Le réseautage en affaires : un art qui se cultive !

Parler de stratégie de commercialisation sans parler de réseautage, c’est comme parler d’un projet d’affaires sans identifier de clients. Bâtir un solide réseau de contacts professionnels est le premier objectif de tout entrepreneur, dirigeant ou professionnel de la vente.

Le réseautage doit-il être vu comme une compétence ?

reseautage formationCertes, réseauter ne s’apprend pas sur les bancs d’école. Je fais partie de ceux qui militent pour que ce type de savoir faire soit intégré dans les cursus de formation. En effet, tout ce qui touche au développement des affaires est trop souvent négligé dans les formations collégiales ou universitaires voire même dans la formation professionnelle.

Pourtant, le réseautage est un atout formidable et une des meilleures façons de trouver de nouveaux clients, partenaires ou même fournisseurs. C’est donc une compétence, et même un art pour certains qui le maîtrisent sur le bout des doigts. Et elle est très payante pour l’entreprise.

Entrepreneur ou dirigeant d’entreprise, votre carnet d’adresses est sûrement bien fourni. Mais vos équipes de ventes, et plus largement vos employés en lien avec votre clientèle, contribuent-ils à élargir le réseau de votre entreprise ?

Le réseautage est-il vraiment une jungle ?

On le dit souvent, prendre le bon chemin dans le réseautage d’affaires n’est pas plus simple que de s’orienter dans une jungle. Il faut savoir s’y retrouver, connaitre ses dangers pour pouvoir trouver ses secrets les mieux gardés.

Et les dangers sont grands. La jungle est un écosystème vivant qui possède ses propres codes et une hiérarchie bien établie. Vous pouvez être tantôt chasseur ou tantôt gibier. Confronté à des animaux à l’allure sympathique mais aussi à de féroces prédateurs qui n’ont pour seul but que d’évaluer la profondeur de vos poches et lepoids de votre portefeuille

Si on parle de plus en plus de vente sociale avec l’apparition des réseaux sociaux, les 5 à 7 sont toujours des lieux de chasse intense ou le social s’efface trop rapidement derrière les intérêts mercantiles! Est-ce vraiment efficace ?

Dans la jungle des affaires, je prétends que l’on peut marier les deux approches. Privilégier une attitude empathique et rechercher l’échange social et désintéressé avant d’évaluer l’opportunité de prolonger la discussion en mode business si l’intérêt mutuel est là. Le social reste à mon sens un vrai tremplin qu’il faut savoir utiliser lorsque l’occasion se présente.

Enfin, comme le réseautage est avant tout une histoire de comportement, il est important de retenir qu’en situation de réseauter comme de vendre, la meilleure attitude est l’écoute active. Un talent que possèdent les excellents vendeurs. Une attitude que l’on peut opposer aux vendeurs « grandes gueules ». Des vendeurs qui parlent trop et qui passent souvent à côté de l’essentiel du processus de vente: la compréhension fine du besoin du client.

Être vendeur éléphant, avec de grandes oreilles pour bien écouter vos interlocuteurs ou persister à être un vendeur crocodile avec une grande bouche pour parler sans retenue, à vous de choisir ! Votre succès en réseautage sera le meilleur baromètre de votre succès…

Une compétence, ça s’acquiert !

Le réseautage est une arme redoutable pour augmenter la performance commerciale d’une entreprise. Chaque employé, à son échelle, peut être un maillon de la chaîne et peut contribuer à développer la visibilité de son organisation.

formation reseautage Avec des réseaux sociaux professionnels comme Linkedin, le réseautage est entré dans une une nouvelle dimension. Les réseaux numériques décuplent le potentiel de réseautage sans même sortir du bureau.

La performance commerciale d’une entreprise passe désormais par la capacité à développer la combinaison réseautage réel et réseautage virtuel et à impliquer le plus grand nombre d’employés. Une méthode gagnante si vous en connaissez toutes les subtilités qui les feront devenir Roi dans la jungle des réseaux !

Leadership : livres recommandés

Il me fait plaisir de vous partager aujourd’hui 11 titres de livres captivants portant sur le leadership qui vous permettra de développer et d’améliorer vos compétences. Ces ouvrages sont disponibles dans la plupart des bibliothèques et en librairie (certains titres sont en anglais seulement, car ils n’ont pas été traduits) :

1- Blanchard, Kenneth H. 2011. Lead with LUV: a different way to create real success
2- Brown, Max et Tanveer Naseer. 2014. Leadership vertigo: why even the best leaders go off course and how they can get back on track
3- Cockerell, Lee. 2009. Enchantez votre entreprise et vos clients : 10 stratégies de leadership pour un succès planétaire : d’après les principes enseignés au Disney Institute
4- Covey, Stephen R. 2006. L’étoffe des leaders : libérez créativité, talent et énergie chez vous et les autres
5- Maxwell, John C. 2014. Good leaders ask great questions: your foundation for successful leadership
6- Miller, Mark. 2013. The heart of leadership: becoming a leader people want to follow
7- Sanborn, Mark. 2007. Nul besoin d’un titre pour être leader : comment il nous est possible à tous de faire, partout, une différence positive
8- Tracy, Brian. 2013. 12 disciplines of leadership excellence: how leaders achieve sustainable high performance
9- Widener, Chris. 2012. Les règles du leadership : devenir le leader que vous souhaitez être
10- Williams, Pat. 2012. Leadership excellence: the seven sides of leadership for the 21st century
11- Wooden, John R. 2007. The essential Wooden: a lifetime of lessons on leaders and leadership

La vérité sur ce qui se passe pendant les réunions

Après s’être attaqué à l’emploi du temps réel des étudiants, le site Topito dévoile sous forme d’infographies humoristiques ce qui ce passe vraiment pendant les réunions. Qu’est-ce qu’on est sûr d’y entendre, ce qu’on y fait vraiment, pourquoi organiser des réunions ? Autant de questions existentielles à se poser pour combattre par l’humour la réunionnite qui sévit trop souvent au travail.

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Olivier Soudieux : “Laisser une grande place au chaos constitue la plus sûre façon d’aborder l’incertain”

L’entreprise efficiente dans un monde incertain et complexe : l’art de gérer absence de visibilité et imprévu, par un expert également alpiniste de l’extrême

O.soudieuxOlivier Soudieux, alpiniste de l’extrême et spécialiste en gestion de risque

Lorsqu’Olivier Soudieux pense gestion des risques, il ne pense pas objectifs chiffrés trop élevés ou parts de marché en recul. Il pense équipes encordées à plus de 7000 mètres d’altitude, camps de base à rallier dans le brouillard, gestion des vivres et de la fatigue. Normal, Olivier Soudieux est alpiniste. Spécialiste des ascensions à hauts risques et des expéditions extrêmes où, du Népal au Canada, avant de s’approcher du Pôle Nord, il a appris à gérer les environnements incertains, l’absence de visibilité et les obstacles imprévus. Ces éléments de contexte qui, devenus récurrents dans l’univers économique actuel, handicapent les entreprises et impactent leurs performances et avec lesquels lui-même a appris à composer.

Sa méthode ? Une adaptabilité totale et permanente ; une capacité à remettre en question en temps réel une décision, une stratégie et des priorités. De cette expertise il a tiré plusieurs enseignements qu’il dispense aujourd’hui à des dirigeants d’entreprise soucieux non seulement de survivre mais aussi de prospérer en milieu incertain.

Ses recommandations sont simples : renoncer aux anciens schémas décisionnels fondés sur le prédictif et l’anticipation et en appeler à de nouveaux mécanismes basés sur l’acceptation de l’échec et de l’approximation. Une mutation radicale, certes, mais essentielle dès lors que le contexte actuel requiert moins de “quadriller le périmètre” que de s’adapter à l’imprévu.

Objectif de sa démarche : permettre aux entreprises de faire de l’incertitude non plus “un obstacle majeur mais un élément de contexte comme un autre”. Avec lequel elles seraient non seulement capables de composer mais aussi de progresser.


Entretien mené par Caroline Castets

Mon parcours est celui d’un homme ordinaire qui fait des choses qui sortent de l’ordinaire. De l’alpinisme de haut niveau, des expéditions extrêmes… Ces choses ont d’abord été une passion, un loisir compatible avec mon travail de chef de projet chez Cap Gemini puis je me suis accordé une parenthèse pour m’y consacrer et cette parenthèse ne s’est jamais refermée. Après avoir enchaîné un temps les conférences sur mes expéditions, j’ai pris conscience du fait que celles-ci recélaient un matériau idéal pour des formations sur la maîtrise des risques en entreprise.

Dès ma première expédition, j’avais pu constater que la façon de gérer les risques en termes de méthodologie était identique à celle mise en oeuvre dans le cadre d’un projet en entreprise : définir un objectif, les moyens nécessaires et la stratégie supposée optimale pour l’atteindre, etc. Seul l’environnement différait. Si bien qu’à mon retour j’ai commencé à faire des formations sur le sujet ; en illustrant les problématiques rencontrées en entreprise avec certaines situations vécues au cours de mes ascensions.

L’imprévu et l’absence de visibilité

Le premier constat qui m’a emmené à déployer ce projet à destination des entreprises et de leurs dirigeants est le fait qu’en expédition, chercher à fonctionner en s’appuyant sur des éléments dits de gestion de projet ou de maîtrise des risques, comme on le fait en entreprise, est totalement inefficace. Pour la simple raison qu’on rencontre dans ce type de projet des éléments de contexte bien connus du monde professionnel – revirement conjoncturel, difficulté inattendue, erreur d’appréciation, etc. – mais qui, dans un environnement tel que la haute montagne, voient leur impact démultiplié.

L’imprévu – qui en expédition ne relève pas de l’exception mais du quotidien –, l’absence de visibilité – dont les entreprises disent souffrir de plus en plus mais qui, en montagne, nous contraint fréquemment à avancer dans le brouillard au sens propre et à nous orienter sur la base d’informations instables ou incomplètes  -, ce sont là des éléments récurrents de la vie des entreprises comme des ascensions d’alpinistes qui, dans un cas comme dans l’autre, ne doivent pas nous empêcher d’avancer vers l’objectif.

L’exigence d’adaptabilité

L’objectif de l’entreprise a toujours été de prospérer, ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est davantage, c’est qu’aujourd’hui il lui faut prospérer dans un monde incertain. Le challenge ne se résume plus à “être profitable à la fin de l’année”, mais à “être profitable à la fin de l’année sans rien savoir des ressources dont on disposera, de l’état du marché, de l’économie mondiale, de la concurrence, etc.”. En expédition, on est constamment soumis à ce type de challenge et la capacité à s’y adapter n’est pas un plus, mais un impératif absolu. Parfois, une question de vie ou de mort. C’est parce qu’aujourd’hui les entreprises sont de plus en plus confrontées à cette exigence d’adaptabilité que j’ai décidé de tirer un enseignement managérial de mes expéditions et de leur proposer.

« La performance positive »

En faisant ce travail j’ai identifié trois piliers d’enseignement valables en expédition et transposables en entreprise. Le premier est ce que j’appelle la performance positive. Il s’agit de la nécessité de se montrer réellement performant, avec un niveau d’exigence élevé face aux objectifs fixés, mais également de maintenir ce niveau durablement. La façon dont les dirigeants d’entreprise envisagent la performance est trop souvent liée à une notion d’immédiateté, ce qui se produit en expédition lorsque l’idée devient d’atteindre le sommet le plus vite possible. Or on s’aperçoit très vite en montagne que la performance pure, sans un niveau de bien-être suffisant, cela s’appelle une illusion. Un fantasme de manager, qu’il soit chef d’expédition ou dirigeant d’entreprise.

Au début, la performance sera au rendez-vous, c’est certain : mettre la pression aux équipes permettra bien d’avancer plus vite. Mais cela créera une illusion d’efficacité alors qu’il ne s’agira pas de performance durable. Rapidement, l’épuisement va gagner certaines personnes et, ainsi, ralentir l’ensemble des membres du groupe – que ce soit en raison de la corde qui les relie en alpinisme ou de celle que représentent les multiples interdépendances qui, en entreprise, font que l’efficacité du dispositif dépend d’un ensemble de performances individuelles. C’est pourquoi le rôle essentiel du chef de projet, quel qu’il soit, doit impérativement consister à placer et ajuster le curseur entre performance et bien-être. La plupart des managers savent parfaitement que le bien-être et l’humain sont au service de la performance économique. Mais beaucoup ont du mal à capitaliser sur cette réalité une fois en prise avec un objectif à atteindre. Plus encore lorsque, comme c’est le cas aujourd’hui, l’environnement perd en visibilité.

« L’agilité »

Le deuxième pilier essentiel que j’ai identifié porte sur l’agilité. L’impératif stratégique qui consiste à se montrer capable, à tout moment, de réorienter une décision, d’infléchir une stratégie en fonction d’éléments extérieurs. En haute montagne, le schéma d’entreprise classique qui consiste à prévoir à moyen terme, exécuter et tirer un enseignement est un principe qui ne fonctionne pas. Pour la simple raison que rassembler des informations dans le but d’élaborer des plans “à moyen terme” implique une faible fiabilité de ces informations et une probabilité élevée que le contexte ait évolué, voire radicalement changé, entre le moment de la prévision et celui de sa mise en oeuvre. Le mécanisme est trop long : il crée nécessairement une décorrélation entre décision et exécution. Aujourd’hui, il en est de même en entreprise.

“Laisser une grande place au chaos constitue à mon avis la plus sûre façon d’aborder l’incertain. C’est pourquoi il y a tout un travail à faire sur les organisations pour les emmener à fonctionner davantage comme des petites cellules kamikazes qui se font et se défont en fonction des opportunités et des difficultés qui surviennent.”

La politique de gestion de risques consacre énormément de temps et de moyens – humains et financiers – à prévoir, anticiper, élaborer des scénarios alternatifs, etc. On est constamment dans la projection de tous les possibles ce qui, au-delà d’un certain stade, se traduit nécessairement par une perte de temps puisque tout prévoir est simplement impossible et que s’acharner à le faire finira par coûter plus cher que de gérer le risque réel lorsqu’il se présentera. Autre problème : ce type de stratégie tend à nous inscrire dans des schémas tellement étroits et précis qu’ils nous rendent d’autant moins aptes à agir lorsque l’imprévu survient. Je pense donc que, dans le contexte actuel, il est impératif que les managers renoncent à créer trop de cases mais acceptent plutôt de se confronter régulièrement à l’imprévu.

« L’adaptation permanente et l’approximation constante »

Tout cela implique de travailler de nouvelles approches décisionnelles en se fondant non plus sur une démultiplication de schémas et de scénarios mais, à l’inverse, sur un principe d’adaptation permanente et d’approximation constante ; ce que les entreprises ont du mal à entendre tant la recommandation est contraire à leurs pratiques et croyances, elles qui, en permanence, s’emploient à combattre l’approximation. C’est pourtant un fait, il existe toute une part de l’environnement économique et humain qui ne peut se traduire en équation et qui conserve, quoi qu’on fasse, une part élevée d’imprévisibilité, si bien que la seule façon réellement efficace de l’aborder consiste à accepter une marge d’approximation.

C’est une réalité avec laquelle on apprend nécessairement à composer en expédition où l’essentiel n’est pas de savoir avec précision où l’on est ni quelle partie du chemin on a déjà parcourue mais plutôt où l’on se situe approximativement. S’acharner à savoir avec précision prend trop de temps et mobilise trop de moyens. Mieux vaut adopter une gestion des priorités flexible et accepter l’idée de progresser non pas nécessairement vers le point idéal mais vers quelque chose de globalement bien orienté qui s’en approche. C’est là une manifestation d’agilité qui peut s’avérer d’une grande valeur ajoutée pour les entreprises ; une façon de bien gérer ses ressources et, à l’arrivée, un processus plus efficace.

Manager par le sens

Un des grands enjeux de l’entreprise – comme d’ailleurs de l’expédition – est que les gens s’engagent. Or plus l’environnement est difficile et incertain, plus la tentation est forte de se désengager. Il existe trois outils de management pour pallier cela. Les deux premiers sont bien connus et se résument aux concepts de base que sont la carotte et le bâton. On sait ce qu’on peut en attendre, en termes de résultats comme d’effets pervers. Il en existe un troisième qui est le management par le sens. L’idée consiste à se dire que le projet, pour susciter l’adhésion, doit être porteur de valeurs. Pas les concepts nobles affichés en salle de réunion et rarement mis en pratique mais d’une véritable ambition collective. Alors la motivation peut être intrinsèque au projet et le manager n’a plus qu’à coordonner des équipes qui, toutes, ont envie d’avancer au service de la mission.

Ce qui est infiniment plus confortable pour le manager et plus efficace pour le projet. Travailler ce type de dynamique managériale est essentiel par les temps qui courent car, cela se vérifie invariablement en expédition, lorsque les difficultés surviennent, elles démultiplient les tendances préexistantes au sein de l’équipe. Que celles-ci soient positives ou négatives. Si bien que la façon dont chaque leader manage et les outils qu’il utilise pour le faire par temps calme peuvent lui donner un modèle plus ou moins prédictible de ce qui se produira lorsque le risque surviendra. Ce qui est d’une importance capitale parce que ce n’est pas au moment de la crise que l’on peut changer les équipes ou créer de la motivation.

Surtout il faut garder à l’esprit que ce qui peut faire toute la différence dans l’atteinte de l’objectif, ce n’est pas l’accumulation des compétences individuelles mais le partage du sens. C’est flagrant en expédition où parmi des alpinistes chevronnés, certains chercheront d’abord le dépassement de soi alors que d’autres seront venus pour se faire plaisir. Lorsque la crise survient – ce qui m’est arrivé à 7 000 mètres d’altitude au Népal -, ce sens différent donné à l’aventure, s’il n’a pas été détecté avant, peut vraiment poser problème.

« Sortir du cadre »

Le troisième grand enseignement que j’ai tiré de mes différentes expéditions et qui vaut pour toute entreprise aujourd’hui tient à la nécessité non seulement d’innover mais, plus encore, de sortir du cadre lorsque l’environnement l’exige. Ce qui est généralement le cas lorsque, une fois parvenu à un certain niveau d’agilité, de motivation partagée et de compétences, on se trouve en capacité d’aller plus loin que ses concurrents. Ce qui crée de nouvelles incertitudes, implique de nouveaux risques et requiert une nouvelle forme d’adaptabilité, particulièrement en termes de créativité et d’innovation de rupture. Car une fois qu’on est suffisamment monté en performance pour élargir son périmètre d’expertise, il faut adopter une approche innovante. On ne peut espérer investir de nouveaux territoires, quels qu’ils soient, en recourant aux mêmes méthodes que par le passé et en espérant qu’elles fonctionneront dans un environnement encore plus complexe et incertain.

Les alpinistes chevronnés sont confrontés à ce type de situation lorsque, après avoir gravi tous les hauts sommets de France, ils se sentent suffisamment compétents et agiles pour s’attaquer à un sommet du type Himalaya où ils vont se trouver exposés à des difficultés démultipliées face auxquelles les anciennes méthodes seront, sinon inefficaces, du moins insuffisantes. Il faut alors innover pour survivre dans un milieu encore plus instable que celui qu’ils connaissaient jusqu’alors. C’est le cas des entreprises qui s’aventurent hors de leurs univers, qui tentent d’autres voies et qui, ce faisant, doivent défricher des environnements qu’elles ne maîtrisent pas. Deux possibilités s’offrent à elles : renoncer ou sortir du cadre.

Innovation de rupture

C’est ce que j’ai pu vérifier en préparant ma traversée du Pôle Nord en solitaire, sur un territoire qui, aujourd’hui, est plus que jamais instable puisqu’il est entre glaciers et eau, si bien qu’il n’existe a priori aucun outil adapté pour ce type d’expédition. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de faire construire un équipement totalement inédit, à la fois traîneau et bateau. Ce type d’innovation de rupture est révélateur de ce que les entreprises doivent parvenir à faire aujourd’hui ; à savoir : être capables de sortir du cadre pour trouver des solutions là où, a priori, il n’en existe aucune. Cela implique de remettre en cause des convictions, de penser totalement différemment, de s’appuyer sur les experts, bien sûr, mais également de savoir aller contre leur avis, car ce sont généralement des professionnels qui quadrillent tellement leur périmètre qu’ils acquièrent des certitudes absolues sur ce qui est possible de faire et sur ce qui, selon eux, ne l’est pas. Et c’est parfois en croisant deux impossibles certifiés par des experts qu’on peut déboucher sur de vraies solutions innovantes.

Changement de paradigme

Avec ces leviers – l’agilité, l’innovation, la performance… – évoluer en milieu incertain devient possible. L’incertitude cesse d’être un obstacle majeur pour devenir un élément de contexte comme un autre avec lequel l’entreprise est non seulement capable de composer mais aussi d’identifier de nouvelles opportunités.
Sur toutes ces thématiques – garantir lorsqu’on ne dispose soi-même d’aucune garantie, gérer l’incertain, composer avec l’absence de visibilité… -, les entreprises sont en très grande demande.

Et elles le sont d’autant plus que beaucoup ont aujourd’hui conscience du fait que ce que nous vivons à l’heure actuelle n’est pas une crise mais un changement de paradigme. Il ne saurait donc être question pour elles de se cramponner à leurs anciens schémas de management, de prise de décision et de gestion de risque en attendant que les choses reviennent à la normale. Elles doivent, au contraire, apprendre à naviguer dans ce monde nouveau. Dans ce contexte appelé non seulement à durer mais aussi à se renforcer. Raison pour laquelle apprendre à progresser avec des informations partielles et en milieu fluctuant est déjà une nécessité aujourd’hui mais deviendra sans doute une question de survie demain.

En attente de “How to”

Pour toutes ces raisons, les entreprises sont clairement demandeuses. Mais plus que des leviers d’action, elles voudraient qu’on leur communique du “how to”, une méthodologie. On peut partager avec elles un certain nombre de stratégies – que ce soit sur la gestion des ressources ou le mécanisme décisionnel – et de mises en situation sur le risque extrême, le mécanisme de décision, etc. pour les sensibiliser à d’autres approches managériales mais il est clair qu’à l’heure actuelle, la majorité d’entre elles ont encore beaucoup de mal à accepter ces nouvelles approches. Beaucoup restent en effet très ancrées dans un modèle de structure hiérarchique et de logique prévisionnelle. Ce qui se comprend parfaitement mais pose problème dès lors que l’environnement actuel requiert une autre approche. D’autres réflexes.

Plus de place au “chaos”

En ce qui me concerne, pour ma prochaine expédition je vais évidemment conserver un peu de structure, il en faut, mais je vais surtout laisser une grande place au chaos, ce qui constitue à mon avis la plus sûre façon d’aborder l’incertain, mais qui reste un concept vers lequel les entreprises ne vont pas spontanément.

Beaucoup en comprennent pourtant l’utilité dans le contexte actuel mais, pour contourner la nécessité de passer à l’acte, invoquent les pesanteurs de leur organisation interne, le poids des process, etc. Je pense donc qu’il y a tout un travail à faire sur les organisations pour les emmener à fonctionner davantage comme des petites cellules kamikazes qui se font et se défont en fonction des projets, des opportunités, des difficultés qui surviennent.

Les entreprises doivent laisser plus de place au chaos. Moins s’acharner à border l’incertain mais tester. Non pas pour trouver nécessairement des solutions mais pour identifier les problèmes, les manquements, les besoins, ce qui produit généralement beaucoup plus de résultats.

Bienfait de l’échec

Les managers ont tout intérêt à consentir à ce que quinze expérimentations soient menées dans quinze directions différentes, afin de voir ce qui en résulte, de partager ce qui n’a pas fonctionné, d’en tirer un enseignement et de recommencer pour ensuite être en mesure d’en faire une règle. Or, pour l’heure, on a beaucoup de discours positifs sur la vertu de l’échec mais lorsqu’on teste, on le fait toujours prioritairement pour que cela fonctionne, le discours managérial classique sur le sujet restant : “Comme je vous donne les moyens d’essayer, j’aimerais que vous puissiez me garantir un retour.” Ce refus de tester “à perte” pose problème, tout comme cette incapacité, très répandue en Occident, à accepter l’erreur et l’échec comme faisant partie intégrante du processus créatif.

Pourtant, seuls deux types d’échecs m’apparaissent réellement préjudiciables : le premier consiste à ne rien tenter, le second à ne tirer aucun enseignement de ses erreurs. Pour tout le reste, il faut considérer que l’échec et l’erreur constituent des étapes préalables au succès et que, si l’on souhaite réellement doubler son taux de réussite, il faut accepter de doubler son taux d’erreur. Bien sûr cela a un coût. Mais ne rien tenter en a un encore plus élevé. Surtout dans le contexte actuel.

Six high-paying careers you haven’t considered

Hot careers that pay well

These six professions might have more earning power than you think.

So you want a high-paying career, eh? Instead of going the typical doctor, lawyer, or Wall Street broker route, where competition is steep, a good strategy might be looking in unexpected places for careers with high salaries. But you’ll still want to choose a career that interests you, so the 9 to 5 doesn’t feel like drudgery.
According to Stan Kimer, founder and president of Total Engagement Consulting by Kimer, a diversity and career development consultancy, striking that balance between a highly-skilled job and a high-level of personal enjoyment is what leads to career success in the first place. « In any field if you are extremely passionate about what you do and do it very well, you will rise to the top and make more, » says Kimer.
Read on for a six great careers across a spectrum of fields that pay surprisingly well.

Career #1: Management Consultant

90th Percentile Salary: $142,580
10th Percentile Salary: $44,370
Median Salary: $78,600*
Are you constantly being asked for your opinion and told you give great advice? Did you know that those same skills are fundamentally applicable – and capable of being monetized – in a career as a management consultant?
According to the U.S. Department of Labor, management consultants may analyze a company’s operations and make suggestions on how to improve efficiency and raise profitability. Their responsibilities may also include interviewing personnel and visiting company facilities to determine the methods, personnel, and equipment that will be needed to make improvements.
Why It Pays: According to Kimer, management consultants take home competitive salaries because of their expertise and strong decision-making skills that support a business or company’s livelihood. « Very deep expertise in a critical area leads to higher salaries, » says Kimer. « Applying long and deep knowledge gained over time, making sound recommendations to clients, being able to quickly identify key issues and develop fixes are some high-paying skills. »
Next step: Click to Find the Right Business Program.
Education Requirements: According the Department of Labor, the typical entry-level requirement is a bachelor’s degree. Since few schools offer formal programs in management consulting, common fields of study may include business, accounting, management, marketing, computer and information science, engineering, economics, and statistics. Additionally, the Department says that some employers prefer those with a master’s degree in business administration.

Career #2: Accountant

90th Percentile Salary: $111,510
10th Percentile Salary: $39,930
Median Salary: $63,550*
Have a knack for calculating taxes, tips, averages, and balances? Pursuing a career as an accountant may be right up your alley. You might be surprised to find out what these professional number crunchers get paid for their services.
There are many types of accountants, but the U.S. Department of Labor says most of them examine financial records to help their companies run efficiently. Some accountants may focus on examining the record of government agencies, while others may help advise on the management of funds.
Why It Pays: Accounting can pay well because of the breadth of financial expertise and longer hours it can sometimes require, says Ramon Santillan, interviewing consultant and founder of Persuasive Interview, an organization that offers interview coaching services « Accountants need to understand how the financial aspect of the company affects its growth. Particularly with the different areas of it (tax, audit, financial reporting, fraud) and long hours, plus in some cases the need for a CPA license, which requires advanced degrees, accountants can be paid well. »
Next step: Click to Find the Right Accounting Program.
Education Requirements: According to the Department of Labor, a bachelor’s degree in accounting or a related field is required for most accountant positions. However, some employers might prefer those with a master’s degree in accounting or business administration with a concentration in accounting.

Career #3: Registered Nurse

90th Percentile Salary: $94,720
10th Percentile Salary: $45,040
Median Salary: $65,470*
Nurses’ earning power may be overshadowed by physicians and surgeons, but the take-home pay for these caregivers sure isn’t shabby. If you’ve been told you’re compassionate, you love working with people, and you’re interested in medicine, you might consider preparing to pursue a career as a nurse.
According to the U.S. Department of Labor, registered nurses may help coordinate patient care and help administer treatment to the sick and ill. Other common duties could include operating medical equipment, and educating patients and families on managing their illness or injuries at home.
Why It Pays: « Not everyone has the stomach to deal with the duties of a nurse, » says Santillan. Essentially, he thinks the graphic nature of nurses’ work is one major reason they’re paid well.
« Aside from requiring certain types of degrees and licenses in some states, nurses have to maintain their cool and composure, remember all their training, and still maintain a soft demeanor under stressful situations, » he says. « Who wants a nurse that’s freaking out when they see a little blood? »
Next step: Click to Find the Right Nursing Program.
Education Requirements: There are several potential routes to pursuing work as a nurse: an associate’s degree in nursing, a diploma from an approved nursing program, or a bachelor’s of science in nursing, according to the Department of Labor. Additionally, the Department says you will have to pass a state licensing exam to obtain licensure and qualify for providing care as a professional.

Career #4: Fashion Designer

90th Percentile Salary: $126,290
10th Percentile Salary: $34,110
Median Salary: $62,860*
There are plenty of « starving » fashion artists on shows like « Project Runway » and « Fashion Star, » but things look a lot better for the ones who make it in this industry. Pay in apparel and accessory design might be more than you think, especially compared to some other creative professions like theater or dance. So, if you’re artsy and love shopping for clothes, you might want to take a closer look at fashion design as a potential profession.
There many different kinds of fashion designers. According to the U.S. Department of Labor, some may design clothing or footwear, while others may create costumes or accessories. Whatever kind of role a fashion designer has, they could be responsible for anticipating upcoming trends and predicting what fashions will appeal to consumers.
Why It Pays: You might think fashion is based on nothing but trends, but Santillan says pay can be surprisingly high because workers have to be manually skilled as well as innovative thinkers – which is an invaluable mixture for labels looking to create the next big thing.
« More than schooling, it takes creativity and persistence to make it in the fashion industry, » says Santillan. « Similar to professional football, those that make it are handsomely rewarded, but there are literally thousands that will never get to that level. »
Next step: Click to Find the Right Fashion Design Program.
Education Requirements: According to the Department of Labor, post-secondary education is not required, but many fashion designers take courses or earn an associate’s or bachelor’s degree in a related field such as fashion merchandising. The Department also notes that employers rely on a designer’s portfolio when deciding whether to hire the applicant or not.

Career #5: Web Developer

90th Percentile Salary: $105,200
10th Percentile Salary: $33,550
Median Salary: $62,500*
You wish you could spend all day on the couch testing out apps and surfing different websites on your phone and iPad. Well, what if you could make money developing the sites and mobile experience rather than just browsing them for sport? You might be shocked to learn that you could fetch a decent salary professionalizing your hobby as a web developer.
According to the U.S. Department of Labor, web development is a large field filled with many specialists. In general, the Department of Labor says that web developers may use a wide variety of computer code to design, create, and/or maintain a website or program for a company.
Why It Pays: The potential to make big bucks without spending a ton of time in the classroom may make the high pay for web developer jobs a bit surprising.
« Although you need a high level of knowledge about coding and design, you don’t necessarily have to have a formal education in order to make good money as a web developer, » says Santillan. « If you work as a freelancer, you have the potential to really make some serious cash. »
He does note, though, that freelancers could face off-shore competition for these remote gigs.
Next step: Click to Find the Right Computer Science Program.
Education Requirements: The wide range of skills and positions spanning this field call for different education requirements. According to the Department of Labor, entry-level position requirements vary from a high school diploma to a master’s degree, depending on the job. Employers might prefer candidates with a computer-related degree. Proficiency is often paramount to employers, meaning on-the-job experience is highly valued.

Career #6: Market Research Analyst

90th Percentile Salary: $113,500
10th Percentile Salary: $33,280
Median Salary: $60,300*
You’ve got your finger on the pulse of the latest trends and fads. But even more impressive than that, you’ve got the intuition to understand why certain things hit it big while others miss the mark. Sound familiar? You might have the aptitude – and a sound skill set – for preparing for a career as a market research analyst. How sweet it will be to get paid well for being customer-savvy.
According to the U.S. Department of Labor, market research analysts gather and analyze a wide range of data to potentially help companies market goods and services. The Department of Labor says some of their chief duties may include studying sales trends, consumer preferences, and market conditions, devising methods for collecting data, and converting complex data into understandable reports.
Why It Pays: Market research analysts play an important role to a business’ bottom line, but often people don’t even know this position exists or that it’s directly related to profit, Kimer explains, which makes salaries higher than expected. Kimer also says the skills required to succeed in this field drive high earning power, too.
« ‘Research’ and ‘analyst’ are two key words here, » says Kimer. « Understanding research methodology and analyzing it to make the best recommendations for sales and market growth can make or break a company. »
Next step: Click to Find the Right Business Administration Program.
Education Requirements: According to the Department, a bachelor’s degree in market research or a related field is typically needed. However, many analysts may have degrees in fields such as computer science, math, or statistics, while others have a background in business administration, communications, or one of the social sciences. The Department also notes that some companies may require at least a master’s degree for more senior positions.

Travailleurs indépendants : pensez à déclarer vos revenus !

La déclaration sociale des indépendants doit être effectuée au plus tard le 19 mai (déclaration papier) ou le 9 juin (déclaration en ligne).

Les travailleurs indépendants doivent, chaque année, effectuer, auprès du régime social des indépendants (RSI), une déclaration de revenus qui servira à établir la base de calcul de leurs cotisations sociales.

Cette année, les dates limites pour envoyer la déclaration sociale des indépendants (DSI) sont fixées au :
– 19 mai 2015 pour le formulaire papier ;
– 9 juin 2015 en cas de déclaration en ligne.

Attention : la déclaration par voie électronique est obligatoire pour les travailleurs indépendants qui disposaient, en 2013, d’un revenu professionnel excédant 19 020 €.

Les travailleurs indépendants qui déclareront, en mai 2015, un revenu professionnel 2014 supérieur à 19 020 € devront, après avoir effectué cette déclaration, régler leurs cotisations par voie dématérialisée (prélèvement automatique, télérèglement ou virement).

Enfin, nouveauté cette année, la régularisation anticipée des cotisations s’applique sans que le travailleur indépendant ait à la demander, et qu’il ait déclaré ses revenus par voie électronique ou sur support papier. En pratique, dès qu’il aura envoyé sa DSI, les cotisations définitives dues pour 2014 seront calculées et régularisées. Seront également recalculés, sur la base du revenu 2014, les cotisations provisionnelles de 2015 ainsi que le montant provisoire des premières échéances des cotisations provisionnelles 2016.

Précision : les travailleurs indépendants mensualisés paient maintenant leurs cotisations sur 12 mois (de janvier à décembre) et non plus sur 10 (de janvier à octobre avec régularisations en novembre et décembre).

Le coworking en plein boom

  • A Boulogne--Billancourt, nouvel espace coworking baptisé « Kwerk » inauguré officiellement vendredi

    A Boulogne–Billancourt, un nouvel espace de coworking baptisé « Kwerk » a été inauguré officiellement vendredi –

Près de 250 espaces ont ouvert en France. Les professionnels de l’immobilier partent à l’assaut du marché.

«  Avec Michel, on fabriquait les sablés dans ma cuisine et on faisait du porte-à-porte dans le quartier. On nous prenait pour des boy-scouts un peu allumés. » Perché sur un tabouret de bar, Augustin Paluel-Marmont, jean, baskets et décontraction assumée, revient sur l’incroyable aventure de Michel et Augustin. Mélange de volontarisme et d’autodérision, le propos du trublion du biscuit fait mouche auprès de l’auditoire d’entrepreneurs. Le Talk est un succès : son organisateur, Lawrence Knights, jubile. en ce matin d’avril, il a tenu sa promesse : faire que Kwerk, le nouvel espace de co-working qu’il vient d’ouvrir à Boulogne-Billancourt – l’inauguration a eu lieu vendredi –, soit un peu plus qu’un simple centre d’affaires. Un lieu doté d’un « supplément d’âme » où, moyennant quelques centaines d’euros de loyer, l’entrepreneur – souvent un travailleur indépendant – peut louer un bureau, assister à des conférences, nouer des contacts, bref inventer une nouvelle manière de travailler. En un mois Kwerk (700 m2), a déjà loué 40 % de ses bureaux via les réseaux sociaux. Ce n’est pourtant pas la concurrence qui manque : les « tiers lieux », ces espaces hybrides où l’on travaille ensemble sans appartenir à la même entreprise, ont explosé. « Il s’en ouvre un par semaine, soit en cinq ans, 400 en France », calcule Ghislain Grimm, directeur R&D de la société Colliers France, conseil en immobilier d’entreprise. Parmi eux, pas moins de 250 lieux dédiés au co-working. Portés par la flambée des loyers, le nomadisme professionnel, l’économie collaborative et l’allongement des temps de trajet travail-domicile. On y vient pour un jour, ou quelques mois – les baux classiques sont très rigides. On y reste pour du mentorat, des collaborations. « Un co-worker sur deux finit par travailler ensemble », assure Clément Alteresco, le fondateur du site Bureaux à Partager.

Appâter les grands groupes

En 2008, la Cantine fut la pionnière en France. « C’était le prolongement physique de toutes les collaborations qui s’étaient nouées entre les acteurs du numérique, pour résister à la bulle Internet », raconte Nathanael Sorin-Richez, alors partie prenante de l’aventure. « Aujourd’hui, on trouve des lieux de co-working, partout, sous toutes les formes : il y a 7 Cantine en France et des lieux en banlieue, à la campagne. Cette diversité est une richesse. » Reste à trouver le bon endroit – une affaire d’alchimie, assurent les habitués. S’il n’est pas question ouvertement de cooptation, les espaces affichent la couleur. Design et cosy chez Kwerk, geek et arty au Numa. Plus impersonnels quand ils sont conçus par les professionnels de l’immobilier, qui espèrent appâter aussi les cadres de grands groupes adeptes du télétravail. « Les professionnels de l’immobilier d’affaires sont en train de se positionner, car ils ont bien compris que c’était l’avenir. Tous les lieux de connexion vont être investis : gares, centres commerciaux, aéroports », pronostique Ghislain Grimm. Nexity vient d’ouvrir 5 centres franciliens et en espère une vingtaine d’autres, plus une dizaine dans les grandes villes. Travaillant étroitement avec les élus locaux, qui, dit-il, « ont très envie de maintenir un tissus économique local ». Bouygues est sur la même voie et Multiburo, spécialiste des centres d’affaires classiques, vient d’ouvrir son cinquième lieu de co-working francilien à la Défense. Il se murmure aussi que Regus convoite les gares du Grand Paris. « Le marché est en train de s’organiser : ça s’accélère », assure Clément Alteresco. Les petits seront-ils mangés ? « Nous ne sommes pas sur les mêmes créneaux »,assure Lawrence ­Knight, qui s’est malgré tout appuyé sur un promoteur, Les Nouveaux Constructeurs. Et n’omet pas d’écouter le conseil dispensé par Augustin Paluel-Marmont. « C’est comme pour le VTC il y a du monde sur la ligne de départ. La seule solution, c’est de se déployer rapidement. »

Pourquoi les amateurs de porno en ligne feraient bien de se préoccuper sérieusement du risque d’étalage de leurs habitudes en place publique

Les systèmes de tracking mis en place par les sites porno et les navigateurs ne permettent plus aux usagers de protéger leur anonymat, même lorsque ces derniers visionnent des vidéos en navigation privée.

Big Porn is watching you

Pourquoi les amateurs de porno en ligne feraient bien de se préoccuper sérieusement du risque d’étalage de leurs habitudes en place publique

Le visionnage de sites porno peut avoir de serieuses conséquences pour les utilisateurs.  Crédit flickr.com

 Un ingénieur américain, Brett Thomas a estimé sur son blog que « si vous regardez du porno en 2015, même en navigation privée, vous devez vous attendre, à un moment donné, à ce que l’historique de vos vidéos soit rendu public et rattaché à votre nom ». Quel est le raisonnement à l’origine de cette affirmation ?

Franck DeCloquement : Les prédictions d’Orwell restent plus que jamais d’actualité. Nous le vérifions chaque jour un peu plus. Après l’œil inquisiteur de son emblématique « Big Brother », voici venir les affres du « Your Porn Is Watching You » pourrait-on dire !

Et ceci, bien entendu, en raison d’une multitude d’informations personnelles qui sont collectées à tout moment à partir d’un cycle de navigation sur la toile, par les sites incriminés, puis renvoyées dans la foulée à de très grandes entreprises consommatrices de « BIG DATA » à haute valeur ajoutée. A l’image de Tumblr, AddThis ou Google.

Ainsi, dans son article en ligne publié sur MotherBoard, l’un des sites de Vice Magazine, Brett Thomas – développeur de logiciel de son état – nous explique que les sites pornographiques parmi les plus visités de la planète (à l’image de XHamster, Pornhub, YouPorn, Redtube, Xvideos, XXNX, etc.), utilisent tous des outils de« tracking », afin de transmettre les données collectées à un nombre significatif de sociétés destinatrices. Selon les estimations du même Brett Thomas, 88% des 500 sites pornographiques les plus visités auraient des éléments de suivi installés permettant en outre de révéler les détails obscènes de chaque vidéo visionnée… Aimable perspective !

Frédéric Mouffle : Nous n’apprenons rien de nouveau quand à la commercialisation des données de navigation. En revanche, ce qui est intéressant dans les affirmations de Brett Thomas c’est qu’elles semblent un peu fantaisistes, dans la mesure où aucun nom d’utilisateur n’a jamais été associé à des données de navigation.

Si les sites pornographiques, comme d’autres, utilisent des outils de suivi et envoient certaines données collectées à des organismes tiers, identifier l’utilisateur nommément peut-il se faire aussi aisément que le sous-entend Brett Thomas ?

Frédéric Mouffle : Les sites internet dit « commerciaux » fonctionnent à peu près tous sur le même modèle. Les données collectées sur les sites pornographiques sont revendues à des régies publicitaires en vue de générer de la « publicité ciblée ». A aucun moment Brett Thomas nous explique comment l’identité d’une personne peut être dévoilée à partir de ses données de navigation ! C’est légalement impossible, les deux informations ne sont tout simplement pas liées. Il faudrait pour cela utiliser des méthodes de « hacking » pour déterminer l’identité des utilisateurs.

Franck DeCloquement : Nul ne pourrait dire qu’il n’était prévenu. Comme chacun le sait, la majorité de nos gestes en ligne sont épiés, captés, classés puis stockés dans l’attente d’être revendus à des organismes tiers, en effet. Et vos historiques d’affichages ou de visites à caractère pornographique, sont attachés à votre nom dés lors que vous vous y adonnez. Certaines études neuroscientifiques nous révèlent même, que consommer très régulièrement de la pornographie en ligne augmenterait substantiellement nos appétits sexuels. Mais l’aficionado avide de spectacles pornographiques filmés craint par-dessus toute chose, l’humiliation publique qui consisterait à voir fuiter la nature de ses inclinaisons intimes, à l’extérieur de sa sphère privée. Car certaines pratiques sexuelles sont aussi passibles de très graves sanctions – et parfois même de sévices insoutenables – pouvant aller jusqu’à la peine de mort sous d’autres latitudes. Et ceci, compte tenu des mœurs parfois rétrogrades en vigueur dans de très nombreux pays du globe, où le respect des droits humains fondamentaux ne pèse pas lourd. En conséquence, les données personnelles qui pourraient être exposées sur la place publique dans un tel contexte, pourraient également mettre en danger la vie d’autrui. Et cela très concrètement…

Le fait d’être en navigation privée peut-il protéger les utilisateurs de ce tracking ?

Frédéric Mouffle : La navigation privée protège correctement l’utilisateur même si certaines données sont collectées, dans un but de fonctionnalité (dialogue « machine-machine »). Votre adresse « IP » permet une localisation de l’utilisateur afin d’optimiser les requêtes vers le site internet visité.

Néanmoins, dès lors que vous naviguez sur un site « X », un certain nombre de fenêtres publicitaires s’ouvrent automatiquement, et parfois en mode « non privé ».

Ce qui peut avoir pour conséquence l’accès à plus d’information qu’en navigation en « mode privatif ». L’utilisation d’un bloqueur de Pop-up tel que « Adblocck »  limite drastiquement l’ouverture des Pop-up indésirables. Quand le dispositif est de surcroît couplé à une connexion VPM, votre niveau de sécurité sera d’autant plus important.

Franck DeCloquement : Comme chacun le sait, les moteurs de recherches sont ainsi capables de guider individuellement chaque utilisateur dans ses recherches – et corrélativement de le pister en retour – afin de le mener tout droit vers ses préférences personnelles,  en fonction de ses inclinaisons sexuelles propres. Les habitudes de navigation des amateurs de pornographie en ligne ne sont donc pas aussi secrètes qu’ils peuvent le penser. Et de très nombreux experts en sécurité informatique s‘accordent à le dire, même si par ailleurs leurs conclusions ne sont pas toutes en accord avec les propos tenus par Thomas dans son billet. Dés lors, Et même si l’amateur éclairé à eu la présence d’esprit de se mettre préalablement en mode « navigation privée »… Peine perdue. Il sera tout de même tracé. Sans compter qu’en cliquant le plus simplement du monde sur une vidéo X lambda, un internaute envoie des données qui peuvent être utilisées pour identifier très classiquement son ordinateur, comme son adresse IP. Même si certains sites assurent publiquement qu’ils n’enregistrent pas leurs utilisateurs « non-inscrits » pour des raisons évidents de marketing commercial, ils partagent tout de même leurs données – ainsi que les URL des vidéos que leurs visiteurs ont visionnées – à d’autres entreprises tierces, pourvoyeuses de subsides.

Les sites pornographiques n’ont-ils pas intérêt à bien/mieux protéger les données de leurs utilisateurs ?

Franck DeCloquement : Si l’on en croit les statistiques que l’IFOP publia en 2014, 26% des Français admettaient avoir visionné un film pornographique au cours des trois derniers mois qui précédaient cette étude. Aux Etats-Unis, 30 millions d’américains regarderaient régulièrement des films pornographiques en ligne, selon une autre enquête citée par le célèbre Wall Street Journal. Mais seulement 12% d’entre eux admettaient le faire en 2013. Pudeur oblige… Eu égard à cette formidable manne financière virtuelle, il semble évident  que les sites pornographiques ont tout intérêt à garantir la confiance, à singer la confidentialité et à bichonner leurs visiteurs épisodiques. Très souvent, les plus soupçonneux. L’objectif  manifeste étant  de ne pas trop effrayer le chaland et le détourner de ses habitudes de consommation compulsive. C’est aussi le prix à payer pour sécuriser les âmes en peine, et profiter allègrement des subsides qu’offrent – à qui sait s’en emparer discrètement pour les faire fructifier – leurs vices privés.

Frédéric Mouffle : Le marché de la pornographie – et notamment aux Etats-Unis – représente 12 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2006. Les sites internet n’ont aucun intérêt à mettre dans l’embarras leurs utilisateurs au risque de perdre des parts de marché, en effet.

Qui pourrait vouloir diffuser ce genre de données et à quelles fins ?

Franck DeCloquement : On peut aisément imaginer que des hackers à leur propre solde, ou employés par des puissances étrangères, ou des groupes criminels organisés, pourraient aisément mettre à profits certaines collectes de données confidentielles à caractère pornographique, ou certains trackings individuels, pour profiter de la situation. Mais aussi pour retourner des individus ciblés, ou en déconsidérer d’autres afin de les rendre plus vulnérables, plus malléables. Et ceci, quel que soit l’effet final recherché en définitive (chantage, compromission, discrédit, défection, retournement, etc.). Dans ce registre, l’imagination criminelle est sans limites comme chacun le sait.

Frédéric Mouffle : Si les données existent bien, il y a beaucoup de personnes, de groupes politiques ou religieux activistes qui seraient très intéressés par la diffusion sauvage de ces informations ciblées. Et ceci dans le but évident de conforter leurs idéologies en faisant pression. Il faut aussi se rappeler qu’aux Etats-Unis où le puritanisme est toujours très prégnant, plusieurs organismes très actifs luttent frontalement – et avec des moyens très offensifs – contre l’industrie de la pornographie. Pour mémoire, l’homme d’affaires Larry Flint en avait fait les frais ; dés 1978 ; en se faisant tirer dessus à bout portant par un extrémiste… Le risque de manœuvre politique est donc bien réel et relativement élevé, et reste une valeur sûre pour discréditer un éventuel candidat, éligible à un poste important.

Le scénario de Brett Thomas est-il alarmiste ? Comment se prémunir afin de ne pas voir de telles donnés révélées sur la place publique ?

Frédéric Mouffle : Ces données n’existent pas dans la forme évoquée, c’est-à-dire un « historique lié » à l’identité d’une personne en propre. Le scénario est évidement alarmiste mais aucune preuve ni démonstration n’a été faite à ce jour. Ces spéculations n’engagent donc que leur auteur. Mais le « buzz » généré par cette affaire a d’ores et déjà réussi.

Franck DeCloquement : Très schématiquement, il faut bien considérer que les propos tenus par Brett Thomas le sont dans un contexte américain.

Les normes comportementales, mais surtout les conditions du respect de la vie privée ne sont pas les mêmes en Amérique qu’en Europe. Le modèle Google en a d’ailleurs fait les frais, compte tenu de son obligation à procéder à l’effacement de certaines données personnelles qui seraient jugées peu gratifiantes par un utilisateur lambda, mais ressortissant de l’Union européenne. Ceci fut strictement stipulé au géant américain dans le récent arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) depuis la publication de sa décision en date du 13 mai 2014. Occasionnant dans la foulée de profondes répercussions pour les moteurs de recherche en Europe. Nous savons tous par ailleurs que les accords TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) de libre échange « euro-atlantique » en cours de négociation, ambitionnent sur le fond d’harmoniser par d’autres moyens (que d’aucuns qualifieraient de détournés), certains modèles de comportement en matière de consommation, sur celui de nos voisins anglo-saxons. Pour autant, les européens ne semble pas disposés à se laisser faire à l’heure ou ces lignes sont écrites. Et plus spécifiquement encore, sur le respect de la vie privée. Rien ne semble joué, donc.

Dés lors, qui vivra verra !


Etes vous prêt pour la mise en place du BDES

Les entreprises de plus de 50 salariés ont obligation de mettre en place une base de données économiques et sociales (BDES), aussi appelée base de données unique, à partir du 14 juin 2015. La BDES est déjà obligatoire pour les entreprises de plus de 300 salariés depuis le 14 juin 2014.

Base de données économiques et sociales
BDES OBLIGATOIRE LE 14 JUIN 2015

Cette base de données regroupe les informations sur les grandes orientations économiques et sociales de l’entreprise. Elle doit permettre de donner une vision globale et claire de l’emploi, de la formation et de l’utilisation des ressources financières générées par l’activité de l’entreprise.

La mise en place de la une base de données économiques et sociales est obligatoire :

  • depuis le 14 juin 2014 pour les entreprises à partir de 300 salariés
  • à partir du 14 juin 2015 pour les entreprises de 50 à 300 salariés

Si votre entreprise a de multiples établissements, les effectifs sont calculés au niveau global et votre BDES comprend les informations de l’entreprise dans son ensemble. Elles ne sont pas détaillées par établissement.

Les groupes d’entreprises n’ont pas obligation de créer une base de données économiques et sociales groupe. Cependant, si vous choisissez de le faire, il faudra la mettre à disposition de chaque entreprise constituant le groupe.

Attention : en l’absence de base de données unique, l’employeur se rend coupable de délit d’entrave passible d’1 an d’emprisonnement et d’une amende de 3 750 €.

SUPPORT ET CONTENU DE LA BDES

C’est à vous, employeur, qu’incombe la conception, la mise en place, la gestion des accès et l’actualisation de la Base de données unique. Elle doit être à disposition des personnes habilitées, sur un support papier ou informatique.

La BDES set de base pour préparer la consultation annuelle du comité d’entreprise sur les orientations stratégiques de l’entreprise et leurs conséquences sociales.

Les informations suivantes doivent figurer dans la BDES :

  • Investissement social : emploi, évolution et répartition des contrats précaires, des stages et des emplois àtemps partiel, formation professionnelle et conditions de travail
  • Investissement matériel et immatériel
  • Fonds propres et endettement
  • Ensemble des éléments de la rémunération des salariés et dirigeants
  • Activités sociales et culturelles
  • Rémunération des financeurs
  • Flux financiers à destination de l’entreprise, notamment aides publiques et crédits d’impôts
  • Sous-traitance
  • Transferts commerciaux et financiers entre les entités du groupe, le cas échéant

Attention : Si votre BDES est incomplète ou non mise à jour, le comité d’entreprise peut saisir le tribunal de grande instance pour qu’il ordonne la communication des éléments manquants.

La période étudiée comprend :

  • Les 2 années précédentes
  • L’année en cours
  • Les 3 prochaines années, sous forme de perspectives

Par dérogation, les entreprises d’au moins 300 salariés, soumises à l’obligation au titre de 2014, et les entreprises de moins de 300 salariés, soumises à l’obligation au titre de 2015, ne sont pas tenues d’intégrer dans la base de données les informations relatives aux 2 années précédentes.

Ces informations seront complétées, au plus tard le 31 décembre 2016, par celles transmises de manière récurrente au comité d’entreprise : par exemple, la liste des demandes de congé ou le récapitulatif des  temps partiels le bilan de la situation générale de la santé, etc.

À savoir : le contenu de la BDES peut être complété par un accord d’entreprise, de branche ou de groupe.

DROITS D’ACCES A LA BDES

Elle est accessible en permanence :

  • Aux membres du comité d’entreprise, d’établissement ou aux délégués du personnel
  • Aux membres du CHSCT
  • Aux délégués syndicaux

Attention : Les utilisateurs sont tenu de respecter une obligation de discrétion quant aux informations contenues dans la BDES.

PROJET DE LOI MACRON ET BDES

L’article 91 du projet de loi Macron vise à compléter le champ des informations transmises par l’employeur aux membres du CE pouvant être mises à disposition par le biais de la BDES.

Il prévoit ainsi que la BDES soit utilisé pour les consultations obligatoires du comité d’entreprise qui nécessitent un avis de celui-ci.

En effet, le Code du travail vous oblige, en tant qu’employeur, à consulter le comité d’entreprise sur les différents thèmes concernant la vie de l’entreprise. À l’issue de cette consultation, le comité d’entreprise doit rendre un avis motivé.

Pour cela il dispose d’informations précises et écrites que vous devez lui transmettre en amont. Le fait qu’elles soient présentes dans la base de données économiques et sociales suffira. Il ne sera pas obligatoire de rédiger un document écrit.

Quelques conseils d’un coach en recherche d’emploi

Quelles astuces utiliser pour booster votre recherche d’emploi, et en particulier avoir plus
d’impact en entretien d’embauche ? Aujourd’hui, j’ai plaisir à vous présenter 10 conseils pratiques, qui peuvent faire la différence.

Mon préféré, c’est le n°7…

——

#1

Lors de l’entretien, appelez votre interlocuteur par son nom. Cela
va donner du poids à ce que vous dîtes.

#2

Venez en entretien avec des documents. Graphiques de résultats,
présentations de projets passés, etc. Un vendeur ne se présente
pas les mains vides en entretien !

#3

Parlez lentement ! Quand je donne des séances de coaching,
c’est un élément sur lequel je reviens toujours. En parlant
lentement et en faisant des pauses, vous aller donner un autre ton à l’entretien.

#4

Posez des questions qui valorisent votre interlocuteur. En particulier
si vous avez en face de vous votre futur patron, ou quelqu’un
d’opérationnel. Question du genre  » Dans votre poste, quels sont
les projets les plus intéressants sur lesquels vous avez travaillé ? »

#5

Prenez des notes. Ne soyez pas le nez collé sur votre bloc,
mais prenez des notes, en particulier quand on vous parle
des objectifs du poste, et des difficultés qu’il présente. Prendre
des notes donne un côté pro, et rassure votre interlocuteur :
vous l’avez bien entendu.

#6

Projetez-vous dans le poste. » Demain, je suis en poste, la
première chose que je fais c’est… »

#7

Mettez vous en scène. Il ne s’agit pas de faire du théatre, mais
de montrer comment vous pourriez agir en situation. Pour prolonger
l’exemple précédent,  » Demain, je suis en poste, la première chose
que je fais, c’est de réunir l’équipe, et de lui dire ‘notre objectif
est de lancer une nouvelle version du Wizor d’ici 3 mois, j’ai
besoin de… » Parlez comme si vous aviez l’équipe devant vous. Cela
va vous donner une plus grande présence physique.

#8

Quand vous présentez des arguments, présentez les par 3,
en disant  » Il y a trois raisons qui font que… Raison 1″, etc.
Le fait de donner des listes aide votre interlocuteur à suivre.

#9

Illustrez avec des exemples ! Trop de candidats sont victimes
« d’abstractionnite  » ils parlent avec des grandes idées, cela ne marque
pas le recruteur. Donc, utilisez des exemples « flash » sur par exemple : l’ouverture d’un site,
la mise en oeuvre d’une nouvelle procédure, les économies réalisées…

#10

Tant qu’on est sur le ring, c’est qu’on a une chance. Certains recruteurs
jouent la provocation, c’est un jeu, c’est pour vous tester. Donc, tant que
vous êtes face au recruteur, c’est que vous avez une chance. Donc,
restez droit dans vos bottes, ne vous laissez pas impressionner par
des questions déstabilisantes.