Category Archives: Management

Résultats, chiffres : peut-on tout mesurer ?

resultats chiffres peut mesurer

Aujourd’hui, tout est quantifié, énuméré, calculé pour permettre à votre entreprise d’avoir un recul chiffré sur tout ce qui fait son activité. Mais cette pluie incessante de chiffres n’est-elle pas plus nuisible qu’autre chose ?

Les résultats des ventes du mois de juillet, la taille de vos effectifs, le nombre d’heures supplémentaires de votre stagiaire en comptabilité, le chiffre d’affaires réalisé du 31 août au 2 septembre, le nombre de kilowatts utilisé pendant le mois d’avril 2013… Pouvons-nous tout chiffrer, tout mesurer pour le bien-être de notre entreprise ?

L’utilité des chiffres et autres données statistiques

De prime abord, il est certain que les chefs d’entreprise ont besoin des chiffres, des données statistiques et économiques et de tout autre indicateur pouvant leur apporter des informations sur l’entreprise et sur l’environnement économique. Il est indéniable que les chiffres sont nécessaires pour l’étude de nombreuses choses et qu’il devient difficile de s’en passer dans le cadre d’une activité professionnelle à vocation commerciale.

Pourtant, devons-nous tout chiffrer ? Devons-nous mettre des nombres, des pourcentages sur tout ce qui touche à l’entreprise et sa santé économique ? Après tout, là où l’utilité de mesurer la rentabilité d’un investissement se fait sentir, devrions-nous calculer le temps passé par nos employés devant la machine à café ? Certaines choses ne dépassent-elles pas le simple cadre de la compréhension chiffrée ?

Après tout, des employés qui passent davantage de temps en dehors de leur bureau sont peut-être plus productifs. Et cela, cette conséquence indirecte, ne peut absolument pas être chiffrée et évaluée. Alors ne devrions-nous pas prendre un minimum de recul et laisser une certaine forme d’incertitude sur des événements qui ne trouvent pas nécessairement d’explications chiffrées ?

Ne pas chiffrer l’indéchiffrable

Rendons-nous à l’évidence : dans notre entreprise, dans notre vie professionnelle de tous les jours, tout n’est pas chiffrable, tout n’est pas évaluable. Considérer que plus les employés passent du temps en-dehors de leur bureau, moins ils travaillent et tenter de mettre des chiffres sur cela, c’est oublier et faire l’impasse sur des facteurs qui dépassent le simple cadre de la statistique.

Après tout, un salarié qui passe dix minutes de plus en-dehors de son bureau, à discuter avec ses collègues, c’est un employé peut-être davantage prêt à travailler de façon plus efficace et avec plus de motivation. Et cette donnée là ne peut pas être prise en compte par les chiffres. Il y a de nombreuses choses qui dépassent le simple cadre de la statistique, et ce sont ces choses que les chefs d’entreprise doivent tenter de comprendre, d’assimiler et d’anticiper pour gérer au mieux leur activité sans sombrer dans une volonté du tout-mesurable et du chiffre à volonté.

Chiffrer, mesurer ce n’est pas comprendre. On ne gère pas une entreprise avec des relevés de statistiques incompréhensibles qui tentent de mettre un cadre logique et défini sur tout ce qui se passe au sein de notre société. Certaines choses dépassent ce cadre-là et le chef d’entreprise quel qu’il soit se doit de bien comprendre cela, de sortir de l’ornière du chiffre à tout rompre pour améliorer son sens de la compréhension sur des événements qui finalement, ne semblent pas nécessairement aller de soi.

Les astuces concrètes pour se relancer après un échec

astuces concretes pour relancer apres echec

Pour les entrepreneurs, un échec entraîne souvent une phase de flottement. Différentes astuces permettent de reprendre suffisamment confiance en soi pour pouvoir démarrer un nouveau projet florissant.

Effectuer un travail sur soi

Tout d’abord, vous devez tirer des enseignements de vos erreurs. Il s’agit de comprendre par exemple les raisons qui ont entraîné la liquidation judiciaire : mauvaises gestions des stocks, loyer trop couteux, omniprésence de la concurrence, mauvais choix de l’équipe.

Il apparaît primordial de se remettre en question et de ne pas accuser les autres à tort. Vous êtes forcément au moins en partie responsable de la situation, outre des impondérables comme des accidents de la vie ou une crise économique.

Toutefois, il est important de demeurer positif. Un dicton populaire rappelle que « la chance attire la chance ». Un entrepreneur ayant un esprit positif possède plus de chance de remplir ses objectifs car il a foi en lui et en ses capacités.

Enfin, histoire de souffler un peu il est possible de faire une pause. Certains entrepreneurs décident aussi de reprendre des études ou de suivre des formations complémentaires en management, comptabilité, anglais…

Demander de l’aide à un prestataire externe

Un nouveau regard permet souvent de rebondir sur ses erreurs. Certaines personnes font appel à un mentor ou une personne de référence (ami entrepreneur, coach de vie…). Cette dernière donne ainsi une vision objective et peut provoquer un déclic. Les entrepreneurs qui viennent s’essuyer en d’échec perdent parfois de leurs criticités et peuvent se trouver dans l’incapacité de cerner les vrais problèmes.

Avant de se lancer dans de nouvelles idées et pour mieux rebondir, il est aussi souhaitable de commander une étude de marché. Cette étude constitue un coût à l’origine, mais devient vite rentable. Elle permet d’éviter de s’installer dans un secteur possédant trop de concurrents directs ou ne possédant pas une demande correspondant à son offre.

Trouver de nouvelles idées entrepreneuriales

Bien entendu, il est important de se lancer à nouveau dans une entreprise pour conjurer l’échec. Pour trouver de nouvelles idées, un voyage à l’étranger est souvent bénéfique. Les fameux Rainbow Loom (élastiques permettant la création de bracelets colorés) ont été importés par une famille française alors expatriée aux USA.

Garder l’esprit ouvert est une aussi une bonne technique pour trouver de nouvelles idées de business. Parfois, c’est une histoire personnelle qui enclenche des réussites entrepreneuriales, comme la création d’Amorino suite au constat par ses fondateurs d’une absence des glaces de leur enfance en France.

Parfois, nul besoin de réinventer des objets ou de tabler sur des idées improbables. Souvent les idées les plus simples sont les meilleures avec par exemple Jean Bouteille et ses bouteilles consignées… Le plus important restant de ne pas vous décourager et de vous remettre sur les rails !

Le Mentorat, c’est quoi ?

mentorat quoi

Le mentorat, mot bien francisé pour remplacer les trop anglo-saxons « coaching » ou « mentoring », n’en dit pourtant pas très long sur ce qu’il désigne réellement.

L’idée de mentor pourrait sembler ne pas bien s’adapter dans le contexte de l’entreprise et du business. Le mentor est vu, de façon courante, comme le grand maître, vecteur de transmission de savoirs en tous genres pour ses disciples. Nous sommes donc loin de la vie de nos entreprises et de l’univers du business.

Pourtant, les années passant, les chefs d’entreprise et dirigeants, ont été obligés de constater que le mentorat prend une propension très importante et que cette notion s’inscrit de plus en plus dans un registre professionnel proche de celui des affaires. Beaucoup de choses aujourd’hui dans la vie de tous les jours au sein de nos entreprises nous ramènent à l’idée de formation, de transmissions de savoirs et de connaissances entre les collaborateurs.

Une distinction nécessaire entre tutorat et mentorat

Première distinction, pourtant importante à faire et à considérer, celle entre le tutorat et le mentorat. Le tutorat ne s’applique que dans un cadre de formation pure. Il met en relation un tuteur, plus largement considéré comme professeur, et des « tutorés », finalement étudiants. Le tutorat s’inscrit donc dans un cadre plutôt scolaire là où le mentorat est une version bien plus professionnalisante de l’apprentissage. Cette distinction s’avère nécessaire pour bien comprendre le cadre d’application du mentorat et l’objectif du mentor envers ses mentorés, ses apprentis.

L’objectif du mentorat

Le mentorat a donc une visée professionnelle. Visant la transmission entre collaborateurs d’une même entreprise, il s’inscrit dans une volonté d’entraîner et de développer les rapports en interne. Les contrats de génération en sont une illustration parfaite : le senior désirant partir en retraire prend sous son aile un nouvel employé junior et lui transmet l’ensemble des savoirs nécessaires ainsi que les bénéfices de son expérience.

On s’aperçoit donc aisément que le mentorat, ou coaching, s’immisce bien plus que l’on ne le pense dans la vie de nos entreprises. Nombre d’initiatives sont lancées pour développer ce type d’initiatives visant à la transmission et la formation en interne.

Le mentorat semble donc une notion à prendre très au sérieux pour les dirigeants. Les avantages sont nombreux, tant en termes de gains de temps de formation qu’en termes d’économies de coûts de formation également. Il est nécessaire que tous les dirigeants désireux de développer la transmission de savoir dans le but d’assurer la compétence et la productivité des employés, se penche avec sérieux sur le mentorat pour en tirer un maximum de bénéfices pour l’avenir de leur entreprise.

Conseils que vous n’entendez pas assez pour développer votre business

conseils entendez pas assez

De la cave au grenier de l’entreprise, un dirigeant est à tous les étages et sur tous les fronts. Management, financement, informatique, recrutement… Autant de domaines à connaître sur le bout des doigts. Mais parce que nous sommes avertis qu’il est impossible de tout savoir, nous avons listé pour vous ces 48 conseils. A utiliser sans modération.

1. Apprenez à gérer votre temps. 

Vous devez avoir de l’organisation et de la méthode pour gérer les différentes facettes de votre vie de chef d’entreprise et mettre du temps de côté pour votre vie privée. Au fait ? êtes-vous au courant qu’une journée se compose de 24h ? Partant de ce constat – que vous le vouliez ou non – inamovible, vous pouvez à présent vous donner les moyens d’organiser votre temps comme bon vous semble. Attention toutefois aux distractions les plus courantes et qui, sous des airs utiles, vous font perdre plus de temps que vous ne l’imaginez. Jetez-y un œil. Combien de fois par jour vérifiez-vous votre boîte e-mail ? Rien de grave mais à y regarder de plus près, vous perdez en concentration. Et ce regard distrait sur votre smartphone à chaque fois qu’un push ou une notification des réseaux sociaux sur lesquels vous êtes abonné, apparaît ? Là encore, rien de très important si ce n’est le dérangement d’un rendez-vous d’affaire ou le week-end « promis-juré-sans-travail » que vous aviez promis à votre conjoint. Apprenez-donc à ne pas vous laisser perturber par ce qui se passe autour de vous, les e-mails que vous pouvez recevoir, les push de vos amis, les tweets de vos followers… Chaque chose en son temps et au moment de travailler, restez concentré. Organisez-vous avec la bonne vieille « to-do-list », paramétrez votre téléphone et réorganisez les applications de votre smartphone. Et puis, quand vous avez une forte envie de procrastination…. Faites en premier ce que vous remettriez volontiers au lendemain. Rigueur, on vous dit, rigueur.

2. Soyez toujours prêt à pitcher votre business en 30 secondes chrono.

C’est l’idée du « pitch elevator ». Communiquer son projet à une personne importante rencontrée dans l’ascenseur, dans un délai pour le moins très bref et d’une manière impactante. Pour que votre présentation atteigne le top, faites de ces trois principes clés la base de votre discours : soyez clair, crédible et captivant. Vous pensez que l’idée de votre projet et de votre entreprise est bien plus complexe qu’une présentation en une demi-minute et qu’il vous faudrait le même temps puissance 10 pour l’expliquer ? C’est une erreur. La simplicité est un art difficile. Et si vous n’arrivez pas à le faire, il faudrait penser à creuser du côté de la stratégie de votre entreprise pour l’améliorer et la rendre plus percutante. Votre voix et votre intonation doivent trahir votre enthousiasme. Le vocabulaire utilisé ne doit pas être hyperbolique. Restez fidèle à ce que vous avez pour l’instant réalisé sans vous vanter de qui vous n’êtes pas encore devenu. Ce pitch doit laisser une première impression de votre entreprise, service ou produit. Il doit également attiser la curiosité de ceux qui vous écoutent, qui conquis, vont souhaiter en savoir davantage. Cela ne s’improvise pas. Bachotez votre pitch à l’avance pour acquérir l’aisance et la confiance nécessaires, quel que soit le stress !

3. Partez du principe que personne ne vous donnera d’argent.

Avant de vous lancer, mettez les points sur les « i » de vos illusions. Et faites le constat suivant : aucun Business Angel ne voudra laisser des plumes dans votre financement, aucune banque ne va croire en votre projet pour vous faire un prêt. Vous êtes seul. Du moins, c’est ce que vous devez penser pour ne pas dépendre de qui que ce soit. Si au moment d’établir le business plan de votre société, vous vous rendez compte que vous avez besoin de gagner le prochain Euro millions ou de lever d’importants fonds pour créer votre entreprise, mieux vaut revenir à la case départ. Redimensionnez votre business model pour qu’il s’adapte à un petit budget : le vôtre. Misez sur la démonstration que votre entreprise est « scalable », c’est-à-dire capable de monter en charge. Si votre concept est innovant, ne craignez rien, vous allez en avoir des investisseurs. D’ici là… patience et raison.

4. Pas de jargon ! Utilisez les mots que tout le monde comprend.

Un groupe de philosophes employant des termes kantiens tels qu’impératifs hypothétiques, impératifs catégoriques, épistémologie ou perspective transcendantale, cela vous laisse coi ? Par contre, les termes lead, backlinks, benchmaker, pipe, deal vous parlent davantage ? Eh bien, pensez que pour votre client comme pour votre maman, lorsque vous parlez le jargon entrepreneurial, vous énoncez du Kant. Ce n’est pas toujours évident de s’en rendre compte quand les mots à consonance anglophone sont devenus familiers à vos oreilles et révèlent un certain professionnalisme lors de vos discussions entre start-upers. Ce vocabulaire vous permet de vous inscrire dans une famille d’entrepreneurs et reste un facteur d’identité essentiel. Vous apparaissez intelligents et crédibles… Pas aux yeux de tous !  Adaptez vos messages à vos interlocuteurs et ne perdez pas leur attention. Lorsque vous utilisez des mots qui sonnent bien, posez-vous la question sur le sens qu’ils ont pour votre interlocuteur ?

5. Séparez-vous des clients qui ne (vous) respectent pas (votre travail).

Tous les clients ne sont pas bons pour votre société. Si certains sont plus difficiles que d’autres, votre expérience vous permet de reconnaître ceux pour qui rien ne sera jamais assez convenable à leurs yeux. Vous pouvez vous rendre fou, être aimable, gentil et poli avec eux sans jamais avoir le moindre signe de reconnaissance. Comprenez bien que certains clients veulent toujours trouver matière à se plaindre. Il vaut mieux choisir de les perdre plutôt que de passer trop de temps à vous inquiéter ou tenter de résoudre leurs problèmes (qui ne cessent jamais) et d’apaiser leur mal-être. Cela peut vous faire mal au cœur de laisser partir à la concurrence l’un de vos clients. Toutefois essayer de mettre à pied d’œuvre l’impossible pour l’un d’entre eux n’est pas sain. Vous allez y perdre du temps – que vous pourriez consacrer à ceux qui en valent vraiment la peine !

6. Respectez les limites que vous vous fixez avec vous-même.

En tant qu’entrepreneur, vous travaillez de manière indépendante. Seuls quelques « happy fews » sont réellement capables de comprendre ce que vous expérimentez… et la plupart d’entre eux vivent, comme vous, à cent à l’heure. à présent que vous êtes grand, mature et (presque) sorti de l’adolescence, il est l’heure de prendre les choses en mains et de respecter vos propres limites. Apprenez à vous dire « non » et à vous responsabiliser. économisez vos énergies est primordial pour la suite de l’aventure. L’entrepreneuriat est un marathon, ne l’oubliez pas. Pas un sprint !!

7. Célébrez chaque succès. Même les plus petits.

Le premier produit. Le premier contrat. Le premier article paru dans la presse. Et toutes ces petites et grandes victoires qui jalonnent la voie du succès. Chacune d’entre elles doit être fêtée du fait que le but a été atteint. D’ailleurs souffler les bougies de ce qui a été accompli permet d’avoir une attitude de vainqueur, un état d’esprit qui doit vous inspirer jusqu’à la prochaine étape. L’idée est de se fixer des objectifs à moyen et à long termes. Certains font office de vision et ne seront atteints qu’une fois votre société totalement en marche, toute voile dehors. Ces réussites si modestes qu’elles soient peuvent être intégrées dans la culture de l’entreprise. Les célébrer vous fera du bien au moral ainsi qu’à celui de vos salariés qui y liront un aboutissement de leur investissement. Vous serez d’ailleurs davantage motivé, vous et eux, pour aller jusqu’à la victoire suivante. Qu’importe que la fête ait lieu dans un grand restaurant ou autour d’une pizza, sur un terrain de foot ou dans les locaux de l’entreprise. La plus-value réside essentiellement dans la reconnaissance de ce qui a été accompli !

8. Prenez soin de la planète. cela fait du bien à votre portefeuille.

Savez-vous qu’une grande partie de la consommation d’énergie est engendrée lorsque les appareils électriques ne sont pas utilisés ? Si vous n’avez pas forcément la fibre écologique, ce simple fait devrait vous alerter sur les économies que vous pouvez réaliser à l’échelle de votre entreprise ! Il existe plusieurs méthodes pour réduire sa facture. La plus efficace consiste à adopter des gestes simples (ou de les faire adopter). Privilégiez la lumière naturelle – gratuite ! – à un éclairage artificiel et faites attention aux types d’éclairage que vous utilisez. Les ampoules basse consommation par exemple utilisent trois fois moins d’énergie que les ampoules traditionnelles. Vous pouvez également utiliser des multiprises avec interrupteur qui permettent de couper l’électricité de tous les appareils en un clic. Le mode veille représente une perte d’énergie qui peut s’élever jusqu’à 15 % de votre facture d’électricité. Vous pouvez également travailler sur les économies de chauffage et de climatisation en veillant régulièrement à leur bon fonctionnement. Enfin, réaliser un diagnostic énergétique en entreprise peut être une démarche primordiale pour détecter les différents postes consommateurs d’énergie et faire émerger des solutions adaptées à l’entreprise. Son coût est assez important mais peut être amorti par des aides financières de l’Agence française de maîtrise de l’énergie (ADEME) à hauteur de 50 % et jusqu’à 70 % pour les TPE.

9. Engagez des meilleurs que vous.

En marge du recrutement, pensez investissement. Vous souhaitez le meilleur pour votre entreprise, n’est-ce pas ? Laissez donc votre ego de côté, qui consisterait à dire que le dirigeant ou le créateur doit être en tout point le plus compétent et drapez-vous d’humilité. Vous ne savez pas tout faire. S’il y a des points sur lesquels vous êtes très bon, d’autres laissent certainement à désirer. Choisissez, parmi les candidats qui se proposent à vous, les plus intelligents. Même si cela signifie, plus que vous. Certains entrepreneurs sont effrayés à l’idée de recruter des personnes dotées de compétences plus élevées qu’eux. Pourtant ces nouveaux éléments sont capables de challenger votre boîte et de lui apporter amélioration et progrès. Toutefois, gare aux personnes très performantes qui ne sont pas imprégnées des mêmes valeurs que vous. Le recrutement est un choix difficile que vous devez mener judicieusement en réfléchissant également à la dynamique de votre équipe. Quitte à mettre sur la touche quelque fois des meilleurs éléments qui ne s’adapteraient pas à la culture d’entreprise.

10. Soignez votre photographie sur les réseaux sociaux.

L’usage courant prétend qu’une photographie vaut mieux que mille mots. Et pour que votre photo de profil sur les réseaux sociaux (Twitter, LinkedIn, Viadeo, Facebook…) mène à la discussion, autant mettre toutes les chances de votre côté. Il est fort à parier que dans un monde d’hyper-connexion, clients, investisseurs ou futurs associés « googlisent » votre nom après une première entrevue ou après réception de dossiers vous concernant. Vous devez faire de votre portrait web votre allié et éviter que celui-ci ne vous discrédite professionnellement parlant. Pour que votre photographie inspire confiance, quelques conseils sont à prendre en compte. Misez tout d’abord sur la cohérence et la simplicité. Attirez l’attention grâce à un portrait resserré et évitez les arrière-plans décalés (une plage de sable fin fait rêver mais n’interpelle pas forcément vos futurs clients). Bannissez également les selfies de groupe dans lesquelles vous seriez très peu reconnaissable. Votre visage parle pour vous. Donnez-lui de l’animation. Un sourire ou un éclat de rire, même figé, est communicatif et incite à la conversation. Ne cherchez pas non plus à vous la jouer « cool » en arborant des lunettes de soleil. Vous semblez davantage compétent et engageant lorsque vos yeux peuvent être captés dès le premier regard. Enfin, évitez le piège des vêtements. Vous proposez vos services de DJ ? Un costume n’est peut-être pas nécessaire. Par contre, en tant que chef d’entreprise dans la vente et le conseil, cela peut fort aider…

11. Allez en soirée networking… et soyez actif !

Il faut se motiver pour aller aux soirées networking après une journée de travail éreintante ! Surtout quand tout vous appelle à rentrer chez vous et quand certains de vos amis entrepreneurs ne cessent de vous répéter que les soirées de réseautage ne servent à rien sauf à perdre du temps. Et pourtant, si vous souhaitez à la fois vous faire connaître et rencontrer des personnes intéressantes pour votre entreprise, vous devez rentrer dans l’arène du networking ! Là il est encore simple de rester assis sur sa chaise, et de se persuader que toutes les démarches ont été faites depuis que vous avez franchi la porte. Erreur. Le networking est un sport de contact et vous devez vous y engager à fond ! Le moyen le plus clair pour sortir de votre coquille si vous n’êtes pas un habitué du réseautage est de se fixer une stratégie avec des objectifs à la clé. Un nouveau contact par mois, au moins. Cela vous challenge. Et quand on parle de contact, on sous-entend un VRAI contact. Non pas une carte de visite que vous allez poser sur votre bureau en oubliant deux semaines plus tard, la personne de référence. Intéressez-vous à son profil, son projet, ses objectifs. Vous pouvez également prendre le temps d’aider la personne si cela est dans vos cordes et de passer du temps à la conseiller et à l’écouter. Il paraît que le business karma existe aussi dans le domaine entrepreneurial et que vos bonnes actions peuvent jouer en votre faveur. Dernière chose. Le networking, ce n’est pas seulement quand vous le sentez ou en soirée professionnelle. C’est tous les jours et même dans les endroits les plus improbables ! Alors ouvrez l’œil et restez motivé.

12. Ne donnez pas votre décision sans prendre le temps de réfléchir.

Vous connaissez l’adage « Il y a un temps pour parler et un temps pour se taire » ? Lorsque vous faites face à de nouvelles opportunités, que ce soit de marché, de partenariat, de diversification de votre offre, et même si celles-ci paraissent alléchantes, réfléchissez-y à deux fois. Vous avez entendu que vous devez être ouvert aux défis pour votre start-up/entreprise et que vous devez sauter sur les occasions qui se présentent à vous. C’est vrai !… Mais pas toujours. Préférez aussi la temporisation et la réflexion. Toutes les opportunités ne sont pas bonnes à saisir. Bien sûr, vous ne serez jamais certain à 100 % que votre décision est la meilleure mais prendre le temps de se poser une seconde plutôt qu’une demi-seconde avant de se lancer pourrait vous faire gagner du temps. Face à votre interlocuteur, sachez-vous taire pour laisser celui, en face de vous, parler et expliquer ce qu’il attend du projet qu’il vous propose. Puis donnez-vous quelques jours, semaines pour réfléchir à l’idée en la confrontant à votre équipe et à votre propre stratégie de croissance. Ensuite, si vous êtes convaincu, n’attendez plus, foncez !

13. Vous avez le droit de demander CONSEIL !

Bien s’entourer n’est pas seulement un conseil à donner aux entrepreneurs débutants. Le parcours entrepreneurial est dur et semé d’embûches. Et même si le voyage se fait parfois en solitaire, il ne faut ni avoir l’orgueil de penser tout connaître ni la crainte de passer pour un faible dès qu’on demande conseil. Le point de vue des autres peut faire une grande différence pour votre entreprise. Par contre, sachez que vos conseillers sont certainement très occupés. Alors posez leur une question à la fois, la plus précise possible, surtout si le contact se fait par e-mail. Présentez la situation de manière objective en essayant de vous détacher du problème. Vous serez plus à même d’accueillir le conseil qui vous est donné. Acceptez-le tel qui vient, bien qu’il puisse peut-être vous étonner au premier abord. Si vous avez des difficultés à trouver un mentor, faites appel à vos cercles de contact, aux professionnels qui vous ont entouré jusque-là ou aux experts sur votre marché. Vous pouvez aussi vous tourner vers des personnes plus spécialisées selon votre besoin comme des avocats.

14. Travailler plus ne veut pas dire QUE VOUS TRAVAILLEREZ MIEUX.

L’idée répandue chez les entrepreneurs est que 70h de travail par semaine est un pré-requis sans quoi votre société ne va guère avoir le temps de se développer et vivre. Tous vos ainés vous l’ont déjà inculqué. L’entrepreneuriat se résume en trois mots : travail, travail et travail. Certes. Les coups de chance ne viennent pas seuls et le travail, paraît-il, finit toujours par payer. Mais si vous changiez la donne ? Il est bien de travailler plus que d’ordinaire mais ouvrez l’œil sur les économies de temps que vous pouvez faire et dont vous pouvez pleinement profiter. Vous vous connaissez mieux que n’importe qui. Il est inutile de commencer votre journée à 8h du matin si vous savez que votre rythme ne vous permet d’être frais et fonctionnel qu’à partir de l’après-midi et jusqu’en fin de soirée. Et inversement. Si vous savez que vous n’êtes plus efficace après 18h, inutile de rester au bureau. Travailler quatre heures de plus par jour ne signifie pas accomplir plus de tâches. Faites fi des convenances et de la bonne moralité entrepreneuriale ! Au contraire, écoutez et faites confiance à votre corps. Rechargez les batteries le temps d’une nuit complète ou d’un week-end lorsque vous sentez que vos forces s’épuisent. Un manque de sommeil peut vous conduire à tout faire valser alors qu’en récupérant quelques heures, vous serez apte à accomplir des prodiges.

15. Apprenez de vos erreurs. Mais ne refaites pas deux fois les mêmes.

Vous avez fait des erreurs. Vous faites des erreurs. Vous ferez des erreurs. Rien d’autre n’est plus banal dans la vie d’un entrepreneur. Et au dire de beaucoup, c’est même une nécessité ! Faire des choix conduit à prendre des risques, à essayer une voie plutôt que mille autres qui se présentent à vous. On vous souhaite de réussir. Gardez en tête la probabilité que vous allez échouer à un moment donné. Les belles et grandes choses prennent du temps. Soyez-en certain, vous êtes en marche. Faites en sorte que vos erreurs deviennent le socle de votre motivation. Non le terreau de vos excuses. Décidez dès maintenant que chaque chose que vous ratez vous donne plus d’expérience et de sagesse, que les expériences négatives que vous avez vécues dans le passé ne prédisent en rien du futur de votre entreprise. Les échecs sont des virgules, des temps de respiration, de pause et de rebond. L’idée est de vous en servir pour mettre un point final au fatalisme qui vous dicte que vous ne réussirez pas. Ne retombez pas deux fois dans le même travers, juste pour être certain que vous ne deviez plus le refaire ! Une expérience du type suffit. Rassurez-vous, il y a d’autres erreurs à tester… l

16. N’OUBLIEZ PAS QUE Les clients ont vos meilleures idées.

Allons ! Un peu de décence. Le client est une personne significative de votre processus de création. Il ne doit pas être cantonné à son poste d’arrière-garde, celui de simple récepteur du produit ou du service. Les temps ont changé et le client n’a aucune raison d’être laissé à la marge. Lorsque vous commencez à intéresser un client avec votre produit ou votre service, il devient un évangéliste de votre marque. Outre le fait qu’il va prospecter autour de lui pour vous (on parle d’influenceurs), il peut vous conduire à avoir des idées innovantes auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé. De telles personnes peuvent également jouer le rôle de déclencheur, si vous n’osiez pas mettre sur pied une idée que vous avez eue et que vous jugiez trop décalée. Parce que le support que vous créez correspond aux besoins et aux attentes des clients que vous avez ciblés, ceux-ci vont en règle générale vous faire des retours positifs mais aussi critiques. Prenez-les comme elles viennent ! Consacrez-leur du temps. Ce sont autant d’idées en germe pour améliorer votre business car les clients attendent souvent toujours plus. Autant de challenges que votre entreprise doit prendre en compte pour s’améliorer et grandir ! Et puis, vous pouvez toujours les devancer en leur demandant directement ce qu’ils pensent de vos produits ou quelles sont les améliorations à y apporter. Voyons ! Ne soyez pas aussi timide !

17. Faites un bilan personnel avant de vous lancer.

La recette entrepreneuriale à cuisiner des projets réussis peut sembler facile ou ardue suivant les personnalités mais vous saurez vraiment si vous en êtes capable lorsque vous regarderez dans le frigo pour voir les ingrédients dont vous disposez. En d’autres termes, faites un point de départ exhaustif de vos compétences en mettant l’accent sur qui vous êtes, vos talents et ce que vous pouvez/savez/voulez faire. Cette première étape est un bon moyen pour éviter d’aller droit dans le mur. Entre l’idée de création et la mise en pratique, il y a un gouffre. Soit vous le franchissez avec brio, porté par votre élan et vos ailes surnaturelles, soit vous vous crashez au sol. Autant être sûr avant de sauter de ce qui constitue votre motivation et votre énergie. Posez-vous la question : « Avez-vous le profil pour créer ? » et commencez l’inventaire de vos connaissances qu’elles soient générales ou professionnelles. Récoltez les données sur votre situation actuelle, sur ce qui fait vos valeurs, vos motivations et même sur vos loisirs. Ayez une vision honnête de vous-même en mettant par écrit vos défauts, vos qualités, et votre vision pour l’avenir, les domaines dans lesquels vous vous sentez prêt à évoluer. Demandez la même chose à vos proches et comparez les données récoltées. Peut-être que certains points vous apparaîtront plus clairs. Et puis, pensez surtout qu’il n’y a pas qu’une seule recette pour entreprendre. Certains ingrédients de base sont nécessaires, c’est ce que le bilan personnel doit valider et mettre en lumière. Pour le reste, votre talent, le parcours entrepris et la participation d’autres personnes feront lever la pâte.

18. Ayez un reporting financier complet régulièrement.

Il ne suffit pas de savoir compter, encore faut-il le faire régulièrement. Le reporting financier vous permet de posséder une gestion saine de vos entrées et sorties mais aussi d’élaborer des prévisionnels et de valider des budgets indispensables au bien-être de votre entreprise. Les indicateurs à privilégier sont, en général, le niveau de rentabilité du projet, le coût de la réalisation et les bénéfices attendus. Une bonne gestion de ces indicateurs dans le temps et de manière régulière vous donnera des éléments de comparaison pour vous situer. Le reporting sera d’autant plus utile et impactant. Bien sûr, un des problèmes principaux pour de jeunes entrepreneurs (comme pour de plus âgés mais suivant la taille de l’entreprise, celui-ci peut toujours être délégué !) c’est que s’atteler à cette tâche n’est pas sexy ! Inutile cependant de recueillir trop d’éléments. Fixez votre attention sur les données essentielles. L’une des clefs est d’être réactif car le faire tous les ans ne sera pas suffisant. Le reporting financier est en général mensuel ou bimensuel et doit souligner des faits nouveaux, importants et exposés brièvement. Des solutions informatiques libres de droits peuvent être exploitées pour créer son outil personnalisé. Il peut aussi être fait sous Microsoft Excel.

19. Réunissez-vous avec vos associés.

S’associer ? Autour de vous les paroles fusent : « à deux, vous vous équilibrez », « Mieux vaut être seul que mal accompagné ! », « Ne le recrute pas en fonction de son carnet d’adresses »… Et tous les conseils sont bien de sage augure suivant les cas. Le nôtre ? Sachez gérer vos rapports en équipe que ce soit à deux ou plus. à l’heure du rush, difficile de trouver du temps pour vous concerter. Et pourtant, c’est bien dans ces moments que vous en avez le plus besoin, notamment si une pointe de rancœur commence à naître lorsque vous comparez votre travail à celui accompli par ceux qui vous épaulent. Mettez donc en place des rendez-vous réguliers, sans que cela ne tourne forcément à la réunionite ! 10-15-30 minutes pour se dire tout, pour évacuer le stress, pour se demander un avis mutuel et pour s’enguirlander aussi le cas échéant. Les choses doivent être dites pour pallier les problèmes le plus rapidement possible et passer à une autre étape. Un dialogue transparent est donc plus que nécessaire. Il faudra vous forcer pour ne pas éviter les questions concrètes tellement utiles à la communication et au bien-travailler ensemble.

20. Payez vos impôts. Gérez avec attention l’administratif.

« Retard de paiement » est une expression qui vous parle ? Pour vous éviter de crouler sous la paperasse administrative au dernier moment, vous feriez mieux de vous organiser et de planifier vos missions – même si, en tant qu’homme de terrain, celles-ci ne vous bottent absolument pas ! Chaque jour, prenez du temps pour ouvrir vos correspondances, qu’elles soient e-mails ou courriers et classez-les selon l’importance et l’urgence qu’elles ont à être traitées. Dans la semaine, bloquez une tranche horaire pour gérer de manière régulière l’administratif. Imposez-vous un planning de travail et soyez discipliné pour faire le point sur la comptabilité grâce à des outils Internet ou matériels comme l’adoption d’un classeur-trieur avec 12 ou plus d’entrées qui vous permet de suivre chaque mois les dossiers importants à traiter. Anticipez le calendrier des échéances liées à la taille de votre entreprise que vous pouvez trouver sur un site comme http://www.net-entreprises.fr et planifiez vos tâches en vous appuyant sur ce calendrier. Vous ne pensez pas avoir les capacités requises, rien de grave ! Vous pouvez demander une formation auprès de cabinets conseil ou d’établissements publics. Vous pouvez également faire appel à un prestataire extérieur. Il est d’ailleurs vivement conseillé de vous attitrer un expert-comptable.

21. Licenciement : pensez au collectif d’abord.

Ouh ! Le gros mot. Licenciement. Comment se séparer d’un collaborateur qui ne fait pas l’affaire ? C’est aussi l’aveu implicite d’un échec de part et d’autre. Pour n’importe quelle entreprise, un « divorce professionnel » est difficile à gérer. Alors que dire pour une petite société dont les membres se comptent sur les doigts des mains ? Surtout qu’un jeune entrepreneur n’a pas les moyens d’user des soins d’un RH et que virer – oups ! On veut dire renvoyer – un collaborateur est certainement un dépucelage en la matière, une période critique du parcours d’entrepreneur. Que ce soit pour faute, pour incompétence ou à cause du contexte économique. Dans chacun des cas, vous devez penser au bien du collectif, à votre équipe et votre société. Combien d’entrepreneurs n’ont pas souhaité licencier de peur de blesser leurs collaborateurs et se sont retrouvés par la suite à mettre la clef sous la porte de leur société pour raison économique ? En termes de licenciement, vous devez, le moins possible, rentrer dans l’émotionnel.

22. Vérifiez que vous margez.

Il fait bon d’avoir des clients, même beaucoup de clients. Mais, qu’en est-il, si, en acceptant n’importe quel contrat, vous négligez votre marge au profit du nombre ? D’un côté, vous allez surcharger vos équipes, de l’autre il vous sera impossible de rentrer dans vos frais. Sans parler qu’il vous sera également difficile de remonter vos prix après les avoir fixés une première fois… Pour rappel, la marge commerciale correspond à la différence entre le prix des éléments vendus et le coût d’achat des marchandises. Au moment de la création, vous penserez à négocier avec vos fournisseurs et à augmenter la marge commerciale en diminuant le coût d’achat. Si vous repoussez cette étape, vous allez être amené, de toute manière, à faire un choix entre le quantitatif et le qualitatif, à un moment ou un autre. Avoir moins de clients peut vous rapporter tout autant qu’un plus grand nombre et une faible marge.

23. Apprenez à dire non.

La réalité est que dans votre emploi du temps chargé, tout vous apparaît comme essentiel. à cela s’ajoutent les demandes d’aides de collaborateurs ou d’autres entrepreneurs, la pression des clients, la vie de famille ou de couple que vous avez tant de mal à concilier et les amis qui n’osent même plus vous appeler. Votre temps n’est cependant pas flexible à l’infini. L’une des conséquences, outre celle, bien connue, du burn-out, réside dans la fragmentation de votre identité. En disant oui à tout, vous prenez le risque de vous épuiser, tout en omettant votre propre envie de faire les choses. Vous ne vous focalisez plus sur les points importants, vous prenez tout à égale mesure sans distinction. Hiérarchiser ses priorités, c’est aussi savoir dire oui et savoir dire non. Un exercice d’affirmation de soi mais surtout de recentrage sur vos buts et votre vision qui va vous permettre d’éviter les dispersions. Il n’y a rien d’égoïste à savoir dire non, c’est surtout la maturité qui parle.

24. Soyez honnête avec vous-même.

Lorsqu’un accident de la route survient sous l’effet de la drogue ou de l’alcool, c’est regrettable pour celui qui est en faute. ça l’est d’autant plus si des victimes extérieures sont à déplorer. Dans la vie, tout est question de responsabilité. Loin de nous, l’envie de vous plomber le moral, ni celle de prendre la place de la Sécurité Routière. Que vous soyez conducteur et/ou entrepreneur, il existe des garde-fous. Notamment celui de l’Alcootest : être cruellement honnête avec soi-même pour éviter d’aller droit dans le mur. D’autant plus, si vous managez une équipe. En tant que pilote, vous vous devez de ne pas la conduire sur la mauvaise pente. Apprenez donc à vous connaître, à déterminer quelles sont vos faiblesses et la manière dont vous pouvez les pallier (engager de nouvelles recrues, tisser des partenariats, externaliser certains domaines…). C’est indispensable pour mener à bien votre management, votre relation-client, vos partenariats… Votre business ne pourra être honnête et inspirer confiance que si vous l’êtes avec vous-même.

25. Gare à l’implication émotionnelle, sachez-vous détacher.

Depuis la création et le lancement de votre boîte, vous ne cessez d’entendre que ce qui vous fera tenir et avoir du succès, c’est votre passion. Loin de nous l’idée de vous faire entendre raison. Les personnes passionnées sont celles qui parlent le mieux de leur entreprise. Ce sont les entrepreneurs doués de passion qui ont assez de cran et de poigne pour croire en leur chance et qui font tout pour parvenir à leur fin. Le revers de la médaille, c’est qu’obnubilé par la passion, vous pourriez tendre à perdre votre esprit critique. Et ça se comprend. Des heures à choyer votre projet comme un nouveau-né. Qui aurait l’envie et même l’objectivité de dire qu’il n’est, au fond, pas si beau que ça ? C’est l’un des conseils les plus durs à donner et certainement l’un des plus difficiles à appliquer, parce qu’au fond, la passion ne se commande pas. Toutefois, soyez alerté et cultivez votre habileté à aiguiser votre esprit critique par rapport à votre propre projet. Essayez aussi de vous détacher un tant soit peu de votre business. Il ne fait pas partie de vous. Si vous échouez, c’est votre projet qui a raté et non vous qui en êtes un. Vous saisissez la différence ? Placez votre identité dans ce que vous êtes et non dans ce que vous faites.

26. Tendez à ne servir à rien.

Vous partez à l’étranger ? Pourquoi pas ! Absent pendant une semaine pour congé maladie ? Même pas peur ! Et en vacances ? Oui, eh bien quoi ! Votre credo à faire enrager tous les entrepreneurs qui vous entourent : « Personne n’est irremplaçable ». Loin de vous dédouaner ou de fuir les responsabilités qui vous incombent, vous savez comment autonomiser votre business pour le rendre flexible en toute occasion. Vous pouvez reconnaître au sein de votre équipe les personnes compétentes à qui vous pouvez déléguer certaines tâches, sans pour autant les assommer de travail durant le temps où vous vous absentez. Une entreprise qui tourne sans son dirigeant est une entreprise saine qui a appris à marcher sur ses deux pieds. Car, le succès, ce n’est pas de tout porter sur ses épaules et d’être le superman de votre entreprise. Mais bien d’apprendre à lâcher prise… Et l’idée que vous chérissez plus que tout est celle de savoir que l’entreprise peut faire mieux, même quand vous n’êtes pas là ! Un défi pour beaucoup d’entre nous ?

27. Négociez ! La vente est nécessaire.

C’est l’une des parties redoutée ou occultée par certains des entrepreneurs. La vente est l’un des métiers du quotidien, avec la prospection de la clientèle, où le mental, la technique et le comportement jouent sur tous les fronts. Si vous n’êtes pas à l’aise sur ce point, sachez qu’être un bon commercial, si tel est le rôle que vous devez endosser, n’est pas inné et s’apprend à force d’exercices et de travail. Ce sont des techniques d’accroches à acquérir, des silences à respecter, un rythme à manier. Vous devez être persuadé que ce n’est pas vous qui avez besoin du client mais le client qui a besoin de vous. Vous lui proposez un produit/un service dont il a l’utilité. Vous devez faire main basse sur l’art de la négociation et être capable de sentir la dynamique des rapports de pouvoir entre vous et les autres participants de la négociation. Pour servir au mieux les intérêts des deux parties, vous devrez également être prêt à marchander, sans que cela ne tourne au marchand de tapis…

28. Apprenez de ceux qui ont raté avant vous.

Préférez-vous payer lorsqu’on vous offre quelque chose de gratuit ? Pas toujours, n’est-ce pas ? Lorsque vous faites vos propres erreurs, vous en payez le prix fort, même si vous apprenez à travers l’épreuve du feu. Une étape importante, le plus souvent nécessaire. Certaines leçons coûtent pourtant bien moins chères… Ce sont les erreurs que d’autres ont faites avant vous ! Dans votre entourage, vous connaissez certainement des entrepreneurs qui ont liquidé leur entreprise, qui se sont séparés de leur plus proche collaborateur, qui ont perdu des opportunités gigantesques ou sont passés à côté de leur rêve. Tous ont des choses à vous dire, si vous voulez bien les entendre ! Vous pensez que des conférences sur le thème de l’échec, les problèmes de gestion ou d’associés ne vous concernent pas (encore) ? 1re erreur Sherlock ! C’est en vous entourant de ceux qui ont peiné avant vous, que vous éviterez les plus grossiers pièges et que vous serez davantage armé quand viendra l’heure de vos erreurs.

29. Ne négligez ni les subventions ni les concours.

Savez-vous que vous recevez 3 000 € de subvention pour créer/reprendre votre très petite entreprise dans la Nièvre ? Si entreprendre en Bourgogne serait pour vous un pis-aller, vous pouvez toujours trouver d’autres aides publiques auprès de l’état et des régions. Le site toutaide.com recense la base de données des dispositifs en place. Ne négligez pas non plus la participation à des concours à la création d’entreprise qui vous permettent de présenter votre projet, de vous faire des contacts mais aussi de gagner des prix et des aides. Ces dotations vous sont utiles pour le développement de votre entreprise. Dans la plupart des cas, elles prennent la forme d’enveloppes financières. Ces prix engendrent un cercle vertueux puisqu’ils moussent l’intérêt des médias pour votre entreprise, vous apportent de la crédibilité et rassurent vos partenaires et vos clients.

30. Ayez toujours avec vous un calepin pour noter vos idées.

Admettons qu’un calepin soit un peu démodé (et encore c’est le seul qui ne vous fera pas défaut si votre smartphone rend l’âme), vous feriez toujours bien d’avoir avec vous un outil pour noter vos (bonnes) idées. Elles peuvent naître n’importe où et surtout elles peuvent vous apparaître, au premier regard, futiles. Mais un carnet en main vous permettra de noter dans les transports en commun ou à la maison, les choses à intégrer dans votre to do-list de la semaine ou de conserver la prochaine innovation de votre boîte !

31. Restez poli et souriant en toute occasion.

C’est une leçon de savoir-vivre apprise depuis l’enfance mais parfois oubliée à l’âge adulte, dans le monde des requins du business où l’un des mots à bannir est « gentillesse ». Il est facile de reconnaître quand les personnes sont impolies. Les mauvaises impressions, tout comme les bonnes, peuvent avoir des conséquences dans la durée chez ceux que vous êtes amené à rencontrer ponctuellement ou plus quotidiennement – comme vos collaborateurs. Faites vos devoirs ! Vos leçons de bonne manière sont peut-être à revoir. En ce qui concerne les basiques : dites bonjour à la dame et au monsieur, avec le sourire et en étant irréprochable. Et si vous passez une mauvaise journée, maîtrisez vos émotions. Prenez le temps de parler et d’écouter les personnes qui viennent vous trouver. Si vous êtes pressé, faites-le leur comprendre avec douceur et fermeté (l’un ne contredisant pas forcément l’autre). Essayez de vous souvenir de détails des conversations passées. En appelant votre interlocuteur par son prénom ou en demandant des nouvelles de son mari la dernière fois alité, vous gagnez des points que ce soit commerciaux ou relationnels. Ne rentrez pas non plus dans des discussions de comptoirs, de potins et de ragots. Et puis l’un des must-do du moment en termes de savoir-vivre : ne répondez pas aux appels ni aux messages instantanés lorsque vous êtes dans une conversation, à moins que ce ne soit vraiment urgent…

32. Livrez exactement ce que vous avez promis, voire plus.

Avez-vous déjà répondu à l’un de vos clients potentiels : « Je reviens vers vous demain en ce qui concerne le prix ! ». Et demain n’arrivant jamais assez tard, l’e-mail s’est noyé dans votre liste de priorités. Pourtant tenir parole doit être l’un des engagements de l’entrepreneur. Lorsque vous promettez quelque chose à un client, que ce soit une facture, une livraison, un suivi, vous devez répondre à ses attentes et si vous en êtes capable aller au-delà. Votre client voudrait le produit pour vendredi mais peut patienter jusqu’au lundi suivant ? Ne lui livrez pas ce qu’il attend le jeudi d’après. Vous faites bien de lui envoyer pour le début de semaine. Vous ferez mieux si vous employez un extra pour faire parvenir l’objet le vendredi. Soyez certain que votre client sera surpris de la diligence de l’exécution et qu’il va garder en mémoire ce que vous avez fait pour lui. En tenant vos engagements, même si vous êtes de jeunes entrepreneurs, vos clients n’auront pas de doute sur le professionnalisme qui est le vôtre. Ils n’auront pas non plus de regret de vous avoir fait confiance. Vous gagnez en crédibilité et en bouche-à-oreille favorable !

33. Pour inspirer votre équipe, racontez-leur une histoire.

Souvenez-vous, certaines histoires sont inoubliables. Et ce sont les meilleurs orateurs qui captivent le plus de monde. Utiliser le storytelling est essentiel pour le succès de votre entreprise auprès de vos clients, des investisseurs et des médias. Encore plus auprès de votre équipe ! C’est en leur racontant une histoire que vous allez motiver vos troupes ! Connaissez-vous les pouvoirs du storytelling ? L’Iliade et l’Odyssée est considéré comme un  des poèmes fondateurs de la civilisation européenne. Ce récit d’épisodes d’aventures mouvementées et trépidantes a fédéré toute une culture et influencé bon nombre d’artistes. Votre guerre de Troie, à vous, conduira votre équipe à se rassembler autour d’un même projet et d’une même vision ! Les histoires ont le pouvoir de vous faire voyager beaucoup plus loin que vous ne le pensez et de vous projeter dans l’avenir. En impulsant une aventure, vous êtes le leader  d’un nouvel air libre et en engageant avec vous une équipe, vous leur donnez de l’audace. Inspirés par votre passion et par l’histoire bien rôdée que vous leur avez préparée, vous allez attiser chez vos collaborateurs l’envie de participer à l’épopée et d’être bientôt maîtres avec vous de la narration. Alors, tous à bord ?

34. A l’heure où vous avez du succès, faites attention à ne pas vous transformer en idiot.

Certains naissent idiots. D’autres le deviennent. Avec l’âge, le temps, les regrets… ou l’argent ! Cela ne veut pas dire que certains ne sont pas déjà stupides avant de réussir (c’est l’idée du « MOI, JE suis entrepreneur) ou que le statut d’idiot s’acquiert en pack avec la réussite professionnelle. Mentionnons simplement le fait que c’est un risque, qualifié de plausible. Pour éviter le melon ou les souliers trop étroits, restez simple et attaché à l’idée que vous n’avez pas réussi tout seul. Continuez sur la lancée et les valeurs qui vous ont conduit jusqu’à la réussite, réussite qui n’est pas la fin d’une aventure mais tout simplement une nouvelle étape. Ne faites pas de l’appât du gain, votre seule motivation de carrière et ayez toujours l’esprit frais, vif et ouvert en étant capable de vous renouveler sans cesse et de savoir cibler vos faiblesses. Gardez enfin auprès de vous les personnes qui savent vous conseiller et vous critiquer. L’un des premiers remèdes à l’idiotie, c’est la capacité de se remettre en question !

35. Remettez tout en cause, même ce qui marche encore.

Malgré les défis que vous gagnez et même si vous êtes premiers dans plusieurs domaines, l’entreprise demeure un écosystème fragile soumis à la concurrence et aux différentes mutations. Pour assurer à votre société des lendemains qui chantent, vous devez vous remettre sans cesse en cause et ne pas laisser à d’autres le soin de défaire ce que vous avez patiemment tissé. Démodez-vous vous-même ! Soyez visionnaire et critique en anticipant ce que personne ne peut encore penser. Si vous échouez, vous devez vous remettre en question et ne pas chercher d’arguments qui vous déresponsabilisent. Acceptez vos erreurs et le fait que d’autres vous aient devancés. En mettant à plat, votre expérience, vous serez à même de penser mieux et bien la stratégie de votre prochain projet, et de vous remettre en selle avec brio.

36. Soyez conscient de la compétition.

Arrêtez de penser que vous êtes seul dans votre domaine ! Ce serait aussi catastrophique que de faire confiance au premier venu dans un Hunger Game. Autour de vous la compétition fait rage et vous devez en être conscient pour ne pas vous faire avoir. Vous avez fait une étude de marché avant de vous lancer ? C’est bien mais cela ne suffit pas ! Ne prenez pas trop facilement vos aises en compagnie des chiffres et des données qui vous assurent la pôle position de votre entreprise ou de votre produit. Tout marché évolue, certains plus rapidement que d’autres. Vous devez rester au courant de ce qui se passe et connaître les nouveaux venus dans votre secteur. N’ayez pas d’œillères ! En cernant les enjeux de votre marché, vous êtes plus à même de défendre les stratégies de votre société, de redresser le tir, de définir votre offre et de fixer des prix justes et compétitifs. Par rapport à la vente, vous apportez à votre client la preuve que vous connaissez le secteur et que vous proposez un meilleur produit que les autres. Raisons à l’appui !

37. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Ayez plusieurs partenaires commerciaux.

Lorsqu’une entreprise se développe, elle a besoin de s’appuyer sur un réseau de bons partenaires et sur des fournisseurs fiables pour ses approvisionnements. Les raisons peuvent être de nouvelles opportunités à l’étranger, un besoin de diversification, une demande accrue soudainement… Quand vous abordez des marchés éloignés, vous devez être accompagné de partenaires locaux fiables qui importeront et distribueront vos produits à travers le pays. Jouez stratégique ! Même si la confiance doit être au centre de vos relations, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. En diversifiant le nombre de partenaires commerciaux, vous diminuez votre risque d’insolvabilité. Cela vous permet de mener une stratégie de diversification en développant une gamme plus large de produits et de prendre en compte l’ensemble des desideratas.

38. Souriez-vous ? C’est une bonne indication pour savoir si votre business vous rend heureux.

Serrez les dents et sourire, est-ce vraiment la meilleure solution ? N’oubliez pas une chose, ce n’est pas le succès qui vous rendra heureux. Vous avez besoin d’être heureux d’abord et puis tout au long du parcours qui mène à la réussite…. Le sourire sincère est une bonne indication pour savoir si votre business vous sied. Prenez conscience du nombre de sourires que vous donnez par jour. S’ils ne sont pas assez nombreux selon vous, essayez de modifier la donne. Qu’est-ce qui a changé depuis le début ? Avez-vous perdu votre vision ? Recentrez-vous sur les points positifs de votre entreprise et de votre parcours. Sinon, mettez-vous en quête de la voie qui vous rend véritablement heureux et vous épanouit. N’arrêtez pas de la cherchez avant de l’avoir trouvé.

39. Ayez trois tâches qui vous recentrent quand vous êtes distrait.

Procrastiner c’est beaucoup plus simple et beaucoup moins voyant que l’envie de se faire une petite sortie shopping un jeudi après-midi, un foot ou simplement regarder un film derrière son ordinateur. D’une page web à une autre, d’une pause clope à une discussion avec un collaborateur, d’un rendez-vous d’affaires annulé à un verre dans un bar…. Il n’y a qu’un pas qui n’est pas forcément l’apanage des salariés. être entrepreneur ne signifie pas toujours être libre de faire ce que l’on veut quand on le veut. Et quand l’envie vous prend de remettre à demain ce qui, pourrait être mené à bien aujourd’hui, il serait temps de se recentrer. Une étude a évalué à 12 minutes le temps de concentration maximum au travail et à 40 à 45 minutes en moyenne le temps de concentration d’affilée ! Pour vous remettre sur les rails de l’efficacité, adoptez des méthodes simples comme changer d’activité si ce que vous faites depuis un moment vous ennuie allégrement, prendre une petite pause ou boire un café ou une boisson énergisante quand vous sentez que le dynamisme nécessaire est vacant…. Si vous travaillez avec un associé, n’hésitez pas à vous motiver l’un l’autre plutôt que procrastiner à deux. Allons ! Vous croyez qu’on ne vous a pas vu ?

40. Stop au perfectionnisme !

Entre vos mains, votre produit. Vous le trouvez bien, pas excellent. De face, de dos, de profil… Il y a encore quelques détails à apporter, des finitions que vous seul voyez. Cela ne vous conforte pas dans l’idée de le lancer. Et pourtant, un produit fait vaut mieux qu’un produit parfait mais inexistant. Pour snober le perfectionnisme et la peur qui vous taraudent le ventre, pensez que l’objectif zéro défaut n’existe pas. En osant, vous allez certainement vous confronter aux avis de ceux qui auraient, de toute manière, fait mieux ou fait autrement. Ne prenez pas leurs critiques personnellement mais nourrissez votre réflexion de ce qui vous semble le plus pertinent. Votre produit, votre service n’est certainement pas parfait mais il s’améliorera avec le temps. Affranchissez-vous de vos peurs, de ce qui vous bloque et vous fait croire qu’aucune erreur ne vous est permise. Libérez votre potentiel, faites des erreurs, grandissez et améliorez votre produit pas à pas.

41. Apprenez à développer votre charisme.

Chez nos amis grecs, le charisme était une grâce particulière octroyée par les dieux à un être. Ils lui faisaient don d’un pouvoir spirituel hors-du-commun pour le bien-être de la communauté. Aujourd’hui, la signification du charisme est plus réductrice, c’est pour beaucoup d’entre nous un pouvoir de séduction et d’influence que les leaders ont naturellement mais dont manquent cruellement certains patrons. Pas de panique ! Tout le monde ne naît pas leader et tout le monde ne va pas en devenir un mais avec un peu de pratique vous pouvez découvrir et développer le charisme qui est en vous. Le corps est notamment la première clé. Si vous avez à pitcher face à un public, vous devez soigner votre posture en crédibilisant votre présence aux yeux de vos interlocuteurs. Une autre clé est les émotions que vous véhiculez et qui se transmettent par votre attitude. En jouant sur les silences, le rythme de votre discours, la passion, vous impactez de manière plus significative vos interlocuteurs… qui ne pourront que s’intéresser à vous !

42. Souvenez-vous qu’une entreprise est avant tout un groupe de personnes.

La grande vérité d’une entreprise c’est qu’elle n’est ni un bâtiment, ni simplement un business. Une entreprise regroupe des personnes avant toute chose. Et ce sont ces hommes et ces femmes qui créent la valeur des services ou des produits. Les dirigeants doivent soigner la qualité de leur management et ne pas porter leur regard uniquement sur la rentabilité de la société, si important que cela soit ! Les relations au sein d’une équipe impliquent davantage de conséquences que certains dirigeants ne le croient. Doutes, questions, frustrations, jalousies, problèmes personnels mais aussi bonne humeur, entente, liens professionnels et amicaux jouent une part importante de votre entreprise. Ces agrégats de personnalités et d’égo peuvent à la fois bâtir ou détruire votre société. Prenez donc soin des relations, tâchez de mettre en place des activités qui rassemblent et fédèrent vos équipes, même et surtout dans une entreprise de plus de 50 salariés. Jetez attentivement un regard au pourcentage de turnover et mettez en place un suivi pour comprendre ce qui peut être amélioré au sein de celle-ci.

43. Soyez une éponge !

à chercher l’inspiration autour de vous, vous ne faites plus le plein d’idées. Une seule solution pour y remédier ! Sortir des sentiers battus et ne pas rester cloisonné dans l’unique vision du monde tel que l’offre votre domaine. Il y a tant de facettes à voir et à polir. L’inspiration de votre nouvelle idée ou de votre prochaine innovation est quelque part par là. Pour la trouver, ouvrez grand vos yeux et mettez le monde à vos pieds (symboliquement parlant !). Faites-vous une liste de sites à visiter et de blogueurs à suivre le matin avant de commencer la journée. Cette revue du web doit absolument contenir des sites internationaux et nationaux portant sur les grandes lignes de l’actualité mais aussi des articles dans le domaine de l’high-tech et des nouvelles idées et technologies. Publicités, art, mode,… peuvent aussi vous inspirer et accrocher votre sensibilité. Parfois une phrase, un mot, un contexte ou une idée de l’autre bout du monde peuvent aiguiser votre esprit et faire émerger quelque chose de nouveau chez vous. Ne vous en privez pas ! l

44. Entourez-vous d’amis qui n’ont pas peur d’être honnêtes avec vous.

Dans vos amis, vous comptez ceux qui vous ont présenté votre première copine, ceux qui vous l’ont volée, ceux qui répondent toujours présents la nuit, le jour. à chaque période de vie, son ami spécifique. Et pour l’aventure entrepreneuriale ? Vous devez vous entourer d’amis auxquels vous n’aurez pas peur de vous livrer. Ceux qui sont prêts à entendre, le bon, le mauvais et le reste. Ces pilliers ne vous font pas défaut quand viennent les doutes, les peurs et les challenges. Certains ne se rencontrent qu’une fois par an, d’autres vous suivent tout au long de votre parcours. Ils jouent un rôle décisif dans votre expérience parce qu’ils vous parlent vrai. Sans détours. Sans blabla. Ces amis-là ne vous disent pas seulement que votre idée est exceptionnelle. Ils vous livrent leurs conseils pour l’améliorer. Et quand votre projet est nul, ils ne font pas semblant. Ces relations sont à cultiver plus que d’ordinaire. Car lorsque vous avez la tête dans le guidon, ce sont ces amitiés qui vous influencent et qui vous remettent dans la bonne direction. l

45. Apprenez à faire confiance à votre équipe.

Vous devez comprendre une chose en tant que dirigeant d’entreprise. Quand vous apportez votre confiance à votre équipe plus que ce qu’elle pouvait espérer, ses membres vont intensifier leur travail pour vous montrer qu’ils sont dignes de votre confiance. Un entrepreneur excellent n’est pas un super-héros, c’est une personne qui est capable de s’entourer des meilleurs, de déléguer les tâches et d’accorder sa confiance. Si cela est difficile pour vous, vous n’avez pas à faire le grand saut tout de go. Testez les membres de votre équipe en déléguant par étape certaines tâches et voyez comment ils s’exposent à la prise de risque. Faire confiance augmente la faculté et l’envie d’innover, de créer et de proposer de nouvelles idées. Et ce, même si vous managez une équipe virtuelle et à distance. Communiquez ouvertement et honnêtement avec chacun des membres et donnez-leur la liberté d’en faire tout autant avec vous.

46. Brossez-vous les dents et prenez soin de vous.

Il y a les détails qui tuent. Les cheveux non entretenus chez une femme et les racines qui repoussent après une couleur. Ou chez vous, messieurs, un pantalon de costume taillé trop court associé à des chaussettes de tennis blanches. L’habit a beau ne pas faire le moine et Steve Jobs était certainement le mec le plus cool sur terre, il n’empêche que le style vestimentaire fait partie intégrante de votre image. Ce n’est pas parce que vous êtes entrepreneur et que vous travaillez plus de 70h par semaine que vous avez la primauté du laisser-aller. Un mot d’ordre : prenez soin de vous. Cela passe par des vêtements adaptés à votre taille, par des ongles toujours impeccables, par des chaussures cirées, par des dents propres et une haleine saine. Il va sans dire que la santé physique et émotionnelle est l’un des garants du succès entrepreneurial. La vie d’un entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille, vous le savez bien. Alors prendre du temps pour soi, pour son image, pour sa santé et pour dormir est plus que nécessaire pour rester dans la course !

47. Restez accessible.

Votre agenda de businessman est booké jusqu’à la fin de l’année et vous continuez de le répéter à toutes les personnes qui veulent bien l’entendre ? Ce n’est pas la meilleure des solutions pour décrocher des opportunités. En tant que dirigeant, il est forcément vrai que votre emploi du temps est rempli plus que des personnes hors monde entrepreneurial ne peuvent le concevoir. Toutefois, au cours d’une journée, des rencontres, des événements, des coups de téléphone peuvent vous surprendre. Vous devez y faire face et restez accessible. Cela sous-entend laisser votre porte ouverte à vos collaborateurs, recevoir des coups de fil inopinés, discuter avec un membre de votre espace de coworking après le boulot… En étant accessible, vous capitalisez sur les relations humaines et vous vous entourez de personnes qui ne vous feront pas toutes perdre du temps ! S’il est bon de savoir dire non, sachez dire oui quand l’occasion se présente. l

48. Définissez ce que vous êtes prêt à laisser tomber.

Le 100 mètres d’Usain Bolt en 2009 avec un chrono exceptionnel de 9’58 aux Championnats du monde de Berlin restera dans l’histoire de l’athlétisme. Ce qu’on oubliera plus vite, très certainement, c’est les heures de travail accumulées pour atteindre un tel niveau. Dans un reportage télévisé, cité par le Nouvel Obs, son père déclarait : « J’ai assisté une fois à un entraînement et ce jour&

Comment choisir sa banque ?

quels criteres choisir banque

L’accompagnement de votre banquier est essentiel dans votre parcours entrepreneurial. Au-delà des caractéristiques générales qui incombent à l’ouverture d’un compte professionnel, des critères spécifiques sont à prendre en compte suivant la nature et la portée de votre projet.

Choisir une banque qui répond à vos besoins d’entrepreneurs est un bon début pour démarrer votre activité professionnelle. Proximité relationnelle et géographique, prix des services, horaires d’ouverture des agences… sont des points à ne pas négliger. Suivant votre statut ou votre activité, d’autres détails peuvent cependant faire pencher la balance.

Si vous êtes artisan-commerçant

Aujourd’hui, la carte de paiement correspond au tiers de la consommation courante. Plus sûre et plus rapide que les chèques et les espèces, la carte offre une garantie de paiement via un terminal, appelé TPE : Terminal de Paiement Electronique, relié à une ligne téléphonique en contact sécurisé avec les centres bancaires grâce aux lignes classiques ou à une box ADSL sécurisée. Pour en disposer, vous devez souscrire un « contrat d’acceptation de paiement par carte » auprès des banques. Certaines d’entre elles vous proposent des offres « packs » comprenant des contrats de location de l’appareil, un service de maintenance et d’assistance. Outre le coût du TPE, vous devrez vous acquitter d’une commission à chaque paiement réalisé, cette facturation est liée à votre volume d’activité. La banque, elle de son coté, s’acquitte d’une commission minimum fixe sur chaque paiement par carte, calculée par rapport à la fraude générale constatée. Enquérez-vous des frais demandés par votre banque car l’utilisation d’un TPE sera pour vous quotidienne !

Si vous lancez votre e-Commerce

Malgré une concurrence féroce, certaines boutiques en ligne trouvent des créneaux pour s’insérer sur le web et attirer à eux des clients en proposant de nouveaux services. Mettre en œuvre un paiement sécurisé sur le site peut se faire tout d’abord via des prestataires qui ne demandent pas de contrat de vente à distance (VAD) tant que le volume des ventes est peu important. Au-delà, mettre en place un tel système, qui correspond à un terminal de paiement électronique virtuel, est une garantie du sérieux de l’entreprise. Certaines banques (heureusement pas toutes) sont réfractaires à la mise en place de ce type de contrat, qui peut apparaître à la fois risqué et marginal, surtout si vous êtes un jeune entrepreneur qui monte sa première boîte. Si vous choisissez de comparer plusieurs offres de banques dans le domaine de l’e-commerce, ne fixez pas votre attention uniquement sur les prix mais aussi les fonctionnalités et les évolutions proposées (personnalisation de la page de paiement, détection des fraudes, paiement depuis l’international…).

Si vous bougez à l’international

Le développement de votre entreprise à l’étranger nécessite des solutions bancaires particulières dont vous devez parler avec votre banquier. Ouverture de comptes, obtention de cartes bancaires pour vos collaborateurs, virements internationaux, rapatriement des fonds ou assistance juridique et spécifique au pays… sont autant de sujets sur lesquels vous devez faire le point. Certaines banques françaises de dimension internationale apparaissent comme incontournables pour l’implantation de votre entreprise à l’étranger. Si elles simplifient le plus souvent les démarches, elles connaissent toutefois un turnover plus important au niveau des conseillers. Vous vous apprêtez à être mobile ? Faites le point, avant de choisir, sur l’accompagnement personnel qui vous est proposé. Certaines proposent également des conseils personnalisés pour vous aider à développer vos contacts à l’étranger et vous aider à exporter sur les marchés ciblés.

Si vous êtes auto-entrepreneur

à la différence des sociétés (SAS, SARL…), les entreprises individuelles, dont dépend le statut d’auto-entrepreneur, n’ont pas l’obligation d’ouvrir un compte courant professionnel au moment de leur création. Avoir un compte dédié à son auto-entreprise est plus que conseillé pour des raisons de clarté notamment pour faire la différence avec les opérations personnelles. Certaines banques proposent des offres bancaires à destination des auto-entrepreneurs avec des options intéressantes concernant les facilités de caisse ou les paiements différés. Vous devrez négocier avec votre banquier sur la possibilité d’ajouter le nom commercial au nom propre sur un compte bancaire. Cela vous permettra d’encaisser des chèques au nom de l’entreprise.

Si vous reprenez une activité

Lors d’une reprise d’activité, les banquiers ont en général un regard attentif et attendent du repreneur un dossier solide afin d’accorder un prêt. Entourez-vous de l’expertise d’un professionnel autre que votre banquier qui pourra vous aider à rédiger votre dossier. Sachez cependant que les banques préfèrent financer les activités qu’elles connaissent. Lorsque vous reprenez une activité, utiliser la banque du cédant peut être une bonne idée. Elle pourra entre autre vous aider à financer votre dette d’acquisition.

Miser sur l’interaction avec la clientèle

miser interaction avec clientele

Vous voulez avoir plus de contrats et développer votre business ? Alors commencez par écouter vos clients ! 

Ce sont les meilleurs conseillers de l’entreprise car ce sont eux qui utilisent votre produit. Ils le connaissent par cœur et pour cause, ils s’en servent. C’est eux qui ressentent des frustrations lorsque votre produit ne comble pas entièrement leur désir. Et le comble ? C’est eux qui payent pour l’utiliser. Alors plutôt que d’aller chercher des solutions à des problèmes que vous seul avez identifiés, pourquoi ne pas aller chercher leur opinion ? Attention, une fois leur avis bien pris en compte, vos clients risquent de devenir votre meilleur moyen de communication.

Les sondages en ligne

De nombreuses solutions de sondage en ligne tels que Surveymonkey ou encore AdoctA sont apparues depuis l’ère d’Internet. Ces plateformes vous permettent d’administrer vos sondages et de recueillir l’opinion de vos clients. Avant d’en créer un, n’oubliez pas de déterminer ce que vous en attendez. Dans son écriture, veillez à ne pas mettre trop de questions ouvertes qui conduisent rapidement à de longues explications, mais à privilégier les questions fermées qui vous donnent rapidement le pouls de votre clientèle.

Les commentaires et la création d’un forum

Vous pouvez ouvrir les commentaires sur des articles que vous publiez sur votre site afin de recueillir l’avis de vos consommateurs ou encore créer un forum destiné à résoudre l’ensemble des problèmes qu’ils rencontrent. Attention toutefois à pouvoir gérer les réponses. Pire qu’un consommateur ayant un problème ? Un consommateur ayant un problème, posant une question et ne recevant aucune réponse ! Ne sous-estimez pas le temps que vous prendra l’administration d’un forum ou les réponses. Il s’agit d’une activité souvent très chronophage pour les entreprises et qui peut rapidement s’avérer à double tranchant.

Les directs

Une autre technique existe pour bien prendre en compte les opinions de vos consommateurs (en dehors des traditionnelles hotlines). Vous pouvez organiser en direct  une réponse aux questions de la part de vos spécialistes. Il s’agit d’une technique qui a fait ses preuves lorsque le domaine s’adresse à des passionnés. Elle n’est cependant pas transposable à tous les métiers…

Les conférences bilatérales

De nouvelles méthodes ont fait leur apparition afin de renforcer l’interactivité entre le public et les experts en temps réel. Ces solutions permettent, en combinant des tablettes iPad, des forfaits 3G et des applications, de booster l’interactivité lors d’un évènement tel qu’une conférence, un séminaire ou un meeting. Une autre manière de débattre et de faire passer le micro !

Et si nous repensions le shopping en magasin ?

L’une des tendances 2014 les plus en vogue pour faire du business est la géolocalisation « in store ». Actuellement les technologies sont au point mais les clients n’ont peut-être pas encore compris la pertinence de son utilisation ni même ne souhaitent l’intégrer dans leurs nouvelles habitudes d’achat. Pourtant, l’expérience pourrait bien être l’un des moyens de demain pour interagir directement avec les clients alors qu’ils sont dans votre magasin. Pourquoi ne pas leur proposer des jeux d’achat avec des promotions qui ne durent qu’une heure ou de personnaliser les rabais suivant leurs intérêts du jour ? Une interaction à penser et à prendre avec des pincettes. S’il semble que la technologie a un bel avenir devant elle, mieux vaut familiariser le client en communiquant à ce sujet en amont…

Sécuriser ses données sur le « Cloud »

securiser  donnees Cloud

« Celebgate ». Le nom peut paraître cool mais allez dire ça aux 101 stars dont les comptes personnels sur le Cloud ont été hackés. Un pirate informatique a diffusé sur le web au début du mois de septembre des photos très intimes de célébrités dont Jennifer Lawrence ou Kirsten Dunst. Une immixtion dans la vie privée, au cœur des données les plus compromettantes. 

Qu’est-ce que le Cloud computing ?

Vous êtes dans les nébuleuses quand vous entendez parler du « cloud » ? Ce « nuage » n’est pourtant pas aussi éloigné de vous que vous le pensez. Sitôt que vous utilisez votre messagerie sur le web, vous recourez à cette technologie qui rassemble tous les éléments informatiques de votre société sur Internet. Le cloud computing est une vraie petite révolution pour les particuliers et pour les entreprises et connaît une audience grandissante. Il s’agit d’un espace de stockage dématérialisé dont l’utilisation est multiple. Le cloud concerne toutes les applications informatiques externalisées que vous pouvez utiliser, comme les outils de relations-client, de comptabilité ou les outils de partage avec vos collaborateurs. Pour les sociétés, c’est un formidable changement de paradigme puisqu’il permet davantage de flexibilité et augmente la collaboration avec leurs partenaires avec une version constamment mise à jour. Face à un problème, on estime que les sociétés qui utilisent le cloud parviennent à le résoudre plus rapidement que les autres qui n’y font pas appel. Autre atout essentiel pour les entreprises : des contraintes physiques et logistiques en moins puisqu’elles peuvent louer ou acheter des serveurs selon leurs besoins et par conséquent faire des économies si elles n’utilisent pas l’ensemble de leur potentiel. Le modèle économique du cloud s’appuie sur un système d’abonnement mensuel fixe et le paiement s’effectue selon l’utilisation qui en est faite.

Quelles sont les règles de protection à appliquer ?

L’une des contraintes majeures de cette technologie est la perte de la « main mise » sur les données. Les utilisateurs savent que ces dernières sont stockées mais ne savent pas toujours sur quels serveurs ni à quel endroit. Perte, piratage, confidentialité… sont autant de risques et de freins auxquels sont confrontés les particuliers, parfois même sans le savoir, et que doivent intégrer les entreprises pour leur propre sécurité mais aussi pour celle de leurs clients. En faisant appel à un prestataire extérieur, les entreprises doivent être informées du traitement des données. Lorsque vous aurez à le choisir, assurez-vous qu’il vous donne des garanties suffisantes. Cela passe par une information transparente, notamment sur la description des moyens de traitement mis en œuvre et le recours, le cas échéant, à des sous-traitants. Mais aussi par une information sur les lieux de stockage et éventuellement sur les protections des données lorsque celles-ci sont stockées hors de l’Union-Européenne. Les solutions américaines, par exemple, sont soumises au Patriot Act, une loi antiterroriste, votée peu après les attentats du World Trade Center en 2001. Cette loi donne l’autorisation dans la pratique aux services de renseignement du pays d’accéder aux données informatiques des particuliers et des entreprises, et ce, sans demander d’autorisation préalable ni même d’en informer les usagers. Une démarche qui a refroidi nombre de sociétés qui se sont tournées vers des services soumis au droit européen. Enfin votre prestataire doit vous donner des garanties sur le respect et la conservation de vos informations, leur destruction ou leur restitution dans le cas où vous leur demanderiez. Avant de signer le contrat, vous devrez en vérifier les clauses. Rappelez-vous que votre entreprise est responsable légalement de vos bases de données nominative, notamment celles qui concernent vos clients et vos salariés. Vous pouvez intégrer dans le contrat des clauses, vis-à-vis de la coresponsabilité du prestataire en cas de vol des données ou de l’utilisation commerciale non programmée des informations.

Faire du neuf avec de l’ancien

faire neuf avec ancien

L’innovation, un cas d’école pour un entrepreneur. Si toutes les sociétés sont différentes, leurs produits peuvent en revanche fortement se ressembler. Quelles sont les clefs pour se démarquer sur le marché visé ? 

Ne nous promettons pas la lune. La recette miracle d’un produit qui aura du succès… n’existe pas ! Si vous n’avez pas de projets qui sortent du lot, vous pouvez toujours créer ce que tous les autres ont déjà fait… différemment. C’est ce qu’on appelle une « disruption », une rupture ou une petite révolution. En bref, faire du neuf avec de l’ancien est à la base de toute innovation. Les clefs pour réussir ne se trouvent pas dans n’importe quelle poche et vous devrez analyser le marché sur lequel vous souhaitez vous lancer pour déterminer comment votre produit y trouvera sa place.

Innover dans le packaging et la communication

Pour faire du neuf avec de l’ancien, rien de tel qu’innover en matière de communication. Cela peut jouer gros dans la réception d’un produit et apporter une petite révolution dans le secteur en question en déstabilisant les concurrents. Connaissez-vous les céréales pour le petit-déjeuner Shreddies ? Nées en 1939, elles sont vendues essentiellement au Royaume-Uni, au Canada et en Nouvelle-Zélande. Le produit connaît un grand succès, les consommateurs sont attachés à la marque, et ne souhaitent pas que la recette soit modifiée. Pourtant, 70 ans plus tard, difficile de rester leader sur le marché sans faire évoluer le positionnement du produit. La légende raconte que lors d’une séance de « brainstorming » dans l’agence de publicité canadienne Ogilvy & Mather, un jeune stagiaire a l’idée de considérer le produit sous un autre angle. Littéralement. Les céréales en effet sont de forme carrée. Le jeune homme en tourne un de 45 degrés, tout en notant à haute voix qu’il ne s’agit plus d’un carré mais d’un losange. Ce qu’il considère comme une blague devient LA bonne idée publicitaire. Toute la stratégie marketing se base alors sur le fait que le « vieux » Shreddie carré est « boring » (ennuyeux) alors que le « nouveau » produit sous forme de losange est « exciting » (génial). Un coup de com’ qui cartonne, jugé extrêmement innovant et amusant par les consommateurs… alors que bien sûr, le produit, lui n’a pas changé d’un grain !

Servez-vous du web 2.0 !

Impossible aujourd’hui de ne pas s’appuyer sur cet outil formidable qu’est la technologie. Si vous voulez faire du neuf avec de l’ancien, une stratégie sans doute basique mais toujours aussi efficace peut être de profiter de la vague de l’e-commerce et de l’explosion des médias sociaux pour proposer des produits plutôt… traditionnels ! L’exemple le plus marquant est sans doute celui du Bon Coin, qui a littéralement appliqué sur le web le vieux principe du troc de proximité. Avec succès, puisque le site affiche des statistiques insolentes : entré parmi le top 10 des sites les plus visités, il accueille chaque jour 500 000 nouvelles petites annonces !

Pensez au packaging et au design

Une façon de renouveler son produit est également de repenser son design. Pas besoin de s’appeler Tim Cook pour penser qu’un design régulièrement réinventé pourra donner une seconde jeunesse à votre offre ! Le résultat est diaboliquement efficace pour doper vos ventes : vous misez sur l’esthétique du produit, parfois plus parlante et plus attirante que son simple concept ou positionnement. C’est le cas par exemple des eaux Badoit, qui avec des bouteilles rouges interpellent le regard des consommateurs dans des rayons dominés par les couleurs vert et bleu. Ces coups de buzz réussis ne conduisent pas à un changement de produit mais à une modification de la réception et de la perception des consommateurs.

Visez la proximité ou le mono-produit

Quand on se lance sur le marché ou quand on veut innover, il faut apprécier le fait que les consommateurs ont déjà tout ce dont ils ont besoin. Cibler et concevoir un service ou un produit, c’est toucher juste. Et quelle meilleure méthode que de trouver le fondement de nouvelles innovations dans la proximité et le quotidien ? Certains modèles d’entreprises s’adaptent pour concevoir des produits aux plus près des attentes de leur clientèle. C’est notamment l’approche du « Lean Startup » qui permet de lancer un nouveau business en validant les étapes auprès des consommateurs recevant les critiques et modifiant la trajectoire. C’est l’idée qu’un business peut et doit rester flexible pour créer de la croissance et être toujours à même de s’enrichir d’opportunités. Une remise en question continuelle qui profitent autant aux petites entreprises qu’aux grandes, même si l’agilité est plus difficile à mettre en place dans les grosses sociétés. En complément, il peut être intéressant de se concentrer sur un business mono-produit. Un positionnement d’ultra spécialiste dans un domaine précis vous permettra à la fois de doper votre visibilité en tant que marque et de faire évoluer progressivement votre concept au fur et à mesure du temps. Assurément, l’occasion pour votre produit de se rapprocher de la perfection, et d’obtenir une côte de popularité record au sein de votre clientèle !

Garder une bonne relation avec votre banque même en période de crise !

garder bonne relation banque periode crise

La relation entre représentants du milieu bancaire et créateurs d’entreprises a toujours été un peu délicate. Particulièrement en période de crise, où le contexte économique apparaît plutôt tendu, il convient d’adopter quelques bonnes pratiques pour conserver une bonne relation avec elle.

Le contexte économique ne facilite pas la prise de risques. Pas besoin de grands discours. Une banque pèse le pour et le contre, au moment où l’économie fait un peu la tête, avant de délivrer un crédit à une entreprise, quelle qu’elle soit.

Le serpent qui se mord la queue

Depuis 2008, plusieurs entreprises, pourtant viables, se voient refuser des crédits bancaires, alors que ceux-ci leur auraient permis de s’étendre, d’investir et d’embaucher davantage. C’est ce que l’on appelle le « credit crunch » ou « rationnement du crédit ». Un phénomène qui a tendance à accentuer les effets de la crise financière ! D’autant que ce qu’on sait moins, c’est que la nature des relations entre les banques et les entreprises en augmente l’ampleur. Un article de recherche du National Bureau of Economic Research (www.nber.org) publié fin 2013 a montré que les entreprises empruntaient globalement davantage auprès de banques avec lesquelles elles entretenaient des relations de long terme, qu’auprès de banques spécialisées dans les transactions financières pures. Une preuve que même en période de difficultés économiques, la relation peut s’envisager sereinement, si l’on respecte quelques conseils utiles.

Mieux connaître les attentes de chacun

Pour éviter l’installation d’un climat de méfiance, mieux vaut d’abord apprendre à mieux se connaître. Il reste important de travailler en parfaite adéquation pour établir la meilleure relation possible avec sa banque. Bien souvent, c’est le manque de compréhension des besoins des uns et des autres qui pêche. D’un côté, les banquiers doivent prendre en compte que les entreprises cherchent une reconnaissance et une confiance à la hauteur de leur investissement humain dans l’aventure entrepreneuriale (en termes de temps, de difficulté…). Les banques, souvent focalisées sur les aspects purement financiers, doivent comprendre qu’il ne s’agit pas d’un laxisme dans l’examen du risque, mais bien d’une appréciation différente du projet, plus complète, avec un élargissement à des critères qualitatifs. De l’autre, n’oublions pas néanmoins que les banques sont des organismes privés à but lucratif, qui attendent de l’entrepreneur, une bonne connaissance des risques et une vision financière claire de leur business. Les organismes bancaires doivent pouvoir apprécier ces prévisions notamment, pour analyser les conséquences en cas de non-réalisation de tel ou tel paramètre. En tant qu’entrepreneur, c’est donc à vous de démontrer votre démarche, de prouver vos qualités de dirigeant et la potentialité de votre projet. Les entreprises doivent apprendre à se vendre et à constituer des dossiers complets, en établissant des prévisions d’activité et de rentabilité, fiables et réalistes. C’est ce qui fera la différence dans un contexte économique morose, et c’est à ce prix que les banques vous feront confiance.

Dialogue de proximité et interlocuteur adéquat

Bien souvent, une relation de confiance entre banque et entreprise passe par une bonne entente entre le banquier et l’entrepreneur. C’est pourquoi le dialogue régulier entre les deux personnes demeure essentiel pour permettre l’harmonie. Et ce, particulièrement à un moment où chacune des deux parties a besoin de confiance permanente. Du côté des banques, la mise en place d’interlocuteurs dédiés, conseillers entreprises et professionnels, est une initiative intéressante. Cet expert qui entend apporter des réponses adaptés aux entrepreneurs a été mis en place dans de nombreux établissements bancaires. De plus, le plan de sauvegarde de l’économie a institué un nouvel intermédiaire entre les banques et les entrepreneurs : le « médiateur du crédit aux entreprises », dont le but est de concilier les intérêts des deux instances. Un interlocuteur de plus qui devrait, a priori, faciliter le rapport banques-entreprises.

5 conseils pour entretenir une bonne relation banque-entreprise

  • 1. Installez un climat de confiance avec votre banquier.
  • 2. Soyez sûr de votre projet et ayez-en une vision financière claire.
  • 3. Sachez vous vendre : établissez des prévisions de rentabilité.
  • 4. Identifiez l’interlocuteur adéquat et/ou spécialisé au sein de votre agence.
  • 5. Dialoguez, appelez souvent votre banquier, faites des points téléphoniques réguliers, expliquez-lui vos attentes.

Quelles méthodes pour constituer sa flotte automobile ?

quelles methodes constituer flotte automobile

C’est la base pour une entreprise : choisir la solution la plus appropriée pour élaborer une flotte automobile. Location, achat ou moyen hybride… pas toujours évident de choisir ! 

La location Longue durée (LLD), un choix standard

Ce n’est plus une question pour les grandes entreprises qui ont fait le choix de la location longue durée (12 à 60 mois). L’externalisation apporte une simplicité de gestion et se place comme une solution privilégiée face aux risques qui peuvent subvenir aux véhicules. Si donc la location longue durée a tant de succès, c’est que les loueurs s’occupent presque de tout ! Les compagnies assurent les services depuis l’achat à la vente du véhicule en passant par la gestion due à l’entretien, la maintenance, l’assurance, les dépenses liées à un imprévu… Des activités indispensables à un esprit libre des entrepreneurs pour mieux se concentrer sur leur cœur de métier. Surtout quand on connaît la paperasse administrative engendrée par des accidents ou des vols, si le dirigeant s’occupe lui-même, en interne, de la gestion de sa flotte automobile. Le principe est simple : le loueur met à disposition des véhicules neufs et régulièrement entretenus contre un forfait mensuel suivant le modèle de la voiture et un kilométrage prédéfini. Pour une société, un loyer fixe permet de budgéter et de lisser ses dépenses sur la durée. Le montant de la location est défini dans le contrat initial et ne varie pas durant la période de location, exception faite de modification de contenu en accord entre les parties. Si l’entreprise souhaite mettre fin au  contrat avant le terme, elle sera soumise à de fortes pénalités. Autre inconvénient, la société qui loue les services d’un véhicule, ne peut l’acheter en occasion à la fin du contrat.  En termes de fiscalité, la LLD permet la déduction de la TVA de la redevance et la déduction des loyers, considérées comme des charges pour l’entreprise, du bénéfice imposable. à noter que pour la négociation, les dirigeants d’entreprise doivent privilégier les discussions et les commandes avec un nombre restreint de gestionnaires. Un volume d’achat élevé permet des remises intéressantes de la part des constructeurs.

Les petites entreprises privilégient l’achat

Pourtant même si la solution de la location longue durée apparaît plus simple dans son fonctionnement et sa gestion, le domaine ne conquiert toujours pas le marché des PME/PMI et des TPE qui privilégient davantage l’achat de leur flotte automobile sur fonds propres ou à crédit, de la même manière que le feraient des particuliers. Une stratégie qui tire ses origines de la taille réduite de la flotte automobile de petites entreprises et d’un « background » culturel qui prône la sécurité de l’achat à des prestations extérieures. Cette méthode comporte des avantages indéniables : la possibilité de choisir son véhicule, la marque, la couleur, et celle de gérer avec une liberté totale la revente du véhicule. L’entreprise ne paie pas de surcoûts supplémentaires liés au forfait de la location. Sur le plan fiscal, l’achat d’une voiture de société, dite de tourisme, n’est pas considéré comme un achat de matériel, à la différence de véhicules utilitaires ou de voitures « version société ». L’amortissement déductible est donc limité et varie en fonction des émissions de CO2 de l’automobile. La stratégie de l’achat est pourtant à double tranchant pour une petite entreprise qui déciderait de s’équiper sur ses fonds propres. Elle doit savoir efficacement gérer sa trésorerie pour ne pas se retrouver à fond de cale, sans avoir anticipé les entrées et les sorties de ses caisses. Un véhicule doit aussi être entretenu régulièrement, et les frais « surprises » arrivent toujours aux mauvais moments, d’où la nécessité d’avoir une trésorerie solide qui permette de prévenir les difficultés éventuelles.

Les alternatives : location moyenne durée et location avec option d’achat

La location moyenne durée (6 à 12 mois) n’est pas une solution des plus connues. Pourtant elle répond à des besoins ponctuels et spécifiques que peuvent connaître des entreprises. Dans ce sens, elle accorde plus de flexibilité aux dirigeants qui font face à des situations provisoires, et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise. Ce mode de location correspond tout particulièrement à des recrutements en CDD ou à des chantiers de courte période pour lesquels avoir un véhicule à disposition est indispensable. La location avec option d’achat (LOA) est un contrat particulier qui peut être proposé par des constructeurs automobiles, des sociétés spécialisées ou des banques. Ce sont ces dernières qui achètent les véhicules pour les louer en crédit-bail aux entreprises pour une durée moyenne de 3 à 5 ans. L’entreprise qui opte pour cette solution souhaite garder ses actifs intacts et ne pas avoir à s’occuper des frais d’assurance. Les mensualités sont considérées comme des charges déductibles et l’entreprise ne paie pas de taxe sur les véhicules de sociétés (TVS). L’inconvénient majeur est que le véhicule est soumis à un kilométrage strict que la société ne doit pas dépasser, dans le risque de payer une taxe supplémentaire. La voiture doit également être rendue suivant un calendrier précis.

Rafraîchir sa flotte

En 2014, la tendance est à la prolongation des contrats de LLD plutôt qu’à un renouvellement de la flotte automobile des entreprises. La crise est passée par là. Face à des véhicules de plus en plus fiables et un nombre de kilomètres réduit, les sociétés souhaitent conserver plus longtemps les voitures plutôt que renouveler leur parc. Rafraîchir sa flotte automobile conserve tout de même des avantages comme celui de bénéficier des dernières innovations en termes de technologie mais également de réduire sa consommation de carburant et d’émissions de CO2.