Délais de paiement pour les PME: au fond, de quoi parle-t-on?

Par Michel Tudel, Président d’Absoluce, groupement de cabinets indépendants d’expertise comptable, d’audit et de conseil.

Emmanuel Macron, le 5 mars 2015 ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
Emmanuel Macron, le 5 mars 2015 ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
 

Est-il acceptable pour une PME d’attendre six mois pour être payée ? 15.000 entreprises sur les 60.000 dépôts de bilan en 2014 (soit 25%) ont cessé leur activité car leurs clients publics ou privés n’ont pas tenu leurs engagements de paiement.

Ce ne sont pas des mesures ponctuelles, techniques ou réglementaires qui résoudront le problème des délais de paiement des entreprises. C’est d’abord aux banques de les aider à se financer et à se développer.

Au demeurant, la profession comptable attend toujours le décret qui doit mettre en œuvre la communication renforcée des délais de paiement des entreprises dont les comptes sont certifiés par un commissaire aux comptes, c’est-à-dire les entreprises avec un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros ou un total de bilan supérieur à 43 millions d’euros, et avec plus de 250 salariés.

Cette disposition, figurant il y a plus d’un an déjà dans la loi Hamon, prévoitque ces sociétés doivent publier, dans leur rapport de gestion, des informations sur les délais de règlement clients, en plus de celles qui doivent être mentionnées sur les délais de règlement fournisseurs. Ces informations devront faire l’objet d’une attestation du commissaire aux comptes, et si ce dernier constate des manquements répétés à la réglementation sur les délais de paiement clients (45 jours fin de mois ou 60 jours calendaires), cette attestation devra être adressée au ministre chargéde l’économie.

L’objectif de cette mesure est de renforcer la publicité donnée aux pratiques de paiement des entreprises, à l’occasion, notamment, de la publication de leurs comptes annuels. Cette forme de publicité facilitera sans doute, en effet, les contrôles menés par les autorités de tutelle et par les clients. Mais, tout comme les sanctions administratives à l’encontre des mauvais payeurs, instituées par la même loi Hamon de 2014, elle ne résoudra pas le problèmede fond des délais de paiement interentreprises.

Or, pour accompagner les entreprises victimes de difficultés de trésorerie en raison de retards de paiement des clients, il faut bien plus que des mesures législatives ou réglementaires. Ainsi que le soulignait le dernier rapport, en 2014, de l’Observatoire des délais de paiement – lequel Observatoire est désormais dissous ! -, aider les entreprises à faire face à leurs besoins de trésorerie est un impératif. A cet égard, les actions menées récemment par la Banque Publique d’Investissement, qui garantit les crédits accordés par les banques privées aux TPE et aux PME, sont largement insuffisantes pour financer l’augmentation du BFR des entreprises et consolider les crédits àcourt terme existants.

Les banques doivent faire des efforts

En réalité, ce sont aux banques elles-mêmes de faire des efforts pour soutenir et aider les entreprises. C’est une question de choix et de volonté : plutôt que d’investir dans d’autres opérations, les banques doivent mettre de l’argent dans les entreprises, particulièrement les PME. Le financement des entreprises par le secteur bancaire est un soutien indispensable àl’économie. Les PME ayant peu accès au financement par les marchés, le crédit bancaire, sous toutes ses formes, reste le carburant dont elles ont besoin pour vivre.

Plus largement, les banques doivent également faire des efforts supplémentaires pour financer le développement des entreprises. De ce point de vue, l’annonce du programme d’ « assouplissement quantitatif » ou« QE » de la Banque Centrale Européenne est un signal que le secteur bancaire doit interpréter en mettant les liquidités reçues au service des entreprises, plutôt que de spéculer sur les marchés financiers et « souffler la Bourse » dont les indices sont haussiers mais sans véritable raison économique (la croissance restant faible).

Le QE s’arrêtant en septembre 2016, les marchés sauront anticiper, et dès la fin du 2è trimestre de l’an prochain, le phénomène s’inversera. Pour autant, les PME resteront en souffrance tout ce temps pour financer leur besoin en fonds de roulement.

Alors que faire des décrets assortis de sanctions ? Nos politiques seraient plus inspirés de contraindre les banques universelles en les sanctionnant, le cas échéant, en cas de manquement à leur vocation première qui est de financer l’économie. D’autant que depuis janvier 2014, l’article 501 du règlement européen CRR (capital Requirement Regulation) leur permet de réduire de 25% le ratio de fonds propres qu’elles doivent mettre en face des crédits qu’elles consentent aux PME.

Alors au fond, de quoi et de qui parle-t-on ?

Harcèlement : comment réagir face à une plainte

Invoquer un harcèlement, moral ou sexuel, est hélas devenu un fait banal. Or, l’inertie serait une caution « de fait » adressée au harceleur potentiel par le dirigeant. La qualité de réaction du Daf dépendra tout d’abord de sa capacité à bien identifier la situation. [Paru dans Daf Magazine n°9]

Harcèlement : comment réagir face à une plainte

D’après l’article L. 1152-1 du Code du travail, « aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Bien qu’inséré dans le Code du travail depuis 2002, cet article continue d’étonner. D’abord parce qu’il ne définit pas ce qu’est le harcèlement moral.

[Zoom] La nouvelle définition du harcèlement sexuel dans le Code du travail

La loi du 6 août 2012, qui réintroduit dans le Code pénal le délit de harcèlement sexuel à la suite de la décision d’invalidation du Conseil constitutionnel du 4 mai dernier, modifie la définition du harcèlement sexuel figurant dans le Code du travail. L’article L. 1153-1 reprend ainsi la nouvelle définition du Code pénal : « Aucun salarié ne doit subir des faits :

1° – Soit de harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ;

2° – Soit assimilés au harcèlement sexuel, consistant en toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers. »

Les peines encourues sont de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (trois ans et 45 000 euros, en cas de circonstances aggravantes). Enfin, le texte élargit la protection contre la discrimination liée au harcèlement sexuel (ou moral) aux personnes en formation ou en stage et fait obligation à l’employeur d’afficher dans les lieux de travail, ainsi que dans les locaux où se fait l’embauche, le texte de l’article 222-33 du Code pénal.

L. n° 2012-954, 6 août 2012, JO 7 août.

Entreprises familiales: gouvernance et place de la relève

Quelle est la raison de la pérennité des entreprises familiales? Le cabinet Deloitte, en association avec le FBN, l’IFA et Intuitae, dresse un état des lieux en matière de gouvernance et revient sur la perception des jeunes générations sur les entreprises.

Alors que la crise économique a chahuté beaucoup d’entreprises et conduit à un nombre de défaillances encore soutenu en 2014, en association avec le FBN, l’IFA et Intuitae, le cabinet Deloitte revient sur une forme de société particulièrement pérenne, les entreprises familiales pour en étudier la stabilité du point de vue de la gouvernance. Voici l’état des lieux qu’il en dresse.

Premier enseignement: les entreprises familiales sont à 35% des SA à conseil d’administration et à 29% des SAS. 35% disposent d’une charte familiale et 57% ont mis en place un conseil de famille.

Second enseignement: 60% des entreprises interrogées ont transmis leur capital à la nouvelle génération et 48% ont identifié leur successeur.

Dernier enseignement: 46% des participants travaillent déjà dans l’entreprise familiale. 22% travaillent à la direction générale, 15% sont cadres, 12% administrateurs et seulement 2% travaillent dans la finance. Leurs trois priorités principales sont : le développement du groupe à l’international, l’innovation ou le développement de nouveaux produits et le financement ou le développement de la croissance.

Entreprendre en franchise : le guide pratique pour ne pas se faire gruger

© REA

Afin d’appâter les cadres en quête de reconversion et dotés d’un pécule, les franchiseurs ont des discours bien rodés. Voici nos conseils pour repérer les beaux parleurs.

1. Ne pas se contenter des informations fournies par le franchiseur

Depuis la loi Doubin en 1989, les franchiseurs doivent fournir un certain nombre de renseignements aux candidats au moins 20 jours avant de signer: historique de la société, comptes des deux derniers exercices annuels, liste des membres du réseau, dont ceux partis depuis un an… Ils ne suffisent pourtant pas à garantir la santé d’un réseau. S’il est sérieux, un franchiseur acceptera d’être plus disert. D’une part, en indiquant le turnover sur plusieurs années. D’autre part, en fournissant les bilans de ses unités pilotes, qui lui ont servi à valider le concept en plus de celui de la société chargée du développement de l’enseigne. Si la maison mère manque de personnel et de moyens, méfiance.

2. Vérifier la véracité de la liste des franchisés

Rien ne dit que la liste du réseau soit parfaitement à jour. Pour le savoir, il sera facile de la comparer avec les commerces réellement en activité recensés sur le portail Sitedesmarques.com. N’hésitez pas ensuite à interroger un maximum de franchisés déjà en place pour un avis indépendant. Sélectionnez des points de vente dans des villes similaires à celle de votre projet pour disposer de repères comparables.

3. Trouver les comptes des franchisés

Une enseigne n’a pas l’obligation de fournir les résultats de tous ses franchisés. Toutefois, on les déniche sur des sites comme Societe.com. Ces derniers déposent leurs comptes sous leur propre raison sociale. Pour les retrouver, tapez la marque de leur réseau dans la recherche avancée, sous l’onglet Recherche d’établissement, puis Dénomination. Plus que le résultat net, qui peut inclure des charges exceptionnelles, scrutez la ligne de l’excédent brut d’exploitation: elle dévoilera la rentabilité de l’activité. Enfin, le site Verif.com vous fournira le montant de la masse salariale du point de vente. En le divisant par le nombre de salariés, vous aurez une idée du niveau des rémunérations. Un business qui n’a pas les moyens de supporter la paie d’au moins trois personnes est à éviter si vous ne voulez pas passer votre vie au boulot.

4. Garder en tête des ratios fondamentaux

Pas commode de savoir si les données fournies sont raisonnables. Pour cela, comparez-les avec celles collectées par les centres de gestion agréés (Cgaction.fr), qui recensent les résultats des entreprises, secteur par secteur. Gardez en tête la répartition suivante des charges d’exploitation, valable peu ou prou dans tous les commerces: 60% du chiffre d’affaires hors taxes pour les achats et salaires, 10% pour le loyer, 10% pour le remboursement de l’emprunt, 5% pour les royalties, 5% pour les frais généraux. Reste 10% pour les bénéfices avant impôts. Dans l’idéal, au bout d’un an d’activité, le chiffre d’affaires aura atteint le montant de l’investissement réalisé.

5. Attention aux clauses d’exclusivité territoriale

La loi n’impose pas aux franchiseurs d’accorder une exclusivité territoriale. Toutefois, la plupart le font pour rassurer les candidats. Attention: certains groupes possèdent plusieurs réseaux exerçant sur un créneau similaire, comme Moving et ses salles de gym Moving Express, Fitness Park, etc. «L’exclusivité accordée pour une enseigne n’empêche pas un franchiseur indélicat de venir vous concurrencer avec une autre de ses marques», précise l’avocat spécialisé Florian de Saint-Pol. La solution? Exiger une exclusivité d’activité (fleurs coupées en libre-service, salles de sport…) ou ne pas signer.

6. Fuir les clauses d’arbitrage en cas de litige

Tout contrat doit prévoir les modalités pour trancher les désaccords. D’ordinaire, ce sont les tribunaux de commerce. Mais certaines enseignes comme Mikit ou Monceau Fleurs imposent un arbitrage privé plus discret. On les comprend, car cela dissuade les franchisés de râler. «Le recours à ces experts juridiques est très coûteux – plusieurs dizaines de milliers d’euros – et leur sentence souvent favorable au franchiseur», poursuit Florian de Saint-Pol. Certaines enseignes étrangères, comme l’américain Subway, prévoient même un arbitrage dans leur pays d’origine!

7. Se méfier des réseaux trop gourmands

Le principe de la franchise est de permettre à une marque de se développer à moindres frais avec l’argent des autres. D’où la tendance pour certaines à alourdir la note en matière de redevances. Exemple: les droits d’entrée. «Il s’agit d’une contrepartie monétaire à l’exploitation d’une marque renommée, rappelle Serge Méresse, avocat spécialisé dans la défense des franchisés. Un réseau peu connu n’a pas à demander plus de 20 000 euros.» De même, les royalties sur le chiffre d’affaires hors taxes doivent rester dans une fourchette raisonnable de 2 à 5% et celles pour la publicité nationale autour de 2%.

8. Evaluer la plus-value réelle du franchiseur

Restauration, esthétique ou commerce: l’intérêt de la franchise est de pouvoir investir dans un secteur sans être un spécialiste. Encore faut-il que l’enseigne non seulement offre un réel savoir-faire, mais qu’elle dispose en plus des moyens suffisants pour former les futurs membres de son réseau. Ce n’est pas toujours le cas. Récemment, la société de réduction de coûts Expense Reduction Analysts (ERA) a par exemple été condamnée pour défaut de savoir-faire et de formation de ses franchisés. Autre point qui a son importance: le soutien à la gestion quotidienne du commerce, à commencer par l’ouverture. «Des équipes dédiées sont prévues dans les concepts de qualité pour tourner sur le terrain», précise Serge Méresse.

9. Présenter son projet à plusieurs banques

Pour savoir si votre projet tient la route, demandez conseil auprès des banques, où vous allez emprunter les deux tiers de l’investissement global. Certains établissements sont pousse-au-crime. Le mieux est de soumettre votre dossier à trois banques différentes. Toutes possèdent un pôle spécialisé en franchise. Selon les experts, la Société générale, BNP Paribas et le Crédit agricole sont réputés les plus sélectifs (un dossier sur trois accepté en moyenne). Un gage supplémentaire de sécurité.

Donner du sens

Tout chemin comporte ses bifurcations, ses difficultés et ses douleurs. Parfois nous avons un sentiment d’impuissance face aux failles et doutes que nous laisse la vie. Pour nous apaiser et avancer, sereinement donnons sens à nos cicatrices.

Qu’est-ce que le sens ? Une direction, une certitude que ce que nous vivons a une signification. Lorsque nous vivons un évènement sans en trouver le sens ou que nous faisons face à une injustice, nous nous sentons vite impuissant. Un licenciement, un échec, un deuil, une rupture… Des évènements de la vie qui souvent nous alourdissent.

Pour avancer au-delà de ces évènements traumatiques, pour construire en- dehors du sentiment d’injustice qui finit par nous envahir, trouvons le sens. Pourquoi cet évènement dans ma vie ? Qu’est-ce que cela crée pour moi ? Le sens est une direction, trouvez le sens et vous trouverez  ou retrouverez votre route. Et cette vérité se vérifiera pour tout évènement à teneur traumatique. Tout ce que l’on vit a un sens.

Prenez de la hauteur  

Trouver le sens passe par une analyse de la situation en-dehors de la zone d’angoisse que cela a suscité. Vous vous êtes fait licencier par exemple et suite à cela vous êtes passé par des états intérieurs très difficiles. Aujourd’hui encore vous ne comprenez pas pourquoi « ils » vous ont licencié, pourquoi vous avez vécu cet évènement. Lorsque vous y repensez, vous vient en tête, votre ancien supérieur hiérarchique et ses mots, la peur de ne pas retrouver de travail, bref tout le panel anxiogène que vous avez traversé. Aujourd’hui encore vous avez mal.

Pour sortir du souvenir qui reste douloureux, prenez de la hauteur et cherchez le sens dans le positif que cela a créé pour vous. Que ce soit sur votre chemin ou dans votre rapport au monde, tout évènement traumatique apporte le changement. Trouvez ce que cela a permis dans la suite de  votre route.  Car un souvenir qui reste ancré dans du douloureux ravivera l’émotion encore et encore. Vous portez en vous les images comme les sensations de ce moment de votre vie où vous vous êtes senti vaciller. Et lors de la remémoration vous ne faites pas que vous souvenir de ce que vous avez vécu, vous le revivez aussi.

Donner sens à votre vécu vous permettra de vous distancier de l’émotion négative qui s’y rattache tout en gardant le souvenir intact. Il ne s’efface pas, il prend sens autrement. Non plus dans la zone de souffrance, mais du côté de l’avancement. L’évènement qui se remémore était douleur, par votre travail de raisonnement il devient étape.

Pour le licenciement, par exemple, dont nous vous parlions plus haut, il s’agit d’accéder à la profondeur de l’évènement. Ne plus se remémorer le vécu, mais ce que l’on a tiré du vécu. Ce que vous avez appris, ce que vous avez compris. Ce que vous avez laissé, ce que vous avez gagné. Si vous ne trouvez rien de positif, c’est que vous n’avez pas pris assez de hauteur. Tout évènement a sa frange d’or, même le pire, si vous n’y accédez pas encore, laissez-vous le temps de l’analyse.  Le sens est souvent plus accessible dans les finalités d’un chemin qu’au cœur de la tourmente.

Donnez du sens  

Parfois le sens ne va pas de soi. Un évènement semble vide d’espoir, un choix ressemble à une impasse. Et nous sentons un mélange d’impuissance et d’incapacité à la maîtrise.  Le sens se trouve alors dans ce que nous faisons de l’évènement et non pas dans l’évènement en lui-même. La différence entre celui qui se relève très vite de l’échec de sa Start-up et celui qui n’ose plus jamais la prise de risque est le rapport à l’évènement. L’un en fait le moteur, l’autre l’utilise pour limiter son champ des possibles.

Donner sens c’est accéder à ce que l’évènement a de positif au-delà du moment présent. Ce que cela pourrait vous permettre de faire, les impasses que cela vous évite. Vous ne saurez jamais comment aurait été votre chemin si vous aviez poursuivi dans telle ou telle voie, vous l’imaginez, mais cela reste de la spéculation. Et parce que nous ne savons pas, notre seul choix est de faire confiance. En soi, à la vie, au hasard qui n’est pas le hasard. Ce qui arrive a un sens pour celui qui le cherche. Pour celui qui sait construire même sur des ruines.

Si vous vous sentez dans un travail qui manque de sens, ou dans une fonction qui ne vous correspond pas sans pour autant pouvoir en changer, cherchez l’utilité de la situation ailleurs. Dans l’évolution que cela vous permet en tant qu’être humain, du côté du relationnel, sur votre CV. Cherchez la zone que vous pouvez investir et qui vous servira à donner sens à vos réveils le matin.  Le sens et la recherche du sens rejoint tous nos précédents articles traitant de la perception. Le sens dépend de votre angle de vue. Et l’angle de vue est un choix. On choisit d’observer le monde de tel ou tel endroit. Trouvez l’axe qui permet de comprendre les pourquoi et les comment.

L’apprentissage  

Parce que le sens dépend de l’angle de vue, le trouver dépend de votre savoir global. Cherchez le plus possible l’apprentissage en toute situation. Tout peut faire office de formation continue : la maladie, les problèmes financiers, les échecs professionnels… Il y a de potentiels apprentissages à toute situation négative. Pourquoi ? Parce que, par définition, un évènement négatif  vous devez en sortir. Pour en sortir, vous devez en avoir les moyens. Ces moyens ne peuvent qu’être le savoir et la mise en place des outils acquis dans vos différents apprentissages.

Ce leader qui se fait évincer de son entreprise par des procédés douteux, s’il ne se donne pas un savoir psychologique, législatif ou global de son entreprise et de ses droits, aucun recours ne sera possible pour lui. Par contre, si son savoir est global les solutions le sont aussi.  Idem pour ce commercial qui n’arrive jamais à parler en public alors que c’est le propre de son métier. La vente n’apprend pas un positionnement intérieur. Mais la recherche sur soi, la méditation ou d’autres types de savoir, oui.

Plus vous partirez à la recherche de vos outils de vie, plus vous rechercherez un savoir diversifié, plus vous aurez une maîtrise sur votre environnement et sur vos projets, ambitions et aspirations.

Qu’est-ce que le sens ? La compréhension de son chemin, de son monde dans toutes ses dimensions. L’addition de ses pas.

Réussir une séance de brainstorming

Réussir un brainstorming

Trouver la solution à un problème en stimulant la créativité d’un groupe de collaborateurs : c’est ce que permet un brainstorming. A condition de respecter certaines consignes.

1. Un brainstorming : pourquoi, pour qui ?

Réaliser un brainstorming, c’est réunir un groupe de collaborateurs afin qu’ils produisent collectivement un maximum d’idées nouvelles sur un thème donné. « D’une manière générale, un brainstorming peut être organisé à chaque fois qu’on n’a pas de solution toute faite et satisfaisante à un problème », analyse Isabelle Jacob, dirigeante du cabinet Iris Consultants et du centre Iris de formation à la créativité.

 Quatre cas où le brainstorming est utile

« La taille optimale du groupe va de 8 à 10 personnes »

Les problèmes que l’on peut résoudre par ces méthodes sont variés. Il peut s’agir d’une démarche d’innovation : nouveau produit, nouveau concept, nouvelle campagne publicitaire… On met la créativité de chacun à contribution. Il peut également être question de lancer un projet. Avant de l’entreprendre concrètement, se réunir permet de cerner les différentes manières de s’y prendre. On peut également s’interroger sur l’avenir en général : où va l’entreprise et quelles nouvelles orientations devra-t-elle prendre pour répondre aux différents enjeux technologiques, sociétaux, économiques ? « Le brainstorming permet aussi de résoudre des problèmes de management au quotidien, ajoute Isabelle Jacob. Le manager examine avec son équipe comment améliorer tel processus, tel produit ou telle pratique. »

 Des petits groupes très motivés

Les séances de brainstorming demandent beaucoup d’énergie aux participants. « Ils doivent s’engager sur le plan cognitif mais aussi corporel et émotionnel. » Privilégier les collaborateurs volontaires est ainsi conseillé car, pour être efficace, le brainstorming doit être mené par des personnes qui ont à cœur de résoudre le problème. La démarche peut néanmoins être imposée lorsqu’il s’agit d’une séance interne à l’équipe, menée par le manager. « La taille optimale du groupe pour une séance de ce type est 8 à 10 personnes, note Isabelle Jacob. On peut également reprendre certaines techniques utilisées en brainstorming lorsque le groupe est plus petit, mais il s’agit alors plus d’une discussion ‘en coin de table’. »

2. Créer les conditions de la créativité

Qui dit séance de créativité ne dit pas rassemblement où tout est permis. Bien au contraire. « Une réunion où tout le monde sort son fusil dès qu’une idée est avancée tue toute l’énergie des participants. Dans un brainstorming, le principe de base est au contraire la règle du jugement différé », explique Isabelle Jacob.

 Les règles du jugement différé et de la critique constructive

Pour ne pas brider la créativité, il faut préserver des phases où l’on produit sans chercher à s’évaluer. Mettez alors provisoirement de côté les critères de sélection des solutions que l’on s’est plus ou moins consciemment fixés. « Plus on met en avant ces critères, plus on devient sec », témoigne la consultante.

« On privilégie le ‘oui et’ et on bannit le ‘oui mais' »

Les idées de tous doivent pouvoir dans un premier temps cohabiter sans jugement de valeur. « On privilégie le ‘oui et’ et on bannit le ‘oui mais’, résume Isabelle Jacob. Dans un second temps, la pensée critique des participants devra bien entendu être utilisée. Toutefois, « elle devra être transformée en une critique constructive et proactive, prévient la consultant. On ne dira pas ‘Je ne suis pas d’accord’ mais plutôt ‘Cette solution présente tels avantages mais j’ai aussi telles craintes’. »

 Bien aborder la phase de créativité

La première étape d’une séance de brainstorming se situe en amont de la production d’idées proprement dite. Il faut commencer par bien expliquer pourquoi les personnes présentes sont réunies et ce que l’on attend d’elles. « Elles doivent s’approprier l’enjeu, avoir envie de résoudre le problème posé. Lors de cette phase préparatoire, elles doivent également formuler plusieurs façons de poser le problème. L’objectif est d’ouvrir la représentation qu’elles s’en font. » C’est à l’animateur que revient ce rôle d’accoucheur : par ses questions, il doit aider les participants à changer de référentiel. Pour stimuler l’innovation produit, il pourrait ainsi poser la question sous cette forme : « si on n’avait plus le droit de commercialiser telle chose, comment se poserait le problème ? ». Enfin, quelques exercices d’échauffement pour réveiller la créativité peuvent être menés : trouver un intrus parmi des mots aléatoires, raconter une histoire à partir de termes tirés au hasard…

3. Faire produire des idées

Dans un deuxième temps, l’animateur va stimuler la production d’idées des participants. L’objectif : en réunir un maximum.

 Quelques exemples de techniques de créativité

« On peut alterner l’oral avec de l’écrit, voire du dessin, du mime, du collage de photos… »

De nombreuses techniques permettent de mobiliser la pensée créative. Il s’agit toujours de chercher des stimuli liés au problème et qui vont déclencher des solutions. On peut procéder par analogie : le problème est transposé dans un autre univers. Par exemple, s’il est en lien avec le concept d’ouverture, on peut explorer ce que l’ouverture nous inspire dans le domaine du végétal, de l’économie, du cinéma, de l’histoire… Il est aussi possible de recourir au rêve éveillé : les participants laissent vagabonder leur imagination dans une histoire en lien avec le problème. On peut également procéder par combinaison : on décompose l’objet de la recherche en deux, par exemple pour un produit de cosmétique, le packaging et son utilisation. On liste les différents formats et usages possibles puis on croise les uns avec les autres pour trouver un produit d’un type nouveau… Plusieurs techniques peuvent évidemment être successivement utilisées lors d’un même brainstorming.

 Alterner les modes d’expression de la pensée créative

Pour maximiser les résultats de ce travail, il faut varier les différents modes de production d’idées. « On peut alterner l’oral avec de l’écrit, voire du dessin, du mime, du collage de photos… On peut faire se succéder travail tous ensemble et travail individuel ou par petits groupes de deux ou trois. On peut enchaîner des phases de production où l’on prend son temps et celles où les idées sont bombardées », énumère Isabelle Jacob. Les différentes personnalités présentes auront ainsi plus de chances de se sentir à l’aise et de s’exprimer. « Ne s’en tenir qu’à des exercices en grand groupe peut conduire à ce que seuls les extravertis s’expriment », met en garde la consultante. Une fois toutes ces idées accouchées, il s’agit de les regrouper et de dégager des concepts pour organiser cette pensée créative.

4. Tirer le meilleur parti des idées émises

Une réunion d’où sortirait une kyrielle d’idées pas toujours réalistes ni compréhensibles du quidam ne serait en rien un brainstorming constructif. Pour qu’il se traduise par des actions concrètes, il doit s’achever par une troisième phase dite de « créativité d’anticipation ».

 Confronter les idées à la réalité

Lors de cette étape, les participants sont invités à projeter leur idée comme si elle devenait réalité. Quelles sont les forces et les faiblesses  ? Quelles résistances au changement seraient susceptibles d’apparaître ? Quelles compétences faudrait-il acquérir ? « Lors de cette phase, qui relève toujours de la créativité, les critères de sélection mis de côté au début sont récupérés et chaque idée est soupesée par rapport aux autres », précise Isabelle Jacob. C’est à ce moment que la pensée critique des participants doit être sollicitée, afin non pas de s’opposer à l’idée mais d’examiner ce qu’elle comporte comme points positifs et comme points négatifs.

 Assurer un suivi

Après avoir sélectionné les idées à conserver, on peut rédiger des fiches synthétiques à destination des décisionnaires qui n’ont pas assisté à la réunion. « Ces fiches doivent expliquer en quoi l’idée est bonne, en quoi elle offre des opportunités et ce qu’il y a à faire pour la rendre possible. » Ce travail de synthèse peut éventuellement revenir à l’animateur du brainstorming seul.

« Des fiches expliquent en quoi une idée est bonne et comment la rendre possible »

Pour être efficace, les résultats du brainstorming ne doivent pas rester lettre morte. « A terme, plus personne n’aurait envie de participer car ils auraient l’impression de donner leur énergie pour rien. » Assurer un suivi, ne serait-ce que pour expliquer pourquoi aucune des idées ne sera traduite en acte est donc essentiel. De même, il faut donner des signes de reconnaissance du travail effectué. Et en aucun cas, ne laisser un supérieur hiérarchique s’attribuer à lui seul le résultat de ce travail collectif.

7 activités et comportements qui vous rendront plus heureux

Réaliser ses objectifs, donner du sens à son travail mais aussi manger des aliments frais ou entretenir une relation longue sont propices au bonheur.

Le bonheur est bon pour vous.

Une recherche menée par des psychologues montre que les gens heureux gagnent plus d’argent, qu’ils sont plus performants au travail, qu’ils vivent plus longtemps et que leur mariage dure plus longtemps.

Mais les causes du bonheur sont difficiles à cerner – les philosophes essayent de les comprendre depuis des milliers d’années.

Au cours des dernières décennies, la science psychologique a trouvé quelques pistes tangibles sur ce qui rend les gens heureux. Comme l’explique le blog Gym Lion, le bonheur est moins une question de ce que l’on a et plus une question de ce que l’on fait.

Voici certains comportements qui nous rendent heureux :

Accomplir des objectifs

Comme le chocolat et le beurre de cacahuètes, les objectifs et le bonheur sont complémentaires. Le processus est assez simple : les gens heureux ont beaucoup d’énergie, et cette énergie peut être investie dans leur objectif.
Les psychologues affirment que plus nous considérons un objectif comme une partie de nous-même, plus ces deux éléments – le but et nous-même – seront auto-concordants ; ou, en d’autres termes, plus nous serons enclin à y investir de l’énergie. Bettina Wiese, psychologue de l’Université de Zurich, précise que « des recherches empiriques auraient démontré que le fait de se fixer des objectifs auto-concordants renforce le lien entre la progression de l’accomplissement de cet objectif et le bien-être. »

Trouver un sens à son travail

En 1997, Amy Wrzesniewski – psychologue de Yale – et ses collègues ont publié un article, cité régulièrement, sur la manière dont les gens s’identifient à leur travail. L’article relatait 3 perceptions différentes du travail :

  • Un travail : « Centré sur la nécessité financière et les gains d’argent plus que le plaisir à accomplir ce travail ; ce n’est pas un aspect très positif de la vie ».
  • Une carrière : « Centré sur l’évolution ».
  • Une vocation : « Centré sur le plaisir à accomplir des choses, un travail utile socialement ».

Leur découverte : les gens qui ont trouvé un sens à leur travail sont les plus heureux.

Passer du temps avec des gens qui comptent pour nous

Bien que cela puisse ressembler à un cliché de carte de vœux, la recherche confirme que passer du temps avec des gens que vous aimez (ou du moins, que vous tolérez) vous rendra plus heureux. Etre au « centre » d’un réseau social est un bon indicateur de bien-être.

Entretenir une relation à long terme

Un article du New York Times a récemment expliqué qu' »être marié rend les gens plus heureux et bien dans leurs baskets que de rester célibataire – particulièrement durant les périodes difficiles de la vie comme la crise de la quarantaine ».
Pourquoi ? Quand deux personnes sont ensemble, elles sont plus fortes.

Manger des aliments frais

Une étude de 2013, intitulée « Manger beaucoup de pommes chaque jour garde le blues à distance« , a trouvé une corrélation entre le fait de manger beaucoup de fruits et légumes frais et le bonheur.

Plus spécifiquement, les jeunes gens qui mangeaient sept à huit portions de fruits ou légumes seraient, d’après l’étude, plus heureux que les autres.

Faire du sport

Une étude néerlandaise menée auprès de 8 000 personnes entre 16 et 65 ans a démontré les grandes vertus du sport. « Ceux qui font du sport sont plus satisfaits de leur vie et plus heureux que les gens qui n’en font pas, peu importe l’âge ». Si vous voulez faire plus d’exercice mais que vous ne trouvez pas le temps, Walter Mischel, psychologue réputé, recommande un planning du « si-alors ».

Acheter des « expériences »

D’après Daniel Gilbert, psychologue d’Harvard, si l’argent n’achète pas le bonheur, c’est que vous ne le dépensez pas correctement. Son principe clé de la dépense est d’acheter non-pas des objets mais plutôt des « expériences ».

Dans un sondage auprès de 1 000 américains, 57% des personnes interrogées ont affirmé tirer plus de bonheur de l’achat d’une expérience, comme un voyage, un concert ou un autre évènement de vie, que de l’achat d’un bien matériel comme une voiture, un appareil ou autre. Les recherches sur le sujet affirment que nous préférons les expériences parce que nous pouvons les imaginer, nous en souvenir et donc les apprécier plus longtemps.

« Après avoir passé des jours à choisir le parquet parfait pour le nouvel appartement, les acheteur finissent par ne même plus remarquer leurs sols brésiliens couleur cerise, jadis-adorés, sur lesquels ils trainent désormais les pieds » rapportent Daniel Gilbert et ses collègues. « En revanche, le souvenir du bébé guépard qu’ils ont vu lors d’un safari en Afrique continue de leur procurer du bonheur ».

4 Tips to boost your network

Networking has become a key element in our professional life. Making the right connections and finding ways to maintain them can be crucial to our career and business plans.

What can you do to add more value to your networking activity?

  • Engage

Don’t be afraid to talk to people and engage in conversation, even if you are alone and they are strangers. Be a good listener and be curious: ask questions and show your interest in your interlocutor. People do like it when others are interested in them, and they usually respond with a reciprocal interest.

Try to understand people, their style, their passions and their beliefs and try to make a connection in the conversation by focusing on the mutual elements that may create a link between you two. That could be anything: you both supporting the same football team, your shared passion for dogs or your interest in big data. Similarities attract, and people like people who are similar to them because it makes them feel stronger and on a safe ground.

Mutual interests are also a great way to stand out and make the others remember you, because by calling somebody’s passions you are appealing to their emotions. And even if it is believed that we are rational beings, it is proven that more than 50% of our decisions are subconsciously based on emotional grounds.

Don’t forget to smile! Positivity is contagious and if others feel you are positive and happy they are likely to feel a bit in that way, too!

  • Connect & organize

Once you have created a « physical » link, make sure it doesn’t get lost by connecting with your interlocutor in the right way. Depending on their personality and style, there are several ways to keep in touch and organize the information you are getting from them.

They may vary from the traditional business card collection, e-mails and telephone numbers to electronic business cards and social media (mainly LinkedIn, Twitter and sometimes Facebook, if the connection you have made is quite informal): sometimes you may use all of them!

Be organized: scan your connection’s business card and create a virtual database – there are several ways to do that, from a simple Excel file to more sophisticated softwares and mobile apps that are available online for free. Define and make a to-do-list: why should a certain connection be important for you? when? what is your final goal?

Even if you may be unsure at this early stage, try to make an initial sketch to keep your ideas clear and avoid wasting time. Write your answers into the database, along with the information you received from that person during your meeting: that may be useful at a later stage in order to recall your conversation’s key elements, especially if you are planning to contact them after some time. If you recall the key elements, they will easily remember who you are even after a long time.

  • Be active on social networks

Social networks are a great way to increase your visibility, keep in touch and share your interests (especially LinkedIn and Twitter for professional purposes).

Look for quality information, like, comment, share and create your own content. Update your status regularly at least two or three times a day and spread out your posts rather than posting them all at once.

Join and participate in groups that are relevant to your business and target market, discuss, ask questions and answer to comments and ask your connections what they think about a given topic. Give recommendations and endorse them.

If you are active on social networks you will not be forgotten and people will learn a lot about your interests and your personality.

  • Keep in touch and re-engage

Check your database regularly. Make the point and be critical about your connections: we often develop overdependence to our network and we tend to keep in touch with the people we talk more or who are in similar roles to ourselves. Ask yourself: does your networking activity really add value to your professional plans? Check out regularly if your strategy and connections are still aligned with your professional goals. If not, you can choose to keep in touch for personal reasons: but keep it clear.

However, if you find that your connections are still relevant to your professional plans, be perseverant and consistent. Re-engage with them by finding a link to the former conversation you had: recall the key points and your mutual interests. Whether you choose to do it by phone, e-mail or on social networks, you may have to wait for an answer: keep positive and do not give up! Sometimes people don’t get back to you because they are busy, they have other priorities, they need more time to think or… they have simply forgotten!

Forget about your ego, do not get disappointed easily and stay focused on your ultimate goal only. Your motivation and your persistence can be crucial to accelerate the decision process, your enthusiasm can be contagious and influence the other person’s final decision. Do you know that as much as 80% of commercial sales are successful only after the twelfth contact? Do you think you can sell your dreams with less effort?

Keep believing. Keep dreaming. Keep persisting. Unless you get a clear and definitive “NO!” it means there is still a chance. And you have nothing to lose!

Sécuriser son schéma de rémunération et de protection sociale de dirigeant suite à la publication de la liste des montages fiscaux par Bercy

Depuis un certain temps désormais, le législateur réfléchit à un moyen d’alerter les dirigeants sur des montages fiscaux « ambigus » visant à éluder l’impôt, ainsi, les schémas de rémunération et de protection sociale du dirigeant sont « sous observation ».

A titre d’exemple, un schéma d’épargne salariale ne doit pas seulement bénéficier au seul dirigeant dans le cadre de sarémunération et de sa protection sociale de dirigeant, la réglementation impose la présence d’au moins un salarié « autre » que le dirigeant principal.

Ainsi, les dirigeants ne sont pas toujours bien « conseillés » en la matière surtout dans les TPE/PME ne bénéficiant pas de conseils appropriés.  Bien des institutions financières commercialisant ces dispositifs n’assurent pas de suivi réglementaire après la mise en place, et ce, à cause d’un turn over conséquent des conseillers commerciaux notamment.

Avez-vous bien vérifié la conformité de vos dispositifs (retraite, prévoyance, épargne…)? 

Autre exemple, le contrat de retraite supplémentaire Art 83 bénéficie d’avantages fiscaux et sociaux sous réserve de respecter la notion de « catégorie objective de personnel», hors, les dernières évolutions réglementaires modifient l’éligibilité de certaines catégories.

Cette réglementation « assidue » renforce logiquement le besoin de « sécurisation » des schémas d’optimisation de la rémunération et de la protection sociale élaborés afin de tenir compte des souhaits du dirigeant (préparation de la retraite, diminution du coût entreprise…). Toutefois, il convient de rappeler que l’utilisation de dispotifs légaux ayant un « objectif patrimonial » ( retraite, prévoyance, épargne, transmission d’entreprise) tout en minimisant le frottement fiscal et social n’est pas interdite dès lors que les dispositifs respectent la réglementation fiscale et sociale. Dans le cas inverse, tous les dispositifs visant à doper l’économie se verraient requalifiés (exemple, un investissement locatif de type « Pinel » destiné aux ascendants ou descendants).

Cette recrudescence de conformité exige désormais des conseils de très haut niveau en matière d’optimisation de la rémunération et de la protection sociale du dirigeant (avocat, expert rémunération, expert comptable, assureur, banquier, conseiller en gestion de patrimoine) bien loin des seules préoccupations « commerciales».

Etes-vous sûr à 100 % d’avoir des dispositifs de rémunération et de protection sociale conformes à la réglementation ?