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Je suis curieux de tout ce qui touche l'évolution de notre monde

Économie: 6 raisons de croire à la sortie de crise

Plus qu’une simple brise passagère, c’est bien le vent de la reprise qui souffle sur l’Hexagone. Les signaux qui l’attestent sont là. Des entreprises aux consommateurs, de la Bourse à l’export… Les raisons d’espérer

Un Rafale sur le porte-avion Charles-de-Gaulle au large de Toulon le 15 janvier 2015

Le Rafale a remporté, coup sur coup, ses deux premiers contrats à l’export.

Les ménages reprennent espoir

Ils ne voient pas encore la vie en rose, mais cela va (un peu) mieux. Le moral des ménages atteint son plus haut niveau depuis près de cinq ans, et la consommation repart.

L’automobile redémarre

Les immatriculations de voitures particulières neuves en France décollent (+ 9,3% en mars), et les professionnels tablent, à présent, sur une hausse de 2% du marché en 2015. Au grand soulagement desconstructeurs tricolores.

Le Rafale s’exporte

Les grands contrats sont de retour. Après avoir signé avec l’Egypte, en février, la première vente à l’export du chasseur de Dassault, la France a annoncé, le 10 avril, l’acquisition de 36 autres avions par l’Inde. Le mois dernier, c’est Airbus Helicopters qui emportait un marché de 1,5milliard de dollars en Corée du Sud.

L’intérim recrute

Le chômage ne recule pas encore, mais l’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé du marché du travail, rebondit : il retrouve son plus haut niveau depuis trois ans.

Le CAC 40 efface la crise

L’indice vedette de la Boursede Paris est au plus haut depuis janvier 2008. L’euphorie du marché est telle depuis le début de l’année (+ 22 %) qu’il faut remonter à 1998 pour observer une envolée aussi vigoureuse.

Les grandes entreprises profitent

LVMH, Axa, L’Oréal… Les ténors de la cote affichent plus de 64 milliards d’euros de bénéfices cumulés en 2014. C’est la première fois depuis 2010 qu’ils progressent, et la hausse est sensible (+ 37%).

11 façons d’attirer de l’énergie

 Aujourd’hui je vous propose un article qui vous liste 11 façons de mettre toutes les chances de votre côté pour que la loi d’attraction fonctionne. En effet, agir sur la pensée est une chose, mais si votre environnement est « hostile » ou si votre façon de vivre est plutôt « destructrice » pour votre corps, comment pouvez-vous espérer attirer à vous de bonnes choses et surtout l’objet de vos désirs ?

Cet article a été écrit par Santosh Joshi, traduit par moi même et vous pouvez lire l’original ici : prevent disease


Le stress résulte d’une définition erronée de la vie. Pour la plupart des gens, la vie est synonyme de «Vivre dans une peur quotidienne».

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieLes insécurités et les craintes vous amènent à ignorer les aspects positifs et vous conduisent à une perte de confiance en soi.
Le moyen de sortir de cette spirale négative est de changer votre définition de la vie en  «Vivre en toute liberté chaque jour».
En faisant les bons choix, vous attirez des gens et des possibilitéspositives. Compte tenu de nos agendas chargés, il n’est pas toujours possible de poursuivre une quelconque unique formule de bien-être.
Mais vous pouvez faire de petits changements de diverses formes.
Conférencier,  motivateur et coach de vie, Santosh Joshi donne quelques conseils facilement applicables.

1. Entrez en contact avec votre moi intérieur.

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieMaîtrisez cette technique de méditation est simple.
Vous pouvez le faire tout en voyageant dans un bus, en train ou en avion, ou même au travail.
Et vous n’aurez besoin que de 15 minutes.
Asseyez-vous dans un fauteuil confortable.

– Prenez quelques respirations profondes.
Concentrez -vous sur votre souffle qui entre et sort de votre bouche.
Imaginez que votre corps tout entier, que tous les pores et que chaquecellule respirent.
(Cela permet de tirer de l’énergie cosmique.)

2. Imprégnez vous du pouvoir de la musique

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieLes vibrations sonores remuent notre être intérieur.
Mettez des musiques spirituelles, des hymnes et des chants comme et quand vous le pouvez. 
Ecoutez cette musique tout en travaillant ou en faisant votre jogging; votre esprit n’errera pas alors.

3. Soyez proche de la nature

I11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vienvestissez-vous pour faire de votre zone de vie une zone verte en plantant des arbres.
Essayez de vous inscrire pour faire des promenades en pleine nature de temps en temps.
Sinon, essayez de marcher pieds nus tous les jours pendant 15 minutes dans le parc le plus proche de chez vous.
C’est un moyen simple de se connecter avec la nature.
L’élément terre a la capacité d’absorber toute la négativité.

4. Ayez des couleurs vives autour de vous

La thérapie par les couleurs devient populaire de nos jours. Les couleurs émettent desvibrations qui affectent notre psyché.

Par exemple:  Le jaune donne confiance, le rouge signifie la sécurité, l’orange signifiel’équilibre émotionnel et le bleu améliore la communication et l’intuition.

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieExplorez ses avantages dans la vie quotidienne. Changez vos rideaux, draps de lit, taies d’oreiller, etc avec des couleurs primaires ou avec n’importe quelle couleur qui vous rendent heureux.
Allumez des bougies de couleur claire.
Portez des teintes plus vives.
Choisissez des tenues en fonction de la façon dont vous voulez vous projeter.

5. Embrassez l’amour d’un enfant

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieLes enfants ont une énergie naturelle qui est si dynamique que c’est unebénédiction pour la plupart des adultes d’en faire l’expérience.
Parlez ou partagez les expériences quotidiennes avec un enfant de votre famille et vous vous sentirez bien pour avoir vue votre vie d’une manière très différente.

6. Laissez-vous tenter par une thérapie par le rire

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieIl n’est pas nécessaire d’adhérer à un club du rire, juste essayez d’avoir une bonne crise de rire au moins 10 minutes par jour.
Le rire ouvre les schémas énergétiques bloqués, fait se libérer les hormones du bien-être dans le corps et est même bon pour certains maux et douleurs.
Donc louez vos DVD préférés ou spectacles d’humour et riez à haute voix.

7. Dynamisez votre maison

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieAllumez une bougie chaque matin et soir.
Le feu a la capacité de brûler les énergies négatives. Remplissez votre maison de parfum et d’arômes qui détendent l’esprit.

Essayez d’avoir un plan d’eau.

Ouvrez 
également les fenêtres, le flux d’air enlève les énergies négatives.

8. Soignez votre enfant intérieur

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieChaque personne a un enfant intérieur en lui / elle.
Faites des choses que vous pourrez utiliser comme un enfant – que ce soit de la pâte à modeler,gribouiller ou dessiner avec des crayons ou feutres de couleur ou même sauter dans une flaque d’eau.
Cela vous aide à vous débarrasser des inhibitions et vous aide à explorer de nouveaux domaines de la vie.

9. Appuyez sur les bons points 

Basé sur l’accu-pression, la stimulation des points de pression réduit le stress.
Lors d’un stress, appuyez immédiatement sur les points autour de vos yeux (point utilisé en EFT),  de vos lobes d’oreille et le point situé entre votre nez et les lèvres (point aussi utilisé en EFT).
Ces points ont un lien direct avec les terminaisons nerveuses qui contrôlent les sentiments de malaise

10. Adoptez un mode de vie sain

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieAvoir un bon sommeil, une alimentation saine et faire de l’exercice sont des points sur lesquels on n’insiste pas assez.
Si vous ne pouvez pas en faire une routine, au moins adoptez quelques bonnes pratiques.
C’est comme prévoir un  «jour de fruits»  occasionnellement pour nettoyer le corps, ou de boire suffisamment d’eau pour éliminer les toxines.
Une autre astuce est de compter vos pas pendant la marche, il améliore la concentration.
Enfin, avoir de la gratitude; la gratitude nous remplit d’énergie positive.

11. Réduire le désordre

Habits_Freelancer_Need_To_Ditch_05Nettoyez votre maison, votre poste de travail et même votre voiture.
Plus important encore, effacez-le de votre esprit.
Le désordre crée des blocs dans le flux d’énergie qui est en vous.
Lorsque ces blocs restent longtemps, il se répand sur tout lecorps et l’esprit en vous laissant dans une ambiance toujoursirritable et d’humeur agressive.

10 petites choses inspirantes pour un Planneur Stratégique

Tous les descriptifs du poste de Planneur Stratégique vous diront : « une bonne culture générale et digitale », « une connaissance des dernières innovations technologiques » ou encore « une sensibilité à l’art », sont des choses essentielles à cultiver pour faire ce métier.
Mais ce que l’on ne vous dit pas, ce sont toutes ces petites choses, ces micros insights qui inspirent au quotidien ceschasseurs de tendances/observateurs de comportements/concepteurs stratégiques

Alors, bien entendu, chacun est unique et possède son propre fonctionnement, ses propres affinités, mais pourquoi ne pas tenter de faire une liste de quelques-uns de ces petits riens qui peuvent donner naissance à des stratégies béton ?!

Allez, on imagine leur air rêveur : « Ce qui m’inspire c’est…

  • …un air de musique entendu au moment de goûter à un nouveau produit #FondSonore #ExpérienceDesSens
  • …une expression française bien classique, mignonnement écorchée par un enfant innocent :

« La maîtresse m’a dit que j’était un bout du train ! » (Poke @SNCF)

  • …un moment embarrassant comme le jour où l’on se retrouve avec un cadeau dont on ne sait quoi faire parce qu’on l’a déjà, ou qu’il ne nous « correspond pas » (Poke @PriceMinister)

PriceMinister "Revendez vos cadeaux"

  • …la critique acerbe d’un couple de personnes âgées face à un jeune en Solowheel :

« Mais c’est dangereux ces technologies-là, on les entend même plus arriver et on les voit débouler comme ça là.. ! » #LélectriqueCestFantastique

  • …la prise de position d’une amie aux côtés de sa belle-mère… et contre son copain :

« Tu sais Desigual si tu fouilles bien tu trouves des trucs sympas maintenant ! » (Clin d’œil à l’appui )

  • …un article de la rubrique décryptage lu dans Stylist#NoSponso

Stylist - Décryptage 05.02.15

  • …la justification de maman face à son nouvel achat :

« Ok c’est un peu cher mais la boîte est belle, ça fait déco’ en même temps ! » #Packaging #MotivationsdAchat

  • …une remarque pas si bête d’une amie pendant un déjeuner :

« C’est fou, maintenant que ma sœur attend un bébé, j’ai l’impression de voir des femmes enceintes partout ! » (Poke @Pampers @Blédina @Guigoz & cie)

  • …un tweet maladroit d’un tweetos innocent

"J'adore les coachs <3 #CoachStyle"

  • …l’analyse marketing un peu bancale d’un oncle un peu saoul à une réunion de famille :

« C’est pour montrer qu’ils savent aussi être écolos que chez Coca ils ont lancé la bouteille avec l’étiquette verte là ! » #TryAgain #notoriété #image #compréhension

Pas d’accord ? Vous en voulez encore ? Vous en voyez d’autres ? Alors à vos claviers, qu’on puisse ensemble transformer cette liste de 10 insights en Top 100  :)

Blablacar, une start-up à 1 milliard d’euros?

Aujourd’hui, le Mexique: son 19e marché! L’entreprise française, leader mondial du covoiturage de longue distance, nourrit son expansion par des levées de fonds régulières. Retour sur l’extension du domaine de la marque.

Frédéric Mazzella Blablacar (c) Réa
 

Ça l’amuse: «Lorsque j’ai investi en 2010 dans BlaBlaCar, qui s’appelait à l’époque Covoiturage.fr, des confrères m’ont écrit “tu fais des deals baba cools”, raconte Jean-David Chamboredon, président du fonds ISAI. Ils y voyaient une sorte d’auto-stop numérique pour des gens avec des bandeaux dans les cheveux!».

Cinq ans plus tard, beaucoup d’investisseurs aimeraient avoir eu son flair. La dernière levée de fonds de 73 millions d’euros, en juillet, laisse penser que la start-up vaudra bientôt 1 milliard d’euros. D’autant que BlaBlaCar, leader mondial du covoiturage de longue distance, a racheté mi-avril son seul véritable concurrent européen, l’allemand Carpooling, pour atteindre 20 millions de membres.

Pourquoi le Mexique?

Aujourd’hui, le site a annoncé qu’il se lançait au Mexique, son 19e marché et le 1er en Amérique. Une implantation surprenante? Pas vraiment. La suppression des subventions à l’essence en 2010 y a fait grimper les prix à la pompe de 72% en 5 ans. De surcroît, le Mexique manque d’infrastructures ferroviaires pour relier ses 14 villes de plus d’1 million d’habitants. Le potentiel était là. Il a suffi à BlaBlaCar de mettre la main sur un acteur local, la start-up Rides, via une stratégie d’acquisition déjà éprouvée dans plusieurs pays, pour s’implanter.

BlaBlaCar fonctionne comme une place de marché, où se rencontrent l’offre (les conducteurs qui ont des places libres) et la demande (les passagers non motorisés qui cherchent une place). Le conducteur fixe son prix. Le vendredi soir, sur des liaisons comme Paris-Lille, on trouve une centaine de propositions à partir de 14 euros auxquels il faut ajouter une commission de 11,88% ainsi que 1,07 euro. C’est 3 fois moins cher que la SNCF au même moment. Après le trajet, les membres se notent, comme sur Airbnb ou PriceMinister.

Trois pilotes dans l’affaire

Cette success story, c’est d’abord celle de Frédéric Mazzella, 39 ans, normalien de formation. Il a eu l’idée de BlaBlaCar en décembre 2003, alors qu’il devait rejoindre sa famille pour Noël en Vendée et que les trains étaient complets. En 2004, il entreprend de coder le site. Troisans plus tard, Francis Nappez, directeur technique, et Nicolas Brusson, directeur de l’exploitation, deviennent ses associés.

«Ce qui a fait le succès de BlaBlaCar, c’est la détermination des dirigeants, salue Olivier Demaegdt, président d’IDVROOM, le site de covoiturage de la SNCF. Ils ont cherché avant tout à recruter leur communauté, tout en essayant plusieurs modèles économiques.»

Il y en aura 4, tous infructueux, jusqu’à la rencontre avec ISAI en 2009. «Avec Pierre Kosciusko-Morizet, on a dit à Frédéric: “le modèle de PriceMinister s’applique parfaitement à ton activité”», raconte Chamboredon, le président du fonds.Celui d’une market place qui sécurise la transaction entre les 2 particuliers.

En 2013, BlaBlaCar instaure la réservation en ligne avec commission. Jusqu’alors le paiement se faisait de la main à la main. En imposant aux passagers de réserver leur trajet, sous peine de conserver des frais de service, la start-up fait chuter le taux d’annulation, hantise des conducteurs, de 35 à 3%!

Pas de problème de carburant

Des levées de fonds régulières (voir graphique) ont alimenté la croissance exponentielle du site, et contribué à l’amélioration du produit, du recrutement, et surtout, de l’internationalisation, via la marque BlaBlaCar adoptée en 2013. Des augmentations de capital nécessaires, car en dehors de la France et l’Espagne, le service reste gratuit afin de construire rapidement une communauté d’utilisateurs.

A ce jour, BlaBlaCar, qui ne communique pas son chiffre d’affaires, ne dégage toujours pas de bénéfice. Mais avec 290 salariés, ce n’est plus une jeune pousse. En mars, elle a signé un partenariat avec Vinci: sur les autoroutes, des parkings et des péages seront bientôt réservés aux membres de BlaBlaCar.

Son leadership est incontesté et sa masse d’utilisateurs crée une barrière difficile à franchir pour de nouveaux entrants. Les quelques concurrents ne jouent pas dans la même cour: le service de covoiturage de la SNCF, IDVROOM, s’est positionné sur les courts trajets. Et Tripda, la start-up lancée par Rocket Internet, incubateur spécialiste de la reproduction des business models fructueux, «est très récente. On regarde si elle grandit ou pas, mais c’est tout », minimise Frédéric Mazzella. Tout en traçant sa route.

Google devient opérateur mobile

Google lance son premier service de téléphonie mobile, Project Fi, accessible uniquement sur invitation pour le moment. Il permet aux utilisateurs de se connecter au réseau le plus rapide.

Lors d'une conférence chez Google à New York (Mark Lennihan/AP/SIPA)Lors d’une conférence chez Google à New York (Mark Lennihan/AP/SIPA)

« Project Fi vise à vous mettre sur le meilleur réseau quel que soit l’endroit où vous allez », explique Google sur son blog officiel.

Le service repose sur une technologie capable de déterminer le réseau le plus rapide à l’endroit où se trouve l’utilisateur. Il pourra alors se connecter automatiquement à un réseau wifi gratuit jugé fiable par Google, ou à un réseau de téléphoniemobile en 4G. Google s’est associé aux opérateurs mobile Sprint et T-Mobile USA, respectivement troisième et quatrième opérateur sur le marché américain.

« Une fois que vous êtes connectés, nous vous aidons à sécuriser vos données en les cryptant. Quand vous n’êtes pas en wifi, nous vous déplaçons entre les réseaux de nos partenaires qui assurent le débit le plus rapide », détaille-t-il.

Un prix de base à 20 dollars par mois

Le service est proposé pour un prix fixe de 20 dollars par mois pour le service de base (appels vocaux, SMS, connexion wifi, et couverture internationale dans plus de 120 pays), plus 10 dollars par tranche d’un gigaoctet de données utilisées.

Le service fonctionnera seulement dans un premier temps avec le smartphone Nexus 6, fabriqué par Motorola. Les personnes intéressées pour le tester aux Etats-Unis peuvent demander une invitation sur le site fi.google.com.

Management: 5 techniques pour convaincre comme Jaurès

Cet orateur hors pair, dont on fête le centenaire de la mort reste un modèle pour ceux qui sont amenés à parler en public. Voici les enseignements qu’il a laissés.

Jean Jaurès (cà Nadar via WikipediaJean Jaurès (cà Nadar via Wikipedia

Après avoir livré les clés de ce que nous apprennent Eiffel, les frères Lumière et Fouquet en management, et Churchill en négociations, les auteurs de la collection Histoire et management(Ed. Eyrolles) se sont intéressés aux qualités d’orateur de Jaurès. Le docteur en histoire Yann Harlaut, en collaboration avec Anne Vermès, fondatrice et dirigeante de Traits d’Unions, entreprise d’accompagnement, de formation et de conseils auprès de dirigeants, raconte comment l’homme politique français réussissait à galvaniser les foules et comment s’approprier sa méthode pour persuader vos propres interlocuteurs.

1. Structurer sa prise de parole

Jean Jaurès a étudié la rhétorique dès l’école. A 17 ans, il se confrontait aux plus grands orateurs de la IIIe République et allait écouter les plaidoiries des ténors du barreau pour s’inspirer de leurs effets de manche.

Il s’exerçait ensuite à les imiter pour travailler sa déclamation. Pour apprendre à moduler ses intonations, il s’entraînait à faire des vocalises dans les champs, en poussant la voix le plus possible pour gagner en puissance et en assurance.

C’est ainsi qu’il a acquis une puissance auditoire impressionnante.

Avec son physique de baryton et ces exercices, il réussissait à captiver l’Assemblée nationale, lorsqu’il s’exprimait à la tribune, sans micro ! Et ce, devant un public largement constitué de journalistes ou d’avocats, habitués à ce genre de prestations.  Malheureusement, il n’existe aucun enregistrement de ses discours.      

2. Convaincre à tout prix

Quand il s’exprime en public, Jaurès n’a qu’une idée en tête: convaincre. Et ce quel que soit son auditoire: devant les députés de l’assemblée nationale, les journalistes, des cercles d’intellectuels, mais aussi lorsqu’il part en meeting sur le terrain.

Rien à voir avec les discours des hommes politiques actuels axés sur un message de communication et qui jouent avec les petites phrases plutôt que d’exprimer leurs convictions et de traiter le fond des sujets qu’ils abordent. Même constat lors des assemblées générales d’entreprises où patrons et actionnaires emploient des phrases trop lissées.

Au contraire, Jaurès arrive à convaincre en misant sur le vrai (voir les points 3 et 4).

3. Penser ce qu’on dit, faire ce qu’on pense

Jaurès croit dur comme fer en ce qu’il dit. Et il le met en pratique. En étant d’une telle cohérence, il n’a pas de travers. Si bien qu’il est quasiment impossible de trouver un angle pour l’attaquer. Ses adversaires peuvent ne pas être d’accord avec ses opinions, mais pas le tacler sur sa droiture et son authenticité.

4. Aller au plus près du terrain

Jaurès est un socialiste qui ne croit pas à la révolution, mais au changement qui, selon lui, ne peut se faire que par l’éducation et des actions sur le terrain. Sa doctrine: expérimenter sur le terrain avant de trouver une issue plus générale, qui pourra se concrétiser par lois adoptées à l’Assemblée.

Pour Jaurès, tout ne se joue pas à Paris, il faut commencer par voir ce qui se passe sur place, c’est pourquoi il se déplace aussi en province où il considère que le changement viendra par l’éducation de ses auditeurs qu’ils soient professeur ou ouvrier, instruits ou analphabètes. Il donne ainsi à ses interventions un haut contenu culturel, intellectuel ou philosophique.

C’est notamment la méthode qu’il applique auprès des ouvriers de Carmaux, en grève, et dont beaucoup se font licencier et très peu réintégrés après des jours de combat. A ceux qui ne retrouvent pas leur emploi, il dit: « prenez votre vie en main et créez votre propre entreprise ». Ce qui va donner naissance à la verrerie d’Albi pour laquelle Jaurès fera campagne pour réunir du capital.

5. Préparer son allocution

Cela dépendra du tempérament et des aptitudes de chacun. Certains auront besoin d’un document écrit pour le lire au mot près, d’autres s’essaieront à l’improvisation, tandis que les derniers, comme Jaurès, viendront les mains dans les poches. En effet, le socialiste n’arrivait jamais avec des notes, mais comptait sur sa mémoire phénoménale pour dérouler son argumentaire. Pour l’anecdote, suite à la perte d’un édito envoyé au journal L’Humanité, il avait réussi à redicter mot pour mot, le texte qu’il avait envoyé quelques heures auparavant. Cette capacité lui permettait de ne pas être le nez sur une feuille et de vivre pleinement, tel un acteur ou un chanteur d’opéra, son discours, avec les intonations et la gestuelle adéquates.

Le tourisme de l’intelligence

BERTRAND COTY

Il faut lire le dossier de L’Expansion d’avril ! Intitulé « Le Business du tourisme peut-il sauver la France « ? », il s’avère emblématique à plus d’un titre !

Il nous dit plusieurs choses capitales. D’abord que nous semblons nous endormir sur nos lauriers… Premiers sans doute, mais pour combien de temps ? 85 millions de touristes étrangers chaque année nous placent en première position mondiale. Toutefois,  les 70 millions de visiteurs annuels aux Etats-Unis nous talonnent. Ces derniers ambitionnent d’ailleurs de franchir le seuil des 100 millions en 2021, en consacrant 200 millions de dollars pour promouvoir leur marque : « Brand USA » !

Nos 38 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco constituent certes une rente. Il n’est cependant plus possible de surfer mollement sur l’existant pour créer de la prospérité. Frédéric Pierret, président d’un think tank sur le tourisme qualifie même notre industrie dédiée de « Belle au bois dormant ». Les touristes dépensent trop peu dans notre pays et pourraient finir par nous considérer comme une zone de transit avant le shopping à Londres ou la bronzette en Espagne.

On entend déjà ceux qui réclament plus de centres commerciaux ou des capacités hôtelières aux standards internationaux : nous disposons néanmoins d’autres points forts à mettre en valeur, comme par exemple notre potentiel culturel, historique (de la peinture au vin en passant par les grands hommes). Encore faut-il le rendre parfaitement attractif : des horaires à la qualité de l’accueil (dans les musées pour ne citer que ce point), pas mal de choses restent à améliorer… Il faut même faire face aux « zadistes » nous dit-on… Les autorisations de construire semblent devenues un casse-tête pour les collectivités territoriales, tout comme les financements pour les projets innovants.

                                                                     

Puis le reste du dossier, hélas, illustre la faiblesse de la démarche d’intelligence économique dans notre pays. Dans le tourisme aussi, on craint finalement que le constat d’André-Yves Portnoff soit le bon : « On parle d’intelligence économique mais personne, dans les rouages de l’État, n’est à même de dire quels secteurs, quelles applications sont particulièrement porteurs d’avenir, d’emplois, de bénéfices futurs, et doivent absolument être couverts par des laboratoires et des entreprises françaises, voire européennes. Cette carence doit être réparée absolument, au niveau de l’État français, de l’Europe et des entreprises, mais cela implique une vision globale du processus de l’innovation, qui ne se réduit pas à l’organisation d’une coopération en recherche entre le secteur public et les grandes entreprises actuelles. Il est impensable d’ignorer les acteurs de demain qui ne sont pas tous encore nés ou sont encore de fragiles PME »[1].

Car les motifs expliquant notre faible capacité de résistance sur le front touristique relèvent immanquablement du déficit de veille et de stratégie d’influence !

Négligence dans l’observation des tendances du tourisme mondial, inaptitude à faire connaître nos richesses territoriales à des clientèles ciblées, absence quasi totale de dispositif de lobbying, dispersion des efforts, manque dramatique de coordination entre les instances publiques et les entreprises, faiblesse des budgets promotionnels (cf. Atout France, l’agence nationale de développement touristique), faible habitude du benchmark, etc.

Les maux nationaux se suivent et se ressemblent quelque que soit le secteur d’activité concerné.

Pourtant le défi est essentiel et nos avantages comparés immenses. Nos paysages et notre architecture ne peuvent être délocalisés, pas plus que notre art de vivre.

Mais nous échouons à les mettre en valeur et à construire un marketing territorial digne de ce nom.

Un sujet à suivre par conséquent, et des propositions à inventer ?

Cyberattaque contre TV5Monde : la limite du softpower

NICOLAS ARPAGIAN DIRECTEUR SCIENTIFIQUE DU CYCLE « SÉCURITÉ NUMÉRIQUE » À L’INHESJ RÉDACTEUR EN CHEF DE « PROSPECTIVE STRATÉGIQUE »

Clausewitz affirmait dans son ouvrage « De la guerre » que celle-ci se définit précisément comme un acte de violence par lequel nous cherchons à contraindre notre ennemi à se soumettre à notre volonté. La prise de contrôle à distance des systèmes d’information de la chaine internationale TV5Monde qui est devenue manifeste à partir du 8 avril 2015 illustre cette nouvelle forme d’affrontement qui tend à vouloir imposer ses arguments par la technologie. Faute de pouvoir convaincre par les idées, on utilise les systèmes d’information pour imposer ses vues.

En l’espèce, on peut concevoir que l’objectif ultime était de prendre le contrôle de l’antenne afin de diffuser les messages et vidéos favorables aux attaquants. Mais la mise hors d’état de fonctionnement est déjà un premier niveau de violence politique. Car il s’agit bien de rendre muet et invisible l’émetteur d’informations que les agresseurs estiment contraires ou en tous cas non suffisamment favorables à leurs intérêts.

On est donc à la limite extrême du softpower qui veut que les idées s’imposent au plus grand nombre par une exposition diffuse qui contaminerait discrètement les esprits au point de s’imposer dans le débat public. C’est avec le piratage de TV5Monde l’abandon de la technique de la conviction au profit de l’option brutale qui veut bâillonner tous ceux qui ne lui sont pas immédiatement acquis.

Dans cet esprit, les médias constituent à double titre des cibles privilégiées. D’une part ce sont par essence des caisses de résonnance. Puisque leur métier et leur savoir-faire résident précisément dans cette capacité à porter au plus grand nombre des messages. Et les entreprises de presse si elles sont concurrentes entre elles restent très attentives à ce qu’il advient à leurs pairs. Offrant une exposition particulièrement amplifiée si on la compare avec des opérations visant d’autres entités. Par exemple, l’infiltration à grande échelle qui a affecté les systèmes d’information de l’industriel Thales, identifiée partir du mois de février 2015, et qui se serait propagée sur ses équipements aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, au Royaume Uni et en France n’a été révélée que par un article paru le 15 avril 2015 dans Le Canard Enchaîné sous la plume de Jean-Michel Thénard. Le célèbre palmipède n’étant pas disponible en version numérique cela semble avoir contribué à limiter la propagation de l’information. Le nombre de reprises dans la presse fut très limité. Pourtant l’activité affectée est autrement plus problématique au regard des équipements et des missions conduits par Thales auprès d’institutions stratégiques pour la sécurité nationale.

D’autre part, les médias font partie des entreprises qui se débattent dans un environnement économique très contraint. Et la sécurisation de leur informatique n’est pas un sujet prioritaire. Les sociétés du secteur sont donc des cibles de choix car en sus leurs personnels sont souvent des collaborateurs intermittents. De nombreuses personnes disparates se connectant à un système d’information dans lequel la sécurité est accessoire et qui se trouve destinataire de messages et documents venus de tous horizons. En effet, c’est le principe même des rédactions d’être démarchées constamment par des particuliers, des entreprises ou des agences spécialisées qui cherchent à  leur adresser des fichiers de toutes sortes pour présenter leur activité ou leur combat. Autant d’occasions de contaminer l’informatique maison par une pièce jointe comportant un programme actif ou une invitation à cliquer opportunément sur un lien douteux.

Il ne faut donc pas prendre les piratages des médias comme étant des performances techniques mais bien des opérations d’agit-prop et d’influence visant à communiquer sur une cause. En donnant à leurs concepteurs une illusion – puisque temporaire – de puissance et en plaçant un temps un sujet au cœur de l’agenda médiatique. L’emballement de la société de l’information ne doit pas inciter à brouiller la hiérarchie des priorités. Et exige que le citoyen-consommateur-électeur-internaute conserve plus que jamais son esprit critique face aux évènements qui sont portés à sa connaissance. Soit faire preuve de volonté pour résister utilement aux inflexions qu’on souhaiterait lui imposer.

La puissance du léger…

La puissance du léger…

GILLES LIPOVETSKY

A l’âge hypermoderne, le culte polymorphe du léger s’affirme partout. Avec l’ère consumériste, c’est une culture quotidienne de la légèreté hédonistique qui triomphe (du corps – régime, relaxation – aux nanotechnologies en passant par l’architecture et le design) : s’affichent de tous côtés les images luxuriantes de l’évasion et les promesses du plaisir. Dans ce cadre, les objets ne se définissent plus exclusivement par leur stricte valeur d’usage. Ils acquièrent une connotation ludique ou tendance qui les fait basculer du côté du léger : tout objet, à la limite, devient gadget chargé d’inutilité et de séduction ludique. La passion du léger contribue désormais à définir un capitalisme de consommation « artiste » caractérisé globalement par quatre mots : individualisme, esthétisation, légèreté et obsolescence (logique de la mode ou de l’éphémère).

Cette apologie de la légèreté ne se réduit pas pour autant à une logique de la superficialité. Pour bien le comprendre, il faut se rappeler que si cette nouvelle puissance du léger est unique dans l’Histoire, aucune civilisation n’a néanmoins ignoré la légèreté comme structure anthropologique de l’imaginaire et aspiration humaine éternelle (trouvant toujours des formes d’incarnation dans la vie sociale). Je rappellerais ici quelques archétypes fondamentaux :

 

  • La légèreté aérienne (le rêve immémorial de s’élever dans les cieux, au propre comme au figuré)
  • La légèreté-mobilité (du nomadisme à la miniaturisation)
  • La légèreté-distraction (visant à alléger le poids de l’existence : jeux, loisirs, fêtes, humour, etc.)
  • La légèreté frivole (mode, charme des apparences)
  • La légèreté volage (inconstance et mobilité du désir)
  • La légèreté-style (l’art apparaît comme un des grands domaines où se concrétise l’exigence anthropologique de la légèreté)
  • La légèreté-sagesse (la vie frivole, et sa fuite en avant dans les plaisirs toujours nouveaux, n’épuise pas à elle seule l’imaginaire de la légèreté. A l’archétype de la frivolité s’oppose celui de la légèreté-sérénité renvoyant à l’idéal antique du bonheur défini par l’ataraxie, l’état paisible où l’homme est affranchi de ses peurs et de ses faux désirs).

 

La différence par rapport au passé, c’est que notre époque valorise grandement la légèreté alors que nos ancêtres lui préféraient le « lourd ». Substituant la séduction à la coercition, l’hédonisme au devoir rigoriste, l’humour à la solennité, l’univers consommatoire tend à s’afficher comme un univers délesté de toute gravité idéologique, de toute épaisseur de sens. Toutefois, l’idéal du léger impose des normes exigeantes, aux effets épuisants.

Pour autant, il ne faut pas simplement interpréter notre époque comme une réappropriation de l’esprit « artiste » de Mai 68 par le capitalisme (ce qui introduit des nuances dans mon raisonnement par rapport aux thèses de Luc Boltanski et Eve Chiapello dans Le nouvel esprit du capitalisme[1]). Cette montée en puissance de la légèreté (connexe de l’individualisme, de l’esthétisation et de la promotion de l’éphémère) a débuté dès la seconde moitié du XIXe siècle avec La création du Bon Marché par Aristide Boucicaut. Avec la naissance de ce premier grand magasin, ancêtre de la distribution moderne, il s’agissait déjà d’organiser une théâtralisation de la consommation, c’est-à-dire le triomphe de la séduction, la création du désir. Ce qu’amena le XXesiècle, c’est un changement d’échelle, dont le cinéma et la voiture devinrent deux symboles forts.

L’univers digital s’affirme d’ailleurs comme un condensé de l’univers du léger, et il démontre au passage que les lieux physiques et virtuels ne s’affrontent pas. Ils s’interpénètrent et contribuent à se recomposer l’un l’autre.

A bien des égards, la puissance sur le léger conditionne aujourd’hui la puissance au sens le plus global ! Dans le cadre de la « guerre économique » contemporaine sur laquelle certains spécialistes comme Eric Delbecque attirent l’attention, l’Europe devra également miser sur l’expertise qu’elle possède en ce domaine (luxe, aéronautique, sphère numérique, etc.). Ce leadership ne durera pas éternellement (cf. les écoles de design en Chine, par exemple en partenariat avec celle de Nantes, à Shanghai) mais c’est un chemin essentiel de prospérité sur le moyen terme.

Le capitalisme a parfaitement assimilé, voilà maintenant plus d’un demi-siècle, que les marchés s’avèrent très vite saturés si l’on s’en tient à la satisfaction des besoins primaires (cf. la pyramide de Maslow) ; s’attacher à répondre aux autres et les développer (accomplissement et estime de soi) permet en revanche de créer du désir à l’infini.

 

Gilles LIPOVETSKY est Philosophe et sociologue, il est l’auteur, entre autres, de L’Ere du vide (Gallimard, 1983), L’Empire de l’éphémère (Gallimard, 1987), des Temps hypermodernes (Grasset, 2004), et de L’Occident mondialisé (Grasset, 2010), traduits en vingt langues, L’Esthétisation du monde. Vivre à l’âge du capitalisme artiste (Gallimard, 2013), De la légèreté (Grasset, 2015)

Facebook: trois changements à venir sur votre fil d’actualité

Le réseau social a annoncé sur son blog une nouvelle modification de son algorithme. Ces changements vont modifier votre fil d’actualité. Tout ce que vous devez savoir :

Facebook a annoncé une nouvelle modification de son algorithme. Les publications directes des amis seront privilégiés.

Nouveaux changements sur Facebook. Ce mardi, le réseau social a annoncé une modification de son algorithme, qui va impacter les fils d’actualité et les publications qui y sont affichées. Ces changements sont récurrents. Ils sont scrutés de très près par les administrateurs de pages, qui cherchent à toucher un public toujours plus large. Facebook doit alors arbitrer entre ces intérêts et la nécessité de satisfaire les besoins de ses membres, qui doivent aussi pouvoir accéder aux publications de leurs amis les plus proches.

Cette fois, le réseau social a clairement décidé de faire pencher la balance vers les membres privilégiant les relations avec leurs amis. Trois mesures concrètes ont donc été prises:

1. Les publications de vos amis seront davantage mises en avant

Avec son algorithme, Facebook fait le tri entre les publications des amis pour afficher en priorité les plus susceptibles d’intéresser un utilisateur donné. Il suffit de se rendre sur la page d’un ami avec lequel les interactions sont limitées pour découvrir des posts n’ayant jamais été repris sur le fil d’actualité. Les nouvelles règles doivent permettre d’afficher davantage de publications des amis. « Nous avons compris que les gens avaient peur de louper d’importantes publications d’amis auxquels ils tiennent », précise le communiqué. Dans le même esprit, si un utilisateur consulte régulièrement les publications d’une page donnée, celles-ci seront davantage mises en avant.

2. Les interactions de vos amis avec les pages sont pénalisées

En consultant votre fil d’actualité, les interactions (commentaires, likes, etc) de vos amis avec des pages que vous ne suivez pas apparaissent régulièrement. Le réseau social a décidé de réduire la visibilité de ces posts, pour faire privilégier les publications des amis et des pages directement suivies par l’utilisateur.

3. Les posts rapprochés d’un même ami pourront être affichés

Dans son communiqué, Facebook explique avoir pris sa décision pour les utilisateurs n’ayant que peu d’amis. Auparavant, l’algorithme évitait d’afficher à la suite les publications d’une même personne. Mais à trop miser sur la variété des publications, les fils d’actualités des membres concernés perdaient de leur intérêt. C’est pour cette raison que le réseau social a assoupli ces règles.

Avec ces nouvelles règles, les gestionnaires de page, ou « community managers » ont de quoi s’inquiéter. Ils sont clairement pénalisés, leurs pages ayant moins de chance de toucher un large public. Reste à savoir si cela a un rapport avec les projets de Facebook, qui aimerait devenir un véritable éditeur de contenus en publiant directement des articles de presse sur son réseau. Il a noué des contacts à ce sujet avec une douzaine de médias américains pour envisager des tests.