Transmission d’entreprise : pourquoi c’est si difficile pour les patrons

"Mettre un terme à sa carrière constitue une étape de vie complexe qui implique non seulement la perte d'un rôle professionnel mais aussi des changements de statut social, de réseaux relationnels, de routines et potentiellement de l'image de soi."
« Mettre un terme à sa carrière constitue une étape de vie complexe qui implique non seulement la perte d’un rôle professionnel mais aussi des changements de statut social, de réseaux relationnels, de routines et potentiellement de l’image de soi. » 
Selon les experts, un tiers des 3,2 millions d’entreprises françaises sera bientôt concerné par le départ de leur dirigeant au cours des prochaines années. Mais l’arrêt d’une carrière peut s’avérer complexe. De nombreux ouvrages universitaires estiment que la réussite d’une telle démarche relèverait à 80% de facteurs psychologiques. Primé dans le cadre du «Grand livre de l’économie des PME», un texte universitaire fait un point sur ce sujet délicat.

Après le baby boom, bientôt le papy boom. En conséquence, selon les calculs des experts, un tiers des 3,2 millions d’entreprises françaises marchandes non agricoles sera bientôt concerné par le départ de leur dirigeant au cours des prochaines années.

Le sujet préoccupe tout le monde : le gouvernement, dont la dernière décision sur le sujet – informer les salariés deux mois avant la cession d’une entreprise – fait hurler les salariés et, bien sûr, les chefs d’entreprises.

Primé dans le cadre du grand prix du « Grand livre de l’économie des PME », le texte (rédigé par Évelyne Fouquereau, professeure des Universités à l’Université François-Rabelais de Tours, Séverine Chevalier et Grégoire Bosselut, tous les deux maîtres de conférences à l’université tourangelle) fait un point sur un sujet délicat, jusqu’ici relativement peu abordé par les chercheurs en raison, essentiellement, de la multiplicité des situations personnelles et de l’extrême diversité des entreprises de l’hexagone (taille, secteur d’activité, santé économique), et notamment des PME, ce qui implique de ne pas considérer le processus du désengagement professionnel des entrepreneurs comme une problématique simple et homogène.

Le départ à la retraite, opportunité ou source de stress ?

 » Le départ à la retraite est appréhendé par les experts en sciences humaines comme l’une des plus importantes transitions de vie de l’adulte senior. Les enjeux et les conséquences psychologiques de l’arrêt de la carrière sont d’ailleurs devenus les objets d’étude d’un nombre croissant de scientifiques ces dernières années. En effet, mettre un terme à sa carrière constitue une étape de vie complexe qui implique non seulement la perte d’un rôle professionnel mais aussi des changements de statut social (passage du statut d’actif à celui de retraité), de réseaux relationnels, de routines et potentiellement de l’image de soi. Aussi, si pour certains individus, le départ à la retraite peut être appréhendé comme une opportunité de réaliser de nouveaux projets, pour d’autres en revanche, il peut être source de craintes ou de doutes « , avancent les auteurs de ce texte, rappelant que les entrepreneurs représentent actuellement près de 10 % de la population active et qu’environ un tiers des 3,2 millions d’entreprises françaises sera concerné par cette problématique dans les années à venir.

Une histoire de volonté

Dans la communauté scientifique, certains auteurs (comme Leroy, Manigart, & Meuleman, en 2007) ont donc cherché à identifier les conditions d’une transmission d’entreprise réussie, afin de tenter de pérenniser le tissu économique de notre territoire et de préserver les emplois des salariés. Ces experts ont ainsi révélé un certain nombre de dimensions propres à l’entreprise comme sa taille, son secteur d’activité ou encore son niveau de rentabilité qui contribuent à spécifier le contexte de la transmission.

Toutefois, d’autres auteurs estiment difficile d’optimiser une transmission d’entreprise si on restreignait l’analyse à une approche de type financier ou juridique sans prendre en compte les aspirations personnelles du dirigeant. En effet, de nombreux ouvrages de référence sur la cession-transmission d’entreprise considèrent même que la réussite d’une telle démarche relèverait à 80 % de facteurs psychologiques. Selon les observateurs, de nombreuses PME cesseraient leur activité au départ de leur dirigeant, non pas en raison de l’absence de repreneur mais par défaut d’anticipation et/ou résistance de ce dernier à céder son outil de travail.

Quels sont les enjeux psychologiques ?

La réponse à cette question repose sur le postulat suivant : les entrepreneurs sont à la fois des dirigeants et des propriétaires de leur entreprise, mais il existe également une appropriation psychologique de celle-ci, c’est-à-dire un  » sentiment de possessivité et de bien-être psychologique associé à un objet », précisent les auteurs.

« Ainsi, certains auteurs n’hésitent-ils pas à écrire que les entrepreneurs considèrent en quelque sorte leur entreprise comme leur ‘bébé’, voire même peuvent totalement s’identifier à celle-ci « , poursuivent-ils. »La littérature indique que les entrepreneurs, liés de manière quasi charnelle à leur entreprise, ont souvent des difficultés à se désengager professionnellement, et souligne le caractère particulièrement complexe, voire même potentiellement traumatisant, de leur fin de carrière. Selon Pailot (1999), cette résistance résulte d’un refus plus ou moins conscient de perdre un objet d’attachement central (l’entreprise), qui peut s’accompagner d’une perte identitaire et narcissique (abandonner les rôles de l’entrepreneur) « , avancent les universitaires, concluant que, prendre la décision d’arrêter leur rôle professionnel s’avèrerait donc, pour bon nombre d’entrepreneurs, un acte aux enjeux psychologiques importants. « Ces enjeux peuvent en partie conduire à des situations d’indécision et freiner, voire inhiber, le passage de relais », résument-ils.

Leur travail ne s’arrête pas là. S’appuyant sur des travaux menées auprès d’un échantillon de 713 dirigeants, ils ont également élaboré un questionnaire validé scientifiquement permettant d’appréhender la nature complexe des raisons qui sous-tendent – ou inhibent – la décision de ces professionnels de cesser leur activité entrepreneuriale.

Un outil d’aide à la décision

Intitulé « Inventaire des Raisons qui sous-tendent la Prise de Décision du départ à la
Retraite chez les Entrepreneurs » (IRPDRE), cet outil a été créé à partir du modèle en quatre dimensions « Push Pull Anti-push Anti-pull » de Mullet, Dej, Lemaire, Raïff, & Barthorpe (2000), initialement élaboré pour étudier la décision de migrer dans une population étudiante. Cette modélisation permet de cerner les mécanismes psychologiques en jeu en distinguant simultanément quatre dimensions :

  • (1) ce qui pousse les dirigeants à arrêter leur activité professionnelle (Push),
  • (2) ce qui les attire dans la situation future de retraite (Pull),
  • (3) ce qui les retient dans la situation actuelle d’actif (Anti-push), et
  • (4) ce qu’ils redoutent dans la situation future, à savoir dans la vie à la retraite (Anti-pull).

Les résultats de l’étude exploratoire menée par les chercheurs sont les suivants : l’état de santé perçu et le niveau de passion au travail sont les deux principaux éléments intervenants dans la prise de décision des entrepreneurs.

Deux dimensions à prendre en compte :  la santé et la passion

Les résultats ont révélé que les entrepreneurs qui évaluaient leur état de santé comme médiocre accordaient plus d’importance aux éléments négatifs de leur situation actuelle (Push) et positifs de leur vie future (Pull) susceptibles de les conduire à prendre la décision de partir à la retraite.

Les entrepreneurs estimant être en bonne santé accordaient en revanche plus de poids aux raisons susceptibles de les maintenir dans leur activité professionnelle (Anti-push). « De manière générale, ces résultats ont corroboré, dans la population spécifique des dirigeants de PME, les conclusions de nombreux travaux consacrés aux travailleurs seniors, soulignant l’importance de la dimension santé dans la prise de décision de l’arrêt de la carrière « , avance le texte.

Quand la passion prend le pas sur la raison

Concernant la passion au travail, le texte différencie deux types de passion : la passion harmonieuse et la passion obsessive. La première est définie comme une tendance motivationnelle qui conduit l’individu à choisir de s’engager librement dans une activité. Dans le champ professionnel, le travail occupe alors une place importante dans l’identité personnelle de l’individu mais reste en harmonie avec ses autres sphères de vie.

En revanche, la seconde conduit la personne à être contrôlée par son activité professionnelle. « Cette forme de passion est donc caractérisée par des compulsions et est associée à la dépendance au travail. Dans ce dernier cas, les formes d’engagement dans le travail sont plus rigides et peuvent par conséquent entrer en conflit avec les autres sphères de la vie de la personne« , explique les auteurs. « Nos résultats recueillis auprès d’un échantillon de 271 dirigeants propriétaires de PME françaises, ont révélé que la passion au travail des entrepreneurs, qu’elle soit harmonieuse ou obsessive, était positivement reliée à la dimension Anti-push, favorisant le désir de maintien de l’entrepreneur dans son activité professionnelle« , concluent les trois chercheurs tourangeaux.

S’appuyant sur une compréhension plus fine des processus psychologiques en jeu lors de cette dernière transition, cet outil, cet inventaire, peut-il être utile aux scientifiques et aux conseillers en trajectoires de carrière en leur permettant de mieux cibler leurs interventions ? C’est ce qu’espèrent les chercheurs qui ont décidé de poursuivre leurs travaux sur ce sujet.

Consultant d’entreprise Vs Expert-comptable : La battle des attachés-case !

Vous vous êtes déjà demandé à quoi diable pouvait bien servir un consultant d’entreprise puisque vous étiez déjà bardé de pros (comptable, avocat, conseiller fiscaliste, etc.), ou bien, au contraire, vous êtes tenté de bazarder votre expert-comptable depuis que vous avez trouvé le consultant idéal ? Lisez ce qui suit avant de prendre votre décision !

Expert-comptable et consultant d’entreprise : Qui sont-ils, au fait ?

L’expert-comptable

Il est le superviseur de vos comptes, le grand ordonnateur de vos bilans et autres documents comptables, il essuie la tempête en cas de contrôle fiscal et s’occupe dans tous les cas des déclarations à réaliser auprès de votre centre de gestion agréé ou dans votre SIE. Derrière son apparence digne et quelque peu hautaine se cache un pro au cœur d’or, attaché à la réussite de votre projet, qu’il s’agisse de création d’entreprise, dedéveloppement du chiffre d’affaire, ou encore de suivi des indicateurs financiers de votre société.

Enfin, il faut bien l’avouer, l’expert-comptable est un rien vieux-jeu : il accorde une importance toute particulière à la valeur de ses diplômes, à sa déontologie et à ses prérogatives, ce qui le conduit à regarder certaines autres professions de conseil en entreprise avec un peu de dédain.

Le consultant d’entreprise

La fonction du consultant d’entreprise est sans doute moins immédiatement compréhensible, car elle englobe des domaines beaucoup plus variés : ressources humaines, marketing, logistique, communication, et même coaching personnel pour vous apprendre à devenir le patron que vous avez toujours rêvé être. Le consultant d’entreprise sait faire tant de choses qu’au final, on peut avoir l’impression qu’il ne sait rien faire du tout ! Détrompez-vous : le consultant d’entreprise se choisit le plus souvent une spécialité bien définie, liée à une vaste expérience (en tant que cadre ou ex-patron, par exemple), et peut apporter un véritable coup de frais à votre entreprise, voire révolutionner pour le mieux votre fonctionnement.

Le consultant d’entreprise, toutefois, entretient certaines habitudes irritantes de jeune cadre dynamique : toujours bien coiffé, la poignée de main ferme mais pas écrasante, la voix bien posée et le costume Hugo Boss… Bref, vous m’avez compris. L’expert-comptable, qui a bien moins le sens du look, crève fréquemment de jalousie à son contact.

Le consultant d’entreprise sait compter, et l’expert-comptable n’a pas sa langue dans sa poche

C’est ici que tout se complique, mais rassurez-vous, vous y verrez bientôt plus clair.

Ecoutez votre expert-comptable

En matière de conseil en entreprise, l’expert-comptable n’est pas exactement un agneau de la veille. Il passe le plus clair de son temps à naviguer d’une entreprise à l’autre, rencontre une foultitude de chefs d’entreprise en proie à des difficultés qui peuvent être similaires aux vôtres (attention, nous parlons des bons experts-comptables : ceux qui ont une vraie clientèle), et surtout, il possède une vision globale de votre société, ainsi que celle de ses autres clients, en manipulant et en analysant jour après jour leurs indicateurs comptables. Ne négligez donc jamais les conseils qu’il pourra vous fournir pour augmenter votre marge brute ou réduire vos coûts fixes : non seulement vous le vexeriez (l’expert-comptable est sensible), mais vous vous priveriez d’un regard acerbe et pertinent.

Le consultant en entreprise connaît aussi quelques trucs en compta

Ce n’est pas parce que le consultant en entreprise a un brushing qu’il faut forcément le ranger dans la case des hipsters à costard ne misant que sur leur apparence et leur bagout. Le consultant d’entreprise a souventune belle expérience en gestion, en management, et vous proposera de vraies solutions pour accroître vos bénéfices.

S’il n’est pas habilité à produire des documents comptables comme le fait un expert-comptable, il est cependant doué d’une vision parfois beaucoup plus complète, car elle intègre aussi la dimension humaine, sociale, ou promotionnelle de votre entreprise. Un conseiller en entreprise peut également choisir de se positionner sur de véritables niches, comme le bio, le commerce équitable, ou encore la restructuration ou le plan social. Des domaines très pointus pour lesquels un expert-comptable peut manquer d’acuité et… d’expertise.

Alors, qui choisir ?

Les deux mon capitaine ! Enfin,  tout dépend évidemment de vos besoins.

Si vous êtes à la tête d’une toute petite entreprise individuelle, ou bien si vous êtes auto-entrepreneur, les services d’un expert-comptable comme d’un consultant sont en général superflus.

En revanche, à partir du moment où vous devez présenter un bilan annuel à votre Centre de Gestion Agréé, et/ou que votre entreprise prend de l’ampleur (et de la valeur), ne vous passez pas d’un expert-comptable : lui seul est en mesure de monnayer légalement ses services pour l’établissement des documents comptables indispensables.

De la même façon, ne mégotez pas sur l’usage d’un vrai pro du conseil en entreprise. Qu’il s’agisse d’un petit ménage de printemps ou d’une complète révolution technologique, consulter un véritable spécialiste n’a pas de prix. Enfin, à vrai dire, si, mais là n’est pas la question : l’important est de comprendre ce qu’il vous rapportera.

Avant de faire appel à l’un ou l’autre de ces professionnels, visualisez donc clairement vos besoins et tentez de déterminer si votre expert-comptable peut suffire à vous sortir de la panade. Parfois, oui, parfois non, mais attention, il ne l’admettra pas toujours (l’expert-comptable est souvent de mauvaise foi).

Qu’est-ce qu’un bilan comptable d’entreprise ?

Bilan d'entrepriseAu cours de vos exercices annuels, vos associés, votre banquier ou l’administration des impôts peuvent vous demander plusieurs documents, dont le bilan de l’entreprise. Ce dernier est la pièce qui vous sert à répertorier les sources et les utilisations des fonds dont vous disposez pour des périodes de 12 mois. Nous mettons à votre disposition les informations principales à connaître à propos de ce document.

Définition du bilan d’une entreprise

Un bilan est un état de synthèse qui permet de décrire en terme d´emplois et de ressources la situation patrimoniale de l´entreprise à une date donnée. Le bilan prend généralement la forme d’un tableau dont la partie des ressources est appelée « passif » et celle des emplois est appelée « actif ».

Que doit contenir le bilan comtpable ?

Il est établi sous forme de tableau contenant 2 colonnes principales : celle des passifs et celle des actifs. Ainsi, vous indiquerez dans la colonne des passifs les sources et les composantes des fonds de votre entreprise. Ceci permettra à l’organisme qui consulte ce document de connaître l’origine et la nature de vos ressources financières (fonds propres ou dettes). Vous devrez, d’ailleurs, classer ces dernières par ordre de priorité de remboursement.

La colonne des actifs vous permettra d’indiquer l’utilisation de vos fonds. Elle représente, donc, la valeur réelle des fonds dont dispose votre entreprise et qu’elle aura mobilisé durant un exercice donné. Vos actifs doivent être classés par ordre de liquidité croissante et leur différence avec les passifs indiquera soit des bénéfices, soit des pertes.

La partie « Actif » (ou avoirs de l’entreprise), incluant :

  • Les bâtiments et les machines (servant à la production des marchandises/produits de l’entreprise)
  • L’outillage
  • Le matériel (tout bien ne servant pas à la production directe de la marchandise ; mobilier de bureau, installations informatiques, armoires, machines à écrire…)
  • Le matériel roulant (Camions, voitures ou tout autre véhicule)
  • Les biens immatériels (la clientèle, la situation commerciale, les marques déposées, le droit de location, les licences, l’organisation de la vente…)
  • Le stock (les matières premières, les fournitures…)
  • Les créances commerciales (les factures clients en attente de paiement)
  • Les valeurs disponibles (argent liquide possédé par l’entreprise sur les comptes bancaires et en caisse)

La partie « Passif » (ou dettes de l’entreprise), incluant :

  • Le capital propre : c’est l’apport des fondateurs que l’entreprise possède aussi longtemps qu’elle existe
  • Les fonds étrangers : ce sont toutes les sources provenant de tierces personnes et qui sont remboursables après un certain temps, ce qui va faire la distinction entre les fonds empruntés à long terme ou à court terme.

Dans la catégorie des fonds étrangers, on peut également inclure les diverses dettes, tels que les impôts à payer, les salaires…

De quoi sont composés les actifs et les passifs

Sachez faire la distinction entre les actifs et les passifs permanents et ceux à court terme. Ainsi, les actifs permanents sont ceux dont vous disposez sur le long terme, tels que les biens immobiliers et fonciers, le matériel, etc. Ils ont une nature stable et doivent être gérés et financés sur la durée. De même, les passifs permanents comportent les fonds apportés pour une longue durée. Ce sont les financements injectés par vous-même et par les actionnaires, les emprunts à rembourser sur plus d’une année, etc.

Les actifs à court terme sont ceux dont les périodes de rotation sont plus courtes durant un exercice. Ce sont les produits de vente de stocks, les créances clients, les payements de prestations de services, etc. Quant aux passifs à court terme, il s’agit des payements des salariés, des fournisseurs, des organismes sociaux, et des diverses dettes à courte échéance.

A noter : Le fonds de roulement résulte de la différence entre l’actif à court terme et le passif à court terme. Il représente un indicateur important pour l’équilibre financier de votre entreprise. Veillez donc à garder une valeur positive de ce chiffre afin d’éviter les risques liés à la trésorerie !

Le bilan est le document qui vous permet de savoir, à chaque moment d’un exercice donné, les moyens dont dispose votre entreprise et la manière dont ils sont gérés. Entre les actifs et les passifs détaillés, vous pouvez déterminer l’état de santé financière de votre activité, et anticiper à l’avance les risques éventuels. Quels sont, selon vous, les moyens qui permettent d’optimiser ce bilan ?


Voiture de fonction, de service ou personnelle : quels coûts pour quelle utilisation ?

voiture fonction service personnelle couts utilisation

Choisir le type de véhicules qui constituera la future flotte automobile de son entreprise est un pré-requis. L’utilisation qui en est faite est bien sûr indispensable à prendre en compte pour calculer les coûts induits pour la société. 

Les véhicules de fonction et les véhicules de service sont souvent considérés comme semblables alors qu’ils cachent des réalités d’utilisation, de fiscalité et de droit différentes.

Différents types de véhicules pour différentes utilisations

Le véhicule de fonction correspond à un avantage en nature, inscrit dans le contrat de travail d’un salarié. C’est un levier efficace pour recruter. Le salarié dispose de la voiture à la fois pour ses déplacements professionnels et personnels, en semaine, en week-end et durant sa période de congés. Un véhicule de service est une automobile de société utilisée par le salarié seulement pour ses déplacements professionnels. Il ne peut donc pas s’en servir en dehors des heures de travail et le véhicule doit être reconduit à l’entreprise à la fin de la journée, même si certaines entreprises concèdent le droit de l’utiliser pour les trajets domicile-travail. Cette automobile ne constitue pas un droit en nature. Elle n’est donc pas spécifiée dans le contrat de travail du salarié et peut être supprimée sans consultation ni compensation financière. L’annulation dans le contrat de travail d’un véhicule de fonction, elle, est soumise à une revalorisation salariale. En tant que complément de salaire, l’avantage d’un véhicule doit être inscrit dans la fiche de paie. Il est soumis aux charges sociales salariales et à l’impôt sur le revenu du côté du collaborateur. Une voiture personnelle, comme son nom l’indique, appartient au collaborateur. Il peut l’utiliser pour ses besoins professionnels si sa société ne possède pas de flotte automobile. Dans ce cas, l’entreprise doit le rembourser selon un barème kilométrique.

Les coûts directs et indirects

Le véhicule de fonction est soit acheté soit loué par l’entreprise. L’amortissement de l’achat, qui bénéficie d’une déduction fiscale limitée, représente l’un des premiers coûts directs auquel s’ajoutent les frais de carte grise, d’exploitation, d’assurance, de carburant. D’autres coûts indirects se greffent en supplément. Il s’agit de la taxe sur les véhicules de société (TVS) à payer chaque année et calculée en fonction des émissions de CO2 de l’automobile, de l’impôt société (IS) sur les coûts non déductibles, la taxe professionnelle en fonction de la valeur locative du véhicule. Dans le cas d’un accident de la route où le salarié serait responsable, la plupart des sociétés requiert la prise en charge de la franchise à leur employé. Les frais engagés par la société sont, dans le cas de la voiture de fonction, nombreux. Les véhicules personnels appartiennent aux salariés qui paient déjà une assurance automobile. L’entreprise doit souscrire une assurance spéciale, appelée « assurance mission », intégrée dans le contrat d’assurance de responsabilité civile générale de l’entreprise. Elle couvre les déplacements professionnels. La société octroie à ses employés, qui utilisent leur automobile privée pour des raisons professionnelles, des indemnités kilométriques. Ces remboursements se font selon un barème kilométrique. Décomposé en trois tranches de kilométrages annuels professionnels (jusqu’à 5 000 km, de 5 001 à 20 000 km, au-delà de 20 000  km), le barème prend en compte les frais de carburant mais également l’entretien de la voiture, sa dépréciation et sa pneumatique. Il engendre des problématiques de gestion, liées notamment aux certifications à apporter pour justifier du kilométrage. Constituer une flotte automobile peut coûter cher à une entreprise. Accorder une voiture de fonction ou une voiture de service peut s’apparenter à un excès de coquetterie qui n’est pas toujours nécessaire. Dans le cas de commerciaux ou d’indemnités kilométriques importantes au compteur, les sociétés ont cependant plus d’avantages à mettre à disposition un véhicule à leurs salariés.

Quand les robots lisent votre CV

Confiant et sûr de vous, vous postulez à une offre d’emploi qui vous correspond parfaitement et pour laquelle vous n’aurez jamais de réponse.

Pourquoi?

Parce que le recruteur n’a jamais vu votre CV, parce que vous avez été éjecté du processus avant, parce que vous avez rédigé votre CV pour être lu par un homme et non pas une machine.

Un robot pour aider le recruteur…

Les ATS (Applicant Tracking System) ont été mis en place pour aider les recruteurs à sélectionner les meilleurs profils parmi les candidats.

Pour se faire ce gentil robot va rechercher certains mots-clés, titres, dates dans votre CV, les plus intelligents d’entre eux parviendront même à faire des parallèle entre date et expérience avant de vous sélectionner / rejeter .

Vous avez rédigé un CV en pensant vous adresser à un recruteur, vous tomber sur une machine et les robots ne lisent pas ils screenent, une sorte de CTRL + F à grande échelle.

Vous n’avez pas utilisé les bons mots-clés parce que vous attachez du sens à la forme, pour vous c’est une question de respect pour l’entreprise que vous cherchez à intégrer, là encore vous avez eu tort. Vous aurez plus de chance d’être lu par un recruteur en comptant le nombre de fois où vous écrirez « sales » « communication » « marketing » « SEO » ou tout autre mot en liaison direct avec le poste donné et cela même si votre CV n’a plus trop de sens.

Pour savoir comment parler robot

Des chiffres pour justifier…

Certaines entreprises tel que Google reçoivent 75.000 CVs par semaine. En moyenne il y a 144 candidatures par offre d’emploi et seulement 35 % sont pertinentes soit tout de même 50 candidats.

La raison avancé par les recruteurs: les candidats prennent 50 secondes en moyenne pour répondre à une offre d’emploi d’où ce pourcentage peu élevé de candidature pertinente par offre.

Ou est-ce l’éviction systématique de leur CV par un ATS qui les pousse à postuler à tout va en espérant passer entre les mailles du filet? Les robots ne traitent que 75% des candidatures.

C’est pourquoi 90% des entreprises de grande envergures (CAC 40, Fortune 500 ….) et 50% des PME utilisent un ATS afin de filtrer les candidatures.

Uniformité et inefficacité

La diversité des candidats a évolué au cours de ces dernières années dans une société où la capacité d’innovation a pris le pas sur la logique de classement et où sortir de la meilleure école / entreprise n’est pas une fin en soi.

Rappelons que Google, Criteo, Facebook et même Pôle Emploi recrutent sans CV mais sur la base compétence / personnalité et possibilité d’évolution.

Vos études, votre expérience professionnelle, votre CV n’ont pas de valeur pour eux puisque la valeur c’est vous. 70% des candidats sont cachés des recruteurs quand 35% des candidatures sont pertinentes d’après les lecteurs robot des ATS. Coïncidence?

Mon boss est un robot

C’est quoi l’emploi du temps d’un patron ou d’un cadre dirigeant? Prendre des décisions et, si possible, ne pas se planter trop souvent. Ce portrait-robot, correspond à quelques neurones près à celui de Vital. Sauf que Vital est un robot. Plus exactement un algorithme, qui engloutit des données et qui tranche. Un vrai boss ce Vital.

Du coup, une boîte hongkongaise spécialisée dans la gestion de fonds à risques, l’a carrément propulsé à son conseil d’administration. Avec un droit de vote, qui compte autant que celui des cinq autres administrateurs de chair et de sang. C’est que Vital est un as du croisement et de l’analyse de données à vitesse fulgurante. Et permet à Deep Knowledge Ventures de décider de ses investissements avec le maximum de sécurité .

Passé le choc, on cherche les raisons qui ont motivé cette entreprise à associer une intelligence artificielle à leurs décisions. D’abord, Vital, c’est le cadre parfait. Le type qui ne rechigne jamais pour entamer un brainstorming après 18h30. Le gars qui ne pianote pas sur sa tablette en pleine réu pour réserver un vol discount pour les prochaines vacances. Le col blanc qui n’a aucun problème d’égo avec Jean-Loup qui veut lui piquer son poste. Le cadre que rien n’arrête, surtout pas les considérations bassement humanistes. Un type au poil quoi.

Et puis c’est pas Vital qui viendra geindre à son entretien d’évaluation annuel. Une augmentation de salaire ? Une augmentation de mémoire lui suffira. Changer son Qashqai de fonction pour un Audi Q5 ? Il n’y pense même pas. Vital est tellement génial que l’on se demande pourquoi tous les conseils d’administration du monde ne l’ont pas adopté. Et l’on ne voit qu’une seule raison qui puisse freiner l’expansion de ses frères dans les centres de décisions des entreprises de la planète : ceux qui décident, ou non, d’embaucher un Vital, sont des hommes et des femmes.

De ceux et celles qui s’ennuient pendant les réunions. De ceux et celles qui hésitent entre deux SUV. De ceux qui travaillent trop. De ceux qui, comme Christian Streiff, ex-pdg de PSA, peuvent risquer leur vie, être victime d’un AVC au bureau, s’en remettre difficilement, avouer qu’ils ont dorénavant besoin de 6h de sommeil par nuit « et ne plus se contenter de 3, comme auparavant ».

Mais surtout, tous ces cadres d’entreprise tentent de protéger leur espèce. Celle des cols blancs qui font ce qu’ils peuvent, qui essaient de concilier l’inconciliable. Et même d’injecter un peu d’humanité dans l’entreprise et les décisions qui y sont prises.

Un décryptage de la génération yolol sur le travail

– Ma foi oui j’ai des tâches intéressantes… par exemple j’envoie des emails et je manage des projets.
– Ah Ok! Cool! »

Parfois au bureau, devant son ordinateur, Steeve se laisse envahir par une petite déprime passagère. Parfois, il a l’impression que la vie, et l’essentiel, sont ailleurs, bien loin des considérations professionnelles: « Pourquoi…Pourquoi suis-je enfermé dans ce bureau? Il fait si beau dehors. Il y a tant de plages sur lesquelles chiller, tant de fous rires à avoir, tant de belles rencontres à faire… tant de bonheur à aller cueillir le couteau entre les dents. » Avoir un travail c’est trouver une utilité et une place dans une société. Pourtant Steeve, heureux résidu des couilles de son père et grand chantre de la génération YOLOL (Y + YOLO + LOL) s’interroge différemment: Comment trouver SA place dans la société.

I) Le Travail, valeur cardinale de notre éducation

En général, les gens autour de nous et la société souhaitent que nous réussissions notre vie. Ils n’ont pas trop envie qu’on devienne clochard -parce que c’est un peu relou si tu veux regarder Top Chef le soir- dealer de drogues ou encore fille de joie slovaque. Car dans l’imaginaire collectif: Réussir sa vie = Trouver une position enviable en société.

2014-09-04-Imageintrechiante1.jpg

Dans ce contexte actuel de crise économique, l’arbitrage classique -inhibé par la viscérale peur du risque- enjoint la société entière à nous chanter l’injonction suivante:

Pour réussir dans la vie, il faut bien travailler à l’école et faire des (longues très longues) études!

II) Le Douloureux passage des rêves Etudiant à la Réalité du Travail… Une forme d’enculade sans préparation

Du coup, nous les jeunes démunis de talents artistiques et de capacités sportives hors du commun, nous nous efforçons de rentrer dans les plans de la société en suivant une formation pour réaliser une belle carrière professionnelle, symbole d’une vie réussie et moins risquée financièrement qu’une vie d’artiste/sportif en devenir. Le début des études fait fleurir dans nos têtes bien pleines de ravissants rêves bleus à la Aladdin: achat d’une belle maison, vacances aux States, cocktails afterworks rooftops, mais surtout accomplissement personnel au travail grâce à un métier passionnant.

Les instances académiques tentent de nous en persuader au moyen de slogans créatifs et de visuels inspirants:

2014-09-04-Attach2.jpg

« Hi I am John, project manager executive officer. nice to meet you ». Tu vas serrer des pinces #networking

2014-09-04-attach3.jpg

Tu vas faire des analyses de qualité: « Et là comme vous pouvez le voir, le marché est en décroissance. ». #Einstein

Remontés à bloc, on sort des études avec la volonté d’en découdre, persuadés qu’on va gagner un max de blé parce qu’on sera doués et motivés dans notre travail. Les discours TED et la biographie de Steeve Jobs finissent de nous convaincre qu’on a tous quelque chose de grand à apporter à ce monde… lol.

Finalement, loin des biopics à succès, notre destin, que l’on pensait stéllaire et spécial (voire unique), se confronte malheureusement à la prosaique réalité des choses:

Cas n°1: LE CHOMAGE. Parce que c’est la crise. Faut bien trouver un travail parce qu’on n’a pas de thune. Et même si c’est pas mauvais les pâtes au sel, y a quand même un moment où on a envie de mettre du beurre aussi, et pas que dans les épinards (parce qu’on est bien d’accord, c’est affreux les épinards)

Cas n°2: UN EMPLOI INTERECHIANT. On finit par trouver un 1er emploi dans le commerce, le marketing, la finance, le conseil, ou encore l’administration… Youpi Champagne! On va enfin découvrir le métier qui nous apportera joie, équilibre et ataraxie. En fait, les jours filent et l’excitation périclite tel un amour de vacances. On se réveille, meurtri, avec la gueule de bois et un bel ananas dans le postérieur. En réalité, votre taf consiste à tenir des débats stériles en réunion, à faire en sorte que la présentation powerpoint de votre n+1 soit jolie et enfin à envoyer des « cordialement » par email, tout ça le cul sur la chaise devant un ordinateur moche.

2014-09-04-attach4.jpg

« So excited to start my new job ». Faut être un sacré Nobode pour proposer un tel bonheur « Sourire Colgate » au moment d’aller au taf le matin…

  • A dire vrai, c’est surtout l’expérience de l’absurde qui vous mine le moral. Comme lorsque votre manager vous demande de construire un tableau croisé dynamique du nombre de crayons à papier commandé par le service achat. Ou plus généralement lorsque le BigBoss envoie un mail pour rappeler la nécessité de réaliser un profit supérieur l’année suivante. Une question Pascalienne s’abat sur vous tel un hibou: « Pourquoi diable devrais-je aider cette entreprise à augmenter son profit? », « Pourquoi faire de la croissance? », « Pourquoi on s’en battrait pas tous les couilles? » « Pourquoi tout le monde au boulot ils sont pas rigolos? »
  • Votre scepticisme se heurte violemment à la motivation et au dévouement de ces hommes et ces femmes qui y travaillent depuis 15-20 ans. C’est, pensez-vous, parce qu’ils n’ont pas grandi avec YouTube et ses vidéos rigolotes, Facebook et ses profile picture féminines et YouPorn… oui YouPorn a eu un impact négatif sur notre motivation.. ça nous a rendu encore plus branleurs. lol.
  • Parfois dans l’ascenseur, Jean-Louis de la compta vous narre discrètement les tensions qui règnent entre Henri et Bernard, ces managers ambitieux des eighties « Ils peuvent pas rester dans une même pièce car Henri a obtenu le poste que Bernard convoitait. C’est tendu entre les deux ». Il jubile. Le genre d’anecdotes qui lui fait s’en mettre partout dans le pantalon. Vous demeurez songeur. Vous vous demandez ce que vous pouvez bien en avoir à foutre que Bernard Roger, responsable Marketing, ne puisse pas blairer Henri Bruno, le directeur commercial. Par manque de panache, vous vous retenez cependant de suggérer à Jean Louis de penser à bien fermer sa gueule à l’avenir et vous contentez d’une tonalité très faux-cul. « Oh mais c’est vraiment très intéressant Jean-Louis. N’hésitez pas à me conter d’autres potins de la boite, j’adore ».
  • Outre la nature des tâches qui déçoit autant que la découverte d’une mouche dans votre salade d’avocat crevette, on se rend compte qu’il existe surtout un gros problème spatiotemporel: Les week ends sont trop courts. Bordel, quel est l’avorton sadomasochiste qui a instauré qu’on travaillerait 5 jours et qu’on aurait que 2 jours de repos? C’est pourtant tellement mieux les week ends de 3 jours! C’est quoi le problème? La productivité? De toute façon, ça fait 15 ans qu’il n’y a plus de croissance en France…
  • Et si encore le salaire allait avec… mais en fait non! Nous ne sommes malheureusement pas totalement dédommagés pour notre ennui. Les RH nous violent en toute impunité en omettant de préciser que le salaire annoncé sur le contrat est le salaire brut. Or le salaire net est au salaire brut ce que le Double Whooper est à la photo du Double Whooper. Une pâle copie. Une vaste escroquerie (le BK est en soi une imposture!). Certaines rumeurs relatent d’ailleurs l’existence d’un impôt sur le revenu après chaque année travaillée. Steeve compte intenter un procès à l’état français si jamais cette légende s’avérait réelle.

Comment organiser son départ en vacances au travail : 5 conseils pour partir l’esprit tranquille

L’occasion de partir pendant une bonne semaine et de décompresser. A condition de quitter son travail l’esprit tranquille, et de ne rien oublier d’important derrière soi.

Si vous êtes un peu chaotique ou du genre angoissé, voici 5 conseils qui peuvent vous aider.

1. Ne pas laisser de tâches urgentes derrière soi

pile files

Faites des listes de tout ce qui est important, ce qui vous stresse, ce qui est urgent.

« Commencez par faire une liste de ce qui ne peut absolument pas attendre votre retour: peut-être que l’un de vos projets avec un client a sa date butoir dans trois jours. Occupez-vous de ceux-ci en priorité: finissez-les, ou laissez toutes les instructions nécessaires pour quelqu’un qui pourra le traiter à votre place », conseille le site Dumb Little Man.

Préparez un planning prévisionnel. Lorsque vous allez rentrer de vacances, vous aurez sûrement encore un peu la tête ailleurs, et il se peut que la reprise du travail soit difficile. Alors soyez sympas avec vous-même et donnez-vous un petit coup de pouce en réfléchissant à toutes les tâches à effectuer à votre retour.

2. Prévenir les collègues, les clients, tous ceux susceptibles de vous contacter

sos

C’est très important car si vous êtes à l’autre bout du monde en train de siroter un cocktail sur la plage au coucher du soleil, d’autres personnes (la plupart) n’ont pas pris l’avion et peuvent essayer de vous contacter. Autant un téléphone peut être éteint en son absence, autant une boîte mail est toujours active. « Programmez une alerte. Changez votre messagerie vocale et e-mail pour laissez savoir aux clients et aux collègues que vous serez absent. », suggère Working Mother.

Et surtout, soyez absent sans l’être totalement, en laissant une liste de personnes à contacter, et quelques informations pour des situations à traiter en cas d’urgence. « Donnez à votre patron le contact d’une personne à contacter en cas d’urgence, mais soyez bien certain qu’il ne sera bien à utiliser qu’en cas d’urgence », indique Steere, cofondateur de Managing People Better.

3. Déléguer ses tâches

giving files work

Si vous partez longtemps, il est probablement nécessaire de déléguer certaines tâches à vos collègues. Certains projets ou rendez-vous pourraient être impossible à décaler, et quelqu’un doit donc vous remplacer. « Réfléchissez à la personne qui serait la bonne pour s’attaquer à chacune des uniques et importantes tâches », conseille The CEO Blog.

Soyez malgré tout conscient que personne ne va vous remplacer. Inutile d’imaginer qu’une personne qui a, a priori, déjà un travail, va faire deux journées en une pour combler votre absence. Faites donc bien attention à ne pas compliquer la tâche à vos collègues.

4. Ranger son bureau

mess desk

Ne partez pas sans avoir fait un petit nettoyage de printemps! « Il n’y a rien de plus déprimant qu’un retour de vacances devant une pile de documents qui occupe tout votre bureau. Donc laissez l’endroit net et propre avant de partir », indique plutôt sagement le site Working Mother.

Entre le tri des documents matériels, de votre ordinateur, et une petite ré-organisation, cela devrait vous prendre un peu de temps, mais vous n’en serez que plus soulagé à votre retour, et pourrez paisiblement recommencer à travailler.

5. Souffler!

work relax

Finalement, c’est peut-être le plus difficile. Comment se déconnecter lorsqu’on reçoit ses mails, des appels et des alertes sur son téléphone? Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à partir sans tablette ni ordinateur. Désactivez votre vibreur et la sonnerie de votre téléphone pour ne pas avoir continuellement le nez dans les e-mails.

Et juste avant de partir, mettez-vous dans un bon état d’esprit: partez quand vous êtes certains de n’avoir rien oublié, mais fixez-vous une heure limite. Restez chez vous un jour avant de partir, pour ne pas avoir à subir le stress des bagages, du manque de sommeil, le dernier jour de travail.

10 raisons pour lesquelles la musique est bonne pour la santé et le bien-être

MUSIC

Influence sur l’humeur, les capacités cognitives, la créativité, et parfois même, la maladie, la musique est bonne pour notre cerveau et pour notre corps. De nombreuses études mettent en avant ses multiples bienfaits. On vous en a sélectionné quelques-uns

artist

Mettre la musique à fond pour se débarrasser de toutes les tâches pénibles, quoi de plus motivant? En revanche, lorsqu’il s’agit de travailler, ce n’est pas forcément la meilleure des idées.

Selon une étude publiée en décembre 2012 dans la revue Journal of Consumer Research, c’est un volume modéré qui accroît la créativité. C’est assez paradoxal: les sons qui ne sont pas trop forts, rendent la réflexion un peu plus difficile. Mais cela nous entraîne à penser de manière plus abstraite, et à être bien plus créatif.

C’est le contraire quand la musique est forte: notre pensée créative est bloquée, parce que nous sommes submergés par le traitement des informations à effectuer. Conclusion: ne pas hésiter à écouter de la musique au travail du moment que cela n’explose pas vos tympans.

Elle adoucit la dépression

depression music

Du moins, chez les mamans qui viennent d’accoucher. Le baby blues, dont le nom scientifique est dépression périnatale, concerne de nombreuses femmes. Cette dépression affecte non seulement la nouvelle maman mais aussi son enfant.

Des scientifiques belges ont alors décidé de proposer à certaines mères et à leurs enfants de participer à des thérapies musicales. Ce soin aurait eu des effets immédiats sur les interactions entre la maman et son enfant, qui par ailleurs, selon le site Agence Science-Presse, développerait une plus grande autonomie.

Attention toutefois à ne pas croire que la musique est un remède à tous les maux. Selon une étude publiée dans les Archives de médecine pédiatrique et adolescente, reprise par le Time Magazine, les jeunes qui écoutent sans cesse de la musique augmentent leurs risques de développer une dépression.

La musique nous met de bonne humeur

good mood

Qui ne s’est jamais senti reboosté après avoir écouté une musique entraînante? Levé du bon pied au son de l’un de ses morceaux préférés?

Une étude parue en 2013 montre que la musique rend les gens de meilleure humeur. Les participants auraient notamment mis en avant une « excitation et régulation de leur humeur ainsi qu’une plus grande « conscience de soi ».

Une autre étude parue la même année dans le Journal of Positive Psychology va dans ce sens. Réalisée par des scientifiques de l’université du Missouri, celle-ci met en avant le même phénomène:

« Nos travaux soutiennent un comportement que beaucoup de gens ont déjà – écouter de la musique pour améliorer leur humeur », souligne l’auteur principal Yuna Ferguson.

La musique déstresse

stress music

Une thèse de doctorat de l’université de Gothenburg révèle qu’écouter de la musique tous les jours diminue le stress. Cette thèse se base sur les résultats de deux études selon lesquelles les personnes qui écoutent de la musique ressentent des émotions positives.

« Notons toutefois que lorsqu’on étudie les réponses émotionnelles à la musique, il est important de se souvenir que tout le monde ne réagit pas de la même manière à un morceau, et que chaque individu peut répondre de façon différente à une même chanson selon le moment où il l’écoute, en fonction de facteurs individuels et situationnels », explique l’auteure de la thèse Marie Helsing. Pour connaître les effets positifs de la musique, il faut écouter de la musique qu’on aime. »

Elle développe la mémoire

learning

Vous avez envie que vos enfants aient une mémoire d’éléphant? C’est simple, faites-leur suivre des cours de musique. Des chercheurs de Hong Kong ont montré que les enfants qui font de la musique réussissent mieux des tests de mémoire comme, par exemple, devoir retenir les différents mots d’une liste.

« Plus l’enfant s’entraîne à pratiquer, meilleure est sa mémoire verbale », indique Agnes Chan, doctorant en psychologie de l’université de Hong Kong. « Cela suggère fortement que la meilleure mémoire verbale chez les enfants qui font de la musique n’est pas seulement une affaire de différence d’âge, de niveau d’éducation ou de caractéristiques familiales socio économiques ».

De façon générale, elle est bonne pour nos capacités cognitives

counting

La musique améliore notre mémoire, mais c’est loin d’être son seul avantage sur le cerveau. Selon ce texte de mai 2013 sur le site Psychology Today de la doctorante en psychologie Joanne Cantor, la musique est pleine de surprise.

Pour commencer, elle améliore notre productivité lorsqu’on réalise des tâches répétitives. La musique enjouée, selon elle, nous rend plus efficace et précis dans ce genre de situations, qui semblent ainsi bien moins ennuyantes. Elle souligne par ailleurs que la compréhension à la lecture est également meilleure mais attention, lorsqu’on écoute de la musique d’ambiance, de fond, à faible volume.

Quand on est malade, elle est à écouter sans modération

sick

Voici quelques bons exemples:

  • Elle diminue l’anxiété des patients atteints de cancer. Des chercheurs de l’université Drexel (Etats-Unis) ont montré que des personnes atteintes d’un cancer et qui écoutaient de la musique régulièrement, ou suivaient une thérapie musicale, pouvaient constater une réduction de leur anxiété.
  • Elle aide pendant une opération chirurgicale. Un article du Time relaye une recherche selon laquelle les patients (la plupart atteints de la maladie de Parkinson) qui écoutaient des mélodies avaient l’esprit plus calme. Certains s’endormaient même.
  • Elle booste notre cœur. Selon une recherche de l’université Maryland Medical, écouter de la musique joyeuse serait lié à une dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui réduirait le flux sanguin. L’effet opposé est notable lorsqu’on écoute de la musique anxiogène.
  • Elle apaise la douleur, selon des chercheurs de l’université de l’Utah Pain Research Center
  • Après un AVC, elle permet une meilleure récupération. C’est en tout cas le résultat d’une étude publiée en 2008 dans la revue Brain, qui comparait la mémoire verbale des patients ayant écouté de la musique, par rapport à ceux qui écoutaient des livres audio ou rien du tout.

Elle nous rend euphorique

euphoria

Elle stimule la même partie du cerveau que la nourriture ou le sexe. C’est ce que montre une expérience réalisée en 2001 par le McGill College. Les scientifiques avaient repéré une augmentation du flux sanguin dans des régions du cerveau associées à la récompense, l’émotion, l’excitation.

Pour les chercheurs, si la musique stimule les mêmes régions du cerveau que le sexe ou la nourriture, qui sont importants pour la survie de l’organisme, c’est que la capacité à écouter de la musique pourrait bien présenter un avantage évolutionnaire.

Elle nous aide à faire notre quota de sport

sport music

Rien de nouveau sous le soleil: c’est plus agréable de courir avec un peu de musique dans les oreilles. Mais pourquoi? Pour commencer, elle nous distrait. A tel point qu’elle pourrait améliorer nos performances de 15%.

Une autre étude, publiée en 2010, montrait que les cyclistes étaient bien plus efficaces lorsqu’ils écoutaient de la musique rapide. Mais attention, pas trop vite non plus.

Par ailleurs, le rythme de la musique stimule l’aire motrice de notre cerveau. Ces signaux nous aident à mieux user de notre énergie et à trouver le bon rythme.

Elle réduit les problèmes d’audition

deaf

Si vous êtes musiciens, vous aurez peut-être moins de problèmes d’audition en vieillissant. L’étude, publiée en 2011 dans la revue Psychology and Aging montre que les musiciens réussissaient mieux les tests auditifs que les autres, le fossé se creusant avec l’âge.

Par exemple, un musicien de 70 ans comprenait un discours dans un environnement bruyant aussi bien qu’une personne lambda de 50 ans. Et plus ils avaient pratiqué, meilleurs leurs scores étaient.

Comment décompresser après le boulot ?

RELAX WOMAN
BIEN-ETRE – Vos journées sont longues? Voici cinq astuces pour réussir à profiter de vos moments libres en sortant du travail.

On s’organise au boulot…
… Pour pouvoir être tranquille une fois arrivée chez soi. Un exercice simple consiste à prioriser ses tâches : que dois-je faire cette semaine? Chaque soir, avant de partir, on rédige sa to-do du lendemain avec l’aide d’un gestionnaire de tâches, comme l’appli Astrid. Tel dossier passe avant telle réunion, et maintenant que c’est noté, ça ne vous hantera pas pendant le dîner.

On lâche l’écran…
… Aussi souvent que possible. On fait les comptes? De l’ordi pro à l’iPad familial, de la télévision au smartphone, on passe un bon nombre d’heures scotchés aux écrans. Pire: les adeptes du binge watching peuvent compter les heures passées devant leurs séries sur un site dédié. Sans parler des ravages pour votre posture ni pour votre santé, allons droit au but: c’est quand même plus cool de se retrouver solo (dans son bain avec bougies), en duo (pot au feu les yeux dans les yeux) ou en famille autour d’un Monopoly.

On fait du sport…
… En douceur! Enfourcher son vélo, sortir faire un running entre midi et deux : ça va quand le soleil est au rendez-vous. En ce moment, c’est pas trop ça ? On se rabat sur des pratiques douces, comme le yoga ou le pilates. Parfait pour garder la forme sans se traumatiser. Mais le vrai bénéfice n’a rien à voir avec votre silhouette: faire de l’exercice permet de diminuer le stress et joue sur le moral, puisque la pratique du sport influe sur la production d’endorphine, surnommée l’ »hormone du bonheur ».