Category Archives: Création

Les erreurs financières à ne pas commettre

erreurs financieres pas commettre

Aujourd’hui, la question de la gestion quotidienne de votre budget et de vos finances en tant qu’entrepreneur est de plus en plus récurrente. De nombreuses méthodes permettent cependant de ne pas commettre des erreurs financières dans un monde de plus en plus impitoyable. Quels sont ces pièges à éviter à tout prix ?

Oublier de planifier

Dans une entreprise, la planification demeure la meilleure solution pour faire face aux imprévus. Réaliser son budget sans en tenir compte constitue une erreur que de nombreux entrepreneurs font. Prévoir vous permet de définir vos besoins, d’adapter vos finances en fonction de ceux-ci et de choisir les priorités. En planifiant, vous vous assurez de ne pas tomber dans des situations financières incontrôlables.

Dépenser sans arrêt

Lors de la création d’une entreprise, il est généralement conseillé d’établir un plan de dépenses lié aux visions et aux véritables besoins de celle-ci. Dans ce cas, un budget est donc défini pour chaque dépense, dans chaque secteur. Le budget vous évite le piège des dépenses futiles et vous permet de ne pas vivre au dessus de vos moyens.

Conserver les actifs inutiles

Au fil du temps, vous vous retrouvez avec de nombreux biens dont certains commencent à prendre trop de place. Par exemple, plusieurs salons complets et inutilisables ayant appartenu aux précédents directeurs de votre entreprise. Cette situation est tout à fait normale. L’accumulation des biens constitue un des vices les plus importants de tout être humain. Cependant, vous devrez apprendre à vous en séparer. En les vendant, vous réalisez des bénéfices parfois très importants qui peuvent avoir un impact positif sur vos finances. Dans certains cas, vous séparer de vos biens vous permet également d’échapper aux impôts.

Ne pas faire confiance aux logiciels et applications

L’utilisation d’un logiciel de gestion budgétaire n’est pas une obligation si vous gérez un petit budget. Cependant, en posséder un reste toujours un plus en entreprise. L’élaboration d’un budget constitue une tâche répétitive et contraignante. Un logiciel de gestion automatisé permet à la fois de faire un suivi actualisé de vos dépenses, d’effectuer des prévisions sur le long terme et de vous prévenir lorsque vous franchissez le seuil que vous avez vous-même défini. Aujourd’hui, avec le développement des applications pour téléphones mobiles, la gestion de votre budget demeure simplifiée. Partout où vous allez, votre budget et vos finances vous suivent. Vous pouvez être quotidiennement notifié par message mais aussi faire des modifications en direct.

Quelques bonnes pratiques pour Facebook

quelques bonnes pratiques facebook

Facebook reste l’un des réseaux sociaux les plus utilisés. Découvrez 15 conseils pour être efficace sur ce média.

Etre bref

Les publications entre 100 et 250 caractères (soit moins de 3 lignes) sont très populaires. Elles reçoivent 60 % de mentions « j’aime » et sont d’ordinaire beaucoup plus partagées et commentées que les post plus longs.

Publier régulièrement

Avoir un média social pour le laisser à l’abandon n’a que peu de sens. La récurrence est une des clés du succès. Publiez au moins 5 fois par semaine sur votre compte pour rester présent dans l’esprit de vos followers. à défaut ils ne vous suivront plus et vous risquez de tomber dans l’oubli.

Vérifier le moment optimal de publication

Rien ne sert de publier si personne n’est présent pour lire votre post. à l’aide des statistiques (de votre page Facebook par exemple), définissez le meilleur moment de publication. Vous pourrez ainsi toucher plus de monde.

Analyser l’audience et adapter son message

Votre message s’adresse à une audience précise et la plupart du temps à un public déjà familier avec votre marque. Adapter son message est une des clés de la réussite de votre communication. Faites parvenir à ceux qui vous « aiment » les dernières informations afin qu’ils se sentent engagés. Montrez à votre audience que vous la connaissez.

Adapter les publications à l’actualité

Les fans aiment quand l’information qui leur parvient colle avec l’actualité. N’hésitez pas à adapter vos publications avec leur préoccupation du moment.

Adapter votre vocabulaire à votre marque

Rien ne sert d’écrire un texte amusant si l’image de votre entreprise est austère et inversement. Choisissez vos mots-clés et adaptez-les au langage de l’entreprise afin qu’ils soient en adéquation avec votre image de marque.

Privilégier les photos et les vidéos

Les images marchent, on le sait. N’hésitez donc pas à publier un album photo, une image ou une vidéo. Elles génèrent plus de 100 % d’engagement qu’une publication moyenne.

Adapter vos images à votre marque

Ce n’est pas parce que vous publiez sur un réseau social que votre image ne doit pas correspondre à votre marque. On se rappellera du bad buzz avec un écureuil pendu par les parties génitales qui devait représenter une certaine banque… N’hésitez pas à mettre votre logo sur votre page.

Donner un contenu exclusif

Vous pouvez bien sûr publier les informations qui sont déjà présentes sur votre site mais donner à vos fans une information exclusive ou uniquement disponible via les réseaux sociaux vous permettra de décupler l’engagement. N’hésitez pas à les informer d’évènements, offres, informations qu’ils trouveront nulle part ailleurs. Vous pourrez ainsi récompenser leur fidélité. N’oubliez pas non plus qu’il s’agit de votre communauté et qu’elle est, par conséquent, attachée à vous.

Publier du contenu viral

Votre contenu peut être exclusif certes mais il doit surtout être viral. Rien ne sert de publier du contenu qui ne sera ni lu, ni vu, ni même relayé. Essayez tant que possible que votre contenu soit éducatif, informatif ou à défaut amusant. Cela vous permettra d’augmenter les partages et ainsi la visibilité.

Encourager la participation

N’hésitez pas à demander à vos fans d’interagir avec vos publications en leur demandant leur avis. Privilégiez les questions en fin de publication afin de les faire réagir.

Demander aux fans de partager

Vos fans ne savent parfois pas quoi faire de vos publications et peuvent hésiter ou ne pas penser à la partager. N’hésitez pas à leur demander ce que vous attendez d’eux. Vous voulez un commentaire ? Qu’ils partagent s’ils aiment ? Qu’ils vous envoient de nouvelles idées ? Demandez-leur. Vos fans sauront alors comment réagir à vos publications.

Récompenser les fans qui publient sur vous

Un fan a fait une publication qui vous a plu ? N’oubliez pas de le remercier en publiant à votre tour son post sur votre page. Il n’en sera que plus fier et pourra de nouveaux avoir envie de contribuer à la réussite de votre marque.

Utiliser des visuels qui créeront l’envie

Les images que vous publiez doivent donner envie de cliquer dessus. Utiliser de belles images vous permet de vous démarquer de la page et de faire ressortir votre publication. De la même manière, ne négligez pas votre photo de profil (ou couverture) ainsi que vos informations. Ce sont les premières choses que l’internaute verra et qui l’inciteront ou non à aimer votre page.

Interagir avec les influenceurs

Les influenceurs seront les premiers que vous devrez convaincre de « liker » votre page. Vous devrez d’abord les identifier puis interagir avec eux. N’hésitez pas à les inviter à vos soirées, à parrainer vos évènements ou à leur demander conseil sur le contenu à publier pour votre cible. L’objectif est qu’ils relaient votre information ou parlent de vous !

Créer sa boîte dans un domaine traditionnel, ça fonctionne encore !

creer boite domaine traditionnel fonctionne encore

Internet crée tellement de nouveaux relais de croissance et d’opportunités de business à exploiter qu’on en oublierait presque les bonnes vieilles recettes qui ont fait le succès de nombreuses entreprises.

Industrie, luxe, artisanat et bien d’autres exemples encore sont les parfaits reflets de la réussite d’entreprises de notre pays dans certains secteurs, qui sont restées fidèles à leur image et à leurs méthodes, sans prendre le risque d’un virage à 360° initié par les nouvelles. Après tout, est-ce que créer sa boîte dans un domaine traditionnel, loin de toute tentative incertaine de nouveau business, fonctionne-t-il encore aussi bien qu’avant ?

Quels domaines traditionnels ?

Quels sont ces domaines traditionnels, qui garantissent à tout entrepreneur désireux de se lancer, des garanties de réussite ? L’industrie, de façon générale, fait partie de ces domaines dits traditionnels, existants depuis longtemps maintenant, et qui se sont affranchis de toute nouvelle technologie. Le BTP est resté fidèle à ses méthodes, à celles qui ont fait le succès de ses plus grandes entreprises. L’artisanat et le luxe en général font également partie de ces secteurs dits traditionnels, qui contiennent de nombreuses entreprises qui permettent d’y illustrer la réussite.

L’exemple des grandes entreprises françaises du secteur du luxe est criant de vérité : sans avoir recours de façon excessive aux réseaux sociaux, aux technologies en tous genres, ces entreprises ont toujours réussi le pari d’allier savoir-faire, tradition et luxe, et par là même, d’assurer leurs succès à travers les âges.

Bien définir les contours de votre projet pour vous assurer succès et réussite

Qu’avez-vous l’intention de faire ? Qu’avez-vous envie de développer, et ce dans le respect des méthodes les plus traditionnelles ? Il est primordial, dans un premier temps avant de vous lancer, de bien définir les contours de votre projet, les moindres caractéristiques et surtout, LE domaine dans lequel vous avez l’intention de lancer votre business.

Un domaine traditionnel à exploiter, c’est, d’une part, l’obligation de mettre en œuvre un savoir-faire spécifique, des compétences et des connaissances adaptées à ce domaine pour se démarquer de la concurrence et démontrer au premier coup d’œil ce qui fait de vous un acteur non négligeable de ce secteur. Ce qui, bien entendu, n’est pas de tout repos.
Mais d’autre part, un secteur traditionnel apporte à toute personne désireuse de s’investir pleinement dedans, l’assurance d’une concurrence moins violente sur le plan national mais aussi international, ainsi que possibilités d’innovation très importantes vu le potentiel de développement de ces secteurs. Ces avantages incitent aujourd’hui davantage d’entrepreneurs à se lancer dans des domaines traditionnels. Et ça fonctionne

Bien maîtriser son budget

bien maitriser budget

Il est nécessaire de faire preuve de rigueur lorsque l’on dirige un entreprise, aussi petite soit-elle. Et en matière de rigueur, tout commence par une maîtrise efficace du budget.

Si celui-ci établit les dépenses et les recettes prévisionnelles pour l’année à venir, c’est au quotidien qu’il faut gérer les produits et les charges. Mais comment avoir une bonne gestion budgétaire quand il faut investir constamment pour faire face à la concurrence ?

Investir, économiser, embaucher

Le monde de l’entreprise est en perpétuelle mutation avec les nouvelles technologies, les découvertes et les services de plus en plus performants. Chaque entité doit pouvoir maîtriser ses dépenses journalières, honorer ses créances et produire des biens ou des services à prix concurrentiels.

Sachez qu’une gestion budgétaire bien menée ne signifie pas pour autant réduire ses coûts salariaux. Cela ne ferait d’ailleurs qu’amputer l’entreprise de ses principales ressources. Une entreprise en bonne santé économise, investit, innove et embauche.

Maîtriser le budget RH

Une bonne gestion budgétaire implique la mise en place d’une bonne gestion des Ressources Humaines. Le personnel, c’est le ciment qui conforte toute fondation de l’entreprise. Il doit tenir compte de tous les acteurs qui œuvrent au sein de la société : cadre, ouvrier, comptable et agent d’entretien qui n’effectue que quelques heures par semaine au sein de l’entreprise.

En plus de son rôle dans la gestion des paies, le service des Ressources humaines doit également communiquer vers les salariés pour que ces derniers soient sensibilisés à la gestion quotidienne du budget de l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Un écart dans la consommation d’énergie, de papiers ou toute autre petite charge peut impacter relativement rapidement le budget de la société. C’est dans ce cadre qu’une bonne communication interne peut permettre la mise en place au sein du personnel d’une attitude positive, écologique et économique, et ce quelque soit le secteur d’activité.

Par ailleurs, notez qu’il peut être intéressant de dédier un budget particulier à la motivation des cadres, qu’il s’agisse de l’organisation de séminaires ou de l’accord de primes. Car maîtriser son budget ne signifie pas forcément ne pas dépenser, au contraire ! Investir dans les Ressources Humaines vous permet souvent de faire émerger de nouveaux projets, de prendre de nouvelles résolutions. Si ces initiatives engendrent certes des dépenses, elles sont supposées faire évoluer la société à long terme, lui garantir une bonne santé ainsi que les moyens d’affronter la concurrence.

Mieux exploiter ses ressources

Afin de contrôler son budget, il est essentiel de demeurer vigilant en ce qui concerne les machines, le bâtiment ainsi que les stocks. Il est important de veiller quotidiennement à l’entretien des outils de travail, d’effectuer la vérification régulière des stocks et des invendus afin d’éviter les pertes. Il est aussi indispensable de former son personnel pour que chacun puisse en avoir conscience et fasse attention. D’autant que les salariés jouent un rôle prépondérant pour faire remonter à la direction les anomalies journalières. Il est plus facile de gérer une petite panne plutôt que d’être obligé, en raison d’une négligence, d’investir dans une nouvelle machine qui n’était pas inscrite au budget.

Investir dans l’innovation

L’évolution permanente du monde de l’entreprise oblige leurs dirigeants à innover et prendre des risques. Là encore, il s’agit d’avoir une gestion saine tous les jours pour pouvoir dégager des fonds et investir dans des projets d’avenir. Une entreprise doit pouvoir anticiper les besoins sur marché. Elle peut même les provoquer par une prospection quotidienne et une connaissance parfaite du terrain, des services qu’elle rend ou des produits qu’elle représente. Maîtriser son budget, c’est aussi investir dans l’innovation, la R&D et la recherche technologique, afin de bâtir une solution toujours aussi concurrentielle au fil du temps !

Entrepreneur endetté : comment faire ?

entrepreneur endette comment faire

De nombreux chefs d’entreprise ont recours aux crédits pour se financer. Mais lorsque l’entreprise cumule des pertes et se trouve incapable de faire face à toutes ses charges, une seule question leur revient quotidiennement en tête. Comment faire pour s’en sortir et surtout pour ne plus se retrouver à nouveau dans cette mauvaise posture ? Eléments de réponse.

Les raisons de l’endettement

Mieux vaut prévenir que guérir, ce dicton fonctionne également pour l’endettement. Identifier ce qui a mené à cette situation est un premier pas pour s’en sortir. Les raisons à l’origine de ce problème peuvent être dues à la gestion (au niveau de la trésorerie, recouvrement des impayés inefficaces, sous-estimation du montant des investissements, surestimation de leur degré de rentabilité). Le contexte de crise économique peut également jouer en défaveur de l’entrepreneur (ralentissement de l’activité, accumulation d’impayés des charges imprévues, prêt bancaire supérieur à la capacité de remboursement, accumulation des charges normales). Dans tous les cas, il existe des solutions pour remédier durablement à l’endettement à condition d’agir immédiatement.

Les solutions pour s’en sortir

La meilleure solution curative consiste à faire appel au tribunal de commerce compétent. Cela évitera au dirigeant endetté d’être accusé de faute de gestion ou de subir un redressement judiciaire de l’entreprise et une cessation de paiement.

Afin de prévenir le surendettement, il s’agira de renflouer la trésorerie de l’entreprise. Pour cela, le dirigeant de l’entreprise devra diversifier ses sources de financement avec d’autres, moins couteuses. Il pourra par exemple emprunter à l’un de ses proches ou prendre un microcrédit. Il peut négocier l’échelonnement des remboursements avec ses créanciers, vendre des objets de valeur ou les mettre en gage. Dans le cas où il a plusieurs dettes il peut opter pour un rachat de crédit. Si les solutions sont connues, il faut néanmoins un certain temps pour se remettre à flot.

Conseils que vous n’entendez pas assez pour développer votre business

conseils entendez pas assez

De la cave au grenier de l’entreprise, un dirigeant est à tous les étages et sur tous les fronts. Management, financement, informatique, recrutement… Autant de domaines à connaître sur le bout des doigts. Mais parce que nous sommes avertis qu’il est impossible de tout savoir, nous avons listé pour vous ces 48 conseils. A utiliser sans modération.

1. Apprenez à gérer votre temps. 

Vous devez avoir de l’organisation et de la méthode pour gérer les différentes facettes de votre vie de chef d’entreprise et mettre du temps de côté pour votre vie privée. Au fait ? êtes-vous au courant qu’une journée se compose de 24h ? Partant de ce constat – que vous le vouliez ou non – inamovible, vous pouvez à présent vous donner les moyens d’organiser votre temps comme bon vous semble. Attention toutefois aux distractions les plus courantes et qui, sous des airs utiles, vous font perdre plus de temps que vous ne l’imaginez. Jetez-y un œil. Combien de fois par jour vérifiez-vous votre boîte e-mail ? Rien de grave mais à y regarder de plus près, vous perdez en concentration. Et ce regard distrait sur votre smartphone à chaque fois qu’un push ou une notification des réseaux sociaux sur lesquels vous êtes abonné, apparaît ? Là encore, rien de très important si ce n’est le dérangement d’un rendez-vous d’affaire ou le week-end « promis-juré-sans-travail » que vous aviez promis à votre conjoint. Apprenez-donc à ne pas vous laisser perturber par ce qui se passe autour de vous, les e-mails que vous pouvez recevoir, les push de vos amis, les tweets de vos followers… Chaque chose en son temps et au moment de travailler, restez concentré. Organisez-vous avec la bonne vieille « to-do-list », paramétrez votre téléphone et réorganisez les applications de votre smartphone. Et puis, quand vous avez une forte envie de procrastination…. Faites en premier ce que vous remettriez volontiers au lendemain. Rigueur, on vous dit, rigueur.

2. Soyez toujours prêt à pitcher votre business en 30 secondes chrono.

C’est l’idée du « pitch elevator ». Communiquer son projet à une personne importante rencontrée dans l’ascenseur, dans un délai pour le moins très bref et d’une manière impactante. Pour que votre présentation atteigne le top, faites de ces trois principes clés la base de votre discours : soyez clair, crédible et captivant. Vous pensez que l’idée de votre projet et de votre entreprise est bien plus complexe qu’une présentation en une demi-minute et qu’il vous faudrait le même temps puissance 10 pour l’expliquer ? C’est une erreur. La simplicité est un art difficile. Et si vous n’arrivez pas à le faire, il faudrait penser à creuser du côté de la stratégie de votre entreprise pour l’améliorer et la rendre plus percutante. Votre voix et votre intonation doivent trahir votre enthousiasme. Le vocabulaire utilisé ne doit pas être hyperbolique. Restez fidèle à ce que vous avez pour l’instant réalisé sans vous vanter de qui vous n’êtes pas encore devenu. Ce pitch doit laisser une première impression de votre entreprise, service ou produit. Il doit également attiser la curiosité de ceux qui vous écoutent, qui conquis, vont souhaiter en savoir davantage. Cela ne s’improvise pas. Bachotez votre pitch à l’avance pour acquérir l’aisance et la confiance nécessaires, quel que soit le stress !

3. Partez du principe que personne ne vous donnera d’argent.

Avant de vous lancer, mettez les points sur les « i » de vos illusions. Et faites le constat suivant : aucun Business Angel ne voudra laisser des plumes dans votre financement, aucune banque ne va croire en votre projet pour vous faire un prêt. Vous êtes seul. Du moins, c’est ce que vous devez penser pour ne pas dépendre de qui que ce soit. Si au moment d’établir le business plan de votre société, vous vous rendez compte que vous avez besoin de gagner le prochain Euro millions ou de lever d’importants fonds pour créer votre entreprise, mieux vaut revenir à la case départ. Redimensionnez votre business model pour qu’il s’adapte à un petit budget : le vôtre. Misez sur la démonstration que votre entreprise est « scalable », c’est-à-dire capable de monter en charge. Si votre concept est innovant, ne craignez rien, vous allez en avoir des investisseurs. D’ici là… patience et raison.

4. Pas de jargon ! Utilisez les mots que tout le monde comprend.

Un groupe de philosophes employant des termes kantiens tels qu’impératifs hypothétiques, impératifs catégoriques, épistémologie ou perspective transcendantale, cela vous laisse coi ? Par contre, les termes lead, backlinks, benchmaker, pipe, deal vous parlent davantage ? Eh bien, pensez que pour votre client comme pour votre maman, lorsque vous parlez le jargon entrepreneurial, vous énoncez du Kant. Ce n’est pas toujours évident de s’en rendre compte quand les mots à consonance anglophone sont devenus familiers à vos oreilles et révèlent un certain professionnalisme lors de vos discussions entre start-upers. Ce vocabulaire vous permet de vous inscrire dans une famille d’entrepreneurs et reste un facteur d’identité essentiel. Vous apparaissez intelligents et crédibles… Pas aux yeux de tous !  Adaptez vos messages à vos interlocuteurs et ne perdez pas leur attention. Lorsque vous utilisez des mots qui sonnent bien, posez-vous la question sur le sens qu’ils ont pour votre interlocuteur ?

5. Séparez-vous des clients qui ne (vous) respectent pas (votre travail).

Tous les clients ne sont pas bons pour votre société. Si certains sont plus difficiles que d’autres, votre expérience vous permet de reconnaître ceux pour qui rien ne sera jamais assez convenable à leurs yeux. Vous pouvez vous rendre fou, être aimable, gentil et poli avec eux sans jamais avoir le moindre signe de reconnaissance. Comprenez bien que certains clients veulent toujours trouver matière à se plaindre. Il vaut mieux choisir de les perdre plutôt que de passer trop de temps à vous inquiéter ou tenter de résoudre leurs problèmes (qui ne cessent jamais) et d’apaiser leur mal-être. Cela peut vous faire mal au cœur de laisser partir à la concurrence l’un de vos clients. Toutefois essayer de mettre à pied d’œuvre l’impossible pour l’un d’entre eux n’est pas sain. Vous allez y perdre du temps – que vous pourriez consacrer à ceux qui en valent vraiment la peine !

6. Respectez les limites que vous vous fixez avec vous-même.

En tant qu’entrepreneur, vous travaillez de manière indépendante. Seuls quelques « happy fews » sont réellement capables de comprendre ce que vous expérimentez… et la plupart d’entre eux vivent, comme vous, à cent à l’heure. à présent que vous êtes grand, mature et (presque) sorti de l’adolescence, il est l’heure de prendre les choses en mains et de respecter vos propres limites. Apprenez à vous dire « non » et à vous responsabiliser. économisez vos énergies est primordial pour la suite de l’aventure. L’entrepreneuriat est un marathon, ne l’oubliez pas. Pas un sprint !!

7. Célébrez chaque succès. Même les plus petits.

Le premier produit. Le premier contrat. Le premier article paru dans la presse. Et toutes ces petites et grandes victoires qui jalonnent la voie du succès. Chacune d’entre elles doit être fêtée du fait que le but a été atteint. D’ailleurs souffler les bougies de ce qui a été accompli permet d’avoir une attitude de vainqueur, un état d’esprit qui doit vous inspirer jusqu’à la prochaine étape. L’idée est de se fixer des objectifs à moyen et à long termes. Certains font office de vision et ne seront atteints qu’une fois votre société totalement en marche, toute voile dehors. Ces réussites si modestes qu’elles soient peuvent être intégrées dans la culture de l’entreprise. Les célébrer vous fera du bien au moral ainsi qu’à celui de vos salariés qui y liront un aboutissement de leur investissement. Vous serez d’ailleurs davantage motivé, vous et eux, pour aller jusqu’à la victoire suivante. Qu’importe que la fête ait lieu dans un grand restaurant ou autour d’une pizza, sur un terrain de foot ou dans les locaux de l’entreprise. La plus-value réside essentiellement dans la reconnaissance de ce qui a été accompli !

8. Prenez soin de la planète. cela fait du bien à votre portefeuille.

Savez-vous qu’une grande partie de la consommation d’énergie est engendrée lorsque les appareils électriques ne sont pas utilisés ? Si vous n’avez pas forcément la fibre écologique, ce simple fait devrait vous alerter sur les économies que vous pouvez réaliser à l’échelle de votre entreprise ! Il existe plusieurs méthodes pour réduire sa facture. La plus efficace consiste à adopter des gestes simples (ou de les faire adopter). Privilégiez la lumière naturelle – gratuite ! – à un éclairage artificiel et faites attention aux types d’éclairage que vous utilisez. Les ampoules basse consommation par exemple utilisent trois fois moins d’énergie que les ampoules traditionnelles. Vous pouvez également utiliser des multiprises avec interrupteur qui permettent de couper l’électricité de tous les appareils en un clic. Le mode veille représente une perte d’énergie qui peut s’élever jusqu’à 15 % de votre facture d’électricité. Vous pouvez également travailler sur les économies de chauffage et de climatisation en veillant régulièrement à leur bon fonctionnement. Enfin, réaliser un diagnostic énergétique en entreprise peut être une démarche primordiale pour détecter les différents postes consommateurs d’énergie et faire émerger des solutions adaptées à l’entreprise. Son coût est assez important mais peut être amorti par des aides financières de l’Agence française de maîtrise de l’énergie (ADEME) à hauteur de 50 % et jusqu’à 70 % pour les TPE.

9. Engagez des meilleurs que vous.

En marge du recrutement, pensez investissement. Vous souhaitez le meilleur pour votre entreprise, n’est-ce pas ? Laissez donc votre ego de côté, qui consisterait à dire que le dirigeant ou le créateur doit être en tout point le plus compétent et drapez-vous d’humilité. Vous ne savez pas tout faire. S’il y a des points sur lesquels vous êtes très bon, d’autres laissent certainement à désirer. Choisissez, parmi les candidats qui se proposent à vous, les plus intelligents. Même si cela signifie, plus que vous. Certains entrepreneurs sont effrayés à l’idée de recruter des personnes dotées de compétences plus élevées qu’eux. Pourtant ces nouveaux éléments sont capables de challenger votre boîte et de lui apporter amélioration et progrès. Toutefois, gare aux personnes très performantes qui ne sont pas imprégnées des mêmes valeurs que vous. Le recrutement est un choix difficile que vous devez mener judicieusement en réfléchissant également à la dynamique de votre équipe. Quitte à mettre sur la touche quelque fois des meilleurs éléments qui ne s’adapteraient pas à la culture d’entreprise.

10. Soignez votre photographie sur les réseaux sociaux.

L’usage courant prétend qu’une photographie vaut mieux que mille mots. Et pour que votre photo de profil sur les réseaux sociaux (Twitter, LinkedIn, Viadeo, Facebook…) mène à la discussion, autant mettre toutes les chances de votre côté. Il est fort à parier que dans un monde d’hyper-connexion, clients, investisseurs ou futurs associés « googlisent » votre nom après une première entrevue ou après réception de dossiers vous concernant. Vous devez faire de votre portrait web votre allié et éviter que celui-ci ne vous discrédite professionnellement parlant. Pour que votre photographie inspire confiance, quelques conseils sont à prendre en compte. Misez tout d’abord sur la cohérence et la simplicité. Attirez l’attention grâce à un portrait resserré et évitez les arrière-plans décalés (une plage de sable fin fait rêver mais n’interpelle pas forcément vos futurs clients). Bannissez également les selfies de groupe dans lesquelles vous seriez très peu reconnaissable. Votre visage parle pour vous. Donnez-lui de l’animation. Un sourire ou un éclat de rire, même figé, est communicatif et incite à la conversation. Ne cherchez pas non plus à vous la jouer « cool » en arborant des lunettes de soleil. Vous semblez davantage compétent et engageant lorsque vos yeux peuvent être captés dès le premier regard. Enfin, évitez le piège des vêtements. Vous proposez vos services de DJ ? Un costume n’est peut-être pas nécessaire. Par contre, en tant que chef d’entreprise dans la vente et le conseil, cela peut fort aider…

11. Allez en soirée networking… et soyez actif !

Il faut se motiver pour aller aux soirées networking après une journée de travail éreintante ! Surtout quand tout vous appelle à rentrer chez vous et quand certains de vos amis entrepreneurs ne cessent de vous répéter que les soirées de réseautage ne servent à rien sauf à perdre du temps. Et pourtant, si vous souhaitez à la fois vous faire connaître et rencontrer des personnes intéressantes pour votre entreprise, vous devez rentrer dans l’arène du networking ! Là il est encore simple de rester assis sur sa chaise, et de se persuader que toutes les démarches ont été faites depuis que vous avez franchi la porte. Erreur. Le networking est un sport de contact et vous devez vous y engager à fond ! Le moyen le plus clair pour sortir de votre coquille si vous n’êtes pas un habitué du réseautage est de se fixer une stratégie avec des objectifs à la clé. Un nouveau contact par mois, au moins. Cela vous challenge. Et quand on parle de contact, on sous-entend un VRAI contact. Non pas une carte de visite que vous allez poser sur votre bureau en oubliant deux semaines plus tard, la personne de référence. Intéressez-vous à son profil, son projet, ses objectifs. Vous pouvez également prendre le temps d’aider la personne si cela est dans vos cordes et de passer du temps à la conseiller et à l’écouter. Il paraît que le business karma existe aussi dans le domaine entrepreneurial et que vos bonnes actions peuvent jouer en votre faveur. Dernière chose. Le networking, ce n’est pas seulement quand vous le sentez ou en soirée professionnelle. C’est tous les jours et même dans les endroits les plus improbables ! Alors ouvrez l’œil et restez motivé.

12. Ne donnez pas votre décision sans prendre le temps de réfléchir.

Vous connaissez l’adage « Il y a un temps pour parler et un temps pour se taire » ? Lorsque vous faites face à de nouvelles opportunités, que ce soit de marché, de partenariat, de diversification de votre offre, et même si celles-ci paraissent alléchantes, réfléchissez-y à deux fois. Vous avez entendu que vous devez être ouvert aux défis pour votre start-up/entreprise et que vous devez sauter sur les occasions qui se présentent à vous. C’est vrai !… Mais pas toujours. Préférez aussi la temporisation et la réflexion. Toutes les opportunités ne sont pas bonnes à saisir. Bien sûr, vous ne serez jamais certain à 100 % que votre décision est la meilleure mais prendre le temps de se poser une seconde plutôt qu’une demi-seconde avant de se lancer pourrait vous faire gagner du temps. Face à votre interlocuteur, sachez-vous taire pour laisser celui, en face de vous, parler et expliquer ce qu’il attend du projet qu’il vous propose. Puis donnez-vous quelques jours, semaines pour réfléchir à l’idée en la confrontant à votre équipe et à votre propre stratégie de croissance. Ensuite, si vous êtes convaincu, n’attendez plus, foncez !

13. Vous avez le droit de demander CONSEIL !

Bien s’entourer n’est pas seulement un conseil à donner aux entrepreneurs débutants. Le parcours entrepreneurial est dur et semé d’embûches. Et même si le voyage se fait parfois en solitaire, il ne faut ni avoir l’orgueil de penser tout connaître ni la crainte de passer pour un faible dès qu’on demande conseil. Le point de vue des autres peut faire une grande différence pour votre entreprise. Par contre, sachez que vos conseillers sont certainement très occupés. Alors posez leur une question à la fois, la plus précise possible, surtout si le contact se fait par e-mail. Présentez la situation de manière objective en essayant de vous détacher du problème. Vous serez plus à même d’accueillir le conseil qui vous est donné. Acceptez-le tel qui vient, bien qu’il puisse peut-être vous étonner au premier abord. Si vous avez des difficultés à trouver un mentor, faites appel à vos cercles de contact, aux professionnels qui vous ont entouré jusque-là ou aux experts sur votre marché. Vous pouvez aussi vous tourner vers des personnes plus spécialisées selon votre besoin comme des avocats.

14. Travailler plus ne veut pas dire QUE VOUS TRAVAILLEREZ MIEUX.

L’idée répandue chez les entrepreneurs est que 70h de travail par semaine est un pré-requis sans quoi votre société ne va guère avoir le temps de se développer et vivre. Tous vos ainés vous l’ont déjà inculqué. L’entrepreneuriat se résume en trois mots : travail, travail et travail. Certes. Les coups de chance ne viennent pas seuls et le travail, paraît-il, finit toujours par payer. Mais si vous changiez la donne ? Il est bien de travailler plus que d’ordinaire mais ouvrez l’œil sur les économies de temps que vous pouvez faire et dont vous pouvez pleinement profiter. Vous vous connaissez mieux que n’importe qui. Il est inutile de commencer votre journée à 8h du matin si vous savez que votre rythme ne vous permet d’être frais et fonctionnel qu’à partir de l’après-midi et jusqu’en fin de soirée. Et inversement. Si vous savez que vous n’êtes plus efficace après 18h, inutile de rester au bureau. Travailler quatre heures de plus par jour ne signifie pas accomplir plus de tâches. Faites fi des convenances et de la bonne moralité entrepreneuriale ! Au contraire, écoutez et faites confiance à votre corps. Rechargez les batteries le temps d’une nuit complète ou d’un week-end lorsque vous sentez que vos forces s’épuisent. Un manque de sommeil peut vous conduire à tout faire valser alors qu’en récupérant quelques heures, vous serez apte à accomplir des prodiges.

15. Apprenez de vos erreurs. Mais ne refaites pas deux fois les mêmes.

Vous avez fait des erreurs. Vous faites des erreurs. Vous ferez des erreurs. Rien d’autre n’est plus banal dans la vie d’un entrepreneur. Et au dire de beaucoup, c’est même une nécessité ! Faire des choix conduit à prendre des risques, à essayer une voie plutôt que mille autres qui se présentent à vous. On vous souhaite de réussir. Gardez en tête la probabilité que vous allez échouer à un moment donné. Les belles et grandes choses prennent du temps. Soyez-en certain, vous êtes en marche. Faites en sorte que vos erreurs deviennent le socle de votre motivation. Non le terreau de vos excuses. Décidez dès maintenant que chaque chose que vous ratez vous donne plus d’expérience et de sagesse, que les expériences négatives que vous avez vécues dans le passé ne prédisent en rien du futur de votre entreprise. Les échecs sont des virgules, des temps de respiration, de pause et de rebond. L’idée est de vous en servir pour mettre un point final au fatalisme qui vous dicte que vous ne réussirez pas. Ne retombez pas deux fois dans le même travers, juste pour être certain que vous ne deviez plus le refaire ! Une expérience du type suffit. Rassurez-vous, il y a d’autres erreurs à tester… l

16. N’OUBLIEZ PAS QUE Les clients ont vos meilleures idées.

Allons ! Un peu de décence. Le client est une personne significative de votre processus de création. Il ne doit pas être cantonné à son poste d’arrière-garde, celui de simple récepteur du produit ou du service. Les temps ont changé et le client n’a aucune raison d’être laissé à la marge. Lorsque vous commencez à intéresser un client avec votre produit ou votre service, il devient un évangéliste de votre marque. Outre le fait qu’il va prospecter autour de lui pour vous (on parle d’influenceurs), il peut vous conduire à avoir des idées innovantes auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé. De telles personnes peuvent également jouer le rôle de déclencheur, si vous n’osiez pas mettre sur pied une idée que vous avez eue et que vous jugiez trop décalée. Parce que le support que vous créez correspond aux besoins et aux attentes des clients que vous avez ciblés, ceux-ci vont en règle générale vous faire des retours positifs mais aussi critiques. Prenez-les comme elles viennent ! Consacrez-leur du temps. Ce sont autant d’idées en germe pour améliorer votre business car les clients attendent souvent toujours plus. Autant de challenges que votre entreprise doit prendre en compte pour s’améliorer et grandir ! Et puis, vous pouvez toujours les devancer en leur demandant directement ce qu’ils pensent de vos produits ou quelles sont les améliorations à y apporter. Voyons ! Ne soyez pas aussi timide !

17. Faites un bilan personnel avant de vous lancer.

La recette entrepreneuriale à cuisiner des projets réussis peut sembler facile ou ardue suivant les personnalités mais vous saurez vraiment si vous en êtes capable lorsque vous regarderez dans le frigo pour voir les ingrédients dont vous disposez. En d’autres termes, faites un point de départ exhaustif de vos compétences en mettant l’accent sur qui vous êtes, vos talents et ce que vous pouvez/savez/voulez faire. Cette première étape est un bon moyen pour éviter d’aller droit dans le mur. Entre l’idée de création et la mise en pratique, il y a un gouffre. Soit vous le franchissez avec brio, porté par votre élan et vos ailes surnaturelles, soit vous vous crashez au sol. Autant être sûr avant de sauter de ce qui constitue votre motivation et votre énergie. Posez-vous la question : « Avez-vous le profil pour créer ? » et commencez l’inventaire de vos connaissances qu’elles soient générales ou professionnelles. Récoltez les données sur votre situation actuelle, sur ce qui fait vos valeurs, vos motivations et même sur vos loisirs. Ayez une vision honnête de vous-même en mettant par écrit vos défauts, vos qualités, et votre vision pour l’avenir, les domaines dans lesquels vous vous sentez prêt à évoluer. Demandez la même chose à vos proches et comparez les données récoltées. Peut-être que certains points vous apparaîtront plus clairs. Et puis, pensez surtout qu’il n’y a pas qu’une seule recette pour entreprendre. Certains ingrédients de base sont nécessaires, c’est ce que le bilan personnel doit valider et mettre en lumière. Pour le reste, votre talent, le parcours entrepris et la participation d’autres personnes feront lever la pâte.

18. Ayez un reporting financier complet régulièrement.

Il ne suffit pas de savoir compter, encore faut-il le faire régulièrement. Le reporting financier vous permet de posséder une gestion saine de vos entrées et sorties mais aussi d’élaborer des prévisionnels et de valider des budgets indispensables au bien-être de votre entreprise. Les indicateurs à privilégier sont, en général, le niveau de rentabilité du projet, le coût de la réalisation et les bénéfices attendus. Une bonne gestion de ces indicateurs dans le temps et de manière régulière vous donnera des éléments de comparaison pour vous situer. Le reporting sera d’autant plus utile et impactant. Bien sûr, un des problèmes principaux pour de jeunes entrepreneurs (comme pour de plus âgés mais suivant la taille de l’entreprise, celui-ci peut toujours être délégué !) c’est que s’atteler à cette tâche n’est pas sexy ! Inutile cependant de recueillir trop d’éléments. Fixez votre attention sur les données essentielles. L’une des clefs est d’être réactif car le faire tous les ans ne sera pas suffisant. Le reporting financier est en général mensuel ou bimensuel et doit souligner des faits nouveaux, importants et exposés brièvement. Des solutions informatiques libres de droits peuvent être exploitées pour créer son outil personnalisé. Il peut aussi être fait sous Microsoft Excel.

19. Réunissez-vous avec vos associés.

S’associer ? Autour de vous les paroles fusent : « à deux, vous vous équilibrez », « Mieux vaut être seul que mal accompagné ! », « Ne le recrute pas en fonction de son carnet d’adresses »… Et tous les conseils sont bien de sage augure suivant les cas. Le nôtre ? Sachez gérer vos rapports en équipe que ce soit à deux ou plus. à l’heure du rush, difficile de trouver du temps pour vous concerter. Et pourtant, c’est bien dans ces moments que vous en avez le plus besoin, notamment si une pointe de rancœur commence à naître lorsque vous comparez votre travail à celui accompli par ceux qui vous épaulent. Mettez donc en place des rendez-vous réguliers, sans que cela ne tourne forcément à la réunionite ! 10-15-30 minutes pour se dire tout, pour évacuer le stress, pour se demander un avis mutuel et pour s’enguirlander aussi le cas échéant. Les choses doivent être dites pour pallier les problèmes le plus rapidement possible et passer à une autre étape. Un dialogue transparent est donc plus que nécessaire. Il faudra vous forcer pour ne pas éviter les questions concrètes tellement utiles à la communication et au bien-travailler ensemble.

20. Payez vos impôts. Gérez avec attention l’administratif.

« Retard de paiement » est une expression qui vous parle ? Pour vous éviter de crouler sous la paperasse administrative au dernier moment, vous feriez mieux de vous organiser et de planifier vos missions – même si, en tant qu’homme de terrain, celles-ci ne vous bottent absolument pas ! Chaque jour, prenez du temps pour ouvrir vos correspondances, qu’elles soient e-mails ou courriers et classez-les selon l’importance et l’urgence qu’elles ont à être traitées. Dans la semaine, bloquez une tranche horaire pour gérer de manière régulière l’administratif. Imposez-vous un planning de travail et soyez discipliné pour faire le point sur la comptabilité grâce à des outils Internet ou matériels comme l’adoption d’un classeur-trieur avec 12 ou plus d’entrées qui vous permet de suivre chaque mois les dossiers importants à traiter. Anticipez le calendrier des échéances liées à la taille de votre entreprise que vous pouvez trouver sur un site comme http://www.net-entreprises.fr et planifiez vos tâches en vous appuyant sur ce calendrier. Vous ne pensez pas avoir les capacités requises, rien de grave ! Vous pouvez demander une formation auprès de cabinets conseil ou d’établissements publics. Vous pouvez également faire appel à un prestataire extérieur. Il est d’ailleurs vivement conseillé de vous attitrer un expert-comptable.

21. Licenciement : pensez au collectif d’abord.

Ouh ! Le gros mot. Licenciement. Comment se séparer d’un collaborateur qui ne fait pas l’affaire ? C’est aussi l’aveu implicite d’un échec de part et d’autre. Pour n’importe quelle entreprise, un « divorce professionnel » est difficile à gérer. Alors que dire pour une petite société dont les membres se comptent sur les doigts des mains ? Surtout qu’un jeune entrepreneur n’a pas les moyens d’user des soins d’un RH et que virer – oups ! On veut dire renvoyer – un collaborateur est certainement un dépucelage en la matière, une période critique du parcours d’entrepreneur. Que ce soit pour faute, pour incompétence ou à cause du contexte économique. Dans chacun des cas, vous devez penser au bien du collectif, à votre équipe et votre société. Combien d’entrepreneurs n’ont pas souhaité licencier de peur de blesser leurs collaborateurs et se sont retrouvés par la suite à mettre la clef sous la porte de leur société pour raison économique ? En termes de licenciement, vous devez, le moins possible, rentrer dans l’émotionnel.

22. Vérifiez que vous margez.

Il fait bon d’avoir des clients, même beaucoup de clients. Mais, qu’en est-il, si, en acceptant n’importe quel contrat, vous négligez votre marge au profit du nombre ? D’un côté, vous allez surcharger vos équipes, de l’autre il vous sera impossible de rentrer dans vos frais. Sans parler qu’il vous sera également difficile de remonter vos prix après les avoir fixés une première fois… Pour rappel, la marge commerciale correspond à la différence entre le prix des éléments vendus et le coût d’achat des marchandises. Au moment de la création, vous penserez à négocier avec vos fournisseurs et à augmenter la marge commerciale en diminuant le coût d’achat. Si vous repoussez cette étape, vous allez être amené, de toute manière, à faire un choix entre le quantitatif et le qualitatif, à un moment ou un autre. Avoir moins de clients peut vous rapporter tout autant qu’un plus grand nombre et une faible marge.

23. Apprenez à dire non.

La réalité est que dans votre emploi du temps chargé, tout vous apparaît comme essentiel. à cela s’ajoutent les demandes d’aides de collaborateurs ou d’autres entrepreneurs, la pression des clients, la vie de famille ou de couple que vous avez tant de mal à concilier et les amis qui n’osent même plus vous appeler. Votre temps n’est cependant pas flexible à l’infini. L’une des conséquences, outre celle, bien connue, du burn-out, réside dans la fragmentation de votre identité. En disant oui à tout, vous prenez le risque de vous épuiser, tout en omettant votre propre envie de faire les choses. Vous ne vous focalisez plus sur les points importants, vous prenez tout à égale mesure sans distinction. Hiérarchiser ses priorités, c’est aussi savoir dire oui et savoir dire non. Un exercice d’affirmation de soi mais surtout de recentrage sur vos buts et votre vision qui va vous permettre d’éviter les dispersions. Il n’y a rien d’égoïste à savoir dire non, c’est surtout la maturité qui parle.

24. Soyez honnête avec vous-même.

Lorsqu’un accident de la route survient sous l’effet de la drogue ou de l’alcool, c’est regrettable pour celui qui est en faute. ça l’est d’autant plus si des victimes extérieures sont à déplorer. Dans la vie, tout est question de responsabilité. Loin de nous, l’envie de vous plomber le moral, ni celle de prendre la place de la Sécurité Routière. Que vous soyez conducteur et/ou entrepreneur, il existe des garde-fous. Notamment celui de l’Alcootest : être cruellement honnête avec soi-même pour éviter d’aller droit dans le mur. D’autant plus, si vous managez une équipe. En tant que pilote, vous vous devez de ne pas la conduire sur la mauvaise pente. Apprenez donc à vous connaître, à déterminer quelles sont vos faiblesses et la manière dont vous pouvez les pallier (engager de nouvelles recrues, tisser des partenariats, externaliser certains domaines…). C’est indispensable pour mener à bien votre management, votre relation-client, vos partenariats… Votre business ne pourra être honnête et inspirer confiance que si vous l’êtes avec vous-même.

25. Gare à l’implication émotionnelle, sachez-vous détacher.

Depuis la création et le lancement de votre boîte, vous ne cessez d’entendre que ce qui vous fera tenir et avoir du succès, c’est votre passion. Loin de nous l’idée de vous faire entendre raison. Les personnes passionnées sont celles qui parlent le mieux de leur entreprise. Ce sont les entrepreneurs doués de passion qui ont assez de cran et de poigne pour croire en leur chance et qui font tout pour parvenir à leur fin. Le revers de la médaille, c’est qu’obnubilé par la passion, vous pourriez tendre à perdre votre esprit critique. Et ça se comprend. Des heures à choyer votre projet comme un nouveau-né. Qui aurait l’envie et même l’objectivité de dire qu’il n’est, au fond, pas si beau que ça ? C’est l’un des conseils les plus durs à donner et certainement l’un des plus difficiles à appliquer, parce qu’au fond, la passion ne se commande pas. Toutefois, soyez alerté et cultivez votre habileté à aiguiser votre esprit critique par rapport à votre propre projet. Essayez aussi de vous détacher un tant soit peu de votre business. Il ne fait pas partie de vous. Si vous échouez, c’est votre projet qui a raté et non vous qui en êtes un. Vous saisissez la différence ? Placez votre identité dans ce que vous êtes et non dans ce que vous faites.

26. Tendez à ne servir à rien.

Vous partez à l’étranger ? Pourquoi pas ! Absent pendant une semaine pour congé maladie ? Même pas peur ! Et en vacances ? Oui, eh bien quoi ! Votre credo à faire enrager tous les entrepreneurs qui vous entourent : « Personne n’est irremplaçable ». Loin de vous dédouaner ou de fuir les responsabilités qui vous incombent, vous savez comment autonomiser votre business pour le rendre flexible en toute occasion. Vous pouvez reconnaître au sein de votre équipe les personnes compétentes à qui vous pouvez déléguer certaines tâches, sans pour autant les assommer de travail durant le temps où vous vous absentez. Une entreprise qui tourne sans son dirigeant est une entreprise saine qui a appris à marcher sur ses deux pieds. Car, le succès, ce n’est pas de tout porter sur ses épaules et d’être le superman de votre entreprise. Mais bien d’apprendre à lâcher prise… Et l’idée que vous chérissez plus que tout est celle de savoir que l’entreprise peut faire mieux, même quand vous n’êtes pas là ! Un défi pour beaucoup d’entre nous ?

27. Négociez ! La vente est nécessaire.

C’est l’une des parties redoutée ou occultée par certains des entrepreneurs. La vente est l’un des métiers du quotidien, avec la prospection de la clientèle, où le mental, la technique et le comportement jouent sur tous les fronts. Si vous n’êtes pas à l’aise sur ce point, sachez qu’être un bon commercial, si tel est le rôle que vous devez endosser, n’est pas inné et s’apprend à force d’exercices et de travail. Ce sont des techniques d’accroches à acquérir, des silences à respecter, un rythme à manier. Vous devez être persuadé que ce n’est pas vous qui avez besoin du client mais le client qui a besoin de vous. Vous lui proposez un produit/un service dont il a l’utilité. Vous devez faire main basse sur l’art de la négociation et être capable de sentir la dynamique des rapports de pouvoir entre vous et les autres participants de la négociation. Pour servir au mieux les intérêts des deux parties, vous devrez également être prêt à marchander, sans que cela ne tourne au marchand de tapis…

28. Apprenez de ceux qui ont raté avant vous.

Préférez-vous payer lorsqu’on vous offre quelque chose de gratuit ? Pas toujours, n’est-ce pas ? Lorsque vous faites vos propres erreurs, vous en payez le prix fort, même si vous apprenez à travers l’épreuve du feu. Une étape importante, le plus souvent nécessaire. Certaines leçons coûtent pourtant bien moins chères… Ce sont les erreurs que d’autres ont faites avant vous ! Dans votre entourage, vous connaissez certainement des entrepreneurs qui ont liquidé leur entreprise, qui se sont séparés de leur plus proche collaborateur, qui ont perdu des opportunités gigantesques ou sont passés à côté de leur rêve. Tous ont des choses à vous dire, si vous voulez bien les entendre ! Vous pensez que des conférences sur le thème de l’échec, les problèmes de gestion ou d’associés ne vous concernent pas (encore) ? 1re erreur Sherlock ! C’est en vous entourant de ceux qui ont peiné avant vous, que vous éviterez les plus grossiers pièges et que vous serez davantage armé quand viendra l’heure de vos erreurs.

29. Ne négligez ni les subventions ni les concours.

Savez-vous que vous recevez 3 000 € de subvention pour créer/reprendre votre très petite entreprise dans la Nièvre ? Si entreprendre en Bourgogne serait pour vous un pis-aller, vous pouvez toujours trouver d’autres aides publiques auprès de l’état et des régions. Le site toutaide.com recense la base de données des dispositifs en place. Ne négligez pas non plus la participation à des concours à la création d’entreprise qui vous permettent de présenter votre projet, de vous faire des contacts mais aussi de gagner des prix et des aides. Ces dotations vous sont utiles pour le développement de votre entreprise. Dans la plupart des cas, elles prennent la forme d’enveloppes financières. Ces prix engendrent un cercle vertueux puisqu’ils moussent l’intérêt des médias pour votre entreprise, vous apportent de la crédibilité et rassurent vos partenaires et vos clients.

30. Ayez toujours avec vous un calepin pour noter vos idées.

Admettons qu’un calepin soit un peu démodé (et encore c’est le seul qui ne vous fera pas défaut si votre smartphone rend l’âme), vous feriez toujours bien d’avoir avec vous un outil pour noter vos (bonnes) idées. Elles peuvent naître n’importe où et surtout elles peuvent vous apparaître, au premier regard, futiles. Mais un carnet en main vous permettra de noter dans les transports en commun ou à la maison, les choses à intégrer dans votre to do-list de la semaine ou de conserver la prochaine innovation de votre boîte !

31. Restez poli et souriant en toute occasion.

C’est une leçon de savoir-vivre apprise depuis l’enfance mais parfois oubliée à l’âge adulte, dans le monde des requins du business où l’un des mots à bannir est « gentillesse ». Il est facile de reconnaître quand les personnes sont impolies. Les mauvaises impressions, tout comme les bonnes, peuvent avoir des conséquences dans la durée chez ceux que vous êtes amené à rencontrer ponctuellement ou plus quotidiennement – comme vos collaborateurs. Faites vos devoirs ! Vos leçons de bonne manière sont peut-être à revoir. En ce qui concerne les basiques : dites bonjour à la dame et au monsieur, avec le sourire et en étant irréprochable. Et si vous passez une mauvaise journée, maîtrisez vos émotions. Prenez le temps de parler et d’écouter les personnes qui viennent vous trouver. Si vous êtes pressé, faites-le leur comprendre avec douceur et fermeté (l’un ne contredisant pas forcément l’autre). Essayez de vous souvenir de détails des conversations passées. En appelant votre interlocuteur par son prénom ou en demandant des nouvelles de son mari la dernière fois alité, vous gagnez des points que ce soit commerciaux ou relationnels. Ne rentrez pas non plus dans des discussions de comptoirs, de potins et de ragots. Et puis l’un des must-do du moment en termes de savoir-vivre : ne répondez pas aux appels ni aux messages instantanés lorsque vous êtes dans une conversation, à moins que ce ne soit vraiment urgent…

32. Livrez exactement ce que vous avez promis, voire plus.

Avez-vous déjà répondu à l’un de vos clients potentiels : « Je reviens vers vous demain en ce qui concerne le prix ! ». Et demain n’arrivant jamais assez tard, l’e-mail s’est noyé dans votre liste de priorités. Pourtant tenir parole doit être l’un des engagements de l’entrepreneur. Lorsque vous promettez quelque chose à un client, que ce soit une facture, une livraison, un suivi, vous devez répondre à ses attentes et si vous en êtes capable aller au-delà. Votre client voudrait le produit pour vendredi mais peut patienter jusqu’au lundi suivant ? Ne lui livrez pas ce qu’il attend le jeudi d’après. Vous faites bien de lui envoyer pour le début de semaine. Vous ferez mieux si vous employez un extra pour faire parvenir l’objet le vendredi. Soyez certain que votre client sera surpris de la diligence de l’exécution et qu’il va garder en mémoire ce que vous avez fait pour lui. En tenant vos engagements, même si vous êtes de jeunes entrepreneurs, vos clients n’auront pas de doute sur le professionnalisme qui est le vôtre. Ils n’auront pas non plus de regret de vous avoir fait confiance. Vous gagnez en crédibilité et en bouche-à-oreille favorable !

33. Pour inspirer votre équipe, racontez-leur une histoire.

Souvenez-vous, certaines histoires sont inoubliables. Et ce sont les meilleurs orateurs qui captivent le plus de monde. Utiliser le storytelling est essentiel pour le succès de votre entreprise auprès de vos clients, des investisseurs et des médias. Encore plus auprès de votre équipe ! C’est en leur racontant une histoire que vous allez motiver vos troupes ! Connaissez-vous les pouvoirs du storytelling ? L’Iliade et l’Odyssée est considéré comme un  des poèmes fondateurs de la civilisation européenne. Ce récit d’épisodes d’aventures mouvementées et trépidantes a fédéré toute une culture et influencé bon nombre d’artistes. Votre guerre de Troie, à vous, conduira votre équipe à se rassembler autour d’un même projet et d’une même vision ! Les histoires ont le pouvoir de vous faire voyager beaucoup plus loin que vous ne le pensez et de vous projeter dans l’avenir. En impulsant une aventure, vous êtes le leader  d’un nouvel air libre et en engageant avec vous une équipe, vous leur donnez de l’audace. Inspirés par votre passion et par l’histoire bien rôdée que vous leur avez préparée, vous allez attiser chez vos collaborateurs l’envie de participer à l’épopée et d’être bientôt maîtres avec vous de la narration. Alors, tous à bord ?

34. A l’heure où vous avez du succès, faites attention à ne pas vous transformer en idiot.

Certains naissent idiots. D’autres le deviennent. Avec l’âge, le temps, les regrets… ou l’argent ! Cela ne veut pas dire que certains ne sont pas déjà stupides avant de réussir (c’est l’idée du « MOI, JE suis entrepreneur) ou que le statut d’idiot s’acquiert en pack avec la réussite professionnelle. Mentionnons simplement le fait que c’est un risque, qualifié de plausible. Pour éviter le melon ou les souliers trop étroits, restez simple et attaché à l’idée que vous n’avez pas réussi tout seul. Continuez sur la lancée et les valeurs qui vous ont conduit jusqu’à la réussite, réussite qui n’est pas la fin d’une aventure mais tout simplement une nouvelle étape. Ne faites pas de l’appât du gain, votre seule motivation de carrière et ayez toujours l’esprit frais, vif et ouvert en étant capable de vous renouveler sans cesse et de savoir cibler vos faiblesses. Gardez enfin auprès de vous les personnes qui savent vous conseiller et vous critiquer. L’un des premiers remèdes à l’idiotie, c’est la capacité de se remettre en question !

35. Remettez tout en cause, même ce qui marche encore.

Malgré les défis que vous gagnez et même si vous êtes premiers dans plusieurs domaines, l’entreprise demeure un écosystème fragile soumis à la concurrence et aux différentes mutations. Pour assurer à votre société des lendemains qui chantent, vous devez vous remettre sans cesse en cause et ne pas laisser à d’autres le soin de défaire ce que vous avez patiemment tissé. Démodez-vous vous-même ! Soyez visionnaire et critique en anticipant ce que personne ne peut encore penser. Si vous échouez, vous devez vous remettre en question et ne pas chercher d’arguments qui vous déresponsabilisent. Acceptez vos erreurs et le fait que d’autres vous aient devancés. En mettant à plat, votre expérience, vous serez à même de penser mieux et bien la stratégie de votre prochain projet, et de vous remettre en selle avec brio.

36. Soyez conscient de la compétition.

Arrêtez de penser que vous êtes seul dans votre domaine ! Ce serait aussi catastrophique que de faire confiance au premier venu dans un Hunger Game. Autour de vous la compétition fait rage et vous devez en être conscient pour ne pas vous faire avoir. Vous avez fait une étude de marché avant de vous lancer ? C’est bien mais cela ne suffit pas ! Ne prenez pas trop facilement vos aises en compagnie des chiffres et des données qui vous assurent la pôle position de votre entreprise ou de votre produit. Tout marché évolue, certains plus rapidement que d’autres. Vous devez rester au courant de ce qui se passe et connaître les nouveaux venus dans votre secteur. N’ayez pas d’œillères ! En cernant les enjeux de votre marché, vous êtes plus à même de défendre les stratégies de votre société, de redresser le tir, de définir votre offre et de fixer des prix justes et compétitifs. Par rapport à la vente, vous apportez à votre client la preuve que vous connaissez le secteur et que vous proposez un meilleur produit que les autres. Raisons à l’appui !

37. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Ayez plusieurs partenaires commerciaux.

Lorsqu’une entreprise se développe, elle a besoin de s’appuyer sur un réseau de bons partenaires et sur des fournisseurs fiables pour ses approvisionnements. Les raisons peuvent être de nouvelles opportunités à l’étranger, un besoin de diversification, une demande accrue soudainement… Quand vous abordez des marchés éloignés, vous devez être accompagné de partenaires locaux fiables qui importeront et distribueront vos produits à travers le pays. Jouez stratégique ! Même si la confiance doit être au centre de vos relations, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. En diversifiant le nombre de partenaires commerciaux, vous diminuez votre risque d’insolvabilité. Cela vous permet de mener une stratégie de diversification en développant une gamme plus large de produits et de prendre en compte l’ensemble des desideratas.

38. Souriez-vous ? C’est une bonne indication pour savoir si votre business vous rend heureux.

Serrez les dents et sourire, est-ce vraiment la meilleure solution ? N’oubliez pas une chose, ce n’est pas le succès qui vous rendra heureux. Vous avez besoin d’être heureux d’abord et puis tout au long du parcours qui mène à la réussite…. Le sourire sincère est une bonne indication pour savoir si votre business vous sied. Prenez conscience du nombre de sourires que vous donnez par jour. S’ils ne sont pas assez nombreux selon vous, essayez de modifier la donne. Qu’est-ce qui a changé depuis le début ? Avez-vous perdu votre vision ? Recentrez-vous sur les points positifs de votre entreprise et de votre parcours. Sinon, mettez-vous en quête de la voie qui vous rend véritablement heureux et vous épanouit. N’arrêtez pas de la cherchez avant de l’avoir trouvé.

39. Ayez trois tâches qui vous recentrent quand vous êtes distrait.

Procrastiner c’est beaucoup plus simple et beaucoup moins voyant que l’envie de se faire une petite sortie shopping un jeudi après-midi, un foot ou simplement regarder un film derrière son ordinateur. D’une page web à une autre, d’une pause clope à une discussion avec un collaborateur, d’un rendez-vous d’affaires annulé à un verre dans un bar…. Il n’y a qu’un pas qui n’est pas forcément l’apanage des salariés. être entrepreneur ne signifie pas toujours être libre de faire ce que l’on veut quand on le veut. Et quand l’envie vous prend de remettre à demain ce qui, pourrait être mené à bien aujourd’hui, il serait temps de se recentrer. Une étude a évalué à 12 minutes le temps de concentration maximum au travail et à 40 à 45 minutes en moyenne le temps de concentration d’affilée ! Pour vous remettre sur les rails de l’efficacité, adoptez des méthodes simples comme changer d’activité si ce que vous faites depuis un moment vous ennuie allégrement, prendre une petite pause ou boire un café ou une boisson énergisante quand vous sentez que le dynamisme nécessaire est vacant…. Si vous travaillez avec un associé, n’hésitez pas à vous motiver l’un l’autre plutôt que procrastiner à deux. Allons ! Vous croyez qu’on ne vous a pas vu ?

40. Stop au perfectionnisme !

Entre vos mains, votre produit. Vous le trouvez bien, pas excellent. De face, de dos, de profil… Il y a encore quelques détails à apporter, des finitions que vous seul voyez. Cela ne vous conforte pas dans l’idée de le lancer. Et pourtant, un produit fait vaut mieux qu’un produit parfait mais inexistant. Pour snober le perfectionnisme et la peur qui vous taraudent le ventre, pensez que l’objectif zéro défaut n’existe pas. En osant, vous allez certainement vous confronter aux avis de ceux qui auraient, de toute manière, fait mieux ou fait autrement. Ne prenez pas leurs critiques personnellement mais nourrissez votre réflexion de ce qui vous semble le plus pertinent. Votre produit, votre service n’est certainement pas parfait mais il s’améliorera avec le temps. Affranchissez-vous de vos peurs, de ce qui vous bloque et vous fait croire qu’aucune erreur ne vous est permise. Libérez votre potentiel, faites des erreurs, grandissez et améliorez votre produit pas à pas.

41. Apprenez à développer votre charisme.

Chez nos amis grecs, le charisme était une grâce particulière octroyée par les dieux à un être. Ils lui faisaient don d’un pouvoir spirituel hors-du-commun pour le bien-être de la communauté. Aujourd’hui, la signification du charisme est plus réductrice, c’est pour beaucoup d’entre nous un pouvoir de séduction et d’influence que les leaders ont naturellement mais dont manquent cruellement certains patrons. Pas de panique ! Tout le monde ne naît pas leader et tout le monde ne va pas en devenir un mais avec un peu de pratique vous pouvez découvrir et développer le charisme qui est en vous. Le corps est notamment la première clé. Si vous avez à pitcher face à un public, vous devez soigner votre posture en crédibilisant votre présence aux yeux de vos interlocuteurs. Une autre clé est les émotions que vous véhiculez et qui se transmettent par votre attitude. En jouant sur les silences, le rythme de votre discours, la passion, vous impactez de manière plus significative vos interlocuteurs… qui ne pourront que s’intéresser à vous !

42. Souvenez-vous qu’une entreprise est avant tout un groupe de personnes.

La grande vérité d’une entreprise c’est qu’elle n’est ni un bâtiment, ni simplement un business. Une entreprise regroupe des personnes avant toute chose. Et ce sont ces hommes et ces femmes qui créent la valeur des services ou des produits. Les dirigeants doivent soigner la qualité de leur management et ne pas porter leur regard uniquement sur la rentabilité de la société, si important que cela soit ! Les relations au sein d’une équipe impliquent davantage de conséquences que certains dirigeants ne le croient. Doutes, questions, frustrations, jalousies, problèmes personnels mais aussi bonne humeur, entente, liens professionnels et amicaux jouent une part importante de votre entreprise. Ces agrégats de personnalités et d’égo peuvent à la fois bâtir ou détruire votre société. Prenez donc soin des relations, tâchez de mettre en place des activités qui rassemblent et fédèrent vos équipes, même et surtout dans une entreprise de plus de 50 salariés. Jetez attentivement un regard au pourcentage de turnover et mettez en place un suivi pour comprendre ce qui peut être amélioré au sein de celle-ci.

43. Soyez une éponge !

à chercher l’inspiration autour de vous, vous ne faites plus le plein d’idées. Une seule solution pour y remédier ! Sortir des sentiers battus et ne pas rester cloisonné dans l’unique vision du monde tel que l’offre votre domaine. Il y a tant de facettes à voir et à polir. L’inspiration de votre nouvelle idée ou de votre prochaine innovation est quelque part par là. Pour la trouver, ouvrez grand vos yeux et mettez le monde à vos pieds (symboliquement parlant !). Faites-vous une liste de sites à visiter et de blogueurs à suivre le matin avant de commencer la journée. Cette revue du web doit absolument contenir des sites internationaux et nationaux portant sur les grandes lignes de l’actualité mais aussi des articles dans le domaine de l’high-tech et des nouvelles idées et technologies. Publicités, art, mode,… peuvent aussi vous inspirer et accrocher votre sensibilité. Parfois une phrase, un mot, un contexte ou une idée de l’autre bout du monde peuvent aiguiser votre esprit et faire émerger quelque chose de nouveau chez vous. Ne vous en privez pas ! l

44. Entourez-vous d’amis qui n’ont pas peur d’être honnêtes avec vous.

Dans vos amis, vous comptez ceux qui vous ont présenté votre première copine, ceux qui vous l’ont volée, ceux qui répondent toujours présents la nuit, le jour. à chaque période de vie, son ami spécifique. Et pour l’aventure entrepreneuriale ? Vous devez vous entourer d’amis auxquels vous n’aurez pas peur de vous livrer. Ceux qui sont prêts à entendre, le bon, le mauvais et le reste. Ces pilliers ne vous font pas défaut quand viennent les doutes, les peurs et les challenges. Certains ne se rencontrent qu’une fois par an, d’autres vous suivent tout au long de votre parcours. Ils jouent un rôle décisif dans votre expérience parce qu’ils vous parlent vrai. Sans détours. Sans blabla. Ces amis-là ne vous disent pas seulement que votre idée est exceptionnelle. Ils vous livrent leurs conseils pour l’améliorer. Et quand votre projet est nul, ils ne font pas semblant. Ces relations sont à cultiver plus que d’ordinaire. Car lorsque vous avez la tête dans le guidon, ce sont ces amitiés qui vous influencent et qui vous remettent dans la bonne direction. l

45. Apprenez à faire confiance à votre équipe.

Vous devez comprendre une chose en tant que dirigeant d’entreprise. Quand vous apportez votre confiance à votre équipe plus que ce qu’elle pouvait espérer, ses membres vont intensifier leur travail pour vous montrer qu’ils sont dignes de votre confiance. Un entrepreneur excellent n’est pas un super-héros, c’est une personne qui est capable de s’entourer des meilleurs, de déléguer les tâches et d’accorder sa confiance. Si cela est difficile pour vous, vous n’avez pas à faire le grand saut tout de go. Testez les membres de votre équipe en déléguant par étape certaines tâches et voyez comment ils s’exposent à la prise de risque. Faire confiance augmente la faculté et l’envie d’innover, de créer et de proposer de nouvelles idées. Et ce, même si vous managez une équipe virtuelle et à distance. Communiquez ouvertement et honnêtement avec chacun des membres et donnez-leur la liberté d’en faire tout autant avec vous.

46. Brossez-vous les dents et prenez soin de vous.

Il y a les détails qui tuent. Les cheveux non entretenus chez une femme et les racines qui repoussent après une couleur. Ou chez vous, messieurs, un pantalon de costume taillé trop court associé à des chaussettes de tennis blanches. L’habit a beau ne pas faire le moine et Steve Jobs était certainement le mec le plus cool sur terre, il n’empêche que le style vestimentaire fait partie intégrante de votre image. Ce n’est pas parce que vous êtes entrepreneur et que vous travaillez plus de 70h par semaine que vous avez la primauté du laisser-aller. Un mot d’ordre : prenez soin de vous. Cela passe par des vêtements adaptés à votre taille, par des ongles toujours impeccables, par des chaussures cirées, par des dents propres et une haleine saine. Il va sans dire que la santé physique et émotionnelle est l’un des garants du succès entrepreneurial. La vie d’un entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille, vous le savez bien. Alors prendre du temps pour soi, pour son image, pour sa santé et pour dormir est plus que nécessaire pour rester dans la course !

47. Restez accessible.

Votre agenda de businessman est booké jusqu’à la fin de l’année et vous continuez de le répéter à toutes les personnes qui veulent bien l’entendre ? Ce n’est pas la meilleure des solutions pour décrocher des opportunités. En tant que dirigeant, il est forcément vrai que votre emploi du temps est rempli plus que des personnes hors monde entrepreneurial ne peuvent le concevoir. Toutefois, au cours d’une journée, des rencontres, des événements, des coups de téléphone peuvent vous surprendre. Vous devez y faire face et restez accessible. Cela sous-entend laisser votre porte ouverte à vos collaborateurs, recevoir des coups de fil inopinés, discuter avec un membre de votre espace de coworking après le boulot… En étant accessible, vous capitalisez sur les relations humaines et vous vous entourez de personnes qui ne vous feront pas toutes perdre du temps ! S’il est bon de savoir dire non, sachez dire oui quand l’occasion se présente. l

48. Définissez ce que vous êtes prêt à laisser tomber.

Le 100 mètres d’Usain Bolt en 2009 avec un chrono exceptionnel de 9’58 aux Championnats du monde de Berlin restera dans l’histoire de l’athlétisme. Ce qu’on oubliera plus vite, très certainement, c’est les heures de travail accumulées pour atteindre un tel niveau. Dans un reportage télévisé, cité par le Nouvel Obs, son père déclarait : « J’ai assisté une fois à un entraînement et ce jour&

Comment choisir sa banque ?

quels criteres choisir banque

L’accompagnement de votre banquier est essentiel dans votre parcours entrepreneurial. Au-delà des caractéristiques générales qui incombent à l’ouverture d’un compte professionnel, des critères spécifiques sont à prendre en compte suivant la nature et la portée de votre projet.

Choisir une banque qui répond à vos besoins d’entrepreneurs est un bon début pour démarrer votre activité professionnelle. Proximité relationnelle et géographique, prix des services, horaires d’ouverture des agences… sont des points à ne pas négliger. Suivant votre statut ou votre activité, d’autres détails peuvent cependant faire pencher la balance.

Si vous êtes artisan-commerçant

Aujourd’hui, la carte de paiement correspond au tiers de la consommation courante. Plus sûre et plus rapide que les chèques et les espèces, la carte offre une garantie de paiement via un terminal, appelé TPE : Terminal de Paiement Electronique, relié à une ligne téléphonique en contact sécurisé avec les centres bancaires grâce aux lignes classiques ou à une box ADSL sécurisée. Pour en disposer, vous devez souscrire un « contrat d’acceptation de paiement par carte » auprès des banques. Certaines d’entre elles vous proposent des offres « packs » comprenant des contrats de location de l’appareil, un service de maintenance et d’assistance. Outre le coût du TPE, vous devrez vous acquitter d’une commission à chaque paiement réalisé, cette facturation est liée à votre volume d’activité. La banque, elle de son coté, s’acquitte d’une commission minimum fixe sur chaque paiement par carte, calculée par rapport à la fraude générale constatée. Enquérez-vous des frais demandés par votre banque car l’utilisation d’un TPE sera pour vous quotidienne !

Si vous lancez votre e-Commerce

Malgré une concurrence féroce, certaines boutiques en ligne trouvent des créneaux pour s’insérer sur le web et attirer à eux des clients en proposant de nouveaux services. Mettre en œuvre un paiement sécurisé sur le site peut se faire tout d’abord via des prestataires qui ne demandent pas de contrat de vente à distance (VAD) tant que le volume des ventes est peu important. Au-delà, mettre en place un tel système, qui correspond à un terminal de paiement électronique virtuel, est une garantie du sérieux de l’entreprise. Certaines banques (heureusement pas toutes) sont réfractaires à la mise en place de ce type de contrat, qui peut apparaître à la fois risqué et marginal, surtout si vous êtes un jeune entrepreneur qui monte sa première boîte. Si vous choisissez de comparer plusieurs offres de banques dans le domaine de l’e-commerce, ne fixez pas votre attention uniquement sur les prix mais aussi les fonctionnalités et les évolutions proposées (personnalisation de la page de paiement, détection des fraudes, paiement depuis l’international…).

Si vous bougez à l’international

Le développement de votre entreprise à l’étranger nécessite des solutions bancaires particulières dont vous devez parler avec votre banquier. Ouverture de comptes, obtention de cartes bancaires pour vos collaborateurs, virements internationaux, rapatriement des fonds ou assistance juridique et spécifique au pays… sont autant de sujets sur lesquels vous devez faire le point. Certaines banques françaises de dimension internationale apparaissent comme incontournables pour l’implantation de votre entreprise à l’étranger. Si elles simplifient le plus souvent les démarches, elles connaissent toutefois un turnover plus important au niveau des conseillers. Vous vous apprêtez à être mobile ? Faites le point, avant de choisir, sur l’accompagnement personnel qui vous est proposé. Certaines proposent également des conseils personnalisés pour vous aider à développer vos contacts à l’étranger et vous aider à exporter sur les marchés ciblés.

Si vous êtes auto-entrepreneur

à la différence des sociétés (SAS, SARL…), les entreprises individuelles, dont dépend le statut d’auto-entrepreneur, n’ont pas l’obligation d’ouvrir un compte courant professionnel au moment de leur création. Avoir un compte dédié à son auto-entreprise est plus que conseillé pour des raisons de clarté notamment pour faire la différence avec les opérations personnelles. Certaines banques proposent des offres bancaires à destination des auto-entrepreneurs avec des options intéressantes concernant les facilités de caisse ou les paiements différés. Vous devrez négocier avec votre banquier sur la possibilité d’ajouter le nom commercial au nom propre sur un compte bancaire. Cela vous permettra d’encaisser des chèques au nom de l’entreprise.

Si vous reprenez une activité

Lors d’une reprise d’activité, les banquiers ont en général un regard attentif et attendent du repreneur un dossier solide afin d’accorder un prêt. Entourez-vous de l’expertise d’un professionnel autre que votre banquier qui pourra vous aider à rédiger votre dossier. Sachez cependant que les banques préfèrent financer les activités qu’elles connaissent. Lorsque vous reprenez une activité, utiliser la banque du cédant peut être une bonne idée. Elle pourra entre autre vous aider à financer votre dette d’acquisition.

Faire du neuf avec de l’ancien

faire neuf avec ancien

L’innovation, un cas d’école pour un entrepreneur. Si toutes les sociétés sont différentes, leurs produits peuvent en revanche fortement se ressembler. Quelles sont les clefs pour se démarquer sur le marché visé ? 

Ne nous promettons pas la lune. La recette miracle d’un produit qui aura du succès… n’existe pas ! Si vous n’avez pas de projets qui sortent du lot, vous pouvez toujours créer ce que tous les autres ont déjà fait… différemment. C’est ce qu’on appelle une « disruption », une rupture ou une petite révolution. En bref, faire du neuf avec de l’ancien est à la base de toute innovation. Les clefs pour réussir ne se trouvent pas dans n’importe quelle poche et vous devrez analyser le marché sur lequel vous souhaitez vous lancer pour déterminer comment votre produit y trouvera sa place.

Innover dans le packaging et la communication

Pour faire du neuf avec de l’ancien, rien de tel qu’innover en matière de communication. Cela peut jouer gros dans la réception d’un produit et apporter une petite révolution dans le secteur en question en déstabilisant les concurrents. Connaissez-vous les céréales pour le petit-déjeuner Shreddies ? Nées en 1939, elles sont vendues essentiellement au Royaume-Uni, au Canada et en Nouvelle-Zélande. Le produit connaît un grand succès, les consommateurs sont attachés à la marque, et ne souhaitent pas que la recette soit modifiée. Pourtant, 70 ans plus tard, difficile de rester leader sur le marché sans faire évoluer le positionnement du produit. La légende raconte que lors d’une séance de « brainstorming » dans l’agence de publicité canadienne Ogilvy & Mather, un jeune stagiaire a l’idée de considérer le produit sous un autre angle. Littéralement. Les céréales en effet sont de forme carrée. Le jeune homme en tourne un de 45 degrés, tout en notant à haute voix qu’il ne s’agit plus d’un carré mais d’un losange. Ce qu’il considère comme une blague devient LA bonne idée publicitaire. Toute la stratégie marketing se base alors sur le fait que le « vieux » Shreddie carré est « boring » (ennuyeux) alors que le « nouveau » produit sous forme de losange est « exciting » (génial). Un coup de com’ qui cartonne, jugé extrêmement innovant et amusant par les consommateurs… alors que bien sûr, le produit, lui n’a pas changé d’un grain !

Servez-vous du web 2.0 !

Impossible aujourd’hui de ne pas s’appuyer sur cet outil formidable qu’est la technologie. Si vous voulez faire du neuf avec de l’ancien, une stratégie sans doute basique mais toujours aussi efficace peut être de profiter de la vague de l’e-commerce et de l’explosion des médias sociaux pour proposer des produits plutôt… traditionnels ! L’exemple le plus marquant est sans doute celui du Bon Coin, qui a littéralement appliqué sur le web le vieux principe du troc de proximité. Avec succès, puisque le site affiche des statistiques insolentes : entré parmi le top 10 des sites les plus visités, il accueille chaque jour 500 000 nouvelles petites annonces !

Pensez au packaging et au design

Une façon de renouveler son produit est également de repenser son design. Pas besoin de s’appeler Tim Cook pour penser qu’un design régulièrement réinventé pourra donner une seconde jeunesse à votre offre ! Le résultat est diaboliquement efficace pour doper vos ventes : vous misez sur l’esthétique du produit, parfois plus parlante et plus attirante que son simple concept ou positionnement. C’est le cas par exemple des eaux Badoit, qui avec des bouteilles rouges interpellent le regard des consommateurs dans des rayons dominés par les couleurs vert et bleu. Ces coups de buzz réussis ne conduisent pas à un changement de produit mais à une modification de la réception et de la perception des consommateurs.

Visez la proximité ou le mono-produit

Quand on se lance sur le marché ou quand on veut innover, il faut apprécier le fait que les consommateurs ont déjà tout ce dont ils ont besoin. Cibler et concevoir un service ou un produit, c’est toucher juste. Et quelle meilleure méthode que de trouver le fondement de nouvelles innovations dans la proximité et le quotidien ? Certains modèles d’entreprises s’adaptent pour concevoir des produits aux plus près des attentes de leur clientèle. C’est notamment l’approche du « Lean Startup » qui permet de lancer un nouveau business en validant les étapes auprès des consommateurs recevant les critiques et modifiant la trajectoire. C’est l’idée qu’un business peut et doit rester flexible pour créer de la croissance et être toujours à même de s’enrichir d’opportunités. Une remise en question continuelle qui profitent autant aux petites entreprises qu’aux grandes, même si l’agilité est plus difficile à mettre en place dans les grosses sociétés. En complément, il peut être intéressant de se concentrer sur un business mono-produit. Un positionnement d’ultra spécialiste dans un domaine précis vous permettra à la fois de doper votre visibilité en tant que marque et de faire évoluer progressivement votre concept au fur et à mesure du temps. Assurément, l’occasion pour votre produit de se rapprocher de la perfection, et d’obtenir une côte de popularité record au sein de votre clientèle !

Régler un litige avec sa banque

regler litige banque

Même si cela peut parfois arriver, un désaccord avec son agence bancaire ne constitue jamais une bonne nouvelle pour un entrepreneur. Ce conflit représente à la fois une source de stress supplémentaire et une perte de temps évidente. Dans ce cas-là, mieux vaut privilégier le dialogue pour résoudre la solution à l’amiable. 

Identifiez d’où vient le litige

De deux choses l’une : soit la mauvaise entente entre vous et votre banque provient d’un malentendu ou d’une erreur de communication, soit il s’agit effectivement d’une anomalie technique qui concerne votre carte bancaire ou vos relevés de compte, par exemple. Dans tous les cas, il demeure essentiel de savoir d’où provient le problème afin d’y apporter rapidement une solution.

Tirez-en déjà des leçons pour le futur

Dans le cas d’un souci lié à une incompréhension, vous devrez établir une relation plus claire et plus régulière avec votre conseiller à l’avenir. Il faut lui expliquer en détail vos projets et difficultés, qui sont à vos yeux des impératifs, afin d’éviter que des situations litigieuses se produisent. Et si jamais vous estimez que le cordon relationnel est définitivement rompu, rien ne vous empêche de changer d’agence, voire de banque ! Si le problème concerne une anomalie technique, demandez réparation de l’erreur au plus tôt, dès que vous l’observez. Soyez vigilant et vérifiez systématiquement vos relevés et les débits/crédits liés à votre activité. Cela vous évitera des mauvaises surprises !

Adressez-vous d’abord à votre conseiller

En cas de désaccord, il convient de prendre avant tout rendez-vous avec votre banquier pour lui expliquer clairement vos revendications. Donnez-lui le maximum de détails et soyez le plus précis possible. Cela donnera plus de poids à votre demande et votre chargé de compte professionnel comprendra mieux la situation dans sa globalité. Prenez le temps d’expliquer les raisons de votre contestation lors d’un rendez-vous en face à face, de façon calme et posée. Mieux vaut privilégier la rencontre physique à l’e-mail.

Le directeur d’agence possède peut-être la solution…

Si votre conseiller ne possède pas la solution à votre problème, ou si le litige persiste, allez voir plus haut. Visez le directeur d’agence ! Ce dernier possède un champ d’actions en général plus élargi et devrait en toute logique vous apporter une réponse adaptée dans le cas où la banque a commis une erreur. écrivez-lui d’abord un courrier avant de solliciter un entretien de visu. Rédigez votre demande sur papier vous permettra de bien poser le problème et de lui livrer l’ensemble des tenants et des aboutissants de façon précise. Évidemment, il s’agit également d’une trace écrite de votre réclamation, qu’il est important de conserver…

Si besoin, contactez le service client

Dans le cas où vous ne trouvez aucune solution amiable avec l’agence, les choses se corsent… Il vous faudra alors écrire un courrier directement au service « Relations Clientèle », « Service consommateurs », « Réclamations clients » ou « Qualité » (les termes diffèrent en fonction des banques). Il reste fortement conseillé d’adresser votre courrier en recommandé avec accusé de réception et d’y joindre les conversations et lettres échangées.

Sollicitez le médiateur… si c’est nécessaire !

Dernière démarche gratuite possible avant le recours en justice : saisir le médiateur bancaire. Si depuis 2002, toutes les banques disposent de médiateurs, notez néanmoins que ces derniers ne peuvent agir que sur les besoins des comptes particuliers… En effet, il n’existe pas d’obligation légale pour une banque de proposer un médiateur pour ses clients professionnels et entrepreneurs. Seules certaines banques l’acceptent. Dans ce cas, les modalités figurent dans la convention de compte professionnel que signe l’entrepreneur au moment de l’ouverture du compte. Pensez à bien vérifier ! En revanche, si votre litige concerne un problème de crédit, il est tout à fait possible de saisir la Médiation du crédit aux entreprises. Si votre agence vous refuse un financement, ce dernier et ses équipes vous aideront à trouver des solutions adaptées en matière de financement ou d’assurance-crédit.

3 Conseils essentiels pour régler un litige avec sa banque

  • 1. Soyez courtois et diplomate. Commencez par réfléchir à la nature du problème avant d’agresser verbalement (ou par e-mail) vos interlocuteurs. Vos conseillers seront beaucoup plus réceptifs si vous affichez une vision sereine de la situation conflictuelle. Cela contribuera à la désamorcer !
  • 2. Ne négligez aucune étape dans le processus de réclamation ! C’est important, car les interlocuteurs aux différents échelons n’ont pas forcément les bonnes réponses à vous apporter. Armez-vous de patience et gravez les échelons petit à petit.
  • 3. Si vous obtenez satisfaction à la suite du différend, n’oubliez pas de remercier votre banquier. Même s’il était en tort, il vous sera toujours reconnaissant de vos remerciements et cela contribuera à apaiser les tensions entre la banque et l’entreprise à l’avenir.

Reprise d’entreprise : l’autre moyen d’entreprendre

reprise entreprise autre moyen entreprendre

La reprise d’entreprise est courante sur le marché de l’entrepreneuriat. Cette autre manière d’être gérant d’une société présente des avantages sur le plan financier et fiscal.

Mais la reprise peut être un piège si elle n’est pas analysée dans les moindres détails. Dans ce cas, que faire ? Ne voir que les avantages et se lancer ? Ou créer sa propre entreprise ?

Pourquoi reprendre une entreprise ?

La reprise d’entreprise est de plus en plus convoitée par les entrepreneurs. Elle leur permet d’éviter la charge administration afférente à la création pure et simple. La société à reprendre est déjà créée, possède une place sur le marché ainsi qu’un portefeuille client existant. Nul besoin d’entamer des démarches de prospection, de recrutement ou de marketing. La reprise, selon le statut de l’entreprise, aide à bénéficier d’avantages fiscaux intéressants :

Dans le cas d’une PME :
• Une réduction sur l’IR (Impôt sur le Revenu) de l’ordre de 18% sur le montant de l’investissement
• Une réduction de 25% sur les intérêts des impôts
• Une réduction de 50% sur l’ISF (Impôt Sur la Fortune)

– Dans le cas d’une reprise effectuée par la famille ou un salarié :
• Un abattement de 300 000 € sur la valeur des titres ou du fonds de commerce

Dans le cas d’une entreprise industrielle :
• Une exonération sur l’IS (Impôts sur les sociétés)

En plus des avantages fiscaux, la reprise d’entreprise est idéale pour démarrer dans le monde de l’entrepreneuriat. Il est possible d’obtenir des recettes dans l’immédiat si ladite entreprise est active sur le marché. Ceci permet de prétendre à un crédit bancaire dans de plus simples conditions. Les banques possèdent alors déjà un avis sur l’entreprise, notamment sur sa situation financière.

Quels inconvénients peuvent intervenir dans la reprise ?

Le point le plus important est de connaître la situation économique et financière de la société. Elle doit être stable et sûre pour une reprise en toute sécurité. Si elle est déficitaire ou si le chiffre d’affaires est fluctuant, la reprise s’avère dangereuse.

Le coût de la reprise est à prendre en compte. Il peut être largement élevé si l’entreprise réalise un CA important. Si votre apport personnel est insuffisant, vous devrez avoir recours à un crédit bancaire. La banque peut refuser le financement de votre projet. Et si elle accepterait de vous suivre, la reprise peut être un échec et vous mener à un gouffre financier, vers le surendettement.

L’essentiel dans la reprise d’entreprise est de connaître la raison de cette démarche. Le gérant de la société peut avoir de mauvaises intentions à l’égard du repreneur. La cession peut cacher des comptes déficitaires, un manque de clients, une concurrence redoutable ou encore une réputation désastreuse.

Enfin, la reprise d’entreprise mène à la reprise du personnel. Certes, vous n’aurez pas besoin d’embaucher des employés supplémentaires a priori, mais vous devrez également composer avec les salariés déjà présents. Une entente est à trouver sur le plan collaboratif. Vos méthodes de travail doivent être transmises avec brio pour assurer une reprise tout en douceur.