Category Archives: Management

Managers, pour obtenir plus de vos salariés, laissez-les travailler chez eux!

Les managers ont peur de sauter le pas. Il suffit pourtant de suivre quelques règles pour que le télétravail devienne une véritable source de productivité pour les entreprises.

On estime à 9% la part des salariés télétravailleurs en France.

On estime à 9% la part des salariés télétravailleurs en France.

Ne pas perdre de temps dans les transports, déjeuner avec les enfants, couper l’après-midi par une sieste ou un jogging… Vos salariés en rêvent. Les cadres français sont 71% à souhaiter télétravailler (1). Mais ils disent être freinés par le manque de confiance des managers. Pourtant, l’entreprise a tout à gagner à répondre à cette aspiration.

En télé-travaillant, on est 22% plus productif (2), car moins stressé et plus reposé. La pratique permet de réduire l’absentéisme… mais aussi le présentéisme, le fléau des salariés qui se forcent à rester au bureau pour prouver visuellement leur activité. Ce comportement, pourtant, coûte entre 13,7 et 24,9 milliards d’euros par an aux entreprises (3).

Pour inverser la tendance, voici les conseils de Laetitia Génot, du cabinet de conseil Kurt Salmon.

Apprenez à faire confiance

La clé du télétravail, c’est la confiance. « Il faut repenser le management et fonctionner par objectifs, explique Laetitia Génot. Le collaborateur s’organise comme il veut, et on fait un point à son retour au bureau ». Oubliez donc le flicage, détendez-vous et contemplez le résultat.

Gardez les équipes soudées

Attention, le télétravail doit tout de même être cadré. « Le salarié doit être disponible la journée, et on conseille d’autoriser deux jours maximum à la maison », explique Laétita Génot. Des périodes « d’absence » prolongées peuvent conduire le salarié à perdre conscience que son bureau et ses collègues forment son environnement de travail naturel. La spécialiste recommande d’instituer une journée sans télétravail pour que tout le monde se retrouve.

Autre règle: ne pas faire de favoritisme. « Chacun doit avoir le droit de télé-travailler, mais ce droit peut être retiré à tout moment : si les objectifs ne sont pas maintenus ou en cas de pics d’activité « . Le télétravail doit s’adapter aux besoins de l’entreprise et non l’inverse.

Des outils pour rendre le télétravail efficace

Les équipes qui travaillent en ligne sont tout aussi efficaces que celles qui se voient physiquement. Encore faut-il leur en donner les moyens. Messageries instantanées, calendriers partagés, logiciels de visioconférence, outils de création simultanée par les salariés, cloud… Des tas d’outils sont à votre disposition.

Identifiez vos besoins et mettez en place les solutions avant de vous lancer. Et surtout, fournissez aux salariés le matériel qui leur est nécessaire (postes de travail, téléphonie et de solutions d’impressions). Du vrai matériel. Certaines entreprises jouent avec les limites de l’obligation légale pour fournir des ordinateurs portables peu performants ou un accès Wi-Fi très limité. Pas idéal pour la motivation. Les entreprises ont intérêt miser sur le télétravail, mais elles doivent réellement investir pour en tirer des bénéfices.

(1) Etude Odoxa et Syntec Numérique, Mars 2015

(2) Etude Greenworking de 2012

(3) Surexploitation d’études par Matthieu Poirot, fondateur du cabinet Midori Consulting

rédigé par Ingrid Falquy (Creafeed)

La situation du recrutement d’administrateurs en Europe | Au-delà du « Old Boys’ Network »

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

Je vous invite à lire un rapport très intéressant réalisé par European Confederation of Directors Associations (ecoDa) et la firme de consultation en recrutement de cadres et d’administrateurs Korn Ferry, portant sur l’évolution du processus de recrutement d’administrateurs dans les entreprises européennes.

L’étude conclu que l’ère de la nomination d’administrateurs, choisis parmi le cercle restreint du réseau de l’entreprise (Old Boys’ Network), est révolue. Les organisations européennes ont adopté un processus de recherche systématique d’administrateurs externes d’expérience.

En premier lieu, le document présente, succinctement et clairement, un aperçu des différents régimes de gouvernance européens. Cette partie du rapport apporte un éclairage concis sur la situation de la gouvernance en Europe.

À la suite d’entretiens avec des douzaines de praticiens chevronnés, l’étude identifie quatre grandes forces qui influencent le choix des administrateurs de sociétés :

  1. La turbulence économique et l’instabilité de la zone euro imposent de nouvelles façons de faire;
  2. Les entreprises sont de plus…

Voir l’article original 876 mots de plus

La mauvaise habitude qui amoindrit l’efficacité des leaders

Si vous voulez réussir en tant que leader, mieux vaut éviter certains comportements qui vous feront passer pour peu efficace.

Quand vous faites une erreur au travail, il est toujours tentant de se dédouaner en rejetant la faute sur quelqu’un d’autre ou en expliquant comment des facteurs hors de votre contrôle ont contribué à votre échec.

Les chercheurs affirment que les leaders qui agissent de la sorte sont perçus comme moins efficaces que ceux qui reconnaissent leurs torts et cherchent des moyens de s’améliorer. Un tel comportement est la preuve d’une attitude défensive. Un manager sur la défensive aura en effet tendance à être fermé à toute remise en question ou critique.

Selon les chercheurs du Teachers College de l’université de Columbia et du Center for Creative Leadership, une attitude défensive va à l’encontre de la « capacité de raisonnement ». Selon eux, la capacité de raisonnement est l’état d’esprit qui permet aux personnes de s’imposer en tant que leader et d’assumer les problèmes auxquels doit faire face leur entreprise.

La capacité de raisonnement inclut des pratiques comme l’autoévaluation, la remise en cause du statu quo, l’intégration rapide de nouvelles compétences ou la prise en charge de projets dont le succès n’est pas garanti. Les études ont montré que les cadres disposant de cette capacité de raisonnement réussissaient mieux (ils étaient mieux payés et mieux évalués par leur employeur).

Une attitude défensive entrave la capacité de raisonnement et le succès

A l’inverse, une attitude défensive entrave la capacité de raisonnement et le succès des leaders. Les chercheurs ont analysé les retours reçus par 134 leaders de la part de leurs supérieurs. Ils ont découvert que ceux qui avaient une attitude défensive étaient considérés comme moins efficaces en termes d’évaluation de soi, de communication, d’adaptabilité et de capacité à remplir des objectifs. Ainsi, les managers ont tout intérêt à concilier dynamisme et remise en cause.

De la même manière, en ce qui concerne les traits de caractère valorisés par les pairs et les collaborateurs, les données ont montré que les leaders qui cherchent à avoir des retours sur leurs actions et essayent d’apprendre de leurs expériences (un comportement que les chercheurs appellent « réfléchi ») sont généralement considérés comme plus efficaces en termes de gestion d’équipe et de conduite du changement.

Mais comment quitter cette attitude défensive et cultiver un comportement réflexif dans sa méthode de management ? Les chercheurs recommandent de résister à la tentation de répondre immédiatement à un commentaire. Ainsi, vous restez ouvert à toute possibilité d’amélioration même si cette situation ne vous met pas à l’aise. Et en ce qui concerne le comportement réflexif, les chercheurs suggèrent de se tenir au courant des projets récents qui concernent votre secteur d’activité. Il est nécessaire de se demander régulièrement ce qui s’est passé, pourquoi cela s’est passé et ce qui peut être fait pour assurer un succès futur.

Article de Shana Lebowitz. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : The bad habit that makes leaders less effective

Do You Have Enough Grit To Make It As An Entrepreneur?

Certain words invoke powerful images in the mind—and “grit” is one of those words. When we associate grit with someone, it goes far beyond just being tough. It’s that something extra in the face of adversity.

Through the years we have seen many stories of grit, and it touches us deeply when the human spirit triumphs over situations that seem insurmountable. The Grit dynamic comes from several character traits: Intensity, toughness and a never-give-up, scrappy perseverance.

Grit Trumps Other Factors

Dr. Angela Duckworth, Ph.D. and Assistant Professor of Psychology at the University of Pennsylvania, has developed a way to measure a person’s grit. Her findings show that people who score high on the Grit Scale are usually more successful than their brilliant but less motivated counterparts. Her research also shows that students with high Grit Scale scores get better grades and have more job success after graduation than those with lower scores.

To succeed as an entrepreneur, you need a special quality called Grit.
To succeed as an entrepreneur, you need a special quality called Grit.

Our “Gritometer” Quotient

Ask yourself these questions to determine your current level entrepreneurial grit:

1. Passion Quotient: Are you intensely passionate about what you do? Do you give it all you’ve got or clock out dutifully every day at 5pm?
2. Challenge Quotient: When challenges show up in your life, do you cower or do you face them head-on without flinching?
3. Result Quotient: Do you have a results-oriented mindset? Do you consistently create results or make excuses?

4. Production Quotient: Can you handle being defined by what you produce? Have you ever created anything of substance that you will be remembered for?

5. Whining Quotient: Do you create fear, excuses, or roadblocks in the game of work?

6. Phoenix Quotient: Can you fail with dignity and grace and rise again stronger, more humble, and ready for the next play?

Entrepreneurs are defined by performance. Employees get paid a salary whether their company shows a profit or loss—entrepreneurs only make money if they show a profit. Because of this, intensity and toughness are vital tools in the entrepreneur’s toolshed.

Our New York friends, Gary O’Neil and MJ Gottlieb from Hustle Branding, taught us a great deal about grit this year. The best entrepreneurs have tough skin and soft hearts.

“Successful entrepreneurs do things they don’t want to do. A true entrepreneur builds his or her company from the ground up. So he knows how to sweep floors, clean toilets, pack boxes, and do all the things you eventually pay other people to do when you have the money to do it… and even then you have to still be willing to roll up your sleeves and get gritty,” says MJ.

Entrepreneurs also seek out the good in others and go the distance when others clock out at 5pm. MJ recalls an interesting story about Gary that epitomizes grit: “I remember one day Gary took off from Los Angeles to San Francisco to get a celebrity to wear one of our shirts. When he got to San Francisco it turned out the celebrity had flown back to Los Angeles… so he jumped in the car in the middle of the night and drove back.”

Given the challenges that entrepreneurs tackle on a daily basis, grit is vital for success. Let’s face it, entrepreneurs enter a world where there are vastly more failures than successes. In order to succeed, we need to have an unrelenting belief that our business and ideas will defy the statistics and become the success story that we have always strived to achieve.

So, given the odds, what does it take to break through? Grit: the battle of will, and unflinching intensity and toughness to achieve the results that you desire.

In their first business, MJ and Gary drove from Colorado to San Francisco for a 10-minute radio interview. It was their first interview. They didn’t have the money to fly so they drove across the country and got caught in a brutal ice storm in Cheyenne, Wyoming and were stranded between two trucks that had jackknifed in front and in back of them, so they were blocked in. Somehow they made it to the interview. Now that was gritty!

Success is often measured by a person’s grit. Intelligence is helpful when embarking on the entrepreneurial journey, but grit is the defining trait that will allow you to push past failure, disappointment, fatigue, and all the other challenges you confront.

MJ pointed out that you need to have intensity and toughness, but they cannot replace the need to prioritize and work smart. Quality works at a thousand times the pace of quantity, which is something he focuses on his book, How To Ruin A Business Without Really Trying. This is a great guidebook for those interested in “upping their grit game.”

Business model à la loupe : le cas Captain Contrat

  • Evelyne Platnic Cohen

    Evelyne Platnic Cohen

Chaque mois, nous vous proposons de vous plonger dans le business model d’une jeune entreprise. Pour décrypter ses points forts et ses points faibles, le regard acéré d’une experte, Evelyne Platnic Cohen, chef d’entreprise* et mentor de start-up.

Le business model de Captain Contrat à la loupe

– Qui êtes-vous en quelques lignes ?
Maxime Wagner : j’ai co-fondé avec mon frère Philippe et 3ème associé Pierre Gielen une start-up appelée Captain Contrat qui a pour mission d’aider à l’émergence de l’entrepreneuriat en France en démocratisant le juridique.

– Quel est votre concept ?
Nous proposons via notre site tous les documents juridiques dont les start-up / TPE / PME ont besoin pour créer et développer leur activité. Notre spécificité est de proposer ces documents rédigés et personnalisés par des avocats mais à des prix raisonnables (4x moins chers en moyenne). Pour atteindre ces niveaux de prix, nous devions faire gagner un temps substantiel à l’avocat et c’est pourquoi nous avons développé un logiciel de génération de documents qui leur fait gagner beaucoup de temps en préparant une première version du document basée sur les réponses de l’entreprise à un questionnaire en ligne. Partant de cette première version, l’avocat conseille son client par téléphone, personnalise le document pour le rendre sur-mesure et s’engage sur sa qualité. En faisant gagner du temps à l’avocat, nous faisons économiser l’entreprise en frais juridiques.

– Quelle est l’origine de votre idée?
Nous avions monté une première entreprise avec Philippe lorsque nous étions au lycée et avions été surpris par 1) les prix exorbitants des documents juridiques de qualité 2) la complexité administratives pour créer une entreprise en France. Il nous a semblé évident qu’il était possible d’apporter de la valeur à ce secteur grâce aux technologies. Après avoir validé notre concept auprès de nos cibles, Captain Contrat est né.

– A quel besoin répondez-vous ? Quelle est votre cible ?
Nous répondons aux besoins juridiques récurrents des entreprises. Avant Captain Contrat, les seules solutions pour obtenir ses documents juridiques étaient 1) les modèles à télécharger mais qui sont standards et mettent en danger l’entreprise 2) les documents rédigés par des avocats mais qui sont hors de prix. Et pourtant aucune entreprise ne devrait négliger son juridique. Notre cible est donc l’ensemble des 3 millions de TPE / PME en France, que l’on accompagne dans toutes les étapes de leur développement.

– Quelle est la segmentation envisagée pour votre offre ?
Nous développons, avec nos avocats, des gammes de documents pour plusieurs segments d’entreprises. Par exemple des pactes d’associés et CGV (conditions générales de vente) pour les start-up du web, des statuts de SAS / SARL pour les créateurs, des offres spécifiques aux chauffeurs VTC, des contrats commerciaux pour les entreprises de négoce, des CDI pour les restaurateurs, des contrats de prestations de services pour les sociétés de service… Nous élargissons continuellement notre gamme pour couvrir tous les besoins juridiques des entreprises.

– Quels sont vos objectifs?
Notre objectif est d’accompagner plus de 1.000 entreprises en 2015 et nous sommes bien partis puisque nous avons déjà accompagné 250 entreprises au 1er trimestre.

– Quels sont vos concurrents et quoi vous seriez meilleurs?
Nos concurrents sont les sites de modèles et de génération de documents juridiques personnalisés. Mais le juridique est un domaine complexe et l’entrepreneur ne doit pas être laissé seul devant son questionnaire car les erreurs sont fréquentes et surtout fatales. Nous faisons donc intervenir systématiquement un avocat dans toute rédaction de documents, cela permet aux entreprises d’obtenir des documents sur-mesure et de déléguer la responsabilité du document à l’avocat.

Le business model de Captain Contrat décrypté par Evelyne Platnic Cohen, chef d’entreprise (Booster Academy) et mentor de start-up pour WBMI et MoovJee

Captain Contrat surfe sur plusieurs vagues :
• Une  volonté de plus en plus répendue de monter sa propre entreprise
•  La recherche permanente de rendre des services traditionnels  low cost
•  Rendre plus accessibles au travers d’internet un certain nombre de services classiques.

-Clé de réussite :
La réussite de leur service passe par la mise en place de partenariat avec des sites, des syndicats professionnels ou des groupements. Internet n’enlèvera pas dans leur transaction l’intervention humaine, car l’importance du sujet demande encore une confortation humaine, et une partie importante des closing se fera par téléphone.
Enfin il reste un vrai sujet sur l’élaboration de contenu afin d’occuper la place sur ces sujets et travailler le référencement du site.

-Le potentiel :
Il y environ 400.000 créations d’entreprise par an dont un quart par des moins de 30 ans ce qui est une bonne première cible. Il sera donc important à terme  de diversifier l’offre afin d’élargir la cible et le potentiel.

-A retenir 
L’avis d’Evelyne Platnic Cohen : Captain Contrat est un joli modèle qui affiche une rentabilité et une forte progression constante depuis le départ du projet.

Les Toltèques au secours du management

Pour les Toltèques, les individus sains, n'agissent pas exprès contre autrui. Cet accord invite à taire son ego et à prendre du recul.

Pour les Toltèques, les individus sains, n’agissent pas exprès contre autrui. Cet accord invite à taire son ego et à prendre du recul.

Et si les managers s’inspiraient des sages de la civilisation pré-aztèques? Médire, prendre tout pour soi, interpréter, ressasser… Autant de postures négatives que les Toltèques récusent. Voyage dans leur philosophie avec Patrice Ras, conférencier et formateur.

Les Toltèques auraient apporté aux Aztèques leurs savoirs scientifiques et leur philosophie. En 1997, le médecin-chamane et auteur mexicain Miguel Ruiz* extrait la quintessence de cette culture ancestrale, transmise par voie orale, au travers de cinq accords qu’il écrit. Une sorte de code de bonne conduite pour vivre en harmonie avec soi et les autres. Universel et intemporels, ces principes peuvent être inspirants pour les managers car aptes à briser les croyances limitantes de chacun et à faire émerger l’intelligence collective dans l’équipe. A chaque leader de les incarner avec son propre style.

1. « Que votre parole soit impeccable »

Qui n’a jamais critiqué son collègue, son chef, le fournisseur? Qui n’a jamais colporté des rumeurs? Or pour les Toltèques, la parole est un don divin, elle est sacrée, car elle nous distingue des animaux. Il faut la respecter, en ne proférant pas n’importe quoi et à n’importe qui. Le tabou chez les Amérindiens, c’est de parler sur les autres ou contre les autres. Ce principe incite à soigner son expression orale, à parler avec intégrité et à ne dire que ce qu’on pense – sa vérité – sans dénigrer quiconque (ni soi-même).

Le bénéfice: une communication fluidifiée dans l’équipe, des relations plus confiantes, la possibilité pour chacun de formuler son ressenti en toute sécurité.

Conseils. Parlez directement aux autres via des demandes et non des reproches ; en vous adressant à vos collaborateurs remplacez les « mais » saboteurs par des « et » ; évitez d’utiliser les « on » et les « nous » (« on y va »!), ce qui équivaut à se positionner à leur place

2. « N’en faites pas une affaire personnelle »

Votre chef récupère l’un de vos dossiers? Vous le maudissez de vous pénaliser alors qu’il s’agit sans doute pour vous soulager. Vous prêtez aux autres des intentions qu’ils n’ont pas… « Ce que les autres disent ou font n’est qu’une projection de leur propre réalité et de leurs croyances », résume Miguel Ruiz. Il y a votre perception et celle de vos interlocuteurs. Votre interlocuteur, de son côté, peut aussi se sentir attaqué par vous en croyant que… à tort. Chacun vit des choses dans sa bulle. Dès lors, pourquoi se sentir blessé par tels propos ou agissements ? Pour les Toltèques, les individus sains, n’agissent pas exprès contre autrui. Cet accord invite à taire son ego, à prendre du recul.

Le bénéfice: le gain du temps et de l’énergie perdus dans les querelles d’ego, la disponibilité de tous quelles que soient les circonstances (crise, problème aigu…)

Conseils. Prenez la responsabilité de vos émotions ; face à un évènement stressant, faites le distinguo entre votre mission et votre personne, qui ne se limite pas à effectuer ces tâches ; évitez de répliquer à un n-1 ébranlé par une décision , »c’est ton problème »; dites « je réalise ce projet avec Jean » et pas « pour Jean ».

3. « Ne faites aucune supposition »

Les projets que vous jugiez emballants font un flop ? Vous avez anticipé à tort l’enthousiasme de l’équipe. Zoé ou Jean ne vous ont pas dit « bonjour » ? Vous imaginez, que ces deux là vous en veulent, alors qu’ils ne vous ont pas vu. Votre mental interprète tout et cherche des explications rationnelles, souvent en négatif. Cet accord pousse à vérifier ce qui se passe chez l’autre – s’il a bien compris, s’il a objections… – et à communiquer clairement sur vos besoins, vos désirs, votre attente.

Le bénéfice: l’évacuation de tout ressentiment, laissant de l’espace dans votre tête et dans celles de vos collaborateurs, pour avancer.

Conseils. Posez des questions ouvertes à vos interlocuteurs avant de juger leur état d’esprit ; repérez vos pensées parasites, « Il a l’air de.. », « J’ai l’impression que… » ; allez voir Zoé ou Jean pour récolter leur point de vue ; acceptez de dire « je ne sais pas »; proscrivez les sous-entendus.

>> Lire aussi: Le questionnement: tout un art !

4. « Faites toujours de votre mieux »

« Si j’avais su », « J’aurais dû », « Pourquoi n’ai-je pas…? » Cette auto flagellation ne sert à rien. Une fois le travail rendu, les dés en sont jetés, inutile de refaire l’histoire, de culpabiliser. Les Toltèques sont à 100% dans le présent. En outre, comme la mort ne prévient pas, ils convient de faire ou de dire les choses tout de suite, en luttant contre la procrastination. Cette maxime exhorte à l’action forte et immédiate plutôt qu’à la réflexion en boucle, qui tue la prise de décision.

Le bénéfice: la prise en compte des limites de chacun… et du potentiel de tous ; la satisfaction d’avoir exploité pleinement ses capacités et celles du groupe.

Conseils. Réglez les problèmes au fur et à mesure, et faites-le à fond pour éviter regrets et remords ; bannissez les règlements de compte qui vous plongent dans le passé. ; tirez parti de vos erreurs (et de celles de vos coéquipiers).

5. « Soyez sceptique mais apprenez à écouter »

Prenez le temps de laisser la parole de l’autre se décanter en vous, puis utilisez la force du doute pour remettre en question les vérités présumées énoncées par votre entourage ou votre dialogue interne. Car selon les Toltèques, la vérité en soi n’existe pas. Cette posture engage à faire preuve de discernement et de lucidité, à s’ouvrir à d’autres possibles, à la tolérance et au partage.

Le bénéfice: la sérénité hors de toute joute oratoire et de toute tentation d’avoir raison sur l’autre en permanence.

Conseils. Remplacez les « oui mais… » par des « oui et… »; laissez parler chacun à tour de rôle, sans couper la parole, comme ces chefs indiens dans les tipis qui, lors de décisions graves, se passent la pipe afin de s’exprimer sans être interrompus. A la fin, tout le monde se retrouve d’accord.

Difficile de décrocher du travail, même pendant les vacances estivales

Qu’ils consistent à lire tranquillement un livre à la maison ou à explorer les fonds marins à l’autre bout de la planète, les vacances estivales ont généralement pour objectif principal de décrocher du travail.Mais avec la technologie, il devient de plus en plus difficile de couper totalement les liens avec le bureau, particulièrement pour les hauts dirigeants, révèle un sondage de Robert Half.

Parmi les 270 directeurs financiers interrogés dans le cadre de ce sondage, près de la moitié (43 %) ont indiqué qu’ils communiquent avec le bureau au moins une fois par semaine pendant leurs vacances estivales.

« La technologie facilite la prise de contact avec le bureau, même pendant nos périodes de repos. On peut donc avoir du mal à se déconnecter du travail pendant des périodes prolongées. Les appareils mobiles offrent un accès en continu et il est ainsi difficile de résister à la tentation de prendre des nouvelles du bureau », soutient David King, président de la division canadienne de Robert Half Management Resources.

« Les dirigeants financiers sous-estiment souvent l’importance de prendre le temps de se détendre; cela leur permet de revenir avec un regard neuf, d’accroître leur productivité et de renforcer leur capacité à prendre des décisions. »

En ne prenant pas de véritables congés, les dirigeants risquent de nuire à leur productivité et à celle de leurs employés. De plus, les employés pourraient penser que l’organisation n’accorde pas beaucoup d’importance à la question de l’équilibre travail-vie privée. « Donner l’exemple est la meilleure façon de réduire le risque de perdre des employés exceptionnels qui recherchent une culture de milieu de travail plus flexible », ajoute David King.

Voici quelques conseils élaborés par Robert Half pour éviter de passer ses vacances les yeux rivés sur son téléphone :

  • Fixez des attentes. Indiquez à vos collègues la fréquence et les moments auxquels vous prendrez des nouvelles (si vous en prenez!). Ainsi, ils seront moins enclins à communiquer avec vous à d’autres moments que ceux que vous avez établis.
  • Tirez avantage de l’aide de votre successeur. Vos vacances sont l’occasion idéale pour votre remplaçant de gérer des projets d’une plus grande envergure et de se préparer à assumer davantage de responsabilités. Désignez-le en tant que personne à joindre durant vos vacances et indiquez ses coordonnées dans vos messages d’absence du bureau.
  • Faites confiance à votre équipe. Même si certains aspects de votre travail nécessitent votre attention particulière, laissez vos employés gérer le plus de tâches possible. S’ils ont besoin d’un coup de main, songez à solliciter les services d’un consultant pour assurer le bon déroulement des projets importants.
  • Planifiez votre retour. Partir en vacances au moment où votre absence se fera moins sentir, ce n’est pas sorcier, mais il faut aussi bien planifier votre retour. Par exemple, prévoyez une journée entre la fin de vos vacances et votre retour au travail pour éviter d’avoir à travailler le lendemain d’un vol de nuit.
  • Facilitez votre retour au travail. Donnez-vous le temps nécessaire à votre retour au travail pour lire vos courriels et régler toute question en suspens. Évitez de tenir une foule de réunions ou de prendre trop d’engagements les premiers jours.

Startup et financement: l’encaisse comme arme ultime

Avatar de Karina BrousseauLe feu sacré

Comme une épée de Damoclès, l’argent est la question planante dans l’esprit de tous les entrepreneurs. À chaque virage, chaque embranchement de la trajectoire de développement d’une entreprise, le financement peut représenter une menace à la survie des projets, l’étendue maximale des tactiques promotionnelles, la formation des employés, etc. Je discute de la question avec Frédéric René, un entrepreneur en commerce électronique qui ne baisse jamais la garde concernant les risques, malgré les conditions favorables dans lesquelles son travail s’effectue a priori.


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Inévitable « bootstrapping »

Liki, une jeune startup offrant des solutions technologiques aux marchands et aux ambassadeurs d’industries, connaît depuis près de 3 ans déjà, un succès enviable. Récemment offerte en marque blanche à des revendeurs, la solution de commerce en ligne fait beaucoup parler dans le marché. Les ventes de la solution vont bon train, le nombre d’employés a triplé depuis un an et la boîte s’apprête à ouvrir…

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