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Réaliser son étude de marché : les 4 règles d’or

Souvent démuni lorsqu’il doit réaliser son étude de marché, le créateur d’entreprise est pourtant dans l’obligation de la constituer de façon complète et convaincante s’il souhaite concrétiser son projet. Si les entrepreneurs éludent souvent cette étape, cela s’explique par leur difficulté à structurer leur propos. Identifier les objectifs de ce document, sa teneur et les conditions effectives permettant sa réalisation est indispensable.

Réaliser son étude de marché : les 4 règles d'or

« L’étude de marché a pour objectif de cerner avec précision l’organisation du secteur économique au sein duquel la nouvelle entreprise va s’insérer et la place qu’elle [compte y prendre] », d’après la définition du « Guide du routard du créateur et du repreneur d’entreprise ». En d’autres termes, l’entrepreneur doit analyser l’état du marché dans lequel il souhaite implanter son entreprise et estimer la part qu’il pourra capter. Document clé du business plan, l’étude s’articule autour de différents critères d’analyse : produits vendus, zone de chalandise potentielle ou encore recensement de la concurrence. Dans le cas d’une implantation en franchise, « la loi Doubinoblige toute tête de réseau à délivrer une information précontractuelle, comprise au sein du DIP, où est détaillé l’état local », indique Charlotte Boisson, directrice du développement à l’agence de géomarketing Territoires et Marketing. « Il s’agit d’une photographie à date d’un certain nombre d’indicateurs sur la zone : concurrence, profil démographique des salariés, des résidents, du développement… Bref tout ce qui peut être facteur d’attractivité. Mais ce n’est pas une analyse du projet au sein de cette zone. Lefranchiseur peut néanmoins indiquer au candidat le process d’une étude de marché dans le DIP. » A la lumière de ces premières données, tout le travail restant à effectuer incombe au franchisé. Mesurer la part de marché à atteindre, définir les leviers à actionner, les moyens à déployer,… Autant de prérequis nécessaires à la construction de l’étude. Cette tâche s’avère en définitive plus fastidieuse que complexe, tant elle requiert davantage de bon sens que de connaissances pointues en économie.

Règle n°1 : S’appuyer sur des chiffres

De façon générale, les sacro-saints chiffres tiennent évidemment une place à part entière dans l’étude de marché. Tant en quantité qu’en qualité, ils permettent une approche plus pragmatique de la réalité du terrain et de se plonger dans la dimension la plus concrète du projet. La solidité du document sera d’ailleurs décisive au moment de convaincre les futurs partenaires de l’entreprise comme les organismes financiers et les fournisseurs. Il est donc primordial de mettre en avant le travail abattu et les démarches effectuées pour l’établir auprès des différents interlocuteurs et ainsi les persuader de la solidité du projet.

Règle n°2 : Définir l’offre

Quatre étapes sont nécessaires à cette tâche. Tout d’abord, il s’agit d’établir une liste exhaustive énumérant les produits ou services qui seront au cœur du commerce. Ensuite, il faut rechercher les produits analogues existants sur le marché. Pour cela, étudier les différents leviers de communication employés par les enseignes rivales : catalogues papier et web, se déplacer sur les salons spécialisés quand cela est possible, encarts publicitaires dans la presse locale et spécialisée notamment, etc. Puis, déterminer lesbesoins réels de la demande, aussi bien ceux auxquels le marché répond que ceux auxquels la réponse demeure partielle. Surtout, se poser la question « Y a-t-il de la place pour un nouvel acteur ? ». Enfin, calculer un premier seuil de rentabilité en envisageant une politique tarifaire en accord avec les conditions d’exploitation et l’exigence de rentabilité du projet. La conjoncture économique du secteur apparaît à plus d’un titre comme un axe d’analyse incontournable.

Règle n°3 : Cibler et évaluer la clientèle potentielle

Cette phase s’articule également autour de quatre mouvements. Dans un premier temps, identifier dans le détail le cœur de cible. Plus la précision sera de rigueur, plus l’étude de marché sera pertinente. Ne pas hésiter à examiner la démographie de la zone de chalandise : âge, catégorie socio-professionnelle, sexe, etc. Dans un deuxième temps vient le moment del’examen des attentes de la clientèle, c’est-à-dire « quel marché est encore inexploité ou sous-exploité ? ». Dans cette perspective, une approche directe doit être privilégiée : campagne e-mailing, rencontres avec des acteurs locaux, interviews (d’où l’importance de bien connaître sa zone d’implantation et de disposer d’un certain carnet d’adresses). Dans un troisième temps, évaluer la taille de la zone de chalandise et la clientèle cible. « De nombreux organismes disposent de données chiffrées pouvant renseigner le porteur de projet, rappelle Charlotte Boisson. Les Chambres de commerce et d’industrie ou les chambres de métiers ont des interlocuteurs qui peuvent fournir des documents d’étude. » En dernier ressort, l’entrepreneur devra apprécier le taux de pénétration* qu’il ambitionne.

Règle n°4 : Analyser la concurrence

Qui dit implantation dit concurrence. De fait, les futurs concurrents se positionnent soit sur le même segment de marché, soit sur un segment complémentaire en rapport direct avec l’activité de l’entreprise en puissance. Il s’agit donc de recenser les différents acteurs présents dans la même zone géographique et d’évaluer leur poids. Une tâche à géométrie variable puisque la zone de chalandise diffère selon le secteur à implanter. « Travailler dans la restauration rapide où le marché est défini par un périmètre restreint (la clientèle doit se situer à 5 minutes à pied) et dans une agence de services à la personne, où le client ne se rend qu’une seule fois, ne répond pas à la même problématique d’emplacement », signale Charlotte Boisson. Dans cette optique, consulter les annuaires généraux ou spécialisés puis se rendre dans des organismes consulaires, qui tiennent à jour des documents détaillés sur les entreprises inscrites dans leurs registres, est conseillé. S’établir près d’une enseigne locomotive peut aussi se révéler intéressant, notamment en termes de trafic.

« Si il y avait une règle d’or dans la réalisation d’une étude de marché, c’est qu’on ne peut pas étudier un projet sans se déplacer sur site. Cela représente 50 % du travail », tranche la spécialiste en géomarkting. Il ne faut donc pas oublier cette composante. Enfin, tout entrepreneur en franchise doit obtenir les comptes des acteurs en présence. Le candidat peut retrouver certaines données sur le site société.com mais avant tout dans les greffes de tribunaux de commerce. Toute entreprise a en effet obligation de transmettre ses comptes aux pouvoirs publics. Ces documents sont communiqués à tout anonyme qui en fait la demande, moyennant une somme minime.

*Taux de pénétration : rapport entre le nombre d’utilisateurs d’un produit et la population cible tout entière.

Reprise d’entreprise : les promesses tenues du marché caché

La Thématique du marché caché

Dans ce cadre, soulignons que le recours à un cabinet spécialisé dans l’intermédiation va grandement faciliter le travail de recherche de cible du repreneur. De même, le cédant qui fait appel aux services d’un tel cabinet va multiplier ses chances de trouver le bon acquéreur.

 Dans le domaine de la reprise d’entreprise par des cadres personnes physiques, le plus difficile est de trouver une entreprise à reprendre.

Ce que tout repreneur devrait savoir, c’est qu’entre les chiffres théoriques des entreprises « potentiellement » à reprendre, et la réalité, l’écart est important. Hors artisans, commerçants, professions libérales, professions réglementées…, le nombre réel des transactions réalisé annuellement se situe autour de 5 à 6000, voire beaucoup moins certaines années.

>Le marché ouvert permet de s’échauffer

Le marché ouvert est celui des cédants ouvertement déclarés. Trois grandes bases couvrent une bonne partie du marché : Fusacq, le CRA et TransPME (rattaché aux CCI). Un dossier sur dix ou sur vingt seulement sera intéressant pour un repreneur, car il s’agit souvent d’un marché de seconde main. En effet, un cédant qui officialise sa future transmission, c’est souvent un cédant qui n’a pas réussi à vendre autrement. Il sera également intéressant de regarder depuis combien de temps il essaie de vendre. Pour un repreneur d’entreprise, cette source de dossiers ne doit toutefois pas être négligée, car les affaires existent, et comme rien n’est cartésien en matière de reprise d’entreprise, personne n’est à l’abri d’une bonne surprise…

>Le marché caché recèle de belles opportunités

Le marché caché de la reprise d’entreprise existe bel et bien, à tel point qu’on estime qu’il représente environ 60 %, voire plus, des transactions. L’explication est simple : les cédants, généralement, souhaitent garder la confidentialité absolue de leur projet de cession, afin que les clients, les fournisseurs, et le personnel n’exploitent pas la situation.
L’intérêt : le repreneur ne sera plus, ou sera moins, en concurrence sur les dossiers.

>Comment se positionner sur le marché caché ?

En en parlant, à tout le monde, dans tous les cercles possibles et imaginables. Les anecdotes sont nombreuses sur le « hasard » grâce auquel certains ont trouvé une entreprise à reprendre. Pour Dominique Tamborini : «Au cours des formations au CRA et dans différents lieux de rencontre, j’avais sympathisé avec d’autres repreneurs. Nous nous réunissions régulièrement entre nous, pour nous soutenir le moral et échanger nos expériences. Après plus d’un an et demi de recherche toujours infructueuse, l’un d’eux m’a orienté vers une entreprise avec laquelle il avait été en contact deux ans plus tôt, mais dont le cédant, à l’époque, n’était pas mûr, et en me conseillant de tenter ma chance. » Dominique contacte « l’ancien » cédant, rendez-vous est pris, et l’affaire fut conclue ensuite assez rapidement.

Pascal Ferron recommande : « Diffusez votre fiche de cadrage aussi largement que possible, à tout votre réseau, experts-comptables, notaires, avocats, banquiers, amis, voisins, relations de près ou de loin. Il faut aussi que vous sachiez en quelques mots présenter ce que vous recherchez, ce que vous pouvez apporter. Mais le secret est d’en parler à un maximum de gens. »
Pour les repreneurs dont le seul critère est un secteur géographique donné, une autre solution est de quadriller systématiquement ledit secteur et de passer des appels téléphoniques.

>Identifier le degré de maturité du cédant
Parmi les précautions à prendre dans ce cas, il s’agira d’identifier le degré de maturité du cédant. En effet, s’il s’agit pour celui-ci d’une première proposition, il y a fort à parier qu’il aura besoin de plusieurs mois pour se faire à l’idée de vendre son entreprise. Et, en conséquence, de faire perdre un temps précieux au repreneur d’entreprise. Ce facteur temps est à prendre en compte : le temps du cédant (qui a sa vie, son entreprise qui tourne, qui a le temps, donc) n’est pas le même que celui du repreneur, qui, lui, vit sur ses réserves qui ne sont pas éternelles…

En s’intéressant au marché caché, deux indices sont révélateurs pour savoir si le cédant est prêt à vendre :
–        Est-il entouré de conseils, au moins un expert-comptable et un avocat, ce qui signifie qu’il a déjà réfléchi au problème ;
–        A-t-il des projets d’avenir pour après la cession, ce qui démontre qu’il est psychologiquement prêt.

Stéphane Meunier précise que si le repreneur en herbe n’est pas toujours très à l’aise pour faire de l’approche directe, il existe des services – notamment ceux de la CCI de Paris – qui peuvent se charger de cette besogne.

>Les critères d’un bon dossier de reprise
Qu’un repreneur ait trouvé une entreprise grâce au marché ouvert ou au marché caché, un « bon » dossier de reprise est identifié grâce aux critères suivants :
–        un cédant vraiment vendeur,
–        un processus préparé par lui,
–        un prix de cession cohérent, qui permet, en plus du remboursement de la dette, de garder des liquidités pour assurer le développement futur de l’entreprise,
–        un dossier finançable,
–        et surtout, insiste Pascal Ferron, une entreprise dont le repreneur identifie immédiatement le potentiel de développement.

Comment obtenir un prêt pour son entreprise ?

obtenir un prêt pour son entrepriseAvec la crise, les banques prêtent de moins en moins aux entreprises. Partant de ce constat, les pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs pour soutenir les initiatives entrepreneuriales. Les particuliers aussi proposent désormais des solutions alternatives par le bais du crowdfunding notamment. Comment mettre toutes les chances de son côté afin d’obtenir un prêt pour financer sa création d’activité ?

Les pré-requis

Avant de solliciter un prêt, vous devez tout mettre en œuvre pour que votre projet séduise les investisseurs.

Réalisez un business plan solide
Document incontournable, votre business plan devra permettre de saisir les points clés de votre projet, votre ambition à moyen /long terme, et votre modèle de génération de revenus (le business model). Un bon business plan constitue un gage de sérieux. Cela signifie que vous avez réfléchi à votre projet et en avez cerné les principaux enjeux.

Établissez un prévisionnel réaliste
Le prévisionnel financier (avec ses différents tableaux) sera l’outil de référence pour vous accorder un prêt. Aussi devra-t-il être réaliste et cohérent en fonction de votre marché. Fondez sa construction sur des faits vérifiables (chiffres d’affaires des concurrents, études de marché sectorielles, etc.). Vos prévisions de résultats ne seront pas nécessairement justes (c’est l’idée même du prévisionnel) mais elles devront être réalistes et réalisables (et en lien notamment avec votre force de vente et votre budget de communication). Vous trouverez ici un outil pourréaliser votre prévisionnel financier.

Après le bouclage de vos documents financiers, il sera plus aisé de solliciter un prêt pour votre entreprise.

Les acteurs à solliciter

Le prêt bancaire classique
Même si les banques sont plus prudentes dans l’octroi de crédits, elles demeurent pour autant des acteurs incontournables en matière de financement de la création d’entreprise. Pour les approcher, en plus d’un prévisionnel solide, il faudra bien souvent veiller sur deux points, facteurs clés de succès :

  • L’apport personnel : les banques sont de plus en plus exigeantes quant aux fonds propres. Assurez-vous d’avoir un apport équivalent à 15 à 30% de votre besoin en financement. Si vos économies ne suffisent pas, n’hésitez pas à faire appel à la famille (le love money) afin de constituer un capital de départ significatif.
  • La garantie : dans la majorité des cas, la banque vous demandera une garantie avant l’octroi d’un crédit. Cela permet à la banque non seulement de se prémunir en cas de défaut de paiement mais surtout de partager le risque. Des organismes tels que BPI France (ancien Oséo) ou France Active peuvent venir en garantie et ainsi renforcer la crédibilité de votre dossier de demande de prêt.

Le Prêt à la création d’entreprise (PCE)
Vous pouvez recourir au PCE si vous avez un petit projet à financer. Ce dispositif consiste en un prêt bancaire sans garantie ni caution personnelle. Les montants octroyés sont généralement compris entre 2000 et 7000 euros et doivent servir à financer les besoins immatériels de l’entreprise (frais de lancement, BFR). Le PCE doit être nécessairement accompagné d’un prêt bancaire classique.

Prêt bancaire classique et PCE sont deux solutions pour financer son entreprise à condition de mettre toutes les chances de son côté en réalisant un business plan et un prévisionnel de qualité.

Choisir son business model – modèle économique

le modèle économique ou business model

Le business model ou modèle économique en français peut être rapidement défini comme la stratégie mise en place par une entreprise pour gagner de l’argent. Étape indispensable dans la création d’une entreprise, il doit être construit pendant la rédaction du business plan. En effet, une fois l’idée présentée aux financeurs potentiels, il est nécessaire de démontrer la capacité de la structure à générer des gains. C’est pourquoi on considère souvent le business model comme le cœur du business plan. Pour bâtir un projet de création solide il faut donc créer un modèle économique cohérent en s’inspirant de ceux déjà existants…

Les différents Business Models

Le choix du business model pour une entreprise dépend de son identité, de son offre et de sa stratégie. Il faut donc bâtir son modèle économique à partir de ces trois éléments. Il est effectivement conseillé de combinerplusieurs business models pour sécuriser l’activité de l’entreprise. Pour ce faire voici les principaux modèles économiques utilisés par les entreprises :

  • les enchères, dans ce business model ce sont les clients qui fixent eux-mêmes le prix du produit ou du service. Il est à noter qu’un système d’achat immédiat doit être mis en place pour satisfaire les clients pressés.
  • le freemium, contraction de free (gratuit) et de premium (haut de gamme), ce business model consiste à fournir une partie de l’offre gratuitement aux utilisateurs mais à bloquer certains contenus réservés aux membres premium. Au final ce sont ces derniers qui payent pour les utilisateurs free. Ex : Viadéo
  • le modèle de l’abonnement consiste simplement à commercialiser un produit ou un service contre une inscription d’une durée déterminée. Ex : Le Monde.
  • le cashback, business model qui consiste à donner un avantages aux meilleurs clients sous la forme de points ou de remboursements. Le modèle de cashback le plus connu est celui des « Miles » des compagnies aériennes.
  • l’affiliation, c’est le business model de nombreux site internet, vous proposez des publicités pour d’autres entreprises qui vendent leurs produits ou services. Dès lors qu’un internaute clic sur la bannière publicitaire et réalise une action (inscription ou achat) vous percevez une commission. Ex : les comparateurs mobile.
  • la vente à domicile, les ventes se concentrent sur des cercles de clients réduits et mise sur le bouche à oreille et les recommandations pour se développer. Ex : réunion tupperware
  • la ventes flash – ré-intermédiation – dé-stockage, la création de partenariats avec des marques permet de revendre leurs invendus ou produits des collections passées à des prix cassés. Ex : Ventes privés
  • le modèle low cost, consiste à utiliser un business model existant et qui a fait recette mais en proposant une offre réduite à sa plus simple expression, c’est à dire en supprimant toutes les options et tous les avantages « super fluts ». Ex : Easy Jet.
  • l’adaptatif, ce business model permet d’optimiser les ventes des entreprises proposant un produit ou un service qui non vendu est perdu. Ce business model est basé sur la variation des prix en fonction de la demande et des habitudes de consommation des clients. Ex : la SNCF
  • le modèle de l’utilisation, qui est le plus basique de tous, l’utilisateur paye un prix unique pour chaque utilisation du service. Ce prix doit être faible pour inciter le client à répéter plusieurs fois l’acte d’achat. Ex : machine à café
  • le modèle au temps passé, qui comme son nom l’indique permet aux consommateurs de profiter de services et de ne payer que le temps d’utilisation. Ex Cyber-café.
  • la transaction sur des ventes, l’entreprise génère son revenu en prenant une commission sur les ventes qu’elle organise. Elle permet à l’offre de rencontrer la demande. Ex : le bon coin.
  • le tout gratuit, dans ce business model ce sont les annonceurs qui financent les supports (sites internet, magazines, journaux, etc). Il permet ainsi d’offrir un service de qualité gratuit aux utilisateurs. Ex : 20 Minutes
  • le modèle dit de l’imprimante, il fonctionne en deux étapes, tout d’abord vendre un produit de base à perte avec une marge très faible, puis commercialiser les recharges pour ce produit à des marges élevées. Ex : Nespresso.

Exemple : Le business model d’un Food Truck

Le propriétaire d’un camion restaurant propose des déjeuners à ses clients. Il vend principalement à des salariés qui mangent « sur le pouce » entre 12h et 14h. Il réalise lui même l’ensemble des plats dans son camion et effectue aussi la vente en Business to Customers. Son camion est son outil de production. Il travaille seul et représente donc l’intégralité des Ressources Humaines. Enfin il fait lui même ses courses sur le marché pour proposer des produits de qualité (matières premières) qu’il transformera. Le panier moyen des clients est de 10 euros, les charges variables de production représentent 20 % et les frais fixes représentent 30 %. Il peut donc espérer dégager une marge maximale de 50 % de son chiffre d’affaires. Son business model basé sur la vente de repas est donc viable.

Mon conseil :

Il est important de garder à l’esprit que chaque entreprise est unique et donc que son business model doit aussi l’être. Inspirez-vous de cette liste non exhaustive pour bâtir votre propre business model. Enfin, une fois figé vous pouvez utiliser la matrice des 9 blocs de Alexander Osterwalder pour le présenter aux financeurs.

L’heure du reset du système financier mondial approche-t-il ?

resetNous voyons actuellement que les éléments ayant menés à la dernière crise financière sont à nouveau réunis, faisant planer l’ombre menaçante d’un krach boursier, alors que la majorité des places financières sont à leur zénith. Nous avons aussi vu que la volatilité a désormais gagné le marché des obligations d’État, et que les bons souverains sont très recherchés, même pour des pays fortement endettés, comme ceux de la périphérie de l’Europe, tels que l’Espagne, le Portugal ou l’Italie. Les politiques des centrales ont mené à quelque chose d’unique dans les marchés financiers, puisqu’à l’heure actuelle près de 25 % des dettes souveraines proposent des taux négatifs. Dans cet article je vous propose quelques pistes de réflexion afin de comprendre l’État du marché financier, alors que de nombreux nuages s’amoncellent à l’horizon.

La bulle d’obligations d’entreprise pire que celle des Dotcom

mark-cubanTous les marchés financiers subissent la fièvre acheteuse des banques centrales, en élargissant le spectre des actifs qu’elles peuvent désormais acquérir, celles-ci gouvernent désormais un marché, qui n’en est plus vraiment un. Même son de cloche du côté des obligations émises par les sociétés qui suivent le même chemin de la dette gouvernementale. En effet en 2014 les sociétés américaines ont émis la somme de 1,43 milliards de dollars en obligations de sociétés, pour mettre ces chiffres en perspective, il faut savoir que c’est 27 % en plus que lors de la dernière bulle des crédits subprime de 2007. Les indices semblent indiquer que la reprise américaine s’appuie largement sur la production du pétrole de schiste, dès lors on peut se demander si celle-ci ne fait pas déjà partie du passé en regard à l’effondrement des prix du baril de pétrole. L’autre secteur ayant toutes les caractéristiques d’une bulle et celui des valeurs technologiques, à tel point que Mark Cuban un investisseur milliardaire a récemment averti que celle-ci est «pire que la bulle technologique de 2000» et qu’elle est maintenant aussi sur le point d’éclater. On peut craindre le pire si ce marché d’obligations de sociétés aux États-Unis ayant atteint une taille gigantesque devait s’effondrer.

200 % de progression pour le S&P 500 est-ce une bulle ?

S&P500Tous les investisseurs savent que les valorisations boursières ont subi une hausse quasi verticale depuis les plus bas de 2009. Pour mettre ces chiffres en perspective, il suffit de prendre l’indice phare de la bourse américaine le S&P 500 ayant progressé de près de 200 %, le Nasdaq pour sa part vient de percer le plafond des 5000 points, une première depuis l’éclatement de la bulle des Dotcom en 2000. Dès lors face à un marché haussier ayant duré six ans pour déboucher avec la plus grande dépression économique le monde est connu donne matière à réfléchir sur la possible suite des événements. Les cicatrices de la crise des subprimes ne sont pas encore refermées, et les craintes chez les investisseurs commencent à se faire entendre, comme en atteste un article du Wall Street Journal pointant les prix de l’immobilier au Royaume-Uni évoluant 30 % plus chers que lors de leur sommet d’avant crise. Ce phénomène de surévaluation immobilière est désormais mondial puisque les prix sont en train de flamber en Australie, au Canada, en Suède et en Norvège. Des villes telles que San Francisco, Miami, Londres, Berlin, Paris, Milan et Amsterdam subissent toutes une hausse rapide de l’immobilier, sans aucune amélioration corrélative des fondamentaux sous-jacents. Même en Espagne et en Irlande, les prix de l’immobilier s’inscrivent en hausse.

Des ingrédients explosifs pour une fin en apothéose avant le reset

Comme nous l’avons mentionné dans la première partie de ce billet consacré au phénomène de bulle de crise et à la finance casino, les mêmes effets produisent les mêmes causes. Les mesures politiques timorées n’ont pas été à la hauteur des problèmes auxquels l’humanité fait aujourd’hui face, et comme bien souvent les états ont préféré renflouer les joueurs spéculateurs. Accompagné par l’action des banques centrales à l’origine de nouvelles bulles qui ne font que retarder l’instant final qui verra le système financier mondial se désintégrer sous nos yeux. La réalité est cruelle dans le monde réel, car nous savons de façon empirique que les bulles ne peuvent nous mener nulle part. Près de sept ans après la dernière crise financière, les investisseurs et les décideurs sont déjà bien engagés dans la suivante. Ce qui fait dire à la patronne du FMI Christine Lagarde que le big reset du système financier devient inéluctable à moyen terme.

Conclusion

les-fonds-vautoursLa ruée des spéculateurs sur les obligations d’État à rendement négatif, bien qu’apparemment paradoxale, a une explication simple : ce ne sont pas les coupons qui les intéressent, mais la valeur nominale. Les investisseurs ont maintenant acquis la conviction que, quoiqu’il arrive, il n’y aura jamais de restructuration de leurs créances et que les peuples seront axés autant qu’il le faut pour assurer les remboursements, comme cela se passe aujourd’hui en Argentine avec les fonds vautour. Ce qui pourrait arriver de mieux dans ce marché c’est que les événements actuels en Grèce nous donnent tort et nous ouvre les yeux.

« le marketing web n’est pas gratuit » !

Oui vous avez bien lu le titre: « le marketing web n’est pas gratuit » !

Je tiens à le souligner parce qu’un phénomène plus ou moins explicable fait en sorte que la majorité des gens au Québec font le saut lorsqu’on leur dit que certains sites web peuvent couter plusieurs milliers de dollars et leur souffle coupe lorsqu’on leur dit que pour avoir des résultats, il faut investir plusieurs milliers de dollars par mois.

Il y a une espèce de pensée magique qui veut que le web puisse régler tous les problèmes d’une entreprise, mais que ça doive seulement couter quelques « peanuts ». Malheureusement, le père Noël n’existe pas…

Dans cet article, je vous ouvre les yeux sur les coûts reliés à l’opération de l’usine du père Noël en vous démontrant pourquoi le marketing web n’est pas gratuit.

Père Noël

Le marketing web nécessite du temps

La première raison pour laquelle le marketing web n’est pas gratuit est parce qu’il demande du temps. BEAUCOUP DE TEMPS! Et comme vous le savez tous: « Le temps c’est de l’argent! »

N’allez pas penser que les experts du web peuvent tout vous régler en 3 clics. C’est faux. Certaines tâches peuvent nécessiter des centaines d’heures, voire même des milliers!

La production de contenu optimisé pour le web en est un très bon exemple. Dans mon plus récent article, je mentionnais quelques statistiques sur le marketing web et les plus intéressantes sont probablement les 2 suivantes:

  1. La longueur moyenne du contenu d’une page web qui se positionne dans le top 10 des résultats de Google pour n’importe quel mot-clé est d’au moins 2000 mots. (QuickSprout).
  2. Les entreprises qui ont un site qui compte entre 401 et 1000 pages obtiennent 6 fois plus de leads que celles qui ont un site qui compte entre 51 et 100 pages (HubSpot Lead Generation Lessons from 4,000 Businesses, 2011).

Donc, si on fait quelques petits calculs rapides, 1000 pages x 2000 mots = 2 000 000 mots.

Une étude (Karat, Halverson, Horn, Karat, 1999) a démontré qu’en composition de texte (et non en transcription) l’humain peut atteindre une vitesse moyenne de rédaction de 19 mots par minutes.

Alors, avec 2 000 000 de mots à rédiger et une vitesse de 19 mots par minutes, cela prendra environ 105 263 minutes, soit 1754 heures de rédaction pour avoir un bon site web. Encore là, il ne s’agit que de la rédaction! Il manque encore tous les temps alloués à la stratégie, au graphisme, à la programmation, à l’automatisation, aux publicités, au marketing par courriel, etc.

Calculez ça comme vous le voulez, mais que vous fassiez affaire avec un équipe interne ou externe les salaires horaires des professionnels du web font en sorte que votre marketing web ne pourra définitivement pas être gratuit!

Le web demande du temps

Le marketing web nécessite des outils

Une deuxième raison qui explique la non-gratuité du web est que pour mener des activités prospères en ligne il faut se munir d’un minimum d’outils qui ont tous un coût plus ou moins élevé.

Il est vrai qu’il existe une panoplie d’outils web gratuits, mais ces outils sont souvent destinés aux très petites entreprises et aux particuliers qui veulent gérer de petites initiatives en ligne.

Pour une PME ou une grande entreprise, les outils gratuits ne suffisent plus. Il faut investir dans des outils professionnels. Pensez-y, tous les professionnels en gestion ont des outils pour exécuter leur travail. Les comptables ont Acomba, Les gens de TI ont SAP… Pourquoi les marketers devraient être les clowns qui se contentent d’Excel?

Il existe maintenant des outils de marketing performant pour vous permettre de planifier, implanter et mesurer vos campagnes marketing. Il y en a de tous les prix et pour tous les besoins. Chose certaine, c’est que votre équipe web ne peut pas s’en passer!

outils web

Le marketing web nécessite des connaissances

La croyance que sur le web tout est gratuit ou coûte très peu cher nous vient du temps ou, dans les années 1990, les projets web des petites entreprises du Québec étaient entrepris par un neveu doué en informatique ou le beau-frère du patron.

Malheureusement, cette époque est révolue. Le web a beaucoup évolué et il constitue un environnement très complexe qui nécessite des connaissances approfondies. Les spécialistes du marketing web ont maintenant des formations universitaires avancées. Par exemple, la totalité des employés de FLY Conseils a une maitrise.

De plus, comme les programmes universitaires en marketing web sont désuets au Québec, les experts du web sont obligés d’être autodidactes et de courir les blogues, les webinaires, les livres et les formations en provenance de nos voisins du sud afin de se tenir à la fine pointe des évolutions du marketing en ligne.

Dans cette optique, puisque le marketing sur internet nécessite une main-d’oeuvre hautement qualifiée cela fait en sorte que les coûts reliés à l’embauche de cette main-d’oeuvre sont élevés, mais elle en vaut la peine!

Le marketing web nécessite une équipe

Tel que mentionné dans le point précédent, le web nécessite beaucoup de connaissances multidisciplinaires. Personne sur terre ne peut tout connaître du web (même pas moi et les autres auteurs de ce blogue :P). En effet, personne ne peut être un expert dans tous les aspects suivants:

  • la publicité display
  • la publicité sur les moteurs de recherche
  • la publicité sur les médias sociaux
  • La gestion de communauté
  • Le SEO
  • Le graphisme
  • La programmation web
  • La gestion de contenu
  • le marketing par courriel
  • l’expérience utilisateur
  • la vente en ligne
  • la génération de prospect
  • le marketing vidéo
  • le marketing mobile
  • le référencement local
  • la planification stratégique
  • la mesure des performances web
  • le marketing par affiliation
  • le remarketing
  • etc.

Donc, qu’elle soit à l’interne ou à l’externe, votre marketing web à besoin d’une équipe.

Équipe marketing

Le marketing web nécessite une stratégie

Un autre point qui fait en sorte que le marketing internet ne peut être gratuit et qu’il faut investir en réflexion stratégique avant d’investir en exécution de tactiques.

Je comprends qu’il peut parfois être frustrant de payer pour des choses non concrètes comme des conseils et des recommandations et difficile de le faire comprendre à son patron. Par contre, ces éléments sont des atouts qui peuvent faire la différence entre investir x $ sur le web pour n’obtenir aucun résultat et investir 1,5x $ et faire croître son entreprise.

Si vous hésitez encore à investir en stratégie web à cause des coûts que cela implique, vous vous rendrez compte un jour que vous perdez encore plus en faisant des erreurs fâcheuses.

Le marketing web nécessite de l’optimisation

Finalement, le dernier élément qui fait en sorte que le marketing sur le web n’est pas gratuit est que vous ne pouvez jamais considérer votre projet web comme terminé. La présence web d’une entreprise est un processus évolutif sans fin. Il y aura toujours quelque chose à améliorer. C’est ce qu’on appelle l’optimisation web.

Étant un outil totalement mesurable, le web nous permet, à l’aide d’analyses des données qu’il génère, de prendre du recul et de poser des actions dans le but d’optimiser les résultats. Rien ne sera jamais parfait et vous devez donc investir des sommes de façon récurrente pour maintenir et améliorer votre présence web.

Investir dans un nouveau site au 4-5 ans et ne rien faire d’autre entre temps n’est décidément pas l’option la plus avantageuse pour votre entreprise si vous voulez vous démarquer sur le web. Vous devez avoir un plan marketing web.

Voilà, j’espère que vous comprenez mieux maintenant pourquoi vous ne vous en sortirez pas sur le web sans investir un budget précis et réaliste. Si vous avez des commentaires ou réactions par rapport à cet article, il me fera plaisir de vous lire dans la section de commentaires au bas de cette page.

« Les terres rares sont le pétrole du XXIe siècle »

Une chercheuse japonaise présente un échantillon de terres rares prélevées au fond des océans.

Investir dans les terres rares comme on parie sur des actions ?  Alors que les prix des métaux industriels continuent de baisser, des sociétés financières proposent aux particuliers d’investir dans les « terres rares », ces métaux confidentiels et coûteux qui entrent dans les fabrications de haute technologie et dont la Chine assure plus de 95 % de la production. Grégory Gautier, président du Groupe MTL Index, explique pourquoi il croit à ce placement, mais à long terme.

Pourquoi proposez-vous d’acheter des « terres rares » ?

Grégory Gautier, président de MTL Index

Parce qu’elles sont présentes dans les batteries des voitures électriques, les puces de nos portables et les composants de nos ampoules LED. Leur demande ne peut que croître et leurs prix aussi. Par exemple, de 2004 à 2013, le cours du dysprosium a explosé de 2 694 %.

Pourquoi ?

Il est très coûteux d’entretenir un parc marin d’éoliennes et moins elles tombent en panne, mieux c’est. Or leurs aimants « permanents » à haute performance contenant du dysprosium ne doivent être réparés en moyenne que toutes les huit mille heures de fonctionnement, alors que ceux qui sont fabriqués avec du néodyme défaillent au bout de six mille heures.

Mais est-ce bien raisonnable d’acheter une « terre rare » comme le dysprosium, produit à moins de 500 tonnes par an dans le monde ?

Aujourd’hui tout le monde est réticent à investir. La Bourse est aléatoire ; l’immobilier aussi ; l’or ne tient pas ses promesses. Il faut diversifier son portefeuille. Comment mieux le faire sinon en investissant dans un stock physique, donc sûr, qui répondra aux besoins croissants des industriels ? De plus, il s’agit d’un investissement de niche où l’on trouve peu de concurrents.

MTL Index revend donc ces métaux aux investisseurs ?

Non, nous leur fournissons des informations sur chacun des métaux qui nous semblent promis à un brillant avenir, parce que nous connaissons l’offre et que nous discutons avec les industriels pour connaître leurs besoins. Ce sont nos clients qui choisissent d’acheter de l’yttrium, utilisé pour la fabrication des pots catalytiques et des cartes à mémoire, ou de l’europium, dont la puissance d’éclairage sert aux tubes cathodiques et aux lampes à basse consommation.

Depuis un an, notre millier de clients placent leurs achats dans un entrepôt sous douane que gère la société Metlock à Francfort. Ils peuvent vendre leur stock quand ils le veulent et sans nous. Toutefois, nous leur conseillons de conserver leurs métaux entre trois et cinq ans. En fait, nous agissons comme des conseils en gestion de patrimoine.

Les cours des métaux rares baissent depuis 2012. N’est-ce pas décourageant ?

Au contraire, c’est le moment d’acheter, car nous savons que leurs cours vont remonter. La demande potentielle est gigantesque : ces métaux mineurs sont consubstantiels de la miniaturisation et de l’amélioration des performances des ordinateurs, des smartphones et des tablettes dont nous ne pouvons plus nous passer.

En regard, leur offre est peu élastique, car leur processus de production est long, complexe et concentré dans une poignée de pays, au premier rang desquels la Chine, qui assure plus de 95 % de la production mondiale.Voilà pourquoi nous disons que ces métaux sont le pétrole du XXIe siècle.

3 ans pour développer votre PME avant de la vendre

Vous avez 3 ans devant vous pour encore développer votre PME avant de la transmettre.

Pourquoi la développer encore puisque vous allez devoir la vendre ?

A tout point de vue : garder un dynamisme indispensable à sa compétitivité, pour tous vos collaborateurs, et pour mieux, et plus facilement, la vendre, dans 3 ans.
En effet, s’il y un développement significatif sur les 3 dernières années, ce sont celles-là qui vont servir de base à la valorisation.
Et au delà de son prix, elle sera d’autant plus attractive pour les candidats repreneurs.

Travailler sur 4 axes, qui peuvent aussi s’appliquer à votre activité.

1. Le développement commercial et marketing des 3 prochaines années avant transmission

Quels que soient les progrès que vous avez réalisés jusqu’à maintenant en termes commerciaux et marketing, il faut absolument que vous continuiez cette croissance du Chiffre d’Affaires.
Elle est primordiale.
Pour continuer à motiver vos collaborateurs, qui ne doivent pas craindre l’avenir, ni votre prochain départ, dont ils doivent se douter si vous approchez de la retraite.
Pour l’ensemble de vos partenaires économiques (fournisseurs, clients, sous-traitants, financiers, …) il est important que vous apparaissiez comme un acteur dynamique, et plus que la moyenne de votre secteur.
Enfin pour vos futurs repreneurs qui préféreront une entreprise à potentiel plutôt qu’une entreprise à redresser.
2. Le positionnement et l’innovation produit à développer avant de vendre

L’innovation produit reste un moteur de croissance irremplaçable.

Elle assure votre place dans la concurrence actuelle.

Il y a toujours de nouveaux débouchés, de nouveaux marchés à conquérir, d’où que vous partiez.
Cela paraît naturel dans des domaines techniques où les évolutions technologiques se succèdent à un rythme toujours accéléré, ou bien dans des domaines touchés par les effets de mode.

Mais cela l’est également pour des métiers très traditionnels comme la boulangerie.

Participer à des concours, remporter des prix vous forcent à innover.

Vous en retirerez des profits , au moins en termes d’image à court terme, on parlera de votre entreprise.
A moyen terme, vous gagnerez aussi de nouveaux clients-marchés, car tous cherchent toujours des fournisseurs plus inventifs.

Votre entreprise sera d’autant plus attractive le jour de la vente.
3. La qualité et le développement humain avant de céder votre PME

Là aussi, que la qualité soit jugée au niveau des produits finis, ou de l’excellence des hommes qui la composent, les processus de conception, fabrication, livraison, installation, la qualité de la formation, de l’entraînement de vos hommes à une performance toujours plus fiable feront de votre entreprise une référence dans votre milieu.

Une bonne gestion appliquée à ces fondamentaux doit vous permettre de dégager une bonne rentabilité, gage de nouveaux investissements et développements de votre entreprise.

Après un premier examen des vos bilans et résultats, un repreneur avisé saura toujours sentir cette qualité de fonctionnement et d’engagement des hommes dans la dynamique de vote entreprise.
4. Le développement international de votre entreprise avant cession

Point décisif qui caractérise toutes les PME françaises qui réussissent, c’est l’internationalisation de leur activité.

Encore une fois, certains secteurs d’activité semblent s’y prêter plus ou moins.

L’internationalisation est en fait un merveilleux test d’adaptabilité : il faut comprendre les goûts étrangers, les modes de vie, les critères d’achat et d’usage, … autant de paramètres qui peuvent différer de la demande nationale.

Le faire et y réussir démontrent alors bien la capacité de l’entreprise à vite s’adapter, ce qui est devenu aujourd’hui un facteur essentiel de la compétitivité.
Conclusion :

Vous avez déjà réalisé bon nombre de points de progrès de votre entreprise sur ces 4 dimensions clés du développement et de la réussite.

Si vous vous prenez à temps pour la transmission de votre entreprise et souhaitez le faire dans les meilleures conditions, alors vous connaissez ce qui vous reste à faire : développer, développer, … comme vous ne l’avez encore jamais fait dans votre entreprise.

Ce sera votre dernière ligne droite pour en maximiser la valorisation et son attractivité.

Action :

Procédez par ordre, car il difficile de se battre sur tous les fronts à la fois.

Ce qui compte ce ne sont pas seulement vos priorités personnelles : ce sont les capacités de vos collaborateurs à se mobiliser sur l’un de ces enjeux très rapidement et de façon efficace, sans freins.

A vous de jouer.
Le temps est compté.

Quels sont les types d’aides disponibles pour la création d’entreprise ?

Financement création entrepriseLe créateur d’entreprise peut recevoir plusieurs types d’aide, délivrées au niveau national ou local. Pour bénéficier de ces privilèges souvent d’ordre financier, tout dépendra du profil du chef d’entreprise, de la nature de son projet ainsi que du territoire dans lequel il à l’intention de s’implanter.

Le financement d’une société naissante est un élément crucial pour sa pérennité. En effet, plus le capital de départ investi est important, plus le projet a de chances de mieux fonctionner dans la durée.

Les aides qu’on peut apporter à une création d’entreprise sont multiples.

 Les prêts à long et moyen terme

Les banques offrent habituellement une aide financière à une hauteur maximale de 70% du montant non taxé de l’investissement, du fond de commerce et avec difficulté du besoin en fond de roulement. L’engagement de la banque sera à la hauteur de la mise du créateur.

Les prêts à la création d’entreprise (PCE)

Ce sont des prêts distribués par OSEO, établissement publique qui soutient l’innovation et la croissance des entreprises. Ils sont destinés à subventionner sans aucune garantie ni caution les besoins non physiques d’une entreprise (trésorerie initiale, différents frais commerciaux comme la publicité, fonds de roulement…).

L’ensemble des prêts ne doit pas dépasser les 45 000 euros. La valeur de l’emprunt accordé varie généralement entre 2000 et 7000 euros remboursable sur 5 ans. Il est possible d’adopter un différé d’amortissement total qui est d’une durée de 6 mois. Les sociétés éligibles au PCE sont :

  • Les entreprises individuelles.
  • Les entreprises de moins de 10 salariés en phase de création.
  • Les entreprises ayant moins de 3 ans d’âge.
  • Elles ne doivent avoir bénéficié d’aucun financement pendant au moins 2 ans. Le prêt à la création d’entreprise doit être nécessairement couplé à un prêt bancaire de plus de deux ans. Son montant représente au moins le double de la valeur du PCE.

Le NACRE (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise)

Ce système encourage particulièrement au développement des entreprises nouvelles. Il propose parallèlement un parcours d’accompagnement ainsi qu’un prêt à taux zéro. Etant plafonné à 10 000 euros, il doit être couplé à un prêt bancaire complémentaire tout comme le PCE.

Il a pour objectif de donner aux demandeurs d’emploi et aux personnes susceptibles de prétendre à l’ACCRE (aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise) les chances optimales de réussite. Ce dispositif se divise en plusieurs étapes codifiées :

  • Une aide à la création de dossier (aide au montage qui dure de 4 à 6 mois) qui permettra au chef du projet de soigner quelques détails concernant son idée d’entreprise. Ceci en vue de le présenter à un organisme financier ou un partenaire.
  •  La structuration budgétaire : elle évaluera la pertinence du projet en lancement et son plan de financement.
  • L’intermédiaire bancaire : cette phase concerne les négociations de financement de l’entreprise par un travail de recherche approfondi et minutieux. Il vise à faire bénéficier au chef d’entreprise de la meilleure offre financière possible ainsi que des conditions de prêt les plus commodes, en plus du prêt NACRE.

(Les deux dernières étapes durent généralement 4 à 6 mois et sont mises en place simultanément)

L’appui au démarrage et au développement

Il s’agit d’une aide à la fois décisionnelle et d’encouragement pour soutenir le chef d’entreprise à l’aube de son projet. Elle l’encadre dans ses choix de direction et prévient d’éventuels problèmes financiers.

Les prêts d’honneur

Il s’agit de prêts accordés par des structures sans but lucratif (les pouvoirs publics, les sociétés consacrées au développement des entreprises).

Ces prêts sont sans garantie, présentent des taux d’intérêts très bas et sont remboursables au bout de 2 à 5 ans.

Les aides fiscales accordées par l’état

  • La prime d’aménagement du territoire proposée par la DIACT (Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) aux entreprises qui s’implantent dans des zones spécifiques d’aménagement du territoire en respectant certaines conditions d’emploi et de financement.
  • L’exonération d’impôts sur les bénéfices pour ces mêmes entreprises installées dans les zones d’aménagement du territoire.
  • L’exonération des impôts locaux.
  • L’exonération des cotisations sociales dans les zones franches urbaines (ZFU). L’entreprise s’engage à embaucher de la main d’œuvre locale contre cette exemption.

Toutes ces aides sont directement inhérentes à l’état et visent à favoriser :

  • Une bonne répartition géographique des entreprises (ZFU).
  • La réintégration professionnelle des demandeurs d’emploi (le dispositif NACRE).
  • L’apparition et le financement des projets innovants.
  • Le financement des petites entreprises et l’épargne de proximité (PCE par exemple)

Une autre forme d’aide, non gouvernementale, peut entrer en jeu pour faciliter la création d’entreprise. Il s’agit des aides de collectivités locales.

Les collectivités peuvent attribuer des aides sous plusieurs formes ; subventions, bonification d’intérêts, emprunts ou avances remboursables à taux généralement nul.

Les régions sont indépendantes par rapport au choix du régime des aides directes qu’elles accordent.

Cependant il est important de respecter certaines règles et en particulier la concurrence communautaire. Les principes généraux que doivent considérer les collectivités locales :

  • Le respect du principe de liberté du commerce et de l’industrie.
  • L’interdiction de piocher les aides dans les fonds des entreprises commerciales et des sociétés à but lucratif (Quelques exceptions existent ; les sociétés d’économie mixte locale…).
  • L’interdiction d’établir des discriminations entre les entreprises et les citoyens présents dans la même situation. Il faut donc codifier les aides financières procurées et établir un règlement qui définit leur intervention.
  • Le respect de la politique d’aménagement territorial instaurée par l’état.

Il existe plusieurs aides possibles dont un chef d’entreprise dispose, pour mener à bien son projet. Elles sont schématiquement représentées par les aides de l’état et les aides de collectivités locales. Ces aides sont mises en œuvre afin de faciliter l’innovation et le développement des sociétés émergentes en vue d’une accélération de la vie industrielle et financière des régions.

Les aides pour le financement du développement des PME

Le financement des PME est toujours une question cruciale. Le besoin de financement se heurte constamment, d’une part, à la capacité de l’entreprise à financer son propre développement, et d’autre part, au souci d’indépendance de l’entreprise. La capacité de financement de l’entreprise limite sa vitesse de croissance. Le souci d’indépendance de l’entreprise peut être un facteur bloquant à son développement. Des solutions de financement public peuvent permettre de concilier vitesse de croissance et volonté d’indépendance.

Les prêts de Bpifrance, complémentaires aux prêts bancaires

Bpifrance est le principal acteur public du financement des entreprises. Le prêt sans caution ni garanties personnelles est son principal mode d’intervention pour le financement du développement des PME et TPE.
Bpifrance peut soutenir les investissements des sociétés en développement via le Contrat de développement. Ce prêt permet de financer les dépenses immatérielles liées à un investissement immobilier ou matériel.
Le Prêt à long ou moyen terme concerne toute sorte d’entreprise, ayant un projet d’investissement. Contrairement au contrat de développement (qui a une durée de 6 ans), sa durée peut aller jusqu’à 15 ans.
Le Prêt Croissance de Bpifrance soutient les projets d’investissements ou de croissance externe. Il finance les dépenses immatérielles et matérielles liées à cette croissance. Ce prêt a une durée de 7 ans.
Le Prêt SOFIRED-PME Défense intervient pour les PME travaillant pour le secteur de la défense, ou celles situées sur les territoires touchés par les restructurations de la Défense. Ce prêt finance les projets de développement ou de croissance externe. Il a également une durée de 7 ans.
Tous ces prêts interviennent en complément d’un prêt bancaire classique.

Soutien à la compétitivité

Le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi) est destiné à financer la compétitivité des entreprises. Il soutient les efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique, et de reconstitution de leurs fonds de roulement. Le CICE est calculé en fonction des rémunérations annuelles des salariés de l’entreprise.

Couvrir son prêt bancaire avec une garantie

Les prêts cités ci-dessus sont tous complémentaires de financements bancaires classiques. Pour assurer l’octroi de ces prêts bancaires, l’entreprise peut mobiliser des dispositifs de garanties bancaires. Ces garanties doivent couvrir le risque d’impayés en cas de défaillance de remboursement de l’entreprise.
Là encore, Bpifrance intervient pour soutenir les actions de développement des entreprises. Sa garantie de développement couvre les opérations d’investissement des TPE (Très Petites Entreprises) et PME (Petites et Moyennes Entreprises).
La SIAGI peut également intervenir pour les artisans, commerçants et petites entreprises. Elle peut garantir des projets d’investissements matériels ou des projets de croissance externe ou interne.

Soutenir le développement de projets structurants

Les PME ayant bénéficié d’un prêt d’honneur du Réseau Entreprendre, et engagées dans un projet de développement structurant, peuvent solliciter le Prêt Réseau Entreprendre Croissance. Ce prêt finance les projets de développement fortement créateurs d’emplois.

La PAT (Prime d’Aménagement du Territoire) Industrie et Services soutient également les projets d’investissements structurants. La PAT finance des projets de création, extension et diversifications d’activités industrielles ou de services (hors sidérurgie, fabrication de fibres textiles artificielles ou synthétiques, construction navale). Ces projets doivent être situés dans des communes classées en zone d’aide à finalité régionale. La PAT intervient pour des projets prévoyant un nombre minimum de création d’emplois et de montant d’investissements.