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FIABILISEZ VOTRE TRAFIC GRÂCE AU CERTIFICAT SSL !

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Un des moyens pour donner confiance à vos acheteurs et les fidéliser par la suite est le certificati SSL ! Pourquoi ce facteur est devenu déterminant pour nos sites e-commerce ? Parcequ’il permet de montrer la fiabilité de nos moyens de paiement, alors je dis OUI aux certificats SSL.

Qu’est ce qu’un  certificat SSL ?

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Ce certificat est installé sur un serveur, il a pour but de lire des données cryptés. Concrètement il permet d’éviter l’interception de données transmissent (du genre coordonnées bancaires). C’est pour cela que l’utilisateur avancé qui viendra sur votre site se sentira rassuré par la présence du certificat. J’ai dis utilisateur avancé car il ne faut pas se leurrer, un utilisateur « lambda » n’aura jamais confiance au web, c’est la qu’intervient le paiement par chèque et les appels au service commercial pour se rassurer sur les sécurités de paiement. L’image ci-contre montre l’icône SSL dans le 1er cadre représenté par le cadena. Et en dessous on peut voir qui à délivré le certificat. En effet il en existe des gratuits qui peuvent se montrer peu fiable.

Où puis-je commander mon certificat ?

Vous avez la possibilité de faire un essai gratuit et tester les certificats SSL de Thawte, le site est en anglais mais vous aurez la possibilité d’essayer ces certificats.

Quels sont les différents types de certificat SSL ?

Le SSL à validation étendue :

  • Vérification de l’existence légale et opérationnelle de la société
  • Vérification de la précision des données fournies
  • Vérification de la propriété du nom de domaine
  • Vérification de l’accord d’émission du dit certificat

Avec validation de l’entreprise : dans ce cas là, on vérifie si l’entreprise possède bien le nom de domaine et à tous ses droits dessus

Avec validation du nom de domaine : celui ci est le seul disponible à des personnes physique (travaillant seule par exemple). elle ne requiert que la validation du nom de domaine.

Conclusion

Comme on a pu le voir le SSL est un des facteurs permettra la conversion de votre trafic en vente. Alors n’hésitez pas à vous en procurer un !

BIEN CHOISIR SES SUPPORTS DE COMMUNICATION

 L’enjeu du choix d’un support marketing, passe, pour une entreprise, dans le fait de réussir à définir ses objectifs, ses cibles, ses messages et ses axes de communication.

On explique pourtant peu souvent les spécificités des différents moyens de communication.

Pourtant, la palette d’outil est extrêmement vaste.

On sépare habituellement les supports de communication en deux grandes catégories :
les supports média et hors médias.
Le média passe par exemple par la télévision, la radio, le cinéma, etc, tandis que le hors média concerne généralement le marketing direct, comme le mécénat, le street marketing, etc.

La presse écrite

La presse écrite, bien qu’en diminution en volume de vente, reste toujours très utilisée par les entreprises pour communiquer. Elle permet un excellent ciblage de la communication. La presse écrite de proximité fonctionne très bien par exemple en ciblant le secteur géographique. De même, la presse spécialisée est très utile pour cibler un seul public, un public de professionnels ou de passionnés.

Etant un média d’actualités, la presse conviendra parfaitement à à la communication d’une actualié précise d’une entreprise, même si le temps de mise en place peut être relativement long.

Il faudra donc gérer toutes ces spécificités en amont.

La radio

La radio permet de mettre en place quasiment les mêmes avantages que le support de la presse écrite, on peut cibler un secteur spécifiquement, un public particulier, etc.

Ce support est très intéressant, au niveau des radios locales, pour les PME par exemple.

L’affichage

Affichage sur des véhicules, des murs, des panneaux lumineux, en bord des routes, etc…

L’affichage offre des possibilités quasiement infinies et est extremêment présent dans notre vie de tous les jours. Il permet une bonne couverture de masse en ciblant le grand public. Une fois encore, c’est la quantité et la répétition qui font la qualité du média. La limite de ce média reste dans le fait qu’il est peu précis.

Internet

Il est désormais LE média référent.

Par le biais de bannières publicitaires, campagnes virales, blog, de son propre site internet, on peut acquérir une visibilité quelle que soit notre offre.

Bénéficiant d’une audience mondiale, de tarifs abordables, et répondant à tous les besoins de communication, internet est maintenant le moyen idéal de se faire connaître et de promouvoir son offre.

La seule contrepartie est d’effectuer un suivi rigoureux de ses actions afin de conserver une cohérence de communication.

Les supports print

Plusieurs types de support papier permettent de communiquer sur son activité.

Plaquette, flyers, dépliants, newsletter…

La plaquette permet de répondre à des objectifs de long terme, en présentant la structure dans son ensemble, en informant, en améliorant l’image de l’entreprise.

Elle permet de se présenter auprès de clients, de prospects, etc…

Le dépliant, lui, permet de présenter un produit ou un service précis, une formation, une action, un programme, etc…Sa forme se doit d’être pensée dans une certaine cohérence.

Le flyer, quand à lui, est réservé au très court terme. Très peu cher et facilement diffusable, il répondra facilement à un lancement de produit, ou a une annonce d’événement.

Enfin, la newsletter permet de mettre en place une communication rgulière avec ses clients ou prospects.

Son efficacité repose sur sa régulartité et sa réactivité.

Les relations publiques

Cela regroupe les ralations presse, la présentation de l’entreprise lors d’un salon professionnel, un séminaire, etc…Les relations publiques répondent essentiellement à un objectif d’image et de notoriété, en rencontrant quelques clients, et globalement, en faisant mieux connaître son entreprise et ses produits à un large panel de cible.

Vous l’aurez compris, toutes les techniques de communication ont leurs spécificités, leurs avantages et leurs inconvénients, qu’il conviendra de prendre en compte au moment de vous lancer dans une campagne marketing!

Comment devenir membre d’un club d’affaires ?

Tout ce qu’il faut savoir avant d’entrer dans un club d’affaires.

Qui peut devenir membre ?

De nombreux clubs s’adressent aussi bien aux petites entreprises qu’aux grands groupes de tous les secteurs d’activité. Les clubs BNI comptent ainsi parmi leurs membres 46 % de dirigeants d’entreprises de moins de 11 salariés. Électricien, expert comptable, consultant en management ou dirigeant d’entreprises de logiciels sont assis à la même table.

Les conditions pour entrer dans un club d’affaires

• Être coopté :

Tous les clubs exercent un contrôle à l’entrée. Pour autant celui-ci est souvent assez souple. Au club REUSSIR, une simple demande auprès de la présidente ou d’un membre suffit pour déclencher une rencontre.
Le club évalue alors si les attentes du candidat correspondent aux possibilités du club.

• Exercer une activité pas ou peu représentée au sein du club :

Les animateurs de clubs sont toujours soucieux d’éviter la surreprésentation d’une profession. Mettre des concurrents directs en relation enrayerait la dynamique des échanges.
Dans les clubs BNI, c’est une des règles de fondement des groupes. Un seul représentant par profession et par groupe.

Participer à un club d’affaires, combien ça coûte ?

La cotisation annuelle est très variable. Elle est souvent calculée en fonction de la taille des entreprises. Trois barèmes pour vous repérer :

Comptez en plus une participation aux événements organisés par votre club. Par exemple pour le club REUSSIR

Petit-Déjeuner : 10 €
Soirée business : le prix d’un dîner, variable en fonction du restaurant. Si une animation extraordinaire ou un  spectacle est organisé, comptez entre
70 et 100 €.

Où trouver les clubs d’affaires ?

Consutlez :

  • L’annuaire de Place des réseaux, plus de 1000 réseaux inscrits
  • L’annuaire des clubs de votre CCI
  • Les listes d’associations et groupements référencés par votre Mairie

La plateforme Viadeo : elle compte parmi ses forums d’échanges de nombreux clubs business organisant des rencontres physiques régulières.

Ressources :

>> Le Guide des clubs, cercles et réseaux d’influence, de Laurent Renard, éditions Les Echos Editions

Data management platform : les 5 questions que vous vous êtes sans doute déjà posées

Data management platform

Dans un univers où la data est devenu l’or noir que tout le monde se dispute, la question du DMP, cette plateforme où convergent média et marketing, est devenue cruciale.

Data management platform… Si vous avez écumé les conférences digitales cette année, vous avez sans doute entendu ce terme revenir inlassablement dans la bouche des intervenants. Peut-être vous êtes vous, vous-même, embarqué dans un projet de ce type, conscient que la croissance d’une entreprise passe par l’optimisation de sa data. Peut-être êtes-vous tout simplement curieux d’en savoir un peu plus sur ce terme à la mode. Quoi qu’il en soit, le JDN s’est posé les bonnes questions pour vous.

Qu’est-ce qu’une DMP ? 

« Bonne question ! », s’amuse Yann Gabay, directeur Europe du Sud de l’agence Netbooster. Polymorphe au possible, la data management platform (DMP pour les intimes) revêt en effet aujourd’hui de nombreuses formes, même si son essence reste souvent la même. « Il s ‘agit d’une plateforme qui permet de stocker des données froides et chaudes et de les activer, en temps réel, au sein de canaux de prise de parole tels que l’e-mail, le display, le mobile… » Optimiser ses achats média, synchroniser sa communication de marque et enrichir sa relation prospect et client… Tels sont aujourd’hui les ambitions qui président au lancement de tels projets.

« La DMP permet aujourd’hui de matcher 2 métiers : celui du média et celui du marketing », nous expliquait Pierre Coquard, directeur associé au sein du pôle Data & Marketing de CCM Benchmark, avant de poursuivre : « Il permet ainsi à un directeur média d’utiliser les données marketing pour optimiser ses achats sur internet et à un directeur marketing d’utiliser les données médias pour optimiser ses process marketing. » Illustration des bénéfices d’un tel travail d’intermédiation avec l’opérateur télécom britannique, Sky, qui accompagné par Adobe dans une prise de parole a amélioré les taux de clic de sa campagne display de 45% et diminué son coût d’acquisition de 18% en six emaines.

Quels sont les principaux types de DMP ?

Analyse du trafic sur site, CRM et achat media. Tels sont aujourd’hui les trois principaux champs de segmentation lorsque l’on en vient à parler DMP. A vous donc d’identifier vos besoins avant de vous orienter vers la solution dont le tropisme vous convient.

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La cartographie des DMP annonceurs. © Netbooster

« On se rend compte que beaucoup d’acteurs ont attaqué le sujet sur le média », précise toutefois Thomas Faivre-Duboz, directeur associé chez Converteo. Une approche pas forcément surprenante dans la mesure où l’achat média est l’activité pour laquelle les bénéfices de l’arrivée d’une DMP est la plus évidente. De sorte que beaucoup de technologies, à l’image de Turn, Weborama, Mkazi ou X+1 combinent DMP et DSP, pour s’interfacer avec les plateformes programmatiques. Dans cette cartographie dessinée par Netbooster, on remarque qu’Adobe Audience Manager est pour le moment distinct d’Omniture et Neolane, « les technologies n’étant pas encore complètement intégrées », explique Yann Gabay. Autre constat : l’absence d’acteurs comme Nugg.ad, Exelate et Ezakus, « orientés éditeurs, même si pour ce dernier c’est de moins en moins vrai. »

Combien ça coûte ?

Ah l’épineuse question du budget… Difficile de définir avec précision l’envelopper à allouer à un tel investissement, tant les paramètres à prendre à compte sont nombreux. Yann Gabay essaie toutefois de sortir sa calculatrice. « Les frais de set-up oscillent généralement entre 100 000 et 300 000 euros, S’ensuivra un coût annuel qui varie entre 50 000 et 100 000 euros par an, sous la forme de ‘fees’ fixes ou d’un pourcentage prélevé sur l’achat media. »

Yann Gabay prévient toutefois que la facture s’alourdira de tous les frais à supporter en interne, du fait des ajustements organisationnels nécessaires à l’intégration de la DMP. « Pousser l’ensemble des flux en direction de votre DMP et la connecter à votre data warehouse sont autant d’actions coûteuses mais indispensables au bon fonctionnement de l’ensemble », précise-t-il.

Comment procéder à son intégration dans l’organisation de l’entreprise ?

« Il s’agit d’abord de faire adhérer les équipes au projet en interne, définir les buts et prioriser les objectifs », recommande Yann Gabay. Un postulat qui ne semble possible à atteindre qu’en mettant en place un comité de pilotage assez large pour que tout le monde soit impliqué. « Même, et surtout, l’équipe dirigeante, qui doit être sollicitée via le Comex ».

Pour ne pas transformer tout cela en usine à gaz, mieux vaut s’assurer toutefois que les circuits de discussions restent le plus court possible. Indispensable pour aller vite. D’autant qu’il n’est pas toujours facile de faire coexister des pôles aux intérêts pas toujours alignés. Medias et CRM, par exemple. D’un point de vue humain comme technologique. Thierry Vallaud, directeur associé chez BVA Data Sciences, qui expliquait lors de la journée « DMP : du big data au smart data » de CCM Benchmark qu’il se voit comme un infirmier de la DMP, intervient ainsi en aval des projets pour rationaliser les informations qui se situent dedans, en réduisant par exemple les doublons causés par des briques d’outils redondants. Et un dernier conseil de Yann Gabay : « Créer un noyau le plus évolutif possible ». Les outils dont vous disposerez dans 5 ans auront au moins autant évolué que vos objectifs. Ne figez donc pas votre DMP dans le marbre.

Quelles compétences l’arrivée de la DMP fait-elle naître ?

Si la DMP est affaire de technologie, elle est également affaire d’humains. « La valeur est dans la connaissance. La connaissance génère de la croissance » entendait-on inlassablement dans les travées de la conférence CCM Benchmark. Le principal enjeu pour une DMP est d’être capable de matcher un maximum de visiteurs web avec un ID client ou prospect. Dans cette optique, les entreprises vont devoir former leurs statisticiens et data-miners pour qu’ils deviennent data scientists. Le data scientist, un mouton à cinq pattes, qui allie connaissances en statistiques, mathématiques, informatique et connaissance client et marketing. Autour de lui, des profils techniques capables de transformer une analyse chiffrée en scripts (le fameux machine learning) et des business analysts capables de traduire ces chiffres en indicateurs de performance business.

Yann Gabay observe de fait la mise en place de tout un pôle digital chez ses clients annonceurs, autour duquel s’articule équipes SI, direction des études et équipes marketing. Un pôle qu’il labellise « Customer Experience » en cela qu’il se focalise sur une des préoccupations essentielles de l’entreprise : l’expérience client.

Se sentir bien au sein de l’entreprise que l’on a créée

De quoi a besoin tout créateur de start-up pour survivre aux angoisses nocturnes et pour que son entreprise prospère au grand jour ?

« Tu accordes trop d’importance à des choses qui n’en valent pas la peine. » Voilà ce qu’avait répondu James Hong (business angel, endurci et fondateur de HotorNot) à un de mes articles sur la solitude des entrepreneurs, écrit il y a maintenant deux ans. J’avais écrit cet article en réaction au battage médiatique de la Silicon Valley et aux histoires hors du commun de ses entrepreneurs, avec l’intention de rompre avec l’idée reçue selon laquelle les créateurs d’entreprise sont toujours des individus «hors normes ».

Les entrepreneurs ne sont pas des surhommes que l’on voudrait qu’ils soient. Ils doivent être capables de licencier des dizaines d’employés, de mettre à la porte des amis proches et de calmer les clients mécontents, tout en semblant ne jamais être en proie au doute, à la peur ou à l’incertitude.

Pour survivre, j’ai développé plusieurs stratégies d’adaptation : afficher une transparence totale, partager mes doutes avec ceux en qui j’ai le plus confiance, et solliciter de l’aide. J’ai partagé ces approches avec d’autres créateurs d’entreprises, qui m’ont expliqué en retour comment ils avaient fait face à leurs craintes et à leur isolement.

Une nouvelle question me taraude depuis peu. Pas sur la façon de survivre mais sur comment m’épanouir.  C’est à cause d’un investisseur (en fait membre du conseil d’administration d’une entreprise concurrente) qui a récemment comment RichRelevance avait retrouvé son dynamisme.

La réponse rejoint la remarque de James. Il faut accorder de l’importance à ce qui permet de grandir, aussi bien en tant qu’entreprise qu’individu :

Les autres : la famille. Très tôt, nous avons décidé que la famille comptait parmi les principes fondamentaux de RichRelevance. Au moment où je réduisais les dépenses pour assurer la rentabilité de l’entreprise, j’ai commis une de mes plus grosses erreurs en décidant de ne plus inviter les familles à notre fête de fin d’année. Je n’oublierai jamais d’avoir pris une telle décision, même si elle a eu globalement peu d’incidence. C’est la famille et la santé qui structurent notre vie et lui donnent un sens, sans quoi, les sacrifices réalisés pour lancer une start-up importent peu. Ces deux éléments fondamentaux nous rappellent que, même si notre travail revêt pour nous une ridiculement grande  importance, ce n’est jamais qu’un travail. La vie transcende les start-ups, les échecs, les réussites, et les bénéfices politiques ou financiers.

Le produit : Le produit est et devrait toujours se trouver au cœur de votre entreprise. C’est ce qui motive vos employés à se lever le matin. C’est la raison pour laquelle vos clients vous sont reconnaissants, et en fin de compte, c’est ce grâce à quoi, nous, entrepreneurs, avons une raison d’être. Chez RichRelevance, nous nous sommes fourvoyés pour un temps. Pendant une certaine période, nous avons concentré tous nos efforts à la création d’une organisation commerciale extraordinaire, ce qui nous a fait perdre une grande partie de notre passion. Cependant, nous avons appris de nos erreurs et nous devons beaucoup à un groupe de concepteurs passionnés qui, un jour, ont fait bloc pour nous dire que nous devions repenser notre produit. Nous avons dû réorganiser notre société, en passant d’une structure de gestion globale à une structure axée sur le produit. Il nous a fallu recruter à nouveau des responsables produit et modifier notre relation client. Ce changement de point de vue s’est retrouvé au cœur de notre entreprise, de notre passion et de notre foi collective en l’avenir de notre produit.

Les autres (une fois de plus) : l’équipe. Comme mentionné précédemment, RichRelevance a pu être sauvé grâce à des personnes formidables (je ne parle pas de moi). N’importe quel directeur général, entrepreneur ou accro des start-ups rêverait de pouvoir en dire autant de sa propre entreprise. Les personnes exceptionnelles, passionnées et compétentes, représentent pour l’entreprise un moteur extrêmement puissant. Durant les périodes difficiles que RichRelevance a traversées, nous ne nous sommes pas trompés sur nos choix : nous avons toujours sollicité directement l’avis de nos employés les plus performants et les plus dévoués, et collaboré avec eux pour affronter les difficultés. L’équipe de RichRelevance comprend environ 200 employés, dont un noyau dur d’une vingtaine de personnes aux qualités exceptionnelles qui travaillent pour nous depuis au moins 4 ans. Nous tirons parti des qualités de chacun et de notre histoire commune pour nous relever de nos échecs et pour apprécier pleinement, telle une grande famille, les accomplissements incroyables réalisés par notre équipe.

Quel est le secret de ma réussite ? Ma famille et mon cadre de vie m’aident à me rappeler ce qui importe vraiment, et à ne pas sombrer dans la spirale infernale du désespoir. Je crois en la force de notre produit et en son avenir. Enfin, je me suis entouré par les bonnes personnes, de celles qui ne quittent pas le navire lorsque la tempête s’annonce.

James, voilà ce qui importe vraiment. Et voilà ce dont a besoin tout créateur de start-up pour survivre aux angoisses nocturnes et pour que son entreprise prospère au grand jour.

Leçons de marketing venant des Simpson

Un article adapté d’un blogueur anglophone comme il m’arrive de le faire parfois.

C’est Neil Patel qui est l’instigateur de ce post.

Celui-ci indique que même s’il a commencé à regarder la série animée « Les Simpsons » quand il était petit, et qu’il a vu de nombreux épisodes, ces derniers lui ont appris énormément. Notamment, 7 leçons de marketing à retenir qu’il a ainsi partagé.

Leçon N°1: Prendre des risques

Dans un des épisodes de la série, Bart Simpson essaie de sauter d’une falaise. Rien que le fait d’y penser fait peur à beaucoup de personnes, pourtant le saut fut réussi.
Dans le marketing, il faut apprendre à prendre des risques. Parfois , vous allez faire de grossières erreurs mais ces erreurs vont vous aider à progresser pour la suite. Si vous n’êtes pas disposé à prendre des risques, surtout quand il n’a aucune raison d’avoir peur, vous ne pourrez jamais obtenir le maximum de votre entreprise. Il ne faut pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses !

Leçon N°2: Etre agressif

Avez-vous remarqué que Bart Simpson n’assume jamais ses actes. Il est toujours en train de dire « je ne l’ai pas fait, personne ne m’a vu le faire, vous n’avez aucune preuve que je l’ai fait« . Par exemple, ne pas hésiter de se proposer pour écrire un article invité sur le site d’un concurrent, au pire il dira non, au mieux, vous pourrez y présenter votre activité en lui expliquant que vous êtes des partenaires.
Quand un client se plaint d’une société qui travaille dans le même domaine que vous, sautez sur l’occasion, allez lui proposer vos services ! Au pire, il dira non, mais il aura au moins pris connaissance de votre existence.
Il ne faut pas hésiter à être « agressif », à faire des choses limites ( genre « envoyer des e-mails » qui pourraient vous faire passer pour un spammeur ) car peu osent le faire et vous prenez alors un avantage certain.

Leçon N°3: Etre créatif

Vous voyez l’image illustrant ce paragraphe ? C’est la fameuse scène que l’on voit au début de chaque épisode des Simpsons. A chaque fois, la phrase est différente, dailleurs celle que j’ai mise est unique aussi, non ? Certains téléspectateurs ne voulaient pour rien au monde rater le générique du programme pour ne pas rater cette phrase, qui était parfois en relation avec l’actualité.
La créativité peut faire des merveilles lors d’une campagne de communication par exemple, souvenez-vous des derniers « buzz » que vous avez vu, pourquoi vous ont-ils marqué ? parce qu’ils étaient originaux ! Ils n’étaient pas copiés sur ce qui avait déjà été fait.

lecons marketing simpson neil patelLeçon N°4: Ne jamais arrêter d’apprendre

Pour illustrer cela, nous allons abandonné Bart et se concentrer sur Lisa. Cette dernière est un modèle: elle n’arrête jamais d’apprendre et ne se contente pas du médiocre. Elle veut toujours être la meilleure quelque soit le domaine concerné.
Certaines sociétés disent connaître leur client mais est-ce vrai ? quel temps passe-t-il sur leur site ? quels éléments font qu’ils vont consulter une page ? acheter ? il faut toujours en apprendre plus sur ses prospects afin de répondre du mieux possible à leurs attentes. Par exemple: untel a une voiture, donc vous pouvez lui vendre des produits destinés aux automobiles … mais s’il a un véhicule électrique, hybride, essence ou diesel, votre offre doit être différente !

Leçon N°5: Rien ne sert d’être intelligent pour réussir

Si vous avez regardé ne serait-ce qu’un épisode, vous avez certainement du voir qu’Homer ( le père de famille ) n’est pas un modèle d’intelligence.
Mais il a pourtant réussi sa vie: il a un bon travail à la centrale nucléaire et une belle famille.
Vous n’êtes pas un expert, en marketing, en rédaction de contenu ? Améliorez encore plus un de vos points forts, et sous-traitez le reste.

conseil marketing lecon simpsonsLeçon N°6: Gardez votre bouche fermée

Faites comme Monsieur Burns, l’homme le plus riche de la série. Il ne parle pas beaucoup de ses activités. Un peu comme Steve Jobs le faisait et comme Xavier Niel le fait. Quand un nouvel appareil Apple doit sortir, de nombreuses rumeurs apparaissent … elles ne sont jamais démenties par la frime de Cupertino même si elles sont farfelues ( et loin de la vérité ).
Dailleurs, en ce moment, le web fourmille d’info sur ce que pourraient être les forfaits Free Mobile mais la firme française n’a fait aucune communication à ce propos, laissant les autres spéculer et surtout afin de ne pas donner à Orange, Bouygues Telecom ou SFR la possibilité de préparer leurs répliques.

Leçon N°7: Toujours avoir peur

Oser, tester, prenez des risques ! en ayant conscience que vous ne réussirez pas forcément dans tout ce que vous entreprendrez. Google domine le web mais Google ne réussit pas tout: après l’échec de Google Wave, la firme va fermer Google Buzz qui n’a jamais obtenu l’agrément des internautes. Mais ce n’est pas pour celà que Google ne propose plus de nouveaux services: ils sont lancé Google+ pour « concurrencer » Facebook déjà bien établi.
La peur vous permettra de vous familiariser avec les conséquences de vos actes.

La conclusion de cet article ?

Vous pouvez apprendre des leçons de marketing dans tous les domaines: que ce soit en lisant un blog, en allant au spectacle d’un humoriste ou en regardant un dessin animé comme les Simpsons.

Le regroupement d’entreprises : points critiques et facteurs clés de succès

Le terme générique de « fusion-acquisition », que l’on définit usuellement comme un transfert d’activité entre deux entités juridiques distinctes impliquant un transfert de propriété, couvre en réalité une pluralité de situations. Le transfert des actifs et des passifs d’une activité peut s’effectuer par la vente, mais le plus souvent, elle fait l’objet d’une opération de fusion (fusion création ou fusion absorption), d’apport partiel d’actif ou de scission. Les sujets sensibles pour la réussite d’une telle opération sont fort nombreux et couvrent toutes les fonctions de l’entreprise, quelle que soit la taille de l’opération en question. Dans cet article, nous nous concentrerons sur :

• les aspects comptables
• les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qu’elles soient du côté de l’acquéreur ou de la cible.

Nous tenterons de répondre à la question suivante : Quels sont les points critiques et facteurs clés d’une opération de fusion-acquisition pour la direction financières dans le cadre d’un regroupement d’entreprises ?

I Le regroupement d’entreprises : les similitudes et les divergences entre les normes françaises et les normes IFRS

1. Les textes applicables

L’identification et l’évaluation des actifs acquis et des passifs transférés dépendent du référentiel utilisé. En effet, selon le référentiel utilisé, les conséquences sur la situation patrimoniale et financière du groupe seront différentes.

NORMES FRANÇAISES

Le règlement n°2005-10 afférent à l’actualisation du règlement n°99-02 relatif aux comptes consolidés des sociétés commerciales et entreprises publiques précise notamment :
– Que les biens destinés à l’exploitation sont évalués à leur valeur d’utilité et que les biens non destinés à l’exploitation sont évalués à leur valeur de marché à la date d’acquisition ;
– Que le goodwill est inscrit à l’actif immobilisé et est amorti sur une durée qui doit refléter les hypothèses retenues et les objectifs fixés et documentés lors de l’acquisition ;
– Qu’en cas de variations ultérieures du pourcentage de contrôle exclusif, les acquisitions complémentaires de titres ne remettent pas en cause les évaluations des actifs et passifs identifiés, déterminés à la date de la prise de contrôle. L’écart dégagé est affecté en totalité en écart d’acquisition.

NORMES IFRS

La norme IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » définit le regroupement comme une « transaction ou un autre évènement au cours duquel un acquéreur obtient le contrôle d’une ou de plusieurs entreprises ». La date d’acquisition correspond à la date à laquelle l’acquéreur obtient le contrôle de l’entreprise acquise.

Concernant les modalités de comptabilisation, la norme IFRS 3 précise que l’acquéreur doit évaluer les actifs identifiables acquis et les passifs repris à leur juste valeur à la date d’acquisition. Le calcul du goodwill peut se faire selon 2 méthodes : la méthode du goodwill complet et la méthode du goodwill partiel. La méthode du goodwill complet consiste à évaluer les intérêts attribuables aux minoritaires à la juste valeur et à leur attribuer une partie du goodwill dégagé lors de l’acquisition. La méthode du goodwill partiel est celle utilisée en normes françaises ; le goodwill revient uniquement à l’acquéreur.

Enfin, en ce qui concerne les prises de contrôle par achats successifs de titres, l’acquéreur doit réévaluer la participation qu’il détenait précédemment dans l’entreprise acquise à la juste valeur à la date d’acquisition et comptabiliser l’éventuel profit ou perte en résultat.

2. Les similitudes entre les normes IFRS et les normes françaises

LA MÉTHODE DE L’ACQUISITION

C’est la méthode dite « de l’acquisition » qui s’applique quel que soit le référentiel utilisé. En effet, la méthode dite « dérogatoire », prévue au paragraphe 215 du règlement 99-02 est maintenue mais limitée aux seuls cas où l’évaluation des apports à la valeur comptable est possible dans les comptes individuels pour les opérations de fusion ou assimilées.

LES IMPÔTS DIFFÉRÉS

Dans les deux référentiels, les impôts différés doivent être pris en compte sans actualisation. En effet, par convergence avec la norme internationale qui n’actualise pas les actifs et passifs d’impôts différés, le principe d’actualisation des impôts différés est supprimé en normes françaises.

3. Les divergences entre les normes IFRS et les normes françaises

LE DÉLAI D’AFFECTATION

Dans les normes françaises, il est permis de modifier l’affectation du goodwill jusqu’à la clôture du premier exercice ouvert après l’exercice de l’acquisition (soit au maximum pendant 24 mois). En ce qui concerne les normes IFRS, ce délai d’affectation est réduit à 12 mois à compter de la date d’acquisition.

LE COMPLÉMENT DE PRIX

Si l’acquéreur pense qu’il est probable qu’il versera un complément de prix, celui-ci sera actualisé le cas échéant et intégré dans le goodwill. Cependant les modalités de valorisation seront différentes ; en normes IFRS, le complément de prix sera évalué avec un coefficient de probabilité alors qu’en normes françaises, le complément de prix sera comptabilisé pour son montant probable s’il peut être mesuré de manière fiable. Au-delà du délai d’affectation, les écarts par rapport au montant probabilisé en IFRS impacteront le résultat alors qu’en normes françaises, les écarts entre le prix payé et le montant estimé au passif impacteront le goodwill et non le résultat.

LES ÉCARTS D’ACQUISITION

Dans le référentiel CRC 99-02, les écarts d’acquisition sont définis comme la différence entre un coût d’acquisition (y compris frais d’acquisition) et une quote-part de situation nette réévaluée à la date d’acquisition. Les écarts d’acquisitions sont amortis selon les hypothèses d’acquisition. Dans ce référentiel, la situation consolidée favorise la position de l’actionnaire majoritaire ; les actionnaires minoritaires sont présentés comme des tiers. Et donc, l’évaluation de la quote-part acquise (goodwill partiel) est privilégiée.

Dans le référentiel international, le goodwill – même s’il est aussi mesuré par différence entre un prix d’acquisition payé (sans charges d’acquisition) et des actifs acquis et passifs repris – constitue au contraire un véritable actif incorporel qu’il est interdit d’amortir. Dans ce référentiel, il est question de deux catégories d’actionnaires : le majoritaire et le minoritaire ; le principe de valorisation est fondé sur la valeur globale de l’entité acquise, d’où la méthode du goodwill complet qui est la méthode préférentielle. La norme IFRS 3 permet toutefois de choisir entre les 2 méthodes. L’interdiction de l’amortissement s’accompagne en normes IFRS de l’exigence de tests de dépréciation (impairment test) nécessitant le développement de modèles le plus souvent inspirés des méthodes d’évaluation par les flux de trésorerie actualisés (DCF -Discounted cash-flows). Rappelons qu’en normes françaises, l’application de l’amortissement selon un plan prédéfini n’exclut pas l’obligation de pratiquer aussi des tests de dépréciation afin de comptabiliser le cas échéant, un amortissement exceptionnel.

LES ÉCARTS D’ACQUISITION NÉGATIFS

Les normes IFRS prévoient que les écarts d’acquisition négatifs soient comptabilisés immédiatement en résultat. Inversement, dans la législation française ces badwill sont inscrits en provision pour risques et charges et repris en résultat selon un plan de reprise.

LES ACQUISITIONS PAR LOTS SUCCESSIFS

En référentiel français, les écarts d’acquisitions dégagés sur chaque lot sont comptabilisés et maintenus à leur valeur historique (soumis à amortissement / dépréciation) et leur somme constitue l’écart d’acquisition global de la cible. Ils font l’objet d’amortissement selon les hypothèses retenues par l’acquéreur.

En référentiel IFRS, l’évaluation et la comptabilisation du goodwill ne se fait qu’une seule fois à la date de prise de contrôle. Ainsi, les acquisitions antérieures sont réévaluées à la juste valeur de l’acquisition, avec un impact sur le résultat et les acquisitions ultérieures sont réputées être des opérations entre actionnaires. En effet, la valeur du goodwill mesurée lors de la prise de contrôle est figée.

II Points critiques et facteurs clés de succès

Nous distinguerons trois étapes : avant l’opération, dès la réalisation de l’opération et après l’opération.

1. Avant l’opération

Si nous sommes du côté de l’acquéreur, il est plus que fortement recommandé que les équipes de consolidation soient intégrées en amont dans le processus d’acquisition afin de simuler l’opération d’acquisition dans les comptes du groupe. En effet, il est nécessaire de mesurer l’impact de l’opération sur les agrégats financiers, les conséquences en termes de communication financière et sur le respect des covenants.

2. Dès la réalisation de l’opération

Au niveau des directions financières et comptables

En ce qui concerne les directions financières et comptables, des échanges entre les équipes de la cible et de l’acquéreur sur 4 points clés, sont indispensables.

1 LE RÉFÉRENTIEL COMPTABLE

En premier lieu, il s’agit de savoir si nous conservons ou nous changeons de référentiel comptable. En effet, un passage aux normes internationales implique des divergences majeures. En tout état de cause, qu’il soit question d’un changement de référentiel ou non, nous devons comparer les règles comptables des deux entités économiques. Notre expérience nous a montré l’existence de quatre sources fréquentes de divergence significative.

A L’homogénéité des méthodes et durées d’amortissement : Cette question fréquemment omise est génératrice d’impact lourds en présence d’un actif immobilisé.

B Les engagements de retraite ; les changements de paramètres tels qu’une modification du taux d’actualisation ou autres paramètres (changement des droits, turnover, table de mortalité, rentabilité des actifs…) sont à prendre en compte.

C Les contrats à long terme. En effet, dans le cadre d’un passage à la méthode à l’avancement (méthode obligatoire dans le référentiel IFRS et préférentielle en normes françaises), un changement de l’outil de gestion est généralement nécessaire.

D Les frais de R&D ; les dépenses de développement peuvent être comptabilisées en immobilisations incorporelles en normes françaises et le sont obligatoirement en normes IFRS.

Bien entendu, d’éventuels changements de méthodes comptables dans les comptes sociaux de la cible exigent une analyse quant aux conséquences fiscales.

2. LE PLAN COMPTABLE

La compatibilité du plan comptable de la cible avec le plan comptable groupe de l’acquéreur nécessite une analyse approfondie. S’il existe des différences, les aménagements nécessaires sont à réaliser avec établissement d’un planning et d’un budget de modification des systèmes d’informations de la cible.

3. LE CALENDRIER DE REPORTING ET D’ARRÊTÉ COMPTABLE

De la même manière, des divergences peuvent exister entre les calendriers de clôture comptable et de reporting financier de la cible et ceux de l’acquéreur. Ainsi, la publication des comptes de l’acquéreur est généralement réalisée selon un calendrier plus serré ; des reportings plus fréquents sont aussi souvent rencontrés.

La mise en œuvre d’une démarche de fast-close peut être nécessaire avec toutes les conséquences organisationnelles que cela impose.

4. LES AGRÉGATS FINANCIERS ET LES NOTES ANNEXES

Ensuite, la définition et la disponibilité des agrégats suivis dans le reporting financier varient d’un groupe à l’autre. A titre d’exemple, il n’existe aucune définition normalisée de la marge brute ou de l’EBITDA. Il est donc primordial de communiquer à ce propos. En outre, les compléments d’informations aux états financiers sont présentés différemment d’un groupe à un autre. Par exemple, la note de l’annexe concernant les dettes peut comprendre plus ou moins d’informations : la nature du taux (fixe / variable), la fourchette de taux et/ou la devise…

Il est donc nécessaire de faire un planning de mise en phase de la cible avec le calendrier et les procédures et principes de l’acquéreur. En effet, grâce au classement des priorités, l’acquéreur a la possibilité d’octroyer un délai supplémentaire pour les éléments jugés non prioritaires.

Enfin, les échanges avec les commissaires aux comptes sont à intégrer tout au long du processus afin d’éviter une remise en cause tardive des options retenues.

Au niveau du responsable consolidation

Le responsable consolidation a 3 missions principales durant l’opération de regroupement d’entreprises. Premièrement, il pilote la collecte de toute la documentation juridique, financière et comptable de l’opération. Par ailleurs, le calcul du prix d’acquisition selon le référentiel du groupe (divergences de prise en compte en IFRS et 99.02 des compléments de prix prévus notamment par la clause d’earn out) repose sur lui. Enfin, il est en charge de l’établissement de l’allocation du coût du regroupement, communément appelé PPA (purchase price allocation). En effet, les normes de consolidation exigent de rationaliser le goodwill en l’affectant aux éléments susceptibles de justifier un prix d’acquisition supérieur à la valeur des fonds propres de la cible. La mission d’allocation ne saurait se limiter à l’identification et à l’évaluation des actifs et passifs, mais doit être réalisée en gardant à l’esprit les modalités de mise en œuvre des tests d’impairment pour faciliter notamment le suivi du goodwill résiduel. De fait, le goodwill acquis lors d’un regroupement d’entreprises doit être affecté à chacune des unités génératrices de trésorerie de l’acquéreur ou à chacun des groupes d’unités génératrices de trésorerie susceptibles de bénéficier des synergies du regroupement d’entreprises.

3. Après l’opération

Au niveau des directions financières et comptables

En ce qui concerne les directions financières et comptables, la nomination d’un chef de projet (DAF ou un de ses proches collaborateurs) dédié au management de l’intégration est recommandée. En jouant un rôle de liaison et d’interface, le chef de projet prend en compte les informations stratégiques issues des négociations et oriente la démarche d’intégration dans le sens défini par les deux parties. Il s’agit donc d’assurer une continuité dans la démarche et d’éviter toute forme de rupture ou de décalage après l’opération de regroupement, préjudiciable à la bonne transmission des informations.

De la même manière, les directions financières et comptables se doivent d’apporter une attention particulière à l’aménagement des systèmes d’informations (SI) de la cible ; notamment aux progiciels utilisés.

Enfin, concernant la gestion des changements organisationnels, des actions de formation des équipes comptables et financières de la cible sont généralement à prévoir. Il peut s’agir d’une formation générale de mise à niveau sur certains thèmes ou d’une formation aux principes et procédures de l’acquéreur. En outre, tout regroupement d’entreprises a des conséquences sur le planning de charge des équipes de la direction financière de la cible mais aussi de l’acquéreur, tout au moins pour les plus significatives. Les conséquences sur la gestion des congés, les modalités de l’absorption des surcroits d’activité sont à étudier au plus tôt. Plusieurs pistes sont possibles pour absorber le surcroit d’activité : le recours à l’intérim, des recrutements en CDD ou l’appel à un cabinet extérieur.

Au niveau du responsable consolidation

Le responsable consolidation, souvent en relation avec le service fusion / acquisition dans les entreprises les plus grandes et toujours sous la supervision du directeur financier, voire du directeur général, aura la charge du développement ou tout au moins du suivi des résultats des modèles d’impairment test.

Le responsable consolidation étudiera également avec attention les transactions post acquisition sur les actifs de la cible, transactions qui peuvent remettre en cause l’allocation du coût du regroupement, voire le résultat de la cible.

Conclusion

L’anticipation des travaux, une excellente planification et une bonne technicité sur opération sont les facteurs clés de succès d’une opération de regroupement d’entreprises. Cependant, une opération significative de regroupement d’entreprise est si possible, à proscrire en fin d’exercice afin d’éviter une désorganisation majeure du processus d’arrêté des comptes du groupe (ce qui n’empêche pas certains dirigeants de signer une acquisition avec effet au dernier jour de l’exercice…). Par ailleurs, ce type d’opération s’accompagne souvent d’un changement de DAF de la cible (comme de tous ses dirigeants).

Toutefois, une bonne adhésion du DAF au changement et sa capacité d’adaptation, augmentent parfois ses possibilités de se voir proposer sinon son maintien à son poste, son évolution au sein du groupe. Faute de quoi, le DAF pourra toujours augmenter son employabilité ailleurs, en avançant l’expérience difficile mais très riche acquise dans le cadre d’un regroupement d’entreprise.

Client zappeur

L’infidélité est partout : dans les ménages, en politique, dans les entreprises et les affaires. Aujourd’hui, les clients sont zappeurs. Le point de vue de Marc Papanicola, directeur adjoint d’Ipsos Satisfaction.

De récents slogans publicitaires d’Universal, de Bouygues Télécom ou encore de la Banque directe prêchent la libération commerciale, de la même façon que l’on défendait la libération sexuelle il y a trente-cinq ans.

« Réfléchissez avant de vous engager », « Lâchez-vous »… Ne vous liez pas les mains avec un partenaire, nous dit-on en substance, vous pourriez rater une occasion de faire des affaires.

Ce discours de la porte ouverte est suicidaire pour les marques. Il vend de la liberté et encourage les clients à ne pas s’engager. Mais il correspond parfaitement au contexte, marqué par la multiplication de l’offre et le développement de l’individualisme. Le client a le choix, et il teste.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il est mécontent. France Télécom s’est aperçu que des clients partis chez de nouveaux opérateurs n’étaient pas nécessairement insatisfaits de ses services et de ses prix. D’autres questions – de principe notamment – ont pesé dans leur décision.

De 10 à 12 % des consommateurs environ sont d’irréductibles zappeurs, qui ne connaissent qu’une stratégie : la comparaison systématique. Quoi que l’on fasse, impossible de les fidéliser. Mieux vaut donc concentrer son action sur les autres.

Dix conseils pour lancer sa start-up

Comme tous les ans, le consultant Olivier Ezratty publie son « Guide des start-up », une « bible » bourrée de conseils, de références, d’adresses utiles… Il donne ici 10 conseils à ceux qui veulent se lancer dans l’aventure. Certains sont volontairement évidents: ils sont si « évidents » qu’ils sont généralement négligés par beaucoup de créateurs, qui oublient les « évidences » sur le parcours chaotique de la création… Le guide (gratuit) est téléchargeable sur son site.

1) Ne partez pas seul

Créer son entreprise tout seul est faisable mais particulièrement difficile dans le numérique. A la tête de la start-up doivent cohabiter deux compétences clés : l’une qui porte sur le produit et la technologie, et l’autre sur le business et le marketing. Il vaut donc mieux commencer au moins à deux, voire plus. Cela montre aussi à vos clients et investisseurs éventuels que vous avez au moins convaincu quelqu’un de partir à l’aventure avec vous. Trouver le numéro deux de l’entreprise est le premier « acte de vente » stratégique. Choisir ses partenaires ne doit pas se faire à la va-vite. Le mieux étant de commencer avec des gens avec qui vous avez déjà eu l’habitude de travailler et surtout de rencontrer des difficultés. La startup à ses débuts est comme un navire en pleine tempête. Il faut un équipage solide pour y résister !

2) Le développeur n’est pas une « commodité »

Les créateurs d’entreprise issus de filières de formation commerciale recherchent souvent un développeur pour démarrer, si possible stagiaire. Comme s’il s’agissait d’une « commodité ». Non, le premier développeur est clé dans une start-up. Il faut d’ailleurs plutôt chercher un CTO (Directeur Technique), même jeune, qui pourra évoluer avec le projet. Et si vous faites réaliser vos développements en offshore, il faudra au minimum avoir un CTO parmi les fondateurs, sinon, vous vous ferez balader ! L’offshore est envisageable mais à éviter pour le cœur de votre produit.

3) Le commercial n’est pas une « commodité »

C’est la contraposée du raisonnement précédent. Les créateurs d’entreprises issus de formations techniques/ingénieurs recherchent souvent leur premier commercial, si possible junior. Comme si c’était une « commodité » à qui on demandait de vendre. Non, les premiers commerciaux de la start-up sont leurs fondateurs ! S’ils n’arrivent pas à vendre leur solution eux-mêmes (on parle ici de vente aux entreprises ou de création de partenariats avec elles), aucun commercial n’y arrivera facilement car il n’aura pas la légitimité des créateurs. Le premier commercial doit donc, comme le CTO, faire partie de l’équipe des fondateurs de la start-up.

4) Votre projet aura besoin de financement (sinon, ce n’est probablement pas une start-up…)

Une start-up qui a de l’ambition aura nécessairement besoin de capital pour se développer rapidement. Aussi bien pour la R&D que pour le développement commercial, notamment à l’export. L’industrie du numérique bouge très vite et il faut donc faire grandir la société à ce rythme, dans une concurrence qui est mondiale et très bien financée. Le financement en capital permet d’acheter à la fois des ressources et de l’accélération ! Essayez de trouver des succès de start-ups mondiales qui n’ont pas été financées avec du capital privé ! Il faut évidemment faire cela progressivement et en respectant les règles de l’art. Si vous pensez que vous n’avez pas besoin d’investisseurs, vous n’êtes probablement pas une start-up à forte croissance. Vous serez plutôt une TPE classique.

5) Cassez les règles

Les plus grands innovateurs sont ceux qui ont su casser les règles du moment pour se développer. Ils ont aussi eu du discernement en sachant choisir les règles à briser. Ces règles peuvent être liées à l’organisation actuelle d’une chaîne de valeur, aux pratiques commerciales, aux modes de communication voire à la réglementation. Les disrupteurs prennent des risques de ce côté-là. Cela ne marche pas forcément mais c’est un moyen de changer la donne. Au passage, cela permet de bien communiquer.

6) Pensez « client »

C’est simple à énoncer, plus difficile à faire correctement et dans la durée. Une nouvelle offre, qu’elle vienne de grande entreprise ou de start-up, doit s’intégrer dans la vie des clients et répondre à un besoin. Ce besoin doit être de préférence important dans ses priorités et fréquent dans son occurrence. Il faut connaitre sur le bout des doigts ses clients et savoir formuler la valeur de ce que vous leur apportez. Elle tourne souvent autour de trois « primitives » : l’émotion, le temps et l’argent. Si vous n’apportez ni gain de temps, ni gain économique, ni gain émotionnel faciles à formuler et à quantifier pour les deux premiers, ou tout du moins pas plus que vos concurrents, il faudra revoir votre copie.

7) Les concurrents sont le problème des clients… et donc votre opportunité

Les concurrents et sociétés établis génèrent à eux-seuls énormément de problèmes auprès de leurs clients. Bien connaitre les insatisfactions des clients générées par les acteurs d’un secteur donné, c’est découvrir des opportunités de business. Les concurrents sont une opportunité de mieux faire, de se comparer et de se jauger. Et cela tombe bien puisque les investisseurs considèrent que l’existence de concurrents garantit l’existence d’un marché. Mais attention : il ne faut pas donner dans le « me-too ». Il faut mieux faire qu’eux et ce de manière radicale, pas juste « à la marge ».

8) Attention à l’équilibre produits/services

C’est le piège de nombreuses start-up dans le numérique : créer un produit et terminer comme société de service avec un modèle d’affaire qui se développe beaucoup moins vite qu’avec un produit. Avec un modèle de service qui s’apparente à du conseil, on sort du cadre de la start-up à forte croissance et on rentre dans le champ de la société à faible risque et faible croissance. Il existe tout un tas de bonnes pratiques pour éviter ce syndrome, à commencer par la méthodologie de création du produit, son ciblage client et son mode de commercialisation. L’idéal est de bien séparer, lorsque nécessaire, les domaines fonctionnels spécifiques aux clients de la partie générique. On fait ensuite réaliser le spécifique par une entité à part, d’abord dans la start-up, puis par des sociétés de services partenaires. L’idéal reste d’intégrer dans le produit des fonctions de personnalisation en self-service utilisables directement par les clients.

9) Focalisez-vous sur votre marché et pas trop sur l’écosystème entrepreneurial

La tentation est grande de chercher à se faire connaitre par le biais des innombrables concours de start-up organisés tous les jours en France. Les médias saturent de ce point de vue-là. Vous gagnez un concours un peu isolé? Vous obtiendrez un peu de couverture média dans quelques sites lus uniquement par l’écosystème des start-up… et pas par vos clients potentiels. La communication de la start-up est à gérer dans la durée et de manière ciblée. De préférence vers vos clients et partenaires potentiels.

10) Gardez le cap

L’ »entrepreneur empathique » demande l’avis de beaucoup de gens : dans son entourage familial et professionnel. Il reçoit bien évidemment des réponses contradictoires, surtout venant des experts. « Ah, votre produit, monsieur, il faut le vendre en b-to-b, ah, non, en b-to-c », etc. Le meilleur avis est celui des clients qui payent et/ou utilisent votre produit. D’où la méthode bien connue du « lean start-up » consistant à confronter son produit au marché le plus rapidement possible pour corriger le tir ensuite. Evitez cependant de changer votre projet du fait de l’avis d’un seul (grand) client. Il ne représente pas forcément l’ensemble du marché. Le pire ? Se transformer en girouette et changer de cap en permanence. La start-up a besoin de tenir le cap sous peine de s’essouffler.