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Quels sont les quartiers préférés des cadres parisiens ?

Ifop et SFL (Société Foncière Lyonnaise) viennent de dévoiler les résultats de leur enquête annuelle Paris Workplace 2015  sur les lieux de travail préférés des cadres franciliens. Découvrez le classement des quartiers où les cadres et dirigeants ont plus envie de travailler.

Quartier-affaires-parisL’enquête Paris Workplace avait montré l’an dernier que les cadres parisiens boudaient les quartiers d’affaires au profit d’arrondissements plus agréables à vivre. Cette année plus de 1000 cadres et 301 dirigeants d’entreprises ont été interrogés. Ils ont donné leur avis sur la localisation idéale des bureaux à Paris en fonction de 28 critères (le lieu, les services à proximité, les bâtiments, moyens de transport à disposition, la sécurité ou la propreté du quartier…).

Les cadres préfèrent de loin le centre-ouest parisien

Le résultat de ce sondage donne un classement des quartiers préférés des cadres, ces lieux d’implantation de bureaux où les cadres sont les plus satisfaits de travailler. Le verdict est net et sans appel : les cadres préfèrent de loin l’ouest parisien, en particulier le centre Ouest (les arrondissements 1, 2, 8, 9, 16 et 17ème) qui est en tête du palmarès 2015. Derrière, en deuxième position, les cadres apprécient également la boucle sud (Boulogne-Billancourt/Issy les Moulineaux Meudon/Sèvres/Saint Cloud), qui devance en 3ème position, Paris Rive gauche (les arrondissements 5, 6, 7, 12, 13, 14 et 15). Le quartier de la Défense, souvent décrié, est finalement pas si mal classé avec la 4ème place.

Le Nord et la couronne sud ont moins la cote

En queue de peloton des quartiers qui plaisent moins aux cadres on retrouve tout la zone Nord de Paris (la couronne Saint-Denis/Saint-Ouen/ Aubervilliers Bobigny/Pantin/le Pré-Saint-Gervais Les Lilas en 8ème position) mais également la partie intra-muros (les arrondissements 10/11/18/19/20/3/4) en avant dernière place. Le quartier le moins apprécié (10ème sur 10) étant celui de la couronne Sud (la zone Vanves/Montrouge/Gentilly/Ivry Le Kremlin Bicêtre/Villejuif/Cachan/Arcueil Bagneux/Châtillon/Malakoff) avec la moins bonne note globale.

Le temps de trajet influe sur le bien-être au travail

Pourquoi un tel plébiscite en faveur du Centre ouest parisien ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un quartier où il fait bon vivre avec des commerces et des services proches. Le quartier combine tous les éléments favorables au bien-être des cadres. Ce sont aussi des arrondissements faciles d’accès en transport en commun, un critère très important pour les Parisiens. 61% des cadres mettant moins de 20 minutes pour se rendre à leur travail considèrent en effet leur bureau comme un lieu de vie où ils aiment passer du temps (la proportion chute à 40% chez ceux qui mettent plus de 40 minutes à aller au travail). « Des bureaux bien situés sont donc synonymes de salariés plus impliqués » conclut l’enquête.

ParisWorkPlace2015

Le travail en entreprise : bien-être, bisounours ou qualité de vie et compétitivité ?

 

  • Le travail entreprise : bien-être, bisounours qualité vie compétitivité ?

Depuis peu, la notion de « bonheur au travail » reprend une place majeure dans les débats d’experts en management d’entreprise. Nous ne pouvons que nous en réjouir, car derrière cette idée sympathique se trouve une réponse à l’impérieuse nécessité de trouver de nouveaux ressorts de développement dans un monde globalisé et très incertain.

Mais déjà, les tenants du « bien-être d’abord ! » s’affirment et traitent les tenants de « l’efficacité économique avant tout ! » de « has been », lesquels rétorquent à coups de « bisounours inconséquents »… Bref, notre amour immodéré pour la polémique n’a pas disparu et, comme souvent, le juste équilibre serait la meilleure solution, mais personne n’en veut, du moins pas ceux qui parlent fort. Derrière ces diatribes du moment, prendre un peu de recul ne peut que nous faire du bien.

Pour commencer, nous pourrions associer dans une même sémantique les notions de « bonheur au travail », de « bien-être au travail » ou encore de « qualité de vie au travail ». Nous pourrions aller plus loin et reprendre également les contenus de l’Accord National Interprofessionnel signé en juin 2013 pour définir ces notions. L’accord précise que : « les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail et leur capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de celui-ci déterminent la perception de la qualité de vie au travail qui en résulte ».

Autrement dit, le sentiment de bien-être au travail provient à la fois des conditions d’exercice du métier – rémunération, espaces et outils de travail, flexibilité des horaires, etc. – et de l’organisation du travail au sens large, c’est-à-dire de la distribution des responsabilités, des rituels de coordination et de communication ainsi que des processus de prise de décision.

Ensuite, nous pourrions rappeler ce qui peut paraître évident, mais qui ne l’est pas toujours pour tous : plus un employé est heureux, plus il est efficace dans son travail. S’il fallait s’en convaincre encore, il suffirait d’examiner la multitude d’études publiées sur le sujet, par exemple celle menée en 2014 par le département d’économie de l’Université de Warwick (Royaume-Uni) qui démontre que le fait d’être heureux augmenterait la productivité de près de 12 %.

Ainsi donc, nous pourrions nous mettre tous d’accord pour dire que les conditions de travail, l’organisation et le management de l’entreprise sont des leviers clés de compétitivité en cela qu’ils peuvent stimuler l’engagement et la productivité des salariés. Nous pourrions même aller plus loin et viser la mobilisation nationale en rappelant les résultats d’une étude de l’INRS réalisée en 2007 sur le coût lié au stress au travail.

En voici un extrait : « Appliqué à la France, le modèle montre que, sur une population de 27,8 millions de personnes, le coût social a minima du job strain est compris entre 1,9 et 3 milliards d’euros, incluant le coût des soins et la perte de richesse pour cause d’absentéisme, de cessation prématurée d’activité et de décès prématuré ».

À partir de ces éléments, certains pourraient dire : « le débat est clos, nous sommes dans un système capitaliste, les entreprises vont donc s’attaquer naturellement à ces sources de productivité ! » Eh bien non, manifestement, la qualité de vie au travail reste encore trop souvent un levier négligé par les entreprises. En 2008, l’IFOP révélait que seuls 35 % des entreprises considéraient réellement la qualité de vie au travail comme un levier de compétitivité et seraient prêtes à agir significativement sur ce thème.

Depuis, la crise est passée par là et n’a pas rendu les entreprises plus audacieuses. Il est vrai que le sujet est devenu plus complexe. Si des pratiques nouvelles ont émergé sur le plan des conditions de travail, portées notamment par les start-ups et les nouvelles technologies, les entreprises sont plus à la peine en ce qui concerne l’organisation et le management.

L’entreprise réussira sa métamorphose si, et seulement si, elle cherche à se débarrasser de ses réflexes cartésiens et tayloriens ; si elle accepte de passer de l’entreprise du « Comment » à l’entreprise du « Quoi », de l’organisation bureaucratique à l’organisation organique ! Dans ce type d’organisation, la valeur intrapreneuriale est partagée du sommet jusqu’au terrain, l’intelligence collective est libérée à son maximum pour traiter efficacement la complexité croissante du travail. Vaste programme donc…

Des exemples concrets peuvent nous montrer la voie ; ils sont à rechercher du côté de certaines entreprises atypiques que l’on peut encore qualifier de marginales sécantes aujourd’hui. En France, nous pouvons citer entre autres AISECO, CHRONOFLEX, FAVI, Groupe HERVE, Groupe POULT, IMA TECHNOLOGIES, LIPPI, PROBIONOV, SCHROFF, SEW USOCOME, etc.

Et n’oublions jamais, comme disait John Maynard Keynes, que « La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes ».

Droit à l’oubli : la CNIL demande à Google de déréférencer les liens à l’échelle modiale

Google MacBook Pro PIxabay

L’année dernière, la Cour de Justice de l’Union Européenne a décidé qu’un citoyen européen a le droit de demander le déréférencement de liens embarrassants par le moteur de recherche. En substance, si une personne a par exemple fait une erreur de jeunesse dans les années 90, il a le droit de demander à Google et ses concurrents de déréférencer les liens vers des pages de sites d’actualité (même si il n’est pas question de diffamation) qui évoquent cette erreur. On appelle ça le droit à l’oubli.

Google a ainsi un rôle d’arbitrage entre le droit à la vie privée d’un demandeur et le droit à l’information des autres. Lorsqu’une demande est acceptée, les liens mis en cause disparaissent des recherches Google mais pas du web. Et la firme de Mountain View n’applique pas ces déréférencements à l’échelle mondiale.

Cela signifie que si un internaute français demande au moteur de recherche de déréférencer un lien concernant, par exemple, une condamnation qui date des années 90 et que la demande est acceptée, celui-ci disparaîtra des résultats de Google.fr pour certaines requêtes. En revanche, il sera toujours possible de le trouver sur Google.com en faisant par exemple une recherche avec le nom de la personne concernée.

Le régulateur français et le géant américain ne sont pas d’accord sur la manière dont il faut appliquer le droit à l’oubli

En effet, la CNIL a mis en demeure Google pour qu’il déréférence les liens sur tous les sites du moteur de recherche et pas seulement sur les sites européens.

Plus précisément, la CNIL demande à Google de procéder au « déréférencement des demandes favorablement accueillies sur l’ensemble du traitement et donc sur toutes les extensions du moteur de recherche. »

La firme de Montain View à un délai de 15 jours pour se conformer à cette mise en demeure. Sinon, le régulateur envisagera des sanctions.

La crise de liquidité, cette bombe à retardement qui nous menace

La crise liquidité, bombe retardement menace

La crise de liquidité, cette bombe à retardement qui nous menace – Shutterstock

Depuis la crise de 2008, les politiques des banques centrales ont produit un afflux de liquidités. Le paradoxe est que cette manne vient s’investir sur des marchés de plus en plus « illiquides ». Le risque de krach est réel.

Depuis la crise financière mondiale de 2008, un paradoxe se dessine sur les marchés financiers des économies développées. En effet, la mise en œuvre de politiques monétaires non conventionnelles a généré un important excédent de liquidité. D’un autre côté, une série de chocs récents semble indiquer que ce phénomène serait devenu associé à une grave illiquidité du marché.

Les taux d’intérêt directeurs se situent aux alentours de zéro (et parfois en-dessous) dans la plupart des économies développées, tandis que la base monétaire (c’est-à-dire l’argent émis par les banques centrales sous forme d’espèces et de réserves liquides des banques commerciales) a littéralement explosé – doublant, triplant, voire quadruplant aux États-Unis, par rapport à la période d’avant-crise. Ceci a permis de maintenir les taux d’intérêt de court et long terme à un faible niveau (voire à un niveau négatif dans certains cas, comme en Europe et au Japon), de réduire la volatilité des marchés obligataires, ainsi que d’élever le prix de nombreux actifs (parmi lesquels les actions, l’immobilier, ainsi que les obligations à revenu fixe des secteurs privé et public).

Et pourtant, les investisseurs ont des raisons d’être inquiets. Leurs craintes ont débuté au moment du « flash crash » de mai 2010, qui a vu en seulement une demi-heure les principauxindices boursiers américains chuter de presque 10 %, avant de se rétablir rapidement. Est ensuite intervenue la politique du « tapering » au printemps 2013, qui a vu les taux d’intérêt américains à long terme grimper de 100 points de base, après que le président de la Fed, à l’époque Ben Bernanke, ait laissé entendre que la Fed allait cesser ses achats mensuels de titres à long terme.

De même, en octobre 2014, les rendements du Trésor américain ont chuté d’environ 40 points de base en seulement quelques minutes, dans le cadre de ce que les statisticiens considèrent comme ne pouvant se produire qu’une fois tous les trois milliards d’années. Le dernier épisode a eu lieu tout juste le mois dernier, lorsqu’en l’espace de quelques jours les rendements des obligations allemandes à dix ans sont passés de cinq points de base à presque 80.

Ces différents événements ont fait naître la crainte selon laquelle même les marchés les plus ancrés et les plus liquides – de type actions américaines, ou encore obligations gouvernementales aux États-Unis et en Allemagne – pourraient en fin de compte ne pas l’être suffisamment. Comment l’expliquer ?

Sur les marchés des actions, les traders haute fréquence (THF), qui utilisent des programmes informatiques algorithmiques afin de suivre les tendances du marché, représentent une part majeure des transactions. Ceci crée naturellement un comportement de troupeau. En effet, le trading effectué aujourd’hui aux États-Unis se concentre principalement sur l’ouverture et la dernière heure du jour de bourse. Pendant le reste de la journée, les marchés présentent une illiquidité, avec peu de transactions réalisées.

Une deuxième explication réside en ce que les actifs à revenu fixe – de type obligations gouvernementales, d’entreprise, et obligations des marchés émergents sont pour la plupart négociées hors cote sur des marchés illiquides.

Troisièmement, non seulement les revenus fixes présentent davantage d’illiquidité, mais la plupart de ces instruments – qui ont considérablement augmenté en nombre, en raison de l’émission proliférante de dettes publiques et privées sont aujourd’hui détenus dans le cadre de fonds communs de placement dont les investisseurs sont autorisés à s’extraire du jour au lendemain. Imaginez une situation dans laquelle une banque investirait dans des actifs illiquides, tout en permettant à ses déposants de récupérer leurs espèces du jour au lendemain : en cas de ruée sur ces fonds, la nécessité de vendre les actifs illiquides pourrait très rapidement faire diminuer leur prix, dans le cadre de ce qui s’apparenterait à une véritable vente au rabais.

Quatrièmement, antérieurement à la crise de 2008, les banques étaient teneurs de marché s’agissant des instruments à revenus fixes. Elles détenaient un important stock de ces actifs, fournissant ainsi une liquidité et atténuant les excès de volatilité des prix. Or, les nouvelles réglementations étant venues sanctionner de telles transactions (au moyen de charges de capital plus élevées), les banques et autres institutions financières ont réduit leur activité de tenue de marché. Elles ne sont plus là pour agir en tant que stabilisatrices.

C’est ainsi que lorsque surviennent des situations inattendues – par exemple lorsque la Fed annonce la fin anticipée des taux d’intérêt zéro, lorsque les prix du pétrole explosent, ou que la croissance de la zone euro amorce une reprise – la nouvelle notation des actions, et particulièrement des obligations, peut se révéler abrupte et dramatique : chacun se retrouvant coincé avec les mêmes transactions, il s’agit de s’en extraire rapidement. Mais, de nombreux investissements s’inscrivant dans le cadre de fonds illiquides, et face à l’absence des teneurs de marché qui habituellement atténuent la volatilité, les vendeurs n’ont d’autre choix que de concéder des rabais.

Cette coexistence de liquidité macro-liquidité et d’illiquidité des marchés constitue une véritable bombe à retardement. Au fil du temps, plus les banques centrales persisteront à créer de la liquidité afin d’éliminer la volatilité à court terme, et plus elles alimenteront une bulle des prix des actions, des obligations, et des autres marchés d’actifs.

Nouriel Roubini

Cet article est publié en collaboration avec Project Syndicate 2015 

« Le DRH est l’éclaireur de la direction générale »

Eurodisney, Bouygues Télécom, Accor… Dénominateur commun à ces grands groupes, Gilles Pelisson, ancien diplômé de l’ESSEC et d’Harvard, propulsé très jeune à la direction générale de ces structures où le service client est décisif. Aujourd’hui administrateur indépendant de prestigieuses et senior advisor de la banque d’investissement Jefferies, il livre son analyse du rôle du dirigeant en 2015. Plus que jamais, ce dernier doit s’impliquer dans la vie du pays en y associant un personnage clé, le DRH.

Vous êtes récemment intervenu sur le thème de la responsabilité des patrons de grands groupes internationaux face à l’avenir de la France. Quel doit être leur rôle ? Quelles actions peuvent-ils mener ?

Ils doivent contribuer à construire l’avenir auprès des parties prenantes de notre société. Comment ? Essentiellement de trois manières. Premièrement, ils sont amenés à voyager constamment, connaissent la législation, les enjeux nationaux, le système juridique, le fonctionnement des entreprises et institutions d’un grand nombre de pays. Ceci , ils peuvent le partager, car les politiques, et parfois les médias, n’ont souvent qu’une connaissance superficielle d’un pays.
Deuxièmement, la fonction de dirigeant donne accès à de multiples moyens locaux (recherche, innovation locale…) ce qui leur permet d’appréhender le pays différemment, en bâtissant des projets, et en les voyant se développer dans le temps. Certaines de ces innovations sont duplicables.
Enfin, ces patrons ont les moyens d’intervenir dans la société civile, les débats publics, les associations et contribuer ainsi au rayonnement du pays. Au cours des dernières décennies, de grands groupes se sont engagés aux côtés des Etats, au travers d’opérations de mécénat, par exemple, pour financer des projets permettant de fortifier l’économie du pays.

Meneur d’hommes ou financier…

Selon vous, un grand patron aujourd’hui, est-ce toujours un meneur d’hommes ou est-il avant tout devenu un financier ?

L’entreprise est d’abord une aventure humaine. Aujourd’hui plus que jamais, particulièrement dans le monde des services, nous devons faire vivre une « expérience » au client. La problématique clé des grands groupes et de leurs équipes de direction est : comment s’assurer, qu’au quotidien, dans des dizaines de pays, pour des milliers de clients, les collaborateurs et les systèmes de l’entreprise sauront « livrer » un service correspondant aux attentes du client ? Naturellement, ceci doit se faire dans un modèle économique profitable et pérenne : à ce titre, tout patron doit être un financier, notamment si l’entreprise est cotée.

Quelles sont les qualités du dirigeant en 2015 ?

En tout premier lieu, il se doit d’être exemplaire, qualité souvent difficile à maintenir sur le long terme compte-tenu du nombre de décisions complexes, de crises à affronter, de situations pièges à éviter. Ensuite, le dirigeant doit faire preuve d’un réel courage car il se retrouvera en  » première ligne« , l’interne comme l’externe souhaitant que ce soit à lui de trancher, de façon ultime. Enfin, il doit être leader et avoir la capacité à entraîner ses équipes dans la même direction malgré les aléas.

Quel est le rôle du DRH dans ce cadre ?

Le défi d’un patron de groupe international est d’arriver à la fois à consacrer du temps à son état major, à la stratégie, tout en étant suffisamment sur le terrain et proche des équipes opérationnelles. Une équation pas simple à résoudre… mais qui devient plus aisée, avec la contribution du DRH. C’est lui qui repère les talents, éclaire les choix lors des nominations, développe les potentiels. En ce sens, il se pose comme l’éclaireur du patron et l’aide à prendre les bonnes décisions.

La génération Y pose des questions nouvelles

L’une des problématiques à laquelle sont confrontés les RH est l’intégration de la génération Y dans l’entreprise…

Oui, car c’est une génération qui a grandi avec les nouvelles technologies, toujours connectée, qui semble sur-informée, plus mûre que les générations précédentes au même âge, mais souvent en quête de sens… Derrière ses écrans, elle a de grandes fragilités et cherche ses repères. C’est d’autant plus difficile qu’elle est submergée d’informations via internet, les forums et les réseaux sociaux, qui démultiplient l’information de façon exponentielle. Au final, les signaux venant de l’entreprise et son image peuvent être brouillés. C’est là qu’intervient le RH, afin de donner les clés aux jeunes générations pour mieux s’intégrer et comprendre l’entreprise. Seule une stratégie d’écoute permet de comprendre leurs attentes, ainsi que changer les outils de communication traditionnels internes en intégrant les réseaux sociaux. Une vraie révolution pour la majorité des entreprises, non issues de l’internet !

Comment le rôle de recruteur va-t-il évoluer ?

Dans les groupes internationaux, une dichotomie est apparue récemment. Les RH sont aux prises à la fois avec les jeunes issus des pays émergents, et ceux des pays industrialisés. Les premiers font de solides études, sont de gros travailleurs en quête d’ascension sociale. S’ils n’ont pas les facilités techniques des Européens, ils sont très motivés et ambitieux. Parallèlement, les RH doivent gérer les jeunes issus de pays industrialisés qui n’ont pas la même lecture de l’entreprise que leurs homologues chinois, brésiliens, indiens… Ces jeunes, souvent « enfants de la crise« , ont vu leurs aînés perdre leurs illusions et n’ont plus les mêmes aspirations. Les RH vont devoir gérer cette problématique complexe : arriver à recruter, motiver et faire travailler ensemble des talents d’origines diverses et portant des regards si différents sur le travail et l’entreprise.

Est-ce à dire que la fonction RH sera amenée à accroître son rôle dans l’entreprise ?

Elle a déjà ce rôle de pilier puisqu’elle est de plus en plus sollicitée. Demain, elle sera l’éclaireur de la direction générale, recrutera de façon décalée et différenciée, en gérant des problématiques interculturelles majeures. Le temps passé au travail devra aussi être ré-inventé pour permettre de donner du sens et trouver les « nouvelles bonnes raisons » d’attachement à l’entreprise.

L’émergence d’un nouveau modèle performant : le management appréciatif

Qu’entendent un manager et un collaborateur quotidiennement aujourd’hui ? De l’information médiatique, aux discours politiques, en passant par les discussions sociales en entreprise ou chez soi ; voici un échantillon de petites phrases récupérées ici et là, lues ou entendues.

« Dans notre monde en constant changement, aux composantes de plus en plus complexes… »,  » l’année a été marquée par des difficultés économiques et financières, des déficits, un chômage important. Dans ce contexte, des efforts sont demandés à tous… », « Dans un monde incertain en perpétuelle évolution où l’incertitude plane… et dans une société en crise… », « dans une organisation à forte contrainte où les procédures règnent et où les moyens diminuent… »

Alors, sommes-nous confrontés à vivre dans la peur ? Ce florilège de petites phrases qui s’installent subrepticement dans nos cerveaux donne un aperçu de l’état d’esprit régnant dans les organisations et dans notre société. Un enjeu serait de faire pencher la balance un peu plus du côté de la joie que de l’inquiètude, de la satisfaction plutôt que du côté du manque et d’imaginer aussi une autre réalité.

Dans cette morosité ambiante, comment un manager ou un dirigeant peuvent-ils susciter au quotidien l’engagement, la motivation et la coopération dans leur organisation ? Comment agir avec efficacité en préservant le bien-être individuel et collectif ? Comment identifier les forces d’une équipe, en comprendre le fonctionnement pour les développer ? Comment donner du sens à l’action dans la période incertaine que nous traversons ? Comment enfin redonner au travail sa noblesse ?

Là où les anciens modèles peuvent trouver leurs limites, là où se présente toujours la contrainte de « du plus » ou « du mieux » dans un paysage où la menace des risques psychosociaux et de la crise rodent, nous nous sommes posés la question de profiter des solides apports d’une discipline scientifique récente : la psychologie positive. Celle-ci étudie les « systèmes » lorsqu’ils fonctionnent de manière optimale et donnent des résultats.

Nous avons donc pris appui sur ces travaux pour réfléchir sur un modèle de management original et provocant, qui pourrait permettre de penser la vie au travail différemment, tout en maintenant en vue les objectifs de performances. C’était ambitieux, mais dans un monde ou l’économie positive prend son envol et où la responsabilité sociétale des entreprises se développe, être « appréciatif » nous a semblé un mouvement en mesure de contrecarrer, sans la nier, cette ambiance collective teintée de gris.

La forte promotion actuelle de l’idée de « bonheur au travail » qui reçoit un large accueil dans le public et répond à une aspiration croissante, nous engage aussi à réfléchir plus précisément sur notre pratique en milieu professionnel. Pas simple à appréhender, elle se confond parfois avec les notions de bien-être, d’épanouissement, de satisfaction, ce qui ne simplifie pas sa transposition dans le quotidien des managers et donc sa mise en œuvre dans les organisations.

De nos réflexions, nous posons qu’un manager est appréciatif quand il s’est construit une vision positive des êtres humains au travail et de leurs relations. Une vision qui le porte à rechercher et à percevoir la bonté des personnes, leur générosité, leur altruisme et leur solidarité.

Il peut avoir besoin d’entrainement et d’endurance psychologique pour résister au modèle prédominant, celui de l’homo-economicus, un individu censé viser son intérêt personnel, donc individualiste voir égoïste et qualifié de « rationnel » par certains économistes qui semblent penser que la rationalité pousse à penser à soi au présent au détriment des autres et des générations à venir.

Nous pensons qu’il est temps de prendre en compte « l’autre », passé, présent et à venir plutôt que la satisfaction immédiate de ses intérêts personnels et de court terme. En outre, faire confiance à l’altruisme et à la coopération comme moteurs de l’activité humaine s’ils sont encouragés, nourrir les relations plutôt que de favoriser de simples transactions, sont des piliers avérés de la performance.

Le manager appréciatif valorise le travail en tant que tel et l’individu qui l’effectue. Il contribue, avec ses équipiers, à la construction du sens, de la finalité du travail. La personne qui exerce un métier, qu’elle qu’elle soit, est ainsi en mesure de dépasser la simple nécessité de travailler pour percevoir son utilité et son apport aux autres.

Le manager appréciatif est dans une posture qui lui permet de valoriser le travail et la relation de l’individu à son travail, construire et partager un sens pour l’action, diriger son attention sur les réussites, repérer les forces et les atouts de son équipe, reconnaitre les efforts autant que les résultats, veiller à l’existence d’un sentiment d’efficacité personnelle chez les personnes, utiliser un langage appréciatif, faciliter l’autonomie et la créativité, susciter la coopération, l’entraide et la générosité, cultiver l’optimisme.

C’est une nouvelle anthropologie de l’être humain qui se dessine actuellement avec l’apport de la démarche appréciative et de la psychologie positive et cela nous semble constituer un terreau fertile pour les futurs comportements managériaux.

L’exemplarité et la production de service

Une pique ministérielle m’a fait rire à la veille des viaducs du mois de mai.

« Ce que je trouve dommage, c’est que parfois je cherche des patrons en ce moment (NDLR : pendant les ponts du mois de mai) et je ne les trouve pas. Et on me dit : oh, ils sont juste en vacances ! Donc eux aussi ils pourraient commencer par travailler »

Michel Sapin, 30/04/2015, sur Europe 1

Elle m’a fait rire pour deux raisons. La première, c’est qu’il y a un petit fond de vérité… La deuxième : c’est culotté et quand même bien envoyé. Et je suis patron également. Qui aime bien châtie bien ?

Cette interview m’a toutefois fait m’interroger sur certaines pratiques managériales et sur la notion d’exemplarité, au-delà de toute politique partisane.

Le Management de la Servuction exige de l’Exemplarité

Les activités de Services sont caractérisées par la notion de Servuction. Nous avions évoqué l’aspect managérial de cette « production du service » avec ce billet sur la symétrie des attentions :

Les sentiments négatifs du prestataire (managé) seront transmis au client et son appréciation de la Performance de la mission (de service) en sera affectée.

A l’équipe managériale, donc, de porter attention à ses salariés, surtout si en plus ils ont une activité de prestation en front-office ! Mais est-ce suffisant ?

Je ne pense pas.

Car pour paraphraser M. Le Ministre, comment est-il possible de dénoncer ce dont on profite ? De réclamer des autres ce que l’on ne donnerait pas soi-même ?

Ce week-end, mon boucher portait des lunettes. C’est la première fois que je le voyais avec. Forcément, je lui en ai fait la remarque et sa réponse était toute simple :

« ma fille de 2 ans doit porter les siennes, ça permet de montrer l’exemple ».

Montrer l’exemple. Hé oui, l’exemplarité est un deuxième élément primordial d’une relation managériale, comme en pédagogie.

Attention, ne vous méprenez pas : je ne réduis pas la relation salarié/manager à une relation de type parent/enfant… ;)

Les exemples de comportements peu exemplaires sont légion

Petit florilège de situations vécues en entreprise :

  • refuser les départs en congés sur une période et partir soi-même à ce moment-là,
  • bloquer les achats de stylos et changer de voiture,
  • exiger de la prospection commerciale dans le dur sans jamais en faire,
  • interdire les pots alcoolisés entre collègues et se permettre un écart entre associés,
  • imposer le respect des clients et leur parler comme de la m****,

Faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais

Tous ces comportements ne sont pas forcément rédhibitoires pour un manager (quoique) mais elles le sont pour un leader.

Car oui, il y a des différences fondamentales entre manager et leader !

L’Exemplarité est nécessaire pour le Manager ou pour le Leader ?

J’ai fortement apprécié ce billet publié en 2012 sur Viadeo : Pourquoi les managers ne sont pas des leaders ? Cet article décrit bien la différence entre les deux :

(Le leader) est défini comme « une personne ayant une influence démontrable sur la syntalité du groupe ». (NDLR : syntalité ~ activité globale du groupe)

(…)

Le manager, lui, est dans l’opérationnel. Il ne fait pas les choses mais il supervise ceux qui font. Il contrôle, fait des rapports, écoute, conseil et appuie les équipes pour qu’elles avancent.

Nous avons tendance à mélanger les 2 alors que les leaders sont beaucoup moins fréquents que les managers.

Le rôle de manager est conféré par un statut formel : il y a écrit « chef de service » ou « directeur » sur ma carte de visite. Un manque d’exemplarité vient-il diminuer ce statut de Manager ? Je ne pense pas.

A l’inverse, le rôle de leader est conféré par la résultante de nos actions (et ce n’est pas marqué sur la carte de visite !) : ce qu’on fait permet d’être perçu comme leader… ou pas. Car la résultante de nos actions peut être positive ou négative, et les comportements non-exemplaires viennent affaiblir le leadership, jusqu’à potentiellement le faire disparaître.

Ce sont les autres qui confèrent le rôle de leader :

LE LEADERSHIP NE SE DÉCRÈTE PAS.

Encore mieux : il n’y a pas de bon ou de mauvais leader, puisque c’est une forme de « reconnaissance honorifique informelle ».

Peut-on être leader en ne faisant rien ? Pas sûr du tout.

Est-il suffisant d’être exemplaire pour être un leader ? Bien sûr que non. D’autres composantes, comme le charisme, interviennent.

Est-il nécessaire d’être exemplaire pour être un leader ? Je pense que oui. Ce qui ne signifie d’ailleurs pas que le leader soit un être « parfait » :

  1. la perfection n’existe pas, les leaders, si,
  2. il est plus exemplaire d’assumer ses erreurs – humaines, comme tout le monde le sait – que de faire croire à une infaillibilité intenable dans le temps.

parenthese ouvrantePetite parenthèse : ce qui est cruel dans le cas des chefs d’entreprises, qu’ils soient créateurs ou repreneurs, c’est que très souvent, au début de leur projet entrepreneurial, leurs salariés leur confèrent ce rôle de leader – si l’exemplarité est là ! – car leur action y est propice.

parenthese fermanteToutefois, ce leadership « naturellement » conféré n’est pas éternel et il n’est pas envisageable de se reposer sur ses lauriers : le leadership doit être sans cesse renouvelé. Fin de la parenthèse.

L’Exemplarité : première voie d’accès au Leadership

En conclusion, un chef d’entreprise est forcément à minima un manager.

Mais il est aussi une personne libérée des contraintes hiérarchiques : il peut décider de s’affranchir de tout contrôle social de ses actions, au moins pendant un temps. Et ainsi, il n’a plus valeur d’exemple.

Pour faire face à ces transgressions toujours possibles, la société dispose de nombreuses instances de régulation. Le contrôle social de tous par tous est la plus importante de ces instances. C’est un contrôle communautaire informel, s’appuyant essentiellement sur une désapprobation collective explicite ou implicite lorsqu’une personne enfreint la règle commune. Par exemple, un regard réprobateur incitera à ne pas allumer une cigarette dans un endroit public clos.

Source : Cours de SES MaxiCours

La tentation peut être grande, pour quelqu’un qui contrôle davantage qu’il n’est contrôlé, d’ignorer ce contrôle informel. Mais ce faisant, le risque consiste à gâcher ses possibilités d’être perçu comme un leader.

L’exemplarité est probablement la première voie qui mène au leadership. Elle impose de sans cesse se poser la question : « si ma demande ou mon comportement émanait de l’un de mes salariés, est-ce que je l’accepterais ? ». Managers, si la réponse est « non », vous devriez creuser la question.

A l’inverse, la tentation d’ignorer cette nécessaire exemplarité est probablement la meilleure voie pour s’éloigner du leadership.

Tiens, d’ailleurs, M. Sapin : qu’en est-il de l’exemplarité des hommes politiques ? Qui aime bien châtie bien ?

Cabinet ACE , Yves Prunier , Angers

6-STEPS TO GETTING MORE WEBSITE TRAFFIC

by Tim Kelsey and Aron Schuhmann

Marketing your business online is serious work that can make or break the success of a company. However, it is possible to master the basics yourself and start seeing tangible results without having to bend over backwards. But where do you start? Well, you need traffic.

Our comprehensive guide is for every business owner. You can drive more traffic to your site and inevitably convert new visitors into happy customers. Try our steps below to start on your journey to more website traffic, more customers, and more growth.

STEP 1: PUBLISH

DEMONSTRATE YOUR VALUE

Your great homepage content is not enough. To get sustained visibility and traffic, you need a regular stream of helpful and interesting content that visitors can easily find. How do you attract new visitors? Use your advantage as an expert and authority in your field.

Here are some types of content that help you (a) get found and (b) get your voice heard:

White Papers – These focus on a particular subject and/or industry vertical. White papers are specific, informative guides to help a user make a decision about your business. They’re a great opportunity to show the depth of your knowledge and expertise.

eBooks – Though similar to white papers in their focused content, ebooks tend to be longer, more comprehensive—and even entertaining if they have exciting designs. Drive leads from your traffic by giving ebooks away in return for contact information. Create a landing page with your ebook offer, and send traffic from your email and advertising campaigns to it. As long as you’re offering quality content, people usually don’t have a problem giving away their contact information in exchange for it.

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Blog articles – Blog articles are easy to produce and can help your site in multiple ways:

    • Content is the fuel for your internet marketing engine, and blog articles are a key source of content for any business. These articles can be shared on your social media profiles or in your email newsletters. If helpful enough, they can even end up being shared by others, allowing you to reach a much wider audience than you normally would.
    • They also help with SEO in a couple ways. First, the more topics you write articles about, the more long-tail keywords you’ll be able to optimize for. This means you’ll have more opportunities to rank for a wider variety of keywords which ultimately means that you’ll get more organic search traffic. Second, really great, helpful articles might end up earning inbound links from other websites. These links not only help that particular article rank in search engines, but also help strengthen the overall SEO of your domain.

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  • Think of blog articles as investments in the long-term success of your website. The more you write, the more chances you’ll have for great conversations and tons of traffic. Not sure what to write about? Here’s a list of brainstorming tactics from Copyblogger, or you might try a tool like BuzzSumo to see what topics are popular in your industry.
  • Spend time writing a great title. The best copywriters agree: You should spend half of the entire time it takes to write a piece of persuasive content on the headline. 8 out of 10 people will read your headline, while only 2 out of 10 will read the entire article. A powerful headline ensure more people will continue reading the article.

“Your advantage in attracting new visitors is that you’re an expert and an authority in your field.”

Guest Post – Find one of the top publications in your field and send them an idea for a post, along with an introduction to your business and bona fides. Posting on someone else’s site will get your business in front of a new audience and in many cases, you’ll get an inbound link to your website. The important thing to remember: You shouldn’t guest post for the sake of earning inbound links. Write guest posts because you have something genuinely useful that you want to share with a larger audience.

Webinars – Webinars provide educational content to help your potential customers identify and solve their most common problems. Webinars often require registration which is an easy way to capture contact information and prospective leads.

Videos – You might think video production is too expensive for you to get into, but that’s not necessarily the case. As this guide from Wistia shows (or this one about shooting a high quality video on your iPhone), you can do video on a shoestring budget. When it comes to explaining complicated topics, videos can be much easier for your audience to digest than a dense blog article. They can also give you much-needed face time in front your prospects and clients, helping you build a stronger rapport with them.

  • A common misconception is that simply placing a video on a page will help that page rank better in search results—but this isn’t actually the case. Videos don’t have a direct impact on rankings, but they can help in indirect ways. As an inherently more shareable content medium, they can help you earn inbound links more often. And the higher level of engagement they encourage from website visitors can be a signal to search engines that your site providing a lot of valuable information.

Case Studies – These are specific examples of how your clients have directly benefited from your product or service. If possible, use exact data on how they benefitted. For example, if their revenue increased because of your service, add that information to the case study. Having a section on your website dedicated to case studies can help push those prospects who are on the edge of becoming new clients.

« Once you’ve produced a bunch of great content, don’t just let it sit there. You can reach a wider audience through promotion and outreach. »

Outreach – Don’t be afraid to link out to other resources in your content. When you do, send a message to the author of that resource letting them know you mentioned their work. Bloggers love getting this kind of exposure and will often times share your content with their followers on social media as a thank you.

Tools

  • BuzzSumo – Find popular topics
  • Wistia – Host your videos
  • DivvyHQ – Organize your content calendar
  • PowToon – Quickly create animated videos
  • Contently – Get connected with high quality freelance writers

STEP 2: SOCIAL MEDIA

CONNECT WITH YOUR AUDIENCE

Every social media network provides businesses with a profile. These profiles or « channels » are like free pieces of real estate for your business presence. Claim them now!

First, let’s look at basic rules to follow on all social networks:

Make sure your profile design is fresh, clean and up to date. Every once in a while, social networks will change their profile design requirements which can make your old banner and logo images appear pixelated or partial cropped. Keep an eye for notifications about these layout changes and make sure you prepare for them in advance.

Don’t be overly self-promotional. The social web is a place where people try to help each other—and entertain each other. Start your social sharing by posting content that your audience will actually find useful, like an article from your blog or another industry leader. The majority of your posts should be helpful to your fans and followers—with an occasional promo pushed in.

Always be writing. Content is what drives internet marketing. If your blog is empty or isn’t updated on a regular basis, you won’t have much to share on social media.

Create and post content worth sharing. While we’re discussing content, make sure that the content you write is actually something your audience will want to read and potentially share with their colleagues. Don’t just spin content that’s already been rehashed hundreds of times – write about your personal thoughts on current events in your industry or cover a topic that hasn’t received much discussion yet.

Add sharing buttons on your blog articles. Tools like AddThis make it easy to include sharing buttons on your content. Make is easy for your readers to share it on their favorite social networks.

addthis sharing buttons

Know which social networks fit your business. With a hot new social network popping up every couple months, does that mean you need to be joining all of them? Definitely not. Make sure the social networks you participate in fit your industry. Empty profiles look bad, so only join networks that you actually plan to use on a regular basis.

“Content is what drives Internet marketing.”

How to get the most out of your social profiles

Now that we’ve got the basics covered, let’s look at how you can leverage each of the largest social networks to gain fans, followers, and customers.

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Facebook

Getting a “like” on Facebook helps to grow your audience. Users who « like » your page can see your business’ posts in their newsfeed, but with users’ newsfeeds becoming increasingly crowded, you need to get maximum mileage from these posts with unique, appealing content. The result? Your post’s popularity can be rewarded with a higher visibility.

Here are important things to know about Facebook:

    • Visual content rules Facebook. A great image can take an uninteresting post and make it super shareable.
    • Make sure Open Graph attributes have been applied to your website. These snippets of HTML tell Facebook what image and text to include when a page or article on your site is shared.
    • Use Facebook’s ad platform to drive paid traffic to your website and landing pages. Depending on your industry, Facebook ads can be a great way to put your company in front of thousands of highly qualified people. Follow this guide to get started.
    • Target your ads with Custom Audiences. Facebook allows you to build ad audiences that are unique to your business. For example, you could set an ad to target a Custom Audience of only people that have already visited your website.

facebook custom audience

For the experts: If you’ve already had some success with Facebook ads, consider learning to use the Power Editor which gives you much more control audiences and ad variations.

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Twitter

Twitter is a neverending stream of short, punchy headlines. To get attention, your headlines need to be the punchiest—and also link to additional content on your website to drive traffic.

Here are key ways to use Twitter to your advantage:

    • Keep a running bank of enticing Twitter headlines, collecting ideas whenever inspiration strikes.
    • If applicable, add Twitter Card meta data to your blog articles. Similar to Facebook’s Open Graph data (although not as widely used), these HTML snippets tell Twitter how your page should be displayed when it is linked to in a tweet.
    • Include #hashtags on your tweets. Hashtags are used to link together posts regarding ongoing conversations about a specific topic. You can use a tool like hashtagify.me to see the most popular hashtags on Twitter. If one is relevant to your industry, jump into the conversation.
  • Interact with influencers in your industry. Followerwonk is a great tool that allows you to search profiles based on topics, then see how influential each of those users are. Building relationships with influencers can not only help you gain notoriety on Twitter, but can also help your business in unexpected ways.
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Linkedin

With the addition of a publishing platform functionality, LinkedIn is now a content creator’s paradise, with an open feel and content-centricity.

Here are some ways to utilize LinkedIn:

  • Connect with all of your professional contacts. LinkedIn is the go-to social network for all business relationships. Don’t be afraid to connect with people you worked with at previous jobs or projects or even fellow alumni from your university.
  • Participate in a LinkedIn Group discussion. LinkedIn Groups are a great way to connect with like-minded individuals. Make sure you find a group that isn’t so large that you’ll get drowned out in the noise but also one that isn’t so small that it won’t have an impact on your potential traffic gains.
  • Create a LinkedIn Group. If you can find an existing group that fits your niche, don’t be afraid to start your own! Reach out to your connections and see if they’d like to join your new group.
  • Write articles for LinkedIn Pulse. Pulse is LinkedIn’s publishing platform which is open to all LinkedIn users. Think of it as guest blogging but with a potential audience of millions. Make sure you post helpful, valuable and unique articles that are specific to your field.
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Google+

Google+ is Google’s social network, which helps Google capture important demographic information.

Here are tips for using Google+:

    • Complete your profile, and if you’re a local business, make sure you verify your location with Google. In order to do this, Google will need to mail a postcard to your business’s address with a PIN on it. You’ll then use that PIN to verify that your address is correct. Unverified businesses are much less likely to appear in local search results.
    • Join a Google+ Community. Similar to LinkedIn Groups, Google+ Communities focus on specific topics or niches. Find one that fits your business and start participating.
    • Host an interview or webinar on Google Hangouts. Hangouts isn’t just a way to chat with your friends. When used correctly, Hangouts can be a great source of content for you. Using ascreencasting tool like Snagit, you can record an entire conversation or presentation on Hangouts to be shared with your audience at a later date. Or if you’d rather have people participate in your webinar live, Hangouts on Air allows you to broadcast your presentation in real time.
  • Connect your website to your Google+ page with therel= »publisher » link attribute. This allows Google to verify your brand on Google+ and make a connection between your profile and your website.

How to improve your time management quickly

How to improve your time mangement quicklyWould you like to know how to improve your time management quickly? Don’t worry; most people are in the same boat. When trying to improve your time management, it is important to remember that there is no one size fits all solution. Each person presents their own unique challenges and if they really want to overcome their most serious time management challenges, they are likely to need more focused help. While the 7 steps below will not solve all time management problems, they will enable you to make steady and consistent improvements to your time management. I am confident that if you implement these 7 steps consistently, along with a regular time management review, you could easily save 1 month of working time per year.

How to improve your time management quickly

The 7 steps discussed below outline a process which can be used repeatedly to consistently improve your time management, allowing you to focus on your most important tasks and improve the quality of your results.

1. Become aware

If you wish to address a problem, you need to raise your awareness of the problem. Having a general idea of how bad things are is useful but if you want to create real and lasting change, you need to understand exactly where your time is going.

To gain an accurate account of how you are spending your time, you need to log your time. This works best with 15 minute increments e.g. upon completion of each task, record on your time log exactly how that each 15 minutes was spent i.e. if a task took 1 hour to complete, it should fill 4 increments on your time sheet.

2. Analyse your data

Once you have gathered sufficient data, at least 2 days but preferably 1 week; you can start to analyse your data to see patterns. Total the amount of time spent on each type of activity e.g. email, meetings, social media, time wasting activities. Once you have your totals, use an excel formula to calculate the percentage of your working time spent on each activity. Now, for each category of task, ask yourself the following:

  • ‘Am I happy with the amount of time that I am spending on this activity?’
  • ‘What percentage of time would I like to be spending on each activity?’

3. Identify tasks which are not necessary

When I work individually with clients, I usually go through their time log, one task at a time, and ask them to justify each task i.e. they must explain to me why the task is necessary. You would be amazed at how often I uncover a task which is being performed for no other reason than it has always been done. These tasks should be the first ones on the chopping block. Another great way to identify these tasks is to ask the following question for each task:

  • What would happen if this task was not completed?

We have been conditioned to think that everything must be done but when we examine each task individually we often find that failure to complete a task will have little or no consequence. I would argue that these tasks are generally not worth your time.

4. Identify the tasks which can be automated

With the advent of the internet, there are now many ways to automate tasks or at least bulk schedule them in advance. For example, with social media, you can use tools such as hootesuite or buffer to schedule in advance, or if you run a wordpress website, you can use a tool called Tweepi to automatically send your blog posts to Twitter e.g. I send a tweet every hour, every day of the week without ever having to type a tweet; this is a massive time saving. Other ways in which you can use automation to save time include:

  • Email autoresponders
  • Templates for commonly used documents
  • IFTTT recipes.

By having repetitive tasks at least partly managed by automation, the amount of time you can save is phenomenal. When I worked in New Zealand, the company for whom I worked used to produce a brand new document for each proposal. It took a great deal of effort for each proposal. Eventually, they started using a template which already contained the design and at least 50% of the content (a lot of content was repeated). This meant that a new proposal could be produced promptly.

5. Identify the tasks which can be delegated or outsourced

As I work alone, I do not have any colleagues to delegate to. Self-employed people often see delegation as an impossibility, for this reason. However, for the self-employed, delegation goes by another name i.e. outsourcing. There are many great websites on the web for outsourcing tasks which you do not enjoy, are not good at, or simply do not have the time to complete.

The site which I use most frequently is Fiverr. On Fiverr, you will find somebody to do just about any task for $5. There are some stupid gigs (that’s what they call the tasks) but there are many extremely useful gigs too. The person who provides the gig can usually do a much better job than you, as this is their area of expertise. You just pay your $5, give them instructions, and you will receive an email to notify when you need to review the finished gig. I have used Fiverr for such tasks as:

  • Logo design
  • Book cover design
  • Banner creation
  • Transcriptions

Any web based self-employed person should familiarise themselves with this site. Other useful sites for outsourcing include:

 6. Make gradual changes

Once you have eliminated, automated and delegated, you now need to focus on changing your working patterns. If you want to improve your time management, you need to take things slowly. Trying to make too many changes at once will result in disaster. Pick 2-3 small changes which will have a positive impact. Implement these changes and once they have been bedded in, make 2-3 more changes. The results will seem slower at first but over a period of time you will improve your time management exponentially, with lasting results.

 7. Right task, right time

Once you have made your initial time management changes, it is time to examine your energy levels and how to make the best use of them. It is important to note that your energy levels do not remain consistent throughout the day. You will experience peaks and troughs. One of the quickest ways to improve your time management is to assign your most important tasks to periods of high energy and your least important and easiest tasks to periods of low energy. This simple practice of switching tasks around will improve your time management by allowing you to complete your most important task quicker and more accurately by giving them your maximum energy.

You can learn excellent strategies to make rapid improvements to your time management in Quick Fixes for Your Productivity.

It is one thing to know how to improve your time management but if you really want to improve your time management, you will need to commit yourself to never ending improvement. The 7 steps, outlined above, will help you to make significant improvements to your time management but unless they are implemented regularly and applied with enthusiasm, the rewards will be short-lasting and you will soon slip back into your old ways.  An understanding of how to improve your time management is perhaps the most sought after information in the personal development, performance and stress management fields. The steps outlined above will not solve every problem but, if used properly, they will enable you to make giant strides forward. They will also enable you to identify areas which need more focused attention.

Image credit: Aleksandar Momirovic

WHY GOING OUTDOORS MAKES YOU SMARTER, STRONGER, AND MORE SPIRITUAL

3 Life-Changing Benefits of Nature You Can’t Afford to Miss

Whether we’re in our homes, in our cars, or in our offices, we spend most of our days removed from nature—and it’s not good for us.

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Courtesy of iStock/lzf

I just returned from a fishing trip on the Big Horn River in Montana, and I’m on sabbatical right now in Maine. I live outside Nashville, Tennessee, and one thing we have in abundance is trees. But Maine has us beat. There are 22 billion trees here—almost 17,000 per person.

We all know about the environmental benefits trees and other plants provide. But how often do you take advantage of the mental, physical, and spiritual benefits we get from nature?

According to one article I recently read, “people today spend up to 25 percent less time enjoying nature than people did just 20 years ago.” Why does that matter? Because every day sheds new light on the benefits of being close to nature, and what we’re missing by staying indoors.

“We are influenced by our environment in ways that we are not aware of,” researcher Netta Weinstein says. In fact, experiencing nature can improve our minds, rejuvenate our bodies, and restore our spirits.

What Nature Does for Your Mind

Taking a break from the busyness of life to engage with nature, even for a few minutes, can bring big positive effects for our mental stamina and cognitive performance.

In one study, people performing memory and attention tests upped their scores by 20 percent after walking through an arboretum. Walking down a busy street, by comparison, offered no such benefit.

The time doesn’t have to be long. Short “micro-breaks” with nature, even just looking at pictures, has discernible benefits for our minds.

But long, immersive stretches in nature offer big benefits for our creativity and problem-solving skills. After spending four days in the wild, disconnected from any sort of digital technology, students performed 50 percent better on a problem-solving test. “Our results demonstrate that there is a cognitive advantage to be realized if we spend time immersed in a natural setting,” said researchers.

This is one of the things I love about my sabbatical time. I can feel my creativity welling up the longer I’m in the woods or by a stream.

And the positive mental effects don’t stop at brainy stuff like focus, creativity, and problem-solving. Nature improves our mood, generosity, and a lot more.

What Nature Does for Your Body

Spending time in nature is a great way to find physical rejuvenation. I always feel relaxed when I’m unplugged and outdoors.

It turns out the reason is that nature is a stress killer, which offers a cascade of other benefits, including:

  • Rejuvenated physical energy
  • Faster physical recovery
  • Reduced anxiety
  • Reduced muscle tension
  • Decreased stress hormones
  • Heightened immunity
  • Lower heart rate
  • Decreased blood pressure
  • Better cholesterol

Many of these benefits rebound to our mental health, of course, forming a virtuous circle.

We can look at these benefits like optional add-ons or upgrades to our lives. But the truth is they’re normative. We’re hardwired to spend time relaxing and resting, especially in natural environments.

Our locked-away, always-on, never-disconnecting way of living robs us of the rejuvenation God intended us to regularly experience.

What Nature Does for Your Spirit

To me, this is the most important. God created humans in the wild and placed us in a garden. We’re meant to live a substantial portion of our lives outdoors—and it’s a unique place to experience our Creator and restore our spirits.

The Bible says that nature speaks to us of God’s character and His attributes. Spending time in nature gives us a chance to slow down and notice what it’s communicating.

I’ve said this before, but God made us human beings, not human doings. You would never know it, looking at modern man. So much of our life is defined by our churning and turning through endless tasks and assignments. We’re so busy, we hardly take time to slow down and notice our hearts, notice God.

A long hike, fishing, wandering through a garden, walking along a stream—these activities let us disconnect from the crazy and get reconnected to our hearts.

Nature is God’s reset button for our minds, bodies, and spirits. If you’re spending all day indoors, you’re missing the restorative power of nature.

You don’t have to start with a sabbatical or weeks away from the office. You can start with a stroll. Just walking through the trees or napping in a park will help you realign, restore, and rejuvenate.

Question: How much time do you spend outdoors each week? What would it take to increase that? Share your answer on , , or .