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Elon Musk a-t-il sauvé les Etats Unis (et le monde) des énergies fossiles ?

C’est au début du mois qu’Elon Musk (le PDG de Tesla, SpaceX et créateur de l’Hyperloop ) a annoncé Powerwall un nouveau système de batterie destiné à nos domiciles. D’accord, jusque-là le produit ne fait pas rêver … et pourtant il a le potentiel de bouleverser l’industrie de l’énergie.

L’objectif de Musk est simple,  mettre fin à la dépendance des Etats-Unis (et du monde à plus long terme) en transférant la technologie des batteries que Tesla utilise pour ses voitures électriques pour l’installer dans les domiciles ou entreprises. Elon Musk souhaite renverser la façon que nous avons de générer aujourd’hui l’électricité, pour constituer un réseau de millions de centrale électriques solaires.

De la Musk-le Car au Powerwall

Dans sa présentation, Musk a annoncé deux types de produits. Le premier le Powerwall est une batterie plate au design alléchant (comparé aux batteries actuelles comme celle de votre voiture), qui peut être fixée au mur à l’intérieur comme à l’extérieur de votre domicile ou de votre entreprise.

Cette dernière stocke l’énergie générée par vos panneaux solaires en journée pour vous fournir toute l’électricité qui pourrait vous être nécessaire durant la nuit.

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.Le deuxième modèle est une version plus grande de la batterie à destination des entreprises de tailles moyennes à grandes avec une offre allant de 100 kWh à plus de 10MkWh. Les plus larges pouvant stocker suffisamment d’énergie pour alimenter une ville standard aux Etats Unis pendant près de 1 an.

Comme d’habitude avec les nouvelles technologies on pourrait penser que le projet n’est qu’à un stade embryonnaire et qu’on est encore loin du produit fini. Pourtant, l’intégralité de la conférence annonçant ces innovations a été alimentée par ces batteries.

Les deux modèles (7kWh et 10kWh) sont déjà disponibles à la réservation et devraient être livrés dès cet été

Le Powerwall change quoi à mon quotidien de consommateur ?

La plupart des logements consomment plus d’électricité le matin et le soir qu’ils n’en consomment pendant la journée.

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Traditionnellement et sans batterie de stockage, le surplus d’énergie solaire produit pendant la journée est revendu au fournisseur d’électricité … pour être racheté le soir même.

Le problème est double, les aller-retour avec le fournisseur d’électricité sont générateurs d’émissions de carbones et ils vous coûtent plus d’argent que si vous pouviez stocker votre électricité. Pourquoi ? Simplement, car les fournisseurs d’électricité vous font payer plus cher l’électricité à certaines heures lorsque la demande est forte. En stockant l’énergie en heure creuse pour vous la restituer lors des pics de consommation et de tarifs, le Powerwall permet une réduction des coûts.

Super, je fais des économies, c’est ça ta révolution ?

Alors que le soleil offre une énergie suffisante pour l’intégralité des besoins du genre humain, l’énergie solaire ne couvre aujourd’hui que 1% des besoins mondiaux. Le problème qui en découle est dramatique pour l’environnement, l’industrie énergétique actuelle aux Etats Unis produit à elle seule 2.000 millions de tonnes de CO2.

Pourquoi l’énergie solaire n’est-elle pas plus utilisée ? Car il était jusqu’à aujourd’hui très difficile de trouver des batteries appropriées pour stocker l’énergie solaire.

Aujourd’hui, utiliser une batterie (plomb-acide) est un chemin semé d’embuches. Difficile à installer, volumineuse, hideuse et coûteuse en maintenance il n’est pas étonnant de voir la plupart des gens se tourner vers des générateurs Diesel lorsqu’ils recherchent une indépendance énergétique.

La technologie développée par Tesla résout ces problèmes. D’autant plus que l’objectif n’est pas seulement de rendre chaque domicile indépendant énergétiquement, mais de créer des réseaux de batteries domestiques assimilable à de petites centrales électriques et permettant de réduire la dépendance du monde aux énergies fossiles.

Powerwall-ElonMusk-3En théorie et grâce à la facilité de transport et d’installation du Powerwall, on pourrait voir des quartiers, des villages, des villes et peut-être des pays devenir indépendants énergétiquement d’une façon qu’il était impossible d’anticiper auparavant.

Deux milliards de batteries

C’est selon les estimations effectuées par Tesla le nombre de batteries nécessaires pour que la planète soit à 100% indépendante énergétiquement. Le chiffre parait ridiculement énorme, mais il s’agit du nombre de voitures qui circulent actuellement sur la planète ce qui laisse Musk penser qu’il s’agit d’un effort réalisable par l’humanité.

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Suis-je un incurable rêveur ?

Peut-être que le projet fera un bide complet mais si une personne peut le mettre en place c’est bien Elon F*cking Musk.

On parle de l’un des cofondateurs de PayPal, à la tête aujourd’hui de Space X la première entreprise privée à avoir envoyé une fusée en orbite, CEO de Tesla, compagnie créatrice de voitures 100% électriques aujourd’hui investie dans les voitures automatisées. Si quelqu’un peut réaliser l’irréalisable c’est bien lui.
Parier contre lui ne s’est pas avéré fructueux ces dernières années.

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Cerise sur le gâteau, Elon Musk ne souhaite pas faire cavalier seul. Comme il l’a fait pour l’Hyperloop, il autorise au quidam lambda l’utilisation de sa technologie. Tous les brevets Tesla sont disponibles gratuitement au public. Il ne s’agit pas de faire du profit, mais d’agir pour le bien de l’humanité.

En démocratisant sa technologie, il espère réduire le temps que cela devrait prendre pour révolutionner le marché de l’énergie et créer un maximum d’impact sur la planète.

Vincent Ricordeau, l’Elon Musk de la finance

Après KissKissBankBank et Hello Merci, Vincent Ricordeau et ses deux associés, ont lancé Lendopolis. Trois plateformes de crowdfunding dont l’essence est de forcer la finance à repenser son rapport à l’homme et à la société. Rien de moins.

Vincent Ricordeau, l'Elon Musk de la finance

Le timide, chez Kiss­KissBankBank, n’a clairement pas sa place. Ici, tout s’entend, se dit, se sait. Pas question de s’isoler, de compartimenter, de diviser. « Pour être seul, la seule solution, c’est les toilettes », plaisante, mais pas tout à fait, le fondateur, Vincent Ricordeau. L’organisation est librement inspirée du lean management, et ça se voit. Ici, aucune cloison ni salle de réunion ne viennent heurter le flux collaboratif des salariés, dont l’organisation, en mode projet, ne vise qu’un seul impératif :l’innovation. C’est que, sous ce tropique bobo parisien, dans ce vaste open space, situé, tel un clin d’oeil bien senti, Passage du Paradis, on est bien décidés à, ni plus ni moins,repenser le système financier mondial. Et l’équipe de 15 salariés, menée par les trois cofondateurs, a déjà commencé. Après le don aux particuliers avec KissKissBankBank en 2009, le prêt solidaire avec Hello Merci en 2013, Vincent Ricordeau, sa femme, Ombline Le Lasseur, et le cousin de celle-ci, Adrien Aumont, s’attaquent, depuis septembre 2014, aux prêts rémunérés aux entreprises. Précurseurs, ils ont été, avec Lendopolis, les premiers à s’engouffrer dans la brèche ouverte par la nouvelle réglementation qui, depuis le 1er juillet, autorise les PME à emprunter aux internautes jusqu’à 1 M€.

Stricts critères de sélection

Mais pour profiter des taux de crédit attractifs (entre 4 et 10 %), encore faut-il répondre aux très stricts critères d’acceptation du dossier (deux ans d’existence, projet défini, bilan et business plan visés par un expert-comptable). Sur les 400 que la plateforme a reçus pour son lancement, elle n’en a sélectionné qu’une trentaine. « Nous visons, pour notre première année, le zéro taux de défaut« , assène le père de deux enfants.

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Pour autant, Vincent Ricordeau le dit et le répète : Lendopolis n’est pas, loin s’en faut, un établissement bancaire nouvelle génération. « Pour les PME, il ne s’agit pas d’ouvrir un guichet de crédit supplémentaire, mais de constituer une communauté d’investisseurs qui suivent et supportent un projet. L’autre grande différence, c’est que notre analyse se fait, non pas sur l’historique, mais à l’instant T et sur le prévisionnel, insiste l’homme de 45 ans. Nous restons fidèles, en cela, aux principes du crowdfunding, actuellement dévoyés par les mauvais réflexes de la finance. » Comprenez par là ses concurrents, qui lancent les projets de grands noms qui ont pourtant un accès aisé aux crédits.

Les vastes promesses du crowdfunding

C’est que Vincent Ricordeau aime à se comparer autant à ses rivaux qu’à ses modèles. Pas étonnant que, parmi eux, figurent Richard Branson ou Elon Musk. « Leur courage à bouleverser l’ordre établi, à imaginer des systèmes inédits, à oser transformer, c’est tout simplement génial », s’enthousiasme-t-il. Une ambition qu’il est bien déterminé à déployer par la création, bientôt, d’une quatrième plateforme dédiée aux start-up et fondée sur un système, non pas de prêts, mais d’actions. « Je ne suis pas, comme mes détracteurs aiment à le croire, un altermondialiste ou un Bisounours. Je sais que l’argent se rémunère par l’argent. Mais je crois sincèrement que lecrowdfunding peut changer la finance de l’intérieur pour l’humaniser. »

Les 9 décisions cruciales qui ont fasconné Elon Musk

Il y a un nom pour désigner le sentiment que tout se déroule comme cela devrait se dérouler : le choix narratif. Mais démarrer une carrière – en particulier une carrière aussi remarquable que celle d’Elon Musk– implique que l’on ne peut jamais connaître ler ésultat de nos décisions avant de les avoir prises.

C’est pour cette raison que nous avons choisi de mettre en lumière les moments cruciaux de la vie du milliardaire, afin de constater quels chemins il a emprunté aux différents carrefours de son existence.

Voici neuf décisions capitales prises par Elon Musk au cours de sa vie.

1988 : Elon Musk quitte l’Afrique du Sud pour l’Amérique du Nord

Elon Musk a grandi à Pretoria, en Afrique du Sud. Il y a vécu jusqu’à ses 17 ans, âge auquel il lui a fallu choisir entre faire ou non le service militaire obligatoire. Il a finalement décidé de quitter le pays et de se rendre au Canada, pour s’inscrire à la Queen’s University de Kingston, en Ontario. A propos de sa terre natale, il déclare : « l’Afrique du Sud est un pays fantastique ». En revanche, « si l’on souhaite être à la pointe de la technologie, il est préférable d’aller en Amérique du Nord », explique-t-il. C’est à ce moment-là qu’il s’est rapproché du monde des affaires, intégrant la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, établissement dans lequel il a décroché des diplômes de commerce et de sciences physiques.

1995 : Il quitte Stanford pour « construire l’Internet »

Après avoir obtenu son diplôme en Pennsylvanie,Elon Musk était sur le point de se faire expulser du pays ; il devait se tirer de ce mauvais pas. Il a donc fait comme tout un chacun dans pareille situation : étudier la physique appliquée à Stanford. Toutefois, il a rapidement réalisé que l’univers académique ne lui correspondait pas. « Le trimestre allait démarrer, je devais donc prendre une décision et j’ai décidé de reporter mes études à plus tard, a-t-il déclaré surFoundation.

Si je crée mon entreprise et que ça ne marche pas, je pourrais toujours retourner à l’université pour obtenir mon diplôme. Je me suis entretenu avec le président de l’université qui m’a accordé un report d’études. Je lui ai dit que je serai de retour dans 6 mois, tandis que lui était convaincu qu’il n’entendrait plus jamais parler de moi. Il avait raison. Je ne lui ai plus jamais parlé. »

1995 : Il crée Zip2, sa première entreprise.

Elon Musk rejoint son frère Kimbal et Greg Kouri (un ami commun aujourd’hui décédé). Ils ont lancé Zip2, une startup de publication de contenus en ligne pour le groupe Knight-Ridder et d’autres journaux.

« L’idée initiale était de créer un logiciel pour aider les sociétés média à se développer sur le Web, explique-t-il. Nous avons, en partie, contribué au succès en ligne du New York Times et d’autres quotidiens. Ils n’étaient pas toujours disponibles sur le Web, les gens ne s’en rendaient pas compte. »

En 1999, Zip2 a été vendu à AltaVista pour 307 millions de dollars. Soudain, Elon Musk était riche.

1999 : Il crée immédiatement une nouvelle société, X.com

Elon Musk a fait fortune suite à la vente de Zip2, mais il désirait avoir plus d’influence. Il a donc élaboré un nouveau projet : proposer des services bancaires en ligne, un concept jugé jusque-là impossible par les banques.

« Les banques ne sont pas très douées en innovation et les services financiers représentent un immense secteur plein d’opportunités. J’ai alors pensé, « il y a quelque chose à faire ici », a déclaré Elon Musk à Inc.

L’idée a porté ses fruits. Sequoia Capital a investi 25 millions de dollars dans X.com.

2000 : Il rejoint le groupe PayPal.

En 1999, X.com ne fait plus que des paiements en ligne ce qui le met en concurrence directe avec Confinity, une société gérée par Peter Thiel et Max Levchin. Ces deux hommes commercialisent PayPal, suite à quoi Elon Musk rejoint leur société.

Dans son nouveau livre « Zero to One », Peter Thiel – aujourd’hui investisseur milliardaire – écrit : « X proposait les mêmes fonctionnalités. La concurrence était rude. De nombreux employés PayPal travaillaient une centaine d’heures par semaine. Mais en février 2000, Elon et moi étions plus inquiets à cause de la rapide inflation de la bulle technologique que de la concurrence que l’on s’imposait l’un à l’autre. Une crise financière nous aurait tous les deux ruinés avant d’avoir eu le temps de mener à bien notre combat. Nous nous sommes rencontrés en terrain neutre et avons négocié des parts à 50-50. » En faisant équipe, Elon Musk et Peter Thiel sont parvenus à survivre à la crise Internet et à créer une entreprise florissante ; qui a fini par être introduite en bourse et vendue à eBay pour 1,5 milliard de dollars.

2002 : Démarrage de SpaceX

Quand un ami demande à Elon Musk ce qu’il aimerait faire après Paypal, il répond qu’il a toujours été intéressé par l’ingénierie spatiale mais qu’il ne savait pas comment se lancer dedans. « J’ai donc été chercher la date de la prochaine expédition sur Mars sur le site de la NASA », a-t-il commenté sur SXSW. « Je ne parvenais pas à trouver l’information, elle devait être dissimulée quelque part. » Son objectif : construire une serre sur la planète rouge. Mais il lui fallait un moyen de transport ; il s’est rendu en Russie pour mettre la main dessus. » J’y suis allé trois fois pour acquérir quelques MBIC, raconte Elon Musk. » Un problème subsistait pourtant. Il n’était pas en mesure de fabriquer des fusées. « Je n’avais aucune compétence dans le domaine et pas la moindre idée de ce que j’étais en train de faire », confesse-t-il. C’est en autodidacte qu’il a acquis des connaissances en ingénierie spatiale. Puis, en recrutant les meilleurs acteurs du domaine aérospatial, il est parvenu à faire décoller SpaceX.

2004 : Il investit dans Tesla

En 2001, Elon Musk donnait à Stanford une conférence expliquant comment l’homme pouvait gérer la gravité sur Mars. Frappés par la clarté de ses propos, Martin Eberhard et Marc Tarpenning se présentèrent à lui à la fin de la conférence. Trois ans plus tard, ils l’informaient de la voiture électrique qu’ils étaient en train de développer au sein de leur start-up, Tesla Motors.

Tous trois se sont rencontrés et, après quelques jours de négociation, Elon Musk a réalisé un premier investissement dans sa nouvelle entreprise. C’est également lui qui a financé la majeure partie des activités pendant les débuts difficiles de la société, en investissant 35 millions de dollars en liquide.

2006 : Il contribue à la création de SolarCity

Non content de son implication dans le secteur des véhicules électriques et de l’exploration spatiale, ElonMusk décide en 2006 de se lancer dans l’énergie solaire. En 2004, il se rend au festival du Burning Man en camping-car avec son cousin Lyndon Rive. « Tu devrais t’intéresser à l’énergie solaire », lui a-t-il conseillé. L’entreprise ayant ainsi vu le jour a atteint une valeur de 5 milliards de dollars. A l’inverse de PayPal, Tesla ou SpaceX, Elon Musk n’est pas aux commandes de SolarCity, mais ses objectifs sont ambitieux, comme toujours.

« Notre but est de combiner ce qui représente à nos yeux la meilleure technologie photovoltaïque avec des économies d’échelle pour diminuer considérablement les coûts de l’énergie solaire », ont-ils rédigés dans un article de blog.

2008 : Il prend la direction de Tesla

Dès le départ, la relation d’Elon Musk et de Martin Eberhard s’est avérée constructive mais houleuse. En 2007, les rapports entre les deux hommes s’étaient dégradés jusqu’à atteindre un point critique : Martin Eberhard a été remercié, à l’instar du directeur provisoire Michael Marks et de son successeur Ze’ev Drori.

En octobre 2008, Elon Musk a rejoint Tesla en tant que directeur général. Il a investi 55 millions de dollars provenant de ses propres économies dans l’entreprise.

« Avec Tesla, j’ai tellement de jetons sur la table qu’il est logique que j’ai les deux mains sur le volant », a-t-il déclaré au New York Times.