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Ouvrir une franchise : 10 étapes clés

Ouvrir une franchise doit être un projet bien fondé et réfléchi pour qu’il soit bénéfique. Toute la Franchise vous explique le guide à suivre pas à pas.

Pour ouvrir une franchise, généralement l’on compte 10 étapes successives qui prennent dans leur ensemble une moyenne de 18 mois pour être bouclées.

10 étapes clés pour entreprendre en franchiseÉtape 1 : Comprendre la franchise et faire le bilan de votre candidature

Avant de se lancer en franchise il est important d’en connaître la définition et les principes. La franchise est un modèle de développement en réseau qui s’appuie sur un contrat de collaboration entre deux entreprises : un franchiseur et son franchisé.
Il est essentiel dans un second temps de faire le point sur votre projet. L’idée est de cerner au plus près de la réalité possible les freins au projet. Ces freins peuvent être personnels (famille, finances…), mais aussi professionnels (lacunes dans certains domaines). Face à ces freins, le bilan met en avant vos motivations qui se doivent d’être solides notamment pour envisager de vous former, de moins passer de temps en famille, d’engager vos deniers personnels…
Analysez votre profil en profondeur pour cerner vos forces et vos faiblesses.

Étape 2 : Choisir votre futur secteur d’activité

Les activités en franchise sont nombreuses, en effet la franchise s’étend sur tous les domaines : la restauration, l’habitat, l’alimentaire, etc… Sachant que si certains métiers nécessitent un diplôme spécifique, la plupart n’exigent pas de compétences techniques particulières. Le champs est donc libre pour penser à la reconversion. Ceci étant, cette reconversion peut s’envisager dans un secteur connu et maîtrisé, ou au contraire dans un secteur qui est attirant pour le créateur pour des raisons personnelles ou financières. Le budget disponible est également déterminant dans le choix du secteur d’activité.
Toute-La-Franchise couvre plus de 1900 réseaux de franchises, découvrez-les dans l’annuaire des franchises !

Étape 3 : L’étude de marché

Chaque secteur géographique a ses particularités. Pour se donner le maximum de chances de réussite, il convient de savoir avant d’aller plus loin ce qui manque sur votre ville, votre région… Si vous savez déjà quel sera votre secteur d’activité, il est important de savoir quelle est la concurrence sur place. Si vous n’êtes pas spécialement attaché à votre région, vous devrez prendre contact avec les franchiseurs qui entrent dans le champ de votre sélection pour mieux choisir votre future implantation.

Étape 4 : Choisir votre franchiseur

Le choix du franchiseur découle des étapes précédentes. En fonction du secteur d’activité choisi, du budget disponible, des opportunités qui se présentent dans votre secteur géographique, etc, votre choix s’orientera vers quelques franchiseurs sélectionnés. Pour chacun d’eux, vous devez savoir si le concept est pertinent, suffisamment original, suffisamment rentable, et être sûr que le franchisé est bien formé et accompagné. Vous devez confronter le discours officiel du franchiseur par des visites de terrain aux franchisés de l’enseigne. Pour cela, rendez-vous dans les salons spécialisés où vous pourrez directement rencontrer les responsables des franchises qui vous intéressent.

Étape 5 : Le prévisionnel

Le prévisionnel reprend tous les éléments de l’étude de marché et les éléments comptables fournis par le franchiseur au sein du DIP. Plusieurs hypothèses sont émises pour mieux anticiper les difficultés potentielles. L’hypothèse haute est celle qui reste réaliste si tout se passe bien. Elle est posée aux vues des chiffres mis à disposition par le franchiseur. L’hypothèse médiane reprend les mêmes chiffres avec 20 % de moins. L’hypothèse basse retranche 50% sur l’hypothèse haute. Dans l’idéal, l’hypothèse basse doit rester sinon rentable du moins équilibrée c’est-à-dire couvrir les charges de l’exercice (c’est le seuil de rentabilité). Le prévisionnel est au cœur de la stratégie de votre création. Pour le réaliser, il est essentiel de se faire aider par des spécialistes de ce genre d’exercice.

Étape 6 : Boucler votre plan de financement

Sur la base du budget prévisionnel, vous devez connaître le montant minimal nécessaire à l’ouverture de votre franchise. Ce montant est en partie couvert par votre apport personnel, le reste est à aller chercher auprès d’organismes bancaires, mais aussi auprès des dispositifs d’aide pour les créateurs (prêts d’honneur, caution, exonérations de charges, aides de Pôle Emploi…).
Pour avoir toutes les chances de votre côté lors de vos recherches de ressources financières, élaborez un business plan. Vous déterminerez ainsi le retour sur investissement et votre seuil de rentabilité.

Étape 7 : Trouver votre local

La recherche d’un local est un moment crucial pour l’ouverture de votre franchise. Elle débute au plus tôt en parallèle des étapes précédentes mais ne peut réellement être contractualisée qu’après l’étape du budget prévisionnel et du montage du plan de financement. Dans la plupart des cas, la recherche est personnelle. Elle peut toutefois être épaulée par le réseau. Lorsqu’une adresse est trouvée, elle doit recevoir l’assentiment du franchiseur. C’est en effet le franchiseur qui évaluera les qualités et les contraintes du local choisi. Une enquête d’implantation vient entériner ou non, le choix final.

Étape 8 : Choisir votre statut juridique

Selon que vous lancez votre entreprise seul ou avec des associés, selon le montant des investissements consenti aussi, vous devrez choisir un statut en société (SARL, SA, SAS/SASU, SNC). Certaines activités plus légères peuvent également s’envisager sous forme d’entreprise individuelle. Sachant que de votre choix dépend le niveau de protection de votre patrimoine personnel, mieux vaut se faire aider par un expert juridique qui vous conseillera utilement sur les différentes options possibles et leurs conséquences sur votre patrimoine personnel.

Étape 9 : Signer votre contrat de franchise

Contrairement au Document d’Information Précontractuel (DIP) qui fait l’objet d’un encadrement juridique spécifique, la formulation d’un contrat de franchise n’est soumise à aucune réglementation distinctive à un contrat commercial classique. Autrement dit, mis à part les règles de droit commun, les jurisprudences connues et certains textes de droit européen et de droit de la concurrence, le contrat de franchise est de formulation libre. L’étude des clauses parfois pénalisantes doit être réalisée sereinement avec le soutien d’un professionnel spécialisé dans ce type d’exercice.

Étape 10 : Ouvrir votre franchise

Dernière étape, l’ouverture de votre franchise est précédée par la formation initiale d’avant ouverture. Le franchiseur est souvent très présent en amont et en aval de l’ouverture pour permettre au nouveau franchisé de pouvoir envisager sereinement ses premiers pas en franchise. Ainsi, le franchisé sera plus confiant dans sa nouvelle activité car le franchiseur sera là pour le guider, lui donner des conseils pertinents grâce à son expérience et bien faire respecter son concept.

Assumer sa vulnérabilité est une force !

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Inutile de se montrer fort en toutes circonstances pour imposer le respect et l’admiration. Au contraire, reconnaître ses erreurs, demander pardon, demander de l’aide sont des éléments qui prouvent votre authenticité, et vous rendent accessible et plus humain…

On parle de plus en plus de la vulnérabilité comme d’une force. Remarquez qu’on ne dit pas que la faiblesse serait une force (ce qui serait évidemment un non-sens !), mais que reconnaître ses faiblesses et les assumer est une preuve d’humilité et de sagesse, qui s’apparente à une force.En effet, si un dirigeant a suffisamment confiance en lui, pour reconnaître ses faiblesses, c’est qu’il doit être suffisamment fort par ailleurs… non ?Un peu d’étymologieD’ailleurs, à ce propos : savez-vous que « humilité » ne signifie pas « être modeste », mais plutôt : « être soi-même ». « Humilité » vient de la racine « humus » et renvoie plutôt à la notion de fertilité qu’à celle de discrétion. Du coup : être humble c’est reconnaître ses faiblesses, comme ses forces, et ce n’est pas se faire passer pour plus modeste qu’on ne l’est. Donc, à ce titre, affirmer ses forces est tout aussi humble que reconnaître ses points faibles… Une preuve d’authenticité et de profondeurMais pour revenir à la notion de vulnérabilité, un dirigeant qui demande de l’aide, qui reconnaît ses lacunes, ou qui reconnaît ses erreurs, est un dirigeant qui ose être lui-même, qui ne prend pas de postures pour se donner des airs. Il se contente d’être là, avec ses faiblesses et le rayonnement positif de ses points forts, qu’il offre généreusement à ceux qui l’entourent. Ce faisant, il encourage implicitement ses proches à faire la même chose, à être vrai et à se mettre au service d’un objectif commun, plutôt qu’à se préoccuper de leur image et de la défense de leur petite personne.

La vulnérabilité exige d’aller dans la profondeur de soi-même et de la relation à l’autre, parce que pour reconnaître ses erreurs et accepter la proximité réelle avec les autres, sans la barrière du statut et du grade, il faut être capable d’assumer ses émotions et celles des autres. Et là, ça se complique un peu… Se mettre en contact avec ses émotions, les écouter, les laisser se manifester à l’intérieur de soi (qui n’a rien à voir avec les laisser filtrer à l’extérieur en se mettant à pleurer en public ou à manifester ses peurs ou ses colères vis-à-vis des autres) est une démarche peu ordinaire. La plupart du temps, nous compensons par des actions psychologiques diverses, justement pour éviter de ressentir nos résonances émotionnelles. Alors, nous devenons des personnes un peu rigides (et malgré tout : émotives), plus conventionnelles et assez prévisibles, qui nous coupons progressivement des sources de notre vitalité.

Comment faire ?

Mais rassurez-vous, pas besoin d’assister à de nombreux séminaires de développement personnel ou d’entreprendre une psychothérapie pour se mettre à l’écoute de soi-même et de sa vulnérabilité. La bonne nouvelle, c’est que votre équipe est un formidable terrain de développement personnel, et en animer une est une merveilleuse opportunité de travailler sur soi, de se voir, de constater les phénomènes qui manifestent en soi et autour de soi.

Contentez-vous d’apprécier ce qui se joue à l’intérieur de vous-même, d’y prêter attention, au lieu de vous échapper le plus vite possible. Et vous verrez que cette attention en partir dirigée vers vos ressentis, va modifier beaucoup de choses dans votre équipe. Il est ainsi possible, et même nécessaire, de travailler en groupe sur la vulnérabilité de chacun dans un Comité de Direction. C’est même la meilleure façon de développer la puissance de l’équipe ainsi que sa cohésion véritable. Mais, il y a des méthodes pour cela, structurées et sécurisantes…

Se mettre à l’écoute de votre profondeur, c’est se rendre potentiellement vulnérable, mais ce n’est pas réservé qu’aux faibles (qui justement ne sont probablement pas assez « forts » pour y parvenir). Au contraire, c’est une possibilité qui s’offre surtout aux courageux qui n’ont pas froid aux yeux et osent assumer ce qui se joue à l’intérieur. Ce qui est intérieur et intime est doux et tendre, même quand cela procède d’une énergie énorme. D’ailleurs, la vraie force vient toujours de l’intérieur, siège de toutes les ressources profondes.

Assumer votre vulnérabilité, c’est vous relier à votre créativité, à votre énergie d’entreprendre, à votre bonté naturelle visant à créer de la valeur pour les autres. Au contraire, se rigidifier dans une carapace de pseudo force infaillible, c’est se couper de tout : de soi et des autres. C’est s’exiler soi-même, se projeter dans une image factice d’un soi invulnérable, qui n’existe heureusement nulle part et ne trompe donc personne !

Chronique de Paul Devaux

Business Angels : 41,2 millions d’euros investis au capital des startups en 2015

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France Angels, fédération des business angels, édite tous les 6 mois un baromètre sur l’activité de ses membres. Le constat de sa dernière édition est clair : les investissements reprennent après une année 2014 plutôt difficile.

386 opérations de financement auraient été réalisées par les business angels en France, en 2015. C’est en tout cas ce que déclare l’association France Angels dans sa dernière enquête, réalisée auprès de ses 76 réseaux membres. Un chiffre qui représente un total de 41,2 millions d’euros investis par les réseaux de business angels au capital des startups, soit près de 13% de plus qu’un an plus tôt.

Le financement total réalisé dans les entreprises passe quant à lui à 124 millions d’euros grâce aux co-investissements, qui se font naturellement entre réseaux de business angels, mais également avec des investisseurs individuels, des fonds d’amorçage, des fonds régionaux de co-investissement et des banques régionales.

Le digital en tête des secteurs visés

Comme les années précédentes, le digital est le secteur d’activité favori des investisseurs, avec 48% des montants investis ainsi qu’un pourcentage similaire d’entreprises financées. Loin derrière, on retrouve la santé. En 2015, le secteur a attiré 17% des investissements. C’est plus que ceux de l’industrie (13%), de L’énergie, et des cleantech (7%).

Un accompagnement sur le long terme

Si 68% des opérations réalisées par les business angels concernent des premiers tours, l’étude précise que 32% concernent également des refinancements. Un chiffre qui prouve l’implication des réseaux de business angels auprès des entrepreneurs, et de leur croissance.

Des entrepreneurs qui se situent pour la majorité en Ile-de-France. Sur plus de 10 000 dossiers reçus et traités par les réseaux de Business Angels en 2015, 35,8% des investissements ont été réalisés en Ile-de-France. C’est bien plus qu’en Aquitaine, dans le Limousin et le Poitou-Charentes, qui suivent avec 14,1% des investissements réalisés en 2015. D’autres régions sont quant à elles à la traine, comme les Hauts-de-France et la Normandie (3,8%).

infographie business angels

Le droit d’entrée en franchise

Mieux comprendre ce qu’est le droit d’entrée pour s’engager en connaissance de cause

 

Le droit d’entrée, également appelé Redevance Initiale Forfaitaire (RIF), est une particularité de la franchise. Il est réclamé par le franchiseur à tous les nouveaux franchisés en contrepartie du droit d’utiliser son concept, sa marque et sa notoriété, sur une zone d’exclusivité déterminée pour une durée définie par contrat.

Le droit d’entrée est une spécificité de la franchise. Il est réclamé à tous les franchisés dès lors qu’ils signent un contrat de franchise. Le droit d’entrée peut être d’un montant très variable : de 0€ à plus de 50.000€. Il est payable à l’entrée du réseau et lors du renouvellement du contrat.

Droit d’entrée en franchise ?

Le droit d’entrée également appelé Redevance initiale forfaitaire (RIF) vient rémunérer le franchiseur pour tout son travail en amont, de conception et de test de son concept. En quelque sorte, le droit d’entrée en franchise est un retour sur investissement pour le franchiseur. Il est aussi d’une certaine manière un dédommagement que le franchisé paie pour l’exploitation d’une zone d’exclusivité que le franchiseur aurait pu exploiter lui-même.

En effet, lorsqu’un franchiseur crée un concept, il a deux options : soit il exploite son concept sur l’ensemble du territoire en finançant les différents points de vente sur ses fonds propres (c’est le développement en succursale, également appelé commerce intégré), soit il délègue l’exploitation sur des zones particulières à des indépendants (c’est la franchise, le partenariat, la licence de marque, autant de formes développées par le commerce associé). Ce choix d’expansion est stratégique.
Quand une zone est concédée à un indépendant, elle ne peut plus être exploitée par la « maison mère » directement. Il y a donc un manque à gagner pour le franchiseur. Le franchisé paie ce manque à gagner par le droit d’entrée au démarrage et ensuite par les royalties.

L’autre fonction du droit d’entrée est d’aider au financement du développement du réseau dans son ensemble. Sachant que le franchiseur a l’obligation d’assistance envers ses franchisés, mais aussi l’obligation de transmettre son savoir-faire au cours d’une formation initiale et d’innover en permanence pour garder ses offres compétitives profitant à tous, tous ces différents coûts sont répercutés sur chaque franchisé à l’entrée dans le réseau. Le contrat de franchise formalise la concession des droits d’exploitation de la marque en contrepartie du droit d’entrée.

Pourquoi paie-t-on un droit d’entrée ?

Comme nous l’avons vu, le droit d’entrée rémunère le franchiseur de son effort pour la conception, le test dans le cadre d’une unité pilote, et le développement global de son concept. Il finance aussi les frais engendrés par le recrutement des candidats, l’assistance et la formation de chaque franchisé, tout en rémunérant le manque à gagner de l’exploitation du concept sur une zone donnée par un tiers.
Tous ces frais engagés par le franchiseur qui profitent à tous, sont mutualisés et forfaitisés. Chaque franchisé paie donc un droit d’entrée identique dont le montant est fixé par le franchiseur. Ce droit d’entrée formalise par contrat que le franchisé pourra pendant toute la durée de son contrat, utiliser les éléments incorporels que le franchiseur met à sa disposition. Ces droits incorporels, spécificité majeure de la formule de la franchise, sont la marque, la notoriété de la marque et le savoir-faire. Le versement du droit d’entrée formalise aussi la concession d’une zone d’exclusivité d’exploitation pour une durée limitée par contrat et renouvelable. Le droit d’entrée est complété par la suite par les royalties prélevées le plus souvent de façon proportionnelle au chiffre d’affaires tout au long du contrat.

Quand règle-t-on un droit d’entrée ?

Comme son nom de Redevance Initiale Forfaitaire (RIF) peut le laisser supposer, le montant du droit d’entrée est réclamé à l’entrée du franchisé dans le réseau, autrement dit à la signature d’un contrat de franchise. Sachant que le droit d’entrée formalise l’engagement du franchiseur de concéder une zone d’exclusivité particulière, il peut également réclamer tout ou partie du RIF lors de la signature d’un pré-contrat ou contrat de réservation de zone. En aucun cas le franchiseur n’est autorisé à réclamer le montant du droit d’entrée à la remise du Document d’Information Pré-contractuel (DIP). Le franchisé doit avoir le temps de réfléchir sur son engagement pendant le délai légal de réflexion aménagé par la loi Doubin.

Outre la signature du premier contrat de franchise, le droit d’entrée est également réclamé lorsque le franchisé renouvelle son contrat. Le montant réclamé dans ce cas est généralement notablement inférieur à la première fois, puisque le franchisé n’a plus à contribuer au coût de la formation initiale et à l’accompagnement avant ouverture. De même, un droit d’entrée est réclamé lorsqu’un franchisé décide d’ouvrir un second magasin sous la même enseigne, sur une zone d’exclusivité distincte. Là encore, comme dans le cas d’un renouvellement, le montant à acquitter est souvent revu à la baisse, puisque le franchisé a déjà été formé et accompagné préalablement.

Bon à savoir : Le versement du droit d’entrée peut être réalisé en plusieurs échéances. Souvent, le franchiseur partitionne les versements : une partie à la signature du contrat, une partie à l’entrée en formation initiale, et le solde à l’ouverture du point de vente. Un franchiseur qui insiste auprès d’un candidat pour qu’il verse de l’argent au plus tôt et notamment avant la signature du contrat définitif, est à fuir absolument. La signature du contrat doit en effet se faire dans la sérénité et la réflexion. Si le franchiseur est trop pressé, cela veut peut-être dire qu’il est aux abois… Mauvais présage pour la suite du contrat !

Comment se fixe le montant du droit d’entrée en franchise ?

Le montant du droit d’entrée est très variable selon les franchiseurs et les domaines d’activités. Quand certains secteurs (comme l’immobilier par exemple), ne réclament aucun droit d’entrée ou une participation tout juste symbolique à leurs franchisés, d’autres réclament des sommes rondelettes pouvant dépasser les 50.000€. Comment expliquer ce grand écart ?
En fait, les grandes différences de prix découlent avant tout de la politique de développement du réseau, de sa notoriété et de son environnement concurrentiel. Ainsi, globalement, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le calcul du montant d’un droit d’entrée ne reflète que rarement le coût effectivement consenti par le réseau pour mettre au point son concept et développer son réseau. Clairement, les investissements consentis sont dans la très grande majorité des cas beaucoup plus conséquents que l’ensemble des droits d’entrée récoltés auprès des franchisés et des futurs franchisés.

Sachant cela, quels sont les critères effectivement retenus pour le calcul du droit d’entrée en franchise ? En fait, il y en a 4 principaux :

La notoriété de l’enseigne : De manière générale, plus l’enseigne est connue et plus le ticket d’entrée peut se permettre d’être élevé. Le nombre des zones d’exclusivité concédée étant réduit, la rareté s’installe et le prix grimpe. La sélection des candidats se fait plus pointue et le critère financier permet justement d’écrémer les motivations. Pour le franchisé, lorsque la marque est connue, le retour sur investissement est généralement plus rapide. Le franchisé peut alors accepter de payer plus. Lorsque le réseau est jeune et peu connu, le montant réclamé à l’entrée est souvent beaucoup moins élevé. De fait, le candidat accepte en essuyant les plâtres de gagner moins dans un premier temps, en même temps qu’il participe indirectement à la création de la renommée de son enseigne.

La qualité des services proposés avant ouverture : De manière générale là encore, plus le concept est abouti et plus le coût d’entrée est logiquement conséquent. La qualité de la transmission du savoir-faire, mais aussi les services ajoutés par certains franchiseurs (aide à la recherche d’emplacements, aide à la négociation du bail, accompagnement dans les premières semaines, formation des salariés…) font grimper la note. Les concepts simplifiés quant à eux sont souvent à moins forte valeur ajoutée ce qui explique un droit d’entrée plus modique.

Le secteur d’activité exploité : De manière générale, plus le montage du projet d’implantation d’une nouvelle unité franchisée est lourd, plus il demande d’énergie au franchiseur (formation initiale plus longue, montage financier plus long, recherche de locaux adaptés plus exigeante…). Le montant du droit d’entrée s’envole donc de façon proportionnelle au temps passé et aux investissements humains et financiers consentis. Pour le montage d’une unité franchisée de restauration rapide par exemple, les investissements sont généralement beaucoup plus lourds que pour le montage d’une unité franchisée de services ou de distribution. Le ticket d’entrée est souvent proportionnel : en moyenne 50 000 € pour un restaurant contre 10.000€ en moyenne pour une activité de services à la personne. De plus, chaque réseau de franchise doit tenir compte de son contexte concurrentiel particulier. Généralement, les montants réclamés à l’entrée d’un réseau s’alignent sur ceux pratiqués par les réseaux concurrents dans le même secteur d’activité.

Le montant des royalties réclamées : L’équilibre financier d’un réseau de franchise se base sur les droits d’entrée ET sur les royalties réclamées en cours de contrat. Plus le montant des royalties est élevé et plus le droit d’entrée doit faire profil bas. Lorsque la politique de développement s’appuie sur un système d’approvisionnement exclusif, le franchiseur doit impérativement faire un gros effort sur le montant de son ticket d’entrée pour compenser les frais après ouverture pour le franchisé.

Bon à savoir : Un franchiseur n’est pas un philanthrope. Son entreprise se doit d’être rentable. Ses comptes doivent être équilibrés pour que le réseau se développe et que chaque franchisé prospère. Sachant cela, il est nécessaire qu’à tous moments le réseau ait les moyens de ses ambitions. Un droit d’entrée trop bas peut cacher une faille financière probable qui pourra avoir de lourdes conséquences à la longue sur le niveau de services offert notamment.

Le montant du droit d’entrée peut-il être négocié ?

Assurément oui ! Et c’est là toute sa particularité… En effet, si tous les autres termes du contrat de franchise ne peuvent à l’évidence pas être modifiés pour respecter l’équité entre franchisés, le montant final du droit d’entrée à acquitter peut faire l’objet de négociations amiables individuelles. Ceci est vrai notamment chez les jeunes réseaux qui acceptent souvent d’octroyer des rabais pour séduire leurs premiers franchisés, mais aussi au sein des réseaux matures en perte de vitesse qui ont du mal à recruter de nouvelles candidatures. La négociation du montant du droit d’entrée est aussi la règle lors du renouvellement des contrats, et lorsque le même franchisé souhaite ouvrir un second point de vente au sein de son réseau. Dans le cadre d’une cession d’un fond de commerce franchisé, il est souvent possible aussi de négocier le montant du droit d’entrée du repreneur qui est accompagné par le cédant.

Bon à savoir : Le droit d’entrée est considéré comme un actif incorporel, à ce titre il n’est pas amortissable comptablement et fiscalement sauf s’il n’est pas renouvelable par tacite reconduction.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le droit d’entrée est une spécificité de la franchise. Il rémunère le franchiseur des efforts consentis à tous les stades de la conception (mise au point du concept, test en unité pilote) et du développement de son réseau (recrutement, formation et accompagnement des nouveaux franchisés). Le droit d’entrée rémunère également le manque à gagner du franchiseur sur les zones concédées aux franchisés, qu’il aurait pu exploiter lui-même.
  • Le droit d’entrée est réclamé à la signature du contrat de franchise (contrat initial, renouvellement et multi-franchise). Il formalise le droit d’utilisation du concept (marque et savoir-faire) sur une zone d’exclusivité particulière.
  • Le montant du droit d’entrée est fixé selon des critères financiers internes (coût de la formation, coût de l’accompagnement…) et selon des critères externes liés essentiellement à la concurrence et à la lourdeur du projet créé. La notoriété de la marque, la qualité des services proposés avant ouverture, le type de secteur d’activité exploité et le montant des royalties réclamées en complément pendant toute la durée du contrat peuvent influer sur le montant final.
  • Le montant du droit d’entrée en franchise peut être négocié avec le franchiseur.

Dominique André-Chaigneau

5 clés émotionnelles pour obtenir plus de recommandations.

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Pourquoi l’un de vos contacts engagerait-il sa crédibilité pour vous recommander à quelqu’un ? Découvrez comment générer des émotions positives qui permettent de favoriser cette dynamique du bouche-à-oreille essentielle pour votre activité.

La recommandation est essentielle pour un entrepreneur à qui elle permet de tirer bénéfice d’un écosystème relationnel trop souvent sous-exploité. Mais ce bouche-à-oreille positif est loin d’être automatique… Comme la majorité des comportements humains, il est le fruit de mécanismes inconscients, étroitement corrélés à nos états émotionnels : confiance, désir, sentiment de sécurité, gratitude, estime… mais aussi : regret, peur, doute, méfiance… Découvrez les 5 clés émotionnelles qui vous aideront à obtenir plus de recommandations et à enclencher une dynamique vertueuse créatrice de business.

Clé n°1 : alimentez le sentiment de sécurité.

Le sentiment de sécurité est la nappe phréatique d’où jaillit le sentiment de confiance. Inutile d’escompter que l’on vous recommande si vous n’inspirez pas confiance ! Veillez donc à alimenter chez les autres un fort sentiment de sécurité, cela aura pour conséquence de faire tomber les barrières qui empêchent votre entourage de propager la bonne parole. Pour cela, mettez en avant vos références ! Glanez des témoignages clients ! Travaillez également votre congruence (adéquation entre vos paroles, vos gestes et vos actes). Montrez-vous fiable ! Tenir vos engagements adresse un message fort à votre écosystème relationnel : c’est une preuve de fiabilité.Enfin, utilisez pleinement ce que l’on nomme la validation sociale : si A, B, C et D vous ont déjà fait confiance, eh bien, faite le savoir à E et F ! Cela instillera dans leur cerveau limbique (siège des émotions) un surplus de sentiment de sécurité propre à alimenter la confiance ressentie à votre égard.

 

Clé n°2 : cultivez le sentiment d’appartenance.

Le sentiment d’appartenance exerce un formidable levier sur les comportements d’autrui. Il tire sa source de l’instinct tribal, des réflexes grégaires et communautaires ancestraux, ceux-là même qui font les nations et construisent les grandes épopées entrepreneuriales ! L’homme, animal social, se comporte favorablement envers les autres s’il lui est donné departager quelque chose avec le groupe. C’est cette notion de partage que vous devez impérativement chercher à cultiver au sein même de vos relations. C’est cela qui noue les liens les plus solides ! Que pouvez-vous mettre en commun avec vos relations ? Eh bien, des valeurs par exemple ! Une passion, une histoire, une origine, des expériences, une école…vous avez forcément quelque chose à partager ! Dans cette optique, déterminer un objectif commun est également très pertinent, notamment en matière de management.

 

Clé n°3 : marquez les mémoires grâce à vos singularités.

Le cerveau humain est ainsi fait qu’il retient plus aisément ce qui se distingue de la masse, ce qui présente une singularité. De cette différence née une émotion et c’est précisément ce phénomène émotionnel qui vaengramer la mémoire. Pour favoriser les comportements de recommandation à votre égard, mieux vaut donc laisser une trace dans l’esprit des personnes que vous croisez.
Dans cette optique et selon les latitudes permises par votre secteur, misez par exemple sur un nom de marque décalé (ex : misterbell.com), un logo original, un dress-code anticonformiste ou bien encore un packaging surprenant. La société Zappos.com a érigé la relation client au rang de religion : ses téléconseillers s’évertuent constamment à surprendre les clients, ceci afin de créer un marqueur émotionnel et mnésique propice au bouche-à-oreille !

 

Clé n°4 : devenez une borne énergétique !

Certaines personnes puisent dans l’énergie du groupe : ce sont des profils dits énergivores qui n’amènent que stress, colère, jalousie et méfiance. À l’inverse, il existe des individus qui alimentent le groupe : tels de véritablesbornes énergétiques, ils instillent de la joie, du plaisir, de l’optimisme et de la confiance dans leur écosystème relationnel. Faites partie de ceux-ci ! Devenir une borne énergétique vous rendra naturellement magnétique et charismatique. Gardez à l’esprit que l’être humain agit comme une sorte d’éponge affective : la contagion émotionnelle, positive ou négative, est un phénomène puissant. Prenez-en conscience dans le cadre de votre démarche réseau. Notre conseil : lors de chaque situation d’interaction (famille, amis, business etc.) demandez-vous si vous êtes plutôt énergivore, neutre, ou bien énergisant pour le groupe ?

 

Clé n°5 : start with why.

Peut-être avez-vous eu l’occasion de visionner sur Ted.com la conférence de Simon Sinek Comment les grands leaders inspirent l’action ? Si ce n’est pas le cas, allez-y sans plus tarder !!! Vous comprendrez, en tout juste 18 minutes, sur quels schémas sont construits les messages inspirants et comment les grands leaders sont capables de fédérer des millions de personnes derrière eux. La bonne nouvelle est que ce mode de communication est réplicable dans le cadre de la recommandation d’affaires.Start with why (commencez par le « pourquoi » des choses) : dire « pourquoi » vous faites ce que vous faites plutôt que de se focaliser uniquement sur « ce que » vous faites est un renversement de paradigme qui possède une vertu miraculeuse ! Le « pourquoi » dévoile le SENS de votre activité et c’est précisément ce sens qui va entrer en résonance avec votre entourage.Vous connaissez cette métaphore sur la vente: au ski, mieux vaut vendre le plaisir des descentes que des forfaits de remonte-pentes ! Pourquoi ? Eh bien, parce que l’information simple est traitée par le néocortex, siège de la raison, alors que le sens met simultanément en œuvre le néocortex ET lecerveau limbique, siège des émotions. Rappelez-vous bien de ceci : en matière de comportements, l’être humain obéit bien plus souvent à ses émotions qu’à sa raison !

 

Par Sean Luzi. Conférencier, co-auteur de Mobilisez vos ressources émotionnelles chez Dunod, créateur d’Emosapiens.com, magazine en ligne qui a pour mission de propager le virus entrepreneurial

 

Êtes-vous prêt à dupliquer votre concept en franchise ?

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Entre modélisation du concept, étude de potentiel, choix de la forme juridique ou encore communication, le commerçant indépendant qui souhaite créer son réseau doit relever de nombreux défis. Examen approfondi. Les plus belles histoires du commerce sont celles qui démarrent le plus modestement. D’Alain Afflelou, opticien bordelais, à Franck Provost, coiffeur sarthois, en passant par la Rochelaise Geneviève Lethu, tous ces patrons du commerce ont commencé un jour avec une boutique en propre… et beaucoup de volonté. La franchise offre la possibilité aux commerçants indépendants de se développer rapidement, en France comme à l’international, sans supporter les contraintes (financières et managériales) de l’ouverture de succursales.  » Certains créateurs créent leur concept avec, dès l’origine, la volonté de se lancer en franchise, explique Franck Berthouloux, consultant du cabinet-conseil Adventi Franchise. D’autres trouvent dans la franchise un moyen d’écouler leur production, comme les boulangers.  » Le point commun de tous ces entrepreneurs est d’avoir un concept original, qu’ils estiment bon et reproductible.  » Mais il y a une nuance entre le succès local d’un point de vente, qui peut être dû à la personnalité du commerçant, à l’ancienneté de l’enseigne ou aux clients, et le fait de pouvoir reproduire cette réussite à grande échelle « , prévient Rose-Marie Moins, responsable formation et promotion à la Fédération française de la franchise. Formaliser le concept Mettre toutes les chances de son côté consiste d’abord à posséder soi-même un magasin performant, qui dégage de la rentabilité d’année en année et qui procure au commerçant un salaire décent.  » Le magasin historique sert d’exemple et de laboratoire pour le reste du réseau  » , confirme Franck Berthouloux. D’autant que les futurs franchisés devront pouvoir examiner les comptes. Il faut donc faire preuve d’une bonne santé financière et de bonnes perspectives de développement. Pour maximiser les chances des futurs franchisés, il est indispensable de modéliser son concept.  » Cela oblige à réfléchir aux facteurs de succès du magasin et à les formaliser « , explique Rose-Marie Moins. Consignez précisément : les caractéristiques physiques de la boutique (emplacement, surface, aménagement), celles de l’offre (quels fournisseurs, quels prix d’achat, quel stock, le merchandising des produits), la politique commerciale (positionnement, actions commerciales sur l’année, argumentaire des vendeurs), la communication, le management de la boutique (nombre de vendeurs nécessaires, avec quelle fonction). Tout ceci afin d’établir le portrait-robot du magasin… et de l’améliorer :  » La franchise peut remettre en cause le concept existant. Par exemple, s’il faut abandonner telle présentation des produits, moderniser son logo ou faire le tri parmi ses fournisseurs « , observe Rose-Marie Moins. Avant de se lancer, il faut souvent investir pour se moderniser, créer une identité et les outils qui vont avec (site web, plaquette…).  » Il faut aussi protéger ses marques auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle « , souligne Michel Kahn, président de l’IREF, Fédération des réseaux européens de partenariat et de franchise. Le bon choix juridique Point crucial de la création d’un réseau : le potentiel de développement de l’enseigne dépend de facteurs macroéconomiques (l’état du marché, la consommation des ménages, les perspectives de croissance…), mais aussi microéconomiques (les concurrents, les surfaces commerciales disponibles et leur coût, etc.).  » Il faut surfer sur une tendance, proposer un produit différent, éprouvé, auprès d’un public qui y porte de l’intérêt « , souligne Michel Kahn, citant l’exemple de la chaîne de pizzerias « La pizza de Nico », qui compte une vingtaine de boutiques en Alsace, et dont le propriétaire, Nico Palea, a imaginé une pizza de 40 cm de diamètre (contre 30 habituellement). Autre étape nécessaire : la formalisation juridique du concept.  » Entre franchise pure, licence de marque, commission-affiliation et autres, il existe différentes formes de partenariat à étudier avec un conseil « , explique Franck Berthouloux.

 

L’avocat permet d’opter pour la meilleure solution en fonction de l’activité (dans l’habillement, la commission-affiliation est la forme la plus courante) et de bien rédiger les documents nécessaires. Tel le DIP (dossier d’information préalable). Enfin, il faut prévoir le fonctionnement des futurs franchisés et se poser les bonnes questions : quelles perspectives de développement, quelles conditions d’accès à la franchise, comment former les recrues, animer le réseau et communiquer grâce à l’informatique ? De commerçant à franchiseur, il s’agit d’appréhender un nouveau métier. Un réseau basé sur le savoir-faire artisanal Cordonnier de père en fils depuis 1833, François Blondelle possède deux boutiques en propre dans la région lilloise. Tenté par le développement mais réticent face aux difficultés d’ouvrir en propre, François Blondelle a opté pour la franchise en 2014.  » Il y a peu d’enseignes de cordonnerie en réseau, et nous sommes seuls sur notre créneau moyen / haut de gamme, reposant sur le savoir-faire artisanal et l’authenticité.  » Des boutiques qui fleurent bon le cuir, avec un emplacement de proximité et des partenaires de grandes marques : voilà un concept prêt à être dupliqué. Pour s’assurer l’expertise et l’assise financière indispensables à la création d’un réseau, François Blondelle s’entoure de deux associés aux profils complémentaires : Sylvain Stride, juriste, et Amaury Derville, ancien développeur et consultant.  » Nous avons aussi fait appel à des professionnels pour peaufiner le design des magasins, créer un nouveau logo et un site web.  » La franchise naissante se fait connaître localement dans les milieux économiques et les réseaux d’entrepreneurs, et c’est par ce biais du bouche-à-oreille qu’arrive un premier franchisé (issu de la grande distribution), qui ouvre sa boutique en juin 2015 à Cysoing, dans le Nord. Ses atouts ? Une forte motivation et un esprit commerçant. Trois à quatre nouvelles ouvertures de boutiques sont ainsi prévues en 2016.
par Olga Stancevic

100 citations pour vos discours

Voici un florilège de citations adaptées à toutes les situations. Du pain béni pour vos prises de parole professionnelles.

Pour bien s’exprimer en public, plusieurs qualités sont nécessaires. En plus de bien maîtriser son sujet, tout interlocuteur se doit d’adopter une

gestuelle adéquate qui ne laisse transparaître ni stress ni arrogance. Le débit de la voix est également à prendre en compte. Si le bégaiement est à proscrire, il est toutefois mal vu de parler très vite. Malgré les micros, mieux vaut éviter de chuchoter pour ne pas sembler manquer d’assurance, mais inutile de crier.
Au-delà de ces aspects, un élément peut donner du corps à vos prises de parole : les citations.

Invoquer Sénèque, Jean Anouilh ou Winston Churchill en public peut vous permettre de prendre de la hauteur et de la distance face à un sujet complexe. Elles ont également pour but de s’éloigner d’un jargon professionnel parfois technique et ennuyeux. Enfin, elles permettent de détendre l’atmosphère.
Pour marquer les esprits, voici quelques citations à utiliser lors d’un séminaire, d’un pot de départ ou d’une présentation face à un client. Les citations de cet article sont adaptées à toutes les situations. Vous en trouverez surement une qui sera adaptée à votre besoin.

 

Citations pour un échec

Après une période difficile, il est parfois utile de s’adresser à ses collaborateurs. En les réunissant pour leur remonter le moral, vous pouvez relancer l’équipe. Encore faut-il trouver les mots qui permettent de relever la tête après un échec marquant.

  • « Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles. » (Jules Renard, écrivain)
  • « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute. »(Confucius, philosophe)
  • « L’échec provient plus souvent d’un manque d’énergie que d’un manque d’argent. » (Daniel Webster, homme politique)
  • « Il est moins grave de perdre que de se perdre. » (Romain Gary, écrivain)
  • « Il n’y a qu’une réponse à la défaite, et c’est la victoire. » (Winston Churchill, chef d’Etat)

Citations pour féliciter

Les réjouissances s’accompagnent généralement de discours. Et, bien souvent, elles donnent lieu à toute une série de félicitations qui se ressemblent. Voici quelques idées pour glisser un peu d’originalité dans vos bravos.

  • « L’expression de la gratitude a trois stations : l’amour dans le cœur, la louange sur la langue et la récompense par l’action. » (Albert Schweitzer, écrivain)
  • « La flatterie est infâme, elle ment et elle mendie. La louange est auguste, elle dit vrai. » (Henri Boucher, écrivain)
  • « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » (Pierre de Beaumarchais, écrivain)
  • « La bonté fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s’effrayer. Ça passe. » (Jules Renard, écrivain)

Citations pour un départ

Suite à une démission, une fin de contrat de travail, une rupture conventionnelle, voire unlicenciement, la tradition veut qu’une petite cérémonie soit organisée autour du salarié qui s’apprête à quitter l’entreprise. A l’occasion de ce pot de départ, les discours font, à l’instar des cadeaux et des bouteilles débouchées, partie des passages obligés. Voici des citations pour réussir votre prise de parole.

  • « Les rêves sont toujours des départs. » (Jacqueline Mabit, écrivain)
  • « Le voyageur connaît l’éternel retour des départs. » (Sylvain Tesson, écrivain et voyageur)
  • « Ce qu’on trouve ne vaut pas toujours ce qu’on quitte. » (Colette, écrivain)
  • « L’imagination est l’amie de l’avenir. » (Antoine de Rivarol, écrivain)
  • « Dès l’arrivée, le départ se profile. » (Ylipe, écrivain)

Citations pour motiver

Au lancement d’un projet ou face à un challenge, un manager doit motiver ses troupes pour les mettre en ordre de marche. En prononçant quelques mots devant ses collaborateurs, il entend leur redonner l’énergie nécessaire. Avec quelques citations, c’est encore mieux.

  • « La stratégie c’est l’art de faire face à son destin. » (Peter Drucker, théoricien du management)
  • « On ne peut agir efficacement qu’en travaillant de concert. » (Edmund Burke, homme politique)
  • « Jamais, on n’a vu marcher ensemble la gloire et le repos. » (Sébastien Roch-Nicolas de Chamfort, journaliste)
  • « Ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. » (Théodore de Banville, poète)
  • « Les faibles ont des problèmes. Les forts ont des solutions. » (Louis Pauwels, écrivain et journaliste)

Citations pour annoncer une mauvaise nouvelle

Des résultats catastrophiques, un contrat qui vous échappe ou un projet qui tombe à l’eau… Dans la vie professionnelle, il faut parfois jouer les oiseaux de mauvais augure. Une situation généralement très désagréable, mais une petite citation pleine de sagesse peut aider à relativiser et à faire plus ou moins passer la pilule.

  • « Chaque difficulté rencontrée doit être l’occasion d’un nouveau progrès. » (Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques)
  • « Il y a deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s’adapter à elles. » (Phyllis Bottome, écrivain)
  • « Il ne faut jamais s’excuser, c’est un signe de faiblesse. » (Kevin Spacey, acteur)
  • « C’est grand malheur que d’annoncer le premier les malheurs » (Eschyle, dramaturge)
  • « On croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête. » (Albert Camus, écrivain)

Citations pour souder une équipe

Dans bien des situations, le rôle d’un manager consiste à cultiver l’esprit d’équipe et limiter les égoïsmes personnels de ses collaborateurs pour les faire travailler ensemble. Si le team building passe avant tout par des actes, il ne faut pas négliger le choix des mots.

  • « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite. »(Henry Ford, industriel)
  • « La vraie réussite d’une équipe, c’est d’assurer la compétitivité dans la pérennité. » (Alain Prost, pilote automobile)
  • « Pour qu’un château de cartes s’écroule, il suffit d’en retirer une seule. » (Dominique Muller, écrivain)
  • « Ne compter que sur soi c’est risquer de se tromper. » (Pierre Gravel, prêtre)
  • « Aucun de nous ne sait ce que nous savons tous, ensemble. » (Euripide, dramaturge)

Citations pour remercier

Dans le monde de l’entreprise comme ailleurs, les personnes qui prennent la parole doivent régulièrement exprimer leur gratitude envers certains de leurs auditeurs, qu’ils soient subalternes ou chefs. Pour éviter de limiter son discours à un banal « merci », voici quelques citations.

  • « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. » (Oscar Wilde, écrivain)
  • « Quand on m’attaque, je peux me défendre, mais devant les louanges, je suis sans défense. »(Sigmund Freud, médecin)
  • « Il n’y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance. » (Jean de La Bruyère, moraliste)
  • « La gratitude est non seulement la plus grande des vertus, mais c’est également la mère de tous les autres. » (Emil Cioran, philosophe et écrivain)
  • « La reconnaissance est la mémoire du cœur. » (Henri Lacordaire, religieux)

Citations pour critiquer

Dans la vie professionnelle, il faut parfois se montrer critique, voire sévère, envers ses collègues, ses subalternes ou ses prestataires. Un exercice pas forcément agréable et qu’une citation peut faire plus facilement passer.

  • « Toute peine mérite salaire, mais le manque de professionnalisme doit être sanctionné. » (Cizia Zyke, écrivain)
  • « On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir. » (Sénèque, philosophe)
  • « Il y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent. » (François de La Rochefoucauld, écrivain)
  • « Le plus grave défaut est de ne pas connaître ses défauts. » (Henri Béraud, écrivain)
  • « La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas. » (Confucius, philosophe)

Citations pour accueillir

Il est de bon ton d’accueillir un nouvel arrivant dans son équipe ou dans son entreprise par un petit mot. Lui souhaiter la bienvenue, l’intégrer à l’équipe, le mettre dans le bain… Autant de thèmes abordés par les citations ci-dessous.

  • « Celui qui quitte votre parti pour aller dans un autre est un traître. Celui qui vient d’un autre parti pour rejoindre le vôtre est un converti. » (Georges Clemenceau, homme politique)
  • « Beaucoup de gens ont du talent, mais seul le travail permet de faire carrière. » (Alice Parizeau, écrivain)
  • « Entrer dans la carrière veut dire s’avancer dans le chemin de la vie. » (Jules Vallès, journaliste)
  • « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. » (Pierre Corneille, dramaturge)
  • « Ce qui unit les hommes, c’est l’amour du métier. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)

Citations pour prendre des risques

Les affaires et la carrière sourient souvent aux audacieux. Mais, avant de relever des challenges, il faut parfois se sentir encouragé à sortir des sentiers battus. Avec ces quelques phrases, vous instillerez le goût du risque dans vos équipes.

  • « Seuls ceux qui prennent le risque d’échouer spectaculairement réussiront brillamment. » (Robert Kennedy, homme politique)
  • « Pour gagner, il faut risquer de perdre. » (Jean-Claude Killy, skieur)
  • « Si vous ne risquez rien, vous risquez encore plus. » (Faouzi Skali, écrivain)
  • « Celui qui meurt cette année en est quitte pour l’an prochain. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Ce qu’on risque révèle ce qu’on vaut. » (Jeanette Winterson, écrivain)

Citations pour sortir de la routine

Trop souvent, notre propension au statu quo nous empêche d’avancer. Pour débloquer une équipe rouillée par ses habitudes, quelques mots peuvent se montrer efficaces. Voici cinq citations qui invitent au changement.

  • « Les dangers visibles nous causent moins d’effroi que les dangers imaginaires. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Si vous n’essayez jamais, vous ne réussirez jamais, mais si vous essayez, vous risquez de vous étonner vous-même. » (Charles-Augustin Sainte-Beuve, écrivain)
  • « Il n’y a qu’un seul luxe dans la vie, c’est de pouvoir se tromper… Ce qui m’irrite le plus, c’est la prudence, l’immobilisme. » (Jacques Brel, chanteur)
  • « Les conséquences de ce qu’on ne fait pas sont les plus graves. » (Marcel Mariën, écrivain)
  • « La joie est dans le risque à faire du neuf. » (Denis Diderot, encyclopédiste)

Citations pour demander des efforts

La sagesse populaire le sait bien : on n’a rien sans rien. Mais lorsqu’il s’agit de demander à ses équipes un coup de collier supplémentaire, mieux vaut y mettre les formes, en recourant, par exemple, à quelques citations. Le sacrifice est mieux accepté s’il est reconnu comme tel.

  • « La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. »(Charles de Gaulle, chef d’Etat)
  • « Un grand sacrifice est aisé, mais ce sont les petits sacrifices continuels qui sont durs. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Les sacrifices sont le prix de l’indépendance. » (Pierre Billon, écrivain)
  • « La chance : plus je travaille, plus elle me sourit. » (Stephen Leacock, humoriste)
  • « C’est une grande servitude qu’une grande carrière. » (Sénèque, philosophe)

Citations pour préparer aux difficultés

Lorsque l’horizon s’assombrit, il est parfois dangereux de le nier. Au contraire, il vaut mieux être averti des tempêtes afin de les traverser sans galères. Ces quelques citations appuient vos discours destinés à préparer aux périodes difficiles.

  • « On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Un pessimiste fait de ses occasions des difficultés, et un optimiste fait de ses difficultés des occasions. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)
  • « Survivre aux épreuves est la meilleure façon de faire ses preuves. » (Daniel Desbiens, écrivain)
  • « Quand on se trouve en face d’une difficulté, on en tire le meilleur parti possible. » (Harry Bernard, écrivain)
  • « Les difficultés ne sont pas faites pour abattre mais pour être abattues. » (Charles de Montalembert, écrivain)

Citations pour une retraite

Les départs en retraite apposent un point final à de longues vies professionnelles. A la fois libérations et sauts dans l’inconnu, ils donnent immanquablement lieu à des petites cérémonies au cours desquels est encensée l’expérience du salarié qui s’en va couler des jours paisibles.

  • « Pour la retraite, la plume est moins utile que la tondeuse à gazon. » (Daniel Pennac, écrivain)
  • « Le talent se développe dans la retraite ; le caractère se forme dans le tumulte du monde. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Plus je vieillis, plus j’ai d’avenir. » (Léon Bloy, écrivain)
  • « C’est merveilleux la vieillesse…dommage que ça finisse si mal ! » (François Mauriac, écrivain)
  • « On n’est vieux que le jour où on le décide. » (Jean Anouilh, dramaturge)

Citations pour lancer un projet

La vie professionnelle est constituée d’étapes qu’il faut enchaîner. Avant de se lancer dans un nouveau projet, il est important de se situer dans une dynamique positive. Pour cela, un petit discours doté d’une citation adaptée peut donner le rythme.

  • « Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis un jour quelqu’un est arrivé qui ne le savait pas, et il l’a fait. » (Winston Churchill, chef d’Etat)
  • « Le projet est le brouillon de l’avenir. Parfois, il faut à l’avenir des centaines de brouillons. » (Jules Renard, écrivain)
  • « L’imagination est plus importante que le savoir. » (Albert Einstein, physicien)
  • « Nous ne pouvons agir que sur l’avenir. » (Bertrand de Jouvenel, écrivain)
  • « On ne subit pas l’avenir, on le fait. » (Georges Bernanos, écrivain)

Citations pour la nouvelle année

Les vœux de bonne année font partie des exercices de politesse incontournables  dans la vie privée comme dans la vie professionnelle. Pour éviter de répéter année après année les mêmes phrases et pour se distinguer des multiples vœux entendus ici ou là, voici quelques citations.

  • « Il vaut mieux avoir de l’avenir que du passé. » (Victor Cousin, philosophe)
  • « Qui était riche l’année dernière peut être pauvre cette année. » (Ani DiFranco, chanteuse)
  • « Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie, mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses années. » (Oscar Wilde, écrivain)
  • « Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson. » (Frédéric Mistral, écrivain)
  • « Il faut remettre une fois par an son avenir en jeu. » (Arthur Cravan, écrivain)

Citations pour un séminaire

Dans de nombreuses entreprises, le séminaire constitue un moment particulier de l’année. Les collègues qui ne se côtoient pas se rencontrent, l’esprit d’équipe est mis en avant et les pistes à suivre sont partagées. Ces quelques citations témoignent de cette dynamique.

  • « Les entreprises qui réussissent sont celles qui ont une âme. » (Jean-Louis Brault, dirigeant d’entreprise)
  • « La raison d’être d’une entreprise est de créer et de garder un client. » (Théodore Levitt, économiste)
  • « L’entreprise ne peut exiger la loyauté de ses salariés : elle doit la mériter. » (Charles Handy, écrivain)
  • « De l’audace, encore de l’audace, et toujours de l’audace ! » (Georges Jacques Danton)
  • « Le doute est l’ennemi des grandes entreprises. » (William Shakespeare, dramaturge)

Citations pour son patron

Certes, l’exercice du discours revient souvent à la hiérarchie. Mais il arrive parfois que des subalternes doivent s’exprimer au sujet de leur responsable, patron ou manager. Parce qu’il s’en va ou parce qu’il est distingué, ils doivent alors trouver les mots justes tout en évitant la flatterie.

  • « On admet rarement qu’un patron ait eu une vision avant que celle-ci ne soit réalisée. » (Walter Kiechel , écrivain)
  • « Aucune entreprise ne prospère sans l’impulsion d’un homme qui a pour vocation de la conduire. » (Jacques Chardonne, écrivain)
  • « Le patron n’est autre que le personnage qui est en retard quand vous êtes en avance et qui arrive avant si vous êtes en retard. » (Charles Fourier, philosophe)
  • « L’art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre. » (Alfred Hitchcock, cinéaste)
  • « On reconnaît un homme à la façon dont il gère son entreprise. » (Ambrose Bierce, écrivain)

Citations pour une inauguration

Les inaugurations de nouveaux locaux donnent systématiquement lieu à un enchaînement de discours. Pour ne pas que votre prise de parole se retrouve noyée dans la litanie des félicitations et des remerciements, une citation bien sentie peut vous distinguer des autres orateurs.

  • « Pour un homme bâtir sa maison, c’est naître une deuxième fois. » (Roch Carrier, écrivain)
  • « Si on ne construit rien sur des regrets, par contre on bâtit sur des résolutions. » (Anne Bernard, écrivain)
  • « Etre un homme, c’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)
  • « Sans aucun souci du lendemain, dans un bureau clair et moderne, je passe mes jours. » (Francis Ponge, poète)
  • « Les maisons sont bâties pour être habitées et non point regardées. » (Francis Bacon, philosophe)

Citations pour plaisanter

Elles ne sont pas évidentes à placer, mais ces citations peuvent pimenter un discours. Décalées, iconoclastes voire irrévérencieuses, elles se moquent allègrement du monde du travail. Encore faut-il être certain de son effet et que votre auditoire ait un peu d’humour…

  • « Payez votre personnel le moins possible et c’est ce que vous obtiendrez d’eux. » (Malcolm Forbes, patron de presse)
  • « Plus mon cigare raccourcit, plus je dois tendre le bras vers le cendrier. Un patron aussi a ses soucis. » (Jean Anouilh, dramaturge)
  • « Vie de famille ou de bureau, on se hait mais on ne se quitte pas. »(Monique Bosco, écrivain)
  • « Le travail, ça ne mène à rien, ça tue plus vite ! » (Robert Sabatier, écrivain)
  • « J’aime le travail : il me fascine. Je peux rester des heures à le regarder. » (Jérôme K. Jérôme, écrivain)

ET AUSSI

Fonds d’investissement et franchise font-ils bon ménage ?

Comme toutes les entreprises en recherche de ressources pour se lancer, croître ou lancer de nouveaux projets, les franchiseurs peuvent faire appel aux fonds d’investissement.

 

Fond d'investissement et franchise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme toutes les entreprises en recherche de ressources pour se lancer, croître ou lancer de nouveaux projets, les franchiseurs peuvent faire appel aux fonds d’investissement. Il s’agit cependant d’une solution de financement qui peut paraître complexe et reste très minoritaire dans le secteur de la franchise (la détention du capital par un fond d’investissement reste encore très faible à 2% en 2015 versus 5% en 2014 et 3% en 2013 selon l’enquête annuelle de la franchise Banque Populaire). 8 franchiseurs sur 10 sont propriétaires de leur enseigne depuis sa création. Comment expliquer cette frilosité ? Car le capital-investisseur sera un financier responsable d’un portefeuille intéressé par le potentiel de rentabilité du réseau et non pas un entrepreneur. Comment concilier cette philosophie et la relation avec les différents chefs d’entreprise franchisés ? La Fédération Française de la Franchise s’est posé la question à travers son « Etude de la variabilité des structures capitalistiques franchisantes, incidences sur la gouvernance des réseaux de franchise » publiée en 2015. Il en ressort des points très intéressants.

Comment un réseau de franchise fait-il appel à un fonds d’investissement ?

Un réseau de franchise qui souhaite réaliser de gros investissements ou faire face à des difficultés financières peut choisir de faire appel à un fonds d’investissement plutôt qu’à sa banque. Dans le cadre d’une entreprise classique, le concept est assez simple : l’investisseur entre au capital en échange d’une future rentabilité. La qualité de l’investisseur lui-même pourra être multiple :

  • Il pourra s’agir de « love money », c’est-à-dire d’une implication des proches du franchiseur dans son entreprise ;
  • Le terme de « business angel » pourra aussi être employé et désigne un investisseur expérimenté qui viendra appuyer la société cible ;
  • Enfin, il pourra s’agir d’une société de capital-investissement responsable d’un portefeuille de clients.

Les méthodes de capital-investissement sont également variables et correspondent chacune à une situation :

  • Opération de capital-risque : l’investisseur participe à un nouveau concept qu’il s’agisse de création de la société ou d’un nouveau segment de son activité, via la franchise. Prise de risque maximale ;
  • Opération de capital-développement : l’entreprise est déjà rentable mais le franchiseur souhaite accélérer son développement ou procéder à un rachat de positions d’actionnaires. Une opération stratégique, qui vise à donner des ailes à un concept en franchise qui fonctionne déjà ;
  • Opération de capital-transmission : l’équipe dirigeante ou une nouvelle équipe rachète l’entreprise grâce à l’aide d’investisseurs. Cette opération sera souvent réalisée via une holding pour profiter d’un effet de levier. Le fond d’investissement amène des hommes et de l’’argent ;
  • Opération de capital-retournement : l’investisseur redresse l’activité d’un franchiseur en difficulté et lui permet de redevenir rentable. Là aussi, grosse prise de risques, mais rentabilité escomptée forte pour l’investisseur vu comme un « sauveur ».

Toutes ces solutions impliquent donc une prise de pouvoir partielle de l’investisseur dans l’appareil décisionnel du franchiseur. En contrepartie de l’apport d’argent, le franchiseur doit céder un peu de son pouvoir…

Quelle est la relation entre le capital-risqueur et le réseau de franchise ?

Quelles sont les conséquences à entendre si un fond d’investissement intervient dans le cadre d’une franchise ? Si l’investisseur est impliqué au sein de l’appareil décisionnel, qu’advient-il de la franchise qui est par essence un savoir-faire et une marque ? Quid des franchisés et de leur liberté ? En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’un franchiseur qui ne serait-ce qu’influence les décisions de ses franchisés peut se voir assigné en justice et condamné. Au-delà des limites légales, la relation franchiseur-franchisé est souvent affective. Un changement stratégique trop prononcé peut mettre à mal cette collaboration et provoquer un abandon des franchisés. Le franchiseur se retrouve donc pris entre deux feux, entre franchisés et investisseurs, aux objectifs parfois contraires…
Les deux parties devront donc être tenues informées via une communication claire. Pour les investisseurs, cela se traduira souvent par le développement du système d’informations comptables et financières et la multiplication des réunions de suivi et de contrôle. Chacune de ces mesures doit être décrite précisément dans le pacte d’associés. Pour les franchisés, il s’agira de communiquer sur la valeur positive du capital-investissement en tant que signe de santé financière et sur le partenariat en lui-même.

La relation entre fonds d’investissement et franchise repose sur un équilibre délicat

Il existe encore trop peu de cas et d’études pour donner une réponse définitive sur le bien-fondé de l’entrée au capital d’un investisseur au sein d’une franchise. Les moyens d’action de l’investisseur restent limités au-delà de l’apport financier. Les facteurs majeurs de réussite restent donc une bonne cohésion entre investisseurs, franchisés et franchiseur, la qualité intrinsèque du réseau et les compétences de son équipe dirigeante.

Geoffrey Barre

Les franchiseurs revoient leurs emplacements pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation

Se développe désormais une vision multi-format, avec des choix d’emplacements mixés. Essayons de comprendre ce phénomène.

Localisation de votre fanchise

 

 

 

 

 

 

 

Face à des comportements de consommation qui évoluent sans cesse, avec la poussée du numérique mais aussi des changements plus profonds dans l’organisation de nos villes, ou encore des prix de l’immobilier qui connaissent des fluctuations fortes selon les régions, les commerces doivent s’adapter en conséquence pour choisir leurs emplacements. En matière de franchise, l’approche classique voulant privilégier une implantation exclusive en centre-ville ou au contraire en périphérie tend à s’effacer. Se développe désormais une vision multi-format, avec des choix d’emplacements mixés. Essayons de comprendre ce phénomène.

Les emplacements n°1 en perte de vitesse ?

Les emplacements n°1, c’est-à-dire situés sur un axe commercial dit incontournable et bénéficiant de flux importants, sont-ils en train de perdre de leur superbe ? Oui, les emplacements n°1 ou encore les rues n°1 ne peuvent plus justifier du même attrait que par le passé. La faute à un chiffre d’affaires qui doit toujours être en hausse pour rentabiliser un emplacement dont le prix grimpe. Dans des villes qui mènent des politiques d’amélioration du centre-ville, les prix du foncier grimpent logiquement, et le coût des commerces avec. Alors, pour les enseignes, le ratio entre investissement et rentabilité est parfois difficile à atteindre. D’autant que des études montrent que l’effet du réaménagement des centres-villes a tendance à créer un phénomène de rétractation. Des emplacements naguère « en or » subissent parfois le passage en zone piétonne, l’ajout d’un tramway, ou la transformation en bureaux de lots voisins…
Cela ne signifie pas que les emplacements n°1 soient totalement morts ! Désormais, l’implantation optimale pour une entreprise ne se détermine pas forcément selon la qualité de l’emplacement seul, mais bien selon le potentiel de l’emplacement au regard de l’activité de la franchise. Certains commerces s’épanouiront bien plus en périphérie qu’en centre-ville, et les experts qui accompagnent les professionnels dans le choix de leur local intègrent cette vision pour conseiller les futurs franchisés. Un fleuriste, une enseigne de fast-food ou un cabinet de conseil ont tous un emplacement optimal. Et celui-ci est parfois loin d’un centre-ville !

La périphérie, cette zone au potentiel si longtemps oublié

Les valeurs locatives en périphérie n’ont rien de comparable avec celles des centres-villes. Des exemples ? A Bordeaux, comptez entre 120 et 220 € HT HC/m²/an en périphérie contre 1 000 à 1 800€ pour un emplacement n°1 cours de l’Intendance ou rue Voltaire. Même phénomène à Marseille, avec un prix de 1 200 à 1 700 € HT HC/m²/an rue St Ferréol ou rue Paradis, contre 200  à 300€ en périphérie (Plan de Campagne) voire entre 600 et 900€ (Avant Cap). « La typologie des formats commerciaux en périphérie est hétérogène (boîtes commerciales regroupées en entrée de ville, boîtes isolées, parcs d’activités commerciales architecturés) et ce marché connaît actuellement des évolutions structurelles fortes » peut-on lire dans l’étude « les commerces en France » CBRE datée de 2014.
La périphérie, et les communes environnantes des grandes agglomérations, un nouveau terrain de jeu pour des enseignes en franchise ? « Un restaurant Subway peut très bien s’implanter dans une ville de moins de 10 000 habitants » confiait, Patrick Rety, agent de développement de l’enseigne américaine de restauration rapide Subway fin décembre 2015 sur le site de l’Observatoire de la franchise. L’enseigne pourtant associée à l’hyper-centre-ville, avec une image de commerce de proximité qui s’adresse à un mode de vie « citadin », veut sortir de ce cliché. A termes, l’ambition officieuse est de lancer 2 000 restaurants dans l’hexagone, contre un peu plus de 500 aujourd’hui. Ce développement passera inévitablement par des implantations en dehors des grandes villes, via des emplacements périphériques choisis stratégiquement.

Les villes toujours attirantes pour de nouvelles franchises !

Tous les centres-villes de France ne souffrent pas d’un phénomène de désamour et de fuite des commerces. Certaines franchises l’affirment sans détour, elles ne jurent que par ces emplacements. C’est le cas de certaines marques dont l’image est très associée à la vie en ville, et à une certaine image du commerce. S’installer en périphérie pour des enseignes comme L’Occitane en Provence,  Côté Sushi ou encore Repetto, serait un élément qui pourrait diluer le positionnement de la marque.
Mais les villes n’attirent pas uniquement des marques qui y sont implantées historiquement. Ainsi, Georges Sampeur, Président du directoire de BB Hôtelsi, confiait que la chaîne d’hôtels s’invitait désormais à des emplacements jusqu’ici inédits. « La crise, quelquefois, a du bon, dans le sens où le prix de l’immobilier a été réajusté, ce qui nous permet de revenir vers des implantations en centre-ville, qui étaient inaccessibles pour nous dans des périodes fastes. Nous offrons ensuite une prestation qui est adaptée à l’endroit » expliquait le dirigeant au micro de Stéphane Soumier sur BFM Business en février 2016. La clé se trouve ici : désormais, les formats des points de vente s’adaptent aux lieux. Toutes les enseignes s’y mettent, suivant McDonald’s, pionnier dans le domaine. L’enseigne propose des restaurants adaptés à leurs emplacements : dans une gare ou un aéroport, un service rapide pour une clientèle pressée. Mais en périphérie, une aire de jeu pour les enfants, afin de séduire les familles… mais à chaque fois avec la même promesse sur les produits et le service.

Internet influe sur le choix des emplacements des franchises

La poussée du commerce en ligne influence directement la stratégie des enseignes en matière d’implantations. En effet, puisque la tendance est à la consommation en points de vente et sur la toile (omnicanal), il faut présenter aux clients des parcours connectés et complémentaires. Une enseigne qui propose par exemple de commander un produit en ligne et de le retirer en point de vente par la suite ne peut pas réaliser son maillage sans avoir en tête un objectif de présence « stratégique ».
Alors, parfois, un emplacement semblera étrange voire carrément décalé avec les habitudes de l’enseigne, mais sera en réalité pensé pour accompagner ce maillage du territoire au regard des besoins exprimés en ligne. Une franchise en pleine croissance ne peut pas se permettre de présenter une carte de France à trous si elle prétend être une enseigne nationale.
Le choix du local est primordial dans la réussite de l’entreprise. Il doit toujours être réalisé avec l’implication du franchisé si celui-ci est présent à l’origine du projet. Il arrive parfois qu’une période allant de 6 mois à 1 an se déroule entre la signature d’un contrat de franchise et l’ouverture effective du point de vente. Pendant ce long chemin de croix, le franchisé doit être au cœur de la réflexion et participer au choix de l’emplacement. Dans le cas de franchises qui ont un projet d’implantation clairement défini, avec des emplacements cibles, et recherchent ensuite les bons candidats pour ouvrir le point de vente, ne négligez pas les retours des « locaux », et donc de ces candidats. Un emplacement dans une zone commerciale séduisant sur le papier pourra vite apparaitre comme obsolète si les témoignages collectés en local sont mauvais. Le choix du bon emplacement, nerf de la guerre en franchise, passe donc plus que jamais par une bonne étude de coûts, et une enquête terrain solide.
Geoffrey Barre

6 personnes indispensables à l’entrepreneur

  • Plus compétences techniques, qualités humaines marques confiance comptent yeux entrepreneurs.

    Plus que les compétences techniques, ce sont les qualités humaines et les marques de confiance qui comptent aux yeux des entrepreneurs. –

Les professionnels de l’accompagnement, du droit et du chiffre, ne sont pas les plus déterminants dans la réussite entrepreneuriale : c’est l’étonnant résultat de notre petite enquête auprès de jeunes dirigeants d’entreprise.

Les professionnels de l’accompagnement à la création d’entreprise le martèlent depuis des années : rien ne serait plus indispensable au jeune chef d’entreprise qu’un bon expert-comptable, un conseil juridique compétent ou toute autre profession du droit ou du chiffre. S’ils ne méprisent pas ces hommes de l’art (bien au contraire !), les principaux intéressés ne les incluent pas dans le cercle des personnes qui leur sont vraiment indispensables. Plus que les compétences techniques, ce sont les qualités humaines et les marques de confiance qui les portent et qui comptent aux yeux des entrepreneurs. Voici donc les 6 personnes vraiment indispensables aux entrepreneurs, telles qu’ils nous les ont spontanément citées, par ordre d’importance.

#1 Le conjoint

C’est un cri du cœur : pratiquement tous les entrepreneurs estiment que la personne la plus indispensable est leur moitié.« Impossible de se lancer sans son accord et son soutien, »lance Edouard Gorioux, associé fondateur de Clickandboat.com, une plateforme communautaire d’échange de bateaux entre particuliers. « Je suis convaincu qu’une tentative de création d’entreprise sans ce soutien se solderait par un échec. Monter sa boite, c’est faire des sacrifices : volume horaire très important, peu ou pas de vacances, pouvoir d’achat en baisse, travail le weekend. Mon épouse et celle de mon associé Jérémy nous soutiennent activement depuis le début. C’est une énorme force. » En l’absence d’un conjoint, le précieux soutien peut provenir du cercle familial proche : enfants, parents (surtout dans le cas de jeunes entrepreneurs), amis … « Je m’entoure de proches qui n’ont pas un intérêt direct dans le projet et qui savent me comprendre, adhérer, me soutenir, ou au contraire me recadrer, me contredire », explique Jean-Cyrille Georges Fondateur d’Aux-concours.com, une TPE de trois personnes proposant des aides à la préparation de concours.

#2 Le banquier

Le deuxième personnage le plus important aux yeux des entrepreneurs, à la quasi-unanimité, est …  le banquier ! « Je ne l’aurais vraiment pas cru au début, mais mon allié le plus précieux a été mon banquier ! Beaucoup plus que le comptable ou l’expert-comptable, » assure Jean-Cyrille Georges. « Ma société a connu des hauts et des bas, et jusqu’à présent, j’ai toujours trouvé une oreille attentive à la banque, et du soutien quand ça n’allait pas. Pourtant, je me suis lancé sans beaucoup de ressources. » Même sentiment du côté d’Antoine Colson, cofondateur de Parcours France, une société d’événementiel et d’expertise en dynamiques régionales. « Au moment où nous nous sommes lancés, nous avons obtenu un prêt à la création d’entreprise, à partir de rien d’autre … qu’une idée et un PowerPoint ! », s’étonne-t-il encore. « Le fait qu’on nous témoigne une telle confiance nous a mis la pression et nous a donné envie de réussir.»Tout partenaire financier, qui prête et apporte ainsi sa confiance au projet, endosse ce rôle du « banquier » bienveillant. « Nous avons été accompagnés par France Initiative et Pôle emploi via le Nacre, pour des prêts à taux 0,»retrace ainsi Yolaine Drouilly, présidente de Maison de Garniac, une société de négoce de truffes noires d’origine française.

#3 Le premier client

« Il nous a appelé, alors que notre site n’était même pas encore en ligne, » se souvient, ému, Nicolas Bertrand, cofondateur de Mon Maître Carré, une plateforme sur internet de mise en relation de particuliers avec des décorateurs et architectes d’intérieur. « J’ai cru au canular d’un ami ! Depuis ce jour, il y a presque un an, nous sommes restés en contact avec lui. Nous lui sommes reconnaissants de tout ce qu’il nous a apporté : sa confiance, et ses conseils sur les points à améliorer. » Antoine Colson, pour sa part, n’a pas levé de fonds pour créer son entreprise. Il ne s’est appuyé que sur ses quelques économies. « Mon premier client, c’était un peu pour moi un Kickstarter avant l’heure ! C’est lui qui m’a permis de démarrer. Je me souviendrai toujours du premier chèque : il dépassait ma mise initiale ! »

#4 L’alter ego complémentaire

L’entrepreneuriat, c’est le règne de la polyvalence. Mais qui peut prétendre tout faire ? Le bon entrepreneur a donc le réflexe de s’entourer. Chacun cite une personne précieuse, qui détient un savoir-faire, une compétence ou une expertise qu’il n’a pas.  « Cette personne est, selon l’activité développée, « ce que je ne suis pas », détaille Thierry du Parc Locmaria, conseil en stratégie de développement des professions industrielles. « Ce peut être un technicien pour un entrepreneur très compétent en marketing, ou l’inverse. Pensez au célèbre tandem Steve Jobs – Steve Wosniak ! »Cet « alter ego », complémentaire et indispensable est le plus souvent un collaborateur direct, l’associé par exemple (voir l’encadré ci-dessous), mais il peut aussi être extérieur à l’entreprise, voire à la sphère professionnelle directe. Yolaine Drouilly s’est ainsi méthodiquement entourée des compétences qui lui manquaient. « Dès sa création, notre société s’est dotée d’un conseil d’experts, composé de quatre membres aux compétences complémentaires : finances, « coût d’acquisition client », expertises dans notre domaine d’activité…»

#5 Le mentor

La plupart des entrepreneurs citent spontanément une figure quasi paternelle, douée d’expérience, qui les accompagne depuis longtemps dans l’aventure. « Nous avons la chance d’être soutenus et conseillés depuis le début par de vieux mentors, d’anciens combattants du business, » raconte Antoine Colson. « Leurs conseils – désintéressés – n’ont pas pris une ride. Nous apprenons à travers leurs erreurs passées et leurs réflexes, a mieux maîtriser les méandres de cette vie pas toujours facile. » A défaut d’un véritable mentor, un conseiller plus classique – tel que l’avocat ou l’expert-comptable- peut véritablement guider l’entrepreneur et le remettre dans le droit chemin lorsqu’il s’égare, à condition toutefois qu’il aille au-delà du simple conseil technique. « Le diable se cache dans les détails, et ces détails-là, l’entrepreneur, pris dans la dynamique de son enthousiasme, passe bien souvent par-dessus, »  rappelle Thierry du Parc Locmaria.

#6 Le premier employé

Recruter son premier salarié, c’est poser la deuxième pierre de l’édifice. « Quelle satisfaction lorsqu’on signe le premier contrat de travail ! » décrit Edouard Gorioux. « Cette personne va être indispensable au développement de la start-up, car elle va grandir avec elle. En cas de succès, elle va devoir encadrer d’autres collaborateurs et transmettre les valeurs de l’entreprise aux nouveaux arrivants. Ne vous trompez pas en la recrutant ! »

L’associé : facultatif et indispensable à la fois
On peut faire sans, mais c’est tellement mieux avec ! Quand les associés de longue date racontent leur histoire, ça ressemble à de l’amitié. « J’ai trouvé mon associé avant même de savoir exactement ce que nous allions faire, » raconte ainsi Antoine Colson, cofondateur de Parcours France. « On a brainstormé, partagé nos envies, nos idées … Si je créais quelque chose demain, ce serait sans aucun doute avec lui ! Nous avons d’ailleurs de nouveaux projets en permanence. » Yolaine Drouilly, présidente de Maison de Garniac, a, elle, choisi son conjoint comme associé. «Nous avons créé notre société ensemble et nous portons le projet ensemble. » En traversant côte à côte les bons moments mais aussi les plus durs, le mental d’un entrepreneur s’en trouve renforcé. « Dans la partie basse de l’activité – par exemple le no man’s land qui suit l’euphorie du lancement-, se souvient Nicolas Bertrand, cofondateur Mon Maître Carré, j’ai été particulièrement heureux d’avoir des associés. Nous nous rassurions mutuellement.» Pourtant l’alchimie ne fonctionne pas toujours. Moins de 20% des entreprises créées en France comptent plusieurs associés. « Entreprendre est plus facile à plusieurs, à condition de regarder dans la même direction, » estime Benoît Ducrest, chef de projet du dispositif d’aide à la création d’entreprise Lyon Start Up. « Trouver la bonne personne n’est pas une mince affaire, » estime Edouard Gorioux, associé fondateur de Clickandboat.com. Se tromper d’associé, en effet, peut être lourd de conséquences. « Ne vous lancez pas avant d’être certain d’avoir trouvé la bonne personne et entretenez cette relation de manière privilégiée »,conseille Benoît Ducrest. « Une bonne entente est le moteur de l’aventure entrepreneuriale. »
GERALDINE DAUVERGNE