Category Archives: Economie

Quand les Français déboursent pour rêver

Aujourd’hui, on peut absolument tout financer par crowdfunding, du projet le plus loufoque à la création d’une startup. Ce mode de levée de fonds est un incontournable pour une grande majorité d’entrepreneurs mais aussi de grands groupes. Quelques mois après l’arrivée de Kickstarter en France, Denis Jacquet, président de l’association Parrainer la Croissance, explique l’arrivée de ce géant américain du secteur.

AUTEUR
Denis Jacquet, serial-entrepreneur et Président de l’association Parrainer la Croissance, s’emploie, au quotidien à remettre entrepreneuriat au coeur de la société…


La France est en émoi. Un pionnier et géant américain de plus arrive en France, en espérant faire débourser aux Français ce que les gouvernements successifs ne leur ont pas encore confisqué. Mais au moins dans ce cas, on sait que l’on finance une ambition, un rêve, une passion. C’est plus excitant qu’un déficit, même à taux zéro. Pourtant notre pays n’a pas attendu l’oncle Sam pour susciter la passion des Français à « faire ensemble ». Sans intermédiaire. Le crowdfunding grimpe comme la température estivale. Nombre de bébés issus des éprouvettes du financement participatif sont bien présents dans l’écosystème, le chanteur Grégoire en tête. Kickstarter apportera-t-il quelque chose de neuf dans notre Gaule en crise ?


A chaque fois qu’un projet américain débarque sur les plages françaises, on se dit que les mauvais résistants, encore terrés dans nos multiples zones corporatistes, vont trembler un peu plus. Ceux qui rêvent d’un monde dans lequel l’Etat reste le dernier et ultime tiroir-caisse de la République, et qui souhaite surtout en matière de culture, rester le mécène en chef, en seront pour leurs frais. L’arrivée de ce géant made in Burger, va consolider cette vision, participative, libérale, démocratique. Dans une période de crise où le rêve semble interdit, se dire que la création est toujours possible et peut être financée, est rassurant.

Ce nouvel acteur du marché, va attirer un peu de lumière supplémentaire au monde entier, sur les projets français. Un peu d’attention d’un acteur international, là où les nôtres sont encore si hexagonaux. Une incitation supplémentaire pour nos entreprises à tenter elles aussi d’aller chatouiller d’autres contrées. Un acteur de plus sur un marché encore timide peut être à la fois une menace ou, au contraire, une opportunité pour se développer. L’avenir proche le dira. Le marché a toujours raison.

Pour les entrepreneurs, rien de nouveau sous le soleil.
Kickstarter finance les rêves mais pas le BFR (Besoin en Fond de Roulement), autrement dit les capitaux propres des entreprises. L’entrepreneur qui souhaite trouver ce que les banques lui refusent, ne trouvera pas en cette entreprise issue du royaume des startups, le Zorro de sa croissance, ni un zéro de plus à son capital. Ce n’est pas la vocation de Kickstarter.
La communication intensive liée à l’arrivée de ce nouveau joueur, permet de faire la publicité de ce secteur magnifique, un premier pas vers une économie libérale qui rime avec sociale et bienveillante. On pourra peut-être enfin réconcilier entrepreneuriat et passion, capitalisme et sociétal, libéralisme et solidarité.

C’est le début d’une nouvelle ère, qui nous fera respirer un nouvel air. Et des airs, ils en financent à la pelle. Près de 2 milliards financés sous cette forme aux USA par Kickstarter. Ces sommes font rêver. Cela me fait penser à ces années passées à Washington DC, quand un ami proche, patron de la formation et de la santé à la Banque mondiale, m’expliquait que la fondation Bill Gates avait investi plus d’argent que la Banque mondiale sur son secteur ! Le privé, l’initiative individuelle, prend le pas sur l’Etat et les intermédiaires. C’est un petit pas pour le financement et un grand pas vers la responsabilité. Cela signifie que le rêve d’un homme ou d’une femme peut devenir la passion d’un groupe. Qui dès lors le finance. C’est un changement colossal dans un pays comme le nôtre.

J’imagine un jour proche où les entreprises retiendront et fidéliseront leurs collaborateurs volages, en finançant leurs projets afin de les conforter dans leur volonté de donner du sens à leur quotidien. Tout est imaginable et reste à imaginer.

En conclusion, pas de révolution, mais une pièce de plus à l’évolution du marché. Pendant que le cinéma ressuscite les dinosaures, le digital chasse les nôtres !

Crédit Photo : © Rawpixel-Fotolia

Une vision de l’Internet des Objets en 2020

couvwyman

Le célèbre cabinet de conseil en stratégie Oliver Wyman vient de publier une étude détaillant les perspectives d’évolution pour les objets connectés dans les années à venir. Entre les nouveaux secteurs d’application des objets connectés et les chiffres de croissance vertigineux du secteur, le cabinet nous explique à grand renfort d’infographies de quoi le futur connecté est fait. En voiture !

« Avec l’internet des objets, une nouvelle révolution est en marche. » C’est par ces mots que débutel’étude du cabinet Oliver Wyman, aussi connu pour la finesse de ses analyses que pour la difficulté de son recrutement. Difficile en tout cas de contredire ce premier fait, tant l’évolution du marché des objets connectés est rapide, et sa croissance importante.

Même si la communication entre machines a près de 20 ans, il a fallu attendre une forte diminution du coût des capteurs, une explosion de la connectivité et des progrès dans la miniaturisation pour permettre le développement exponentiel des objets connectés tel que nous le connaissons aujourd’hui. Nous ne raisonnons désormais plus en machine-to-machine, mais d’univers entre univers avec de multiples interactions en simultané.

Croissance soutenue par des performances techniques accrues

Les innovations techniques qui devraient avoir lieu dans les prochaines années permettront une expansion toujours plus rapide du marché des objets connectés. En effet, une baisse du coût des capteurs devrait rendre les objets connectés de plus en plus accessibles, et les progrès dans la miniaturisation et la vitesse des transmissions de données seront sources d’une intégration toujours plus approfondie et efficace au quotidien.

L'évolution des technologies

Un impact sur tous les secteurs

Les secteurs utilisant des objets connectés sont de plus en plus nombreux, et cette tendance n’est pas prête de s’arrêter. De l’agriculture à l’industrie, des transports à la distribution, les objets connectés sont partout, et pas nécessairement connus du grand public.La révolution des industries

30% de croissance annuelle

En 2008, il y avait sur Terre autant d’objets connectés que d’êtres humains, soit 7 milliards. Il devrait y en avoir entre 50 et 100 milliards en 2020 (d’objets connectés, heureusement), cela représentant une croissance de plus de 30% par an. La valeur ajoutée des objets connectés devrait atteindre entre 1800 et 2200 milliards d’euros d’ici 2020. C’est beaucoup d’argent, et cela montre de façon éloquente les enjeux économiques colossaux liés aux objets connectés. Et ces objets connectés dépasseront le côté « gadget » que certains peuvent critiquer actuellement pour offrir des usages révolutionnaires : Smart buildings, voitures intelligentes, supply chains etc.

« A plusieurs reprises dans le passée, la pénétration des innovations a largement été sous-estimée. Thomas Watson, président d’IBM, ne pensait-il pas en 1943 qu’il y aurait un marché mondial pour cinq ordinateurs ? Plus récemment, en 1999, les estimations du taux de pénétration du téléphone mobile plafonnaient à 90% en France. Il est aujourd’hui de 120%. A son tour, Cisco prédit 10.000 milliards d’objets connectés en 2030. »

Croissance des objets connectés

Qui prendra le dessus ?

Il y aura dans cette course à la connexion des gagnants et perdants, des entreprises qui sauront tirer profit de l’expansion rapide de ce marché, et d’autres qui couleront faute d’avoir su s’adapter. De nouvelles entreprises naitront, des acteurs historiques s’adapteront, de nouveaux secteurs verront le jour et exploiteront la quantité gigantesque de données récoltées par la pléthore sans cesse grandissante d’objets connectés.

Si Oliver Wyman considère le scénario d’un monde monolithique où Google dominerait l’ensemble des secteurs peu probables, il envisage cependant l’émergence d’acteurs aujourd’hui encore à l’état d’incubation. Withings sera-t’il un jour le nouvel assureur santé ? Peugeot deviendra-t’il un assureur automobile ? En route pour le futur…

Assurance et IoT

The Fed still focused on September

Avatar de Philippe WAECHTERPhilippe Waechter's blog

The Fed, in its press release, has let open all the options for hiking rates before the end of the year but September is still high on the agenda. The US central bank has reminded us that its decision will be data dependent and that the improvement on the labor market is the kind of data that could accelerate the decision. But on the other side, lower energy price will not hasten the convergence of inflation to the 2% target.
In other words the Fed has noticed that even growth prospects remain moderate there are stronger dynamics than in June on households and on the labor market. Imbalances are still there on the labor market but more limited than in June. Exports and investment are still a drag to a stronger expansion.

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Thomas Piketty, François Hollande, Hillary Clinton: la nouvelle illusion égalitariste

Selon Jean-Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin un nouvelle forme du socialisme se construit sur les ruines du marxisme. Pour eux, cette nouvelle illusion est économiquement inopérante.

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Jean-Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin sont respectivement président et directeur de l’IREF, co-auteurs de l’ouvrage Anti-Piketty. Vive le Capital au XXIe siècle! (Libréchange, 2015).


Marx n’est pas mort. Ses mânes font encore vivre des rejetons tardifs et atrophiés. Comme le communisme a fait la preuve de son inanité absolue, ils veulent le ressusciter autrement. L’égalité est désormais leur maître mot, de François Hollande à Hillary Clinton, du FMI à l’OCDE et jusqu’au Vatican.

Thomas Piketty, qui en a l’obsession, a trouvé son succès, significatif, en offrant à une gauche démunie un plaidoyer pseudo-scientifique capable de la consolider dans son combat pour la destruction de l’économie libérale et de la liberté des hommes au nom de leur égalité. Il a construit toute sa théorie pour aboutir à cette conclusion que les conditions doivent être nivelées par l’impôt. A cet effet il propose de taxer les revenus jusqu’à 80% et le patrimoine à un niveau de 2 à 10% par an, ce qui réduirait à néant en peu d’années les fortunes mêmes les plus grandes. Et c’est le but avoué.

Mais sa démonstration, qu’il a voulu asséner au travers d’une flopée majestueuse de données historiques, est truffée d’erreurs ainsi que nous le démontrons dans notre ouvrage écrit avec une vingtaine d’économistes reconnus et qui dénoncent, chacun à sa manière, les tromperies de cet idéologue revêtant la tunique d’un nouveau Lyssenko. Il ignore les changements de fiscalité qui modifient les revenus à prendre en compte, il méconnaît la mobilité sociale, il reconstitue les données qui lui manquent ou interprète celles qu’il trouve pour étayer une théorie boiteuse! Parmi ses fumisteries économiques figure l’idée selon laquelle le taux de rendement du capital aurait toujours été sensiblement supérieur à celui de la croissance économique et aurait permis l’augmentation infinie des inégalités. Or, si au cours des vingt siècles écoulés, le patrimoine s’était accru de 4% par an en moyenne alors que la croissance oscillait à des taux inférieurs à 0,5% comme le soutient Piketty, il se serait avéré bien vite que le patrimoine disponible était insuffisant pour satisfaire à l’épargne des nantis.

Piketty voudrait expliquer l’économie et la société à partir d’une formule mathématique d’une simplicité absolue, et bien entendu cette explication unidimensionnelle ne peut pas être juste. Elle méconnaît la complexité du monde et de l’Homme autant que l’immense capacité de celui-ci à réagir aux difficultés qu’il rencontre, à innover, à s’adapter. Son nouveau socialisme scientifique rejoue l’histoire à la façon si décriée par l’auteur du Capital qui pensait qu’elle ne se répète jamais que comme une farce. Mais il pense sans doute que la farce marche toujours au théâtre du monde et qu’elle a trouvé cette fois son leitmotiv en ressassant en ritournelle son adoration égalitaire.

Certes, l »égalité peut traduire le cri désespéré des laissés pour compte, mais elle est souvent le vieux fantasme de ceux qui voudraient prendre la part des autres à bon prix, la revendication de la jalousie et de l’ignorance. Cette frénésie égalitariste a surtout prospéré dans les sociétés habituées, notamment dans la vielle Europe continentale, à des gouvernements dominateurs et arrogants en même temps qu’à un Etat-providence. Elle a fructifié également, de manière plus justifiée, dans les pays où la richesse est accaparée par la corruption plutôt que par l’effort et la créativité. Elle est plus diffuse dans les pays libéraux, souvent anglo-saxons, où l’envie suscitée par la richesse conduit à travailler et entreprendre pour l’obtenir par soi-même plutôt qu’à militer pour la confisquer. Contrairement à ce que soutient Piketty, les plus riches ne sont plus guère des rentiers. En réalité, 75 % des 1 % les plus riches sont des entrepreneurs. Et ces riches contribuent par leurs investissements, par leur prise de risque à la création de richesse pour tous et notamment au travers de la création d’emplois et de produits innovants.

La seule égalité qui vaille est celle que doit avoir chacun de pouvoir travailler librement pour acquérir ce qui lui revient, et notamment sans être entravé par l’Etat au-delà de ce qui convient pour que la sécurité et les conditions de la vie sociale soient assurées, et que ceux qui sont démunis sans en être responsables puissent être secourus. L’égalité vaut aussi pour les enfants qui doivent tous pouvoir bénéficier d’un accès à une formation pour avoir la chance de pouvoir acquérir ce que leur capacité leur permet, de telle façon que l’inégalité de la nature laisse place, autant que possible, à celle des choix, des mérites et des efforts de chacun.

L’égalité, pour le reste, n’existe pas sinon dans la pauvreté imposée à tous. L’histoire fourmille d’exemples de misères généralisées apportées par ceux qui voulaient faire le bien à la place des hommes soumis à leur tyrannie soi-disant bienveillante. Nous sommes ce que nous sommes et responsables de ce que nous deviendrons avec le bagage qui nous a été donné. Nous sommes également responsables du bien à prodiguer aux autres, mais librement, pas sous la contrainte étatique. Chacun est différent. Nous sommes complémentaires, pas égaux. L’égalité dissout les genres et tue l’individualité. C’est précisément ce que veulent d’ailleurs les thuriféraires de l’égalité portée au pinacle d’une nouvelle liturgie. Ils veulent que les personnes soient substituables et fongibles dans la société, qu’elles lui soient assimilées pour lui être mieux assujetties.

Il ne faut pas méconnaître le danger de cette idéologie qui au nom faussement bienveillant de l’égalité attentera demain à la liberté et à la propriété, qui en est le substrat, et détruira la notion même de responsabilité qui institue notre humanité et la fait prospérer.

Les Français sont de plus en plus engagés dans la consommation responsable

Des oeufs bio, catégorie la plus consommée dans les produits bio, provenant d'un mode de production fermier. En hausse constante ces dernières années, le marché de la consommation responsable séduit de plus en plus de Français. Une étude menée par l’Observatoire de la consommation responsable dévoile leur l’appétence pour les oeufs bio, le covoiturage ou les énergies renouvelables.

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Alimentation bio, commerce équitable, financement participatif… la consommation responsable touche de plus en plus de monde. À l’appui, un rapport mené par l’Observatoire qui y est dédié montre que les Français sont sensibles aux problématiques de la limitation des ressources et de la qualité de vie collective. Si les pompes à chaleur et l’emploi des transports en commun ont moins eu la cote en 2014 que l’année précédente, la production d’énergie via les éoliennes ou l’achat de biodiesel fait aujourd’hui partie intégrante des modes de consommation des Français. Retour sur ce vaste marché en quelques chiffres.

• 16% de croissance

Le commerce équitable poursuit sa croissance avec 16% de progression en 2014. Café, sucre, riz… les aliments soutiennent largement ce secteur évalué à 499 millions d’euros tout confondu l’année dernière

Les produits équitables sont principalement présents dans les grandes surfaces, avec près de 40% du chiffre d’affaires du secteur issu de la vente en grande distribution.

• 1,1 million d’hectares

Voici la totalité des surfaces cultivées en bio. Avec une croissance de 10% entre 2013 et 2014, le marché du bio est en très bonne santé.

Près de 9 Français sur 10 ont consommé au moins une fois des produits issus de l’agriculture biologique, selon un sondage cité dans le rapport. Seuls 12% des personnes sondées déclarent ne jamais y avoir touché, contre 46% en 2003. Un vrai grand écart. L’oeuf est le produit le plus consommé en bio, autrement dit les consommateurs optent pour des oeufs produits en France, selon le mode de production fermier. La vente d’oeufs «conventionnels» a baissé de 3% en volume en 2014, contre une progression de 8% pour le bio. L’eau du robinet est également plus appréciée que les années précédentes: 7 Français sur 10 affirment qu’ils sont satisfaits de sa qualité.

• 16,2 terawatt-heure

Ce chiffre correspond à la production éolienne de l’année passée. Le réseau éolien français se développe doucement: en 2014, il a crû de près de 7%, représentant ainsi 3,7% de la production électrique nationale. À l’origine de cette progression, une simplification du cadre réglementaire qui entoure l’achat d’éolien.

• 1er pays du classement

Champions d’Europe de consommation de biodiesel, les Français. Si la consommation de biocarburants a diminué ces derniers temps à l’échelle européenne, ce recul est en grande partie dû à la chute de la consommation de l’Espagne. Avec sa loi de finances, la France affiche l’objectif le plus ambitieux d’incorporation d’agrocarburants dans les carburants traditionnels, soit 7,7% .

Par ailleurs, les ventes de vélos électriques ont nettement augmenté en 2014, avec 77.500 pièces vendues. Le réseau TER a perdu des voyageurs: leur nombre par kilomètre a diminué de près de 4% entre 2013 et 2014.

• 10 millions

C’est le nombre de membres de BlaBlaCar. Un chiffre qui a doublé entre 2013 et 2014, et qui permet à la plateforme de faire 200% de croissance par an. L’autopartage comme l’Autolib’ s’ajoute aux solutions de mobilité partagée à succès puisque son marché est évalué à 937 millions de dollars dans le monde entier et pourrait atteindre 6,2 milliards de dollars en 2020. Même chose pour le vélopartage. L’année 2014 a vu le réseau Vélib’ consolider son succès.

• Multipliés par 2…

… les fonds récoltés par financement participatif en France entre 2013 et 2014. Via des plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank, 152 millions d’euros ont été collectés en 2014 permettant à une multitude de projets de voir le jour, selon le Baromètre du Crowdfunding 2014. La communauté de contributeurs de ces dons, prêts ou prise de participation a elle aussi doublé en un an pour atteindre 1,3 million de personnes. Six Français sur dix considèrent même ce mode «de financement comme une façon durable et pérenne de financer l’économie», selon les termes du rapport. De quoi encourager les porteurs de projets!

Marketing digital : quelles sont les priorités en 2015 ?

La part du marketing digital dans le marketing global ne cesse de croître. Focus sur les enseignements de la quatrième édition du baromètre Valtech/Adobe.

[Baromètre] Marketing digital : quelles sont les priorités en 2015 ?

La tendance 2015 se confirme : les applications mobiles sont l’une des grandes préoccupations du département de marketing digital, révèle la quatrième édition du Baromètre du marketing digital, menée par Valtech et Adobe. Ainsi, plus d’un tiers des répondants consacreront un budget au développement d’applications dans les douze prochains mois. Suivent la publicité digitale, le data marketing, le brand et content management… sans oublier les réseaux sociaux.

Autre enseignement de cette étude qui vise à comprendre les attentes des directions marketing et à identifier les domaines d’investissement des prochains mois : la part du marketing digital par rapport au budget marketing global continue de progresser, et gagne 3 % entre 2014 et 2015. Le marketing digital se taille la part du lion, comme le confirme Pascal Malotti, directeur conseil et marketing digital chez Valtech : « Chaque année, nous posons sensiblement les mêmes questions. Ce qui est frappant pour cette édition, c’est l’importance que prend le marketing digital dans l’entreprise. En 2015, il devient un rouage essentiel du business – c’est une manifestation tangible que la transformation digitale est en marche. »

Le « mobile first », mais…

Le mobile est l’une des priorités du marketing. Mais, quelle en est l’utilisation réelle ? 41 % des répondants font du responsive design, 32 % ont des applications mobile et 27 % des sites mobiles.

Néanmoins, c’est moins de la moitié du panel qui opte pour un usage spécifique du mobile, pour des campagnes SMS, de la publicité ou des push notifications.Autre constat – et non des moindres : 75 % des répondants ne font pas d’A / B testing.

L’e-mailing et le SMS, les principaux leviers d’acquisition

L’e-mailing et le SMS arrivent en tête des principaux leviers d’acquisition et de fidélisation, afin d’irriguer le parcours client. Objectif : alimenter les plateformes de l’écosystème de la marque, en particulier le site Web et les réseaux sociaux, le mobile, les applications mobiles, et, enfin, le centre d’appel.

Le ROI en tête des indicateurs

Qui investit sur les plateformes digitales ? C’est le budget marketing, d’abord, à 50 %. Le budget digital est également impliqué, à 35 %, suivi par le budget IT à 15 %. Sans surprise, les directions marketing arbitrent leur choix en fonction de leur capacité à opérer un retour sur investissement, et à influencer le business. Le ROI est en tête des indicateurs, suivi de l’influence sur le parcours client et du retour sur objectif. « L’augmentation du ROI des stratégies digitales, et notamment des stratégies mobiles, nous renseigne quant à l’évolution des budgets marketing globaux en faveur du digital », précise Christophe Marée, Directeur Marketing Digital chez Adobe.

Campagnes digitales : quels critères d’évaluation ?

Nombre de clics et de visites, taux de conversion représentent les principaux indicateurs de performance pour plus de la moitié des interrogés. En tête le nombre de clics (pour 181 répondants), suivi des visites (169) et du taux de conversion (155).

Pourquoi être orienté sur la donnée ?

Ciblage et segmentation d’audience, amélioration de la connaissance client, personnalisation de la communication composent le trio gagnant de l’utilisation de la donnée.

Méthodologie : Vingt questions administrées en ligne à 300 répondants, des directions marketing, des directions générales, IT & autres, issus de sociétés de services, finance, distribution, tourisme, IT, télécom, luxe, administration, de santé et d’énergie.

Microsoft and Nokia: The fallout of a calamitous collision

When authors of business studies books come to write up the story of Microsoft’s relationship with Nokia it will be filed in the ‘how not to’ section alongside other classics of the genre like Ford’s development of the Edsel car. In a hole, Microsoft has continued to dig. And dig. And dig. And dig. The news that it is to make a huge write-off and effectively take a step back from competing head-to-head with rivals in phones is the culmination of a dysfunctional relationship that should never have commenced or should certainly have been terminated some time ago.

It didn’t have to be this way. People forget that Microsoft once had a significant share of the mobile phone market but its attempt to hit back at the iPhone and Android has turned into a disaster. This is in part because rather than targeting a specific share of the market it sought to duke it out head-to-head with more capable rivals.

Nokia was once called ‘the Finnish Microsoft’. Not long ago it had the kind of dominance in mobile phones that Microsoft had (and largely still has) in desktop operating systems and productivity applications. But it was crushed by superior products and perhaps a tendency to over-engineer. Microsoft, accustomed to leading most markets it entered and having a chilling effect on the opposition wanted to make a bold statement in mobile so it threw money at Windows Phone and got into bed with a company renowned for its hardware prowess. There seemed an element of hubris to the plan at the time and so it proved.

This wasn’t just a ‘Software + Hardware = Success’ equation. In Stephen Elop Nokia had a CEO who knew Microsoft backwards and might one day have led his former company had he stayed at Redmond. Former Microsoft CEO Steve Ballmer and Elop together gambled that the world needed a ‘third ecosystem’ outside iOS and Android. An axis power made a certain amount of sense if the pair could execute on their project but it was never proven that developers, carriers, retailers or buyers wanted another choice.

Nokia’s Lumia phones were turned around fast and they were good, featuring a slick OS, but lack of software support hurt it badly. Apps that became instant hits on the two main platforms took an age to arrive on Windows Phone and even then they were often not optimised and upgraded on an irregular basis. Windows, the franchise that dominated PCs was relegated to a niche in phones.

There were also amazing wrong-headed decisions, most notably the famous leaked email to staff in which Elop lamented the “burning platform” that was Symbian.  He was probably right that Symbian had to go but by making such a broadcast announcement he wrote off sales of cash-cow products and alienated others.

When Microsoft acquired Nokia last year it appeared a desperate move and so it has proven. The $7.6bn write-off equates to about half a billion dollars per month since the deal went through and, with other changes to mapping and advertising strategies, 7,800 jobs will go. An additional $850m will be absorbed in restructuring the phone business.

The news was delivered to Microsoft staff in an email from CEO Satya Nadella where he emphasised a desire to invest “in areas where we have differentiation and potential for growth”. You get the strong sense that Microsoft’s Nokia moves would never have been taken by Nadella. Microsoft used to crush others with the sheer power of its ecosystem, even sometimes when its products were not the best, but this time it was outsmarted. As with search and advertising it couldn’t resist the temptation to compete for market leadership but in the end it was roundly beaten. And so ends the ill-starred romance between these two companies.

RH : Comment la satisfaction des collaborateurs impacte-t-elle la performance de l’entreprise ?

​Chez Decathlon, l’équation collaborateurs heureux = clients heureux est au cœur de la stratégie de l’entreprise. Son principe clé : la conviction que le développement et la montée en compétences des collaborateurs sont les piliers de la satisfaction client, et donc de la performance économique. Explications par Yann Thomas, DRH Ouest et Paris de Decathlon.

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​Un entretien toutes les 4 semaines avec son patron

« Chaque collaborateur de Decathlon, quel que soit son contrat de travail et son poste, rencontre son patron toutes les 4 semaines. Cet échange qui peut durer de 1 heure à plusieurs heures est préparé par le collaborateur qui présente ses points de plaisir au travail et les éléments de déplaisir. Ces entretiens individuels de développement et de décision (EI2D) sont l’occasion d’exprimer ses attentes envers son patron. Pour ce dernier, c’est un outil de veille sur ce qui se passe concrètement sur le terrain et les solutions à apporter. Ces rendez-vous réguliers sont distincts des entretiens d’évaluation réalisés une fois par an. Pour monitorer ce dispositif, chaque collaborateur reçoit par e-mail tous les 4 mois quelques questions simples : combien d’entretiens ont été menés ? Est-ce que ces entretiens sont bien une source de décision ? Est-ce qu’il y a bien eu comme conséquence un développement de compétences ? »

Des baromètres internes et externes sur la satisfaction au travail

« Une fois par an, chaque collaborateur répond par ailleurs, anonymement, à un panel de 45 questions sur : son adhésion au projet de l’entreprise, les responsabilités exercées dans son métier, son développement professionnel, ses rapports avec son directeur, sa rémunération, son cadre de travail et son plaisir au travail. Le fait de poser tous les ans les mêmes questions et de comparer les résultats magasin par magasin, permet d’être en alerte régulière sur une dégradation possible de la satisfaction au travail des collaborateurs. Depuis plusieurs années, l’entreprise prend également part au classement “Great place to work” qui est une approche plus globale destinée principalement au grand public. C’est l’opportunité de faire savoir à de futurs collaborateurs potentiels de Décathlon que nous sommes un lieu où il fait bon travailler. C’est aussi l’occasion d’aller chercher de bonnes idées auprès de ceux qui nous devancent dans le classement pour nous améliorer en permanence. »

Une fonction RH ancrée sur le terrain

« Decathlon a la particularité d’avoir une vision très managériale de la fonction RH. Chaque responsable ressources humaines s’occupe de 25 magasins, soit en moyenne 1300 collaborateurs. Les responsables ressources humaines, qui sont tous d’anciens patrons de magasins, exercent un métier nomade, en contact direct avec les équipes. Ils viennent en support des directeurs de magasin pour accompagner la montée en compétences des collaborateurs. Ils peuvent par exemple former de nouveaux managers à la conduite des entretiens individuels ou encore déclencher des actions de formation spécifiques. »

Une stratégie de développement des compétences impliquante

« Le développement des compétences individuelles et collectives est un pilier de notre fonctionnement. Chaque collaborateur peut devenir “moniteur” en développant une expertise et en étant référent sur cette thématique. Les moniteurs reçoivent des formations spécifiques (par exemple deux jours pour tester les nouveaux produits “eaux vives” de la nouvelle saison) et délivrent leurs savoirs aux autres collaborateurs y compris à des cadres de l’entreprise. Dans ce cas précis, la compétence est plus forte que le statut : le monitorat est un puissant levier de développement en termes de compétences et de carrières. Ce partage de connaissances peut également avoir lieu à travers des outils de blended-learning qui permettent de mobiliser une communauté de référents. La solution à un problème technique peut ainsi être trouvée en quelques heures grâce à l’envoi d’un tutoriel vidéo par un moniteur d’un autre magasin. Nous allons même ouvrir ces communautés d’experts à nos clients qui sont parfois très pointus sur tel ou tel produit ».

Un croisement fin de la satisfaction des collaborateurs et de la satisfaction client

« Tous les 4 mois, le centre de la relation client questionne 200 consommateurs par magasin sur le niveau de satisfaction globale, la qualité d’accueil, la disponibilité des vendeurs, la compétence des interlocuteurs et le fait de recommander le magasin. En croisant ces résultats par magasin à ceux de la satisfaction des collaborateurs, il apparaît clairement que la performance économique va de pair avec le plaisir au travail. Les collaborateurs heureux, qui vendent de bons produits, font des clients heureux. Cette double évaluation régulière permet d’engager, lorsque c’est nécessaire, des actions magasin par magasin, à travers des groupes de travail sur le terrain. L’objectif est toujours de déployer les propositions (réorganisation, transformation des pratiques…) qui émanent des collaborateurs du magasin plutôt que d’apporter des solutions venues d’en haut ».