Category Archives: Création

Réaliser son étude de marché : les 4 règles d’or

Souvent démuni lorsqu’il doit réaliser son étude de marché, le créateur d’entreprise est pourtant dans l’obligation de la constituer de façon complète et convaincante s’il souhaite concrétiser son projet. Si les entrepreneurs éludent souvent cette étape, cela s’explique par leur difficulté à structurer leur propos. Identifier les objectifs de ce document, sa teneur et les conditions effectives permettant sa réalisation est indispensable.

Réaliser son étude de marché : les 4 règles d'or

« L’étude de marché a pour objectif de cerner avec précision l’organisation du secteur économique au sein duquel la nouvelle entreprise va s’insérer et la place qu’elle [compte y prendre] », d’après la définition du « Guide du routard du créateur et du repreneur d’entreprise ». En d’autres termes, l’entrepreneur doit analyser l’état du marché dans lequel il souhaite implanter son entreprise et estimer la part qu’il pourra capter. Document clé du business plan, l’étude s’articule autour de différents critères d’analyse : produits vendus, zone de chalandise potentielle ou encore recensement de la concurrence. Dans le cas d’une implantation en franchise, « la loi Doubinoblige toute tête de réseau à délivrer une information précontractuelle, comprise au sein du DIP, où est détaillé l’état local », indique Charlotte Boisson, directrice du développement à l’agence de géomarketing Territoires et Marketing. « Il s’agit d’une photographie à date d’un certain nombre d’indicateurs sur la zone : concurrence, profil démographique des salariés, des résidents, du développement… Bref tout ce qui peut être facteur d’attractivité. Mais ce n’est pas une analyse du projet au sein de cette zone. Lefranchiseur peut néanmoins indiquer au candidat le process d’une étude de marché dans le DIP. » A la lumière de ces premières données, tout le travail restant à effectuer incombe au franchisé. Mesurer la part de marché à atteindre, définir les leviers à actionner, les moyens à déployer,… Autant de prérequis nécessaires à la construction de l’étude. Cette tâche s’avère en définitive plus fastidieuse que complexe, tant elle requiert davantage de bon sens que de connaissances pointues en économie.

Règle n°1 : S’appuyer sur des chiffres

De façon générale, les sacro-saints chiffres tiennent évidemment une place à part entière dans l’étude de marché. Tant en quantité qu’en qualité, ils permettent une approche plus pragmatique de la réalité du terrain et de se plonger dans la dimension la plus concrète du projet. La solidité du document sera d’ailleurs décisive au moment de convaincre les futurs partenaires de l’entreprise comme les organismes financiers et les fournisseurs. Il est donc primordial de mettre en avant le travail abattu et les démarches effectuées pour l’établir auprès des différents interlocuteurs et ainsi les persuader de la solidité du projet.

Règle n°2 : Définir l’offre

Quatre étapes sont nécessaires à cette tâche. Tout d’abord, il s’agit d’établir une liste exhaustive énumérant les produits ou services qui seront au cœur du commerce. Ensuite, il faut rechercher les produits analogues existants sur le marché. Pour cela, étudier les différents leviers de communication employés par les enseignes rivales : catalogues papier et web, se déplacer sur les salons spécialisés quand cela est possible, encarts publicitaires dans la presse locale et spécialisée notamment, etc. Puis, déterminer lesbesoins réels de la demande, aussi bien ceux auxquels le marché répond que ceux auxquels la réponse demeure partielle. Surtout, se poser la question « Y a-t-il de la place pour un nouvel acteur ? ». Enfin, calculer un premier seuil de rentabilité en envisageant une politique tarifaire en accord avec les conditions d’exploitation et l’exigence de rentabilité du projet. La conjoncture économique du secteur apparaît à plus d’un titre comme un axe d’analyse incontournable.

Règle n°3 : Cibler et évaluer la clientèle potentielle

Cette phase s’articule également autour de quatre mouvements. Dans un premier temps, identifier dans le détail le cœur de cible. Plus la précision sera de rigueur, plus l’étude de marché sera pertinente. Ne pas hésiter à examiner la démographie de la zone de chalandise : âge, catégorie socio-professionnelle, sexe, etc. Dans un deuxième temps vient le moment del’examen des attentes de la clientèle, c’est-à-dire « quel marché est encore inexploité ou sous-exploité ? ». Dans cette perspective, une approche directe doit être privilégiée : campagne e-mailing, rencontres avec des acteurs locaux, interviews (d’où l’importance de bien connaître sa zone d’implantation et de disposer d’un certain carnet d’adresses). Dans un troisième temps, évaluer la taille de la zone de chalandise et la clientèle cible. « De nombreux organismes disposent de données chiffrées pouvant renseigner le porteur de projet, rappelle Charlotte Boisson. Les Chambres de commerce et d’industrie ou les chambres de métiers ont des interlocuteurs qui peuvent fournir des documents d’étude. » En dernier ressort, l’entrepreneur devra apprécier le taux de pénétration* qu’il ambitionne.

Règle n°4 : Analyser la concurrence

Qui dit implantation dit concurrence. De fait, les futurs concurrents se positionnent soit sur le même segment de marché, soit sur un segment complémentaire en rapport direct avec l’activité de l’entreprise en puissance. Il s’agit donc de recenser les différents acteurs présents dans la même zone géographique et d’évaluer leur poids. Une tâche à géométrie variable puisque la zone de chalandise diffère selon le secteur à implanter. « Travailler dans la restauration rapide où le marché est défini par un périmètre restreint (la clientèle doit se situer à 5 minutes à pied) et dans une agence de services à la personne, où le client ne se rend qu’une seule fois, ne répond pas à la même problématique d’emplacement », signale Charlotte Boisson. Dans cette optique, consulter les annuaires généraux ou spécialisés puis se rendre dans des organismes consulaires, qui tiennent à jour des documents détaillés sur les entreprises inscrites dans leurs registres, est conseillé. S’établir près d’une enseigne locomotive peut aussi se révéler intéressant, notamment en termes de trafic.

« Si il y avait une règle d’or dans la réalisation d’une étude de marché, c’est qu’on ne peut pas étudier un projet sans se déplacer sur site. Cela représente 50 % du travail », tranche la spécialiste en géomarkting. Il ne faut donc pas oublier cette composante. Enfin, tout entrepreneur en franchise doit obtenir les comptes des acteurs en présence. Le candidat peut retrouver certaines données sur le site société.com mais avant tout dans les greffes de tribunaux de commerce. Toute entreprise a en effet obligation de transmettre ses comptes aux pouvoirs publics. Ces documents sont communiqués à tout anonyme qui en fait la demande, moyennant une somme minime.

*Taux de pénétration : rapport entre le nombre d’utilisateurs d’un produit et la population cible tout entière.

Comment obtenir un prêt pour son entreprise ?

obtenir un prêt pour son entrepriseAvec la crise, les banques prêtent de moins en moins aux entreprises. Partant de ce constat, les pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs pour soutenir les initiatives entrepreneuriales. Les particuliers aussi proposent désormais des solutions alternatives par le bais du crowdfunding notamment. Comment mettre toutes les chances de son côté afin d’obtenir un prêt pour financer sa création d’activité ?

Les pré-requis

Avant de solliciter un prêt, vous devez tout mettre en œuvre pour que votre projet séduise les investisseurs.

Réalisez un business plan solide
Document incontournable, votre business plan devra permettre de saisir les points clés de votre projet, votre ambition à moyen /long terme, et votre modèle de génération de revenus (le business model). Un bon business plan constitue un gage de sérieux. Cela signifie que vous avez réfléchi à votre projet et en avez cerné les principaux enjeux.

Établissez un prévisionnel réaliste
Le prévisionnel financier (avec ses différents tableaux) sera l’outil de référence pour vous accorder un prêt. Aussi devra-t-il être réaliste et cohérent en fonction de votre marché. Fondez sa construction sur des faits vérifiables (chiffres d’affaires des concurrents, études de marché sectorielles, etc.). Vos prévisions de résultats ne seront pas nécessairement justes (c’est l’idée même du prévisionnel) mais elles devront être réalistes et réalisables (et en lien notamment avec votre force de vente et votre budget de communication). Vous trouverez ici un outil pourréaliser votre prévisionnel financier.

Après le bouclage de vos documents financiers, il sera plus aisé de solliciter un prêt pour votre entreprise.

Les acteurs à solliciter

Le prêt bancaire classique
Même si les banques sont plus prudentes dans l’octroi de crédits, elles demeurent pour autant des acteurs incontournables en matière de financement de la création d’entreprise. Pour les approcher, en plus d’un prévisionnel solide, il faudra bien souvent veiller sur deux points, facteurs clés de succès :

  • L’apport personnel : les banques sont de plus en plus exigeantes quant aux fonds propres. Assurez-vous d’avoir un apport équivalent à 15 à 30% de votre besoin en financement. Si vos économies ne suffisent pas, n’hésitez pas à faire appel à la famille (le love money) afin de constituer un capital de départ significatif.
  • La garantie : dans la majorité des cas, la banque vous demandera une garantie avant l’octroi d’un crédit. Cela permet à la banque non seulement de se prémunir en cas de défaut de paiement mais surtout de partager le risque. Des organismes tels que BPI France (ancien Oséo) ou France Active peuvent venir en garantie et ainsi renforcer la crédibilité de votre dossier de demande de prêt.

Le Prêt à la création d’entreprise (PCE)
Vous pouvez recourir au PCE si vous avez un petit projet à financer. Ce dispositif consiste en un prêt bancaire sans garantie ni caution personnelle. Les montants octroyés sont généralement compris entre 2000 et 7000 euros et doivent servir à financer les besoins immatériels de l’entreprise (frais de lancement, BFR). Le PCE doit être nécessairement accompagné d’un prêt bancaire classique.

Prêt bancaire classique et PCE sont deux solutions pour financer son entreprise à condition de mettre toutes les chances de son côté en réalisant un business plan et un prévisionnel de qualité.

Après la création de son entreprise : les indicateurs à surveiller

indicateurs à surveillerLes études le démontrent : le taux de pérennité des entreprises 3 mois après la création est en moyenne de 70%. 3 entreprises sur 10 n’existent plus au bout de la 3e année. Différents facteurs expliquent ce chiffre (le choix du secteur d’activité, la mise de départ, la personnalité du dirigeant, les soutiens, etc.)
Aussi, le suivi de certains indicateurs dès les premières années d’exercice peut vous aider à passer ce cap fatidique des 3 ans. En voici quelques-uns.

L’analyse de son environnement

L’entreprise n’évolue pas en vase clos. En une ou deux années d’activité, votre environnement concurrentiel, les tendances d’achat ou de consommation ont peut-être évolué. Une analyse Pestel peut vous permettre de mettre en évidence des carences de votre business model ou a contrario des gisements de croissance. En tous les cas, l’analyse de votre environnement doit permettre soit de vous adapter, soit de conforter vos choix.

Le suivi des objectifs commerciaux

Les indicateurs commerciaux sont primordiaux pour une jeune entreprise. Lors de l’établissement de votre stratégie vous avez fixé des objectifs de vente. De ces objectifs dépendent la survie financière de votre entreprise sur le long terme. En effet, la gestion de votre affaire engendre des coûts (dépenses) qu’il faut compenser par des recettes. Aussi devez-vous surveiller cet indicateur et vous remettre en question si besoin :

  • Votre stratégie commerciale est-elle efficace ?
  • Vos commerciaux sont-ils performants ?
  • Avez-vous ciblé les bons clients ?
  • Etc.

Le suivi de l’évolution des coûts

Pour être compétitif, vous devez apporter une offre qui correspond à la demande en termes de qualité et de prix. Le tarif de vos prestations dépend de différents facteurs (prix relevés à la concurrence, coût des matières premières, fournisseurs, stockage, etc.). Une analyse des coûts à N+1 peut permettre un recentrage. Vous devrez peut-être revoir vos prix à la hausse ou à la baisse. Vous ne pouvez pas maintenir les mêmes tarifs alors même que tous vos concurrents pratiquent des prix plus bas. Si vos coûts de fabrication augmentent, il vous faut bien l’intégrer au risque de vendre à perte ou de ne pas dégager de marge.

Suivi du plan de trésorerie

Autre indicateur essentiel, le plan de trésorerie permet de suivre au mois le mois l’activité de l’entreprise. En N+1 ou N+2 vous aurez une ou deux années de recul. Cela vous permettra :

  • D’établir un prévisionnel au plus près de la réalité en se basant sur les années précédentes
  • D’analyser les écarts et y apporter des correctifs pour les années suivantes

L’objectif est d’anticiper les choses et de garder une trésorerie saine : lors du lancement de l’entreprise, l’argent est le nerf de la guerre.

Analyse de certains ratios comptables

Pour terminer, la lecture de vos documents comptables peut vous permettre d’analyser la performance de votre activité. Certains ratios donnent des indications utiles :Capitaux propres / endettement total
Ce ratio concerne la solvabilité de votre entreprise. De manière générale celui-ci doit être supérieur à 0,5. En deçà, cela signifie que votre entreprise a du mal à rembourser ses dettes.

Résultat d’exploitation / chiffre d’affaires
Ce ratio indique la performance de votre activité et la rentabilité de votre exploitation.

Chiffre d’affaires HT de l’année N/chiffre d’affaires HT de l’année N-1
Ce ratio vous aidera à calculer le taux de croissance de vos ventes. Vous pourrez ainsi savoir si vous faites mieux que les années précédentes et/ou mieux que vos concurrents (en effectuant notamment une analyse comparative avec les chiffres de votre secteur d’activité).

Il existe beaucoup d’autres indicateurs. Mais il n’est pas nécessaire de tous les connaitre. Choisissez lesinformations les plus pertinentes en fonction de votre entreprise et du secteur d’activité.

BIEN CHOISIR SES SUPPORTS DE COMMUNICATION

 L’enjeu du choix d’un support marketing, passe, pour une entreprise, dans le fait de réussir à définir ses objectifs, ses cibles, ses messages et ses axes de communication.

On explique pourtant peu souvent les spécificités des différents moyens de communication.

Pourtant, la palette d’outil est extrêmement vaste.

On sépare habituellement les supports de communication en deux grandes catégories :
les supports média et hors médias.
Le média passe par exemple par la télévision, la radio, le cinéma, etc, tandis que le hors média concerne généralement le marketing direct, comme le mécénat, le street marketing, etc.

La presse écrite

La presse écrite, bien qu’en diminution en volume de vente, reste toujours très utilisée par les entreprises pour communiquer. Elle permet un excellent ciblage de la communication. La presse écrite de proximité fonctionne très bien par exemple en ciblant le secteur géographique. De même, la presse spécialisée est très utile pour cibler un seul public, un public de professionnels ou de passionnés.

Etant un média d’actualités, la presse conviendra parfaitement à à la communication d’une actualié précise d’une entreprise, même si le temps de mise en place peut être relativement long.

Il faudra donc gérer toutes ces spécificités en amont.

La radio

La radio permet de mettre en place quasiment les mêmes avantages que le support de la presse écrite, on peut cibler un secteur spécifiquement, un public particulier, etc.

Ce support est très intéressant, au niveau des radios locales, pour les PME par exemple.

L’affichage

Affichage sur des véhicules, des murs, des panneaux lumineux, en bord des routes, etc…

L’affichage offre des possibilités quasiement infinies et est extremêment présent dans notre vie de tous les jours. Il permet une bonne couverture de masse en ciblant le grand public. Une fois encore, c’est la quantité et la répétition qui font la qualité du média. La limite de ce média reste dans le fait qu’il est peu précis.

Internet

Il est désormais LE média référent.

Par le biais de bannières publicitaires, campagnes virales, blog, de son propre site internet, on peut acquérir une visibilité quelle que soit notre offre.

Bénéficiant d’une audience mondiale, de tarifs abordables, et répondant à tous les besoins de communication, internet est maintenant le moyen idéal de se faire connaître et de promouvoir son offre.

La seule contrepartie est d’effectuer un suivi rigoureux de ses actions afin de conserver une cohérence de communication.

Les supports print

Plusieurs types de support papier permettent de communiquer sur son activité.

Plaquette, flyers, dépliants, newsletter…

La plaquette permet de répondre à des objectifs de long terme, en présentant la structure dans son ensemble, en informant, en améliorant l’image de l’entreprise.

Elle permet de se présenter auprès de clients, de prospects, etc…

Le dépliant, lui, permet de présenter un produit ou un service précis, une formation, une action, un programme, etc…Sa forme se doit d’être pensée dans une certaine cohérence.

Le flyer, quand à lui, est réservé au très court terme. Très peu cher et facilement diffusable, il répondra facilement à un lancement de produit, ou a une annonce d’événement.

Enfin, la newsletter permet de mettre en place une communication rgulière avec ses clients ou prospects.

Son efficacité repose sur sa régulartité et sa réactivité.

Les relations publiques

Cela regroupe les ralations presse, la présentation de l’entreprise lors d’un salon professionnel, un séminaire, etc…Les relations publiques répondent essentiellement à un objectif d’image et de notoriété, en rencontrant quelques clients, et globalement, en faisant mieux connaître son entreprise et ses produits à un large panel de cible.

Vous l’aurez compris, toutes les techniques de communication ont leurs spécificités, leurs avantages et leurs inconvénients, qu’il conviendra de prendre en compte au moment de vous lancer dans une campagne marketing!

Le réseau informel, antidote éprouvé contre la solitude de l’entrepreneur

Pour décompresser, se changer les idées ou en trouver de nouvelles… vous avez intérêt à échanger régulièrement avec des professionnels qui sont dans la même situation que vous et partagent les mêmes préoccupations. Mais pas question d’empiéter sur cette liberté professionnelle choisie. Quel est le bon dosage entre souplesse et discipline pour que le réseau profite à tous ?

Un animateur mais pas de hiérarchie

« On ne va imposer des rapports de subordination à des membres qui ont justement choisi l’indépendance ! Souligne Xavier de Mazenod, fondateur de plusieurs réseaux d’indépendants. Par expériences, cela ne se passe pas bien ! ». Pour autant, lorsque le groupe compte plus d’une dizaine de membres, difficile d’imaginer une entité sans direction partagée. Ainsi dans les premiers temps du réseau, Marie-Alice Boyé, formatrice e-marketing et créatrice d’un groupe de freelances, recommande de choisir ou d’élire un responsable reconnu de tous qui pourra relancer les membres pour fixer les dates de réunions, proposer des sujets de réflexion, etc.
Pour ne pas instaurer de hiérarchie, cette mission d’animation peut être assumée sur une période courte et attribuée à tour de rôle.

Une seule discipline, la régularité

Sans rendez-vous réguliers, un groupe informel s’étiole vite. « Après les vacances pendant lesquelles le groupe avait fait une pause, il a été bien plus difficile de réunir tout le monde poursuit la formatrice. Ainsi au sein du réseau des entrepreneurs de Chaville, Viroflay, Versailles, Vélizy et des environs créé parMartine Arrou-Vignod directrice d’une société de formation et d’e-learning, tout le monde est d’accord pour déjeuner ensemble une fois par semaine. Vient qui veut et à l’issue de chaque rencontre, un nouveau rendez-vous est systématiquement fixé. Tous les membres reçoivent un calendrier Doodle par mail pour confirmer leur venue.

Des responsabilités partagées, librement et sans routine

Martine Arrou-Vignod a choisi de ne rien imposer. Ceux qui souhaitent s’investir peuvent participer à faire connaître le groupe ou co-administrer le hub sur Viadeo. « Au bout de quelques mois, sur les 130 inscrits, un noyau de membres très participatifs s’est formé et ce sont ceux-là qui tirent le mieux partie du réseau. » Pourtant, la fondatrice du groupe continue à penser que l’on ne peut pas instaurer de contrainte lorsque l’on se veut un groupe gratuit et ouvert. « Le groupe deviendra ce que les membres veulent bien en faire ! » conclut-elle.
Plus ludique, un jeu de cartes pour se répartir les tâches au hasard : à l’issue de la rencontre, chacun pioche une carte mission. L’un devra fixer la date de la prochaine réunion, l’autre trouver un lieu pour déjeuner, etc.

De l’entraide… et bientôt du business ?

Les groupements informels ne sont pas faits pour trouver des affaires, mais cela n’empêche pas l’entraide. « Aujourd’hui, il m’est bien plus facile de recommander un professionnel avec qui j’ai déjà déjeuné indique Martine Arrou-Vignod. Si l’on peut s’épauler entre membres c’est un plus, bien que ce ne soit pas une obligation. »

Si vous cherchez à créer un réseau pour favoriser l’apport d’affaires entre membres, mieux vaut faire le choix d’un groupe structuré ou bien être patient ! Ainsi Xavier de Mazenod collabore épisodiquement au sein d’un groupe informel d’entrepreneurs de l’économie numérique, Les explorateurs du web. Deux ans plus tard, certains membres de ce réseau décident de s’associer au sein d’un nouveau groupement d’entrepreneurs sous la marque Les Propulseurs. Un groupe plus soudé d’entrepreneurs prêts à travailler ensemble de manière organisée. « Une association de professionnels ne se décrète pas. Mieux vaut faire vivre le groupe de manière informelle avant de créer une structure juridique, association ou groupement, avec les membres qui en ont la motivation. Aujourd’hui, le sien s’est doté d’une marque commune et ses membres travaillent régulièrement ensemble pour compléter leurs prestations respectives.

Les 9 décisions cruciales qui ont fasconné Elon Musk

Il y a un nom pour désigner le sentiment que tout se déroule comme cela devrait se dérouler : le choix narratif. Mais démarrer une carrière – en particulier une carrière aussi remarquable que celle d’Elon Musk– implique que l’on ne peut jamais connaître ler ésultat de nos décisions avant de les avoir prises.

C’est pour cette raison que nous avons choisi de mettre en lumière les moments cruciaux de la vie du milliardaire, afin de constater quels chemins il a emprunté aux différents carrefours de son existence.

Voici neuf décisions capitales prises par Elon Musk au cours de sa vie.

1988 : Elon Musk quitte l’Afrique du Sud pour l’Amérique du Nord

Elon Musk a grandi à Pretoria, en Afrique du Sud. Il y a vécu jusqu’à ses 17 ans, âge auquel il lui a fallu choisir entre faire ou non le service militaire obligatoire. Il a finalement décidé de quitter le pays et de se rendre au Canada, pour s’inscrire à la Queen’s University de Kingston, en Ontario. A propos de sa terre natale, il déclare : « l’Afrique du Sud est un pays fantastique ». En revanche, « si l’on souhaite être à la pointe de la technologie, il est préférable d’aller en Amérique du Nord », explique-t-il. C’est à ce moment-là qu’il s’est rapproché du monde des affaires, intégrant la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, établissement dans lequel il a décroché des diplômes de commerce et de sciences physiques.

1995 : Il quitte Stanford pour « construire l’Internet »

Après avoir obtenu son diplôme en Pennsylvanie,Elon Musk était sur le point de se faire expulser du pays ; il devait se tirer de ce mauvais pas. Il a donc fait comme tout un chacun dans pareille situation : étudier la physique appliquée à Stanford. Toutefois, il a rapidement réalisé que l’univers académique ne lui correspondait pas. « Le trimestre allait démarrer, je devais donc prendre une décision et j’ai décidé de reporter mes études à plus tard, a-t-il déclaré surFoundation.

Si je crée mon entreprise et que ça ne marche pas, je pourrais toujours retourner à l’université pour obtenir mon diplôme. Je me suis entretenu avec le président de l’université qui m’a accordé un report d’études. Je lui ai dit que je serai de retour dans 6 mois, tandis que lui était convaincu qu’il n’entendrait plus jamais parler de moi. Il avait raison. Je ne lui ai plus jamais parlé. »

1995 : Il crée Zip2, sa première entreprise.

Elon Musk rejoint son frère Kimbal et Greg Kouri (un ami commun aujourd’hui décédé). Ils ont lancé Zip2, une startup de publication de contenus en ligne pour le groupe Knight-Ridder et d’autres journaux.

« L’idée initiale était de créer un logiciel pour aider les sociétés média à se développer sur le Web, explique-t-il. Nous avons, en partie, contribué au succès en ligne du New York Times et d’autres quotidiens. Ils n’étaient pas toujours disponibles sur le Web, les gens ne s’en rendaient pas compte. »

En 1999, Zip2 a été vendu à AltaVista pour 307 millions de dollars. Soudain, Elon Musk était riche.

1999 : Il crée immédiatement une nouvelle société, X.com

Elon Musk a fait fortune suite à la vente de Zip2, mais il désirait avoir plus d’influence. Il a donc élaboré un nouveau projet : proposer des services bancaires en ligne, un concept jugé jusque-là impossible par les banques.

« Les banques ne sont pas très douées en innovation et les services financiers représentent un immense secteur plein d’opportunités. J’ai alors pensé, « il y a quelque chose à faire ici », a déclaré Elon Musk à Inc.

L’idée a porté ses fruits. Sequoia Capital a investi 25 millions de dollars dans X.com.

2000 : Il rejoint le groupe PayPal.

En 1999, X.com ne fait plus que des paiements en ligne ce qui le met en concurrence directe avec Confinity, une société gérée par Peter Thiel et Max Levchin. Ces deux hommes commercialisent PayPal, suite à quoi Elon Musk rejoint leur société.

Dans son nouveau livre « Zero to One », Peter Thiel – aujourd’hui investisseur milliardaire – écrit : « X proposait les mêmes fonctionnalités. La concurrence était rude. De nombreux employés PayPal travaillaient une centaine d’heures par semaine. Mais en février 2000, Elon et moi étions plus inquiets à cause de la rapide inflation de la bulle technologique que de la concurrence que l’on s’imposait l’un à l’autre. Une crise financière nous aurait tous les deux ruinés avant d’avoir eu le temps de mener à bien notre combat. Nous nous sommes rencontrés en terrain neutre et avons négocié des parts à 50-50. » En faisant équipe, Elon Musk et Peter Thiel sont parvenus à survivre à la crise Internet et à créer une entreprise florissante ; qui a fini par être introduite en bourse et vendue à eBay pour 1,5 milliard de dollars.

2002 : Démarrage de SpaceX

Quand un ami demande à Elon Musk ce qu’il aimerait faire après Paypal, il répond qu’il a toujours été intéressé par l’ingénierie spatiale mais qu’il ne savait pas comment se lancer dedans. « J’ai donc été chercher la date de la prochaine expédition sur Mars sur le site de la NASA », a-t-il commenté sur SXSW. « Je ne parvenais pas à trouver l’information, elle devait être dissimulée quelque part. » Son objectif : construire une serre sur la planète rouge. Mais il lui fallait un moyen de transport ; il s’est rendu en Russie pour mettre la main dessus. » J’y suis allé trois fois pour acquérir quelques MBIC, raconte Elon Musk. » Un problème subsistait pourtant. Il n’était pas en mesure de fabriquer des fusées. « Je n’avais aucune compétence dans le domaine et pas la moindre idée de ce que j’étais en train de faire », confesse-t-il. C’est en autodidacte qu’il a acquis des connaissances en ingénierie spatiale. Puis, en recrutant les meilleurs acteurs du domaine aérospatial, il est parvenu à faire décoller SpaceX.

2004 : Il investit dans Tesla

En 2001, Elon Musk donnait à Stanford une conférence expliquant comment l’homme pouvait gérer la gravité sur Mars. Frappés par la clarté de ses propos, Martin Eberhard et Marc Tarpenning se présentèrent à lui à la fin de la conférence. Trois ans plus tard, ils l’informaient de la voiture électrique qu’ils étaient en train de développer au sein de leur start-up, Tesla Motors.

Tous trois se sont rencontrés et, après quelques jours de négociation, Elon Musk a réalisé un premier investissement dans sa nouvelle entreprise. C’est également lui qui a financé la majeure partie des activités pendant les débuts difficiles de la société, en investissant 35 millions de dollars en liquide.

2006 : Il contribue à la création de SolarCity

Non content de son implication dans le secteur des véhicules électriques et de l’exploration spatiale, ElonMusk décide en 2006 de se lancer dans l’énergie solaire. En 2004, il se rend au festival du Burning Man en camping-car avec son cousin Lyndon Rive. « Tu devrais t’intéresser à l’énergie solaire », lui a-t-il conseillé. L’entreprise ayant ainsi vu le jour a atteint une valeur de 5 milliards de dollars. A l’inverse de PayPal, Tesla ou SpaceX, Elon Musk n’est pas aux commandes de SolarCity, mais ses objectifs sont ambitieux, comme toujours.

« Notre but est de combiner ce qui représente à nos yeux la meilleure technologie photovoltaïque avec des économies d’échelle pour diminuer considérablement les coûts de l’énergie solaire », ont-ils rédigés dans un article de blog.

2008 : Il prend la direction de Tesla

Dès le départ, la relation d’Elon Musk et de Martin Eberhard s’est avérée constructive mais houleuse. En 2007, les rapports entre les deux hommes s’étaient dégradés jusqu’à atteindre un point critique : Martin Eberhard a été remercié, à l’instar du directeur provisoire Michael Marks et de son successeur Ze’ev Drori.

En octobre 2008, Elon Musk a rejoint Tesla en tant que directeur général. Il a investi 55 millions de dollars provenant de ses propres économies dans l’entreprise.

« Avec Tesla, j’ai tellement de jetons sur la table qu’il est logique que j’ai les deux mains sur le volant », a-t-il déclaré au New York Times.

5 compétences à exploiter pour trouver une idée innovante

  • D'après Clayton Christensen, Jeff Dyer Hal Gregersen, possède compétences permettant d'innover.

    D’après Clayton Christensen, Jeff Dyer et Hal Gregersen, on possède tous cinq compétences nous permettant d’innover. – Shutterstock

  • Devenir le futur Steve Jobs est-il à la portée de tous ? Clayton Christensen, auteur de nombreux best-seller, Jeff Dyer et Hal Gregersen, en sont convaincus. Dans Le gène de l’innovateur , ils décryptent cinq compétences que chacun de nous peut maîtriser afin d’améliorer son aptitude à penser l’innovation. Extraits.

Qu’est-ce qui constitue la singularité des innovateurs ?

En quoi sont-ils différents des autres individus ? La majorité d’entre nous répond d’emblée : ils possèdent une particularité génétique. Chez certaines personnes, l’hémisphère droit du cerveau est prépondérant, ce qui favorise l’intuition et la pensée divergente. C’est une aptitude que certains ont et d’autres pas. Mais que dit la science à ce sujet ? Nos études confirment d’autres travaux montrant que la créativité ne se résume pas à une particularité génétique reçue en venant au monde, mais qu’elle peut être volontairement développée.

Cette hypothèse a été confirmée par l’étude exhaustive de Marvin Reznikoff, George Domino, Carolyn Bridges et Merton Honeymon, qui ont analysé les capacités créatives de 117 paires de vrais et faux jumeaux. En observant des vrais jumeaux âgés de 15 à 22 ans, soumis à une batterie de dix tests de créativité, ils ont établi que seuls 30 % de leurs performances étaient attribuables à la génétique(1). Par opposition, environ 80 à 85 % des résultats aux tests d’intelligence générale (QI) relevaient de la génétique(2). Il ressort donc que l’intelligence générale (du moins telle que la mesurent les scientifiques) a un fondement génétique, ce qui n’est pas le cas de la créativité. L’éducation l’emporte sur la nature en ce qui concerne la créativité.

Des innovateurs imitant d’autres personnes

Six autres études sur la créativité, menées sur de vrais jumeaux, vont dans le même sens que les conclusions de Reznikoff et al. : ce que nous inventons ou créons dépend pour 25 à 40 % de notre patrimoine génétique(3). Ce qui signifie qu’environ deux tiers de nos capacités de création proviennent de l’apprentissage – d’abord de l’assimilation de la technique, ensuite de la pratique et en dernier ressort de la confiance en notre aptitude à créer. C’est une des raisons pour lesquelles les individus appartenant à des sociétés qui privilégient la communauté sur l’individu et la hiérarchie par rapport au mérite personnel, telles que le Japon, la Chine, la Corée et nombre de pays arabes, ont peu tendance à défier le statu quo par la création et à produire des innovations (ou à obtenir le prix Nobel). Bien sûr, plusieurs innovateurs cités dans ce livre semblent disposer d’un don génétique.

Mais, et c’est important, ils expliquent souvent qu’ils ont acquis leur talent d’innovateur en imitant l’exemple d’autres personnes qui ont su les conforter dans leur prédisposition et leur inculquer la passion de découvrir une nouvelle manière de faire. S’il s’avère que l’on ne naît pas innovateur mais qu’on le devient, comment procède-t-on pour générer des idées révolutionnaires? La présente étude, comparant environ 500 innovateurs à environ 5 000 Cadres/dirigeants d’entreprise, nous a permis de dégager cinq compétences de découverte qui distinguent les véritables innovateurs des cadres/dirigeants traditionnels.

La pensée associative ou « l’effet Médicis »

A PROPOS DES AUTEURS : CLAYTON CHRISTENSEN OCCUPE LA CHAIRE ROBERT ET JANE CIZIK À LA HARVARD BUSINESS SCHOOL. IL EST CONSIDÉRÉ COMME L’UN DES PRINCIPAUX EXPERTS MONDIAUX DE LA FESTION DE L’INNOVATION ET DU CHANGEMENT TECHNOLOGIQUE ET A ÉTÉ ÉLU NUMÉRO 1 DU THINKERS50, CLASSEMENT MONDIAL DES PENSEURS LES PLUS INFLUENTS DU BUSINESS.JEFF DYER OCCUPE LA CHAIRE HORACE BEESLEY, À LA MARRIOTT SCHOOL DE BRIGHAM YOUNG UNIVERSITY, ET EST PROFESSEUR ADJOINT À LA WHARTON SCHOOL.HAL GREGERSEN EST PROFESSEUR DE LEADERSHIP À L’INSEAD. IL EST ÉGALEMENT COACH ET CONSULTANT.

Tout d’abord, les innovateurs exploitent une capacité cognitive spécifique que nous appelons la « pensée associative » ou, tout simplement, l’« association ». Il y a association quand le cerveau tente de synthétiser et de donner un sens à des informations nouvelles. Ainsi est favorisée l’exploration de nouvelles voies en établissant des relations entre des questions, des problèmes ou des idées apparemment sans lien. Les percées novatrices se produisent souvent à l’intersection de disciplines et de champs divers.

L’auteur Frans Johanssen a décrit ce phénomène comme l’« effet Médicis » en référence à l’explosion de création qui a marqué Florence à l’époque où la famille Médicis avait pris sous sa protection les représentants des arts et des sciences – sculpteurs, savants, poètes, philosophes, peintres et architectes. Tous ces talents ont produit de nouvelles idées au croisement de leurs domaines respectifs, inaugurant la Renaissance, l’une des périodes les plus fertiles de l’histoire. Les esprits novateurs jettent un pont entre des activités, des problèmes ou des idées dont les corrélations échappent aux autres individus.

Quatre compétences qui forment le gène novateur

Les quatre autres compétences de découverte favorisent la pensée associative en aidant les innovateurs à accroître leur stock d’idées fondatrices d’où jailliront des intuitions nouvelles. Les esprits novateurs adoptent fréquemment les comportements suivants :

  • Le questionnement. Ils ne cessent de poser des questions qui témoignent de leur soif de connaître et remettent en cause ce qui existe, à l’instar de Steve Jobs quand il demandait : « Pourquoi un ordinateur a-t-il besoin d’un ventilateur ? » Ils suggèrent : « Si nous tentions cela, qu’arriverait-il ? » Comme lui, ils posent des questions pour connaître la situation, la comprendre, évaluer si elle peut être modifiée ou révisée et comment. Leurs questions impliquent d’envisager les choses sous un autre angle, laissant entrevoir de possibles liens entre elles, des opportunités et des voies à explorer. Les innovateurs affichent en permanence un rapport Q/R (questions/réponses) élevé, dans lequel les questions non seulement dépassent en nombre les réponses, mais sont également jugées aussi importantes.
  • L’observation. Les innovateurs observent avec soin ce qui les entoure – les clients, les produits, les services, les technologies et les entreprises – et en tirent des conclusions qui leur inspirent des idées inédites ou de nouveaux modes d’action. À partir de ce qu’il a observé dans le PARC de Xerox, Steve Jobs a imaginé le système d’exploitation révolutionnaire et la souris du Macintosh, puis l’oSX, le système d’exploitation de l’Apple.
  • Le réseautage. Les innovateurs consacrent beaucoup de temps et d’énergie à trouver et à tester des idées à travers un réseau de personnes aux opinions et aux parcours divers. Au lieu de réseauter à des fins sociales ou pour trouver des ressources, ils recherchent activement de nouvelles idées en s’adressant à des interlocuteurs susceptibles de leur fournir une vision différente ou originale. Steve Jobs, par exemple, discutait volontiers avec Alan Kay, un collègue d’Apple qui lui conseilla un jour : « Va rendre visite à ces gars un peu dingues de San Rafael, en Californie. » Les individus en question, ed Catmull et Alvy Ray, étaient à la tête d’une petite société spécialisée dans les interfaces graphiques, Industrial Light & Magic, qui créait des effets spéciaux pour les films de George Lucas. Fasciné par leur activité, Jobs racheta l’entreprise pour dix millions de dollars, lui donna le nom de Pixar et l’introduisit quelque temps plus tard en Bourse pour un milliard de dollars. S’il n’avait pas discuté avec Alan Kay, il n’aurait jamais acquis Pixar et le public n’aurait jamais eu le plaisir de voir des films d’animation aussi charmants que Toy Story, WALL-E et Là-haut.
  • L’expérimentation. Ils tentent inlassablement de nouvelles expériences et essaient des idées inédites. Ils explorent le monde, tant intellectuellement que physiquement, échafaudant des hypothèses qu’ils testent ensuite. Ils visitent des lieux nouveaux, expérimentent de nouvelles solutions, recherchent des informations et lancent des essais pour enrichir leur connaissance. Steve Jobs a multiplié les expériences tout au long de sa vie – il a pratiqué la méditation, séjourné en Inde dans un ashram et s’est initié à la calligraphie. Plus tard, ce vécu a été à l’origine de plusieurs innovations d’Apple Computer.

Ensemble, ces compétences de découverte – la faculté cognitive d’associer des éléments épars et l’habitude de poser des questions, d’observer, de réseauter et d’expérimenter – forment ce que nous nommons le gène de l’innovateur, un code générateur d’idées neuves.

Rédiger un dossier de présentation dans la cadre d’un plan d’affaires

La rédaction du dossier de présentation du projet, que l’on appelle également « plan d’affaires » ne doit pas être considérée comme une corvée, mais comme la première concrétisation du projet.

Il s’agit d’un travail utile et très fructueux, qui permet de mesurer la maturité et le niveau d’aboutissement d’un projet.

Si, à ce stade, le porteur de projet éprouve des difficultés, c’est qu’il n’est pas prêt : ni pour défendre son projet ni pour se lancer.
« Un bon dossier est un dossier où souffle l’esprit d’entreprise « .


  Principales caractéristiques d’un dossier

Le dossier à constituer pour solliciter les partenaires économiques – en particulier les financeurs potentiels – doit permettre au lecteur de :

comprendre rapidement de quoi il s’agit,
savoir qui est le promoteur du projet,
évaluer la valeur de la préparation du projet,
prendre position sur le projet.

  Un dossier soigné

La première impression étant la bonne pour susciter un intérêt favorable chez le lecteur, ce document doit avoir une présentation impeccable.

  Un dossier concis

Dans la grande majorité des cas, il ne doit comporter qu’une trentaine de pages, hors annexes. Pour ne pas alourdir inutilement le dossier, il est plus judicieux de réunir toutes les pièces justificatives dans un dossier bis.
Le rédacteur doit penser au lecteur : ce sera le plus souvent quelqu’un de très occupé et très sollicité. Le meilleur service que l’on peut lui rendre – et donc se rendre – c’est de lui faciliter le travail, en lui confiant un document suffisamment synthétique. En effet, un banquier qui doit s’attaquer à la lecture d’un « pavé » commencera déjà à avoir, inconsciemment ou pas, un préjugé défavorable.
Il faut donc aller à l’essentiel.

  Un dossier complet

Faire court, mais sans rien oublier de ce qui permet de juger de la faisabilité et de la viabilité du projet. Tous les aspects du projet doivent donc être traités (voir plus loin « la composition du dossier »).

  Un dossier clair

Il doit être rédigé dans un style simple et facilement compréhensible, en évitant tout jargon : il faut toujours se mettre à la place du lecteur non initié.
Le texte doit avoir une bonne lisibilité (choix judicieux des caractères d’impression et des symboles, de la mise en page…) avec une pagination correcte et un sommaire.

  Un dossier bien structuré

Il doit être ordonnancé de façon logique dans sa décomposition en parties et sous-parties. Les titres donnés aux chapitres doivent aider le lecteur dans l’appréhension de l’ensemble du sujet.

  Un dossier précis

Pour être crédible, il ne faut affirmer que des choses vérifiables. Le créateur doit donc est attentif à citer ses sources d’informations : références d’ouvrages ou d’études, coupures de presse, identité de l’expert dont on rapporte les propos, etc. et faire figurer dans le dossier d’annexes, un maximum de justificatifs (copies d’articles, comptes-rendus de conversations ou d’entretiens téléphoniques, ou mieux encore : lettre que l’on a demandée et su obtenir de l’expert pour qu’il confirme ses dires, etc.).

  Un dossier vendeur

Il s’agit de rester dans une teneur crédible, mais le dossier doit mettre en valeur les points forts du projet.
Ainsi les arguments développés, mis en caractères gras ou soulignés au moment où ils sont énoncés, seront repris en synthèse de chaque chapitre ou partie du dossier les concernant, de façon à influencer le lecteur et l’aider à structurer favorablement sa perception du projet.

Composition du dossier

Il n’y a pas de règle absolue dans la présentation du contenu. Toutefois, il convient de respecter une certaine logique et, quel que soit l’ordre retenu, il est important d’y retrouver tous les aspects qui suivent. Bien sûr pour des projets très lourds, d’autres éléments pourraient être judicieusement ajoutés.

  Résumé

Le dossier doit s’ouvrir sur une présentation très brève du projet (une page, voire deux au maximum) pour que l’interlocuteur sache immédiatement de quoi il est question. La rédaction de cette première feuille est importante car elle constitue le premier contact, l’instant de découverte.
Il faut donc peser ses mots, pour inciter le lecteur à entrer plus en avant dans le vif du sujet.

  CV du ou des créateurs

La présentation du porteur du projet (et au besoin de son équipe) doit se faire avec le même soin que la rédaction d’un CV d’embauche, en faisant valoir tout ce qui, dans son expérience passée, se rattache de façon valorisante au projet en question.

  Présentation générale du projet

Le créateur va pouvoir à ce stade parler de la genèse du projet (comment et pourquoi l’idée lui est venue), quelles sont les motivations qui le poussent à se lancer dans la création de cette entreprise, quels objectifs il entend poursuivre.

  Partie économique

Présentation du produit et/ou du service : décrire de façon très précise la prestation ou le produit qui sera vendu.

Etude de marché : expliquer quel est le marché visé, détailler les caractéristiques de la demande, de l’offre ainsi que de l’environnement (économico-juridico-socio-professionnel).

Stratégie retenue : la segmentation opérée du marché, le choix du couple produit/marché, le positionnement retenu, ainsi que les décisions de marketing-mix qui ont été prises (politique de produit, de prix, de distribution et de communication).

Chiffrage des hypothèses commerciales en s’appuyant le plus possible sur des éléments tangibles.

Moyens à mettre en oeuvre pour réaliser les prévisions de vente : expliquer concrètement comment va fonctionner l’entreprise avec quoi et avec qui ? La rédaction de ce paragraphe doit être l’occasion de visualiser le futur marché de l’entreprise, en décomposant le processus de fonctionnement et en mettant en parallèle les équipements, l’effectif et les autres moyens, notamment incorporels, nécessaires.

  Partie financière

Il s’agit maintenant de présenter tous les éléments qui traduisent en termes financiers la partie économique.

Le tableau des investissements : ce tableau doit indiquer le prix d’achat des investissements, leur date prévue d’acquisition, la durée d’amortissement comptable et la dotation annuelle d’amortissements qu’ils entraînent pour chacun des trois premiers exercices.

Le plan de financement initial : il indique les capitaux à réunir pour pouvoir lancer le projet dans de bonnes conditions.
Afin de recenser correctement tous les besoins durables de financement (pour mettre en regard les ressources financières durables nécessaires), un calcul délicat et approfondi doit être mené pour déterminer correctement le montant du besoin en fonds de roulement.

Le compte de résultat pour les trois premières années : il permet de juger de la rentabilité future de la nouvelle entreprise.

Le plan de trésorerie sur 12 mois : ce tableau permet, sur une période relativement courte, de s’assurer que la nouvelle entreprise pourra toujours, sur la base de ce que l’on peut raisonnablement prévoir, faire face à ses engagements financiers.

Le calcul du seuil de rentabilité (point mort) : il est important de connaître le chiffre d’affaires que l’entreprise devra impérativement réaliser pour couvrir l’ensemble de ses charges, et de déterminer le moment où ce point mort sera atteint (au-delà l’entreprise commençant à faire des bénéfices).

Le plan de financement à trois ans : ce tableau est nécessaire pour apprécier l’évolution prévisionnelle de la structure financière de l’entreprise à moyen terme, car une bonne structure financière est une des conditions de pérennisation des nouvelles entreprises.

Le tableau des annuités de crédit (s’il y a emprunt à moyen ou long terme) : connaître la décomposition des remboursements d’emprunt est nécessaire pour alimenter le compte de résultat (charges financières) et le plan de financement à 3 ans (remboursement du capital emprunté).

  Partie juridique

La présentation du régime juridique de la nouvelle entreprise doit servir à expliquer et justifier le choix retenu, à présenter la répartition du capital et des pouvoirs en découlant.

  Sommaire

Il peut être mis également en début de dossier, après le résumé.

  Partie documentaire

Cette partie doit faire l’objet d’un dossier à part pour réunir toutes les pièces justificatives.