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Comment être plus efficace

8 conseils basiques et très simples pour gagner en efficacité.être efficace

Bien souvent, nous nous dispersons, nous perdons notre concentration, et nous avons de la difficulté à accomplir ce que nous avions prévu, si nous l’avions prévu …

Cette première observation, vous donne déjà une clé que je vais développer :l’organisation et la planification de mes tâches hebdomadaires.

Alors comment devenir plus efficace dans notre vie ?

1. Lister mes priorités

La première chose à apprendre et à faire pour devenir plus efficace dans ma vie, est delister mes priorités.

Donc je dois lister tout ce qui est important pour moi, et en fonction du temps dont je dispose, je dois éliminer certaines choses et en garder d’autres. Donc, je liste :

Priorité N°1———————————-

Priorité N°2———————————————————

Priorité N° 3——————————————————————-

Priorité N° 4——————————————————————-

Priorité N° 5——————————————————————-etc ……

Je vais garder les priorités que je peux caser dans mon planning hebdomadaire. Ensuite, le reste, je vais soit le mettre en stand by, soit le reporter à plus tard (le planifier pour plus tard), soit l’éliminer.

2. Faire des choix

En fonction du temps dont je dispose chaque semaine, je dois faire des choix et vraiment mettre en avant les priorités parmi mes priorités … Ce sont mes « grosses pierres ».

Vous devez faire des choix pour être plus efficace.

Vous ne pouvez pas tout faire, vous ne pouvez pas tout mener de front. Vous êtes, nous sommes, obligés de faire des choix.

Je ne peux pas être efficace dans ma vie si je veux tout embrasser, si je veux tout faire,ou si je n’ai pas fait de choix.

Cette notion est primordiale. L‘être humain est très dispersé par nature. Vous savez pourquoi il est dispersé ? Tout simplement parce-qu’il a un mental très fort.

Le mental, lui, veut tout embrasser, tout connaitre, tout savoir, tout apprendre, tout étudier. Le mental est un outil, mais il est comme un cheval sauvage que l’on a du mal à contrôler, à maitriser. Le mental par nature ne sait pas se concentrer …

Si vous ne faites pas des choix en amont, votre mental va partir dans tous les sens, et vous allez vous disperser !

C’est-à-dire qu’à un moment donné, vous allez être sur une chose, cela va durer peut-être quelques semaines, et après, vous allez arrêter, passer à autre chose …

Pire, dans une journée même, vous allez passer d’une chose à l’autre de manière irrationnelle, et vous viendra à l’idée de faire 50 choses différentes. Au bout du compte, vous ne ferez pas grand chose, car vous allez commencer des choses sans vraiment les finir (dispersion), car vous aurez le sentiment d’avoir une tâche immense à accomplir, et finalement par désorganisation et découragement, vous serez très peu efficace (procrastination), et donc vous aurez très peu de résultatêtre organisé et efficaces.

Vous allez passer de votre ordinateur, peut-être, à une activité dans votre maison, puis à un coup de téléphone, à vos mails, ensuite peut-être au coaching en or … , puis à un livre … Après vous allez vous occuper de ci, de ça … Là-dedans, il y a peut-être votre vie familiale, votre activité professionnelle, etc… Et quelqu’un va vous dire « Je peux passer chez toi prendre un café ? » Vous lui répondez « Ok, viens« . Et vous allez vous laisser déborder. Vous allez vous-même prendre des rendez-vous sans peut-être les organiser intelligemment, en fonction d’autres tâches, etc …C’est tout le contraire de l’efficacité.

3 . Pour être efficace, je dois être organisé (ordonner et planifier mes tâches)

Pour cela j’utilise un outil simple et incontournable : l’agenda !

Personnellement, j’utilise un agenda hebdomadaire qui me permet de voir les 7 jours de la semaine en ouvrant mes deux pages. J’aime bien travailler avec ce genre d’outil. Des études démontrent que l’être humain fonctionne sur du court terme, sur 7 à 10 jours. Donc fonctionner sur une semaine, de semaine en semaine, à mon sens, par rapport au mental humain, est une bonne chose.

Le vendredi soir, ou le samedi, ou le dimanche soir, voire au plus tard le lundi matin, jeplanifie les grandes tâches de la semaine à venir.

Parfois même, je planifie des tâches plusieurs semaines en avance. Il y a des tâches qui sont déjà inscrites pour dans 15 jours, 3 semaines, un mois, un mois ½.

Chaque semaine, le week-end, je regarde la semaine suivante et j’inscris sur mon agenda mes grosses pierres, c’est à dire mes priorités.organisation efficace

Par exemple, cette semaine, chaque jour, j’avais mes grosses pierres. Je n’ai pas 50 grosses pierres, car vous ne pouvez pas en faire 50 par jour. J’en ai une ou deux par jour maximum.

Ensuite, j’ai de petites pierres, puis de tous petits cailloux, c’est à dire des petites tâches, des petits trucs que je vais ajouter. Mais les grosses pierres, les priorités, elles sont marquées dans mon agenda.

Je ne charge pas trop mon agenda car je sais que le temps passe vite, je laisse la place pour les imprévus. Je suis assez souple. J’essaie de rester assez réaliste et lucide par rapport à mes objectifs hebdomadaires et je note mes grosses pierres, mes petites pierres, mes petits cailloux, pour la semaine.

Chaque semaine, j’ai des priorités incontournables. En général, j’arrive à les mener à bien. Certaines, je ne peux pas y échapper, elles sont pour moi obligatoires. Maintenant que j’anime un blog, je suis obligé d’avoir aussi cette discipline.

J’ai un rythme, et je suis obligé d’avoir ce rythme et mes priorités pour être efficace.Tout cela est noté dans mon agenda. J’ai aussi des listes “de choses à faire” par ailleurs. Progressivement, je rajoute dans mon agenda certaines tâches que j’ai envie de faire, que je prévois de faire. Cela est pour la semaine.

Quand la semaine est écoulée, s’il y a des tâches que je n’ai pas effectuées, je les reporte sur la semaine suivante, voire même plus tard, tout dépend de leur priorité. Parfois, il y a des tâches qui ne sont pas si importantes que ce que nous avions prévu.

Mais dans tous les cas, je choisis, je planifie, j’organise, j’ai des objectifs hebdomadaires.

Ce que je fais aussi (mais moins souvent car je préfère fonctionner sur la semaine), et je vous conseille aussi de le faire au début, c’est que chaque soir, en fin de journée, par rapport à vos tâches du jour, de faire le point, voir où vous en êtes.

  • Ce qui a été fait, c’est ok.
  • Ce qui n’a pas été fait, de le planifier à nouveau dans les jours à venir.

Je vous conseille vraiment, au début, de fonctionner ainsi, de faire le point chaque soir et de planifier votre journée du lendemain et ainsi de suite. Là, vous allez obtenir, progressivement, de bons résultats.

Je vous conseille vraiment d’utiliser un agenda pour être organisé(e) et efficace.

Au début, peut-être que vous allez trop prévoir ou pas assez. N’en prévoyez pas trop. Il vaut mieux arriver à réaliser nos tâches qui sont prévues plutôt que d’en faire très peu parce que nous nous dispersons et que nous nous sentons débordé par trop de tâches planifiées.

4. Se donner des objectifs

Etre efficace c’est aussi se donner des objectifs et les planifier. C’est important d’avoir une vision, de savoir où je vais, d’avoir des buts, une orientation, une direction. Cela est toujours très motivant et peut nous permettre de rester focalisé et donc être plus efficace.avoir des objectifs

Comment être efficace si je ne sais pas où je vais ? …

Comment être efficace si je ne suis pas motivé par des objectifs simples ?

Ce que vous planifiez doit vous plaire et vous motiver. Cela doit correspondre à des objectifs qui vous font vibrer. Bien entendu il y a des tâches “obligatoires” que nous n’aimons pas faire et c’est normal. Donc parmi toutes vos tâches, il doit y avoir des taches qui correspondent à des objectifs qui vous motivent !

Autre conseil : écrivez sur de grandes feuilles vos objectifs; affichez cela dans un endroit bien visible !

5. Une tâche à la fois !

Autre chose de très important, liée à la discipline : quand vous avez décidé de mener une tâche, que faites-vous ?

Vous la faites ! …  Et surtout, vous ne faites que cette tâche !

Si j’ai prévu deux heures pour étudier “mon coaching en or”, je passe deux heures pour ce coaching. Je ne vais pas, en même temps, 20 minutes après avoir démarré, aller voir mes mails, répondre au téléphone, faire du courrier ou du repassage, préparer ma cuisine ou autre …

NON ! Ces deux heures sont pour moi, pour faire mon coaching,

Je respecte ce que j’ai planifié. C’est ma priorité, toujours !
Tout le reste est en stand-by. C’est vraiment fondamental !

Trop de personnes sont multitâches.

Nous, les hommes, nous sommes incapables d’être multitâches. Vous, les femmes, vous êtes plus facilement multitâches, mais même vous, mesdames, je vous conseille de ne pas faire deux ou trois choses à la fois. Cela peut aussi être une faiblesse de vouloir réaliser plusieurs choses en même temps car on ne les fait pas toujours correctement.

Ayez vraiment cette sagesse : quand vous êtes dans une activité, dans une tâche, vous vous y tenez, vous vous concentrez sur elle. Et quand sur une journée vous avez prévu de rester à la maison, vous restez chez vous, vous ne sortez pas. Quand vous avez prévu des rendez-vous, faites vos rendez-vous.

Je ne dis pas qu’il faut être rigide, non, je ne dis pas que parfois, il peut y avoir des choses qui peuvent se faire de manière inattendue, de manière opportuniste. Finalement, il faut saisir les opportunités quand elles se présentent.

C’est pour cela d’ailleurs que l’agenda ne doit pas être trop rempli pour nous laisser des possibilités. C’est une évidence. Mais pourquoi je vous dis cela ? …  Parce-que je vois trop de personnes qui n’ont pas organisé leur journée ou leur semaine. Elles commencent une chose, arrêtent au bout de 30 minutes, passent à tout autre chose de différent, et ainsi de suite, tout au long de la journée. Quelqu’un les appelle, leur demande de venir, elles y vont …

C’est là où l’on constate le manque d’estime de soi.

Si elles avaient suffisamment d’estime personnelle, elles diraient « non, stop ! Désolé(e), mais là, je suis pris(e) aujourd’hui, je ne suis pas disponible« .savoir dire non

C’est une chose que j’ai apprise, personnellement. Avant, à une époque de ma vie, je ne savais pas dire « non« . Je disais « Oui, ok, je viendrai, je serai là, oui« .Je ne savais pas dire « non ». J’avais surement peur du jugement de l’autre, de ce que pouvait penser l’autre,peur ne pas être aimé.

Il y a plein de peurs comme cela que nous avons. Et voilà, je disais « Oui« . Et je m’apercevais que mon temps personnel filait à toute allure. Finalement, il ne me restait que très peu de temps pour moi. J’avais du temps pour plein d’autres choses, mais pas vraiment pour moi, pas pour ce qui était important pour moi.

Donc petit à petit, j’ai appris à dire « Stop ! Non ! Aujourd’hui, mon planning est comme ça et je le respecte« .

Quand vous arrêtez votre coaching ou toute autre priorité de votre vie pour quelque chose qui finalement n’est pas plus important, c’est que ce que vous étiez en train de faire, à vos yeux, n’est pas important.

C’est la raison pour laquelle il est primordial de lister les priorités en amont et de faire des choix. Puis d’organiser vos tâches (agenda) et de vous donner des objectifs motivant à court, moyen et long terme.

6. Se féliciter !

Félicitez-vous chaque fois que vous parvenez à remplir vos tâches. Faites-vous même des cadeaux à l’occasion, des petits plaisirs et des pauses bien méritées !succès et réussite

Soyez content(e) de vous, c’est vraiment important.

Encouragez-vous, et progressivement, de victoire en victoire, vous allez gagner en confiance et vous deviendrez de plus en plus discipliné, donc efficace.

7 . Faire des pauses

Toutes les deux heures en moyenne (cela peut être moins) faites une pause de plusieurs minutes à plusieurs dizaines de minutes (exemple : aller marcher).

C’est important de faire des pauses et de changer aussi d’activité ou de sujet si vous le pouvez … Variez les plaisirs …

Prenez des moments pour vous reposer, ne rien faire, vous relaxer, réfléchir, méditer … C’est aussi dans ces moments là que vient l’inspiration, les bonnes idées …

8 . Visualiser positivement votre journée

Le matin avant de passer à l’action, prenez un temps pour vous, un temps pour vous relaxer puis pour visualiser positivement votre journée : imaginez que tout se passe bien pour votre journée, comme vous l’aviez déjà prévu, et que vous réalisiez, les unes après les autres toutes les tâches qui étaient prévues !

Vous n’imaginez peut être pas la puissance de votre imagination. J’enseigne cela dans mon coaching gratuit. Nous créons par la “pensée-émotion”. C’est pourquoi vous devez visualiser avec vos émotions comme si tout ce que vous aviez prévu étaient déjà réalisé.

  • C’est très puissant pour aussi être plus efficace !

L’efficacité, donc le succès à terme, représentent un ensemble de choses

  • définir des priorités,comment être efficace
  • faire des choix,
  • être organisé(e), planifier
  • avoir des buts précis et motivant.
  • faire simple, une tâche à la fois
  • se féliciter, s’encourager
  • faire des pauses
  • visualiser sa journée

Et vous, comment faites-vous pour être efficace ?

La route du soi

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Je suis fasciné par la fascination des managers pour les sociologues ou… autres observateurs des supposées tendances d’évolution de la société. Est-ce le reste d’un fond de culture universaliste qui les pousse à ne pas se laisser distancer par une évolution sociétale ? Nouvelles générations, digitalisation, travail collaboratif, la personne augmentée et la congélation gratuite d’ovocytes pour les salariées sont autant de tendances qu’il ne siérait pas d’avoir occultées. Cette fascination a parfois des côtés comiques comme dans ces nombreuses assemblées de managers et de responsables des ressources humaines qui trouvaient un apparent plaisir à se faire accuser de harceler et faire souffrir les autres.

Cette fascination pose trois problèmes de pertinence. Le premier tient à la pertinence de ces supposées tendances : un regard rétrospectif sur nos débats des trente dernières années devrait inviter à plus de prudence : on nous avait expliqué que la microinformatique resterait un gadget pour enfants de cadres supérieurs qui ne s’abaisseraient jamais à utiliser le clavier ; on nous avait aussi expliqué que les quinquas ne pourraient jamais abandonner leur travail pour partir en retraite anticipée… Le deuxième problème est celui de la pertinence des tendances pour l’entreprise. Toutes ces évolutions concernent-elles l’entreprise, toutes les entreprises ? S’il est indispensable de garder un œil rivé sur ce qui se passe en Chine ou dans la Silicon Valley, il n’est pas inutile de réfléchir à deux fois sur l’impact éventuel de ces mouvements médiatisés sur la situation réelle de chacun. Le troisième problème de pertinence concerne l’action à mener pour coller à ces transformations : comment faire le départ entre un ajustement passif, une soumission à des évolutions et l’affirmation de modes de fonctionnement qui peuvent aussi s’inscrire en faux contre des tendances affirmées de manière trop générale : il suffit de se rappeler le destin de tous ceux qui voyaient il y a 15 ans le remplacement d’une vieille par une nouvelle économie, la disparition du brick-and-mortar au profit du click-and-mortar. GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) n’a pas fait disparaître GE ou GM.

Nous voici aujourd’hui face à une nouvelle injonction sociétale adressée à chacun d’entre nous, celle de « devenir soi ». C’est le titre du dernier ouvrage de Jacques Attali dans lequel l’optimisme affirmé de l’auteur pour les solutions proposées n’a d’égal en intensité que le pessimisme du constat sur notre société. Le message de l’auteur est clair, il tient dans les premières lignes de l’ouvrage « dans un monde aujourd’hui insupportable et qui, bientôt, le sera plus encore pour beaucoup, il n’y a rien à attendre de personne. Il est temps pour chacun de se prendre en main ». Suivent quatre parties écrites d’un style sec, tenant de l’anaphore, décidément très à la mode, et de la docte et autoritaire injonction. Comme s’il n’y avait pas de temps à perdre, de discussion à tenir, de tergiversation à supporter. Dans un premier temps, Attali dresse une liste sans concession de tout ce qui ne va pas et ira plus mal, à force d’adjectifs définitifs : « l’irrésistible ascension du mal », « l’inévitable somalisation du monde ». Il stigmatise les « résignés-réclamants », qui seraient « largement majoritaires et pas seulement dans les démocraties … résignés à ne pas choisir leur vie, réclamant quelques compensations à leur servitude ». Attali fait ensuite une longue liste de personnages contemporains ou historiques qui ont choisi leur vie, en s’abstrayant de tout déterminisme ou enfermement institutionnel, familial, social, politique, sexuel, idéologique, religieux. Malgré la rigueur des contextes personnels et les handicaps apparemment insurmontables, ces personnes ont fait le choix d’une vie différente : ils n’ont pas innové, ils ont choisi, qu’ils soient artistes, entrepreneurs privés, ou militants. Attali voit dans leur expérience les signes d’une renaissance possible. Après un bref passage chez les « penseurs » l’essayiste propose enfin au résigné-réclamant repenti un chemin en cinq étapes pour devenir soi.

Les managers avides de tendances s’interroger devant une telle injonction. Ils ont déjà l’impression que beaucoup de comportements relèvent du « devenir-soi » au point que l’entreprise et le travail apparaissent parfois uniquement comme le moyen de servir l’individu. L’individualisme ou le singularisme sont souvent considérés par les professionnels des ressources humaines comme une réalité qu’ils ne savent plus aborder : il apparaît dans des comportements des salariés, dans une sur-utilisation du droit, dans des approches de l’entreprise qui oublient parfois sa raison d’être. L’entrepreneuriat ne serait jamais pour l’essayiste qu’une des voies possibles de devenir soi au même niveau que le choix de son pays ou de sa sexualité. J’imagine les responsables de ressources humaines un peu perplexes devant cette injonction, ne sachant si elle les concerne ou ce qu’ils doivent en faire.

Au même moment, Stewart Friedman , professeur à Wharton, fait un étrange écho à l’auteur français. Après avoir développé il y a quelques années l’idée d’un « leader total » qui ne pourrait laisser de côté les différentes facettes de son existence physique, intellectuelle, professionnelle, familiale, spirituelle ou citoyenne, il revient à la charge en s’adressant à tous ceux qui peuvent avoir l’impression de ne plus rien maîtriser de leur existence. D’un côté et de l’autre de l’Atlantique, deux approches se répondent, la française plus traditionnellement située dans une sociologie de la domination et l’américaine partant du souci de la personne de ne plus maîtriser son existence. Friedman s’insurge contre une approche duale de la vie personnelle et professionnelle. Pour lui il existe quatre domaines de l’existence que la personne doit décider d’aborder complètement et de manière intégrée : le travail, la maison (ou structure affectivo-partenariale), la société et le monde du soi. Friedman s’adresse aux managers ou à toute personne qui travaille dans une institution pour l’aider à intégrer le travail dans sa vie et cesser ainsi de sentir une opposition, un écartèlement, ou une dispersion.

Pour ce faire, la personne doit être plus authentique en clarifiant ce qui est le plus important dans sa vie ; elle doit être plus unifiée en repérant comment chaque facette de son existence affecte les autres, comment peuvent s’unifier les relations avec les personnes qui comptent pour elle ; elle vise enfin à être plus créative pour expérimenter sans cesse de nouvelles manières concrètes de vivre avec les autres pour atteindre les buts que la personne s’est fixés. Friedman développe dans son ouvrage les compétences nécessaires à l’atteinte de ces trois objectifs ; il illustre son approche en racontant le chemin de personnages célèbres comme Michelle Obama ou Bruce Springsteen par exemple. Dans la dernière partie de son ouvrage, il met en forme son expérience de professeur pour proposer des exercices concrets sur la route de l’authenticité, de l’unité et de la créativité. En effet, Friedman aide depuis des années des étudiants et des managers à emprunter ce chemin personnel de transformation. Voilà les managers apparemment rassurés, la route du soi, inclut le travail et l’entreprise, pour autant que l’on sache quoi faire de ce genre d’approches. Mais concrètement, à quoi peut bien leur servir cette valorisation du soi ?

La première piste à retenir tient à l’étrange proximité d’approche de ces deux auteurs assez éloignés. Les deux proposent un chemin, un parcours, des exercices, un apprentissage dont peuvent s’emparer les lecteurs. Les cinq étapes de « devenir-soi » pour Attali consistent à « prendre conscience de son aliénation », « se respecter et se faire respecter », « ne rien attendre des autres », « prendre conscience de son unicité » et enfin « se trouver, se choisir ». Friedman est plus concret en proposant sur plusieurs dizaines de pages, des exercices simples qui permettent de devenir plus authentique, unifié ou créatif. Il rejoint en cela de grandes traditions de l’éducation et de la spiritualité où l’on a compris depuis longtemps l’importance de l’apprentissage personnel, à l’aide de pratiques concrètes pour aider la personne à être elle-même. Finalement les grands penseurs de l’humanité avaient, depuis des siècles et des millénaires, ouvert la route du soi. Laurent Falque, responsable dans une école d’ingénieur, et Bernard Bougon[3], jésuite, en font l’impressionnante démonstration, à partir des œuvres d’Ignace de Loyola, pour apprendre à mieux discerner dans ses situations professionnelles.

La deuxième piste n’est pas très nouvelle mais il est frappant de voir qu’elle le redevient aujourd’hui. Friedman ou Attali ne s’adressent pas au manager pour qu’il « gère » mieux les personnes. Ils ne s’adressent pas à ceux qui auraient l’autorité pour agir sur les autres, pour trouver et mettre en œuvre les bons systèmes qui garantissent de l’efficacité. La parole s’adresse à chacun, donc avant tout aux managers eux-mêmes pour qu’ils travaillent sur eux-mêmes avant de travailler sur les autres. Le devenir-soi est surtout un message à tous – les managers en particulier – pour qu’ils commencent à travailler sur eux-mêmes : c’est un décentrement complet par rapport à nos approches d’un management mécaniste. Le message n’est pas nouveau : il y a quelques décennies des organismes de formation travaillaient avec les apprentis-leaders dans cette perspective mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. La mécanisation des programmes de formation et le manque de culture anthropologique ont souvent nourri l’appauvrissement des formations au management et au leadership.

La troisième piste ne consiste qu’à rappeler qu’une institution reste un lieu de collaboration, de travail ensemble. Il est certes nécessaire d’affirmer ce chemin d’approfondissement personnel, d’auto-détermination, de réunification de la personne, sans glisser dans une anthropologie qui oublierait que la relation à l’autre est aussi une composante du soi. Ainsi, ils feront en sorte que cette affirmation de soi ne se fasse pas contre, à côté ou sans considération des collectifs dans lesquels se situe la personne. Le seul vrai conseil aux managers se situe sans doute là. Ils doivent travailler sur eux-mêmes pour que les institutions honorent leur raison d’être et leur finalité en permettant au soi retrouvé de s’épanouir dans une collaboration féconde plutôt que dans un repli narcissique qui ne serait guère plus attirant que le « résigné-réclamant ».

Le stress en chiffres

– Aux Etats-Unis, le coût annuel du stress est évalué à 200 milliards de dollars (source BIT).

– En France, des études sont actuellement en cours. Le ministre du Travail Xavier Bertrand a lancé en mars 2008 une enquête nationale sur le stress au travail en France, dont les résultats seront connus début 2009.

Selon le Rapport de mars 2008 remis au gouvernement réalisé par Patrick Légeron, psychiatre, et Philippe Nasse, statisticien et économiste, le stress coûte entre 3 et 4% du PIB en France, ce qui représente environ 50 milliards d’euros. C’est le même chiffre que donne le syndicat des cadres en France. On estime donc que le stress sur le lieu de travail coûte 10 fois plus cher que les conflits sociaux !

Voici quelques chiffres révélateurs :
– 86 % des cadres seraient victimes de stress négatif, en Europe.

– 28 % des travailleurs de l’Union européenne se plaignent du stress au travail (étude réalisée en 2000 par la fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail) et cela a sûrement bien augmenté depuis l’an 2000 !

– Selon un sondage du Figaro Entreprises et de la Confédération Française de l’encadrement réalisé en avril 2004, les cadres ont majoritairement l’impression que leur charge de travail est plus lourde, qu’ils doivent travailler plus vite, et que leurs efforts ne sont pas reconnus à leur juste valeur.

– Entre 50 et 60 % de l’ensemble des jours de travail perdus observés seraient le résultat du stress.

– un suicide par jour est lié au travail en Europe !

– 2 millions de travailleurs se déclarent « harcelés moralement », 500 000 sont « victimes de harcèlement sexuel » !

Conclusion :

Il est difficile de donner un chiffre précis sur le coût du stress : mais une chose est sûre, le coût du stress global doit additionner le coût professionnel et celui dû aux hasards de la vie. Ces chiffres sont notamment calculés par rapport au manque de rendement et l’absence au travail, aux accidents dus au stress et aux coûts des maladies liées à ce fléau.

Selon les travaux de la Fondation Européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, il existe de profondes différences en matière de stress, selon le métier et le domaine d’activité. Ainsi, les moins stressés en Europe sont les ouvriers, employés… et militaires ! A l’autre bout de l’échelle, on trouve les techniciens, cadres et scientifiques.

LES 10 SECRETS DE L’ESTIME DE SOI

Le bonheur est un des principaux ingrédients de la longévité.

Or, pas de bonheur sans une bonne dose d’estime de soi.

Bonne nouvelle, renforcer son estime de soi, ça s’apprend !

Renforcer son estime de soi et faire son bonheur
Avoir une bonne estime de soi permet d’être positif, d’agir selon ses aspirations et de faire face aux difficultés de l’existence. Il est donc essentiel de développer son estime de soi. Pour cela, un travail est nécessaire. À tout âge, à tout moment et dans toutes les situations, il est possible de travailler son estime de soi et de la renforcer.

Comment procéder ? Voici 10 pistes à explorer pour renforcer son estime de soi.

1) Affirmez-vous !
Apprenez à dire ce que vous pensez, ce que vous souhaitez et aussi ce que vous ressentez. Attention, s’affirmer n’implique pas de devenir agressif. Vous devez apprendre à formuler vos pensées sans agressivité. Apprenez également à bien formuler vos souhaits et vos ressentis. Exprimez-vous clairement et toujours très concrètement.

2) Définissez vos priorités
Prenez le temps de réfléchir objectivement à vos projets de vie : quel est l’important pour vous ? Quelles sont vos priorités, vos projets dans la vie ? Etc. Vous pouvez ainsi mettre de côté vos doutes et vous focaliser sur vos priorités. Chercher à réaliser ses priorités bien établies améliore beaucoup l’estime de soi.

3) Listez vos valeurs fondamentales
Listez vos valeurs fondamentales (liberté de pensée, respect de l’autre, amour, citoyenneté…) et ne vous laissez pas polluer par des faits accessoires et autres idées superficielles.
Vivre avec des valeurs fortes contribue à rendre heureux.

4) Reconnaissez vos qualités
Nous avons tous des défauts et des qualités, lesquels peuvent même changer au fil de la vie. L’important n’est pas de focaliser sur ses défauts, mais sur ses qualités. Listez-les par écrit, relisez-les régulièrement et faites évoluer cette liste. Si nécessaire, demandez à vos amis ce qu’ils apprécient en vous, vous serez sans doute surpris !

5) Pour renforcer l’estime de soi : soyez positif et regardez toujours du côté de la solution
Face à un problème, on a souvent tendance à ne voir que les mauvais côtés des choses. Pourtant, il y a toujours du positif et des solutions. Exercez-vous. Face à une situation difficile, inscrivez dans une colonne les problèmes et les points négatifs, dans une autre, les points positifs et les solutions.

6) Regardez-vous avec tendresse et bienveillance
Vous faites de votre mieux et vous essayez tous les jours de vous améliorer. Cela vaut bien un peu de tendresse et de bienveillance. Parlez-vous et encouragez-vous, vous le méritez ! Et dès que vous croisez votre regard dans une vitrine ou une glace, souriez-vous.

7) Complimentez-vous et célébrez toutes vos petites victoires
Il n’y a pas que les promotions ou la réussite d’un examen qui comptent parmi vos victoires. La vie de tous les jours est ponctuée de petites et grandes réussites, dont vous devez vous imprégner (votre coq au vin était des plus réussis, vous avez bouclé votre dossier en un temps record, vous avez réparé le jouet cassé de votre enfant, vous avez organisé un super week-end, etc.). Clamez vos victoires et jouissez de ces petits instants magiques qui apportent du bonheur. Et chaque soir, repensez à toutes vos réussites de la journée et à tous les évènements heureux.

8) Muselez votre critique intérieure
Nous avons tous une petite voix intérieure qui nous dit :  » ne te réjouis pas trop vite « ,  » ça ne va pas durer « ,  » je ne le mérite pas « … Ces critiques n’ont aucune justification et elles gâchent inutilement les instants heureux. Ne vous critiquez pas vous-même et appréciez simplement les instants présents.

9) Éliminez vos  » pensées toxiques « 
 » Je suis bête « ,  » je suis maladroite « ,  » je suis trop petit « ,  » je n’y arriverai pas « … ces formules et autres petites phrases assassines entravent, voire handicapent vos pensées et vos actes. Vous devez les éliminer.

10) Transformez vos défauts en qualité
Acceptez vos défauts, assumez-les ou débarrassez-vous-en. Commencez par les identifier objectivement. Certains traits de votre personnalité que vous considérez comme des faiblesses peuvent devenir des points forts. Certains aspects physiques peuvent aussi devenir des signes distinctifs. D’ailleurs, la beauté vient de l’intérieur. Enfin, rien n’est immuable, tout peut se transformer.