Monthly Archives: avril 2015

LES 3 MÉTHODES POUR VALORISER LE PRIX D’UNE ENTREPRISE

Découvrez donc, dans cet article , les 3 méthodes pour évaluer le prix d’une entreprise. Ces méthodes sont monnaie courante dans le secteur de la transmission d’entreprise et elles vous permettrons d’être réactif pour vous positionner sur une affaire. Mais, au delà des chiffres et des ratios qui vous sont exposés ci-dessous, n’oubliez jamais que les prix ne sont jamais parfaits mais sont toujours fixés par la sacro-sainte règle de l’offre et la demande !

Méthode 1 – Le prix en fonction de la rentabilité

Formule de prix  =

+ Indicateur de rentabilité retraité  x Coefficient

+ Trésorerie excédentaire 

– Dette financière

Etape 1 : Retraitement des indicateurs de rentabilité

L’objectif est d’obtenir un compte de résultat normatif en réévaluant un certain nombre de paramètres. Il s’agit d’avoir une vision réelle de la capacité bénéficiaire de l’entreprise. Voici quelques exemples de retraitements à opérer (non exhaustifs) :

  • Niveau de marge : Vérifier les niveaux sur 3,4 ou 5 ans pour connaître les niveaux de marges commerciales. Identifiez si les évolutions sont structurelles (mix produit, amélioration des conditions d’achat, …). Si les évolutions sont incohérentes (hausse tarifaire durant la dernière année, retraitement de stock, …), soyez critiques et réévaluez les !
  • Avantages dirigeant : Quel est le salaire chargé du dirigeant ? Comment se paye-t-il ? Quel sont ses avantages ? Sont-ils directement lies à l’entreprise ? Existe-t-il des membres de la famille ayant un salaire mais ne faisant pas partie de la reprise ?
  • Loyer des bâtiments de l’entreprise : L’immobilier d’une entreprise est généralement porté par une structure juridique distincte lorsque le dirigeant est propriétaire des murs. Analysez les loyers et les différents coûts induits afin de vérifier si les niveaux sont en ligne avec le marché.
  • Provision pour risques et charges
  • Etc

Etape 2 : Choix des coefficients et des indicateurs  de rentabilité

indicateurs  de rentabilité Coefficient multiplicateur
Excédent Brut d’Exploitation (EBE) Entre 3 et 6
Résultat d’Exploitation (REX) Entre 4 et 7
Résultat net comptable (RN) Entre 5 et 8
Capacité d’autofinancement (CAF) Entre 4 et 7

Les indicateurs de rentabilité sélectionnés peuvent engendrer des différences importantes dans la valorisation finale. Ces disparités dépendent des critères suivant :

  • Secteur et métiers de l’entreprise
  • Zone géographique
  • Politique d’investissement et de d’amortissement
  • Structure financière et de fiscalité

En revanche, un ajustement sur les coefficients multiplicateurs peut être appliqué pour tenir compte de la croissance du marché, de la taille et des risques spécifiques.

Etape 3 : Pondération des indicateurs de rentabilité

Une pondération entre les années doit être appliquée dans le calcul, et ce dans le but de tenir compte des perspectives d’évolution du marché et des résultats passée de l’entreprise.

Note : Les cédants préparent généralement plusieurs années en avance la cession de leur affaires et font apparaître parfois des résultats supérieurs l’année de la cession. Cette pondération permettra donc de lisser le résultat afin de maximiser vos intérêts.

Exemple de pondération  :

    • Année N :          R Net 350 KE   x  3
    • Année (N-1) :   R Net 150 KE   x  2
    • Année (N-2) :   R Net 100 KE   x  1
    • Année (N-3) :   R Net 80   KE   x  1

Soit une moyenne pondérée de 218,5 KE.

Les pondérations sont arbitraires. Il tiens lieu de collecter les informations en-cours de l’année N+1 pour confirmer ou infirmer la croissance et donc les niveaux de rendement.

Etape 4 : Retraitement de la dette et la trésorerie

La dette financière correspond généralement aux crédits et engagements de la société souscrites auprès d’établissements financiers ainsi que les divers concours bancaires (découverts) et les éventuels comptes courants d’associés existants. Il tient lieu de les soustraire à la valorisation que vous aurez évaluée.

La trésorerie, à l’inverse, doit être réintégrée à la valorisation finale. Attention toutefois à évaluer correctement le montant de la trésorerie excédentaire par rapport au montant inscrit au bilan.


Méthode 2 – Capacité d’endettement de la cible

Formule de prix  =

+ Capacité d’endettement de la cible

+ Trésorerie excédentaire nette de dette

+ Fonds propres du repreneur

Etape 1 : La capacité d’emprunt de la cible

Afin de vous éclairer sur ce concept, j’utiliserai l’exemple d’une société dont voici la description chiffrée :

Compte de résultat en KE

  • Chiffre d’affaires             3 000 KE
  • EBE                                          450  KE
  • Résultat Net                         250  KE
  • CAF                                         300  KE

Dans le cadre d’une reprise, le repreneur va utiliser les résultats de cette société pour absorber la dette levée pour financer une partie de son acquisition. Les ratios généralement utilisé par les banques pour évaluer la dette maximum d’une entreprise sont les suivants :

  • 4 années de CAF                             => soit 1,200 KE de dette
  • 5 années de Résultat Net            => soit 1,250 KE de dette
  • 2,5 années d’EBE                            => soit 1,125 KE de dette

De ce fait, nous pourrions envisager un emprunt bancaire autour de 1,2 ME d’euros pour financer l’acquisition.

Etape 2 : Retraitement de la trésorerie excédentaire nette de dette

Le repreneur à la capacité de pouvoir utiliser la trésorerie laissée dans l’entreprise pour financer également une quote-part de l’acquisition. Attention toutefois à évaluer avec attention la trésorerie excédentaire à laquelle nous aurons soustrait les dettes financières éventuelles. Dans l’exemple de la société ci-dessus, voici le bilan :

Bilan en KE

  • Actif Immobilise                      650
  • Actif Courant                             800
  • VMP                                               500   <—
  • Disponibilité                               150
  • Total Actif :                         2 100
  • Capitaux propre                       900
  • Dette financière                        100   <—
  • Dette courant                         1 100
  • Total Passif :                       2 100

La trésorerie excédentaire, dans cet exemple, pourrait correspondre aux valeurs mobilières de placement « VMP » car étant placée régulièrement depuis 2 ans soit 500 KE auquel nous neutralisons les 100 KE de dette.

Notre repreneur a donc  trouvé un financement additionnel de 400 KE pour financer son acquisition.

Etape 3 : Les fonds propre du repreneur

Nous terminons maintenant cette méthode d’évaluation en intégrant l’apport de notre repreneur. Ce repreneur possède des liquidités de 250 KE. Il a la possibilité de pouvoir obtenir un prêt familial dans le cadre de ce projet d’un montant de 100 KE pour compléter ces fonds. Ce qui nous donne un montant de fond propre de 350 KE

Voici la valeur possible de l’acquisition à laquelle le repreneur pourrait prétendre :

  • Fonds propres du repreneur                                           350 KE
  • Trésorerie excédentaire nette de dette                  400 KE
  • Dette bancaire                                                                1 200 KE
  • Total                                                                                 1 950 KE

Vous l’aurez compris, cette méthode a l’avantage d’évaluer une cible en fonction de nos apports et de la structure financière de l’entreprise que l’on convoite. C’est un point de départ ! La valeur obtenue n’est qu’une orientation mais ne peut être une règle. L’art est de pouvoir combiner toute les méthodes afin de se forger une conviction claire.


Méthode 3 – Quels sont les prix du marché !

Valeur de l’entreprise = Prix de marchè des sociétés comparables

1 – Choisir un échantillon comparable à notre cible

2 – Sélectionner un critère de mesure

3 – Comparer les résultats obtenus

4 – Cotes ou décotes éventuelles

Cette méthodes d’évaluation se base sur ce que l’on appelle communément le principe des comparables. Il s’agit ici de réaliser un travail de recherche pour pouvoir comparer l’entreprise cible avec d’autres opérations récente de cession d’entreprise ayant les mêmes caractéristique d’activité, de taille, de positionnement et de marché.

 Etape 1 : Choix de l’échantillon

Le principe de cette méthode est de définir un échantillon de référence auquel la société à valoriser sera comparée. Plus cet échantillon est représentatif de l’activité de la société étudiée, plus cette méthode sera pertinente.

Les caractéristiques des sociétés comparées doivent être très proches en terme de :

  • marché ciblé (notamment au niveau géographique)
  • taille
  • secteur
  • maturité
  • perspectives de croissance
  • modèle économique
  • performances historiques
  • structure financière (les situations de trésorerie doivent être similaires : trésorerie nette ou endettement net).
  • rentabilité

Etape 2 : Identifier et sélectionner un critère de mesure.

La méthode des comparables est couramment appliquée en fonction de 4 critères :

  • Le chiffre d’affaires (CA) est le critère utilisé pour les sociétés non rentables. Il est le plus approximatif.
  • L’excèdent brut d’exploitation (EBE) est valable si la société affiche une activité opérationnelle rentable. Ce critère ne prend pas en compte les dotations aux provisions et amortissements qui peuvent avoir un impact notable sur le niveau du résultat d’exploitation si l’activité de la société exige des investissements importants.
  • Le résultat d’exploitation (REX) s’applique aux sociétés qui ne dégagent pas de résultat net.
  • Le résultat net s’applique aux sociétés rentables. Dans l’établissement des prévisions, il faut veiller à ce que le calcul du bénéfice soit homogène.

Etape 3 : Calculer et comparer les critères du panel

Une fois le panel de sociétés identifiées (il peut s’agir d’une ou plusieurs), réalisez un tableau à plusieurs entrées pour obtenir les multiples de valorisation des sociétés de votre panel. Voici l’exemple d’un échantillon de société de second œuvre spécialisée dans la plomberie en île de France d’un CA inférieur a 3 M Euro sans immobilier (bâtiment et mur). Je détaille de manière synthétique les 3 différents comptes de résultat :

En K euro Entreprise 1 Entreprise  Entreprise 3
Chiffre d’affaires 2  000 2 600 1 200
EBE 145 280 110
REX 130 200 80
RNET 40 120 50
Trésorerie 150 500 80
Dette 25 150 0
Valorisation de 100% des titres 450 1 200 400
Valorisation nette de dette & trésorerie 325 850 320

Ratio Formule Entreprise 1 Entreprise 2  Entreprise 3 Moyenne
Multiple de CA = Valorisation nette / CA 0,15 0,33 0,27  0,25 années 
Multiple d’EBE = Valorisation nette / EBE 2,2 3 2,9  2,7 années 
Multiple de REX = Valorisation nette / REX 2,5 4,3 4  3,6 années 
Multiple de R NET = Valorisation nette / R NET 8,1 7,1 6,4  7,2 années 

Ce tableau vous donne une une première idée des ratios de transactions appliqués aux cessions des sociétés de votre panel. Ces ratios moyens seront comparé au ratio de la société étudiée et permettra de calculer un potentiel d’ajustement à la hausse ou à la baisse :

  • Si le ratio moyen de l’échantillon est supérieur au ratio de la société à valoriser, le dossier peut être considéré comme sous-évalué.
  • Si le ratio moyen de l’échantillon est inférieur au ratio de la société à valoriser, le dossier peut être considéré comme surévalué.

Etape 4 : Les ajustements nécessaires

Une cote / décote peuvent ensuite être appliquées pour valoriser des éléments spécifiques  :

  • Cote : Il peut s’agir de brevets, d’un savoir-faire spécifique, d’une exclusivité géographique ou de la récurrence de chiffre d’affaire (contrat public sur plusieurs années par exemple)….
  • Décote : Un marche en décroissance, l’émergence d’un nouvelle concurrence, des carnets de commandes en baisse depuis peu…

Quantifiez et intégrez ces ajustement au prix pour obtenir votre propre valorisation.

L’approche empirique des comparable est une indication additionnelle aux autres méthodes de valorisation. Les limites de cette méthode réside dans la difficulté de trouver des informations précises de transactions. Même si les comparaisons sont utiles pour positionner notre cible, l’unicité de chaque affaire doit être aussi prise en compte pour en évaluer le potentiel de développement.

LES 22 LOIS IMMUABLES DU MARKETING

Les 22 lois immuables du marketing !

Ces 22 lois sont géniales, elles sont éditées et proposées par Al Ries et Jack Trout dans leur ouvrage « Les 22 lois du marketing ». Un résumé succinct dans ce post. Lisez-les et appropriez-vous les, un véritable « Must read » pour tout bon repreneur !

 

La loi du premier

Plutôt être le premier que le meilleur. Ce qui ne veut pas dire que le premier n’est pas digne d’être le meilleur !

La loi de la catégorie

Oubliez les marques, pensez catégories ! Ce qui compte c’est d’être le premier ou le leader dans l’esprit des clients. Il vaut mieux être premier dans une sous-catégorie que le numéro 2 dans une plus grande catégorie. Créer ou inventer votre propre créneau ou vous serez le meilleur en segmentant, tel est le mot d’ordre. Mieux vaut être premier dans l’esprit des gens même si nous n’occupons pas la meilleure place. Une fois acquis les clients ne remettront plus en cause ce fait accompli. Les clients n’aiment pas changer d’avis.

La loi de la perception

Le marketing n’est pas une bataille de produits, mais de perception. Ce qui compte ce ne sont pas les qualités intrinsèques d’un produit mais bien la valeur que lui confère le consommateur. Quitte à ce que cette valeur soit très éloignée de la réalité. Ce que le client perçoit est réel à ses yeux, la vérité n’est qu’un avis d’expert.

 La loi de la convergence

L’approche la plus efficace est de s’approprier un mot dans l’esprit du client. Il faut se focaliser sur une seule chose et une seule. Le concept le plus fort consiste à s’approprier un mot et un seul dans la tête des clients ! Les meilleures marques arrivent à préempter un mot qui devient un terme générique voir un nom générique (scotch, sopalin par exemple).

La loi de l’exclusivité

2 marques ne peuvent prétendre au même mot dans l’esprit des clients. Si deux marques occupent le même espace dans l’esprit d’une cible, cela signifie que pour le client, les deux produits sont indifférenciés et non différentiables, ce qui démontre à coup sûr un sérieux problème de positionnement. Les auteurs citent le mot « sécurité » pour Volvo, « livraison à domicile » pour Dominos. Pour y arriver, il faut que chaque entreprise développe un point fort de son activité et communique sur ce point.

La loi de l’échelle

Vous devez adapter votre stratégie à la position que vous occupez sur l’échelle mentale des clients. Les clients hiérarchisent les marques en fonction d’une échelle ou d’un positionnement dans leur tête. L’idée ici défendue, est que quand on est numéro deux on ne doit pas avoir la même stratégie, les mêmes arguments et le même positionnement que le numéro Un (ou le numéro trois). Si on est numéro deux, il faut adopter une stratégie de numéro 2 et certainement pas essayer d’avoir un approche de leader.

 La loi de la dualité

A terme, tout marché se réduit à deux concurrents (Pepsi vs Coca, PC vs MAC), 2 concurrents !

La loi des opposés

Si vous voulez prospérer en deuxième position, vous devez établir votre stratégie en fonction du premier. Il faut mettre en place une stratégie de différenciation et opposée par rapport au premier, toujours ! Toujours diffèrent, pas meilleur, mais différents !

La loi de la division

Avec le temps, toutes les catégories se divisent en 2.

La loi de la durée

Le marketing se juge sur le long terme et il faut une certaine période de temps avant de voir les premiers effets

La loi de l’extension

Une marque a tendance à étendre son nom sur tout un tas de produits ou de services. Attention toutefois à ne pas diluer sa marque car on devient tout, pour tout le monde, et on ne symbolise quoique soit pour personne.

La loi du sacrifice

Pour gagner, il faut savoir se fixer des limites. Il faut parfois abandonner des segments de marché qui ne font pas partie de notre cible pour être plus efficace auprès de celle-ci.

La loi des attributs

A chaque attribut correspond un attribut opposé mais efficace. L’idée ici n’est pas de prendre le contre pied de la compétition en adoptant une position littéralement opposée mais plutôt d’accentuer la différence en transformant les forces des autres en faiblesse. Si le resto d’en face est « le plus rapide », vous serez « celui qui prend le temps d’accueillir ses clients ».

La loi de la sincérité

Une faute avouée se transforme en vertu. Elle est à moitié pardonnée. Un produit comporte un défaut, avouez-le et vous serez crédible. Vous attirerez l’attention des clients si vous arrivez à en faire un atout

La loi de la singularité

Dans chaque situation, il n’existe qu’un seul angle d’approche qui permette des résultats significatifs. Si un concurrent est vulnérable à un endroit, c’est là-dessus que nous devons nous appuyez.

La loi de l’imprévisible

Nous ne sommes pas capables de prévoir ce que nos concurrents vont faire à moins de leur dicter. Changer est le meilleur moyen de faire face à l’imprévisible.

La loi du succès

Le succès nous rend arrogant et l’arrogance mène à l’échec. De nombreuses marques à succès ont disparu du jour au lendemain.

La loi de l’échec

Il faut s’attendre à échouer. L’échec est un passage obligé pour réussir. Ne se fier jamais à notre propre jugement pour savoir ce que veut le marché

La loi de la fièvre médiatique

La situation est souvent contraire à ce que dise les médias. Nous n’avons pas besoin de fièvre médiatique quand les choses vont bien. Quand nous en avons besoin, cela signifie que nous avons des problèmes.

La loi de l’accélération

Oubliez les modes, la seule manière d’avoir du succès, c’est de satisfaire le marché. Les initiatives les plus couronnées de succès sont bâties sur des tendances à long terme.

La loi des moyens

Sans moyen adéquat, aucune idée  ne peut réellement décoller. Il  faudra des moyens financiers pour entrer dans la tête du client et y rester.


15 RÈGLES POUR NÉGOCIER UNE REPRISE D’ENTREPRISE

negociation cedantLes règles pour une bonne négociation avec un cédant

S’assurer que le vendeur est bien vendeur

Purgez les questions essentielles dès le premier rendez-vous

Veillez à ce que votre acquisition ne modifie pas radicalement votre mode de vie et votre train de vie

Soyez en position de prendre l’initiative de la rupture à tout moment

Ne vous battez pas sur une différence de prix de plus de 15% à 20%

Créez les conditions d’un climat de confiance avec le cédant

Faites-vous le confident des motivations profondes du cédant

Exigez une exclusivité de négociation limitée dans le temps

Fixez-vous une échéance et conservez la maîtrise du calendrier

Revenez sur le prix en parlant de “valeur“

Faites diversion quand la discussion se tend

Lâchez du lest pour sortir d’une impasse

Sachez accélérer et toper au bon moment

Ne gardez pas une mauvaise surprise pour la fin

Montrez-vous “Grand seigneur“ avec les petites mesquineries du cédant

« LES 10 POINTS CLÉS POUR CERNER LA QUALITÉ D’UNE AFFAIRE »

« Nous sommes mardi. Il est 9h. J’ai rendez-vous jeudi en début d’après-midi avec le cabinet qui vient juste de me faire passer le dossier d’une affaire. Il s’agirait, d’une « pépite » selon ce conseiller en charge du mandat de vente. Le cédant est pressé de vendre. J’ai très peu de temps pour l’analyse et je dois être crédible ! Excitée à l’idée d’ouvrir le mémo, je suis déjà en train de me voir aux commandes de cette entreprise pour laquelle je ne connais encore rien de son activité. Mais par où commencer et que dois-je analyser au juste ? Suis-je un lièvre et quel est le prix …. »

Voici un exemple récurrent de situation que peuvent connaître les repreneurs. On reçoit des offres au compte-gouttes. On passe souvent énormément de temps à chercher et relancer des contacts capables de nous transmettre des offres de cession. Mais, une fois que l’on trouve, il faut pourtant être réactif et critique dans la compréhension de l’entreprise. Ne soyons pas dupes et canalisons nos émotions, c’est la règle des affaires ! Même si le premier sentiment semble être le bon, une conviction se forge aussi sur une analyse de l’entreprise dans son environnement. On ne fait pas ici de la chirurgie, on ne dissèque pas les comptes financiers. On ne se perd pas non plus  dans les détails mais on prend le recul nécessaire.

Pour préparer au mieux les premières analyses et les premiers entretiens, je vous présente 10 points à valider avant de confirmer votre intérêt.

1-Les raisons de la vente

Comprendre les motivations de la vente : 

  • Maladie, vieillesse, fatigue physique
  • Faire autre chose avec un capital mérité
  • Contrainte, absence de potentiel dans l’entourage
  • Perte de créativité, crise de croissance, difficultés

Savoir s’adapter aux motivations du cédant

  • Maladie – vieillesse –fatigue physique => Plaire-séduire- convaincre de la pérennité
  • Faire autre chose avec un capital mérité => Négociation froide et dépassionnée
  • Perte de créativité, crise de croissance,… => Négociation plus délicate
  • Difficultés =>Négociation plus facile à priori

Attitude par rapport aux motivations de vente du cedant

2-Comment l’entreprise gagne-t-elle de l’argent ?

Comprenez le business modèle de l’entreprise et tentez d’évaluer la manière dont elle gagne de l’argent. Comment crée-t-elle cette valeur ajoutée ? Pourquoi les clients préfèrent les produits ou services de cette entreprise plutôt qu’une autre ? Pourquoi est-elle si différente ? Quel est son avantage compétitif ?

Faites parler le cédant car lui seul connaît son marché. Il est capable de définir les attentes de ses clients et peut décliner le positionnement, les forces et faiblesses de ses principaux concurrents. Il vous indiquera comment l’entreprise répond de manière différenciée au besoin du client et quelle architecture (coût/investissement) a-t-il mis en place pour générer de la valeur. Peut-être pas avec « vos mots » mais avec les siens. Ecoutez, écoutez encore et ne parlez que très rarement pour poser de simples questions mais pertinentes !

3-La structure du marché et son évolution

La composition d’un marché est simple. Une offre et une demande ! L’enjeu ici est d’en cerner le catalyseur. Cela vous permettra d’identifier les enjeux de l’environnement ou évolue l’entreprise.

Par exemple, les technologies digitales ont recomposé le secteur des papetiers et des imprimeurs. Quand une vague de froid s’abat sur l’Espagne, le prix du jus d’orange grimpe dans tous les supermarchés du pays. Quand Airbus rempli son carnet de commande, les sous-traitant de l’industrie aéronautique augmentent leurs activités. La crise sanitaire récente profite aux produits d’origine locale.

Nul besoin de faire une étude de marché complexe, passez du temps sur internet pour relever quelques articles (site spécialisé, Xerfi, rapport de stage étudiant, presse économique). Comparez ensuite ces éléments avec la vision du cédant et déterminer  les caractéristiques clés du marché.

4-Les hommes de l’entreprise

Quel est l’influence du cédant dans son entreprise ? Son départ peut-il nuire au fonctionnement de l’entreprise auprès des fournisseurs, clients et employés. A vous de définir l’intuitu personæ du dirigeant !

Vérifiez  s’il existe un homme clés dans l’entreprise. Restera-t-il après la cession ? Essayez de prendre la température auprès du cédant sur l’atmosphère qui y règne. Quel est la dernière embauche ? Fait-il appel à des intérimaires ? Quel est la moyenne d’age ?

Décrypter la culture et le management d’entreprise, paternaliste, autoritaire ou participative ? Est-ce une organisation délégué, en râteau ou le dirigeant se charge de « presque tout » ?

5-La force concurrentielle

Rien de mieux pour évaluer la force concurrentielle du secteur ou évolue l’entreprise cible que d’utiliser la matrice des 5 forces de Porter :

  • Concurrents actuels : Quels sont-ils, qui sont les leaders, quels sont leurs avantages compétitifs et leurs faiblesses ?
  • Nouveaux entrants : Quel est le niveau des barrières à l’entrée du marché ? Y-a t-il un besoin  technologique fort ? Plus le nombre d’entrants est important, plus la concurrence sera forte. Au  final, le profit tendra vers zéro.
  • Pouvoir de négociation des clients : Le niveau de concentration des clients accorde plus ou  moins de pouvoir aux entreprises ; des clients peu nombreux faisant face à des producteurs multiples ont de plus  grandes possibilités de négociation.
  • Produits de substitution : La présence d’un produit pouvant remplacer le vôtre offre une  alternative à vos clients (cigarette électronique, VTC, …).
  • Pouvoir de négociation des  fournisseurs : Un marché est moins attractif si les fournisseurs sont « puissants » et/ou organisés  entre eux. A l’inverse, plus l’offre est pléthorique, plus la tension sur les prix permettra d’envisager  des négociations avantageuses sur les conditions, les délais et la qualité.

 6Le positionnement et l’offre de l’entreprise

Quel est l’usage du produit/service ? La société dispose t’elle d’un avantage spécifique comme un certain degré d’innovation, un brevet, un agrément, une capacité d’innovation avec des équipes R&D dédiée  … ? Est-ce un produit unique, une gamme ou un portefeuille produit présent sur plusieurs marchés ? Quel est le cycle de vie du produit ? Quelles sont nos parts marchés (national, régional ou local), quelle est la politique de distribution ainsi que la force de vente. Qui sont les clients et enfin quel est le positionnement par rapport aux concurrents et aux yeux du client ?

Une explication très claire sur la notion de positionnement est relayé dans les « 22 lois immuables du marketing », consultez le pour vous familiariser avec ces concepts !

7-La valeur ajoutée du repreneur et le projet

Quelle stratégie pensez-vous mettre en avant après la reprise et quelles compétences/qualités/expériences allez-vous déployer ? L’art de se projeter dans ce challenge est de déceler les leviers de création de valeur, de se connaître et de vérifier son adéquation par rapport au projet de reprise. Pour comprendre ces leviers, je vous joins un panel qui éclairera vos réflexions :

*Croître et conforter la position concurrentielle

  • Nouveaux produits  (Innovation)
  • Nouveaux marchés (Croissance interne. Croissance externe)

*Améliorer de manière durable la rentabilité

  • Améliorer la productivité opérationnelle (Plans d’actions)
  • Améliorer le fonctionnement interne (Développer le capital humain, Améliorer les pratiques de gestion)

*Maîtriser les risques

  • Pérenniser l’entreprise
  • Gestion des risques

*Optimiser les capitaux investis

  • Optimisation du bilan de l’entreprise (Optimise le BFR, Optimiser les capitaux investis)
  •  Repositionnement de l’entreprise (Céder des actifs non stratégiques, Réaliser des acquisitions)

*AFIC et Ernst & Young 2005 – La création de valeur, résultat d’une alchimie entre entrepreneurs et investisseur en capital

8-La capacité bénéficiaire de l’entreprise

Voilà venu le temps des chiffres. N’y passez  pas votre vie. Seuls quelques ratios peuvent confirmer la vision que vous avez de l’affaire.

Le chiffre d’affaires : Reconstituez rapidement le chiffre d’affaires en définissant le poids des principaux clients, la part des différents produits ou services. Leurs évolutions sur 3, 4 ou 5 ans. Expliquez rapidement son évolution : Nouveaux clients, récurrence, augmentation du panier par clients, hausse tarifaire ?

Les marges : Quels sont les niveaux, comparer ces niveaux aux acteurs du secteur (via Kompass, Xerfi, Diane, …..). Analysez leurs évolutions en distinguant les hausses tarifaires, de la baisse des conditions d’achat ou d’une évolution du mix-produits.

Les ratios de rentabilité : Après le commerce, l’analyse se porte sur la capacité de bon gestionnaire du dirigeant. Les coûts sont-ils maîtrisés, les investissements sont-ils adéquats ? La capacité bénéficiaire de cette bonne gestion pourra être lu à travers les ratios de EBE, de REX, ou de résultat après impôts.

La solvabilité : Jetez enfin un œil au bilan ou plutôt aux actifs que détiens l’entreprise. Le couple stock et créance doit être mis en rapport avec les délais de règlements fournisseur pour vérifier si le cash circule de manière optimale ou si l’entreprise fait appel à des découverts bancaires pour assurer sa survie ! Un point rapide sur l’immobilier et sur l’outil de production permet de connaître le patrimoine de l’entreprise. Son évolution au cours du temps vous donne une idée des investissements réalisés ou à réaliser. Comme vous pouvez le noter, on ne s’étend pas sur les chiffres. Il faut confirmer que le commerce se porte bien, que l’affaire est bien gérée et que la rotation du cash assure le train de vie quotidien de l’entreprise.

9-La trésorerie et la capacité à rembourser la dette

Question plus épineuse ! Le repreneur d’entreprise va finalement utiliser la capacité à dégager du cash pour rembourser l’emprunt qu’il ou elle aura souscrit afin de financer son acquisition. Consultez mon post sur ce sujet intitulé « 3 méthodes de valorisation » pour vous aider à définir plus précisément la capacité d’endettement d’une cible.

Pour faire court, une banque ne prêtera qu’à hauteur d’un certain niveau de cash ou de résultat dégagé. Les ratios, qui circulent actuellement, évaluent ces niveaux à 4 année de CAF, 2,5 année d’EBE ou 5 année de résultat. En l’absence de dette dans la cible, si l’on rajoute la trésorerie disponible excédentaire avec les fonds propres du repreneur, on peut évaluer rapidement l’adéquation ou non du financement envisagé !

10-Le coup de cœur

Ne soyez pas prisonnier des dogmes et écoutez votre petite voix interne. Ne prenez pas les choses au sérieux et soyez simples.

Les critiques ou les recommandations de votre entourage/conseils doivent être constructives, utilisez les pour prendre le recul nécessaire. En revanche, n’oubliez jamais que vous être seul maître à bord et que les conseillers ne sont jamais les payeurs !

Tombez amoureux est un luxe qui n’arrive qu’une ou deux fois dans la reprise d’entreprise. Ne laissez donc pas filer cette chance !

Les règles d’or d’une bonne communication par e-mail

Facile à écrire et à transmettre, l’e-mail s’est généralisé dans les échanges intra et interentreprises. Voici quelques règles pour que vos messages soient lus et interprétés sans ambiguïté par leur destinataire.

Depuis décembre, Canon France organise chaque trimestre une journée sans e-mail. La SSII Atos Origin va, quant à elle, jusqu’à prévoir d’éradiquer l’e-mail en interne, d’ici à trois ans, pour le remplacer par d’autres outils ( messagerie instantanée, etc.). Les raisons? L’e-mail est victime de son succès. Son aspect pratique et son instantanéité en font l’outil de communication préféré des salariés, qui en reçoivent des dizaines et des dizaines par jour. Selon Atos Origin, «un cadre passe de 10 à 20 heures par semaine à lire et à traiter ses courriers électroniques».

De la simplicité à la contre-productivité voire au stress, il n’y a donc qu’un pas, allègrement franchi si l’on oublie les règles de base des courriels.

1. REDIGEZ EFFICACEMENT L’OBJET

JEAN-MICHEL SCHMITT

JEAN-MICHEL SCHMITT

Pour attirer l’attention du destinataire, un bon libellé est primordial. « L’objet de l’e-mail doit être précis et synthétique, sans dépasser huit mots », préconise André Chaouat, formateur en communication au sein de l’organisme de formation professionnelle Demos. Au-delà d’une certaine longueur, le libellé n’apparaît d’ailleurs pas en entier à l’écran. Evitez les formules chocs qui pourraient faire passer le courriel pour de la publicité. Préférez des mots précis et incitatifs, se rapportant directement au sujet («réunion projet Untel», «RDV société X», etc.). « Dans certains cas, il peut être utile d’indiquer la priorité du courriel, uniquement pour les messages urgents et seulement quand l’urgence est justifiée », explique Sébastien Roussel, créateur du blog spécialisé Arobase.org. Il ne faut donc pas systématiser les mots du type «haute priorité» ou «urgent» dans l’objet, au risque de perdre toute crédibilité.

2. FAITES LEGER ET COURTOIS

L’e-mail doit être court, pour ne pas décourager le lecteur (dix à 15 lignes maximum). Si vous devez joindre des documents (photos, plaquette, etc.), prêtez attention à leur poids. Au-dessus de 2 Mo, le courriel court le risque de ne pas être distribué. Optimisez donc vos documents pour qu’ils soient les plus légers possibles (redimensionnement des photos et compression pour les autres). Sinon, envoyez plusieurs e-mails avec les différentes pièces jointes ou trouvez un autre moyen pour les faire parvenir à votre destinataire. Et ce n’est pas parce que l’on communique par e-mail que l’on doit se dispenser d’un minimum de politesse, sans tomber dans le solennel et les formulations alambiquées du courrier classique. Débutez donc par une formule courtoise du type «Bonjour» ou «Bonjour M. Untel» ou «Bonjour Paul», selon le degré de connaissance de l’interlocuteur. Prenez aussi congé simplement.

Bannissez les formules comme «Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées». « Un e-mail peut se terminer idéalement par un «cordialement», voire «bien cordialement» si vous souhaitez accentuer la proximité avec votre interlocuteur», précise André Chaouat (Demos).

3. UTILISEZ L’ENVOI EN NOMBRE AVEC PRECAUTION

Avant de diffuser un message à plusieurs destinataires, évaluez-en l’intérêt et les risques. Le contenu du message est-il sensible? Avez-vous l’autorisation de l’auteur du premier courriel, pour le retransmettre? Les lettres FYI (Four Your Information) permettent, dans le libellé, de préciser qu’un e-mail est juste transféré à titre d’information.

Le champ CCI (copie cachée) permet de préserver l’identité des destinataires dont vous savez qu’ils ne souhaitent pas apparaître sur une mailing-list… ou que vous souhaitez volontairement occulter aux yeux du destinataire principal. Le champ CC (copie) met, quant à lui, en évidence tous les destinataires que vous mettez en copie du ou des destinataires principaux. « Pour un envoi en nombre à caractère incitatif, comme une invitation, par exemple, essayez de personnaliser le message pour avoir plus de succès », conseille Sébastien Roussel (Arobase.org). Enfin, si vous devez «forwarder», c’est-à-dire transférer, un e-mail, prenez garde à rédiger quelques mots d’explication dans votre propre message.

4. AVANT L’ENVOI, RELISEZ-VOUS

Avant tout envoi, prenez le temps de relire votre courriel, ne serait-ce que pour corriger les fautes de frappe et d’orthographe, et prendre du recul sur le contenu. Facile à rédiger et à expédier, le courriel peut, en effet, vous faire réagir très (trop?) rapidement, au risque de vous faire regretter plus tard votre spontanéité. Si, par exemple, votre destinataire interprète mal vos propos ou si ceux-ci sont formulés sous le coup d’une émotion. Les smileys (ou emoticons en français) sont dans ce cas très pratiques pour nuancer vos phrases (lire notre encadré ci-contre).

5. REGLEZ LES CONFLITS A LA LOYALE

Qu’il est pratique de se réfugier derrière son écran pour tenir des propos que l’on n’oserait pas exprimer en face- à-face… L’e-mail peut ainsi servir «d’arme» en cas de conflit, tant il dresse une barrière entre deux protagonistes qui ne peuvent ou ne souhaitent pas se parler de vive voix. « Pour dés amorcer un conflit, rien ne vaut une discussion les yeux dans les yeux, voire par téléphone si l’interlocuteur est à distance », souligne André Chaouat (Demos). Vos propos, dans un e-mail, doivent être d’autant plus mesurés et pesés que le courriel peut constituer un début de preuve face à un tribunal.

6. MANIEZ L’HUMOUR AVEC PARCIMONIE

La simplicité de l’e-mail lui confère un caractère sympathique et une proximité avec le destinataire. Il est alors tentant de ponctuer votre message de traits d’humour. « Mais votre humour risque de ne pas être compris par tous », prévient Sébastien Roussel (Arobase.org).

Les photos, caricatures et autres blagues sont donc à proscrire dans le domaine professionnel, d’autant que vous ne savez pas vers qui vos messages seront éventuellement retransmis. Quant aux smileys, ils permettent, comme évoqué précédemment, de nuancer un propos. Ils permettent également d’exprimer l’émotion qui devrait se lire sur un visage, dans un dialogue en face-à-face. Excepté si vous êtes très proche du destinataire, mieux vaut rester sobre et éviter les modèles en couleurs et clignotants!

Quelques Expressions Basiques De Langage Non-Verbal

La plupart du temps, quand une personne essaie d’exprimer ce qu’elle ressent vraiment, les mots seuls ne suffisent pas. Parfois même, les mots que nous employons ne parviennent pas à transmettre le message que nous tentons de faire passer. C’est là où la communication de type « non-verbal » a son importance dans toute interaction entre deux ou plusieurs personnes.

Pour rappel, le langage corporel est une forme de communication non-verbale (consciente ou inconsciente) qui utilise attitudes, gestes et mouvements du corps dans le but d’aider à faire passer messages, humeurs, sentiments et état d’esprit.

En sachant interpréter la façon dont ce langage se manifeste, il devient alors très facile d’identifier les émotions d’autrui.

La Colère

Colère -voire fureur- font partie des émotions probablement les plus faciles à identifier.

Outre l’augmentation du volume de la voix, elle est également accompagnée de mouvements faciaux facilement reconnaissables : le regard est dur et intense, fixé sur l’objet de la colère (ce peut être une personne, un groupe ou même un objet) ; les sourcils sont froncés et la naissance de ceux-ci tend à se rapprocher jusqu’au niveau de la racine du nez.

Parmis les autres signes reflétant la colère on peut aussi noter :

  • narines dilatées,
  • dents plus visibles (on montre les dents),
  • rougeur du visage (à cause de l’afflux de sang),
  • respiration superficielle et rapide,
  • resserrement des lèvres et de la mâchoire.

Une personne avec les poings fermés, qui transpire, avec les mains sur les hanches ou les bras croisés sur la poitrine manifeste également des signes de colère.

Nervosité, tension et anxiété

Voici les signes les plus communs traduisant cette émotion :

  • bouche sèche,
  • pâleur du visage,
  • lèvres et mains tremblantes…

Une personne nerveuse ou anxieuse a tendance à beaucoup bouger pour tenter d’apaiser les tensions qu’elle ressent dans son corps, comme le fait de taper du pied, de tapoter les doigts sur une surface ou d’aller et venir dans la pièce.

Un regard fuyant ou l’incapacité de maintenir un contact visuel avec autrui caractérisent également cette émotion.

La Peur

Pâleur du visage, tremblements et transpirations sont des signes que l’on peut également voir sur une personne qui a peur (ou qui est sur la défensive). La peau est froide et moite, les muscles sont tendus.

Le corps adopte également une posture défensive quand il se sent menacé. Une attitude défensive se reconnaît par l’élévation des mains, les bras croisés ou même une position qui rappelle la position foetale. La personne se sentant menacée fera aussi en sorte de garder de la distance par rapport à la source de la peur, de la menace ou du danger.

Les signes caractérisant le flirt ou l’attraction

Ces signes sont moins évidents à interpréter tout simplement parce qu’ils ne sont pas exactement les mêmes pour les femmes que pour les hommes ; les deux sexes les manifestent en effet de façon différente. Mais il en est quelques uns qui sont communs aux deux sexes :

  • un regard intense et prolongé,
  • un sourire quasi permanent,
  • des sourcils légèrement relevés,
  • le fait d’arranger tout le temps ses cheveux,
  • ou d’ajuster constamment ses vêtements,
  • un regard qui se porte sur les lèvres de l’autre personne,
  • la tendance (inconsciente ?) à se pencher vers l’autre,
  • tendance à rapprocher son corps de celui (ou de celle) qui exerce l’attraction.

Manifestation d’intérêt

C’est par le contact visuel que l’on montre de la façon la plus évidente, qu’on s’intéresse à quelque chose ou au discours de quelqu’un.

Le fait d’être penché vers la personne qui parle ou de hocher la tête indique également l’approbation envers ses propos. En revanche, lorsque le regard vagabonde, qu’il passe d’un point à un autre, cela dénote le fait d’être distrait, qu’il y a manque d’intérêt voire ennui.

La confiance en soi

La confiance saute aux yeux lors d’une bonne poignée de mains bien franche. L’adoption d’une bonne posture, les muscles détendus, les mains utilisées avec aisance lors d’une conversation… Tout ces signes vont dans le même sens.

Être relaxé une fois assis montre aussi la confiance alors que le fait d’être assis sur le bord du siège avec les muscles tendus montre tension et nervosité.

Bien que pour le non-initié, les signaux émis par le langage du corps puissent parfois porter à confusion, ceux-ci nous montrent dans la plupart des cas de façon évidente ce que ressent réellement autrui.

Les gestes qui ont été décrits ci-dessus sont parmi les plus communément utilisés par la plupart des gens. Nombre d’entre eux s’en servent pour traduire leur ressenti dans les mêmes situations qui ont été décrites.

Savoir Comment Détecter Les Mensonges

Voici quelques astuces qui permettent de facilement détecter les mensonges par la simple observation de certains signes du langage du corps. Pour qui sait interpréter ces signes, le corps est un vrai livre ouvert.

Les signes caractéristiques du menteur

Tension, nervosité et anxiété font partie des trois principales attitudes que l’on remarque assez souvent chez un menteur. Ces attitudes apparaissent à cause de l’émotion que ressent la personne qui ne dit pas la vérité. Cette émotion inhabituelle est facilement observable et peut se détecter par la façon dont ses yeux bougent, par des gestes caractéristiques (comment elle bouge ou se déplace) et par la manière dont elle réagit par vos attaques verbales alors que vous essayez de la mettre en défaut.

Les yeux : le signal le plus visible

L’observation des yeux fournit des indices assez fiables pour la bonne raison que ceux-ci trahissent la moindre émotion ressentie et c’est tout particulièrement le cas d’une personne qui fait preuve de manque d’honnêteté à votre égard.

Lorsqu’une personne fuit votre regard, qu’elle est incapable de le soutenir ou qu’elle regarde le sol, alors il y a de fortes chances qu’elle ne soit pas entièrement honnête avec vous ou qu’elle manque de franchise. Notez également le rythme de son battement de paupières (sans aller toutefois jusqu’à les compter) : un clignement fréquent montre un certain mal à l’aise.

Regardez les mouvements de ses yeux : s’ils se déplacent fréquemment d’un point à un autre ou d’un objet à un autre (comme s’ils cherchaient un support), voire si les pupilles sont dilatées, il y a de grandes chances que pour telle ou telle raison, votre interlocuteur ne soit pas à l’aise, comme s’il culpabilisait pour quelque chose (un mensonge, peut-être ?).

Ses mains parlent

Il peut arriver parfois que l’on se trouve face à quelqu’un pour qui ce n’est pas un problème de soutenir votre regard, et cela même s’il vous « raconte des histoires », certaines personnes sont en effet douées pour cela. Fort heureusement, nous avons encore bien d’autres cordes à notre arc pour parvenir à les démasquer, en particulier l’observation de ses mains !

L’anxiété.
Il faut savoir qu’une personne qui ment peut ressentir une certaine forme d’anxiété assez perturbante provoquée par la crainte d’être démasquée, anxiété souvent visible car ses mains tremblent.

Le menteur a généralement des gestes excessifs alors qu’il parle ; si vous doutez de ses propos, faites cette expérience : amusez-vous à employer des arguments pour le déstabiliser. S’il met ses mains dans les poches ou croise les bras sur la poitrine, vous pouvez avoir quelques réserves quant à son honnêteté. Idem s’il se saisit d’un objet qu’il tripote dans tous les sens.

Sa façon de parler

Il est un peu moins facile de détecter le mensonge par le seul fait d’observer l’élocution de quelqu’un que l’on soupçonne de mentir car c’est un peu plus subtil. L’idéal est bien sûr de connaître déjà l’individu en question car il vous est alors bien plus facile de comparer avec sa façon de parler habituelle, et par là-même de détecter si celui-ci est honnête et sincère dans ses propos.

Pour généraliser, on peut dire que la voix d’une personne qui ment a un niveau plus faible qu’à l’habitude ; en revanche, lorsqu’elle est sur la défensive, c’est tout le contraire, et le ton peut alors monter très vite.

Des erreurs fréquentes apparaissent dans le flux de parole : défauts de prononciation, lapsus (révélateurs ?), balbutiements, hésitations, bégaiement ; la vitesse d’élocution est généralement plus rapide.

Autres signaux trahissant le mensonge

Voici également quelques signaux intéressants qui été répertoriés dans le langage corporel du mensonge : se tripoter le visage : se frotter le nez, se gratter le front, se masser la nuque, se frotter le coude etc… tous des indices d’inconfort et de culpabilité.

Observez également le reste du corps : regardez si la personne tremble, si elle semble agitée, ou est-elle au contraire rigide, les coudes tirés sur le côté, ses muscles semblent-ils tendus ? Ces indices montrent souvent une nervosité extrême.

En conclusion :

Malgré la fiabilité de la plupart des signaux du mensonge, prenez garde toutefois de ne pas juger trop vite lorsque vous tentez de démasquer un menteur ou qu’une petite voix intérieure vous dit de vous méfier.

En effet, bien que la plupart des indices énumérés plus haut, soient pour certains assez forts, (cf « les yeux »), rien n’est jamais 100 % certain, aussi forts puissent-ils être, ils n’en restent pas moins que des « indices ».

Céder son entreprise : 7 conseils d’expert

La réussite d’une cession se joue en sept étapes, de la préparation psychologique à l’investissement des capitaux résultant de la cession, en passant par la préparation de l’entreprise

La cession et transmission d’entreprise est aujourd’hui en France un enjeu majeur tant pour l’économie du pays que pour l’emploi. Or, chaque année, des milliers d’entreprises disparaissent faute de repreneurs. Simultanément, des milliers de repreneurs « déclarés » ou qui pourraient trouver leur plein épanouissement dans cette voie cherchent à entrer en contact avec l’entreprise de leur rêve. Bien évidemment, le premier obstacle à la cession d’entreprise réside dans la difficulté de cette mise en relation et différentes instances publiques ou cabinets se chargent de le surmonter. Notre métier d’expert en transmission d’entreprise, quant à lui, consiste à valider, mettre en œuvre et sécuriser juridiquement l’opération de cession.

Nous préconisons aux chefs d’entreprise une démarche logique en 7 points, fondée essentiellement sur notre expérience du traitement de ce type de dossiers et des principaux risques d’échecs :

1) Se préparer psychologiquement

2) Préparer son entreprise en optimisant ses résultats, la toilettant juridiquement et en la faisant auditer

3) La mettre en vente

4) Assister le repreneur dans la définition de son mode de financement et de son business plan

5) Rédiger les actes

6) Optimiser fiscalement (plus value et droits de succession) les capitaux résultant de la cession

7) Les réinvestir dans le cadre d’une stratégie patrimoniale globale

1) Préparation psychologique du dirigeant d’entreprise

Cette première étape dans la préparation à la transmission d’entreprise consiste, pour le dirigeant d’entreprise, à prendre le temps de méditer sur les conséquences juridiques, fiscales, sociales, économiques ainsi qu’humains d’un tel acte. Transmettre une entreprise, en effet, est une étape longue et délicate d’autant plus que pour le dirigeant d’entreprise, le plus souvent fondateur de l’entreprise, cette dernière représente une forte valeur affective. Cette décision doit être prise suffisamment tôt de manière à mener à bien la reprise sans aucune difficulté. L’idéal est de s’y prendre au moins 2 à 3 ans avant le passage à l’acte. Intégrer la notion de transmission- cession d’entreprise dans sa réflexion c’est non seulement assurer la pérennité de son entreprise ainsi que le maintien de l’emploi mais c’est également assurer son avenir personnel « post cession-transmission ». Souvent, le produit de la vente de l’entreprise va constituer notamment pour son fondateur un complément de revenus aux pensions de retraite tout à fait essentiel. Une fois cette première étape franchie, va se poser de façon cruciale le choix de l’interlocuteur fiable et compétent pour vous assister et vous mener à bon port sans embûche. Cet interlocuteur doit être un expert spécialisé rompu à l’exercice du management et au carrefour de plusieurs types de compétences ; il doit parfaitement maîtriser le Droit, la comptabilité voir l’analyse financière, avoir un carnet d’adresses conséquent et être un professionnel de la négociation.

2) Préparation de l’entreprise : audit et recherche d’optimisation de sa valeur

L’audit : Il s’agit d’une étape essentielle à la transmission : son évaluation. Or, il existe autant de modes d’évaluation que de spécialistes de cette question. Un bon nombre de facteurs concourent à sa valeur et à la détermination exacte de son prix de vente. Parmi les méthodes existantes, on peut notamment retenir : – l’évaluation par l’actif net corrigé, – l’évaluation par un multiple de résultat, – l’évaluation par les flux de trésorerie prévisionnels. – Recherche d’optimisation de la valeur : Pour faire simple, pour qu’une entreprise intéresse un repreneur, elle doit être avant tout viable et donc le plus profitable. Or, la pression exercée par les charges sociales sur les bénéfices des entreprises en France grève de façon considérable la rentabilité du poste du dirigeant et réduit d’autant plus son attractivité car le regard du repreneur (ainsi que son banquier) va immédiatement se porter sur le montant du salaire net versé au dirigeant qu’il peut devenir. Notre cabinet d’expert en transmission d’entreprises’est donc interrogé sur la possibilité d’agir sur le volume des charges sociales. Il existe un moyen parfaitement légal d’agir sur ce point : le transfert de statut social du dirigeant (et de sa force de vente) permet de réduire le taux de charges sociales de 60% à 20%, tout en maintenant la couverture sociale octroyée par la sécurité sociale. Ainsi, par exemple, pour un salaire représentant pour une société un « coût global entreprise » (CGE) de 136 000 euros, l’économie de charges sociales s’élèverait annuellement à 26 900 euros. Cette augmentation mécanique de la rentabilité du poste de dirigeant va se répercuter tout aussi mécaniquement sur la valorisation de l’entreprise et la rendre beaucoup plus attrayante pour un repreneur ou un investisseur. Grâce à l’économie de charges sociales réalisée, non seulement sur le poste du dirigeant mais également sur celui des associés, collaborateurs privilégiés, force de vente etc.., le repreneur disposera de nouvelles ressources financières qui supprimeront la problématique liée au financement de la reprise. En outre, cette opération d’optimisation sociale va donner lieu au toilettage juridique de l’entreprise voire à la réorganisation de son management afin d’optimiser le calcul des cash-flow futurs, argument essentiel pour sa cession.

3) Mettre en vente l’entreprise

Le bon moment c’est souvent l’approche de l’age de 55 ans à 58 ans par le créateur de l’entreprise ; néanmoins, rien n’interdit d’anticiper ce moment. Celle-ci est à l’apogée des ses résultats, le dirigeant est en pleine possession de ses moyens. C’est souvent le « bon moment ». Il est constaté statistiquement que les résultats de l’entreprise décroissent avec le temps, une fois passé ce cap. Le carnet d’adresses de votre Conseil sera aussi un outil précieux. Obtenez de lui qu’il rencontre les acheteurs potentiels afin de « filtrer » et de sélectionner les candidats les plus sérieux.

4) Assister le repreneur dans la définition de son mode de financement et de son business plan

Là encore, l’expérience démontre, surtout lorsque le repreneur est une personne physique, l’importance pour le cédant (et son Conseil) d’assister activement cette personne dans sa recherche de financement. Les banquiers sont souvent frileux, surtout dans certains secteurs économiques, et vous aurez besoin d’aider le repreneur à bien vendre son projet via un business plan intelligent et « normé ». Evidemment, être racheté par une autre société facilite beaucoup les choses à ce niveau et peut représenter un critère de sélection. L’expérience et le savoir-faire d’un expert spécialisé dans la transmission d’entreprise pourra être apprécié lorsqu’il s’agira d’élaborer un montage permettant d’optimiser, notamment d’un point de vue financier, le rachat de la société. A ce titre diverses techniques existent. Une des plus courantes est celle appelée : le LBO (« Leverage Buy Out »). Derrière ce terme se cache en fait un mécanisme qui consiste à racheter une entreprise avec effet de levier, c′est-à-dire avec endettement bancaire. Le principal avantage issu de ce montage est de permettre à des cadres dirigeants ou à des investisseurs de prendre le contrôle d′une société cible avec un apport personnel minimum puisque l′acquisition est largement financée par un emprunt bancaire dont le coût est inférieur au taux de rentabilité attendu de la cible.

5) Rédiger les actes

Une fois le repreneur trouvé et le prix fixé, il s’agit de concrétiser et de formaliser l’accord de volonté des parties. Le cédant exige souvent de son repreneur qu’il s’engage vis-à-vis de lui. Dans un premier temps, cela peut se faire au moyen d’une lettre d′intention. Si elle est bien faite, cette lettre devra non seulement proposer les conditions de la cession (comme le prix), mais également le calendrier des opérations. Notre expérience d’expert en transmission d’entreprise prouve qu’elle est quasi-systématiquement réclamée par l′acquéreur. D’ailleurs, rare sont les cas où le vendeur la refuse car ce dernier a conscience que cet élément peut faciliter le déroulement de la transaction. Son aboutissement logique est alors l′établissement d′un protocole d′accord global entre les parties dont l’un des éléments essentiels de la rédaction juridique est ce que l’on appelle « la garantie d’actif et de passif ». Le choix de l’avocat spécialisé est ici essentiel car il ne faut pas confondre la rédaction d’un protocole d’accord global et indivisible avec un ensemble d’actes distincts reliés entre eux par de vagues liens juridiques qui en rendraient inapplicable une partie en cas de problème. De quoi s′agit-il ? Il s’agit, le plus souvent, d’un acte séparé conclut entre l′acheteur et le vendeur, garantissant l′authenticité des éléments comptables qui ont permis de valoriser la société lors des négociations. Si dans la phase « post cession-transmission », des différences devaient apparaître à l′actif ou au passif (insuffisance d′actif ou passif non déclaré), le vendeur serait contraint d′indemniser l′acquéreur à hauteur du poste non révélé. En conséquence, le cédant a clairement intérêt à dévoiler lors des négociations tous les éléments dont il a connaissance, même si ces révélations se font en contrepartie d′une réduction de la valorisation de la société. Il est fortement recommandé de confier sa rédaction à des professionnels du Droit, tant les pièges peuvent être multiples. A cet égard, il est très important que les bénéficiaires de cette garantie soient expressément stipulés. Ainsi, on peut tout à fait envisager que la garantie soit faîte au bénéfice de la société cédée (sous forme d′indemnisation), ou au bénéfice de l′acquéreur (sous forme d′indemnisation ou de réduction de prix). Le choix du mode d′indemnisation n’est pas anodin et dépendra essentiellement de considérations fiscales. En contrepartie de cette garantie et fort logiquement, le cédant exige souvent d’y inclure une obligation d′information. Par ce biais, il pourra être informé d′un événement susceptible de déclencher l′application de la garantie. Ce droit à l’information peut notamment inclure : – un délai maximal pour prévenir le cédant de l′apparition d′un passif supplémentaire, et/ou, – la communication, dans un certain délai, des documents afférents à ce passif non déclaré. La durée de la garantie est librement fixée entre les parties au moment de son élaboration. Le cédant a bien entendu intérêt à limiter au maximum cette durée. Généralement, la garantie porte sur l′année en cours plus les trois années suivantes, correspondant au délai de reprise de l’administration fiscale. De la même manière, le montant de la garantie est souvent plafonné. Pour éviter tout abus ou toute procédure indélicate, le cédant a également intérêt à stipuler un montant plancher en deçà duquel la garantie ne se déclenchera pas. Il convient de signaler qu’il n’est pas rare que dans les accords d’une certaine importance, l’acquéreur exige la mise en place de ce que l’on appelle en pratique « la garantie de la garantie ». Il s’agit pour le cessionnaire de s’assurer que le cédant pourra, le cas échéant, faire face à l’étendue du passif réclamé. Il s’agit, en d’autres termes, pour le cessionnaire, de s’assurer de l’efficacité de cette garantie et de la solvabilité de son cédant. Les parties doivent alors se mettre d′accord sur le type de garantie : cautions bancaires, garantie à première demande… Enfin, rien n’interdit au cédant d’exclure certains éléments de la garantie, ce qui reviendra dans les faits, à en limiter la portée.

6) Optimiser fiscalement les capitaux résultant de la cession

La taxe sur les plus-values  s’applique statistiquement très souvent dès le 1er euro car les cédants sont fréquemment créateurs de l’entreprise cédée. L’impôt sur les plus-values devient alors un frein et conduit parfois le cédant à renoncer à son projet, selon l’adage « trop d’impôt tue l’impôt ». Des mécanismes fiscaux parfaitement légaux permettent d’alléger dans certains cas sensiblement cette facture. Il ne faut donc surtout pas renoncer…

7) Réinvestir les sommes

Enfin, les répercussions certes globalement positives sur le patrimoine, sont à examiner notamment au regard des droits de successions et de l’impôt de solidarité sur la fortune. Là encore, nombre de possibilités d’améliorer sa situation de contribuable existent (notamment au travers de modification des régimes matrimoniaux, montages financiers « ad hoc » développés par des établissements bancaires compétents…).

Reprendre l’entreprise familiale

Vos parents vous tendent le flambeau de l’entreprise familiale. Avant de l’agripper, il est sage de prendre en considération les quelques aspects suivants.

Tout d’abord, sachez que vous devrez acheter l’entreprise, car il ne serait pas avantageux pour vos parents de vous en faire don. «Leur compagnie représente leur fonds de pension. Ils ont besoin de cet argent pour vivre pendant leur retraite», explique Pierre Roy, directeur général du Centre local de développement (CLD) L’Islet, à Saint-Jean-Port-Joli. Préparez-vous donc à chercher du financement.

À vérifier

Agissez comme si vous achetiez l’entreprise d’un pur étranger. Procédez à une vérification diligente avec l’aide d’un notaire ou d’un comptable afin de passer en revue les livres comptables, les contrats d’embauches, les titres de propriété de l’entreprise, etc. «Le processus n’est pas facile émotivement, convient M. Roy. On fait confiance à ses parents. On ne veut pas leur faire de peine.»

Si vous omettez cette étape, vous risquez toutefois de le payer cher plus tard. Quand vous achetez une entreprise, vous achetez aussi ses dettes et ses vices. Vos parents ont-ils toujours bien fait leurs déclarations de revenus? Ont-ils remboursé leurs taxes? Le ministère du Revenu peut procéder à des vérifications sur des déclarations faites il y a 7 ans. S’il trouve des irrégularités, vous en serez responsable même si vous n’étiez pas aux commandes de l’entreprise au moment des faits.

Vérifiez également que les permis d’exploitation et le zonage des terrains acquis sont règlementaires. Dans le cas d’un garage de mécanique générale, par exemple, vous pourriez devoir décontaminer le sol en raison des règlements environnementaux en vigueur. Vos parents avaient un droit acquis qui les dispensait de le faire. Ce droit n’est toutefois pas transférable.

Priorité : la communication

La communication est le meilleur moyen de se sortir des différends . «Il faut parfois une personne extérieure à l’entreprise pour aider les parents et les enfants dans leur communication. Le message passe mieux quand une autre partie est impliquée», dit-il. Cette personne peut être un conseiller financier, l’avocat de la compagnie ou un spécialiste de la relève d’entreprise. L’important est de s’adjoindre d’une personne en qui les parents et les enfants ont confiance.

Et vous, quels sont vos conseils?  Avez-vous une bonne/mauvaise expérience à partager?

QUEL SUPPORT WEB CHOISIR POUR MA STRATÉGIE MARKETING ?

Ce blog est bien évidemment dédié au marketing Web et ça depuis le début. Mais trop souvent nous pensons à stratégie marketing avant de se pencher sur le support de diffusion (dans le cadre du web). Pour qu’une stratégie marketing soit efficace et touche votre cible (que vous aurez étudié au préalable),  il est important de savoir quels types d’outils vous allez utiliser.

Le site web

si vous souhaitez acquérir de la visibilité sur internet, il faut penser à avoir un site de confiance. La création site internet à Bordeaux création site internet à Bordeaux ou ailleurs en France est un atout non négligeable car vous pourrez avoir un contact direct avec vos prestataires. Pour le support qui va appuyer votre base, n’hésitez pas à mettre le budget pour que votre site soit responsive (adaptable aux mobiles), avec une administration personnalisable pour propulser vos propres offres marketing sur votre site, et d’autres fonctionnalités que je vais vous citer ci-dessous (pas toutes quand même). Trop peu de client cherche la qualité sur le site web et c’est bien dommage car il perd en visibilité web (référencement SEO) et en confiance par l’internaute (l’ergonomie du site ou un design trop pauvre). De cette étape dépendra la conversion et la fidélisation de votre business.

La newsletter

C’est tout simplement un mailing que vous envoyez à votre liste ou bien à une liste achetée. elle à un faible impact mais à l’avantage de pouvoir diffuser votre publicité en masse et en off-line (pas de problème de duplicate content).

Les réseaux sociaux

Une grosse partie de l’image de votre site pourra se passer sur les réseaux sociaux si le secteur d’activité s’y prête. en effet, il est plus dur de créer de l’interaction autour d’un concours sur « gagner un téléphone fixe » plutôt que sur « remportez une console de jeux dernier cri ».

Le guestblogging

Aussi vous pouvez penser à diffuser votre offre chez les blogueurs influents de votre secteur d’activité pour accroître votre notoriété et gagner en influence et confiance.

Ne pas oublier que l’image de marque de l’entreprise joue un rôle crucial dans toute stratégie marketing. Qu’il s’agisse de la conserver ou d’en créer une, c’est un effort de tous les instants !