Category Archives: Changement

Transformation digitale des entreprises et digitaux natifs

Cette transformation digitale dont nous avons défini les grandes lignes ne consiste pas à poser un outil nouveau sur un modèle ancien. Il s’agit bien d’une transformation profonde de la Société et donc des entreprises.

J’ai eu récemment des échanges fructueux avec des étudiants qui réfléchissaient sur ce que devra être « l’acheteur numérique » de demain. Le point de départ de la discussion porte systématiquement sur les outils avec cette question : comment l’acheteur va-t-il pouvoir améliorer ses pratiques au sein des entreprises avec ce que nous offre la technologie aujourd’hui ?

Et puis, petit à petit, en tirant les ficelles et en leur faisant quelques remarques, ils se rendent compte que « l’acheteur numérique » aura certes de nouveaux outils mais qu’avant tout il évoluera dans un monde où les repères auront complètement changé. Que devient l’acte d’achat dans un monde où le collaboratif n’est plus anecdotique, dans un monde où le troc devient une réalité ou bien encore dans un monde où l’open se développe ? L’acheteur numérique sera la personne qui devra savoir évoluer dans cette réalité !

Cet exemple est duplicable pour tous les métiers de l’entreprise.

Un changement culturel important

Il s’agit donc bien d’un changement culturel important. Il va falloir développer des nouvelles façons de penser ses produits, ses services mais aussi son organisation interne. Cette démarche sera à mener autant en externe, vis à vis de ses clients qu’en interne, vis à vis de ses collaborateurs. L’expérience client sera bonne si l’expérience collaborateur l’est aussi. Prenons l’exemple de l’open innovation : le Gartner annonce qu’en B to C, 75% de l’innovation se fera dans les années à venir, avec une implication très forte des clients. Il va donc s’agir de faire interagir les collaborateurs et les clients dans une démarche collaborative.

La grande problématique qui se pose aux dirigeants est de comprendre comment l’entreprise va réussir à faire évoluer chacune de ses activités ensemble.

Pour réussir cela, il n’y a rien d’incrémental, c’est bien une transformation qu’il faut mener. La ligne principale à suivre est très pragmatique, elle consiste à s’attaquer à des problèmes afin de les résoudre en avançant de manière agile en étant curieux,créatif. L’engagement de chacun doit être fort et c’est en réseau – en écosystème que l’on doit avancer avec comme constante : la reconnaissance du droit à l’erreur. Ce dernier point n’est pas dans notre culture latine mais c’est indispensable pour libérer la capacité à entreprendre et les apprentissages suite à ses erreurs sont un gage de performance. Cette transformation touchera chacune des fonctions de l’entreprise du haut en bas de la hiérarchie. D’ailleurs une des conséquences de cette transformation sera de rendre les entreprises horizontales de façon à pouvoir mieux se positionner sur la nouvelle chaine de valeur que le client a… du fait de la transformation digitale.

Digitaux natifs, dirigeants qui est le leader de la transformation digitale ?

C’est dans le contexte que nous venons de décrire que les « digitaux natifs » qui savent comme la plupart des jeunes de tout temps, utiliser à fond ce que l’époque leur offre, pourront participer pleinement à la transformation digitale des entreprises.

Il est inquiétant pour les entreprises de constater comme ces « digitaux natifs » se comportent différemment selon le contexte : ils peuvent être disrupteurs dans un contexte de startups et se focaliser sur des enjeux d’intégration quand ils rejoignent des entreprises « classiques ».

Carine Dartiguepeyrou présentera le 10 septembre 2015, les résultats des travaux qu’elle a menés dans le cadre de la Chaire GEM-Orange « Digital Natives » à l’occasion d’un Jeudi de l’Entreprise Digitale de l’EMSI exceptionnel.

Force est de constater que ce ne sont pas les jeunes générations qui créent les dynamiques de transformation dans les entreprises existantes. Par contre, si ces dynamiques sont lancées, ces digitaux natifs pourront amplifier ces démarches de transformation.

C’est donc bien aux dirigeants qui commencent d’ailleurs à être des digitaux natifs, de porter ce chantier et de créer dans chacune de leurs entreprises les capacités à se disrupter soi-même.

Managers, pour obtenir plus de vos salariés, laissez-les travailler chez eux!

Les managers ont peur de sauter le pas. Il suffit pourtant de suivre quelques règles pour que le télétravail devienne une véritable source de productivité pour les entreprises.

On estime à 9% la part des salariés télétravailleurs en France.

On estime à 9% la part des salariés télétravailleurs en France.

Ne pas perdre de temps dans les transports, déjeuner avec les enfants, couper l’après-midi par une sieste ou un jogging… Vos salariés en rêvent. Les cadres français sont 71% à souhaiter télétravailler (1). Mais ils disent être freinés par le manque de confiance des managers. Pourtant, l’entreprise a tout à gagner à répondre à cette aspiration.

En télé-travaillant, on est 22% plus productif (2), car moins stressé et plus reposé. La pratique permet de réduire l’absentéisme… mais aussi le présentéisme, le fléau des salariés qui se forcent à rester au bureau pour prouver visuellement leur activité. Ce comportement, pourtant, coûte entre 13,7 et 24,9 milliards d’euros par an aux entreprises (3).

Pour inverser la tendance, voici les conseils de Laetitia Génot, du cabinet de conseil Kurt Salmon.

Apprenez à faire confiance

La clé du télétravail, c’est la confiance. « Il faut repenser le management et fonctionner par objectifs, explique Laetitia Génot. Le collaborateur s’organise comme il veut, et on fait un point à son retour au bureau ». Oubliez donc le flicage, détendez-vous et contemplez le résultat.

Gardez les équipes soudées

Attention, le télétravail doit tout de même être cadré. « Le salarié doit être disponible la journée, et on conseille d’autoriser deux jours maximum à la maison », explique Laétita Génot. Des périodes « d’absence » prolongées peuvent conduire le salarié à perdre conscience que son bureau et ses collègues forment son environnement de travail naturel. La spécialiste recommande d’instituer une journée sans télétravail pour que tout le monde se retrouve.

Autre règle: ne pas faire de favoritisme. « Chacun doit avoir le droit de télé-travailler, mais ce droit peut être retiré à tout moment : si les objectifs ne sont pas maintenus ou en cas de pics d’activité « . Le télétravail doit s’adapter aux besoins de l’entreprise et non l’inverse.

Des outils pour rendre le télétravail efficace

Les équipes qui travaillent en ligne sont tout aussi efficaces que celles qui se voient physiquement. Encore faut-il leur en donner les moyens. Messageries instantanées, calendriers partagés, logiciels de visioconférence, outils de création simultanée par les salariés, cloud… Des tas d’outils sont à votre disposition.

Identifiez vos besoins et mettez en place les solutions avant de vous lancer. Et surtout, fournissez aux salariés le matériel qui leur est nécessaire (postes de travail, téléphonie et de solutions d’impressions). Du vrai matériel. Certaines entreprises jouent avec les limites de l’obligation légale pour fournir des ordinateurs portables peu performants ou un accès Wi-Fi très limité. Pas idéal pour la motivation. Les entreprises ont intérêt miser sur le télétravail, mais elles doivent réellement investir pour en tirer des bénéfices.

(1) Etude Odoxa et Syntec Numérique, Mars 2015

(2) Etude Greenworking de 2012

(3) Surexploitation d’études par Matthieu Poirot, fondateur du cabinet Midori Consulting

rédigé par Ingrid Falquy (Creafeed)

16 Reasons People Don’t Listen When You Speak

  1. Trop de paroles. Vous aboyez sans cesse comme un petit roquet.
  2. Ignorance. Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Les leaders confus entrainent leurs organisations vers la confusion.
  3. daydreamingDanse. Vous n’en venez pas au fait, vous dansez autour du sujet. Les esprits errent quand vos paroles errent.
  4. Pas de suivi jusqu’au bout. Vous avez des antécédents de ne pas mener des projets à terme.
  5. Aucun objectif ou but plus élevé.Manque de sens.
  6. Aucun appel à l’action. Personne ne sait ce que vous voulez si vous ne le savez pas vous-même.
  7. Déconnexion dans les valeurs. Ce qui vous importe ne compte pas pour elles.
  8. Plaintif mais sans solution ni action. Ne vous plaignez pas si vous ne prévoyez pas d’agir, jamais.
  9. Aucune fermeté ni résolution. Vous ne croyez pas en ce que vous dites.
  10. Drame. Vous avez hurlé « le ciel nous tombe sur la tête » quand ce n’était pas le cas.
  11. SONY DSC

    Parler avant d’écouter ou sanspréparation.

  12. Aucune passion. Vous ne vous souciez pas de ce que vous dites. Si cela vous est égal, arrêtez immédiatement de parler.
  13. Aucun amour. Vous ne vous souciez pas des personnes auxquelles vous parlez.
  14. Vous ne prenez pas les autres au sérieux. Attendez-vous à ce que vos mots ne les touchent pas quand les leurs ne vous importent pas. Prenez les autres au sérieux si vous attendez qu’ils vous prennent au sérieux.
  15. Tout cela vous concerne vous et pas eux. Vous êtes d’un mortel ennui égocentrique. Commencez par eux, pas par vous.
  16. Déconnexion. Vous êtes juste sorti de votre tour d’ivoire pour adresser les masses.

Ne vous attendez pas à des réponses enthousiastes à des messages ambigus.

Donnez votre ressenti et commentaires sur ce billet:

  1. Laquelle des raisons pour lesquelles les gens n’écoutent pas est la plus dévastatrice ?
  2. Comment des leaders à succès parlent-ils pour que les gens les écoutent ?

Les PME, acteurs clefs de la reprise aux yeux des Français

LÉA SURUGUELES ECHOS

Près de 9 Français sur 10 ont une « bonne opinion » des PME. Voilà ce que révèle une récente étude, « Les Français et les PME », menée pour la société de gestion Entrepreneur Venture. L’objectif : comprendre comment ces entreprises sont perçues, pour mieux les accompagner.

Parmi les qualités des PME souvent citées par les personnes interrogées figurent leur dynamisme ainsi que leur capacité à innover et à embaucher. Les Français sont ainsi près de 60 % à estimer que les PME sont les entreprises qui participent le plus à la reprise économique du pays.

« Nous étions confiants, mais avons été agréablement surpris par l’ampleur des résultats. On commence enfin à vraiment parler des PME, à s’y intéresser et à se rendre compte de leur importance pour l’économie. Cela se ressent dans cette étude », estime Frédéric Zablocki, le directeur général d’Entrepreneur Venture.

La surprise, c’est notamment la réponse donnée par les parents, lorsqu’on leur demande le choix de carrière que ceux-ci feraient pour leurs enfants. En effet, si les grandes entreprises restent synonymes de stabilité et de sécurité, seuls 18 % des parents estiment qu’elles constitueraient un employeur idéal. En revanche, jusqu’à 37 % d’entre eux souhaiteraient voir leurs enfants obtenir un poste au sein d’une PME. Ces dernières devancent les TPE (11 %), considérées comme plus fragiles, ou encore la fonction publique (19 %).

Les PME représentent aujourd’hui plus de 48 % de l’emploi salarié en France. Elles sont avant tout perçues comme génératrices d’emplois et de richesses par plus de la moitié des personnes sondées. Elles jouissent également d’une image plus « humaine » que les grandes entreprises et sont souvent considérées comme mieux à même de garantir l’épanouissement personnel des salariés. « Dans les grandes entreprises, le travail individuel, au sein du groupe, n’est pas toujours assez valorisé. Dans une PME, le dialogue social est plus ouvert, l’individu est écouté. Cela peut expliquer pourquoi les petites entreprises attirent autant aujourd’hui », explique Frédéric Zablocki.

Un soutien insuffisant des pouvoirs publics

Autre résultat marquant, les Français sont très nombreux à estimer que le soutien accordé par le gouvernement aux PME n’est pas suffisant. Près de 70 % pensent ainsi que la politique menée par l’Etat ne joue pas en faveur du développement de ces entreprises. 18 % d’entre eux se montrent même encore plus négatifs, estimant que la politique économique actuelle ne « favorise pas du tout » la croissance des petites et moyennes entreprises.

« Le gouvernement ne dispose pas d’une vraie expérience des PME, il ne connaît pas leurs besoins. L’important aujourd’hui serait donc de mieux les écouter, pour mieux comprendre leurs problématiques », estime le DG d’Entrepreneur Venture. La réorientation de l’épargne vers les petites et moyennes entreprises,et la simplification des normes font, selon lui, partie des priorités qui mériteraient d’être débattues.

En montrant l’intérêt des Français pour les PME, l’étude rappelle que ces petites et moyennes structures sont des acteurs économiques incontournables, et qu’elles représentent de vraies perspectives d’emploi pour nombre d’entre eux.

C’est pourquoi Entrepreneur Venture prévoit de publier de nouveaux résultats sur le sujet chaque année. Avec l’idée d’analyser sur le long terme comment la perception des PME et leur poids dans l’économie évoluent, et d’engager ainsi la discussion sur la façon dont elles peuvent être mieux soutenues et accompagnées par l’Etat.

Le cahier de vacances digital (pour les non digital natives)

Chronique de Pierre Guimard Keley Consulting

L’obstacle clé à la transformation digitale, est la méconnaissance du sujet.Parler du digital sans l’expérimenter, c’est comme parler de navigation sans jamais sortir en mer. Profitons de l’été pour se mettre à jour…

Explorer le digital social

Les médias sociaux représentent une part croissante du cerveau disponible. Si tout le monde connait Facebook ou Twitter, il est intéressant de noter que la sociabilité digitale a largement migré vers les applications. A tester : Whatsapp (racheté par Facebook), Line (très développé en Asie), Snapchat (partage de vidéos instantanées), Vine (partage de vidéos courtes) et bien évidemment Tinder (pour les célibataires).

Commencer un blog

Ouvrir un blog personnel est un excellent moyen de faire le tour du digital, de façon concrète. On peut utiliser une plateforme comme WordPress qui permet de créer un blog en quelques minutes. De nombreux hébergeurs proposent cette fonctionnalité.

Apprendre à coder

Apprendre à coder est à la mode et semble faire partie des ‘humanités’ modernes. Dans les faits, rares sont ceux qui s’y mettent. Des sites comme codeschool, codeacadedemy (gratuit) sont facilement accessibles. Teamtreehouse propose un programme bien structuré sur toutes les compétences nécessaires à la création d’un site web : CSS, HTML, graphisme. Autre recommandation : suivre un cours sur Ruby On Rails, l’un des frameworks les plus prometteurs du moment.

Comprendre les fondamentaux du web analytics

Difficile de comprendre le web sans avoir une minimum de connaissances des indicateurs spécifiques du web. Si vous avez ouvert votre blog, installer Google Analytics vous permettra de mettre le pied à l’étrier. Des tutoriels vidéo très bien faits existent en ligne.  Idéal pour suivre le trafic du blog que vous aurez créé (voir plus haut).

Tester le web collaboratif

Souvent à tors considéré un rêve de techno-hippies, le collaboratif commence à peser lourd économiquement. Bablacar représente déjà l’équivalent de plusieurs rames de TGV, et sa croissance est exponentielle. Le collaboratif touche maintenant la location de voiture (Drivy), l’hôtellerie (Airbnb, parfait pour les vacances), la restauration (voulezvousdiner), l’échange de parking (mobypark), l’entraide (frizbiz), et bien d’autres choses encore…

Lire utile

La littérature est abondante mais si l’on ne devait en citer que 3 : second machine age, the innovator’s method, Creativity Inc. … Aussi passionnant  (ou presque) que le classique polar de l’été et idéal pour faire le plein d’idées pour la rentrée.

La mauvaise habitude qui amoindrit l’efficacité des leaders

Si vous voulez réussir en tant que leader, mieux vaut éviter certains comportements qui vous feront passer pour peu efficace.

Quand vous faites une erreur au travail, il est toujours tentant de se dédouaner en rejetant la faute sur quelqu’un d’autre ou en expliquant comment des facteurs hors de votre contrôle ont contribué à votre échec.

Les chercheurs affirment que les leaders qui agissent de la sorte sont perçus comme moins efficaces que ceux qui reconnaissent leurs torts et cherchent des moyens de s’améliorer. Un tel comportement est la preuve d’une attitude défensive. Un manager sur la défensive aura en effet tendance à être fermé à toute remise en question ou critique.

Selon les chercheurs du Teachers College de l’université de Columbia et du Center for Creative Leadership, une attitude défensive va à l’encontre de la « capacité de raisonnement ». Selon eux, la capacité de raisonnement est l’état d’esprit qui permet aux personnes de s’imposer en tant que leader et d’assumer les problèmes auxquels doit faire face leur entreprise.

La capacité de raisonnement inclut des pratiques comme l’autoévaluation, la remise en cause du statu quo, l’intégration rapide de nouvelles compétences ou la prise en charge de projets dont le succès n’est pas garanti. Les études ont montré que les cadres disposant de cette capacité de raisonnement réussissaient mieux (ils étaient mieux payés et mieux évalués par leur employeur).

Une attitude défensive entrave la capacité de raisonnement et le succès

A l’inverse, une attitude défensive entrave la capacité de raisonnement et le succès des leaders. Les chercheurs ont analysé les retours reçus par 134 leaders de la part de leurs supérieurs. Ils ont découvert que ceux qui avaient une attitude défensive étaient considérés comme moins efficaces en termes d’évaluation de soi, de communication, d’adaptabilité et de capacité à remplir des objectifs. Ainsi, les managers ont tout intérêt à concilier dynamisme et remise en cause.

De la même manière, en ce qui concerne les traits de caractère valorisés par les pairs et les collaborateurs, les données ont montré que les leaders qui cherchent à avoir des retours sur leurs actions et essayent d’apprendre de leurs expériences (un comportement que les chercheurs appellent « réfléchi ») sont généralement considérés comme plus efficaces en termes de gestion d’équipe et de conduite du changement.

Mais comment quitter cette attitude défensive et cultiver un comportement réflexif dans sa méthode de management ? Les chercheurs recommandent de résister à la tentation de répondre immédiatement à un commentaire. Ainsi, vous restez ouvert à toute possibilité d’amélioration même si cette situation ne vous met pas à l’aise. Et en ce qui concerne le comportement réflexif, les chercheurs suggèrent de se tenir au courant des projets récents qui concernent votre secteur d’activité. Il est nécessaire de se demander régulièrement ce qui s’est passé, pourquoi cela s’est passé et ce qui peut être fait pour assurer un succès futur.

Article de Shana Lebowitz. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : The bad habit that makes leaders less effective

A New Class Of Worker Could Fix The On-Demand Economy

The rise of the ondemand economy has presented difficult questions for both employers and employees. It’s not uncommon to see stories about the series of legal and regulatory challenges Uber is facing. Through all of these legal and moral difficulties, the debate remains the same: Should contractors be considered employees or is the solution to create a third classification of worker?

What would a new classification of worker mean for the ondemand economy in general? I’m supportive of finding a way to ensure that contractors have the same worker protection as employees, and that withholdings like FICA, Medicare, workers comp and others are properly addressed so they don’t become a cost that society must bear.

Any new law passed regarding this topic has the potential for a drastic and severe impact onthe ondemand economy. Requiring 1099 contractors be considered part-time employeeswould create disproportionately high costs for ondemand companies, because no individual company can pay for a full set of benefits based on only a few hours worked.

Furthermore, for each new state in which a company has an employee, a significant workload crops up due to unique laws and withholding and filing requirements.

One of the keys to addressing benefits and protections for ondemand workers is to find a way to differentiate between 1099 contractors who are actually “businesses-with-employees” (i.e., employees for whom they are withholding and filing the full gamut of payroll deductions and protections) and those who are “individuals.”

For this differentiating process to work, there must be a way for companies in theondemand space to continue to pay vendors who are businesses-with-employee entities without additional deductions, because those vendors are already implementing employer-related deductions. But for truly individual contractors, a standardized system of withholding funds for worker benefits could improve the lives of workers without crushing the companies for which they work.

Rather than create a new class of worker, efforts should focus on enabling individual contractors to earn benefits on a prorated basis. The real crux of the problem is that for most benefits in question (e.g., health care, paid time off, etc.), there is currently no way to add these services on an hourly basis.

If benefits can be earned based on an hourly withholding, with a simple nationally standardized implementation, negative impact on the ondemand industry can be minimized and the benefits to this emerging category of contractor can be maximized.

My ondemand company works with thousands of independent lawn-care contractors across the U.S., and is comprised of half businesses-with-employees and half independent contractors. Our businesses-with-employees contractors already have general liability insurance and workers comp for their employees, but many individual contractors came to us without those protections in place.

We found a way to offer general liability and accidental occupational insurance (similar to workers comp) to independent contractors on a per-job basis, with a small withholding to pay for the benefits. This type of approach — covering benefits for the truly individual contractor with a per-job or per-hour withholding — is a way to level the playing field and giveondemand workers a way to earn benefits and protections without disrupting the emergingondemand economy.

The worker classification for addressing these issues already exists:  the 1099 independent contractor. Whether or not a new worker class is created, the eventual solution should address the issue at the heart of the matter — enabling ondemand workers to earn benefits by the hour, with a standardized hourly pro-rata withholding that all ondemand companies can implement equally.

Aberkane – Et si on imprimait des connaissances dans le cerveau

La stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS) pourrait permettre, en stimulant les bons neurones, d’accélérer drastiquement l’apprentissage.

Étude du cerveau au centre de recherche sur la conscience de Genève, en Suisse (photo d'illustration).
Étude du cerveau au centre de recherche sur la conscience de Genève, en Suisse (photo d’illustration).AFP©AMELIE-BENOIST

Les Français sont de plus en plus engagés dans la consommation responsable

Des oeufs bio, catégorie la plus consommée dans les produits bio, provenant d'un mode de production fermier. En hausse constante ces dernières années, le marché de la consommation responsable séduit de plus en plus de Français. Une étude menée par l’Observatoire de la consommation responsable dévoile leur l’appétence pour les oeufs bio, le covoiturage ou les énergies renouvelables.

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Alimentation bio, commerce équitable, financement participatif… la consommation responsable touche de plus en plus de monde. À l’appui, un rapport mené par l’Observatoire qui y est dédié montre que les Français sont sensibles aux problématiques de la limitation des ressources et de la qualité de vie collective. Si les pompes à chaleur et l’emploi des transports en commun ont moins eu la cote en 2014 que l’année précédente, la production d’énergie via les éoliennes ou l’achat de biodiesel fait aujourd’hui partie intégrante des modes de consommation des Français. Retour sur ce vaste marché en quelques chiffres.

• 16% de croissance

Le commerce équitable poursuit sa croissance avec 16% de progression en 2014. Café, sucre, riz… les aliments soutiennent largement ce secteur évalué à 499 millions d’euros tout confondu l’année dernière

Les produits équitables sont principalement présents dans les grandes surfaces, avec près de 40% du chiffre d’affaires du secteur issu de la vente en grande distribution.

• 1,1 million d’hectares

Voici la totalité des surfaces cultivées en bio. Avec une croissance de 10% entre 2013 et 2014, le marché du bio est en très bonne santé.

Près de 9 Français sur 10 ont consommé au moins une fois des produits issus de l’agriculture biologique, selon un sondage cité dans le rapport. Seuls 12% des personnes sondées déclarent ne jamais y avoir touché, contre 46% en 2003. Un vrai grand écart. L’oeuf est le produit le plus consommé en bio, autrement dit les consommateurs optent pour des oeufs produits en France, selon le mode de production fermier. La vente d’oeufs «conventionnels» a baissé de 3% en volume en 2014, contre une progression de 8% pour le bio. L’eau du robinet est également plus appréciée que les années précédentes: 7 Français sur 10 affirment qu’ils sont satisfaits de sa qualité.

• 16,2 terawatt-heure

Ce chiffre correspond à la production éolienne de l’année passée. Le réseau éolien français se développe doucement: en 2014, il a crû de près de 7%, représentant ainsi 3,7% de la production électrique nationale. À l’origine de cette progression, une simplification du cadre réglementaire qui entoure l’achat d’éolien.

• 1er pays du classement

Champions d’Europe de consommation de biodiesel, les Français. Si la consommation de biocarburants a diminué ces derniers temps à l’échelle européenne, ce recul est en grande partie dû à la chute de la consommation de l’Espagne. Avec sa loi de finances, la France affiche l’objectif le plus ambitieux d’incorporation d’agrocarburants dans les carburants traditionnels, soit 7,7% .

Par ailleurs, les ventes de vélos électriques ont nettement augmenté en 2014, avec 77.500 pièces vendues. Le réseau TER a perdu des voyageurs: leur nombre par kilomètre a diminué de près de 4% entre 2013 et 2014.

• 10 millions

C’est le nombre de membres de BlaBlaCar. Un chiffre qui a doublé entre 2013 et 2014, et qui permet à la plateforme de faire 200% de croissance par an. L’autopartage comme l’Autolib’ s’ajoute aux solutions de mobilité partagée à succès puisque son marché est évalué à 937 millions de dollars dans le monde entier et pourrait atteindre 6,2 milliards de dollars en 2020. Même chose pour le vélopartage. L’année 2014 a vu le réseau Vélib’ consolider son succès.

• Multipliés par 2…

… les fonds récoltés par financement participatif en France entre 2013 et 2014. Via des plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank, 152 millions d’euros ont été collectés en 2014 permettant à une multitude de projets de voir le jour, selon le Baromètre du Crowdfunding 2014. La communauté de contributeurs de ces dons, prêts ou prise de participation a elle aussi doublé en un an pour atteindre 1,3 million de personnes. Six Français sur dix considèrent même ce mode «de financement comme une façon durable et pérenne de financer l’économie», selon les termes du rapport. De quoi encourager les porteurs de projets!