French tech : les surdoués de la donnée

French tech : les surdoués de la donnée

Les start-up françaises savent comment faire parler les mégadonnées. Présentation des dix spécialistes les plus à la pointe, qui aident les entreprises dans leur projet de big data.

Entre son école de mathématiques exemplaire et la qualité de la formation de ses ingénieurs, la France a tout naturellement une carte à jouer dans les big data. Si les outils de collecte, de stockage et de traitement restent l’apanage de grands groupes américains comme IBM, Oracle, SAS, Informatica et Teradata, ou de la communauté open source, avec une plate-forme comme Hadoop, la valeur ajoutée des français réside dans la simplification de ces outils et, surtout, dans l’analyse des mégadonnées pour aider les responsables métiers à les exploiter. Aujourd’hui, cette tâche reste artisanale et seulement à la portée de quelques spécialistes, les fameux « data scientists ». C’est sur ce terrain encore vierge que les start-up françaises jouent leurs meilleurs atouts. Certaines, comme PredicSis, Spikenet Technology ou Quinten, se démarquent par leurs algorithmes de datamining, spécialisés par secteurs d’activité ou par type de problématique. D’autres, comme Captain Dash, Dataiku, Nexedi ou OpenDataSoft, développent des solutions accessibles en ligne via un simple navigateur web, pour simplifier l’accès aux outils de stockage, de calcul et d’exploitation. D’autres encore se spécialisent dans les services, comme Data & Data et Perfect Memory. Mais pour toutes, une même marque de fabrique : l’originalité.

CAPTAIN DASH CROISE DONNÉES INTERNES ET EXTERNES

Service

Date de création : Décembre 2009
Lieu : Paris
Effectif : 40 personnes
CA : 10 millions d’euros en 2017
Levée de fonds : 1,5 million d’euros

La société offre un service d’agrégation, de corrélation et d’exploration des données. Elle croise les données métiers de l’entreprise avec des données externes (open data, réseaux sociaux, web…) pour déterminer, par exemple, l’impact de la météo sur le comportement d’achat des consommateurs. Les résultats sont présentés sur mobiles sous forme d’indicateurs de bord, utiles au pilotage des activités de ventes et marketing. Le tout quasiment en temps réel. Cette solution, fruit de trois ans de développement, traite des volumes de plusieurs milliards de lignes. Déployée dans 24 pays, elle est proposée en service cloud accessible sur abonnement, de 80 000 à 500 000 euros par an. Un quart des entreprises du CAC 40 l’utilise. Captain Dash compte s’implanter en Amérique du Nord cette année.Clients : BPCE, Axa, Danone, L’Oréal, SNCF

SPIKENET TECHNOLOGY INTERPRÈTE LES IMAGES VIDÉO

Technologie

Date de création : Août 1999
Lieu : Balma (Haute-Garonne)
Effectif : 14 personnes
CA : 1,4 million d’euros en 2014
Levée de fonds : Néant

Créé par des chercheurs du Cerco, laboratoire de recherche en neurosciences du CNRS à Toulouse, Spikenet développe un moteur de vision artificielle qui s’inspire de la biologie. Cet algorithme fonctionne comme un œil électronique capable de fouiller et d’analyser de grands volumes d’images vidéo. La première application a été la mesure de la visibilité des marques sur la télévision. Elle est également exploitée par les services de police et de sécurité pour le décryptage rapide des images de caméras de vidéosurveillance, par les services de transports pour le suivi du trafic routier et par les casinos pour l’optimisation de leur fonctionnement. La société, qui compte 30 clients, vend le logiciel en licence ou sous forme de redevance sur les produits qui l’utilisent. Elle s’attend à un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros en 2015 et de 10 millions dans cinq ans.Clients : Ministère de l’Intérieur, Aria Resort & Casino, Airbus,Aéroport de Bordeaux-Mérignac, Cofely Ineo…

DATA & DATA TRAQUE LA CONTREFAÇON SUR LE NET

Service

Date de création : Septembre 2012
Lieu : Paris
Effectif : 10 personnes
CA : 3 millions d’euros en 2015
Levée de fonds : Néant

Data & Data propose une plate-forme de surveillance et de détection des ventes de contrefaçons sur le web et les réseaux sociaux. Il combine deux moteurs technologiques maison : l’un pour l’exploration en 12 langues du web et des réseaux sociaux et la détection des comptes suspects ; l’autre pour le tri, par apprentissage statistique, entre les vrais et faux comptes. Un compte de contrefaçon est détecté moins de cinq minutes après sa création. La marque peut ainsi riposter presque en temps réel en demandant au réseau social sa fermeture ou en alertant les services de la douane. Disponible pour les marques de luxe et de cosmétiques, le service va s’étendre à la pharmacie et aux pièces détachées auto. Le développement des algorithmes représente un investissement de plus de 1 million d’euros. Pour accompagner sa croissance, la société prévoit cette année d’embaucher 20 personnes et de procéder à une levée de fonds de 500 000 à 1 million d’euros.Clients : Dix des plus grandes marques françaises et italiennesde cosmétiques et de luxe

QUINTEN AFFINE L’ANALYSE DE DONNÉES CLINIQUES

Service

Date de création : Novembre 2008
Lieu : Paris
Effectif : 25 personnes
CA : 2 millions d’euros en 2014
Levée de fonds : Néant

Quinten propose des services d’analyse fine des données avec un algorithme unique sur le marché. Baptisé Q-Finder, ce système s’inspire des modèles financiers pour identifier, non pas des tendances, mais un profil particulier et son contraire. Sa première application a été de trouver, dans les données des essais cliniques, la catégorie de patients pour laquelle un médicament donné sera efficace ou sans effets secondaires importants. Depuis un an et demi, les applications se diversifient : prévisions des facteurs de hausse ou de baisse de valeurs dans la finance, détection des clients en voie de passer à la concurrence dans l’assurance, construction des parcours clients dans les aéroports… L’algorithme s’est enrichi de fonctions de réseaux de neurones et d’apprentissage statistique. La société envisage de le vendre en tant que logiciel, en 2016.Clients : Covéa, Danone, L’Oréal, Aéroports de Paris, Sanofi, Roche

PERFECT MEMORY GÈRE VOS DONNÉES

Service

Date de création : Juillet 2008
Lieu : Chamalières (Puy-de-Dôme)
Effectif : 10 personnes
CA : N.C.
Levée de fonds : 600 000 euros

L’entreprise se définit comme le conservatoire de la mémoire numérique des entreprises. Sa plate-forme web comporte 50 modules pour la collecte, le traitement, l’enrichissement, l’indexation ou encore la valorisation des données. Le client peut ainsi accéder à des données internes, structurées et fiables, complétées par d’autres récoltées sur internet, pour améliorer son marketing ou la compréhension de ses clients. Le service combine un moteur d’intelligence artificielle et de web sémantique, ainsi qu’un dispositif de préservation et de valorisation de contenus audiovisuels. Son développement représente un investissement de 2 millions d’euros.Clients : Radio France, ministère de la Culture belge, Viacom

HURENCE MET LE BIG DATA À LA PORTÉE DES MÉTIERS

Technologie

Date de création : Avril 2011
Lieu : Grenoble
Effectif : 10 personnes
CA : N.C.
Levée de fonds : Néant

Créé par des anciens d’IBM, HP, Xerox et Capgemini, Hurence veut mettre l’analyse de données à la portée des responsables marketing, vente et autres métiers. Sa plate-forme logicielle s’installe facilement au-dessus d’une distribution Hadoop, sans le conseil ou l’accompagnement d’un spécialiste, en s’appuyant sur la technologie d’imageurs Docker. Interface, tableau de bord… La start-up revendique une avance de deux ans sur SAP ou Oracle. Cette solution est gratuite pour une seule machine de traitement et payante pour des grappes de plusieurs machines.Clients : EDF, Orange, Veolia

DATAIKU, LE PLOMBIER DU BIG DATA

Service

Date de création : Février 2013
Lieu : Paris
Effectif : 23 personnes
CA : 1 million d’euros en 2014
Levée de fonds : 3 millions d’euros

Avec sa plate-forme Data science studio, la start-up parisienne démocratise le big data en automatisant les tâches techniques qui réclament les compétences d’un data scientist : préparation, nettoyage et croisement des informations, connexion aux bases de données open source, test de modèles d’analyse, vérification des prédictions… Déchargés de toute cette « plomberie », les analystes peuvent développer plus rapidement des applications métiers prédictives. L’interface s’inspire des jeux vidéo pour faciliter une appropriation progressive de l’outil. Le logiciel est gratuit pour moins de 100 000 lignes de données. Au-delà de ce volume, il est vendu sur abonnement à partir de 20 000 euros par an. Il a déjà séduit une vingtaine de clients. Fait assez rare, l’entreprise a été rentable dès son premier exercice, en 2014.Clients : Cdiscount, PagesJaunes, Vente-privée, BlaBlaCar, Chronopost…

NEXEDI, L’ALTERNATIVE FRANÇAISE À HADOOP

Technologie

Date de création : Décembre 2001
Lieu : Marcq-en-Barœul (Nord)
Effectif : 30 personnes
CA : 2 millions d’euros en 2014
Levée de fonds : Néant

Cet éditeur de logiciel open source a lancé Wendelin, une plate-forme open source qu’il présente comme une alternative française au géant Hadoop, autre technologie open source d’origine américaine. Sa solution combine Neo, sa base de données NoSQL, et le moteur d’apprentissage statistique Scikit-Learn de l’Inria. Sa particularité ? Elle s’affranchit des limites de mémoire dans les machines pour traiter d’énormes volumes de données. La version, disponible aujourd’hui gratuitement en téléchargement, convient pour quelque 10 Go de données. Un projet dans les investissements d’avenir vise à en étendre la capacité à 10 To dans trois ans. Cible ? Le traitement des données issues des objets connectés industriels.Clients : Sanef, Infoterra, Mitsubishi Motors…

OPENDATASOFT MUTUALISE LES DONNÉES

Service

Date de création : Décembre 2011
Lieu : Paris
Effectif : 10 personnes
CA : 600 000 euros en 2014
Levée de fonds : Néant

La société édite une plateforme cloud de publication, de partage et de réutilisation de données. Elle les transforme et les rend exploitables dans des applications métiers et facilement accessibles en temps réel, y compris sur mobiles. L’utilisateur peut ainsi croiser ses propres données avec d’autres sources (facteurs socio-économiques, clients, météo…) pour créer des usages innovants de big data. Plusieurs clients peuvent mutualiser leurs données afin d’élargir la base d’analyse et d’améliorer la qualité des résultats. La plate-forme s’enrichit toutes les semaines de nouvelles fonctionnalités.Clients : Axa, Veolia, SNCF, RATP, Keolis, La Poste

PREDICSIS DÉTECTE LES CLIENTS FRAGILES

Service

Date de création : Juillet 2013
Lieu : Lannion (Côtes-d’Armor)
Effectif : 18 personnes
CA : 300 000 euros en 2014
Levée de fonds : 1 million d’euros

Avec sa solution de prédiction des comportements des clients et des internautes, PredicSis aide les entreprises à réduire leur taux d’attrition, à savoir le nombre de clients perdus. Fondé sur un moteur d’apprentissage statistique, ce logiciel s’appuie sur dix ans de R & D chez Orange labs. Son objectif est d’améliorer la rétention des clients en analysant les données de leurs interactions avec l’opérateur. Il scrute près de 750 000 variables de comportements afin d’identifier les personnes fragiles. Après avoir injecté toutes ses interactions clients (e-mails, logs web…), l’entreprise peut alors obtenir la liste des consommateurs prêts à la quitter et les causes de leur départ. Le service est accessible en ligne sur abonnement à partir de 100 euros par mois.

Quand le burn-out devient une source d’apprentissage…

A la quelques jours de la sortie d’un ouvrage* auquel il collabore et témoigne de son expérience, Frédéric Domon, entrepreneur tenace, a accordé à Parlons RH une interview sur le burn-out dont il a été victime. Un sujet sensible qu’il évoque sans tabou. Pourtant le refus de reconnaître sa maladie a longtemps retardé sa convalescence.

Frédéric Domon
Frédéric Domon revient de loin. A l’origine, tout lui sourit. Diplôme de marketing en poche, il passe quinze ans comme directeur marketing. En 2007, avec l’avènement des réseaux sociaux, il comprend que son métier va radicalement changer. Parallèlement, l’idée de créer sa propre structure, de relever le pari de l’entrepreneuriat devient de plus en plus prégnante.

Deux réflexions sous-tendent sa démarche : réaliser un projet dont il soit fier et donner un sens à son métier à travers un accomplissement personnel. Son métier, il l’a toujours vu comme celui d’un passeur, permettant à la connaissance de circuler au sein de l’entreprise et au cœur de son écosystème. Il veut offrir une promesse de transmission des savoirs différente, construite sur de nouvelles pédagogies.

Il lance un think tank sur l’économie collaborative : Ecollab, qui fédère de nombreux experts. Il fonde une agence Socialearning, autour de deux piliers : l’apprentissage social et l’accompagnement managérial.

« J’aime les entrepreneurs, tous les entrepreneurs ! », Frédéric Domon prône l’entrepreneuriat

« J’aime les entrepreneurs. Quelles que soient leurs motivations initiales, ils sont portés par une foi sans limite dans l’avenir, un optimisme qui doit permettre de surmonter les difficultés qui  les attendent ». Les difficultés, Frédéric Domon va en rencontrer de nombreuses. Il se lance sur un créneau nouveau et il lui faut évangéliser le marché. Les salles de conférence sont remplies, les retours positifs, les premiers clients ravis. « On accepte facilement de grosses charges de travail si un minimum de succès est au rendez-vous ».

Mais le marché est lent à convertir. La crise arrive qui ajoute aux difficultés. Le chiffre d’affaires, malgré un pivot, ne décolle pas.  La fatigue s’installe. Le doute s’immisce. « On se dit que si le projet patine, c’est que l’on ne travaille pas assez. On évolue dans une sorte de sable mouvant où plus on bouge plus on s’enfonce. » Le doute commence à détruire la confiance, à attaquer l’estime de soi. Retrait par rapport aux équipes, aux proches, les signes du burn-out s’accumulent. « Tu as fait le choix de la liberté, tu vas pas te plaindre ».

Les réflexions banales pour un entrepreneur, sont ressenties comme des coups de poignards. Il va jusqu’à ne plus ouvrir son courrier. « A un  moment, on ne veut plus rien savoir ». Il entre dans une spirale vicieuse et délétère, qui le dévalorise et annihile ses capacités à rebondir, lui le battant visionnaire et audacieux. Plus il sombre, moins il accepte son burn-out. « Plusieurs fois, je me suis dit que je devais faire un burn-out. Mais j’ai refusé de consulter. Je me sentais complètement responsable de ma situation. Se dire que c’était la faute de la maladie, c’était comme fuir ses responsabilités. » Il vit seul avec ce poids. Sans en parler à ses proches pour ne pas les inquiéter, en faisant semblant que tout va bien avec ses collègues.

Il continue jusqu’à l’épuisement physique et moral. « J’étais comme une enveloppe corporelle vide. Un jour, j’ai eu un trop plein, comme si j’avais cessé de nager pour me laisser couler vers le néant ».  Il abandonne le combat. Un soir, il se retrouve au fond d’une forêt, une corde à la main.  « J’avais l’impression d’être entré dans un tunnel noir sans espoir d’en sortir. C’était la seule option qui me restait pour me libérer.  Et dans cette forêt, j’ai vu une lumière au bout du tunnel : Les visages de mes proches. » Il lui aura fallu se confronter à l’extrême pour réagir. « C’est comme si un voile néfaste disparaissait, concrètement ».

Frôler la frontière qui sépare la vie de la mort pour mieux rebondir…

Il cesse de tout voir en noir. Il s’ouvre à nouveau aux autres. Se projette dans l’avenir, retrouve son optimisme. « C’est une sensation unique que de se sentir revivre. Libéré d’un tel poids, on se demande comment on a pu encaisser cette maladie aussi longtemps ». Avec de l’énergie à revendre et une foi en l’avenir revenue, les projets affluent. D’abord renouveler son offre de consulting autour des modes d’apprentissage innovants. Et surtout un projet : Preda. « Avec Socialearning, nous avons acquis un savoir-faire unique autour des nouveaux modes de transmissions de connaissances. Avec Preda, nous allons mettre ce savoir-faire au service du Marketing. Preda va  booster l’engagement de leur public, leur taux de transformation et donc leur ROI ».

Créer une entreprise, c’est plus qu’un business plan, c’est une projection de soi. C’est pourquoi planter sa boîte se révèle une expérience douloureuse, voire destructrice. En France, on commence tout juste à estimer que l’échec est un processus naturel dans l’entrepreneuriat. « C’est un apprentissage. Et on apprend par l’expérience. Et l’expérience est un processus d’essais erreurs. Ce qui importe, c’est de savoir se relever, d’apprendre de cet échec et de se remettre en marche. »

Frédéric Domon estime qu’il a eu une chance incroyable : celle de pouvoir sortir du tunnel, de regarder à nouveau vers l’avenir. « Je pense avec une boule au ventre à ceux qui finissent fracassés, aigris, à ceux qui n’ont pas eu ma chance. Entrepreneur, cela peut être d’une violence rare. J’ai vu la lumière au bout du tunnel. J’ai pu me relever. C’est pourquoi je veux témoigner. Dire qu’il ne doit pas y avoir de tabou. Qu’il ne faut surtout pas se refermer mais au contraire oser parler lorsque les difficultés arrivent. »

C’est pour cela qu’il a rejoint un collectif d’auteurs, pour partager son témoignage dans l’ouvrage 100 conseils pratiques pour planter sa boite.  Et Frédéric Domon de conclure : « Si l’entrepreneur est le héros des temps modernes,  personne ne vous demande d’être Superman, d’être infaillible ». Un témoignage courageux, à méditer.

7 Ways Accountants Can De-Stress After Busy Season Burnout

It’s no secret that busy season burnout is a common occurrence across many firms, and at the end of the day, a successful busy season will always be… well… busy!

Which means finding ways to reenergize yourself shortly thereafter is critical to regrouping everyone’s energy and focus.

With that in mind, we put together 7 ways to help kickstart the efforts! How you implement the ideas may vary, and at the end of the day, its determined by the culture and personalities of your team. Some strategies might work exactly as it’s laid out below, others might need adjusted. It’s up to you, but we hope this gets the juices going :)

Idea Strategy Success

1) Game Day

For a friendly, competitive environment, you can put together a “Game Day” for your firm. This can involve a variety of games (Horseshoe, Bocce Ball, Darts, Foosball, Ping Pong, etc), and the winner with the most points wins. It’s important that throughout this day, everyone in your firm should feel like a winner. This might include everyone getting a gift card, an afternoon off, a small token of appreciation, anything. Keep the environment and light, after all this day is relaxing!

2) Catered Food for a Week or Month

This could be both used during and after tax season. The stress the body goes through can be high, so why not reward the team with the rejuvenation of healthy food! Chances are during the busy season, the first thing to go is healthy food (and even exercise), then sleep. Take the mental burden of figuring out “what should we eat” or “what should we pack” by catering a week or month for your team.

3) Individual “Me” Days

In this idea, you sponsor or support each team member to take a “me” day or afternoon. So for some, this might be going to the driving range. For others, it might just being able to walk the mall or bookstore in the middle of the afternoon. Or going to the gym in the middle of day, or the park. The point is, each team member has to do something that is done for the sole purpose of their enjoyment. The only rules is that it has to be for them! We all love our families and kids, but let’s be honest, busy season + a family can be taxing (no pun intended!). This is about doing something for YOU.

4) Firm Retreat / Conference Outing

This is a more ambitious effort, but for those that are growing their team quickly, can be a great way to outline the future of the firm while building team cohesion. A Firm retreat can be a single day, renting out a cabin and having it catered. Discussing the clients, the team, and the goals of the firm. You can do activities like the DISC profile for each team member, and you can outline how everyone wants the rest of the year (and beyond) to go.

5) Family/Spouse Time Gift

This is a sponsored “Date Night”, very similar to the “me day”, but in this scenario, you get your team gift cards for a Dinner, Movie, and even Babysitter budget. Alternatively, you can get a gift card for a team members family to play mini golf, go to a water park, bowling, etc (just be sure the entire family might enjoy it. If they have 3 kids under 3, I’d suggest the date night :) If they have kids 5-13, mini golf could be an exciting and memorable outing.

6) 1 Week Remote Working

Perhaps what your team would really appreciate is a week of working from home! This way they can catch up on some sleep, while still working on important matters. For this one, your team will have to be more tech savvy, and have the ability to work from home (back to the 3 kids under 3 example… if that’s the case, there’s no way they can work from home!). But if this is a good fit for your team, this could be an easy way to allow your time to rejuvenate.

7) Practice “Spa Day”

The practice spa day is similar to game day (in that you bring games to the practice), but in this instance, you’re brining in massage therapist, yoga instructors, and perhaps a big screen TV with video games. The point is to just make it as relaxing as possible, and create an environment where by the end of the day, your team members will say “this was the most relaxed I’ve been in months!”.

In the end, we truly believe the investment in your team yield a tremendous ROI for your firm. Your team should up each and every day to help you build the firm of your dreams. It’s not always easy (for you or for them), and these ideas, whether big or small, can go a long way to showing “we care”. If you’re an up and coming sole practitioner, consider applying these strategies for yourself now, and for your team in the future!  If you have an additional strategy or idea, leave it in the comments below!

Trajet quotidien = temps perdu ?

28 minutes : c’est le temps de trajet quotidien moyen pour un cadre. Je précise un cadre car les études montrent que le temps de trajet augmente avec le niveau de diplôme. Justement, parlons-en de ce temps quotidien incompressible, souvent soumis aux aléas. Comment le vivez-vous ?

Opportunité ou contrainte ?

Certains vivent ce temps de trajet comme un sas : compression le matin / décompression le soir. Le temps nécessaire pour « quitter » intellectuellement son poste, fermer les dossiers pour la soirée et se rendre disponible pour sa deuxième journée, la vie de famille entre autre. Pour d’autres, c’est une contrainte qui peut devenir usante, source de stress quotidien. Surtout quand l’aléa du bouchon ou du retard de train, tram, métro, vient ajouter un temps supplémentaire non maîtrisé. A Paris, aujourd’hui, qui n’est pas abonné au fil d’informations de ses lignes de métro ou RER ? A Bordeaux, par exemple, un automobiliste perdra 147 heures chaque année pour un trajet moyen théorique de 30 minutes… Soit presque un 13ème mois finalement !

Transport en commun ou voiture ?

Que préférez-vous ? La solitude de la voiture, votre radio allumée sur votre station préférée, le kit main libre installé et l’attention permanente portée sur la voiture qui vous précède ? Ou le confort (relatif) d’un siège de train, tram (quand c’est possible) et la lecture de :

  1. La presse quotidienne régionale
  2. Un magazine
  3. Un roman
  4. Des documents de travail

Un casque vissé sur les oreilles ?

Ou alors, rien ?

Oui, je sais, nous n’avons pas tous le choix. Et d’autres modes de transport restent possibles ou complémentaires. Je reste, par exemple, toujours rêveuse devant les trottinettes pliées dans le métro. Mais pour un temps de trajet identique, que choisiriez-vous ?

Pouvez-vous jouer avec le temps ?

Un constat simple que nous avons plus ou moins tous identifié : le temps de trajet peut doubler en fonction de l’horaire de départ du domicile. 8h20 ? La pire heure pour une collègue. Une fois les tranches horaires repérées, que faire ? Partir plus tôt, plus tard ? L’entreprise laisse-t-elle aux collaborateurs la possibilité de s’organiser ? Souvent, il ne suffit pas de jouer sur 10 minutes. En l’absence de contraintes réelles du poste, l’organisation s’adapte-t-elle avec ses paramètres qui vont en s’amplifiant ? Ou est-il mal vu d’arriver à 10 heures souriant, détendu et vite opérationnel ? Cet allongement du temps de trajet est-il un levier de réflexion sur le télétravail ?

Et si une gentille fée, d’un coup de baguette magique, vous rendait ce temps quotidien, qu’en feriez-vous ?

Après l’économie collaborative, l’entreprise collaborative

Les pratiques collaboratives d’entreprise, une réponse aux problématiques actuelles

Confrontées à des problématiques économiques et sociales de plus en plus marquées, les entreprises se tournent vers les solutions collaboratives. Celles-ci ont fait leurs preuves en matière de lien social et d’optimisation des ressources.

Les pratiques collaboratives d’entreprise pour l’optimisation des ressources

Un cadre passe en moyenne 27 177  heures en réunion dans sa vie professionnelle selon Perfony, et un salarié consacre 28% de son temps à lire, écrire et trier ses emails, selon le cabinet McKinsey. Pour remédier à cette perte de productivité, les entreprises cherchent des solutions innovantes et mettent à la disposition de leurs salariés des outils collaboratifs d’entreprise destinés à les rendre plus performants.

Atos, leader international des services numériques, décide d’innover en adoptant unmanagement collaboratif pour optimiser les échanges entre ses 80 000 salariés. Thierry Breton, PDG d’Atos, a instauré en 2011 le « Zéro email » et a mis en place le réseau social d’entrepriseBluekiwi pour un partage d’informations plus rapide, plus personnalisé et donc plus efficace. Résultat, la direction d’Atos affirme que le temps consacré aux emails a été réduit de 25% en moyenne. Les pratiques collaboratives permettent donc d’optimiser les flux d’informations.

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Pour d’autres entreprises, le collaboratif est un moyen d’optimiser les compétences des salariés. Pour améliorer en continu les compétences des salariés à moindre coût, des sociétés créent des COOC (MOOC d’entreprise), cours gratuits et accessibles à tous les collaborateurs d’une entreprise. Les salariés ont accès rapidement à la formation dont ils ont besoin. Cette nouvelle méthode d’apprentissage collaborative favorise les échanges par des groupes de discussions.

Selon John Chambers, PDG de Cisco, “nous voulons une culture où il est inacceptable de ne pas partager ce que vous savez” et il existe de nombreuses solutions. Échanges de compétences, reverse mentoring, prêt de salariés, les entreprises ne manquent pas d’idées pour optimiser le partage des compétences.

Les pratiques collaboratives pour remettre l’humain au cœur de l’entreprise E:\TALENTROC\BLOG\ARTICLE 4 ENTREPRISE COLLABORATIVE\photo.png

Pour les dirigeants, remettre l’humain au cœur de l’entreprise est devenu une priorité afin defidéliser les collaborateurs. L’objectif est d’avoir un impact direct sur le turn-over et de réduire les coûts de formation et de recrutement.

La valorisation les compétences individuelles de chaque collaborateur via des outils collaboratifspermet de remettre l’humain au cœur de l’entreprise. C’est le cas de Talentroc, la plateforme collaborative d’échanges de savoirs lancée à Audencia. Elle permet aux salariés de se former entre eux, via l’outil de cartographie et d’échanges de compétences, de valoriser leurs compétences, mais aussi de créer du lien social.

De nombreuses entreprises rencontrent des problématiques en terme de lien social. Pour y remédier, elles adoptent des pratiques collaboratives. Des sociétés comme IBM favorisent les échanges et  l’intelligence collective grâce à la création d’ espaces de coworking d’entreprise. D’autres entreprises rendent ouverts et modulables leurs espaces de travail pour permettre aux salariés d’échanger et de collaborer plus facilement.

Orange et Airbus, deux entreprises qui misent sur le management collaboratif

Orange, leader international, doit se réinventer d’urgence pour faire face à un marché en pleine mutation et à la crise sociale qu’il a subie récemment.

Suite à cet événement marquant, le groupe a pris conscience du besoin de remettre l’humain au cœur de l’entreprise. Réseau social d’entreprise, coworking, MOOC, transmission de savoirs ou boîte à idée digitale, Orange a su mettre en œuvre de nombreuses pratiques collaboratives d’entreprise qui valorisent les individus et les compétences. 3 ans après la mise en place de la boîte à idée digitale, le groupe aurait économisé 600 000 millions d’euros et 7 500 projets auraient été réalisés grâce aux idées émises par les salariés.

En 2014, le groupe Airbus a créé un espace collaboratif dédié à l’innovation : « Le protoSpace ». Ce fablab industriel a pour objectif de faire émerger de nouvelles idées par les rencontres et les échanges autour de la création de prototypes. Scanneurs et imprimantes 3D, réalité augmentée, casques de réalité virtuelle, tout est réuni pour créer et innover, toujours dans la même finalité, rester compétitif.

ProtoSpace d’Airbus

Après l’entreprise agile, libérée ou 2.0, l’entreprise collaborative est la nouvelle forme de management qui séduit de nombreux dirigeants pour répondre à leurs problématiques RH.

Le modèle RH de Netflix : vacances illimitées pour les salariés et faible contrôle des notes de frais

Le modèle RH de Netflix : vacances illimitées pour les salariés et faible contrôle des notes de frais

Le modèle Netflix fonctionne pour le moment : le géant de la vidéo à la demande (VOD) totalisait en janvier 2015 plus de 57 millions d’abonnés. Pour conquérir le monde, il mise sur une vision neuve de la VOD (il produit notamment une partie de ses contenus), utilise une communication efficace et… gère de façon innovante ses ressources humaines. L’entreprise offre par exemple à ses salariés des vacances illimitées (dont ils n’abusent pas) et ne contrôle que rarement leurs notes de frais.

Pour faire gonfler au maximum sa base d’abonnés et rester le champion du secteur de la vidéo à la demande, Netflix, qui a gagné 4,3 millions de clients dans le monde au cours des trois derniers mois de 2014, a développé une politique de ressources humaines originale, pour impliquer au maximum ses salariés dans la vie de l’entreprise.

En 2009, le PDG du groupe Reed Hastings et le DRH de l’époque Patty McCord ont mis en ligne une présentation de 124 diapositives (disponible à la fin de cet article) résumant l’esprit de cette politique RH innovante. Consulté plus de 11 millions de fois, ce document a inspiré de nombreuses entreprises de la Silicon Valley, même si certains des points qu’il évoque font débat.

NETFLIX NE FLIQUE PAS SES SALARIÉS

Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, a qualifié cette présentation de “document le plus important produit par la Silicon Valley”, souligne Laëtitia Vitaud, enseignante à Sciences-Po Paris dans une analyse du modèle RH de Netflix réalisée sur le blog du cabinet de conseil Willbe Group.

Pour la société californienne, la clef d’une bonne gestion de ses équipes est la confiance. Elle ne flique pas ses salariés car elle considère qu’ils sont des « adultes responsables ». Elle leur offre des vacances illimitées : s’ils partent se reposer, c’est qu’ils en ont besoin et qu’ils seront plus performants dans leur travail à leur retour. Cette idée « est encore considérée comme délirante ailleurs que dans la Silicon Valley, où la culture de l’effort et de la performance est si profonde que personne ne songerait à abuser des vacances », souligne Laëtitia Vitaud.

PAS DE PRIME À LA PERFORMANCE

Netflix, qui a réalisé 5,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2014, ne contrôle pas non plus drastiquement les notes de frais de ses salariés, estimant qu’ils dépensent l’argent du groupe avec parcimonie, comme s’il s’agissait du leur. Les salariés ne touchent pas de primes à la performance, car « elles n’améliorent pas leur efficacité au travail » selon les équipes RH de la société. Ils sont en partie payés avec des stock-options, leur salaire dépend donc des résultats de l’entreprise à long terme. Au moment de la signature de son contrat, chaque salarié discute avec Netflix de la part de salaire qu’il veut toucher en fixe et de celle qu’il veut recevoir en variable, en fonction de sa situation personnelle et de son goût pour le risque.

La direction des ressources humaines de la société ne fait pas d’évaluations annuelles ou saisonnières de ses salariés, car elle les trouve peu efficaces : il vaut mieux formuler les critiques au moment où les difficultés se posent, cela permet de résoudre les problèmes plus vite et donc in fine à l’entreprise d’être plus performante.

Ce modèle est-il duplicable partout ? Voilà qui mérite réflexion…

Comment faites-vous pour recruter un stagiaire ?

Recruter un stagiaire n’est peut être pas aussi difficile que de recruter pour un CDI, mais il faut néanmoins y accorder du temps.

Pour ma part, un entretien me semble être la dose minimum pour choisir après la sélection de CV. Souvent, je complète par un petit test pratique qui permet de voir si le candidat arrive à s’en tirer correctement dans les tâches qui lui seront demandées. C’est aussi un très bon moyen de vérifier son orthographe, fléau des étudiants, même à un niveau Master.

La sélection est toujours faite de manière collégiale. Je me suis assez trompé tout seul pour éviter de choisir toujours tout seul un candidat, et surtout, même si c’est moi le boss, je laisse la majorité décider (nous sommes trois à recevoir les candidats). Je pense que plus on est sincère dans sa recherche et plus on la partage, plus on a de chance de tomber sur « la bonne personne ».

Mes petits trucs pour éviter de me faire « rouler » :

  • Les candidats trop à l’aise, qui viennent sans rien pour noter, et ne sorte même pas leur CV de leur poche
  • Ceux qui savent tout faire et qui ont tout fait
  • Ceux qui adaptent leur discours au votre en disant qu’ils ont vraiment envie de faire ce stage, même si leur CV dit tout le contraire

La plupart des candidats que nous recevons sont relativement honnêtes, mais souvent, leur désir de plaire et de vouloir être pris à tout prix a tendance à dévaloriser leur candidature à mes yeux.

Pour ce qui est de la parité, ce n’est pas un critère pour moi, même si j’ai toujours en arrière plan la pensée d’équilibrer les troupes en essayant d’avoir un bon mix de femmes et d’hommes. Est-ce une bonne règle ? Je ne sais pas. Toujours est-il que le sexe n’est pas un critère déterminant dans le métier que nous faisons.

Cela dit, je trouve que c’est vraiment un travail intéressant que de recevoir des gens à l’orée de leur vie professionnelle. Et j’ai l’impression que la plupart n’ont pas conscience que leur stage de fin d’étude sera sans doute déterminant dans la suite de leur carrière. Cela aussi fait partie de mes critères de sélection : vérifier que le futur stagiaire aura un poste en adéquation avec son désir de carrière.

Et vous, comment faites-vous pour recruter un stagiaire ?

L’interface du futur dans l’e-commerce n’est pas encore né

L’expérience  : le point faible des sites ecommerce

A lire l’article de Valérie Leboucq sur les Echos, je ne puis qu’être jaloux de ce que l’on peut faire en terme d’expérience client en magasin, par rapport à ce que l’on peut faire sur le web. Je le dis franchement : l’expérience client dans le monde digital est quasiment nulle. Non pas que la notion n’existe pas. Nombreux sont les artifices trouvés par les webdesigners pour tenter de recréer l’expérience du réel sur un écran à 2 dimensions, mais parce qu’elle est infiniment plus pauvre qu’en magasin. Et pour le peu que je puisse en voir, ça n’est pas prêt de changer.

Les sites de ecommerce : de banals automates ?

Les sites de ecommerce sont essentiellement des automates à prendre des commandes. Pas des endroits où rêver. Et pourtant, aujourd’hui, quand on voit les efforts déployés par les grandes marques de fabricants pour créer une expérience de shopping envoûtante, il apparait clairement que l’écrin compte autant que le contenu. Si vous n’en êtes pas convaincu, faites simplement un tour en ville et rentrez dans les magasins  les plus en avance dans ce domaine, comme les Apple Store, les Abercrombie & Fitch, les Yves Rocher, etc… Tous s’orientent à la fois vers une experience digitale interactive plus grande (qui reste, tout de même, comme nous le dit l’article, pas si évidente que ça), mais surtout, vers une mise en ambiance qui plonge le passant dans un monde meilleur, un monde de rêve, même s’il n’achète pas.

Sur le web, qu’en est-il ? Rien. Ou presque rien.

Les sites se ressemblent tous. Une page d’accueil, un rayon, une fiche produit et un tunnel de commande. Les rayons ressemblent à des boites de caractères d’imprimerie où les produits sont rangés en tout petit dans des cases cloisonnées. Les pages d’accueil sont le champ de bataille entre les promos, les offres, les bannières publicitaires, les éléments de rassurance, que les gens ne regardent pas ou à peine. Les fiches produits, la plupart du temps, réduisent le produit lui même à une image de quelques centaines de pixels de côté. Souvent, les prises de vue sont disparates, les mannequins plus ou moins bien sélectionnés, les tentatives d’augmenter l’expérience utilisateur par de la vidéo, des images plein écran, des sons, rares.

Le pire ennemi des sites ecommerce : le code

Pire encore, les sites de ecommerce pâtissent la plupart de bugs. Ce n’est pas qu’une affirmation gratuite. Tous les tests que nous menons sur les sites de nos clients en révèlent. Ce qui prouve qu’ils ne sont pas si rares. Autre problème flagrant : à cause d’une obésité récurrente dans le code, les pages sont lourdes et longues à télécharger. Si vous êtes un pro du web et que vous bossez en agence, je vous invite à vous éloigner de votre petit cocon digital de vous éloigner de quelques kilomètres d’une grande métropole et vous saurez de quoi je parle. Malgré la généralisation du haut débit, le réseau devient tellement saturé qu’obtenir une bonne connexion devient une exception. L’expérience utilisateur, même si elle s’améliore sur desktop, reste encore très en deçà d’un minimum de qualité dès que l’on parle de tablette ou de smartphone. Beaucoup de sites ne font pas attention à cet aspect de la performance qui peut pourtant être extrêmement important notamment au niveau des sites à plus de 1 millions de visite par mois.

Les sites e-commerce ne sont pas des endroits pour faire rêver

Quand à l’expérience client, à l’immersion, à la projection, faites une croix dessus. Personne ne s’amuse à aller sur un site de e-commerce. On ne s’y promène pas par plaisir pas, on n’y rêve pas. Rien n’y est vraiment fait pour créer une expérience à la hauteur de ce que l’on retrouve en magasin.

Alors que la technologie est là, l’intelligence des sites est quasi nulle

Enfin, dernier point, malgré toutes les technologies disponibles et la quantité d’informations récoltée, les sites webs restent dans une large mesure plutôt bêtes.

Les moteurs de recherche employés indexent souvent mal les bases de données et renvoient encore trop souvent des résultats sans rapport avec la recherche. Beaucoup ne savent pas prendre en compte les synonymes, les expressions, les fautes d’orthographes. Cet aspect n’est pas forcément dû à la technologie, mais plutôt à ceux qui la gèrent et dont ni les compétences ni l’emploi du temps ne sont forcément en faveur de leur utilisation à leur plein potentiel.

Les outils de personnalisation qui commencent à apparaître sur le marché restent encore rudimentaires en basant leurs recommandations sur le comportement et la navigation des internautes. Peu savent prendre en compte les comportement généraux ou même encore mieux à se servir du CRM pour faire de véritables propositions personnalisées. C’est pourtant là la voie nécessaire et indispensable à suivre pour proposer une meilleure expérience, plus proche des attentes des utilisateurs. Cette fois, on se heurte sans doute plutôt à des questions de coûts, car il est extrêmement compliqué de mêler plusieurs sources de données et d’en tirer des trames de recommandations vraiment pertinentes. Cela demande beaucoup de temps d’analyser et des ressources humaines très compétentes.

Le modèle idéal

Nous n’en sommes qu’à l’aube du commerce digital. Depuis 15 ans, de nombreux progrès ont été faits, mais l’apparence et l’interactivité des sites n’a pas beaucoup changé. Et surtout, personne n’a encore vraiment pris le risque, ou eu le courage, de proposer une expérience vraiment innovante ou vraiment différente. Et je parle surtout des sites de grandes marques, car l’on retrouve parfois, chez des petits marchands des tentatives intéressantes de merchandising ou de mise en scène différentes de ce que l’on trouve sur les grands sites.

Un autre facteur d’importance pour faire évoluer l’expérience client sur les sites ecommerce sera également l’amélioration de la capacité de ces sites à faire des propositions intelligentes, ciblées, pertinentes. On en est encore loin.

Fidélisation et prospection sur le web 2.0

Le succès d’une entreprise se traduit quasi-systématiquement par la fidélisation de sa clientèle, qui permet d’attirer d’autres clients par le bouche à oreille. Le fait que les consommateurs reviennent témoigne d’une excellente CRM, l’un des facteurs de réussite de l’implantation sur un marché de tel ou tel concept. De manière à pérenniser la vente de ses produits et services, il est nécessaire – aujourd’hui plus que jamais – de miser sur le leadership d’opinion en étant actif sur les médias sociaux et d’assurer sa présence sur les différentes communautés. Le modèle TAGFEE – transparence, authenticité, générosité, fun et empathie – devient le leit motiv des campagnes de fidélisation : Capitaine Commerce vous présente une liste de cinq bonnes actions qui vous aideront dans votre quête de loyauté sociale et de séduction de nouveaux clients.

e_reputation

Les réseaux sociaux offrent une interaction entre le community manager – qui tient un rôle essentiel pour la marque – et les socionautes, qui naviguent sur Facebook, LinkedIn, Twitter, GooglePlus… Si le client s’adresse à l’entreprise, il doit ne jamais oublier que votre community manager est un Être humain, à leur image. Cette prise de conscience permet aux internautes d’agir en toute franchise sans non plus se déchainer sur votre marque en cas de mécontentement. En misant sur le caractère humain du CM, le dialogue reste ouvert aux yeux des internautes.

D’après une étude réalisée par AdoctA fin 2013, seulement 7% des personnes interrogées actives sur Facebook ont déjà « liké » un post sponsorisé, considéré comme impersonnel. La dimension sociale reste le pilier de ce type de réseaux. Manquer d’attention pour ses utilisateurs ne rapporte que très peu de résultats. Au contraire, près de 70% ont laissé un commentaire sur une page Facebook institutionnelle, jugée plus proche des internautes.

Un conseil ? Accordez aux personnes qui vous suivent, tout l’intérêt dont ils méritent. Vous en apprécierez les conséquences : qu’ils s’agissent de commentaires, de partages ou d’un simple « like », vos publications se retrouveront sur le fil d’actualité de quelques centaines de consommateurs potentiels.

 Qu’une marque soit victime de critiques ou qu’elle profite de réactions positives, il est indispensable d’interagir constamment – sans en abuser non plus – avec vos followers. Rester dans le silence est inconcevable pour les socionautes, qui attendent des marques un retour rapide et efficace.

Quoi faire en cas de pépin ? Peu importe la nouvelle, montrez combien vous êtes à l’écoute, rebondissez toujours de manière positive et trouvez rapidement un compromis. Mieux vaut prévenir que guérir : n’hésitez pas à transmettre à vos followers un sondage professionnel, comme ici, qui vise à connaître leur satisfaction, leurs souhaits et leurs exigences.

La grande majorité des personnes qui aiment une page Facebook l’explique par le fait d’être à la recherche de promotions et de l’exclusivité dont les autres clients ne profiteront pas. Pour ces raisons, de nombreux internautes privilégieront la consultation d’une page Facebook – plus personnalisée – au site vitrine d’une entreprise. Le caractère instantané des réseaux et médias sociaux tend à amplifier ce phénomène.

Comment agir ? Jonglez entre la publication de posts « exclusifs » et d’offres promotionnelles. Soignez vos titres : ils influencent considérablement le taux de clics et les différents partages.

Le célèbre quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol reste une réalité. A l’heure de la télé-réalité et de l’infobésité, les internautes ont besoin de se sentir important. Chacun a le droit à son heure de gloire. Les marques doivent s’intéresser à cette recherche perpétuelle d’autovalorisation des socionautes. Sur les réseaux sociaux, les usagers ne se cachent pas et transmettent une image d’eux-mêmes, souvent artificielle voire idéalisée.

Un bon exemple : Pour la dernière Saint-Valentin, les femmes – et hommes – du monde entier ont eu l’opportunité d’embrasser Ryan Gosling, grâce à la mise en place de Kissingryan.com : un site tout simple, un succès social monstre.