Monthly Archives: avril 2015

Etapes de mise en place d’une stratégie marketing multicanal

6 étapes sont-elles nécessaires et suffisantes pour réussir à booster  ses ventes grâce à la mise en place d’une stratégie  marketing  multicanal? A la lecture du livre « Le marketing  multicanal » de Vladimir Dragic, la réponse est oui.

Je dois avouer qu’il est assez rare que je sois emballé par les  livres dédiés au marketing. « Le marketing multicanal » fait  partie de ceux-là, et pour de bonnes raisons. Tout d’abord  parce que l’auteur pose clairement le principal enjeu du  marketing à l’heure du multicanal : la vitesse. Tout le livre est  sous-tendu par cette exigence d’un marketing réactif et fluide  guidée par l’exploitation des données et les réponses, nécessairement mesurées dans leurs résultats, obsession  récurrente de la mesure et de l’itératif au long des 170 pages.

Clair, précis, et bien écrit ce livre tient ses promesses. En moins de 200 pages Vladimir Dragic, (Diplômé ponts et Chaussées, MBA Finance, DG chez Altran) détaille avec clarté une méthode et les techniques associées pour dérouler une stratégie marketing en phase avec les évolutions des publics, de leurs comportements d’achats et les bouleversements des canaux de ventes.

Conçu comme une boîte à outils, le livre est découpé en 6 chapitres.

– prospecter : stratégie de ciblage et de séduction
– Vendre et fidéliser
– Maximiser l’efficacité des canaux de contact
– Construire des modèles prédictifs
– Maîtriser les techniques d’attribution
– S’outiller pour mieux manager

En prélude à chacun des chapitres le lecteur trouvera une grille d’auto-évaluation destinée à se situer sur chacun des items couverts dans les pages suivantes.Les chapitres sont eux émaillés d’exemples pratiques, de points clés synthétiques, et d’outils pour accompagner la théorie.

Un guide didactique pour élaborer vos stratégies multicanal

Sur le fond, l’auteur réussit un double exploit : transmettre des techniques marketing claires et embrasser tout le spectre de la partie digitale en en rendant limpide ses aspects techniques les plus arides, même le process du RTB. Même limpidité sur la partie consacré au « Big Data ». A commencer par la définition des enjeux comme étant, « d’identifier, de capter et d’exploiter les datas afin de modéliser les comportements du consommateur et d’adapter en temps réel les actions marketing en fonction de ces comportements. » En réponse, Dragic offre comme dans chaque chapitre un canevas méthodologique pour passer à l’action. En quelques pages, le lecteur comprendra tenants et aboutissants sur le sujet du Big Data sans être noyés dans un jargon vernaculaire et des théories absconses pour les noms informaticiens ou matheux.

IT et Marketing réconciliés

Autre exploit et non des moindres, l’auteur arrive à fluidifier l’articulation entre marketing et IT. De manière subtile et intelligente, l’approche méthodologique part du problème pour glisser vers l’approche marketing en réponse et les outils IT en support. Les termes techniques sont expliqués clairement, et s’insèrent naturellement dans la démonstration. Au fil des pages, c’est tout le système d’information sur sa partie dédiée au marketing qui sera couvert. Le dernier chapitre est d’ailleurs consacré à un recensement des logiciels nécessaires à chaque tâche.

A la fin de la lecture, Dsi ou marketeux aboutiront fatalement a la conclusion de l’impérieuse et évidente nécessité de travailler de concert pour mener à bien le développement de la stratégie marketing. Car bien sûr, je ne saurais trop conseiller au lecteur cible, plutôt responsable du marketing, de prêter ce livre au responsable de l’it, une passerelle idéale entre les deux univers a l’absurde et souvent persistante étanchéité.

C’est le vrai talent de l’auteur que d’écrire dans un style fluide où, fait rare pour être signalés, les anglicismes tant appréciés des marketeux, se comptent ici sur les doigts de la main de Django Reinhardt. Ce faible recours aux anglicismes explique en partie la réussite didactique de « marketing multicanal ». Une réussite due surtout à une profonde maîtrise par l’auteur de son sujet.

Des méthodes actionnables

On sent derrière chaque ligne le praticien rigoureux et méthodique, soucieux de transmettre l’information sans céder à l’esbroufe et au remplissage. L’analyse des évolutions du métier et de l’accélération des cycles, de la volatilité des clients, des mutations techniques, sont analysés avec une précision et une concision qui confine à l’épure.

Seul petit défaut de cet ouvrage, l’essentiel des solutions techniques proposées s’adressent plutôt à de grandes entreprises avec des problématiques de volume. Ce bémol posé, chacun pourra s’inspirer des méthodes proposées pour les appliquer et décliner à sa situation et son marché, B2C ou B2B.

Ce peut-être aussi une bonne lecture pour comprendre facilement les nouveaux enjeux du marketing et découvrir incidemment une partie ou une autre de ces nouveaux terrains de jeux.

Le marketing multicanal Ed.Eyrolles

Veille : une méthode simple de collecte, de diffusion et de stockage

A l’heure de l’infobésité, la veille reste pour beaucoup un sujet compliqué et chronophage. Que l’on soit un particulier, une petite entreprise, un professionnel de l’information, la veille est un pilier pour construire une offre, trouver un bien, trouver un emploi, surveiller la concurrence ou encore nourrir un billet de blog entre milliers d’autres usages.

Au fil des ans, que ce soit en tant que journaliste, consultant ou autre fonction, j’ai été amené à développer ma propre plateforme en utilisant des outils gratuits (et parfois payants en entreprises ou des besoins ponctuels) pour assurer ma veille quotidienne sur de multiples sujets.

Tant que l’on n’a pas un volume important d’informations à gérer, cette méthode qui assure à la fois la collecte, la diffusion et le stockage suffit à 80% de mes besoins. Pour une veille plus profonde, la veille est un métier et faire appel à cette compétence utile.

Comme vous le verrez j’utilise des outils simples flux rss, feedly pour consolider, evernote pour le stockage, scoopit pour partager et stocker, et les mêmes depuis longtemps, et ce même si je teste régulièrement d’autres outils. Mon conseil : ne vous lancez pas dans des usines à gaz, un outil simple bien maîtrisé remplace un progiciel de veille complexe, souvent difficile à exploiter ou même des plateformes gratuites et efficaces, mais difficile à maîtriser. Typiquement, je n’ai pas mentionné Yahoo Pipes, souvent trop complexe à programmer pour beaucoup.

Autre conseil : l’efficacité de votre veille et son partage est dans l’articulation que vous donnerez entre les différents outils, par exemple un flux twitter lu dans feedly et stocké dans evernote ou encore un article de presse commenté et nettoyé avec Clearly et partagé dans evernote (ou Pocket c’est selon).

L’intérêt de la veille est dans l’exploitation utile de l’information recueillie. A ce stade, seul le cerveau peut faire quelque chose.

Le portage salarial : un système aux multiples avantages

Aujourd’hui, les entreprises peuvent sans crainte recourir au portage salarial pour exploiter pendant un temps déterminé une compétence dont elles ne disposent pas en interne. En effet, grâce à l’évolution des différents textes réglementaires, cette branche d’activité est actuellement entourée d’un cadre légal qui profite aussi bien aux consultants qu’aux entreprises clientes et aux sociétés de portage.

En quoi consiste le portage salarial ?

Le portage salarial se définit comme une organisation de travail dans lequel une personne appelée « porté » devient salarié d’une entreprise dénommée « société de portage » qui la rémunère en retour. Le porté va effectuer des missions ponctuelles au sein d’une entreprise cliente et dispose d’une grande autonomie pour réaliser cette prestation qui reste toutefois limitée dans le temps.

La réglementation en matière de portage salarial

Même si le portage salarial est apparu dans le courant des années 1980, il faudra attendre la loi de modernisation du marché du travail en date du 25 juin 2008 pour lui offrir un cadre juridique. C’est l’article 8 de cette loi qui introduit l’Article L 1251-64 du Code de travail et qui définit pour la première fois le portage salarial. Par la suite, les principaux syndicats en France, à savoir la CGT, la CFDT, la CGE-CGC, le CFTC et la CGDT, ont signé un accord paritaire avec le Prisme le 24 juin 2010.

Ce cadre définit de façon précise les modalités de la relation triangulaire entre le salarié, la société de portage et l’entreprise cliente. Par le biais de cet accord, le portage salarial devient une activité exclusive qui ne peut être exercée que par des sociétés destinées à cette branche d’activité et qui sont répertoriées par le code NAF qui a été créé spécialement à cet effet.

Enfin, l’ordonnance du 2 avril 2015 venant renforcer ce dispositif et apporter davantage de sécurité aux différents acteurs concernés. Elle prévoit cinq dispositions principales :

  • Exclusivité de l’activité de portage salarial, ouvrant de facto une négociation en vue de la création d’une convention collective ;
  • Pour chaque prestation : rémunération minimale de 2 377 € brut mensuel pour un temps plein équivalent à 75 % du plafond de la Sécurité sociale
  • Mise en place d’une garantie des salaires au bénéfice des salariés portés ;
  • Utilisation des contrats de travail existant, adaptés au portage salarial et donc, reconnaissance des droits ouverts par ces contrats auprès de Pôle Emploi;
  • Le Portage salarial concerne tout type de prestations de services (hors services à la personne) rendues par des professionnels autonomes.

Le mode de fonctionnement du portage salarial

Le fonctionnement du portage salarial repose sur une relation tripartite, à savoir le salarié porté, la société de portage et l’entreprise cliente. Dans un premier temps, le consultant recherche des missions qui correspondent à ses compétences. Il négocie auprès des entreprises afin de trouver un accord. Il signe ensuite une convention de portage avec l’une des 200 sociétés de portage qui exercent en France. La société de portage va se rapprocher de l’entreprise cliente pour l’établissement d’un contrat de mission ou bon de commande. Cette convention détermine précisément toutes les modalités pratiques de la prestation comme la durée de la mission, sa nature, le rythme ou encore les montants des prestations.

En même temps, le consultant conclut un contrat de travail qui le lie avec la société de portage. De type CDD ou CDI, ce protocole signifie que le porté est salarié de ladite société pour toute la durée de la mission. En contrepartie, celle-ci lui verse un salaire tous les mois, après avoir prélevé les cotisations sociales et les frais de gestion. En effet, c’est la société de portage qui gère toute la partie administrative, comptable, juridique et financière de la prestation et qui se charge également de prélever et de verser les cotisations salariales auprès des caisses correspondantes. En moyenne, le consultant perçoit entre 46 % et 54 % du montant de sa facture HT.

Les avantages pour le porté et l’entreprise

Pour le consultant, le portage salarial permet de bénéficier de la couverture sociale comme tout salarié, notamment en ce qui concerne la maladie, le chômage ou la retraite. Il dispose également d’une grande autonomie pour effectuer sa mission. En outre, il n’a pas à s’occuper de la gestion administrative et financière de son activité puisque celle-ci revient à la société de portage. Par ailleurs, depuis la publication de l’ordonnance du 2 avril 2015, son statut lui confère une rémunération brute mensuelle de 2 377 euros. Certaines sociétés de portage salarial proposent des parcours de formation afin d’accompagner au mieux les consultants dans le développement de leur activité.

Du côté des entreprises, le portage salarial représente la solution idéale pour disposer des compétences d’un expert, pour mettre sur les rails un nouveau projet ou pour faire face à un besoin urgent. Ce consultant est apte à travailler de suite, sans passer par une longue période d’adaptation ou une procédure d’embauche. La gestion de contrat de travail est facilitée puisqu’il s’agit d’une simple prestation externe. Cela n’augmente pas la masse salariale de l’entreprise ni l’effectif du personnel, ce qui permet de maîtriser les coûts.

Talentologue, un métier d’avenir pour les DRH

 La qualité de notre avenir se mesure dès aujourd’hui et se vérifiera demain par la reconnaissance et par l’implication des talents de la personne.

À force de dire que l’on doit réinventer le monde, on va finir par en prendre les moyens ! Le principal atout dont chacun de nous dispose pour cela, c’est l’énergie vitale : notre capacité à vivre « debout » dans un monde chahuté par des mouvements inédits. Encore faut-il que cette énergie vitale s’incarne dans des aptitudes qui, cultivées par la sensibilité, l’intelligence et l’éducation, vont se transformer en talents.

FLAUBERT disait déjà : « Pour avoir du talent, il faut être convaincu qu’on en possède ». Trop de situations nous plongent aujourd’hui dans le doute sur nos propres capacités à nous conduire en société, de manière autonome et consciente, devant la complexité croissante du monde. Cette réduction de l’estime de soi, cette morosité frileuse devant la nouveauté et l’aventure peuvent n’être que passagères si l’on réagit collectivement par une argumentation rigoureuse sur nos forces et sur les opportunités qui s’offrent à nous, au lieu d’insister pesamment sur nos faiblesses et nos contraintes.

Une simple illustration : la baisse tendancielle de la croissance dans les pays matures, à commencer par le nôtre, peut être appréciée comme une bonne occasion de revisiter les paradigmes sur lesquels se sont construits les mécanismes économiques et sociaux que nous contribuons à faire vivre. Constater qu’en quarante ans la croissance moyenne a été divisée par quatre, et que le chômage a été multiplié par trois, suffit à nous convaincre de l’inutilité de courir après la chimère de l’inversion rapide de la tendance.

Au lieu de jeter toutes nos forces vives dans la reconstruction artificielle d’un monde qui obéirait à une représentation caduque de la société, tournons-nous plutôt vers la recherche du cadre de vie que nous souhaitons, chacun pour nous, pour les autres et pour la société dans son ensemble.

Ce monde est à construire, à partir de nos propres forces, enrichies des leçons de notre expérience et de notre culture. Chacun de nous à sa part à y prendre, sa partition à y jouer, son épanouissement à y trouver.

Chacun, dans la recherche d’autonomie de son projet de vie à partir de ses talents propres, peut alors devenir la tête chercheuse de son propre développement, en accord avec le développement de la société, mais pas à son service exclusif. Il est grand temps d’inverser le sens des choses, de revenir à une vision qui met la personne au cœur des décisions sociétales, faute de quoi on creuse un gouffre entre la finalité de l’homme et la marche aveugle de la société. Là est la source de l’innovation sociale. Les nouvelles technologies du savoir et de l’apprentissage le mettent à notre portée.

Donnons la priorité aux talents des personnes !

Le talent d’une personne se définit par l’identification de sa capacité à être et/ou à faire ; par l’expression de cette capacité dans des signes extérieurs perceptibles ; par la reconnaissance de sa réalité et de son niveau par l’environnement.

Le talent se décline par rapport à soi-même, dans les facultés d’identifier, de nommer, de relier, de s’entraîner, d’exprimer ; par rapport aux autres, dans les facultés d’exprimer, de partager, de combiner et de valoriser ; enfin, par rapport à la société, dans la possibilité d’y être valorisé, de créer, de modeler, d’organiser, et de dynamiser.

Force est de reconnaître que nous sommes largement les autodidactes de nos propres talents.

Par les expériences que nous vivons, les études que nous faisons, nous arrivons parfois, et souvent par hasard, à croiser sur notre chemin les signes de nos aptitudes profondes. Bien sûr, nous avons tous fait des rencontres éclairantes et révélatrices : dans nos familles et chez nos proches, mais aussi des maîtres d’école et des professeurs dans l’éducation, des coachs et des formateurs dans les entreprises, des chasseurs de têtes et des cabinets de recrutement, des psychologues… Ils ont tous, à un titre ou un autre, contribué à combler le déficit d’identification et de mise en valeur des talents, à nous accompagner pour les révéler et les mettre en valeur. Mais, pour un talent révélé, combien d’occasions manquées, de chances gaspillées, de signes mal interprétés, qui nous font passer à côté de notre propre développement !

Les « talentologues », facteurs de la mutation sociétale

Ces « révélateurs de talents », aujourd’hui trop peu nombreux, trop dispersés dans la vie sociale et sans reconnaissance établie, jouent déjà un rôle décisif dans la découverte des aptitudes individuelles. Leur rôle sera demain essentiel pour fonder la mutation du monde à partir des personnes. Il est temps de leur rendre justice et de les mettre en lumière.

Le rôle du talentologue est d’abord

– d’analyser les talents individuels et de les décrypter avec les personnes concernées ;
– d’identifier la nature et la compatibilité des talents individuels dans les échanges interpersonnels ;
– de détecter et de mesurer le degré d’investissement des talents (individuels et collectifs) dans l’organisation économique et sociale.

Il est ensuite :

– d’accompagner les personnes dans la mise en valeur et la dynamisation de leurs talents individuels (coaching, formation) ;
– de mettre en œuvre les méthodes de développement des échanges entre les talents (intelligence collective par exemple) ;
– d’accompagner les organisations dans la mise en oeuvre productive des talents individuels et collectifs par des méthodes appropriées (analyse stratégique, team building, groupes de projets).

Il est enfin

– de capitaliser sur les expériences menées auprès des bénéficiaires et des groupes ;
– de partager avec son entourage les résultats de ses recherches ;
– de participer à l’élaboration du corps de méthode de la talentologie.
Prenant appui sur une primauté rendue à la personne, le talentologue devient un médiateur, un passeur des talents de la personne vers la société et des bénéfices de la société vers la personne, grâce à l’intelligence collective.

Au fait, chacun de nous ne détient-il pas tout ou partie des clés qui lui permettraient de jouer, auprès des siens ou de ses proches, cette fonction éminemment utile et positive ? Et ne le faisons-nous pas déjà, chacun à notre manière ? Et serions-nous prêts à le faire davantage ?

Pour une synthèse sociétale !

La remise au premier plan des talents des personnes dans le développement de la société ne doit pas nous conduire au simplisme ou à l’idéalisme. Il ne s’agit en aucune façon de nier la situation actuelle du monde ni de tenter d’en renverser les mécanismes, tâche mécaniquement vouée à l’échec. Il est davantage question de recréer, par l’épanouissement des personnes, les conditions réelles d’un développement harmonieux de la société.

Il faut donc combiner le pilotage « par le haut » des situations sophistiquées et le pilotage « par le bas » des situations élémentaires et domestiques. Sachons redonner aux personnes le goût de se réaliser dans des actions de proximité. Réorientons la simplification dans le sens de la facilité d’emploi ou de création d’entreprise, donnons à la formation un tour plus opérationnel et concret, favorisons l’apprentissage par des mesures fortes, renforçons le soutien aux aides à la personne. De tels actes représenteront des investissements modérés pour un effet matériel et moral considérable.

Encore faut-il accompagner cette remise en valeur du « domestique » par des efforts de communication et d’impulsion. Le talentologue, de facto chacun de nous, peut en être le messager.

Hector BERLIOZ disait : « La chance d’avoir du talent ne suffit pas ; il faut encore le talent d’avoir de la chance ». À chacun de la saisir. Ceci est tout sauf un requiem !

The Importance of Professional Project Management

Private companies and government organisations involved in running large projects, or many smaller projects at the same time, already recognise the benefits of formal project management but as the amount of experience and knowledge gleaned from such tasks has increased so project management has become more complex.

Project-Management

And as it has become more complex so the tools and methodologies have had to evolve to keep pace.

It was the UK governmental body OGC (Office of Government Commerce) that back in 1989 first defined the structured methodology that has evolved today into the internationally recognised PRINCE2 methodology. It was originally established to help Government departments deliver the best value possible from its capital expenditure and is an acronym for Projects In a Controlled Environment. Of course, there are also other knowledge-based methods from APM (Association for Project Management) and PMI (Project Management Institute).

Formal methodologies are commonly used for software development, manufacturing, engineering, and construction projects to plan, schedule and control all of the tasks and activities required. More and more they are also being used by services and solutions companies in order to add discipline and control to their projects.

Consequently, managing projects is now a fundamental part of many businesses and the role of project manager is now a professionally recognised one, which involves not only planning, scheduling and controlling activities but also expertise in the management of risk, change and quality. The skills required to successfully complete projects are very much in demand in the competitive business environment and include not only a technical ability to efficiently manage tasks but also people management skills and good business awareness.

An internationally recognised qualification can be a real advantage but equally important are other skills such as:

  • An open-minded attitude to each new task
  • The ability to select the right software tools
  • Understanding the business case
  • Describing the business goal that the project is striving for
  • An ability to tailor methods and techniques to particular projects
  • Effective prioritisation of every part of the project
  • Negotiating skills for requesting additional resources
  • Learning lessons from previous projects to avoid repeating mistakes
  • Questioning all assumptions made
  • Diplomatic skills to gain support where required

Of course, all of these skills will only benefit a project manager with a good, sound understanding of professional methods and techniques.

It is essential to create a written document that clearly states the scope of the project. This might be known as the Scope Document, the Project Charter or the Business Requirements Document. Whatever it is called in your organisation the key factor is that the scope of the project, what is included and what is specifically excluded, is clearly and unambiguously documented and that it is approved by all of the stakeholders to the project.

This document will prove invaluable later on in the project when issues are bound to arise over what exactly should be delivered and where certain responsibilities lie. It will also help with assessing how realistic initial schedules and budgets are. A scope document should include a breakdown of the different tasks required to complete the project and an assessment of the likely benefits versus the costs in a cost-benefit analysis.

It is also essential to ensure that there is a communication plan in place so that all stakeholders, managers, team members and anyone else with an involvement in the project are kept fully aware of the progress of the project. Communicating is a two-way thing so the plan should allow for feedback and, more importantly, all feedback received should be assessed. Ignoring the concerns of anyone involved in the project, no matter how junior they might be, runs the potential risk of failing to deliver the project on-time and on-budget. By communicating effectively, vital commitment and cooperation will be gained from the team, and support from those who are affected but maybe not involved to any great extent. A lack of communication only serves to raise objections and generate resistance to a new project.

And while all this is going on a professional project manager will not forget to motivate and encourage the project team, to repeatedly monitor progress and adjust the project plans, where necessary, and to manage all the potential risks within the project. After all project management is simply about getting things done whether you choose to follow a PRINCE2, PMI or APMP methodology.

Économie: 6 raisons de croire à la sortie de crise

Plus qu’une simple brise passagère, c’est bien le vent de la reprise qui souffle sur l’Hexagone. Les signaux qui l’attestent sont là. Des entreprises aux consommateurs, de la Bourse à l’export… Les raisons d’espérer

Un Rafale sur le porte-avion Charles-de-Gaulle au large de Toulon le 15 janvier 2015

Le Rafale a remporté, coup sur coup, ses deux premiers contrats à l’export.

Les ménages reprennent espoir

Ils ne voient pas encore la vie en rose, mais cela va (un peu) mieux. Le moral des ménages atteint son plus haut niveau depuis près de cinq ans, et la consommation repart.

L’automobile redémarre

Les immatriculations de voitures particulières neuves en France décollent (+ 9,3% en mars), et les professionnels tablent, à présent, sur une hausse de 2% du marché en 2015. Au grand soulagement desconstructeurs tricolores.

Le Rafale s’exporte

Les grands contrats sont de retour. Après avoir signé avec l’Egypte, en février, la première vente à l’export du chasseur de Dassault, la France a annoncé, le 10 avril, l’acquisition de 36 autres avions par l’Inde. Le mois dernier, c’est Airbus Helicopters qui emportait un marché de 1,5milliard de dollars en Corée du Sud.

L’intérim recrute

Le chômage ne recule pas encore, mais l’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé du marché du travail, rebondit : il retrouve son plus haut niveau depuis trois ans.

Le CAC 40 efface la crise

L’indice vedette de la Boursede Paris est au plus haut depuis janvier 2008. L’euphorie du marché est telle depuis le début de l’année (+ 22 %) qu’il faut remonter à 1998 pour observer une envolée aussi vigoureuse.

Les grandes entreprises profitent

LVMH, Axa, L’Oréal… Les ténors de la cote affichent plus de 64 milliards d’euros de bénéfices cumulés en 2014. C’est la première fois depuis 2010 qu’ils progressent, et la hausse est sensible (+ 37%).

11 façons d’attirer de l’énergie

 Aujourd’hui je vous propose un article qui vous liste 11 façons de mettre toutes les chances de votre côté pour que la loi d’attraction fonctionne. En effet, agir sur la pensée est une chose, mais si votre environnement est « hostile » ou si votre façon de vivre est plutôt « destructrice » pour votre corps, comment pouvez-vous espérer attirer à vous de bonnes choses et surtout l’objet de vos désirs ?

Cet article a été écrit par Santosh Joshi, traduit par moi même et vous pouvez lire l’original ici : prevent disease


Le stress résulte d’une définition erronée de la vie. Pour la plupart des gens, la vie est synonyme de «Vivre dans une peur quotidienne».

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieLes insécurités et les craintes vous amènent à ignorer les aspects positifs et vous conduisent à une perte de confiance en soi.
Le moyen de sortir de cette spirale négative est de changer votre définition de la vie en  «Vivre en toute liberté chaque jour».
En faisant les bons choix, vous attirez des gens et des possibilitéspositives. Compte tenu de nos agendas chargés, il n’est pas toujours possible de poursuivre une quelconque unique formule de bien-être.
Mais vous pouvez faire de petits changements de diverses formes.
Conférencier,  motivateur et coach de vie, Santosh Joshi donne quelques conseils facilement applicables.

1. Entrez en contact avec votre moi intérieur.

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieMaîtrisez cette technique de méditation est simple.
Vous pouvez le faire tout en voyageant dans un bus, en train ou en avion, ou même au travail.
Et vous n’aurez besoin que de 15 minutes.
Asseyez-vous dans un fauteuil confortable.

– Prenez quelques respirations profondes.
Concentrez -vous sur votre souffle qui entre et sort de votre bouche.
Imaginez que votre corps tout entier, que tous les pores et que chaquecellule respirent.
(Cela permet de tirer de l’énergie cosmique.)

2. Imprégnez vous du pouvoir de la musique

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieLes vibrations sonores remuent notre être intérieur.
Mettez des musiques spirituelles, des hymnes et des chants comme et quand vous le pouvez. 
Ecoutez cette musique tout en travaillant ou en faisant votre jogging; votre esprit n’errera pas alors.

3. Soyez proche de la nature

I11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vienvestissez-vous pour faire de votre zone de vie une zone verte en plantant des arbres.
Essayez de vous inscrire pour faire des promenades en pleine nature de temps en temps.
Sinon, essayez de marcher pieds nus tous les jours pendant 15 minutes dans le parc le plus proche de chez vous.
C’est un moyen simple de se connecter avec la nature.
L’élément terre a la capacité d’absorber toute la négativité.

4. Ayez des couleurs vives autour de vous

La thérapie par les couleurs devient populaire de nos jours. Les couleurs émettent desvibrations qui affectent notre psyché.

Par exemple:  Le jaune donne confiance, le rouge signifie la sécurité, l’orange signifiel’équilibre émotionnel et le bleu améliore la communication et l’intuition.

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieExplorez ses avantages dans la vie quotidienne. Changez vos rideaux, draps de lit, taies d’oreiller, etc avec des couleurs primaires ou avec n’importe quelle couleur qui vous rendent heureux.
Allumez des bougies de couleur claire.
Portez des teintes plus vives.
Choisissez des tenues en fonction de la façon dont vous voulez vous projeter.

5. Embrassez l’amour d’un enfant

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieLes enfants ont une énergie naturelle qui est si dynamique que c’est unebénédiction pour la plupart des adultes d’en faire l’expérience.
Parlez ou partagez les expériences quotidiennes avec un enfant de votre famille et vous vous sentirez bien pour avoir vue votre vie d’une manière très différente.

6. Laissez-vous tenter par une thérapie par le rire

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieIl n’est pas nécessaire d’adhérer à un club du rire, juste essayez d’avoir une bonne crise de rire au moins 10 minutes par jour.
Le rire ouvre les schémas énergétiques bloqués, fait se libérer les hormones du bien-être dans le corps et est même bon pour certains maux et douleurs.
Donc louez vos DVD préférés ou spectacles d’humour et riez à haute voix.

7. Dynamisez votre maison

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieAllumez une bougie chaque matin et soir.
Le feu a la capacité de brûler les énergies négatives. Remplissez votre maison de parfum et d’arômes qui détendent l’esprit.

Essayez d’avoir un plan d’eau.

Ouvrez 
également les fenêtres, le flux d’air enlève les énergies négatives.

8. Soignez votre enfant intérieur

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieChaque personne a un enfant intérieur en lui / elle.
Faites des choses que vous pourrez utiliser comme un enfant – que ce soit de la pâte à modeler,gribouiller ou dessiner avec des crayons ou feutres de couleur ou même sauter dans une flaque d’eau.
Cela vous aide à vous débarrasser des inhibitions et vous aide à explorer de nouveaux domaines de la vie.

9. Appuyez sur les bons points 

Basé sur l’accu-pression, la stimulation des points de pression réduit le stress.
Lors d’un stress, appuyez immédiatement sur les points autour de vos yeux (point utilisé en EFT),  de vos lobes d’oreille et le point situé entre votre nez et les lèvres (point aussi utilisé en EFT).
Ces points ont un lien direct avec les terminaisons nerveuses qui contrôlent les sentiments de malaise

10. Adoptez un mode de vie sain

11 façons d'attirer de l'énergie positive dans votre vieAvoir un bon sommeil, une alimentation saine et faire de l’exercice sont des points sur lesquels on n’insiste pas assez.
Si vous ne pouvez pas en faire une routine, au moins adoptez quelques bonnes pratiques.
C’est comme prévoir un  «jour de fruits»  occasionnellement pour nettoyer le corps, ou de boire suffisamment d’eau pour éliminer les toxines.
Une autre astuce est de compter vos pas pendant la marche, il améliore la concentration.
Enfin, avoir de la gratitude; la gratitude nous remplit d’énergie positive.

11. Réduire le désordre

Habits_Freelancer_Need_To_Ditch_05Nettoyez votre maison, votre poste de travail et même votre voiture.
Plus important encore, effacez-le de votre esprit.
Le désordre crée des blocs dans le flux d’énergie qui est en vous.
Lorsque ces blocs restent longtemps, il se répand sur tout lecorps et l’esprit en vous laissant dans une ambiance toujoursirritable et d’humeur agressive.

10 petites choses inspirantes pour un Planneur Stratégique

Tous les descriptifs du poste de Planneur Stratégique vous diront : « une bonne culture générale et digitale », « une connaissance des dernières innovations technologiques » ou encore « une sensibilité à l’art », sont des choses essentielles à cultiver pour faire ce métier.
Mais ce que l’on ne vous dit pas, ce sont toutes ces petites choses, ces micros insights qui inspirent au quotidien ceschasseurs de tendances/observateurs de comportements/concepteurs stratégiques

Alors, bien entendu, chacun est unique et possède son propre fonctionnement, ses propres affinités, mais pourquoi ne pas tenter de faire une liste de quelques-uns de ces petits riens qui peuvent donner naissance à des stratégies béton ?!

Allez, on imagine leur air rêveur : « Ce qui m’inspire c’est…

  • …un air de musique entendu au moment de goûter à un nouveau produit #FondSonore #ExpérienceDesSens
  • …une expression française bien classique, mignonnement écorchée par un enfant innocent :

« La maîtresse m’a dit que j’était un bout du train ! » (Poke @SNCF)

  • …un moment embarrassant comme le jour où l’on se retrouve avec un cadeau dont on ne sait quoi faire parce qu’on l’a déjà, ou qu’il ne nous « correspond pas » (Poke @PriceMinister)

PriceMinister "Revendez vos cadeaux"

  • …la critique acerbe d’un couple de personnes âgées face à un jeune en Solowheel :

« Mais c’est dangereux ces technologies-là, on les entend même plus arriver et on les voit débouler comme ça là.. ! » #LélectriqueCestFantastique

  • …la prise de position d’une amie aux côtés de sa belle-mère… et contre son copain :

« Tu sais Desigual si tu fouilles bien tu trouves des trucs sympas maintenant ! » (Clin d’œil à l’appui )

  • …un article de la rubrique décryptage lu dans Stylist#NoSponso

Stylist - Décryptage 05.02.15

  • …la justification de maman face à son nouvel achat :

« Ok c’est un peu cher mais la boîte est belle, ça fait déco’ en même temps ! » #Packaging #MotivationsdAchat

  • …une remarque pas si bête d’une amie pendant un déjeuner :

« C’est fou, maintenant que ma sœur attend un bébé, j’ai l’impression de voir des femmes enceintes partout ! » (Poke @Pampers @Blédina @Guigoz & cie)

  • …un tweet maladroit d’un tweetos innocent

"J'adore les coachs <3 #CoachStyle"

  • …l’analyse marketing un peu bancale d’un oncle un peu saoul à une réunion de famille :

« C’est pour montrer qu’ils savent aussi être écolos que chez Coca ils ont lancé la bouteille avec l’étiquette verte là ! » #TryAgain #notoriété #image #compréhension

Pas d’accord ? Vous en voulez encore ? Vous en voyez d’autres ? Alors à vos claviers, qu’on puisse ensemble transformer cette liste de 10 insights en Top 100  :)

Blablacar, une start-up à 1 milliard d’euros?

Aujourd’hui, le Mexique: son 19e marché! L’entreprise française, leader mondial du covoiturage de longue distance, nourrit son expansion par des levées de fonds régulières. Retour sur l’extension du domaine de la marque.

Frédéric Mazzella Blablacar (c) Réa
 

Ça l’amuse: «Lorsque j’ai investi en 2010 dans BlaBlaCar, qui s’appelait à l’époque Covoiturage.fr, des confrères m’ont écrit “tu fais des deals baba cools”, raconte Jean-David Chamboredon, président du fonds ISAI. Ils y voyaient une sorte d’auto-stop numérique pour des gens avec des bandeaux dans les cheveux!».

Cinq ans plus tard, beaucoup d’investisseurs aimeraient avoir eu son flair. La dernière levée de fonds de 73 millions d’euros, en juillet, laisse penser que la start-up vaudra bientôt 1 milliard d’euros. D’autant que BlaBlaCar, leader mondial du covoiturage de longue distance, a racheté mi-avril son seul véritable concurrent européen, l’allemand Carpooling, pour atteindre 20 millions de membres.

Pourquoi le Mexique?

Aujourd’hui, le site a annoncé qu’il se lançait au Mexique, son 19e marché et le 1er en Amérique. Une implantation surprenante? Pas vraiment. La suppression des subventions à l’essence en 2010 y a fait grimper les prix à la pompe de 72% en 5 ans. De surcroît, le Mexique manque d’infrastructures ferroviaires pour relier ses 14 villes de plus d’1 million d’habitants. Le potentiel était là. Il a suffi à BlaBlaCar de mettre la main sur un acteur local, la start-up Rides, via une stratégie d’acquisition déjà éprouvée dans plusieurs pays, pour s’implanter.

BlaBlaCar fonctionne comme une place de marché, où se rencontrent l’offre (les conducteurs qui ont des places libres) et la demande (les passagers non motorisés qui cherchent une place). Le conducteur fixe son prix. Le vendredi soir, sur des liaisons comme Paris-Lille, on trouve une centaine de propositions à partir de 14 euros auxquels il faut ajouter une commission de 11,88% ainsi que 1,07 euro. C’est 3 fois moins cher que la SNCF au même moment. Après le trajet, les membres se notent, comme sur Airbnb ou PriceMinister.

Trois pilotes dans l’affaire

Cette success story, c’est d’abord celle de Frédéric Mazzella, 39 ans, normalien de formation. Il a eu l’idée de BlaBlaCar en décembre 2003, alors qu’il devait rejoindre sa famille pour Noël en Vendée et que les trains étaient complets. En 2004, il entreprend de coder le site. Troisans plus tard, Francis Nappez, directeur technique, et Nicolas Brusson, directeur de l’exploitation, deviennent ses associés.

«Ce qui a fait le succès de BlaBlaCar, c’est la détermination des dirigeants, salue Olivier Demaegdt, président d’IDVROOM, le site de covoiturage de la SNCF. Ils ont cherché avant tout à recruter leur communauté, tout en essayant plusieurs modèles économiques.»

Il y en aura 4, tous infructueux, jusqu’à la rencontre avec ISAI en 2009. «Avec Pierre Kosciusko-Morizet, on a dit à Frédéric: “le modèle de PriceMinister s’applique parfaitement à ton activité”», raconte Chamboredon, le président du fonds.Celui d’une market place qui sécurise la transaction entre les 2 particuliers.

En 2013, BlaBlaCar instaure la réservation en ligne avec commission. Jusqu’alors le paiement se faisait de la main à la main. En imposant aux passagers de réserver leur trajet, sous peine de conserver des frais de service, la start-up fait chuter le taux d’annulation, hantise des conducteurs, de 35 à 3%!

Pas de problème de carburant

Des levées de fonds régulières (voir graphique) ont alimenté la croissance exponentielle du site, et contribué à l’amélioration du produit, du recrutement, et surtout, de l’internationalisation, via la marque BlaBlaCar adoptée en 2013. Des augmentations de capital nécessaires, car en dehors de la France et l’Espagne, le service reste gratuit afin de construire rapidement une communauté d’utilisateurs.

A ce jour, BlaBlaCar, qui ne communique pas son chiffre d’affaires, ne dégage toujours pas de bénéfice. Mais avec 290 salariés, ce n’est plus une jeune pousse. En mars, elle a signé un partenariat avec Vinci: sur les autoroutes, des parkings et des péages seront bientôt réservés aux membres de BlaBlaCar.

Son leadership est incontesté et sa masse d’utilisateurs crée une barrière difficile à franchir pour de nouveaux entrants. Les quelques concurrents ne jouent pas dans la même cour: le service de covoiturage de la SNCF, IDVROOM, s’est positionné sur les courts trajets. Et Tripda, la start-up lancée par Rocket Internet, incubateur spécialiste de la reproduction des business models fructueux, «est très récente. On regarde si elle grandit ou pas, mais c’est tout », minimise Frédéric Mazzella. Tout en traçant sa route.

Google devient opérateur mobile

Google lance son premier service de téléphonie mobile, Project Fi, accessible uniquement sur invitation pour le moment. Il permet aux utilisateurs de se connecter au réseau le plus rapide.

Lors d'une conférence chez Google à New York (Mark Lennihan/AP/SIPA)Lors d’une conférence chez Google à New York (Mark Lennihan/AP/SIPA)

« Project Fi vise à vous mettre sur le meilleur réseau quel que soit l’endroit où vous allez », explique Google sur son blog officiel.

Le service repose sur une technologie capable de déterminer le réseau le plus rapide à l’endroit où se trouve l’utilisateur. Il pourra alors se connecter automatiquement à un réseau wifi gratuit jugé fiable par Google, ou à un réseau de téléphoniemobile en 4G. Google s’est associé aux opérateurs mobile Sprint et T-Mobile USA, respectivement troisième et quatrième opérateur sur le marché américain.

« Une fois que vous êtes connectés, nous vous aidons à sécuriser vos données en les cryptant. Quand vous n’êtes pas en wifi, nous vous déplaçons entre les réseaux de nos partenaires qui assurent le débit le plus rapide », détaille-t-il.

Un prix de base à 20 dollars par mois

Le service est proposé pour un prix fixe de 20 dollars par mois pour le service de base (appels vocaux, SMS, connexion wifi, et couverture internationale dans plus de 120 pays), plus 10 dollars par tranche d’un gigaoctet de données utilisées.

Le service fonctionnera seulement dans un premier temps avec le smartphone Nexus 6, fabriqué par Motorola. Les personnes intéressées pour le tester aux Etats-Unis peuvent demander une invitation sur le site fi.google.com.