Category Archives: mis en garde
La plupart des start-up innovantes ne se posent pas la question du cadre légal »

Nicolas Colin est ingénieur, énarque et spécialiste de l’économie numérique. Très proche du milieu des start-up, il préconise une adaptation règlementaire pour les sociétés innovantes.
LEA CRESPI POUR L’EXPANSION
Alors que la guerre entre UberPop et les taxis fait rage, la question du lien entre innovation et respect de la loi se pose. Pour Nicolas Colin, créateur de The Family, il faut imaginer des dérogations pour sortir de l’impasse. Interview.
Les chauffeurs de taxis sont tellement remontés qu’ils comptent manifester, jeudi 25 juin, contre UberPop. De son côté, le gouvernement dénonce lui une « situation d’illégalité absolue » pour le service de transport entre particuliers tandis que le préfet de police de Paris entend réhausser le niveau des sanctions. Mais Uber s’en moque et poursuit son bras de fer avec l’Etat français. La société américaine n’est pas la seule à contester voire à enfreindre la législation nationale. Beaucoup de jeunes entreprises innovantes se lancent tête baissée dans des secteurs très réglementés en contournant ou flirtant avec les limites de la loi. Sont-elles en avance ou très mal élevées ? Barbares ou visionnaires ? Et quels rapports entretiennent-elles avec ce fameux cadre légal ? Entretien avec Nicolas Colin, associé fondateur de l’accélérateur The Family et auteur de nombreux rapports et ouvrages sur le numérique.
Pourquoi certaines start-up se lancent-elles consciemment dans un business qui flirte avec l’illégalité ?
C’est une constante dans l’innovation radicale. L’entrepreneur a une idée et se démène pour la réaliser. Attendre de changer la loi pour se lancer pourrait sembler plus sage mais c’est impossible. D’abord parce qu’un entrepreneur qui démarre ne sait pas forcément où il va. Il défriche un chemin au fur et à mesure et peut aboutir à des résultats inattendus. Il peut également se rendre compte très tardivement de la viabilité de son idée ce qui rend très compliquée toute volonté de déterminer un cadre juridique a priori. Je pense que beaucoup ne se posent pas vraiment la question voire ignorent totalement le cadre légal pour se focaliser sur le service qu’ils veulent proposer. Et ils se disent aussi que puisque la technique le permet et que les moeurs évoluent, c’est la preuve que le cadre législatif est obsolète et donc appelé à évoluer.
Ils pensent donc que la loi va finir par s’adapter ?
Oui, sauf que ce principe ne fonctionne pas du tout chez nous. Aux États-Unis, par contre, les choses se passent comme ça pour deux raisons principales. Le capital investissement est bien plus conséquent donc les start-up bénéficient de beaucoup plus d’argent pour se payer les services d’avocats et de lobbyistes ou participer au financement des campagnes électorales, ce qui leur permet non seulement de bénéficier d’un regard plus bienveillant de la part des autorités et surtout de s’acheter du temps en engageant des recours et des procédures de contestation. L’autre raison, c’est la nature même de la loi. Le système américain est celui de la Common Law, c’est à dire que la loi est une référence pour le juge qui décide ensuite de son application au cas par cas, de façon moins codifiée. Une décision qui, si elle est ensuite confirmée par la Cour d’appel ou la Cour suprême, peut ouvrir une brèche favorable à la start-up concernée. Ce cadre est donc bien plus propice à l’innovation que chez nous où le juge a moins de latitude, où le cadre est plus rigide. Les seules brèches possibles sont le dépôt de QPC (Question prioritaire de constitution), comme l’a fait Uber. Mais c’est justement une entreprise américaine qui a les moyens de le faire. Ces différences règlementaires constituent une forme de handicap à la compétitivité pour les entreprises françaises.
Une société comme BlaBlaCar réussit pourtant très bien…
Oui mais BlaBlaCar a prospéré dans une niche, en s’abritant derrière une subtilité légale existante avec le barème fiscal des indemnités kilométriques. Les gens ne sont pas des chauffeurs professionnels mais des particuliers qui en transportent d’autres sur des longs trajets. Mais du coup, le covoiturage urbain n’existe pas car les sommes sont bien trop dérisoires pour les conducteurs. Si BlaBlaCar mettait en place des incitations financières pour les chauffeurs qui font des petits trajets, on basculerait dans un registre professionnel, domaine réservé aux taxis et aux chauffeurs de VTC. Or la loi ne fait aucun juste milieu et a divisé le monde en deux : les particuliers et les professionnels.
Faut-il alors changer la loi ?
Je pense qu’il faut imaginer une nouvelle façon de légiférer, inventer des dérogations ou un régime d’options. Pourquoi ne pas créer un nouveau statut pour les entreprises innovantes, notamment celles de l’économie collaborative. Ce statut leur donnerait à la fois des droits et des devoirs. Ils pourraient par exemple être libérés de certaines règlementations sectorielles trop pesantes et obsolètes en échange de l’obligation de cotiser pour les utilisateurs de leur plateforme pour se constituer une protection sociale. Au delà d’un certain seuil d’activité, les entreprises pourraient sortir de ce régime particulier. Je suis persuadé que beaucoup de start-up signeraient.
Travail : surtout ne plus prendre de décisions…
Absence d’une communication constructive, formation inexistante, équipements obsolètes, objectifs en augmentation et impossibles à atteindre… L’entreprise est souvent une mâchoire d’acier où il ne fait plus bon prendre une décision. Résultat ? La peur de perdre son job prédomine selon une étude menée par Epicor Software Corporation avec ICM Unlimited.
Le doute a des vertus, car souvent en poussant à l’enquête, la réflexion et la discussion, il fait avancer l’individu et bouger les lignes d’un cadre. Mais parfois, il inhibe. Par manque de temps, d’informations bien hiérarchisées, d’équipements performants et actualisés, de relationnel constructif et ouvert, d’ego mal géré ou d’objectif peu clair donc mal compris… c’est le blocage. Au point selon l’étude menée, auprès de 1700 personnes en Europe et aux Emirats Arabes Unis, par Epicor Software Corporation avec le cabinet ICM Unlimited (Creston Unlimited), qu’un employé de bureau sur 6 craint de perdre son emploi pour avoir pris une mauvaise décision (*).
L’ignorance nuit gravement à la santé, à la confiance et au bien être des salariés
Et pour cause, les résultats révélant aussi que plus des trois quarts des collaborateurs (79 %) ont déjà été amenés à prendre des décisions à l’aveugle au cours de leur carrière. Une absence d’informations qui devient vite une contrainte et qui pourrait avoir un impact sur leur santé et leur bien-être, selon 40 % des répondants pour lesquels prendre des décisions sans être suffisamment informés fait augmenter le stress à des niveaux inutilement élevés. Une inquiétude d’autant plus grave que souvent, il s’agit de décisions attendues d’eux et qu’ils craignent les conséquences éventuelles de leurs arbitrages non éclairés.
Ce qui n’est pas sans conséquence et à deux niveaux. D’abord, les collaborateurs répondent que prendre une mauvaise décision pourrait nuire à leur réputation (36 %), à leurs performances (29 %), voire leur faire perdre leur emploi (17 %). Ensuite, le niveau de stress qu’elle représente impacte l’entreprise elle-même : mauvaises performances en termes d’organisation (27 %), perte de revenu (22 %) et absentéisme (7 %). Un cercle vicieux qui développe une mise en échec quasi systématique et qui n’a qu’un seul résultat particulièrement négatif : le repli. Préoccupant, car l’autre risque encore plus pervers est de moutonner. Or, ce n’est vraiment pas bon pour une entreprise qui doit sortir du lot, en même temps qu’affronter toutes sortes de crises et de concurrences.
Un risque à éviter : le repli
Pourtant, malgré ces risques, les employés sont nombreux à devoir régulièrement prendre des décisions non éclairées puisqu’ils sont pratiquement un tiers (33 %) à le faire chaque semaine et 14% quotidiennement. Des résultats qui s’ajoutent à ceux d’une enquête de PwC en 2014 sur le décisionnel stratégique (Gut & gigabytes) et où moins d’un tiers des collaborateurs (32 %) indiquaient que les décisions prises dans leur entreprise bénéficiaient d’un niveau d’information élevé. Preuve que les entreprises utilisent et usent jusqu’à la corde leurs vieux outils, au risque d’être dépassées voire en danger. Et, en tous les cas de ne plus être autant, qu’il le faudrait, tournées vers la prospective et l’innovation.
Et c’est là qu’entrent en jeu les directions notamment celles des ressources humaines. Car à défaut de privilégier une approche hiérarchique solide sinon bienveillante et d’équipe homogène ou de stimuler les évolutions de carrière par des formations adéquates, elles peuvent -malgré la crise ou la réduction des coûts- investir à tout le moins dans des équipements ou des machines fondés sur les données et qui apporteraient une solution technique et simple au problème, sinon humaine. De fait, la majorité des collaborateurs pensent que la mise en place de meilleurs systèmes pourrait apporter une réponse et ils sont plus de la moitié (52 %) à suggérer de se tourner vers une solution technologique. Loin d’être surprenante, cette attente de modernité et de fluidité est dans l’air du temps et normale de la part de collaborateurs de plus en plus ultra connectés. Elle est même à considérer sérieusement au sein des entreprises : ne sommes nous pas à l’heure si prometteuse des robots, des drones, des satellites et des objets connectés ?
(*) Enquête en ligne, réalisée en mars 2015 et en conformité avec les normes ISO 27001 et ISO 20252 : 1700 collaborateurs d’entreprise interrogés, dont 500 au Royaume-Uni et 400 sur chacun des marchés suivants : Allemagne, Suède et Émirats Arabes Unis.


FLORENCE BERTHIER
Après des études d’Histoire, elle bifurque vers le journalisme et se pique de publicité, de créativité, de marketing et de conseil média chez CB News. Chez INfluencia pas de pré carré, mais de la diversité et du décryptage encore et toujours. Son idéal.
Twitter : @Berthierflo
Poutine promet de soutenir Damas y compris militairement
Moscou – Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a affirmé lundi à Moscou avoir reçu des assurances du président russe Vladimir Poutine que son pays continuerait à aider la Syrie, y compris militairement.
J’ai reçu une promesse du président Poutine qu’il allait soutenir la Syrie, politiquement, économiquement et militairement, a-t-il dit lors d’une conférence de presse commune avec son homologue russe Sergueï Lavrov et après une rencontre avec le dirigeant russe.
La Russie est un allié de premier plan du régime de Bachar al-Assad qu’il a soutenu depuis le début du conflit en mars 2011. Son appui s’est traduit par des vétos au Conseil de sécurité de l’ONU chaque fois que les Occidentaux ont voulu condamner Damas ainsi que par une assistance militaire et financière.
Moscou a également accueilli deux séances de négociations entre le régime et une opposition tolérée mais peu représentative, qui n’ont pas abouti à…
Voir l’article original 305 mots de plus
German companies have bought up the most Greek businesses
Transformation digitale : ces entreprises qui font fausse route
La plupart des entreprises s’engagent aujourd’hui – phénomène qu’on a déjà pu observer avec le e-commerce dans la deuxième moitié des années 90 – dans de vastes projets de transformation. Elles voient le vent du digital à la fois comme une menace et en même temps comme un levier pour optimiser leur performance globale par d’autres formes d’organisation et de nouveaux canaux de création de valeur.
Comme dans les années 90, force est de constater que les entreprises se jettent une fois encore dans l’aventure du digital en imaginant les solutions techniques et technologiques qui leur permettront de gagner cette nouvelle course. Or, plus encore qu’il y a 20 ans, l’enjeu n’est ni technique ni technologique.
C’est d’abord et avant tout un changement de paradigmes, la technologie n’étant que l’une des manifestations de ce monde nouveau – comme l’appellent la plupart des prospectivistes.
Un changement sociétal profond
Nous sommes dans un changement profond de société, un changement de la place de l’individu dans le collectif : au moyen âge l’individu était à la forme impersonnelle, le « ON » avec une loi édictée par la religion, une catégorie sociale définie par la caste et un lien de cœur avec la terre natale. Puis graduellement, à partir de la renaissance jusqu’au XIXème siècle avec le commerce et la révolution industrielle, une classe intermédiaire apparait (bourgeoisie). L’individu devient « NOUS », avec l’Etat qui fait loi, une catégorie sociale définie par le travail et le lien de cœur devient la famille.
La deuxième moitié du XIXème siècle voit se produire plusieurs faits marquants qui vont changer le rapport individu/collectif : la démocratisation du miroir qui permet de se voir, l’apparition de la photo avec NIEPCE ou encore des penseurs et philosophes annonçant la mort de Dieu ou remettant en cause le rapport au travail. Le XXème siècle devient l’ère du « JE », de l’individualisme, avec la psychanalyse, le développement de la mobilité individuelle… Dans ce monde du « JE », le marché fait loi, la catégorie sociale est donné par l’avoir (ce que je possède et consomme) et le lieu de cœur est avec « MOI » comme chantait J. Dutronc.
La deuxième moitié du XXème siècle se caractérise, elle, par une accélération de changements de paradigmes scientifiques ouvrant de nouvelles perspectives. Cela aboutit – entre autres – au développement de l’informatique qui permet en 1959 aux soviétiques d’envoyer les premiers un satellite dans l’Espace et en 1969 à Armstrong de marcher sur la Lune.
Pour la première fois l’humanité peut avoir une photo de la planète : la conscience planétaire apparaît se traduisant par l’art POP et le début de la pensée écologique dans les années 70.
Dans la fin des années 80, marquée par les balbutiements d’internet et la chute du mur de Berlin, se dessine alors une nouvelle conscience, celle d’un monde global, relié et responsable où l’homme serait un citoyen du monde. Nous sommes, ni dans le « JE », ni dans le « NOUS », nous entrons dans « l’articulation du JE-NOUS », un monde où la valeur ne sera ni dans le « JE », ni dans le NOUS mais dans le trait d’union, dans le lien, la relation. Certains l’appellent « SOCIAL RELATIONSHIP ECONOMY », avec de grandes questions qui trouveront leurs réponses dans le futur : qu’est ce qui fera loi ? Qu’est ce qui donnera la catégorie sociale, quel sera le lien de cœur ?
D’autres formes d’entreprises et d’économies
Dans ce changement sociétal, ce sont toutes les règles du jeu qui changent : tous nos repères classiques, de la vision du monde, à la façon d’imaginer les entreprises et de faire des affaires. La troisième révolution industrielle comme l’appelle RIFKIN est en route. Les business models fondés sur la mise en relation sont différents, les organisations sont agiles, les pratiques managériales n’obéissent plus aux mêmes logiques, les clients se comportent différemment…
Si la technologie est la partie visible, elle n’est qu’une partie infime de la question de l’adaptation des entreprises qui tentent de tirer leur épingle du jeu dans ce paysage transformé. La partie invisible est celle qui sous-tend l’ensemble et qui est à l’œuvre : un changement de mentalité, de mode de vie et un rapport au monde nouveau, paradoxal, exigeant, émergent et imprévisible.
Les entreprises qui cherchent à s’adapter et à anticiper ce monde en pensant que l’entrée est par la mise en place de solutions technologiques font fausse route. Elles sont souvent guidées par des directions habituées à contrôler le visible et restent totalement aveugles face à l’invisible qui émerge devant elles.
Pour un autre monde
La transformation Digitale n’est pas une transformation numérique. C’est avant tout une transformation de la culture, des mentalités et des pratiques. Il y a une prise de conscience individuelle et collective au sein des entreprises où la création de valeur repose désormais sur la relation, le collaboratif, le « ENSEMBLE ». C’est l’union et l’inclusion des différences au service du bien commun.
La transformation digitale est ce changement de paradigme si simple et si difficile : passer du « OUI MAIS » au « OUI ET », une gestion écologique des paradoxes et l’union des différences pour vivre ensemble.
Principes d’Influence et de Persuasion
L’idée pour cet article m’est venue en commençant la lecture de livre de Robert Caildini ; « Influence: The Psychology of Persuasion». Ce livre est un tel trésor qu’il m’était impossible d’attendre de l’avoir lu en entier pour partager ma découverte avec vous.
J’ai donc cherché sur le net le meilleur article qui parle de ce livre pour vous en faire un résumé:
Influencer les autres est un challenge difficile, et c’est ce qui explique pourquoi il est intéressant de comprendre les principes psychologiques derrière le processus d’influence.
Dans cet article, nous allons examiner ces principes, et nous allons voir comment vous pouvez les appliquer pour influencer et convaincre les autres. En connaissant ces principes, vous serez plus résistant aux gens qui essayeront de les utiliser pour vous manipuler.
Ces six principes sont les suivants:
1. Principe de réciprocité
En tant qu’être humain, nous cherchons généralement à retourner des faveurs, rembourser des dettes, et traiter les autres comme ils nous traitent.
Selon le principe de réciprocité, nous nous sentons alors obligé de faire des concessions aux autres qui nous ont fait une faveur. Ceci parce que nous sommes mal à l’aise avec l’idée d’avoir une dette envers eux.
Pour utiliser le principe de réciprocité afin d’influencer les autres, vous aurez besoin d’identifier vos objectifs, et de réfléchir à ce que vous voulez des autres personnes. Vous devez ensuite identifier ce que vous pouvez leur donner en retour.
2. Le principe d’engagement et de cohérence
Nous avons tous un profond désir d’être cohérent avec ce que nous disons et faisons. C’est pour cette raison qu’une fois que nous nous sommes engagés à faire quelque chose, nous sommes alors plus enclins à continuer sur la même voie.
Vous serez par exemple probablement plus enclins à soutenir la proposition de projet d’un collègue si vous avez manifesté de l’intérêt au moment ou il vous en a parlé pour la première fois.
Essayez d’obtenir l’engagement des autres dès le début, que ce soit verbalement ou par écrit, et prenez en compte leurs commentaires et opinions.
3. Le principe de preuve sociale
Ce principe repose sur le sentiment de sécurité des chiffres. Nous supposons que si beaucoup d’autres personnes sont en train de faire quelque chose c’est que certainement c’est la meilleure chose à faire.
Nous sommes par exemple plus susceptibles de travailler tard si nos collègues font de même, mettre une pièce de monnaie dans un bocal s’il contient déjà de l’argent, ou de manger dans un restaurant simplement parce qu’il est bondé de monde.
Vous pouvez utiliser ce principe en créant un « buzz » autour de votre idée ou de votre produit.
4. Le principe d’appréciation
Ce principe démontre que nous sommes plus susceptibles d’être influencés par les gens que nous aimons.
L’appréciation peut prendre de nombreuses formes – les gens peuvent nous être similaires ou familier, ils peuvent nous faire des compliments ou nous pouvons tout simplement leur faire confiance.
Assurez-vous de mettre le temps et les efforts nécessaires pour construire un rapport de confiance avec vos clients et les gens avec qui vous travaillez.
5. Le principe d’autorité
Nous avons un sentiment de devoir ou d’obligation envers les personnes en position d’autorité. C’est la raison pour laquelle les annonceurs de produits pharmaceutiques emploient des médecins dans leurs campagnes publicitaires. C’est également pourquoi la plupart d’entre nous faisons la plupart des choses que nos managers nous demandent de faire.
Les titres professionnels, les uniformes, et même les accessoires comme les voitures ou les gadgets peuvent provoquer un air d’autorité et nous persuader d’accepter ce qu’on nous dit.
Pour utiliser le principe d’autorité, essayez d’obtenir le soutien de personnes influentes et puissantes. Demandez leur de soutenir votre idée.
6. Le principe de rareté
Ce principe dit que les choses sont plus attrayantes lorsque leurs disponibilités sont limitées, ou lorsque nous risquons de perdre la possibilité de les acquérir à des conditions intéressantes.
Nous pouvons par exemple nous sentir obligé d’acheter quelque chose immédiatement si c’est la dernière d’un stock, ou s’il s’agit d’une offre spéciale qui va bientôt expirer.
Avec ce principe, les gens doivent être persuadés qu’ils vont manquer une occasion s’ils ne se décident pas rapidement.
Attention !
Lorsque vous utilisez une approche de ce genre, assurez-vous que vous l’utilisez en étant complètement honnête et en persuadant les autres à faire uniquement des choses qui sont bonnes pour eux. Dans le cas contraire il s’agit de manipulation – ce qui est immoral.
Rapport d’étape sur le fonctionnement du RSI : propositions
Les députés chargés d’une mission parlementaire sur le Régime social des indépendants (RSI), viennent de remettre leur rapport d’étape sur le fonctionnement du RSI a été remis, au Premier ministre. Ce rapport d’étape contient trente propositions destinées à améliorer les relations entre le RSI et ses 6 millions d’assurés et ayant-droits.
L’une de ces propositions concerne directement les experts-comptables et leur lettre de mission. Si cette proposition était adoptée, l’expert-comptable qui établit les comptes serait dans l’obligation, d’informer le travailleur indépendant, des conséquences du niveau de cotisations, sur sa retraite et sur ses droits aux prestations.
Parallèlement, le gouvernement réaffirme, dans le cadre du plan TPE, sa détermination à améliorer la qualité des services apportés par le RSI et à réduire l’ampleur, de ce que la Cour des comptes, a qualifié de « catastrophe industrielle » générée par le réforme de 2008.
Les propositions du plan TPE
Le plan du gouvernement, destiné à alléger les formalités pour les TPE et les PME contient 18 mesures. L’une d’entre elles, doit améliorer et simplifier les relations entre les entrepreneurs et le régime social des indépendants.
Les mesures proposées consistent à généraliser les médiateurs locaux, autonomes et indépendants, pour accompagner les dossiers complexes, le maintien des cellules de traitement des cas complexes, le recouvrement amiable, associer davantage les partenaires du RSI (centres de formalités des entreprises, centres de commerce…. dans le cadre du stage préalable à l’installation).
La possibilité d’ajuster les versements provisionnels en fonction des revenus anticipés, ne ferait plus l’objet de pénalités en cas d’erreur non intentionnelle dans le calcul des acomptes.
Les propositions du rapport d’étape
Le rapport d’étape fait trente propositions. Ces propositions peuvent concerner le calcul des cotisations, les modalités de recouvrement, les formalités de création des entreprises lors de la création, les contacts avec les usagers.
Le calcul et le paiement des cotisations
Le rapport d’étape propose la mise en place d’un simulateur de cotisations connecté avec la déclaration de revenus (un peu comme celui qui existe sur le site de l’administration fiscale) et la mise en place systématique du télé-règlement, à la place du prélèvement automatique.
Le prélèvement automatique est, de manière générale, difficilement accepté par les chefs d’entreprises.
Les modalités de recouvrement
En ce qui concerne les modalités de recouvrement, plusieurs propositions ont été faites pour atténuer la rigueur des recouvrements envoyés systématiquement en courrier recommandé avec accusé de réception.
Les propositions ont donc pour but de :
- subordonner l’envoi des courriers en recommandé à une prise de contact avec le travailleur indépendant concerné (téléphone, courriel, proposition de rendez-vous) ;
- suspendre les majorations de retard en cas de saisine de la commission de recours amiable ;
- laisser un délai suffisant pour permettre au travailleur indépendant de régulariser sa situation.
Les formalités de création des entreprises
Afin de simplifier les formalités liées à la création d’entreprise et de faciliter le recours systématique aux télérèglements, le rapport propose :
- de remplacer le dossier Accre (Aide au créateur repreneur d’entreprise) par une case à cocher dans le dossier qui doit être remis au centre de formalités des entreprises ;
- d’obliger les créateurs à remettre un relevé d’identité bancaire avec leur dossier.
Les relations entre le RSI et ses usagers
Le RSI est réputé difficilement joignable et les chiffres prouvent que seuls 85% des appels aboutissent. Pour remédier à cette situation mais aussi pour améliorer les relations entre le RSI et ses usagers, le rapport préconise :
- la traçabilité des appels entrants afin de permettre aux agents de rappeler les travailleurs indépendants qui ont appelé à trois reprises sans que leur appel n’aboutisse ;
- de créer des groupes de travail composé d’agents du RSI et d’usagers pour améliorer la lisibilité des courriers ou courriels ;
- de garantir la mise en place d’un point d’accueil dans tous les départements, en faisant appel, si nécessaire aux partenaires que sont les chambres des métiers et les chambres de commerce et d’industrie.
Le coût d’une mauvaise embauche
Travailleur, ambitieux, c’est le moment de s’agrandir. Les entretiens se succèdent et se ressemblent, un candidat vous plait cependant plus que les autres alors vous décidez de l’embaucher. 6 mois plus tard, vous êtes déçu, en dessous des capacités promises, le candidat, maintenant salarié, ne convient pas aux attentes que vous vous en faisiez. Comprendre le coût d’un mauvais recrutement c’est anticiper des pertes conséquentes.

On estime entre 40000 et 50000 euros le coût d’un mauvais recrutement
Tant du point de vue financier que moral, la baisse devient le mot d’ordre. Stressé par ce salarié encombrant, vous chargez ses collègues de prendre le relais. S’en suit une perte de productivité, au niveau salarial mais aussi patronal. S’époumoner à mener l’orchestre pour obtenir une parfaite symphonie prend du temps. Le chiffre d’affaire chute et le licenciement du salarié fait augmenter la note.
Le pourquoi du comment d’un mauvais recrutement
Le mauvais recrutement est souvent la conséquence d’un écart entre le réel et la perception de la situation: les recruteurs ont mésestimé le candidat, ou le candidat s’est laissé avoir par une certaine description de l’entreprise. Comment un « mauvais élément » parvient-il à berner tout le monde pendant les étapes du recrutement ?
Les performeurs en entretien ont le vent en poupe. Le candidat a pu paraitre meilleur qu’il ne l’est. Le collaborateur décevant a été un candidat brillant : il vous a ébloui par son sens de la répartie et sa capacité à répondre avec dextérité à vos questions. Cerise sur le gâteau, vous avez pu entendre de sa bouche ce que vous souhaitiez lui faire dire ! Vous êtes emballé par le personnage, le surestimez, et il devient membre de l’équipe.
Inversement, c’est le recruteur qui a pu mentir sur la marchandise. Le recruteur survend son entreprise, tous ses avantages, ses objectifs et sa capacité de croissance. Happé par votre société, le candidat se lance dans l’aventure en ayant certaines espérances quant à son évolution professionnelle. La déception est souvent cruelle, l’ambiance est inexistante, le travail ne requiert qu’une partie de ses atouts, et le sport local consiste à mettre en avant l’incompétence de ses collègues. L’ancien candidat devient un salarié démotivé et inefficace ; on lui a promis la lune, il n’en a même pas le reflet.
Les 5 règles d’or pour éviter le mauvais recrutement
- Règle n°1 : Les recruteurs doivent demander leurs avis à d’autres personnes dans l’entreprise. Ce serait tricher que de demander à vos collègues aux ressources humaines, élargissez votre champ de vison.
- Règle n°2 : Prenez votre temps. Un bon recrutement va de pair avec la patience. Il y aura toujours des moments de rush pendant lesquels vous penserez qu’il est indispensable de recruter quelqu’un tout de suite. Avec du recul, c’est souvent une erreur.
- Règle n°3 : Ne pas se fier aux apparences, mettre le candidat en difficulté. Les premières impressions peuvent être trompeuses.
- Règle n°4 : Mettre la barre haute et s’y tenir ! Comme disait Mark Zukerberg , « je n’embauche une personne que si j’accepterais, moi, de travailler pour elle ».
- Règle n°5 : Bien préparer son entretien pour ne pas se faire avoir par un habitué des face à face.
Après ce tour d’horizon, vous n’aurez plus d’excuses pour avoir embauché la mauvaise personne !
Présentations de fin d’année ? Une brise d’inspiration et 4 principes visuels simples
L’heure est à la préparation des présentations de fin d’année !
Et pour marquer le coup avant les vacances et rester mémorable auprès de vos collègues et / ou collaborateurs ou clients, voici quelques astuces pour relever le défis d’une communication visuelle percutante avec des slides professionnelles !
L’idée effectivement, c’est de bien transmettre vos messages et de les mettre en Design de la façon la plus claire et avec le maximum de justesse.
Notre environnement est très graphique, la pub, les affichages, les sites web, tout est fait pour accrocher l’œil et transmettre un message.
Alors, voici donc quelques idées glanées, au hasard de mes pérégrinations visuelles, que je trouve bien en lien avec les techniques de la Slidologie et qui pourraient vous servir d’inspiration pour la construction et la mise en forme de vos prochaines slides.
Pour que vos slides soient lisibles, visibles, compréhensibles, mémorables et…impactantes, le respect de ces principes de base que propose la Slidologie est fondamental.
Je vous en propose 4, que j’accompagne ici d’exemples glanés (légèrement retravaillés par mes soins pour adapter mes propos) mais très signifiants :
////////// 1. La conceptualisation du message avec le bon choix du visuel (le choix le plus juste par rapport au message), sa position sur la slide, sa bonne dimension et bonne définition (ici pleine page) sa qualité et le rôle qu’il va apporter à l’émergence du sens du message et à sa mémorisation.
///////// 2. Le jeu de fonds, de couleurs et de contrastes, la hiérarchie de l’information (tous les messages ne peuvent pas être au même niveau), le jeu des couleurs inspiré de votre logo de façon à rester dans l’univers de votre marque.
Jouez sur les aplats de couleurs pour renforcer les contrastes et mettre ainsi vos messages-clés en relief.
///////// 3. La bonne taille de la police pour marquer la hiérarchie et favoriser la lisibilité. Une police sans sérif (sans empattement) qui doit rester lisible et visible (simple, aussi, elle ne doit pas concurrencer le message mais au contraire le mettre en valeur.
La synthétisation de votre message (phrase courte ou mots-clés simplement). On évite les « Bullet-points » (si possible, sinon pas plus de 3, les bullets-points doivent venir renforcer votre message central), sinon optez pour des illustrations simples qui conceptualisent le message des bullets-point)
//////// 4. La règle des tiers qui implique le bon équilibre entre l’image et le message.
Ne jamais utiliser l’image comme un fond qui doit supporter votre texte ou en filigrane, mais au contraire, étaler l’image sur toute la page ou en partie et équilibrer votre texte à partir des vides présents dans l’image.
Ce sont 4 principes de la Slidologie, facilement adaptables à toutes les présentations.
Important cependant :
Si vous optez pour un parti-pris graphique (couleurs, type de visuel, Typo…) gardez ce partis-pris sur toutes vos slides, c’est un vrai confort (en plus de l’approche esthétique) pour votre public.
Apprivoiser et maîtriser les bonnes techniques pour concevoir des présentations en public réussies et percutantes ?








