

3. ASSUREZ-VOUS D’UTILISER UNE VARIÉTÉ DE MOTS-CLÉS ET D’EXPRESSIONS PERTINENTES DANS VOTRE CONTENU

Au cours des dernières années, nous avons vu un énorme changement s’opérer dans la manière d’utiliser les mots-clés. Tandis que l’utilisation de mots-clés dans les balises meta, dans les balises de titres et dans le corps du texte reste importante, Google veut maintenant voir que vous utilisez une grande variété de termes et d’expressions connexes, en lien avec le sujet que vous traitez.

D’ailleurs, Searchmetrics a constaté lors de sa dernière étude SEO & référencement que ce point est de plus en plus important pour bien se positionner sur les résultats de recherche Google. Par termes et expressions connexes, je désigne des mots qui seront naturellement inclus si vous couvrez un sujet en profondeur. Par exemple, si vous écrivez sur le web design, vous allez naturellement inclure des mots comme Internet, site web et design.

Si vous avez besoin d’une aide supplémentaire pour vous assurer d’inclure différentes expressions et termes liés, je vous recommande d’utiliser l’outil de suggestion de mots-clés basé sur Google Suggest. Cet outil vous propose en temps réel pendant que vous tapez votre requête une liste de 10 mots ou expressions se rapprochant de votre recherche ; à vous ensuite de sélectionner dans la liste ce qui vous intéresse le plus.

Voici l’exemple d’une recherche sur Google Suggest, effectuée avec le mot-clé « référencement » :

outil google suggest mots-cles referencement naturel

4. ASSUREZ-VOUS QUE VOTRE SITE S’ADAPTE AUX APPAREILS MOBILES

Vous avez probablement entendu parler de la récente décision de Google qui a fait de l’adaptabilité mobile un facteur de classement sur son moteur de recherche. Cette mise à jour de l’algorithme Google a été désignée par certains par le terme ‘Mobilegeddon‘. Pour l’expliquer simplement, depuis avril 2015, les sites non adaptés à l’affichage sur tablettes et smartphones auront, beaucoup de mal à atteindre un bon classement dans la recherche mobile !

Pas sûr si votre site est mobile-friendly ? Utilisez le test de compatibilité mobile de Google. S’il s’avère que votre site n’est pas en design adaptatif, envisagez de passer à une conception de site qui l’est. Si vous avez un site WordPress, il est possible d’utiliser un plugin gratuit comme Jetpack pour convertir instantanément votre thème à une conception adaptative !

sites en web design adaptatif outil verificationde google

5. UTILISEZ DES LISTES ET DES ÉLÉMENTS INTERACTIFS POUR STRUCTURER VOTRE CONTENU

Nous savons depuis longtemps que le fait d’avoir des textes aérés, bien structurés et faciles à lire améliore grandement l’expérience des utilisateurs. N’hésitez pas à y intégrer des éléments multi-médias tels que des images de démonstrations ou des vidéos quand cela s’avère utile ou nécessaire.

Gardez à l’esprit que beaucoup de vos visiteurs vont consulter votre site web sur leur appareil mobile, l’utilisation des images, des liens, des boutons et des listes peut rendre votre contenu plus agréable visuellement et plus facile à lire !

J’espère que cet article va vous aider à mieux optimiser votre site en SEO pour les moteurs de recherche. Avant toute chose, concentrez sur la rédaction d’un contenu de qualité, qui répond parfaitement bien aux besoins, aux attentes ou aux questions que peut se poser votre audience et surtout, prenez le temps de bien soigner votre mise en page etstructurer votre contenu d’une manière qui a du sens pour vos lecteurs.

Ce sont des éléments clés pour obtenir un bon référencement naturel et un bon classement sur les moteurs de recherche!

Esprit start-up, que pensent nos investisseurs ?

créer un start up avec des investisseurs

Faire appel à des investisseurs externes pour financer la création ou le développement de sa start-up est une étape délicate. Elle oblige à sortir de sa zone de confort. Il faut alors convaincre, montrer sa capacité à porter sa start-up vers le haut, bref, démontrer par a + b que nous sommes la bonne personne avec le bon projet. Comment passer le cap du grand oral ? Le blog du dirigeant a rencontré Éric Ibled, dirigeant d’entreprise et investisseur au sein du réseau Business Angels du nord de la France.

Comment s’organise France Angels pour sélectionner les projets financés ?

*France Angels : organisation chargée de promouvoir les business angels en France et de fédérer les différents réseaux afin de faciliter et d’accélérer l’investissement des start-ups.

*Business angel : un business angel définit une personne qui investit au capital de jeunes entreprises. Un business angel est en général lui-même dirigeant ou ex-dirigeant. Passionné d’entrepreneuriat, il souhaite placer son argent dans des projets qui lui tiennent à cœur.

 

Le réseau Business Angels Nord de France organise 7 à 8 réunions par an pour rencontrer les porteurs de projets. 3 à 4 start-ups se succèdent afin de « pitcher » leur projet. Nous leur accordons environ 10 minutes de présentation puis 10 minutes d’échanges sont prévues.

À l’issue de la réunion, les business angels se positionnent en disant simplement si oui ou non, ils souhaitent prendre contact avec l’un des entrepreneurs entendus durant la soirée. Évidemment, aucun accord de financement n’est pris sur cette simple présentation. Ces événements sont une entrée en matière, une première prise de contact en vue d’approfondir une éventuelle collaboration financière.

Comment faire pour accéder à ces réunions ?

Les réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise effectuent le premier filtre. Ils sont sur le terrain et ce sont eux qui décident des projets à nous faire parvenir : la Chambre de Commerce et d’Industrie, Réseau Entreprendre ou des consultants du milieu financier. Si vous êtes porteur d’un projet et que vous souhaitez faire appel à des business angels pour financier votre start-up, vous devrez contacter ces réseaux d’abord. Ils travailleront avec vous le business plan, le pitch de présentation et surtout, ils évalueront la qualité du projet et sa concordance avec nos attentes, en amont de la présentation aux membres du réseau.

Qu’est-ce qu’un pitch de présentation ?

crée une start-up

L’exercice du pitch est l’incontournable dans le milieu de la start-up. Il consiste à présenter le projet et ses atouts en un temps record. Vous disposez de 10 minutes pour susciter l’envie, 10 minutes pour que votre auditoire se dise « tiens tiens tiens, il y a peut-être un projet intéressant ».

Dans la théorie, l’exercice du pitch suit une méthodologie assez stricte.Vous devez présenter votre projet et son contexte (contexte personnel, mais aussi son marché et ses spécificités), décliner ses avantages concurrentiels, expliquer votre stratégiecommerciale et ce pour quoi votre start-up va bouleverser son secteur ou être plus maline que ses concurrents. Vous devez expliquer votre stratégie de financement et exprimer vos besoins.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article : comment réussir son elevator pitch.

Pour une start-up en recherche de financements, quels sont les petits trucs qui feront la différence lors du pitch de présentation ?

Il y a évidemment le cœur de projet qui joue. Chaque investisseur aura ses préférences ou sera plus sensible à un secteur d’activité plutôt qu’un autre.

Pour faire mouche, l’équipe fondatrice de la start-up doit montrer sa capacité à porter le projet vers le haut. Elle doit être complémentaire, exprimer sa vision à long terme, ses valeurs. L’investisseur doit sentir l’ambition, l’envie d’agir pour notre économie. L’entrepreneuriat est une mentalité. À vous de montrer vos capacités. Si vous réussissez à convaincre des business angels, vous réussirez à convaincre des clients !

Ensuite, sachez que les business angels sont souvent des personnes en fin de carrière professionnelle ou à la retraite (même si certains d’entre eux sont aussi plus jeunes). Ils ne sont pas fatalement attirés par les nouvelles technologies ou le web (qui représentent la majorité des start-ups). La présentation du projet est donc primordiale : l’investisseur doit comprendre très vite ce que vous faites, mais aussi comprendre votre positionnement sur le marché, votre avantage concurrentiel. Le pitch doit permettre à l’investisseur de cerner l’opportunité qui s’offre à lui… Pas facile de faire passer le message à un auditoire non initié !

Depuis combien de temps êtes-vous business angel ? Avez-vous déjà gagné ou perdu de l’argent ?

investir dans une start-up

Je suis investisseur depuis 3 ans, ce qui est trop tôt pour constater un retour sur mes investissements. Vous pouvez faire toutes les prévisions financières que vous voulez, un business angel saura toujours quand il entrera dans votre société, jamais quand il en sortira. De plus, une start-up doit d’abord privilégier le réinvestissement avant de distribuer son bénéfice financier à ses actionnaires.

Pour l’instant, je n’ai pas perdu d’argent, même si certaines sociétés que j’accompagne ont manqué de trésorerie et parfois frôlé la catastrophe. Le besoin en trésorerie est d’ailleurs le ratio le plus mal anticipé par les créateurs d’entreprise. Lorsqu’elle fait défaut, il faut être réactif et revoir toute la stratégie, voire le modèle économique.

Et vous, pourquoi êtes-vous business angel ? Quelles sont vos motivations ?

L’intérêt est fiscal, bien sûr, mais les business angels sont avant tout des passionnés d’entrepreneuriat. Il n’y a pas que de l’investissement financier de notre part, il y a aussi de l’investissement personnel. Nous conseillons, nous accompagnons, nous écoutons, nous ouvrons notre carnet d’adresses. Pour ma part, j’ai 46 ans, suffisamment d’expérience et de patrimoine pour me dire que je peux aider, que c’est maintenant, le bon moment. Les start-ups sont pour la plupart développées par des jeunes. Ils veulent changer les codes, mais ils sont livrés à eux-mêmes. En investissant dans leurs sociétés, en intégrant leur comité de pilotage, je participe à ma manière à la relève de l’économie.

Un conseil à donner aux entrepreneurs en herbe ?

Outre le positionnement et le marché de la jeune société, l’investisseur regarde surtout la qualité et la complémentarité de l’équipe. C’est à mon avis un point essentiel dans le choix d’investissement. Une équipe peu convaincante a peu de chance de réussir, même si le projet est bon.

Un article de Laurent Dufour

Comment trouver une idée de création d’entreprise ? Regardons les métiers d’avenir !

Le monde se transforme, en matière d’habitudes de consommation, de budget, de vision de la société. Nous ne voyons plus l’économie de la même manière : la mondialisation, les avancées technologiques, la crise, les préoccupations climatiques… Les besoins évoluent, les modes d’organisation aussi. Dans ce contexte, de nouveaux métiers font leur apparition, avec eux, de nouvelles idées de création d’entreprise. Le blog du dirigeant met en lumière ces nouvelles professions pour anticiper quelles seront les entreprises de demain.

La rénovation immobilière : une création d’entreprise d’avenir

ides creation entrepriseAvec la pénurie des logements et la baisse des terrains disponibles, les métiers de l’immobilier prennent de l’ampleur ! Parmi eux, la rénovation immobilière tire son épingle du jeu. Les ingénieurs rivalisent d’ingéniosité pour restructurer le parc existant, en utilisant des matières écologiques, économiques, en permettant de loger plus de monde sans détériorer le paysage… Investir dans la rénovation immobilière est une activité qui a de beaux jours devant elle… À condition d’avoir un apport financier de départ conséquent et de savoir s’entourer de professionnels connaisseurs des nouveaux modes d’habitation… Sans parler des innovations en matière d’économie d’énergie, comme le puits canadien, par exemple, qui utilise la température du sol pour chauffer ou rafraîchir les habitations. De nombreux bricoleurs du dimanche s’attèlent à installer un puits canadien dans leur jardin. Des blogs et des sites se développent en la matière. À quand une création d’entreprise dans ce genre d’activité ?

La rudologie ou l’art de traiter les déchets

creation entrepriseNous n’avons pas d’autre choix que de basculer progressivement vers une économie circulaire, où les déchets ne finissent pas à la poubelle, mais se recyclent et redeviennent matières premières. À ce propos, le métier de rudologue commence à se développer. Les rudologues sont spécialistes du traitement des déchets. Il est fort à parier que la mise en place de systèmes de collecte et de recyclage dans nos villes sera évidemment une activité à part entière, qui nécessitera une solide formation en gestion de projet, mais aussi en chimie et biochimie.

La désintox numérique pour une génération addict

creation entreprise contre le stress

Partir quelques jours dans un monastère, méditer, respirer… Dé-con-nec-ter ! Voilà le maître mot de nos générations surbookées et peut-être aussi légèrement accroc à ses appareils numériques. Vous êtes passionné de psychologie ? Pourquoi ne pas vous spécialiser dans la régulation numérique ? Cette nouvelle discipline consiste à accompagner les personnes dans des étapes de désintoxication numérique.

Voilà une belle idée de création d’entreprise dans le domaine des professions libérales : ouvrir son propre cabinet et gagner une clientèle toute nouvelle !

La création d’entreprise dans le management du risque

creation entreprise mesure du risque

Il est de pus en plus difficile d’anticiper les aléas de notre société. Les marchés boursiers, les secteurs d’activités peuvent être bouleversés à tout moment par un événement ou une innovation. Dans un tel contexte, la prévention des risques devient une activité primordiale et difficile. Le management du risque a de beaux jours devant lui, quel que soit le domaine : finance, assurance, climat, et des consultants d’un nouveau genre créent sans cesse de nouveaux logiciels, de nouveaux algorithmes pour étayer leurs conseils.

Vous évoluez dans les métiers de la programmation informatique ? Du conseil aux entreprises ? Lemanagement du risque est peut-être un débouché fait pour vous !

Le Data Scientist et l’intelligence artificielle

creation entrepriseLe développement phénoménal des données informatiques engendre de nouveaux modes de stockage et de tri des données. Mais comment recouper pour analyser et exploiter ces masses d’informations ? Voilà le défi du « Data Scientist », ou extracteur de données. Ils sont aujourd’hui une centaine à exercer ce métier. Ils seront 15 000 d’ici 2025, prévoit le magazine Capital.

Les intelligences artificielles commencent d’ailleurs à remplir ce rle, en réussissant notamment à récupérer des informations ultras précises disponibles sur le web mondial, mais une personne humaine sera toujours nécessaire, ne serait-ce que pour analyser ces données ou définir ce qu’il faut chercher et dans quel objectif.

À propos d’intelligence artificielle, notez que 25 000 emplois dans ce domaine sont prévus d’ici 2025, soit dix fois plus qu’aujourd’hui, précise le magazine Capital. Si vous n’êtes pas fait pour l’ingénierie informatique,vous pourrez toujours envisager une création d’entreprise dans le vente de robots domestiques ou robots compagnons, chargés d’assister les humaines dans les tâches du quotidien, plus particulièrement  les seniors.

Ingénieur en technologie, en électronique, en biochimie, développeur informatique, consultant aux entreprises, fans de web, commerçants et e-commerçants… L’avenir vous attend ! C’est en analysant les métiers d’avenir que vous trouverez certainement les meilleures idées de création d’entreprise.

Un article de Laurent Dufour

Sept gestes qui peuvent être fatals au bureau (et comment les éviter)

Un regard fuyant est calamiteux. Votre interlocuteur s'imaginera que vous n'osez pas lui avouer quelque chose.

Un regard fuyant est calamiteux. Votre interlocuteur s’imaginera que vous n’osez pas lui avouer quelque chose.

istock

Mains nerveuses, sourire figé… Face à l’autre, vous effectuez, malgré vous, des gestes parasites, vite interprétés à votre détriment. Apprenez à les repérer et à les corriger avec Valentin Becmeur, coach chez Othello.

Gare aux postures qui sonnent faux, aux gestes incontrôlés. Ils risquent de vous décrédibiliser devant des collaborateurs, des clients, un patron ou un recruteur. Les jugements hâtifs sont souvent négatifs! Difficile ensuite de les convaincre que vous êtes l’homme (la femme) de la situation et de regagner en autorité et en prestige. Sept attitudes à proscrire!

1. Les mains triturant des objets

Ah, s’agripper au bureau quand on anime une réunion, tourner son alliance ou tirer sur un collier lorsqu’on fait une présentation, serrer son stylo devant à un supérieur… Ces gestes « d’auto-contact » sont légion. L’auditoire a l’impression que vous hésitez, prêt à trébucher, voire à vous noyer. On interprétera que vous ne vous suffisez pas à vous-même, qu’il vous faut du soutien.

A faire. Mettez à distance tous ses objets – dossier de chaise, bureau – ou posez-les sur une table à côté (briquet, bijoux.). Mieux planquez-les dans une sacoche. Et gardez les mains en cuillères, les paumes tournées vers le haut.

2. Les mains glissées dans les poches

Encore un geste dangereux ! Vous espérez jouer l’affaire décontractée, or beaucoup interpréteront cette attitude comme celle d’un « je-m’en-foutiste », négligent, arrogant ou pas sûr de lui. En outre, on supputera que les mains restant invisibles, vous avez quelque chose à cacher, que vous ne vous livrez pas. Vous serez épinglé comme un hypocrite en puissance. Ce qui bloque l’échange verbal avec l’autre.

A faire. Deux solutions. 1/ Se faire coudre les poches, c’est radical mais ça marche. 2/Travailler le relâchement des bras. Si vous craignez de les avoir ballants, représentez-vous en train de tenir une pelle, l’extrémité plate tournée vers le sol, vous retrouverez une posture droite.

3. La paume tournée vers le bas

C’est la main dite en « pronation », qui donne la sensation de vouloir attraper quelque chose. Le manager montre parfois cette main là lorsqu’il est directif à son insu. « Va donc chercher le dossier Z ». Un geste malvenu, perçu comme un grand coup de balai, envoyant l’autre « gicler ».

A faire. Tournez la paume vers le haut, comme si vous soupesiez quelque chose. C’est la main en « supination » (celle du mendiant). Une position d’ouverture, d’écoute, accueillante, qui laisse l’autre libre de décider. Efficace si vous demandez une faveur ou un service.

4. Le poing sur la bouche

Votre main, au bout d’un bras replié, est souvent placée devant votre bouche. Ce qui empêche la parole. Autre signe : vous frottez votre visage, comme si vous aviez des démangeaisons. De fait, vous voulez montrez que vous vous impliquez dans l’échange, fort intéressé. Mais votre vis-à-vis vous trouvera gêné et il sera gêné.

A faire. Faites une petite visualisation : vous êtes Edward aux mains d’argent, ou vous avez de l’acide sulfurique au bout des doigts, ce qui devrait vous couper toute envie de toucher votre figure.

5. Le sourire plaqué

C’est un outil parfait pour séduire et engager une relation. Mais dès qu’il est mécanique, il est contreproductif. Vous avez inévitablement en tête un commercial ou une hôtesse, qui a eu un sourire forcé à votre égard. Celui-ci vous a dérangé, parce qu’il sonnait faux et qu’il était impersonnel. Gare à ne pas les imiter. Votre interlocuteur n’y croira pas et pensera que vous le manipulez.

A faire. Rappelez-vous un souvenir heureux – que vous pourriez raconter- vous ferez rejaillir la joie de ce passé, et vous retrouverez un sourire authentique, unique pour l’autre.

>> Lire aussi: Manipulation : six techniques insidieuses à déjouer

6. Le regard trop maintenu

Quand les yeux ne se détournent jamais, ils sont dérangeants. Vous passerez pour quelqu’un d’insistant, d’intrusif, voire de dominateur, capable de déstabiliser l’autre. On se dira : « ce n’est pas un communicant ! » Le contact visuel doit être agréable entre deux personnes qui se parlent.

A faire. Apprenez la vision latérale, qui vous permettra de décrocher votre regard, en fixant vos yeux au loin ou de côté. Appréciable quand votre interlocuteur vous livre des confidences.

7. Le regard fuyant

Il est calamiteux, car il indispose votre interlocuteur qui se sent vraiment très mal à l’aise, car mis hors champ, ignoré en quelque sorte. Il s’interrogera, « Est-ce moi qui le repousse ? ». Ou il s’imaginera que vous n’osez pas lui avouer quelque chose. Et que vous n’avez pas les épaules pour affronter une conversation musclée ou un problème critique qui exige de la fermeté. Bref, vous vous débinez.

A faire. Exercez-vous à regarder l’autre droit dans les yeux avec des amis ou voisins bienveillants, puis dans le bus et dans la rue. Le but est tenir ainsi au moins 2 à 3 secondes. Une astuce pour vous aider: ne « regardez » pas mais « observez » le regard de l’individu, en vous concentrant sur le détail de ses yeux, la couleur exact de son iris, de ses cils, etc. Vous n’aurez pas la sensation de vous exposer.

Valentin Becmeur est l’auteur de « Décoder ses gestes en 10 leçons », à paraître le 16 novembre 2015 chez Leduc.S Editions.

Par Marie-Madeleine Sève,

L’entrepreneuriat, ou l’art de tirer parti des crises

entrepreneuriat-crise

Dans les années 90, les retours d’Irak provoquent une vague de recherches sur le stress post-traumatique. Au même moment, une petite équipe de l’université de Caroline du Nord (UNC Charlotte) découvre la croissance post-traumatique : cette créativité inattendue, générée par une crise de vie. 75% des gens traversent une épreuve majeure au moins une fois dans leur vie. Or la majorité d’entre eux reconnaît des conséquences positives, stables et durables. Que nous apprend cet effet de loupe sur la façon de traverser les crises ?


La croissance post-traumatique est une vraie source d’enseignements : elle amplifie et rend plus lisible un phénomène humain fondamental. « Tout arrive par discorde et nécessité », dit Héraclite. « Qu’arrive à l’Homme ce qu’il souhaite n’est pas le mieux pour lui. » Il est bon d’être prévenu : la vie est dure, il s’y passe rarement ce que nous désirons… et c’est tant mieux ! Car tirer parti de l’adversité est une solide façon de grandir. Les recherches en psychologie positive démontrent une augmentation du niveau de fonctionnement de la personnalité grâce à la crise, là où la psychologie traditionnelle se limite à constater un retour à la normale (résilience). Elles décryptent l’affirmation de Benjamin Franklin : « Mes blessures m’enseignent ».

Eviter le burn-out et capter les signaux faibles

Cinq dimensions de la vie bénéficient tout particulièrement de la croissance post-traumatique, toutes favorables au succès entrepreneurial. La capacité à se rendre présent ici et maintenant (micro-méditation), et à savourer les plaisirs simples : excellent pour éviter le burn-out et capter les signaux faibles (a relaxed mind is a creative mind). Les relations humaines : idéal pour mieux jouer le rôle d’animateur de l’écosystème (être entrepreneur est un job éminemment relationnel). Sa place dans la vie, le sens de sa vie : ils génèrent une motivation solide, partageable et régulièrement actualisée (innovation incrémentale / itérative). La redécouverte de la liberté et la réouverture des possibles : le dirigeant reconsidère librement toutes les options, son écoute devient plus large et plus profonde.

Enfin, la dimension spirituelle de la vie (au sens large), stade ultime de développement du dirigeant : « What sets Alchemists apart from Strategists is their ability to renew or even reinvent themselves and their organizations in historically significant ways ». (Rooke & Torbert, Harvard Business Review.)

Concernant ce dernier point, une meilleure capacité à se laisser surprendre – et à recevoir – est évoquée : moins de contrôle, de volontarisme et d’activisme, pour faciliter les « pink swan » (sérendipité). La théorie du cygne rose est la déclinaison positive de celle du cygne noir développée par le philosophe Nassim Nicholas Taleb : « Le « black swan » est un événement imprévisible qui a une faible probabilité de se dérouler (appelé événement rare en théorie des probabilités). S’il se réalise, les conséquences sont d’une portée considérable et exceptionnelle. Taleb a, dans un premier temps, appliqué cette théorie à la finance. En effet, les événements rares sont souvent sous-évalués en termes de prix. » (Wikipédia).

Passer d’un état de survie, à un processus de « sur-vie »

Les crises peuvent déclencher un processus de croissance : elles ont le pouvoir de provoquer et de stimuler la vitalité. Plus l’épreuve est dure, plus la croissance post-traumatique peut-être forte. Mais comment passer d’un état de survie, à ce processus de « sur-vie » ? Quel est le mode d’emploi ? L’analyse détaillée d’histoires de vie (UNC Charlotte), mon compagnonnage au long court avec des entrepreneurs (coaching), ainsi que mes propres traversées de crises… m’inspirent quelques principes utiles. Ils peuvent se décliner en mode de vie, pour apprendre en permanence des aléas qui perturbent nos projets. Ils associent étroitement auto-discipline et soin de soi : deux faces d’un même défi.

SORS DE TA ZONE DE CONFORT Un rapport actif au risque prépare la croissance post-traumatique. Quitter les chemins bien balisés pour faire sa propre expérience rend l’adversité plus facile à assumer et à gérer. L’audace intègre une certaine disponibilité aux événements traumatiques. Être fondamentalement en mouvement permet d’être moins longtemps sidéré, et de traverser plus facilement les épreuves.

 LÂCHE PRISE Ressentiment, vexation, victimisation,… autant de sables mouvants qui nous aspirent impitoyablement. Il faut fuir la contraction et savoir parfois lâcher l’affaire. Si l’ego est notre colonne vertébrale psychique, il ne doit pas devenir l’élément central de notre personnalité : notre cœur reste alors un muscle souple et creux (et non dur comme un os). Être doux sans être douillet : telle est la question.

RECONNAIS TA FRAGILITÉ Tout se joue dans notre capacité à reconnaître et assumer toujours plus notre vulnérabilité, et l’inévitable précarité de la condition d’être humain. La bohème est au plus près de cette réalité : la vie est courte, tout peut s’arrêter demain. Autant profiter au jour le jour du peu de temps qui nous est donné, et de notre liberté, pour apprendre et pour grandir.

TIRES-EN DES ENSEIGNEMENTS Le temps de la réflexion individuelle permet de créer du sens et de la sagesse partageable (storytelling). De victime bloquée dans la plainte, je deviens leader culturel ! Surtout, l’analyse de la situation – la distinction des effets de leurs causes – prépare l’action.

LAISSE ÉMERGER TES RESSOURCES La qualité de notre relation intime à la beauté du monde est la clé (méditation). Nous apparaît alors, toute la richesse de notre écosystème : nos ressources immédiatement disponibles. En lâchant un peu l’activisme et le volontarisme égocentrés, nous faisons comme le surfeur : nous allons chercher la puissance de la vague (au lieu d’imiter l’altérophile).

ACCEPTE DE L’AIDE La solidarité est le chemin… et la destination ! Elle repose sur le fait d’assumer et d’exprimer son sentiment de vulnérabilité. (L’aide d’un coach est parfois nécessaire, jamais suffisante.) Le tissu relationnel dans lequel nous sommes tressés est un vrai filet de sécurité : comme un acrobate, en cas de chute, il faut s’y appuyer ! Certains de nos proches peuvent – aiment – nous donner ponctuellement de l’aide. À nous de comprendre que le contraire de la dépendance, c’est l’interdépendance, et non l’indépendance. Accepter de demander et de recevoir des aides ciblées : un autre défi pour notre ego ?

AGIS Prends tes responsabilités, ne les crains pas : elles font grandir et aident à cerner les contours de notre mission de vie. Fais ce que tu as à faire.

COOPÈRE PLUS « La coopération est inscrite dans nos gènes, mais ne saurait demeurer figée dans un comportement routinier. Elle demande à être développée et approfondie. C’est particulièrement vrai quand nous avons affaire à des gens différents de nous. Avec eux, la coopération devient un effort exigeant. » « La coopération est un art. Elle requiert des gens qu’ils sachent se comprendre et se répondre en vue d’agir ensemble. C’est un processus épineux, fourmillant de difficultés et d’ambiguïtés. » (Sennett, Ensemble.) Pourtant, seule la coopération génère un business durable. Elle représente un terrain de jeu et d’expérimentation formidable, pour ceux qui ont le courage de consentir au devenir.

par Matthieu Langeard

Les nouveaux codes de la vie de bureau

TNS Sofres et Bruneau, spécialiste de la fourniture et du mobilier de bureau, viennent de dévoiler les résultats de leur deuxième baromètre de la vie de bureau. Une étude qui ausculte l’ambiance en entreprise, régie par de nouveaux codes, notamment ceux liés à l’utilisation des outils digitaux.

Le bureau, un lieu de convivialité

L’ambiance au travail s’est améliorée depuis 2013, date du précédent baromètre. Une majorité des salariés (89%) affirme « s’y sentir bien ». Un regain d’optimisme qui s’exprime en particulier à l’occasion des rituels de la vie de bureau : la pause café, le moment préféré des salariés pendant lequel ils échangent avec leurs collègues.

Top 3 des rituels de la vie de bureau

Rituels-vie-bureau

D’autres moments de convivialité sont particulièrement appréciés, il s’agit des fêtes en entreprise. Pots de départ, repas de Noël, Galette des rois, anniversaire, séminaires ou événements internes sont ainsi des moments de partage privilégiés. 87% des salariés se sentent concernés par ces événements conviviaux.

4 types de collègues, dont 13% de râleurs

Les relations entre collègues dépendent également de la personnalité de chacun. D’après le baromètre, 13% se définissent comme « râleurs », 29% sont des rigolos, plus d’un tiers affirment être détendus et la majorité des salariés (42%), préfèrent rester discrets.

Une frontière très floue avec la vie personnelle

L’étude de TNS confirme ce que d’autres enquêtes ont montré : le phénomène du blurring, l’effacement progressif de la frontière entre vie pro et vie perso, est de plus en plus net au bureau. D’abord parce que les employés ont souvent leur portable à portée de main (39% ce qui paraît peu tout de même), ensuite parce que les salariés restent connectés à leurs amis via les réseaux sociaux. 4 sur 10 (43%) déclarent utiliser au moins un réseau social sur leur lieu de travail. La proportion grimpe à 52% chez les cadres et 58% pour les jeunes générations hyper-connectées.

Mélange des genres sur les réseaux sociaux

Sans surprise c’est Facebook qui arrive en tête des réseaux sociaux les plus utilisés. Un espace de sociabilisation où les salariés n’hésitent pas d’ailleurs à ajouter comme amis leurs collègues et même leur patron.

Autre phénomène générationnel, le multitasking prend de l’ampleur et contribue à tronçonner encore plus la journée de travail. Par exemple pendant les réunions où 74% des 602 salariés interrogés ont l’impression de « perdre leur temps ». Du coup, ils font bien autre chose comme préparer la prochaine réunion, répondre à des SMS ou consulter leurs mails.

Enfin, sur le bureau en lui-même, l’espace de travail des salariés est souvent personnalisé. Le premier critère de confort est le calme et une bonne chaise pour s’asseoir. Chacun s’approprie ensuite cet espace pour être bien installé : une mug personnelle, des plantes, des photos de famille, voire un plaid pour avoir chaud ou un ventilateur en cas de grosse chaleur, les salariés veulent se sentir au bureau comme à la maison.

5 clés émotionnelles pour obtenir plus de recommandations.

Pourquoi l’un de vos contacts engagerait-il sa crédibilité pour vous recommander à quelqu’un ? Découvrez comment générer des émotions positives qui permettent de favoriser cette dynamique du bouche-à-oreille essentielle pour votre activité.

La recommandation est essentielle pour un entrepreneur à qui elle permet de tirer bénéfice d’un écosystème relationnel trop souvent sous-exploité. Mais ce bouche-à-oreille positif est loin d’être automatique… Comme la majorité des comportements humains, il est le fruit de mécanismes inconscients, étroitement corrélés à nos états émotionnels : confiance, désir, sentiment de sécurité, gratitude, estime… mais aussi : regret, peur, doute, méfiance… Découvrez les 5 clés émotionnelles qui vous aideront à obtenir plus de recommandations et à enclencher une dynamique vertueuse créatrice de business.

Clé n°1 : alimentez le sentiment de sécurité.

Le sentiment de sécurité est la nappe phréatique d’où jaillit le sentiment de confiance. Inutile d’escompter que l’on vous recommande si vous n’inspirez pas confiance ! Veillez donc à alimenter chez les autres un fort sentiment de sécurité, cela aura pour conséquence de faire tomber les barrières qui empêchent votre entourage de propager la bonne parole. Pour cela, mettez en avant vos références ! Glanez des témoignages clients ! Travaillez également votre congruence (adéquation entre vos paroles, vos gestes et vos actes). Montrez-vous fiable ! Tenir vos engagements adresse un message fort à votre écosystème relationnel : c’est une preuve de fiabilité.Enfin, utilisez pleinement ce que l’on nomme la validation sociale : si A, B, C et D vous ont déjà fait confiance, eh bien, faite le savoir à E et F ! Cela instillera dans leur cerveau limbique (siège des émotions) un surplus de sentiment de sécurité propre à alimenter la confiance ressentie à votre égard.

Clé n°2 : cultivez le sentiment d’appartenance.

Le sentiment d’appartenance exerce un formidable levier sur les comportements d’autrui. Il tire sa source de l’instinct tribal, des réflexes grégaires et communautaires ancestraux, ceux-là même qui font les nations et construisent les grandes épopées entrepreneuriales ! L’homme, animal social, se comporte favorablement envers les autres s’il lui est donné departager quelque chose avec le groupe. C’est cette notion de partage que vous devez impérativement chercher à cultiver au sein même de vos relations. C’est cela qui noue les liens les plus solides ! Que pouvez-vous mettre en commun avec vos relations ? Eh bien, des valeurs par exemple ! Une passion, une histoire, une origine, des expériences, une école…vous avez forcément quelque chose à partager ! Dans cette optique, déterminer un objectif commun est également très pertinent, notamment en matière de management.

Clé n°3 : marquez les mémoires grâce à vos singularités.

Le cerveau humain est ainsi fait qu’il retient plus aisément ce qui se distingue de la masse, ce qui présente une singularité. De cette différence née une émotion et c’est précisément ce phénomène émotionnel qui vaengramer la mémoire. Pour favoriser les comportements de recommandation à votre égard, mieux vaut donc laisser une trace dans l’esprit des personnes que vous croisez.
Dans cette optique et selon les latitudes permises par votre secteur, misez par exemple sur un nom de marque décalé (ex : misterbell.com), un logo original, un dress-code anticonformiste ou bien encore un packaging surprenant. La société Zappos.com a érigé la relation client au rang de religion : ses téléconseillers s’évertuent constamment à surprendre les clients, ceci afin de créer un marqueur émotionnel et mnésique propice au bouche-à-oreille !

Clé n°4 : devenez une borne énergétique !

Certaines personnes puisent dans l’énergie du groupe : ce sont des profils dits énergivores qui n’amènent que stress, colère, jalousie et méfiance. À l’inverse, il existe des individus qui alimentent le groupe : tels de véritablesbornes énergétiques, ils instillent de la joie, du plaisir, de l’optimisme et de la confiance dans leur écosystème relationnel. Faites partie de ceux-ci ! Devenir une borne énergétique vous rendra naturellement magnétique et charismatique. Gardez à l’esprit que l’être humain agit comme une sorte d’éponge affective : la contagion émotionnelle, positive ou négative, est un phénomène puissant. Prenez-en conscience dans le cadre de votre démarche réseau. Notre conseil : lors de chaque situation d’interaction (famille, amis, business etc.) demandez-vous si vous êtes plutôt énergivore, neutre, ou bien énergisant pour le groupe ?

Clé n°5 : start with why.

Peut-être avez-vous eu l’occasion de visionner sur Ted.com la conférence de Simon Sinek Comment les grands leaders inspirent l’action ? Si ce n’est pas le cas, allez-y sans plus tarder !!! Vous comprendrez, en tout juste 18 minutes, sur quels schémas sont construits les messages inspirants et comment les grands leaders sont capables de fédérer des millions de personnes derrière eux. La bonne nouvelle est que ce mode de communication est réplicable dans le cadre de la recommandation d’affaires. Start with why (commencez par le « pourquoi » des choses) : dire « pourquoi » vous faites ce que vous faites plutôt que de se focaliser uniquement sur « ce que » vous faites est un renversement de paradigme qui possède une vertu miraculeuse ! Le « pourquoi » dévoile le SENS de votre activité et c’est précisément ce sens qui va entrer en résonance avec votre entourage. Vous connaissez cette métaphore sur la vente: au ski, mieux vaut vendre le plaisir des descentes que des forfaits de remonte-pentes ! Pourquoi ? Eh bien, parce que l’information simple est traitée par lenéocortex, siège de la raison, alors que le sens met simultanément en œuvre le néocortex ET le cerveau limbique, siège des émotions. Rappelez-vous bien de ceci : en matière de comportements, l’être humain obéit bien plus souvent à ses émotions qu’à sa raison !

Par Sean Luzi. Conférencier, co-auteur de Mobilisez vos ressources émotionnelles chez Dunod, créateur d’Emosapiens.com, magazine en ligne qui a pour mission de propager le virus entrepreneurial.

Le business plan pour une start-up

Vous êtes en plein projet de start-up ? Attention, la réalisation de son business plan suit des règles spécifiques qui diffèrent du business plan pour une création d’entreprise « classique ». Le blog du dirigeant zoome sur la définition d’une start-up puis énumère les points essentiels qu’il convient de formaliser dans son business plan.

Qu’est-ce qu’une start-up ?

Steve Blank, spécialiste de la création d’entreprise, lui-même successfull entrepreneur de la Silicon Valley, définit la start-up comme « une organisation temporaire à la recherche d’un modèle économique industrialisable, rentable et permettant la croissance ».

Une start-up se différencierait donc d’une entreprise traditionnelle par son modèle économique, non encore défini, mais aussi par son objectif de croissance à long terme. La start-up vise la position de leader sur son marché, grâce à un modèle économique « répétable et scalable », ajoute Steve Blank (« scalable » signifiant extensible, évolutif).

En bref, vous pouvez affirmer être créateur de start-up si :

  • vous cherchez un modèle économique permettant une croissance exponentielle, soit multiplier votre chiffre d’affaires sans augmenter vos charges (sans embauche ou frais proportionnels au développement de l’activité),
  • vous utilisez les innovations technologiques pour faire évoluer un marché, en créer un nouveau, développer un marché naissant ou s’affranchir de barrières devenues obsolètes (géographiques, technologiques, réglementaires, …),
  • vous mettez en place un concept qui bouscule les habitudes de consommation, modifiant les relations, les rapports de forces, l’accès à la technologie, à l’information ou au service pour un prix plus abordable.
  • votre entreprise est en phase de test, prête à refonder son modèle économique au fur et à mesure de son développement.

La start-up face aux évolutions technologiques

Souvent, la start-up modifient, créé ou re recréé un nouveau modèle économique. Elle peut partir de zéro : d’une innovation pure et dureou d’une amélioration d’un produit, d’un service, du mode organisationnel de son cœur de métier… Cherchant à bouleverser les codes de son secteur d’activité.

À ce titre, bon nombre de start-ups naissent des évolutions technologiques majeures : d’internet, des objets connectés, de l’imprimante 3D. Une entreprise comme BlaBlaCar se sert du web pour créer un nouveau modèle, jusqu’à casser les codes habituels du secteur.D’autres start-ups s’appuient sur des technologies de pointe pour apporter des solutions innovantes sur le marché (biocarburant, batteries révolutionnaires, nettoyage des toitures par drone, création d’ampoules électriques intelligentes, …). Pour bien des start-ups l’évolution technologique est un terreau qui leur permet de modifier notre consommation et notre communication.

 

Créer une start-up est un marathon

Évidemment, concrétiser de telles visions prend du temps. Créer une start-up n’est pas un sprint. C’est un marathon. Cela demande du temps, de la persévérance et ça nécessite de savoir évaluer régulièrement sacapacité à aller jusqu’au bout.

L’entrepreneur doit réaliser un prototype ou un service, tester son modèle, évaluer la valeur ajoutée apportée, se frotter au terrain et l’adapter au fur et à mesure. Ici, point d’étude de marché d’abord ; de création d’entreprise ensuite. L’entreprise se façonne sur le terrain, par le terrain ; la première étape étant de bâtir les fondations de son entreprise, à savoir le fameux modèle économique répétable et scalable, l’essence même de la start-up.

Ensuite, la start-up peut prendre son envol, réaliser un chiffre d’affaires conséquent, mais elle continuera à évoluer, pour rester sans cesse leader de son marché. Après une phase de croissance puis de stagnation, elle re bouleversera son modèle, le ré adaptera encore, le re testera sur le terrain jusqu’à trouver une nouvelle organisation, et ainsi de suite. C’est ce que l’on constate dans les grandes entreprises d’aujourd’hui, comme Uber qui connaît des poussées de croissance exponentielle entrecoupées de moments de stagnation. Facebook a commencé au fond d’un garage pour finir en haut d’un bulding !

Les conséquences en matière de financement d’une start-up

Dans ces conditions, la start-up nécessite bien souvent des investissements conséquents, en recherche et développement, en prototypage, mais aussi en phase de concrétisation. La découverte de son marché, les différents tests stratégiques, leur réadaptation constante demandent du temps et entraîneront également un certain budget qu’il conviendra d’anticiper dans les prévisions financières… rebelote pour l’étape suivante de croissance !

De fait, le plan de financement initial d’une start-up s’élève en général à plusieurs milliers, voire centaines de milliers d’euros pour la phase d’amorçage. Ses ambitions de croissance nécessitent ensuite une seconde, une troisième et encore d’autres levées de fonds à travers le temps.

Les besoins de la start-up se composent en outre d’un besoin en fonds de roulement (BFR) conséquent.

Dans ces conditions, solliciter des investisseurs externes via des réseaux de business angels semblera nettement plus judicieux que le classique crédit bancaire, bien trop coûteux pour une entreprise en recherche de souplesse.

Le business plan d’une start-up : les fondamentaux

Ainsi, pour séduire les investisseurs, le business plan de votre start-up devra appuyer un certain nombre d’éléments clés.

Le compte de résultat prévisionnel

Le compte de résultat de votre prévisionnel financier doit montrer l’impact à terme du nouveau modèle économique. Celui-ci met souvent du temps à se mettre en place ;  l’offre met du temps à rencontrer la demande d’une manière optimale, mais une fois défini, votre prévision de chiffre d’affaires devra refléter la réalité des perspectives attendues comme dans un business plan classique.

Ensuite, votre prévisionnel financier devra montrer un taux de rentabilité en adéquation avec les attentes du réseau d’investisseurs que vous visez (n’hésitez pas à vous renseigner sur leurs propres critères de financements en amont de la réalisation de votre business plan).

Le modèle économique ne naît pas du prévisionnel financier ; c’est le prévisionnel financier qui est une conséquence du modèle économique.

La qualité de l’équipe

Les qualités du ou des créateurs mais aussi celles des intervenants à la création de votre start-up jouent un rôle primordial dans saréussite. Ce sont eux qui analysent le marché, refondent la stratégiecommerciale au fur et à mesure de son développement (offre, positionnement, prix, stratégie de distribution, de communication…).Qu’ils soient partenaires externes ou membres fondateurs de la start-up, leur histoire, leur implication, leurs compétences devront largement être mises en avant dans le business plan. Convaincre de la complémentarité de votre équipe est fondamental. Certaines qualités comme la vision, la curiosité, la capacité de travail, la réactivité, le leadership, la ténacité, la clairvoyance, … sont des atouts indispensable pour réussir.

Enfin, votre expert-comptable joue un rôle clé, car c’est lui qui vous aide à mettre en place votre fameux modèle économique, à chacune des étapes de son développement. Il vous accompagne au quotidien dans le pilotage de votre entreprise, vous conseille sur vos décisions stratégiques, réalise vos tableaux de bords et vous aide à les analyser. L’expert-comptable vous soutient dans votre recherche de financement et crédibilise votre démarche.

Dans ce contexte, choisir un expert-comptable adapté à votre projet de start-up (visionnaire, curieux, clairvoyant, …) est un élément clé à prendre en compte.

L’ouverture du capital de la start-up

C’est le capital social qui donne la capacité à l’entreprise de se développer. L’entreprise démarre avec un petit budget, elle se cherche, elle profite de l’open innovation. Puis elle évalue, elle met en place, elle modifie pour exploser enfin. C’est à ces moments que ses premiers besoins apparaissent.

L’ouverture au capital de votre start-up à des investisseurs externes nécessite d’opter pour la forme juridique de la SASU/SAS plutôt que pour la SARL/EURL. En effet, la grande souplesse statutaire conférée au statut de SAS vous permet de garder la main sur les grandes décisions stratégiques de votre entreprise, prises lors des assemblées générales, malgré le caractère minoritaire de votre détention à son capital social.

Vous l’avez compris, le business plan d’une start-up comporte des axes de réflexion spécifiques.N’hésitez pas à faire appel à un expert-comptable pour vous aider à réaliser vos premières prévisions financières, valider les prémices de votre modèle économique et procéder au montage juridique si particulier pour une start-up.

Un article de Laurent Dufou