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Qu’est-ce qu’un effet de levier dans le cadre d’une holding ?

Un article de Guillaume Jankowski

Reprise d'entreprise et effet de levierIl arrive fréquemment qu’un ou plusieurs investisseurs désirent prendre le contrôle d’une société cible mais n’ont pas la capacité financière suffisante pour acquérir cette dernière.

Dans cette hypothèse, le montage consistant à faire acquérir la société cible par une holding de reprise peut apparaitre particulièrement intéressant puisqu’il confère un effet de levier. Le blog du dirigeant vous propose de revenir en détail sur cette notion.

En quoi consiste le montage ?

Le montage consiste à faire acquérir une société cible par une ou plusieurs holdings.

Illustration : une personne A dispose de 100 000 euros et souhaite acquérir une société cible valorisée à 530 000 euros. D’autres investisseurs sont intéressés par le projet et souhaite y investir 75 000 euros.

  • A créé une holding 1 et apporte 100 000 euros. D’autres investisseurs apportent 75 000 euros (soit 175 000 euros au total).
  • La holding 1 contracte un emprunt de 50 000 euros et apporte 225 000 euros à une nouvelle holding 2.
  • Cette holding 2 va pouvoir conclure, à son tour, un emprunt de 305 000 euros pour acquérir la société cible.
  • L’emprunt sera remboursé grâce aux dividendes versés par cette dernière.

Dans ce schéma, on constate qu’avec un investissement de 100 000 euros, A se retrouve majoritaire d’une société valorisée 530 000 euros.

Pour une acquisition directe de la société cible, il lui aurait fallu, en principe, investir au moins 265 000 euros pour bénéficier d’au moins la moitié du capital.

Qu’est-ce qu’un effet de levier ?

Pour comprendre la notion d’effet de levier, il convient de prendre en compte ses différentes composantes.

Le rachat d’une société par une ou plusieurs holdings de reprise génère en effet un effet de levier :

  • Sur le plan juridique
  • Sur le plan financier
  • Sur le plan fiscal
  • Sur le plan organisationnel

Ces différents effets de levier forment la notion générale.

Qu’est-ce qu’un effet de levier juridique ?

L’effet de levier juridique permet à un acquéreur de prendre le contrôle de la société cible par une ou plusieurs holdings intercalées.

Le montage tire profit des mécanismes du droit des sociétés pour optimiser cette prise de contrôle par :

création d'entreprise

  • Une rédaction d’un pacte d’associés
  • Une éventuelle émission d’actions de préférence

Cet effet de levier juridique permet également de préserver la responsabilité de la personne à la tête du groupe en cas de difficultés quant au remboursement de l’emprunt (excepté dans certaines hypothèses, comme pour une faute de gestion).

Remarque : le choix du statut juridique de la holding de reprise joue un rôle primordial pour le dirigeant. La SAS est ainsi souvent conseillée en raison de la protection accordée à son dirigeant et de la grande liberté statutaire qu’elle offre.

Il convient également de préciser que plus le montage comportera de holdings et plus la gestion du groupe sera lourde et coûteuse.

Qu’est-ce qu’un effet de levier financier ?

L’effet de levier financier consiste, pour la holding de reprise, à rembourser le montant de ses emprunts grâce aux dividendes perçus par la société cible.

Lorsque la société acquise comporte des actifs inutiles, il sera possible de procéder à leur cession dans l’optique de générer des dividendes supplémentaires pour rembourser l’emprunt au niveau de la holding.

Conseil Lbdd : la réussite d’un tel effet de levier financier n’est possible que si la société cible génère un résultat suffisant pour permettre une distribution régulière de dividendes. Ainsi, le rôle de l’audit est primordial pour évaluer la rentabilité future de la société cible antérieurement à l’acquisition.

Qu’est-ce qu’un effet de levier fiscal

L’effet de levier fiscal trouve sa consistance dans trois dispositifs qui peuvent être appliqués à un tel montage :

  • Le régime mère-fille : permet une quasi-exonération fiscale lors de la remontée des dividendes de la société cible vers la holding de reprise
  • La déduction fiscale des intérêts d’emprunt au niveau de la holding
  • Le régime de l’intégration fiscale : permet, en cas de détention de la société cible par la holding de reprise à plus de 95%, de rendre la société tête de groupe seule redevable de l’impôt. Ce régime permet également d’exonérer totalement la remontée des dividendes et de procéder à l’imputation des déficits du groupe.
Remarque : pour pouvoir bénéficier d’un tel effet de levier fiscal, la holding de reprise et la société cible doivent être soumises à l’impôt sur les sociétés.

Qu’est-ce qu’un effet de levier organisationnel

Le montage permet d’être majoritaire à la tête de la société cible. Cet effet de levier consiste donc :

  • A dicter la politique de la société cible en vue de maximiser le profit pour permettre le remboursement de l’emprunt
  • A conserver ou à modifier le dirigeant actuel de la société

La politique organisationnelle du groupe se doit d’être en adéquation avec l’intérêt de la holding de reprise pour permettre d’optimiser le montage.

Conclusion

L’effet de levier conféré par un tel montage ne peut être un succès que si de nombreuses analyses et simulations ont été réalisées en amont de l’opération. A ce titre, le choix d’un professionnel compétent (expert-comptable ou avocat) apparaît nécessaire pour offrir toutes les garanties du montage.

L’Alsace, Rhône-Alpes et la Bretagne en tête des régions où il fait bon entreprendre

entrepreneuriat

L’étude « Où entreprendre en France ? » menée par StarOfService, désigne l’Alsace, le Rhône-Alpes et la Bretagne comme les trois régions les plus favorables à l’entrepreneuriat.


La seconde édition de l’étude « Où entreprendre en France ? » réalisée StarOfService auprès de 22 510  dirigeants d’entreprises de PME de son réseau, désigne l’Alsace, le Rhône-Alpes et la Bretagne comme les grandes championnes de l’entrepreneuriat en France (vs la Basse Normandie, l’Alsace, la Franche Comté et l’Auvergne en 2014). En queue de peloton, ce sont les régions Limousin et Languedoc-Roussillon qui obtiennent les plus mauvais scores (vs Centre et Limousin en 2014).

L’ensemble des résultats peuvent être consultés sur cette carte.

Les chefs d’entreprises interrogés se sont exprimés sur l’attractivité, l’accueil, et l’environnement de leurs régions, de leurs départements et de leurs villes. Parmi les critères évalués, ont été pris en compte : le sentiment général exprimé de l’attrait d’un lieu, la facilité à la création d’une petite entreprise, la facilité d’embauche, l’environnement réglementaire général, la simplicité des réglementations (santé et sécurité, de l’emploi, la fiscalité, l’administration, l’urbanisme…), etc. Le tout donnant une note pouvant aller de A à F.

« Le nombre de chômeurs et de sous-employés ne cesse de s’élever en France, c’est pourquoi l’environnement réglementaire rencontré par les petites entreprises compte plus que jamais. De plus, la hausse de l’auto-emploi démontre l’importance d’un environnement d’affaires favorable à de nouvelles et petites entreprises. La recherche sur le taux de création d’affaires montre combien il est important pour les économies locales d’avoir des politiques qui sont accueillantes afin que les entrepreneurs aient un rempart contre les fluctuations du marché du travail », explique Lucas Lambertini, co-fondateur de StarOfService.

« Où entreprendre en France en 2015 ? » montre une amélioration générale des points de vue des PME et des auto-entrepreneurs français vis-à-vis de la France. Mais il reste beaucoup à faire pour fournir un environnement propice au développement des entreprises. Seul un quart des dirigeants d’entreprise sondés constatent une amélioration de la situation économique de leur région comparée à celle du pays. 46,7 % ne voit aucune différence entre l’économie régionale et l’économie nationale. Le reste, soit 27,6 % des répondants, pense que la situation économique de leur région s’est dégradée.

Comment tester son projet de création d’entreprise ?

couveuse

Il existe plusieurs solutions ou« outils » pour tester son projet de création d’entreprise en grandeur nature. Couveuse d’entreprise, portage salarial, pépinière, accélérateur de startups… Le blog du dirigeant vous décline les différentes possibilités de tester son activité, leurs avantages et leurs inconvénients.

La couveuse d’entreprise

La couveuse d’entreprise (ou incubateur) est avant tout un hébergement juridique, c’est-à-dire qu’elle vous prête son numéro SIREN afin que vous puissiez facturer légalement sans devoir vous immatriculer auprès de l’organisme consulaire dont relève votre activité. En clair, vous faites tout comme une entreprise, mais vous n’en êtes pas encore une.

En tant que « couvé », votre statut social reste inchangé, et c’est là un gros avantage !  Demandeur d’emploi indemnisé, bénéficiaire des minimas sociaux… Vous conservez vos droits à taux plein. A contrario, le chiffre d’affaires que vous réalisez est bloqué sur un compte bancaire appartenant à la couveuse et vous ne pouvez récupérer cet argent que sous forme de frais professionnels. À l’issue de la période de test en couveuse d’entreprise, cette dernière vous verse le solde, sous forme de salaire, déduction faite de charges sociales.

couveuseLes couveuses d’entreprises proposent également des prestations de conseil et d’accompagnement en développement d’entreprise : des rendez-vous sont organisés régulièrement avec un conseiller dédié et les couvés ont accès à un catalogue de formations et de rendez-vous collectifs.

Les avantages de la couveuse d’entreprise

  • le maintien des indemnités chômages et des minimas sociaux,
  • un accompagnement personnalisé au développement de son entreprise,
  • des formations, ateliers, rendez-vous collectifs qui permettent (aussi) de développer son réseau et d’échanger avec d’autres couvés,
  • une assurance civile professionnelle incluse.

Les inconvénients de la couveuse d’entreprise

  • l’entrepreneur ne peut pas vivre de son activité pendant la période de test (impossibilité de récupérer son chiffre d’affaires autrement que sous forme de frais professionnels),
  • durée limitée de test, de 6 mois à 3 ans selon la couveuse, durant laquelle l’entrepreneur n’est pas immatriculé. À l’issue du test, il devra prendre une décision : créer son entreprise ou cesser son activité,
  • des tarifs variables selon la couveuse d’entreprise, pouvant inclure une somme fixe et/ou un pourcentage de son chiffre d’affaires,
  • certaines activités ne sont pas admises en couveuse d’entreprise : activités réglementées nécessitant une assurance professionnelle spécifique, activités nécessitant la location d’un local commercial…
La couveuse d’entreprise est un filet de sécurité puisqu’elle permet de démarrer son activité en conservant ses indemnités financières et en bénéficiant d’un réseau de conseillers… Avant de voler de ses propres ailes !

Le portage salarial

Ici, c’est la société de portage qui encaisse les sommes facturées par l’entrepreneur à son client. Elle rétrocède ensuite au « porté » le chiffre d’affaires qu’il a réalisé, sous forme de salaire mensuel, déduction faite des cotisations sociales et de frais de gestion. Les entrepreneurs qui évoluent dans une société de portage sont en fait salariés de celle-ci, liés par un contrat de travail, même s’ils restent totalement libres dans le développement de leur activité.

Souvent les sociétés de portage sont spécialisées par métier et proposent des formations, un carnet d’adresses, des ateliers de rencontres entre portés…

Les avantages de la société de portage

  • pépinière d'entreprisedes formations, des ateliers ou des événements organisés pour permettre aux entrepreneurs de développer leur réseau,
  • une offre de services pouvant inclure un service comptable, des prestations de conseil, de secrétariat, celle-ci variant d’une société de portage à l’autre,
  • une assurance civile professionnelle incluse,
  • la possibilité de rester indéfiniment dans cette formule.

Les inconvénients de la société de portage

  • la perte de son statut social et de ses éventuelles indemnités (contrairement à la couveuse d’entreprise) : allocations chômage, minimas sociaux…
  • le rapport qualité / prix est à analyser avant de choisir une société de portage, certains frais de gestion pouvant être élevés,
  • les modalités de versement du salaire sont à analyser avec soin,
  • certaines sociétés de portage imposent le versement d’avance sur salaires sous conditions strictes.
La société de portage peut être utilisée comme période test. Elle permet de mettre en place le modèle économique sans puiser dans ses droits Pôle Emploi avant de s’immatriculer et d’évoluer seul. Attention toutefois d’anticiper la répercussion d’un salaire plus faible sur le montant des indemnités Pôle Emploi qui pourraient-être perçues lors de la création de l’entreprise.

La pépinière d’entreprise

La pépinière d’entreprise se distingue de la couveuse ou du portage en ce qu’elle donne l’accès à des locaux pour travailler : bureaux ou ateliers, espaces de stockage, équipements et secrétariat partagés. La pépinière d’entreprise est d’abord un espace de travail, dont le tarif de location est souvent inférieur aux prix du marché.

Les pépinières d’entreprise peuvent être spécialisées par secteur d’activité ou englober plusieurs types d’activités connexes afin de faciliter les échanges entre entrepreneurs. Elles proposent en outre des prestations de conseil, des formations et événements pour leurs locataires.

Les avantages de la pépinière d’entreprise

  • pépinière d'entrepriseun espace de travail partagé avec d’autres entrepreneurs pour sortir de l’isolement et développer son réseau,
  • la possibilité de domicilier son entreprise à l’adresse de la pépinière,
  • une formule économique (partage des équipements, des bureaux, …),
  • l’accès à un réseau de conseillers spécialistes de l’entreprise,
  • l’accès à un réseau de partenaires privilégiés : financeurs, sponsors…,
  • la possibilité d’intégrer une pépinière en amont de la création d’entreprise, lorsque l’immatriculation est imminente ou au démarrage de l’activité.

Les inconvénients de la pépinière d’entreprise

  • une installation de courte durée, car les pépinières sont destinées aux entreprises en phase d’amorçage (si vous domiciliez juridiquement votre entreprise à l’adresse de la pépinière, vous devrez revoir vos statuts à la sortie),
  • les pépinières visent la plupart du temps des activités spécifiques, de nombreuses entreprises n’y ont pas accès, comme les entreprises de négoce, de restauration ou celles nécessitant un local commercial.
Les pépinières sont utilisées pour tester une activité en ce qu’elles proposent un « coup de pouce » au démarrage de l’entreprise, en matière de conseil, de partage d’ »expérience, d’accès à des réseaux et d’économies de charges. Certaines pépinières permettent parfois à des dirigeants parfois plus expérimentés est aussi un atout pour les jeunes créateurs.

L’accélérateur de startups

Tout comme la pépinière d’entreprise, l’accélérateur de startups donne accès à des locaux, des équipements partagés, un réseau de consultants, des formations, un carnet d’adresses… spécialisés startups ! Ici, tout est fait pour permettre la croissance rapide des entreprises dites « startups ». La particularité des startups est qu’en général, elles testent un nouveau modèle économique ou évoluent sur un marché incertain, innovant. Ce type d’entreprise nécessite de vendre avant même d’avoir formalisé une offre claire, aux fins de s’adapter au fur et à mesure à cet environnement nouveau. Pour ce faire, elles ont donc besoin de réactivité : la réalisation rapide et évolutive d’un business plan, un financement tout aussi accéléré, des conseillers à la page des dernières évolutions, en matière de web notamment…

Les avantages de l’accélérateur de startups

  • accélérateur de start upune offre de services spécialisée dans les problématiques de la startup (consultants, formations, accès à des informations ou à un réseau spécifique de partenaires),
  • un espace de travail partagé avec d’autres entrepreneurs pour sortir de l’isolement et développer son réseau,
  • la possibilité de domicilier son entreprise à l’adresse de l’accélérateur,
  • une formule économique grâce au partage des équipements et des bureaux,
  • la possibilité d’intégrer un accélérateur en amont de la création d’entreprise, lorsque l’immatriculation est imminente ou au démarrage de l’activité.

Les inconvénients d’un accélérateur de startups

  • une installation de courte durée, car les accélérateurs sont destinés aux startups en phase d’amorçage (si vous domiciliez juridiquement votre entreprise à l’adresse de l’accélérateur, vous devrez revoir vos statuts à la sortie),
  • les accélérateurs de startups sont réservés aux startups uniquement,
  • les places sont limitées, en général les accélérateurs fonctionnent sous forme de promotion.
Tout comme les pépinières d’entreprise, les accélérateurs de startups sont utilisés pour tester un modèle, en ce qu’ils proposent un « coup de pouce » au démarrage, en matière de conseil, d’accès à des réseaux et d’économies de charges. Ici, l’offre de services est adaptée aux problématiques de la startup, en termes de réactivité notamment.

Couveuse ou portage, besoin de bureaux, de locaux, de conseils spécifiques ? Activité innovante ou de service… À chaque entrepreneur ses besoins. À chaque entrepreneur sa formule de test. C’est à vous de choisir !

Le Directeur Innovation, une fonction qui prend de plus en plus de poids

NNOVATION

par Eric Seulliet

directeur-innovation

Il fut un temps, pas si éloigné, où le Directeur Innovation jouait le rôle de « danseuse du président ». Il était surtout là avec une fonction de communicant qui se doit d’amuser la galerie, tant vis-à-vis de l’interne que de l’externe. On vit alors des sièges sociaux se doter de showroom pour épater les visiteurs avec des tables tactiles, des écrans interactifs, des lapins Nabaztag et autres gadgets de toutes sortes que les entreprises exhibaient avec fierté.

Ce temps de l’« innovation washing », est – on l’espère – largement révolu et le rôle du Directeur Innovation a pu évoluer à mesure qu’une prise de conscience de l’importance de cette fonction s’opérait.

Une première évolution a consisté à ce que les Directeurs Innovation deviennent des propagateurs de l’esprit d’innovation dans les entreprises. Avec un positionnement fonctionnel dans l’organigramme, souvent rattachés à une direction de la stratégie, ils endossaient alors le rôle d’évangélisateur de l’innovation, allant prêcher la bonne parole au sein de l’organisation et, faute de moyens propres, ils se devaient de repérer des correspondants innovation dans les business unit comme autant de relais pour cette tâche. Parfois, ils mettaient en place une cellule de veille, histoire d’être connectés au monde externe.

Au fil du temps, ils virent peu à peu leurs attributions s’élargir à des tâches plus opérationnelles car il fallait rentabiliser leur coût. Ils eurent ainsi à mettre en place des dispositifs d’innovation participative, à organiser des challenges de créativité, à identifier des partenaires potentiels, à coordonner des projets transverses, à suivre les portefeuilles de brevet.

Aujourd’hui, la situation se complique encore pour les Directeurs innovation : la reconnaissance généralisée de l’importance de l’innovation fait que celle-ci, devenant un enjeu stratégique (… et de pouvoir), est revendiquée par tous. Directeur R&D, de la stratégie, des RH, DSI, Directeur des Achats, Directeur juridique… Chacun pense être le plus légitime pour prendre en charge l’innovation. Et voilà que depuis peu le nouvellement nommé Directeur du digital veut aussi sa part du gâteau innovation.

Le constat actuel

Les Directeurs Innovation doivent donc de plus en plus justifier leur utilité et cela ne peut passer pour une majorité d’entre eux que par une réinvention de leur mission. L’enquête que nous avons réalisée en partenariat avec OpinionWay à l’automne dernier révèle en effet qu’une minorité d’entre eux participent à l’amélioration de nouvelles formes d’organisation ou à l’évolution des modes de management (respectivement 33 % et 29 %). Cette enquête fait actuellement l’objet d’une suite sous forme d’interviews de Directeurs Innovation.

Des pistes pour faire évoluer la mission

Le Directeur Innovation occupe un poste privilégié, à la fois tour de contrôle des projets internes porteurs d’innovation mais aussi tour de guet lui donnant une vision globale ce qui se passe dans le secteur et l’environnement de son entreprise. S’il réalise des tâches quotidiennes, il lui faut aussi agir pour le moyen et le long terme en ayant une posture stratégique. Il doit adopter une attitude prospective et travailler sur de la rupture. Il doit savoir analyser les tendances et les signaux faibles, connaître l’état de l’art et identifier des briques technologiques, repérer des usages émergents. C’est son côté manager de « think tank ».

Vers des résultats concrets et mesurables

Le Directeur Innovation n’est pas que dans le « think », il est aussi dans le « do » car il doit produire des résultats concrets et mesurables. Cette piste de recherche de résultats concrets pourrait s’illustrer par la formule « connect and catalyze » utilisée par Jean-Pierre Pélicier, directeur Open Innovation au I-Lab d’Air Liquide, pour définir son métier.

Connecter, c’est naturel quand on fait de l’open innovation. Encore faut-il que les connections établies aient une réelle valeur ajoutée, qu’elles soient utiles et productives. De plus en plus, les Directeurs Innovation créent des interactions avec des start-up, des incubateurs, des fablab afin de faire entrer cet esprit start-up dans les projets d’innovation de leurs entreprises. Mais le « connect » concerne aussi l’interne où le Directeur Innovation est de plus en plus amené à jouer un rôle d’interface entre les diverses fonctions de l’entreprise et les équipes sur le terrain.

Catalyser, c’est aller au-delà de simples mises en relation. C’est s’appuyer sur celles-ci pour provoquer des réactions concrètes.

Le Directeur Innovation n’est pas un simple cadre fonctionnel, il doit aussi être un manager tourné vers l’obtention de résultats tangibles et mesurables, d’où la nécessité pour lui de mettre en place des indicateurs de suivi et de résultats de ses actions.

Un gestionnaire et un méthodologue

Même s’il est courant de dire que tout un chacun peut innover, piloter l’innovation d’une entreprise est un métier qui ne s’improvise pas. Pour jouer son rôle avec efficacité, le Directeur Innovation doit avoir accès à des moyens, des outils, des méthodes.

Les moyens peuvent être des espaces dédiés à l’innovation. De plus en plus d’entreprises créent des labos d’innovation en interne. Pour celles n’en disposant pas, des partenariats avec des fablabs, living labs, labos de recherche externes constituent une possibilité intéressante.

Parmi les outils, on peut penser à ceux favorisant la créativité et les interactions : tableaux interactifs, plateformes d’idéation et d’échanges, logiciels d’innovation, outils de prototypage, 3D et réalité virtuelle, data intelligence, etc.

La maîtrise de certaines méthodes utilisées pour faire de l’innovation est nécessaire : méthodes de créativité, sciences humaines, design thinking, co-création, méthodes living labs, méthodes de conception innovante comme la méthode C/K, etc. Et dans ce domaine, il y a du chemin à faire : l’enquête que nous citons plus haut révèle en effet que des méthodes d’innovation pourtant largement reconnues comme la méthode C/K ou l’innovation Jugaad sont encore ignorées par 48 % et 37 % des Directeurs Innovation.

Vers l’innovation managériale

La mission probablement la plus nouvelle du Directeur Innovation devrait aussi davantage consister à accompagner les autres directions, la transformation de l’entreprise en faisant en sorte que son management se renouvelle en s’inspirant des meilleures pratiques venant de l’extérieur, et notamment du monde des start-up. Et cela, bien évidemment en liaison étroite avec d’autres directions (notamment la DRH, la Direction du Digital lorsqu’elle existe).

Si le Directeur Innovation parvient à introduire un tant soit peu les principes d’agilité et de frugalité qui caractérisent le pilotage des start-up, on pourra dire alors qu’il a véritablement renouvelé la conception habituelle de son rôle et qu’il aura su obtenir la légitimité qu’il revendique.

21 Success Tips for Young and Aspiring Entrepreneurs

21 Success Tips for Young and Aspiring Entrepreneurs
Francois Lenoir | REUTERS

If you haven’t yet found your personal business guru, here are 21 tips for young or aspiring entrepreneur to help get you started.

1. Challenge yourself.

Richard Branson says his biggest motivation is to keep challenging himself. He treats life like one long university education, where he can learn more every day. You can too!

2. Do work you care about.

There’s no doubt that running a business take a lot of time. Steve Jobs noted that the only way to be satisfied in your life is to do work that you truly believe in.

3. Take the risk.

We never know the outcome of our efforts unless we actually do it. Jeff Bezos said it helped to know that he wouldn’t regret failure, but he would regret not trying.

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4. Believe in yourself.

As Henry Ford famously said, “Whether you think you can, or think you can’t, you’re right.” Believe that you can succeed, and you’ll find ways through different obstacles. If you don’t, you’ll just find excuses.

5. Have a vision.

The founder and CEO of Tumblr, David Karp, notes that an entrepreneur is someone who has a vision for something and a desire to create it. Keep your vision clear at all times.

6. Find good people.

Who you’re with is who you become. Reid Hoffman, co-founder of LinkedIn, noted that the fastest way to change yourself is to hang out with people who are already the way you want to be.

7. Face your fears.

Overcoming fear isn’t easy, but it must be done. Arianna Huffington once said that she found fearlessness was like a muscle — the more she exercised it, the stronger it became.

8. Take action.

The world is full of great ideas, but success only comes through action. Walt Disney once said that the easiest way to get started is to quit talking and start doing. That’s true for your success as well.

9. Do the time.

No one succeeds immediately, and everyone was once a beginner. As Steve Jobs wisely noted, “if you look closely, most overnight successes took a long time.” Don’t be afraid to invest time in your company.

10. Manage energy, not time.

Your energy limits what you can do with your time, so manage it wisely.

11. Build a great team.

No one succeeds in business alone, and those who try will lose to a great team every time. Build your own great team to bolster your success.

12. Hire character.

As you build your team, hire for character and values. You can always train someone on skills, but you can’t make someone’s values fit your company after the fact.

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13. Plan for raising capital.

Richard Harroch, a venture capitalist, has this advice for upcoming entrepreneurs: “It’s almost always harder to raise capital than you thought it would be, and it always takes longer. So plan for that.”

14. Know your goals.

Ryan Allis, co-founder of iContact, pointed out that having the end in mind every day ensures you’re working toward it. Set goals and remind yourself of them each day.

15. Learn from mistakes.

Many entrepreneurs point to mistakes as being their best teacher. When you learn from your mistakes, you move closer to success — even though you initially failed.

16. Know your customer.

Dave Thomas, the founder of Wendy’s, cited knowing your customer as one of his three keys to success. Know those you serve better than anyone else, and you’ll be able to deliver the solutions they need.

17. Learn from complaints.

Bill Gates once said that your most unhappy customers are your greatest source of learning. Let unhappy customers teach you where the holes in your service are.

18. Ask for customers’ input.

Assuming what customers want or need will never lead to success. You must ask them directly, and then carefully listen to what they say.

19. Spend wisely.

When you spend money on your business, be careful to spend it wisely. It’s easy to spend too much on foolish things and run out of capital too soon.

20. Understand your industry.

Tony Hsieh, the founder of Zappos, once said, “Don’t play games you don’t understand, even if you see lots of other people making money from them.” Truly understanding your industry is key to having success.

21. Deliver more than expected.

Google’s Larry Page encourages entrepreneurs to deliver more than customers expect. It’s a great way to get noticed in your industry and build a loyal following of advocates.

Being a successful entrepreneur takes a lot of work, a lot of vision and a lot of perseverance. These 21 tips, from entrepreneurs who have already found success, will help you navigate the path much more easily.

Expatriation : Pictyear, au pays de “l’oncle Sam”

  • Face baie San Francisco, 3 fondateurs Pictyear :  Jérôme Tricault, Emmanuel Sordoillet Nicolas Moirignot

    Face à la baie de San Francisco, les 3 fondateurs de Pictyear : Jérôme Tricault, Emmanuel Sordoillet et Nicolas Moirignot – DR

De plus en plus d’entrepreneurs Français s’expatrient aux Etats-Unis, mais surtout à San Francisco. Eldorado des affaires qui donnerait à leurs projets une envergure internationale ?  Les fondateurs de Pictyear ont franchi le pas… et témoignent !

Emmanuel Sordoillet, Jérôme Tricault et Nicolas Moirignot sont venus dans la baie de San Francisco pour trouver des distributeurs américains pour leur produit phare : le Magicbed. Ce lit auto-dépliant, à la façon des tentes Quechua de Décathlon, permet de bercer bébé là où il se trouve, en un tour de main. Et dans leurs bagages, ces  trois frenchies, amis de vingt ans, en ont aussi profité pour donner corps à l’application qu’ils souhaitent développer : Pictyear qui créé et imprime des albums photos collaboratifs et instantanés sur mobiles.
Mais pourquoi San Francisco ? « C’est la ville la plus européenne des Etats-Unis ! lance Emmanuel Sordoillet.C’est une belle vitrine également pour faire parler de nous à l’étranger. C’est ici que sont parties les plus belles réussites qui, ensuite, se sont propagées comme des trainées de poudre dans le reste du monde ».

Un enthousiasme permanent à décrypter

A leur arrivée en juillet 2014, les trois fondateurs ont été charmés par l’accueil américain. «Ils ont tout de suite adoré notre concept, se souvient Emmanuel. C’était tellement enthousiasmant qu’on s’était sentis pousser des ailes. Cela nous changeait de l’esprit prudent à la française. Et après des retours toujours tout aussi enthousiasmants, nous nous sommes posés des questions. En fait, il y a des degrés de subtilités dans l’enthousiasme qu’il nous a fallu apprendre à décrypter ». Ce qui, concrètement, s’explique par le nombre de rendez-vous qu’ils réussissent ou non à obtenir. Au bout de la troisième rencontre, le projet, à ce stade, peut être considéré sur la bonne voie.

Un recrutement court-circuité

Autre surprise : il est souvent difficile de recruter. Dans le sens où la perle rare se voit vite débaucher. «Il n’est pas toujours facile de faire le poids face à des sociétés comme Google qui promettent salaires et des avantages pharaoniques », plaisante à moitié Emmanuel Sordoillet. En parallèle, avec leur installation dans la Silicon Valley, les trois associés ont une obligation implicite d’embaucher des locaux. «On nous facilite notre installation. En contrepartie, nous devons créer des emplois », analyse le co-fondateur. A San Francisco, ils sont donc six Américains à s’occuper de l’opérationnel. Les cinq  développeurs sont restés en France. « Nous travaillons en décalé avec Paris, ce qui m’oblige parfois à rester éveillé jusqu’à trois heures du matin », poursuit-il.

Pictyear en chiffres
Date de création : janvier 2014
Nombre de collaborateurs : 10
Objectif pour 2015 : 1 million de téléchargements avant fin 2015 (produits disponibles
dans 20 pays dont la France sur Apple Store puis Androïd)
Perspectives : six ouvertures de pays supplémentaires en Asie et Amérique du Sud

Autre point surprenant : l’énergie et le dynamisme dans les affaires. «Il y a une réelle différence entre le savoir et le vivre réellement. On parle business à longueur de journée ! Ici, tout est démultiplié, facilité», assure-t-il. Tout comme le tour de table d’un million d’euros, levé au début de l’année 2015. En dix jours, tout était bouclé.

Solidarité entre entrepreneurs

« Professionnellement, ici, tout se fait très vite. Nous avions sollicité des business angels, eux-mêmes francophones. Ces derniers nous ont également ouverts les portes de leurs réseaux d’affaires américains », affirme le jeune entrepreneur. Il a pu ainsi constater la solidarité pratico-pratique entre les individus qui sont prêts à donner à coup de pouce comme de mobiliser leurs réseaux en passant un coup de fil dans la minute. «  La réussite des autres n’est pas jalousée comme en France mais encouragée. Quand quelqu’un y arrive, chacun s’en inspire. Ici, l’Etat est absent dans les affaires, ce qui pousse à cette solidarité. Alors qu’en France, l’Etat met son nez partout et les Français sont, paradoxalement, plus individualistes », fait-il remarquer.
En revanche, s’établir à San Francisco avec les familles fut plus complexe. Les associés sont venus au printemps 2014 pour préparer le terrain : logement, scolarité, santé… « Cela nous a demandé plus de temps d’acclimatation. Les systèmes sont tellement différents ! ». Bien sûr, Emmanuel Sordoillet envisage de revenir un jour en France. Mais pas sans avoir assuré la réussite de Pictyear… et au passage, bien sûr, celle du Magicbed.

Pour en savoir plus :www.pictyear.com/fr

Les outils indispensables du Community manager

Chaque Community Manager possède sa propre boîte à outils du web, ses solutions de prédilection gardées précieusement dans les favoris ou dans un coin de la tête. Et comme le Social Media est avant tout synonyme de partage, nous avons décidé de vous présenter nos outils préférés !

dashboards, ou tableaux de bord de monitoring social media

TWEETDECK

Pourquoi Tweetdeck ? Première raison et non des moindres, c’est le seul outil tiers développé par Twitter et ça, c’est un argument de poids. On est tous plus ou moins d’accord pour dire que le rachat de Tweetdeck par Twitter en 2011 a aussi fait du mal à l’outil (fin du support des comptes Facebook et suppression des applications mobiles par exemple), qui a perdu de sa superbe ces dernières années. Mais la programmation des tweets, la gestion du multi-compte ou les sons d’alertes restent des fonctionnalités dont on peut difficilement se passer !

HOOTSUITE

C’est le principal concurrent de Tweetdeck ; une véritable « guerre de tranchées » a même lieu dans notre équipe de CM pour savoir quel outil utiliser ! Les fonctionnalités sont relativement similaires mais force est de constater que Hootsuite a l’avantage. La gestion collaborative est un plus indéniable, incluant l’attribution de tâches à ses collaborateurs. Pour ne rien gâcher, Hootsuite propose également ces options pour Facebook et d’autres plateformes ! Bref, pour faire simple, nous avons là un superbe outil qui permet de gérer simultanément beaucoup de comptes réseaux sociaux. Et si vous souhaitez prolonger la « guerre de tranchées » contre Tweetdeck, n’hésitez pas à le faire en commentaire !

BUFFER

Vous ne connaissez pas Buffer mais êtes familiers de l’expression « Gouverner, c’est prévoir » ? Parfait, car on peut résumer l’outil par la formule « Communiquer, c’est prévoir ». Au menu, la mise de côté de tous les liens que vous avez repérés depuis votre smartphone, votre tablette ou votre ordinateur, après quoi l’application vous propose de programmer vos publications… Et s’occupe du reste. Petit plus, Buffer vous donne accès aux analyses Twitter, Facebook et aux statistiques de LinkedIn.

SOCIALBAKERS

Les statistiques c’est votre truc ? Vous êtes un peu le comptable du Social Media ? Dans ce cas,Socialbakers est fait pour vous. Présente depuis 2008, la société tchèque propose des outils permettant de se faire une idée précise de son marché et vous permet de suivre les tendances et les nouveautés sur les réseaux sociaux, tout en répondant aux internautes. L’outil vous permet aussi d’obtenir un classement des marques par leur nombre de fans et donne accès a un classement publicitaire pertinent, soutenu par des outils vous permettant d’optimiser vos campagnes. Parmi les métriques à disposition, le classement des pages par leur taux d’engagement fait partie des plus intéressants.

outils de veille social media

MENTION

Mention ? Un outil efficace pour une veille en équipe bien menée. Disponible sur toutes les plateformes, Mention donne la possibilité d’observer ce qui vous intéresse sur les réseaux sociaux en temps réel ; vous pouvez configurer vos alertes afin de scruter vos marques et vos concurrents, donner des consignes à vos collègues ou répondre directement depuis l’outil. En clair : Mention, c’est simple et complet.

ALERTI

Le « petit » de la veille ? Petit, peut être… Mais terriblement efficace ! L’interface est simple au possible, la façon de paramétrer vos alertes est assez similaire à la publication d’une annonce sur Le Bon Coin pour revendre vos cadeaux de Noël (si si, on sait que vous le faites ). Quelques champs, du texte, un ou deux menus déroulants, une liste de cases à cocher et votre alerte est enregistrée. Ensuite, Alerti recherche vos occurrences sur les réseaux sociaux, les forums, la presse en ligne, les blogs… Bref, il fouille le web et le fait bien !

FEEDLY

Disponible depuis son application mobile ou accessible depuis n’importe quel navigateur internet,Feedly vous permet de rassembler vos flux RSS et Atom. Et si le service a surtout profité de la fermeture de Google Reader en 2013, il faut avouer que c’est un logiciel simple, facile à utiliser et terriblement pratique.

NETVIBES

Co-créé par Tariq Krim en 2005, Netvibes a depuis été racheté par Dassault Systèmes. Et si la filiale du Groupe industriel Marcel Dassault a décidé de se pencher sur ce logiciel, c’est bien parce qu’il en vaut le coup. La plateforme permet de mener une veille de façon simple et satisfaisante et, grâce à la possibilité de créer plusieurs onglets personnalisés, facilite le jonglage entre vos différentes thématiques. Chaque onglet peut recevoir un nombre illimité de flux RSS ou Atom ; dans la version payante, le tableau de bord de veille permet même de déterminer la tonalité de chaque remontée. Très complet, Netvibes vous propose la génération de rapports plutôt riches où votre veille est classée de façon quantitative et qualitative et dans lesquels les origines des remontées sont également précisées, des sites de presse aux comptes sur les réseaux sociaux.

EVERNOTE

Evernote est LA solution parfaite pour les têtes en l’air, ou simplement pour les gens organisés ! Couplé avec IFTTT, c’est un outil de veille extrêmement puissant – surtout qu’avec ce dernier, la seule limite est votre imagination. Un exemple ? D’accord : si un compte YouTube crée une nouvelle vidéo, l’outil ajoute un mémo dans votre note de veille disponible sur Evernote si on le lui demande. Vous venez de recevoir vos rapports de veille sur votre Gmail ? Si vous les marquez comme « Important », IFTTT va automatiquement les envoyer vers votre fichier Evernote. En fait, on peut utiliser Evernote comme destination de toute votre veille, et le tri se fera ensuite sur l’outil. En utilisant le moteur de recherche et les possibilités de tri et d’annotation d’Evernote, tout cela devient extrêmement simple et pratique ! Petit plus de l’application : en prenant une photo d’un document, le service est capable de l’analyser et de le retranscrire au format texte. Vous avez dit pratique ?

BLUENOD

Vous avez toujours rêvé de savoir qui sont les influenceurs abonnés à votre compte Twitter ? De qui était composée votre communauté ? Eh bien, voici ce que Bluenod fait, et de façon esthétique ! Vous pouvez également visualiser les personnes qui animent un hashtag, et le rendu de la recherche peut s’avérer extrêmement pratique pour illustrer une présentation ou des audits.

STATISTIQUES

statistiques, ou analytics performances social media

SOCIALSHARE

Comment créer simplement une revue de presse ? Avec Socialshare ! L’outil scrute le web à la recherche des thématiques qui vous intéressent et vous propose des articles en conséquence. Ainsi, vous ne serez plus jamais à court de sujets à partager avec vos fans. L’outil est également capable de prévoir les tendances à venir ; bref, de flairer le buzz avant qu’il n’ait lieu. Mais ici, il nous intéresse aussi dans sa partie « statistiques », et l’utilisation du « Baromètre Socialshare » permet de visualiser les partages de vos publications et de les comparer avec ceux d’autres comptes. Ainsi, vous pouvez analyser qui a été le plus efficace dans le partage d’une information.

HASHTAGIFY

Besoin de savoir à quel autre hashtag est associé le vôtre ? Qui sont les comptes qui publient le plus avec ? Alors utilisez Hashtagify, présenté sous la forme de bulles animées (non, on ne joue pas avec les bulles !). L’outil vous permet de visualiser qui est rattaché à votre mot-dièse préféré. Un niveau de popularité est également associé, et un graphique vous montre son utilisation dans le temps. Simple d’utilisation et assez clair, l’outil offre une visualisation rapide et efficace de votre thématique.

SHAREDCOUNT

Vous voulez connaître avec précision le nombres de partages, de like, de pin, de +1 ou encore de tweets d’une ou plusieurs URL ? Ajoutez les pages que vous souhaitez analyser dansSharedCount et il vous indiquera avec précisions ces informations. L’outil rend possible la génération de fichiers au format CSV pour un traitement des données plus simple et, pour aller plus loin, une API dédiée est disponible pour les plus techniciens d’entre nous. En résumé, SharedCount est un outil maniable et pratique permettant de visualiser le nombre de partages d’une ou plusieurs pages web.

TOPSY

Souvent utilisé pour de la veille uniquement, il est pourtant très polyvalent. Topsy permet de connaître simplement et rapidement le nombre de tweets postés sur une ou plusieurs thématiques et, ainsi, de les comparer. L’outil met en avant le Top tweet de chaque jour. Assez pratique pour présenter l’évolution du nombre de mentions d’un mot-clé ou d’une thématique.

STORYTELLING

storytelling, narration en ligne à destination des médias sociaux

STORIFY

Agréger et récupérer des contenus, c’est bien mais ça ne suffit pas ! Storify permet de les présenter dans l’ordre que vous désirez, d’y ajouter vos impressions et vos analyses. Ainsi, vous pouvez facilement présenter les évolutions d’un événement, l’historique d’une marque ou tout autre déroulé sous la forme narrative. Le tout est admirablement bien présenté, avec une interface claire et simple d’utilisation.

RACONTR

Lassé des fondus étoilés ? Des transitions « slide » ? Un peu désabusé devant les Keynote et les Powerpoint barbants, des diapos qui défilent les unes après les autres avec autant d’originalité qu’un plateau de fruits de mer… Alors RacontR est l’outil qu’il vous faut pour présenter une histoire ! C’est beau, c’est original, c’est simple à utiliser et ça permet de vraiment se démarquer en publiant votre sujet comme personne ne l’aura jamais fait avant. Mieux : c’est tellement perfectionné que votre présentation ressemblera presque a un court métrage ! N’ayez pas peur, des tutoriels sont disponibles pour vous aider à apprivoiser l’outil :-)

CRÉATION D’IMAGES

création d'images avec outils type Photoshop...

CANVA

Vous n’avez pas de logiciel de retouche d’image sous la main ? Il vous faut rapidement un fichier en PNG aux dimensions d’une couverture Facebook ? Vous devez partager une image sur Twitter en y ajoutant votre petite patte graphique ? Ce qu’il vous faut dans ce cas, c’est Canva, le studio graphique facile à utiliser, pertinent, performant et gratuit. A utiliser sans plus attendre !

EASEL.LY

Pour faire une infographie simplement et rapidement quand vous n’êtes pas un pro du visuel, vous avez deux solutions : le graphiste sympa qui vous dépanne entre deux macchiatos … Ou vous connecter sur Easel.ly et la faire vous-même. Accessible à tous les publics, tout y est conçu pour vous faciliter le travail et vous permettre de générer votre infographie rapidement, simplement et surtout d’obtenir un résultat esthétique et original.

INFOGR.AM

Si ce service vous propose de générer une infographie, vous pouvez – détail important – entrer vos données depuis un tableau Excel. Infogr.am vous propose alors plusieurs types de tableaux et de graphiques, jusqu’à obtenir un rendu bien plus esthétique que ceux générés sur les outils classiques. Les infographies peuvent être interactives et le site vous propose des thèmes existants pour vous simplifier la mise en page. C’est simple à utiliser si le résultat est au rendez-vous, pourquoi s’en priver ?

PHOTOSHOP

Il est presque inutile de présenter Photoshop tellement c’est l’outil de retouche d’image le plus populaire. Pour preuve, le mot « photoshopper » est entré dans le langage courant pour désigner une image retouchée sur un ordinateur. A part son prix, on peut lui trouver un défaut d’accessibilité au départ. Gardons à l’esprit que l’outil de retouche d’image le plus complet dispose forcément de nombreuses fonctionnalités et que, quand on n’a jamais mis les pieds sur ce logiciel professionnel, il peut être compliqué de se lancer. Passé ce cap, aucune limite : vous pouvez réellement tout faire avec Photoshop, même maigrir avant l’été si vous le souhaitez… Sur vos photos :-)

APPLICATIONS

apps, applis, applications : appelez-les comme vous voulez, elles sont indispensables à une stratégie social media et au métier de community manager

SOCIALSHAKER

Les plus anciens d’entre nous se rappellent sans doute du « FBML », qui était alors la seule solution pour créer une application sur Facebook. Désormais, générer un jeu concours, un quiz ou indiquer à vos fans où se situent vos magasins est devenu tellement simple… Socialshaker, qui vous permet de créer toutes sortes de jeux et d’applications sur votre page, est gratuit jusqu’à 1 000 fans : voilà qui est assez pratique pour vous accompagner dans vos lancements de communautés ! Et pour ne rien gâcher, le support de la start-up française est compétent, rapide et efficace !

AGORAPULSE

Voilà un outil qui va vous permettre de consulter rapidement toutes les informations primordiales de vos comptes : nombre de fans, portée de vos publications, pourcentage de fans atteints, taux et moyenne du temps de réponse… Mais – et le fait qu’il soit « tout en un » est son avantage premier – vous pouvez également l’utiliser pour proposer des concours à vos abonnés. Instant gagnant, quiz en tout genre, intégration de documents de votre choix dans un onglet, Agorapulsese révèle vraiment complet pour un prix très abordable, surtout avec le temps qu’il vous fait économiser.

Voici, dans les grandes lignes, ce que contient notre boîte à outils ! Loin de nous, bien sûr, l’idée de vous proposer une liste complète, bien au contraire : vous, par exemple, quels sont vos services favoris ? N’hésitez pas à nous partager vos coups de cœur, ce sera avec grand plaisir 😉

Selon quels critères les investisseurs analysent-ils les projets ?

  • – shutterstock.com

Au-delà des critères généraux clairement affichés par les investisseurs, il existe des critères implicites qui sous-tendent leur décision d’investir ou non. Il est important que vous en ayez conscience pour mieux comprendre leurs attentes. Guide « Lever des fonds »

Quels sont les enjeux des investisseurs ?

La rémunération que l’investisseur peut attendre de l’investissement est de plusieurs natures :
• Pendant la durée de l’investissement, au titre des dividendes et éventuels intérêts. Néanmoins  dans  le  cadre  de  projet de  création  d’entreprise,  la  probabilité de distribution de dividende est très faible, dans la mesure où le résultat net comptable est réinvesti dans l’entreprise afin  de  financer  son  développement. Les  intérêts  liés  à  un  investissement sous    forme    d’obligations    génèrent une rémunération, mais qui n’est pas suffisante par rapport aux risques pris,
• À terme, lors de la revente des titres, la plus-value éventuelle réalisée. La rémunération de la société de capital investissement résulte de la différence entre le prix de vente et le prix d’achat de chaque titre. Cette plus-value dépend de la valeur créée par l’entreprise dans l’intervalle, et de l’appétence du marché au moment de la revente.

Pour l’investisseur, à l’échelle d’un investissement, les risques à évaluer sont donc les suivants :
• Le  risque  de  rentabilité :  est  que  la revente de ses parts dans l’entreprise ne lui permette pas de réaliser un niveau de rentabilité jugé suffisant. Pour réaliser une plus-value significative, il faut que le prix de vente soit largement supérieur au prix d’achat, et donc que, dans l’intervalle, la société ait créé plus de valeur. Une entreprise qui afficherait des résultats constants, bien que rentable, ne constituerait pas une bonne opération pour un investisseur. La rentabilité de l’investissement pour un investisseur est calculée sous la forme du TRI (= Taux de Rendement Interne), variable prenant en compte le montant de la plus-value et la durée pendant laquelle «l’investissement est bloqué»,
• Le risque d’illiquidité : l’investisseur a fait l’acquisition de titres de la société ; il doit pouvoir les revendre à terme (à 5 ans en moyenne). Le risque vient du fait que les fonds gérés par les investisseurs ont des durées de vie limitées (en général 10 ans), et que les investisseurs sont tenus de rembourser leurs souscripteurs avec une plus-value, à l’échéance du fonds. Ils doivent être en mesure de vendre leurs titres au plus tard à échéance du fonds, et cela dans de bonnes conditions.

Lorsque l’entreprise ne présente pas une situation économique suffisamment attrayante pour trouver des acquéreurs, on dit que l’investisseur est « collé » à l’entreprise, car il ne  peut pas vendre ses titres et donc ne peut pas rendre « liquide » sa participation.
Les critères de décision d’un investisseur sont multiples, mais ils visent tous à s’assurer que les risques pris sont mesurés et rentrent dans sa stratégie globale d’investissement.

Quels sont les critères des investisseurs à l’échelle du projet ?

Pour évaluer ces risques, l’investisseur va donc analyser plusieurs aspects :
• Le   potentiel   de   création   de   valeur à horizon 2 à 7 ans en moyenne. Ce potentiel doit être élevé pour intéresser l’investisseur. Il recherche soit une entreprise à fort potentiel de croissance (capital-risque), soit une entreprise dégageant déjà une rentabilité importante (capital-développement),
• Le potentiel de cession des titres à terme. Pour un investisseur, il existe plusieurs voies de sortie, dont principalement :
-Cession industrielle : revente des titres à un groupe industriel,
-Introduction en Bourse,
-Cession des titres aux actionnaires historiques,
-Cession des titres à de nouveaux investisseurs,
-Réduction ou amortissement du capital (cas très peu favorable),
Mais seules la cession industrielle et l’introduction en bourse sont fortement rémunératrices, les introductions en bourse étant beaucoup plus rares. L’investisseur cherchera à s’assurer qu’une telle sortie est envisageable à terme. C’est pourquoi, avant même  de  rentrer  au  capital,  l’investisseur vous  demandera  quelle  est  votre  stratégie et comment ils pourront sortir. Si vous faites entrer des investisseurs au capital, vous devez avoir intégré cette revente à terme,
• L’affectio societatis et la confiance dans l’équipe dirigeante pour atteindre ces objectifs de création de valeur, et de négociation d’une revente des titres au prix le plus élevé possible.

De ces grands critères découlent des critères plus concrets d’analyse des projets :
• La  nature  du  produit  et  du  marché. Notamment la taille estimée du marché, la croissance et le caractère saisonnier de l’activité,
• La      stratégie      et      la      dynamique concurrentielle.Notamment la nature et le niveau de concurrence, la puissance des  fournisseurs  et  des  distributeurs, la capacité à bloquer la pénétration de nouveaux entrants…,
• Les  capacités  de  l’équipe  dirigeante. Notamment le leadership et l’expérience du dirigeant et de son équipe managériale, les compétences  organisationnelle et administrative, les capacités en marketing, ventes et production,
• Les projections financières. Notamment le délai pour atteindre le seuil de rentabilité et le taux de rendement attendu,
• Le financement. Lien entre l’opportunité et les objectifs fixés aux fonds requis. Les sociétés de capital-risque doivent être attentives à leur portefeuille ainsi qu’aux engagements pris envers leurs investisseurs quant au type de placement qu’elles réalisent (comme les créations d’entreprises, les reprises par les salariés, etc.),
• Les  modalités de l’opération d’investissement.  Nature spécifique de l’investissement, niveau de développement de la société, possibilité de réunir plusieurs investisseurs dans l’opération et d’investir en plusieurs étapes (c’est-à-dire à des stades plus avancés dans la croissance).

En termes de hiérarchie de ces critères, il faut savoir que :
• Les investisseurs cherchent principalement à savoir si le dirigeant et son équipe disposent des qualités de«leadership» et des compétences en management requises pour mener à bien le projet. Ce raisonnement est logique, car ces qualités conditionnent le reste du projet,
• Le second critère est la proposition de valeur et le potentiel du marché. L’entrepreneur doit avoir une stratégie produit/marché claire, fondée sur un produit/service original permettant de créer des barrières à l’entrée. Il est essentiel qu’il dispose de données financières crédibles indiquant clairement le délai prévu avant d’atteindre le seuil de rentabilité,
• La nature et le niveau de concurrence sur le marché sont moins importants que la capacité apparente de l’équipe dirigeante à maintenir et à défendre sa part de marché,
• Les projections financières ont un certain poids, mais sont moins importantes que les considérations relatives à l’équipe dirigeante et au potentiel, car elles ne sont effectives que lorsque le projet est devenu réalité. Les investisseurs savent bien que toutes ces informations ne serviront strictement à rien si l’opportunité n’est pas solide.

Quels sont les critères des investisseurs à l’échelle de leur portefeuille ?

Sachez qu’il existe d’autres critères, des critères « macro » internes à l’échelle plus globale de leur portefeuille. Ces critères ne sont souvent pas exprimés ouvertement, et pourtant ils sont tout aussi importants que ceux liés à la qualité du projet, et il vous est plus difficile de les connaître.
L’espérance de rentabilité du portefeuille est évidemment liée à l’espérance de rentabilité pour  chaque  participation.  Mais  l’atteinte des objectifs à moyen et à long terme de l’investisseur repose également sur les stratégies d’ensemble qu’il adoptera dans la gestion de son portefeuille.
C’est encore plus le cas à des stades précoces d’intervention     (amorçage et création), pour lesquels les taux de sinistralité sont significatifs.

Exemple :
En amorçage le risque est tel que, même si l’investisseur espère que chaque participation sera une réussite, sur 10 projets investis :
• 5 engendreront une moins-value (voire une perte totale),
• 2  permettront uniquement de rembourser l’investissement sans plus-value,
• 2  permettront  de  générer  une  petite plus-value,
• Et  seulement  1  projet  sera  une  réelle success story, permettant de compenser les pertes et de réaliser une rentabilité globale du portefeuille

La diversification du  portefeuille répond à l’adage nous  incitant à « ne  pas  mettre tous nos œufs  dons  le même  panier ».  De plus, elle  offre la possibilité aux  investisseurs, à risque  égal, d’augmenter le rendement à moyen et à long terme de leur portefeuille.
La diversification d’un  portefeuille consiste à répartir le montant global :
• Entre  les catégories de véhicules de placement, lorsque  la société de gestion a plusieurs fonds,
• A    l’intérieur   d’un   même  groupe   de voleurs, par exemple les  actions ou  les obligations,
• Entre des  titres provenant de différents secteurs industriels. Par un dosage approprié    des  différents secteurs, l’investisseur diminue sa  vulnérabilité par rapport aux  difficultés que pourrait connaître un secteur et il tente de profiter ou maximum de la conjoncture favorable dont peut   bénéficier   un  secteur  à un moment donné,
• Entre  des  titres présentant  des  degrés de risque  différents, et donc souvent des stades d’intervention différents.
D’autre part, les investisseurs ont des critères liés à leurs délais d’investissement :
• Pour  les fonds liés à I’ISF, ils doivent souvent   investir  beaucoup  avant  une dote limite, ce  qui  peut jouer  en  votre faveur,
• Lorsque  le délai  se raccourcit  avant la fin de vie du fonds, les investisseurs choisiront de préférence des entreprises pour  lesquelles le délai  de sortie envisageable est le plus court possible.

En résumé
Pour les investisseurs, chaque investissement représente un fort enjeu. Ils risquent notamment :
-De ne jamais pouvoir revendre les actions souscrites,
-De tout perdre si l’entreprise dépose le bilan,
-De réaliser une moins-value si l’entreprise ne s’est pas développée comme convenu, et se revend à une valeur inférieure à celle de l’entrée des investisseurs.
C’est pourquoi ils analysent avec attention le potentiel du projet, et donc en priorité la capacité de l’équipe à réaliser ce potentiel, mais aussi leur capacité de sortie dans les meilleures conditions. Plus vous intégrez ces critères dans vos échanges avec eux, et plus vous augmentez vos chances d’aboutir, tout en sachant que d’autres critères plus globaux sont pris en compte, sur lesquels vous n’avez pas réellement d’emprise.

Marketing digital : quelles sont les priorités en 2015 ?

La part du marketing digital dans le marketing global ne cesse de croître. Focus sur les enseignements de la quatrième édition du baromètre Valtech/Adobe.

[Baromètre] Marketing digital : quelles sont les priorités en 2015 ?

La tendance 2015 se confirme : les applications mobiles sont l’une des grandes préoccupations du département de marketing digital, révèle la quatrième édition du Baromètre du marketing digital, menée par Valtech et Adobe. Ainsi, plus d’un tiers des répondants consacreront un budget au développement d’applications dans les douze prochains mois. Suivent la publicité digitale, le data marketing, le brand et content management… sans oublier les réseaux sociaux.

Autre enseignement de cette étude qui vise à comprendre les attentes des directions marketing et à identifier les domaines d’investissement des prochains mois : la part du marketing digital par rapport au budget marketing global continue de progresser, et gagne 3 % entre 2014 et 2015. Le marketing digital se taille la part du lion, comme le confirme Pascal Malotti, directeur conseil et marketing digital chez Valtech : « Chaque année, nous posons sensiblement les mêmes questions. Ce qui est frappant pour cette édition, c’est l’importance que prend le marketing digital dans l’entreprise. En 2015, il devient un rouage essentiel du business – c’est une manifestation tangible que la transformation digitale est en marche. »

Le « mobile first », mais…

Le mobile est l’une des priorités du marketing. Mais, quelle en est l’utilisation réelle ? 41 % des répondants font du responsive design, 32 % ont des applications mobile et 27 % des sites mobiles.

Néanmoins, c’est moins de la moitié du panel qui opte pour un usage spécifique du mobile, pour des campagnes SMS, de la publicité ou des push notifications.Autre constat – et non des moindres : 75 % des répondants ne font pas d’A / B testing.

L’e-mailing et le SMS, les principaux leviers d’acquisition

L’e-mailing et le SMS arrivent en tête des principaux leviers d’acquisition et de fidélisation, afin d’irriguer le parcours client. Objectif : alimenter les plateformes de l’écosystème de la marque, en particulier le site Web et les réseaux sociaux, le mobile, les applications mobiles, et, enfin, le centre d’appel.

Le ROI en tête des indicateurs

Qui investit sur les plateformes digitales ? C’est le budget marketing, d’abord, à 50 %. Le budget digital est également impliqué, à 35 %, suivi par le budget IT à 15 %. Sans surprise, les directions marketing arbitrent leur choix en fonction de leur capacité à opérer un retour sur investissement, et à influencer le business. Le ROI est en tête des indicateurs, suivi de l’influence sur le parcours client et du retour sur objectif. « L’augmentation du ROI des stratégies digitales, et notamment des stratégies mobiles, nous renseigne quant à l’évolution des budgets marketing globaux en faveur du digital », précise Christophe Marée, Directeur Marketing Digital chez Adobe.

Campagnes digitales : quels critères d’évaluation ?

Nombre de clics et de visites, taux de conversion représentent les principaux indicateurs de performance pour plus de la moitié des interrogés. En tête le nombre de clics (pour 181 répondants), suivi des visites (169) et du taux de conversion (155).

Pourquoi être orienté sur la donnée ?

Ciblage et segmentation d’audience, amélioration de la connaissance client, personnalisation de la communication composent le trio gagnant de l’utilisation de la donnée.

Méthodologie : Vingt questions administrées en ligne à 300 répondants, des directions marketing, des directions générales, IT & autres, issus de sociétés de services, finance, distribution, tourisme, IT, télécom, luxe, administration, de santé et d’énergie.