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Comment bien rediger sur le web

Écrire pour le web est une tâche qui requiert beaucoup de technique. Une page web ou un article de blog ne s’écrit pas comme un livre, un conte, une nouvelle, une chronique ou une histoire. En effet, les gens consomment les textes sur le web de façon bien différente que sur les autres médias écrits. Il vous faut donc écrire du contenu optimisé pour répondre aux attentes et aux besoins des internautes qui atterriront sur vos pages.

Un autre point qui diffère avec le contenu web est le fait que tous vos contenus peuvent être référencés par les moteurs de recherche comme Google ou Bing vous donnant ainsi une opportunité d’être trouvé sur le web. Dans ce contexte, votre rédaction doit être optimisée pour les moteurs de recherche en plus d’être orientée sur les besoins de vos lecteurs.

Découvrez, dans cet article, la rédaction web et comment créer du contenu sur le web optimisé pour vos visiteurs et les moteurs de recherche.

Écrire, pour qui?

La première règle pour bien écrire sur le web est de penser à votre visiteur-cible, soit le persona. Un persona est une représentation semi-fictive de votre consommateur idéal basée sur des données réelles ou encore fondées sur des statistiques démographiques et comportementales. Savoir pour qui écrire est essentiel lors de la rédaction web.

Ce qui est important de retenir au sujet des personas, c’est que si nous n’avons pas de personas, nous n’avons pas de direction. En effet, les personas nous permettent d’identifier où nos consommateurs idéaux passent leur temps sur Internet. Ainsi, nous pourrons nous positionner aux bons endroits afin de les rejoindre. Si vous savez ce que votre consommateur idéal est sur le point d’accomplir, vous pourrez créer tout ce dont il aura besoin dans l’accomplissement de ses objectifs et défis à venir. Ainsi, en ayant des personas représentant vos consommateurs idéaux, vous serez en mesure de créer le bon contenu pour les rejoindre, entre autres sur votre blogue.

Choisir les mots-clés

Lorsqu’on a un site web et qu’on écrit sur le web, on cherche à se positionner sur des mots-clés pertinents à notre secteur d’activité qui ont un potentiel d’être cherchés dans les moteurs de recherche par des clients potentiels. Par contre, comme plusieurs personnes l’ignorent, une page web ne peut être optimisée que pour un seul mot-clé ou phrase-clé (eh oui, un seul !). Dans cet ordre d’idées, il convient d’avoir autant de pages/articles sur votre site que de mots-clés sur lesquels vous voulez être positionné.

  • Avoir un seul thème par page articulé autour d’un mot-clé précis. Pour le choisir, utiliser le Google Keyword Planner, outil offert gratuitement avec un compte Google AdWords. Cet outil vous permettra de voir quels mots-clés ont les plus hauts volumes de recherche et quel est le niveau de difficulté pour s’y positionner. Vous devez choisir des mots-clés qui offrent un bon ratio volume/difficulté.
  • Optimiser le contenu pour un mot-clé spécifique, donc celui pour lequel vous désirez classer la page.
  • Minimum de 300 mots par page, mais 600 à 1000 mots sont recommandés pour optimiser la pertinence de la page.
  • Avoir le mot-clé spécifique (ainsi que des synonymes) plusieurs fois sur la page, à la fois dans des titres, des sous-titres et dans le corps du texte. Par contre, il ne faut pas que le mot-clé soit présent trop souvent sur la page, car les moteurs de recherche pourront juger que votre page est un « spam ».

Avoir une mise en forme

Les gens consomment l’information différemment sur le web, ils scannent la page rapidement afin de déterminer si le contenu leur est pertinent et s’il répond à leurs besoins. Ils vont souvent quitter s’ils ne trouvent pas l’information désirée en quelques secondes. Dans ce contexte, il convient que vos pages web et vos articles de blogue aient une mise en forme permettant d’évaluer rapidement sa pertinence. Ainsi, on devrait y retrouver les éléments suivants :

  • Listes : Utiliser les listes à puces et les listes à numéros pour présenter l’essentiel du contenu
  • Titres : S’assurer d’utiliser les titres et les sous-titres afin de faciliter l’identification du contenu de la page.
  • Gras/Souligné : Présenter certains mots en gras, en italique ou en souligné pour les faire ressortir du lot.
  • Paragraphes : Présenter l’information divisée en paragraphes. Chaque paragraphe devrait aborder une seule idée.
  • Appel à l’action : Inviter vos visiteurs à procéder à une action précise (ex : télécharger un document, contacter votre équipe, acheter maintenant, etc.)

Optimiser les balises SEO

Sur des pages web, il y a deux balises SEO très importantes desquelles vous devez connaître l’existence.

Premièrement, la balise titre est la balise qui introduit le contenu dans le code HTML. C’est aussi le texte qui va apparaître dans les résultats des moteurs de recherche. Si vous utilisez un CMS pour votre site (content management system) il est facile de déterminer le titre de votre page ou de votre article lors de leur création.

  • La balise titre doit être unique pour chaque page et pertinente afin d’optimiser l’expérience de l’utilisateur.
  • La balise titre doit se limiter à 66 caractères, puisqu’il s’agit du nombre de caractères visibles dans les engins de recherche. Cette pratique optimise l’expérience des utilisateurs de Google.
  • Les principaux mots-clés pour le référencement de la page devraient être placés le plus près possible du début de la balise titre.

Deuxièmement, la balise méta-description est une courte description du contenu de la page. Même si elle n’a pas d’incidence directe sur le référencement naturel de la page et la position de celle-ci dans les pages de résultats des moteurs de recherche, elle ajoute beaucoup de valeur au niveau de l’expérience-utilisateur, car elle représente l’aperçu de la page affiché dans les résultats de recherche. Ainsi, elle peut avoir une incidence sur la propension de l’internaute à cliquer sur votre lien plutôt qu’un autre.

  • La balise méta-description doit être unique pour chaque page et doit contenir les principaux mots-clés de la page web.
  • La balise méta-description doit contenir entre 140 et 150 caractères, incluant les espaces, afin d’être à la fois précise et affichée en totalité dans les moteurs de recherche.
  • La balise méta-description doit contenir les mots-clés, car les mots-clés entrés dans la requête de recherche par les utilisateurs apparaîtront en gras dans la méta-description.

Penser aux liens

Sur le web, des liens sont créés lorsque des pages envoient du trafic vers une URL. Ces liens peuvent être externes (dirigeant vers un autre site) ou encore internes (dirigeant vers d’autres pages du même site).

Les moteurs de recherche déterminent trois éléments très importants en référencement naturel avec les liens entrants vers votre site web :

    1. La popularité
    2. L’autorité
    3. La confiance

Par exemple, les sites de confiance ont tendance à faire des liens vers d’autres sites de confiance, alors que les sites de spam ont tendance à en faire vers d’autres sites de spam. Les liens servent donc souvent à déterminer à quel type de sites un site donné peut être lié.

Même si la construction de liens peut vous sembler peu pertinente dans la stratégie de contenu, détrompez-vous ! Créer des liens internes sur votre site web vous permet de diriger du trafic sur des pages spécifiques, leur attribuant du même coup de l’autorité et de la notoriété.

En plus d’avoir à évaluer les liens entrants, il faut s’assurer que le texte d’ancrage d’un lien soit représentatif du contenu de la page de destination. Le texte d’ancrage, c’est le texte sur lequel le lien est installé.

Par exemple, si des douzaines de liens pointent vers votre site avec le texte d’ancrage « Solutions web », vous avez plus de chances d’être classés pour ce mot que si le texte d’ancrage est sur quelque chose comme « Cliquez ici ».

Ainsi, dans la phrase « Cliquez ici pour en savoir plus sur nos solutions web », le lien devrait être installé sur les solutions web.

Attention à la duplication de contenu

Sur le web, il est très important de créer du contenu original, non seulement pour vos visiteurs, mais aussi pour les moteurs de recherche. Si Google s’aperçoit que vous avez repris du contenu d’un autre site web, vous en serez punis et vous ruinerez ainsi tous vos efforts en référencement naturel. Assurez-vous donc de toujours écrire vous-même du contenu original de qualité qui sera pertinent pour vos visiteurs.

Ne pas oublier le contenu média

Si vous prévoyez utiliser des images, vidéos ou autres sons sur vos pages, vous devez savoir que ces éléments devront aussi être optimisés au niveau du référencement.

En effet, les moteurs de recherche comme Google sont très bons pour analyser vos pages web. Par contre, ils n’ont pas encore de yeux ! Alors, si vous ne précisez pas ce que contient une image ou un vidéo, les moteurs de recherche sauront qu’il y a une image ou un vidéo sur une page en question, mais ils ne sauront pas de quoi ce contenu média traite exactement.

Voici une liste d’éléments clés à retenir pour le référencement du contenu média :

  • Pour les images, s’assurer que le nom du fichier utilisé est représentatif du produit (Ex : chapeau-bleu.jpg plutôt que img2288302.jpg). Il faut s’assurer que l’image a un nom pertinent avant de la charger sur vos serveurs.
  • Vous devriez avoir au moins une image par page web. Optimisez chacune d’elles en identifiant clairement ce qu’elles représentent dans les balises alternatives (ALT text). (Ex : ‘Chapeau). La balise ALT est facilement identifiable et éditable sur la plupart des CMS.
  • Si vous avez des vidéos, chaque vidéo devrait avoir sa propre page. Assurez-vous d’avoir un résumé de la vidéo, ou encore mieux, un verbatim. Un bon truc est d’écrire un article de blogue pour chaque vidéo et d’inclure le vidéo sur cette page. Ainsi, votre vidéo sera facilement trouvable sur le web. Surtout si vous avez bien optimisé votre contenu pour un mot-clé spécifique !
  • Souvenez-vous d’une chose : les moteurs de recherche ne peuvent analyser le contenu audio ou vidéo ; il ne peuvent lire que le texte !

Comment bien écrire sur le web exige de penser en termes de référencement, de mots-clés et d’optimiser le contenu pour votre visiteur cible.  Si vous avez d’autres conseils pour la rédaction web, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

Comment créer des personnas efficaces

Le client est roi et R.O.I.  Aujourd’hui plus que jamais la connaissance du client est déterminante pour être à même de personnaliser vos messages à chaque étape du processus d’acquisition (sale funnel), depuis la notoriété jusqu’à la décision d’achat. Le chiffre est désormais connu, bien que variant selon les sources : il faudrait entre 5 et 7 points de contact avant qu’un chaland devienne un client et 60% du process repose entre les mains du marketing et des contenus produits (source Hubspot).

D’où la pertinence de la mise en place d’une stratégie d’Inbound Marketing pour capter le futur client fidèle et l’accompagner tout au long de son parcours. Un point crucial dans cette mise en oeuvre est en amont celui de la détermination du profil des clients types :les personas, soit des représentations fictives et archétypales du client idéal.

Pour créer ce client, l’entreprise s’appuiera sur des données issues de ses propres sources (crm, sgbd, analytics…) mais aussi sur des spéculations sur son éducation, ses patterns comportementaux, ses motivations et ses objectifs. Ces informations formalisées constituent une connaissance de votre client et donc ses problèmes que vous vous emploierez à résoudre avec votre proposition de produit ou de service. Et cette connaissance vous donne aussi l’opportunité d’adapter la communication et le langage à employer selon les profils visés.Autrement dit, toute votre stratégie marketing de contenus ou autre s’appuiera sur vos personas.

Selon l’infographie ci-dessous, l’importance des personas comme levier de vente est désormais reconnue par les marketeux, même si 56% d’entre eux avouent n’en avoir pas encore créés. Laquelle infographie détaille les différentes étapes pour ce faire.

A commencer par la collecte des informations internes auprès des équipes de ventes, les plus à mêmes de typer leurs clients tout comme l’équipe marketing ou du SAV. Toutes les données seront concaténées dans un simple fichier Excel. A vous ensuite de trouver des points communs par exemple dans le comportement de navigation de vos prospects. Une opération qui peut être répliquée en collectant les informations issues des réseaux sociaux. L’inconvénient pointé par l’infographie est que cette méthode n’apporterait pas d’insights supplémentaires à ceux déjà connus.

Deuxième étape : utiliser les outils online à disposition. Le premier d’entre-eux le plus simple, le formulaire. Ce peut-être un simple formulaire Google Doc, ou un sondage plus poussé avec Survey Monkey ou tout autre outil approprié. Les réseaux sociaux et études sont aussi des sources précieuses pour dresser le profil de vos clients. Ces outils ont le mérite d’être peu onéreux, de renforcer les informations à disposition, mais en contrepartie obèrent le comportement des prospects dans le monde réel. Retrouvez ici une liste d’outils pour vos enquêtes

 

Troisième étape: la plus importante : l’interview de vrais clients (les vôtres ou ceux de vos concurrents) Bien menée l’interview permettra de circonstancier et déterminer les motivations des acheteurs. Ainsi, comme le cite l’infographie, un directeur marketing a découvert que 70% de son budget marketing était dépensé en pure perte. Ces 70% étaient sans doute consacré à la promotion de la marque, ce dont tout client se moque.

C’est le contexte stupide !

Surtout comme l’indique l’extrait de l’infographie ci-dessous, l’interview vous permettra de déterminer le contexte dans lequel s’inscrit la décision de l’acheteur. Connaître précisément le contexte permet de réduire les données inutiles ou non pertinentes pour concevoir votre persona.

contexte interview

Les 5 anneaux de l’achat décrits ont le mérite d’être clairs :

– Pourquoi votre solution est-elle choisie au détriment d’une autre
– Facteur de succès : Quel changement devriez-vous faire pour améliorer le produit ou service
– Perception : pourquoi votre solution n’est-elle pas perçue comme pertinente
– Parcours client : quels sont les critères d’évaluation prévalant à une décision d’achat
– Critère de décision : Quels sont les acheteurs et quels sont les ressources sur lesquelles ils appuient leur choix.

Fort de ces données vous pouvez alors répondre aux 5W +H

Who : qui convaincre dans l’entreprise
What : quelle information devez-vous leur fournir pour les convaincre
When: quand le chaland est-il le plus réceptif à votre message
Where : où trouver le prospect avec votre marketing de contenus
Why : pourquoi vous pouvez mettre sur pied le meilleur plan d’action marketing et de vente est le meilleur plan d’action
How : comment élaborer des arguments convaincants pour vendre votre solution

A la fin vous obtiendrez une fiche type comme celle réalisée par le Buyer Persona Institute qui détaille 5 les 5 critères listés ci-dessus ajoutés aux 5W.

fiche type d'un persona

A ce stade, vos personas sont clairement définis et surtout, vous êtes alors à même de fournir ce qui intéresse réellement le futur client.

Définir des personaes efficaces

Comment créer des personas efficace

D’autres méthodes existent pour créer des personas, dont la carte d’empathie. Comme son nom l’indique elle consiste à se mettre à la place de votre persona et de répondre à des questions pour dresser son profil. Aussi efficace, elle s’appuiera pour remplir les champs sur le même type d’informations que pour créer un persona.

L’essentiel consiste dans un second temps à réellement actionner ses informations, par exemple en ciblant à l’aide publicité sur les réseaux sociaux une population correspondante à vos personas ou encore en proposant des solutions susceptibles de répondre à leurs préoccupations. Et ne croyez pas que les personas soient réservés au seul marketing. Par exemple, dans la presse, nombre de quotidiens ont défini des personas pour lesquels les journalistes écrivent ou encore, en amont d’un projet de design ou d’UX, se pencher sur les besoins et attentes d’un utilisateur permet de cadrer avec plus d’acuité les développements. En substance, toute interaction virtuelle nécessite une définition d’un ou plusieurs personas, une incarnation pour revenir à une certaine réalité, parfois indispensable dans un univers ou le conceptuel a vite fait de prendre le pas.

Les 6 types de conversation que vous avez sur Twitter

Avec 18% des internautes connectés à Internet présent sur Twitter et 500 millions de tweets échangés chaque jour, difficile de faire l’impasse sur les conversations pour s’informer, analyser une tendance ou humer l’air du temps. C’est en partant de ce postulat que le très sérieux Pew Research a mené une étude sur les différentes structures conversationnelles rencontrées sur Twitter afin d’affiner les analyses sur les discours et groupes émetteurs.

Cette étude dégage 6 structures types (cf infographie) :

– Divisée
– Unifiée
– Fragmentée
– En grappe (cluster)
– EN « HUB » externe ou interne

Pour dégager ces structures, l’institut a cartographié plusieurs milliers de conversations et en a visualisé la structure (ou la carte). Entre autres conclusions, qui viennent souvent confirmer ce que l’on constate de manière empirique, il est visible que les conversations autour de la politique sont bipolaires (polarized), avec un nombre de connections très faible entre les deux groupe. La politique est souvent le sujet constitutif de ce type de forme, mais tout autre sujet clivant crée cette structure (une étude sur la théorie du genre, la loi sur la famille) serait intéressante et aboutirait sans doute à une forme identique.

A noter, dans l’étude que chaque camp utilise des sources et #hashtag différents.
Autre structure : les « tight Crowd ». Plus resserrée, cette structure se rencontre essentiellement dans le cadre d’échanges professionnels, liveconférence, etc.

twitter et clusters

Ci dessus : une carte de structure polarisée

Les marques n’ont pas de communauté sur Twitter

Instructif, les grappes autour des marques dégagent très peu d’interactions entre les twittos, mais sont souvent bilatérales entre la marque et le twittos. La marque fédère,par exemple à l’occasion d’un lancement de produit, mais ne crée pas de groupes homogènes.Symptôme aussi de cette atomisation, les liens partagés autour d’une marque ne sont souvent pas identiques. Autrement dit, une communauté de marque n’existe pas (ou peu) sur Twitter, qui est juste un vecteur pour relayer le message de la marque sans connections entre twittos. Certains pourront arguer que les communautés existent sur les forums dédiés (voir sur facebook ?) et que Twitter n’est pas le lieu où échanger sur une marque. Ce n’est pas faux, mais les populations sont-elles identiques ? J’en doute. Tout comme je doute qu’une page de marque Facebook crée une communauté. Les interactions entre marques et fans sur Facebook sont même encore plus restreintes, car peu conversationnelles.

La notion d’engagement serait donc seulement du gré à gré entre la marque et le client/fan/prospect. Un constat assez logique : une marque n’est pas là pour susciter une communauté d’idées, mais une communauté d’acheteurs et éventuellement d’usages ou de râleries. Ce qui transparaît d’ailleurs sur les comptes de type SAV ou support,où la forme dégagée est de type sera de type « hub and spoke ».

Dans la relation marque et consommateur,une étude publié par l’AFRC (et d’aileurs introuvable sur le site) et citée par Stratégies confirme ce peu d’interactions des internautes avec les marques : « Les marques sur Internet n’en sont pas à leur coup d’essai… et pourtant, malgré une présence significative, elles n’auraient pas réussi à installer un véritable échange avec les publics qu’elles visent. C’est du moins le constat fait par l’institut Ysthad dans son étude Uxi Survey pour le compte de l’Association française de la relation client. Parmi les internautes actifs sur les réseaux sociaux, 60% n’instaurent ainsi aucune interaction avec les marques. Pour 64% des internautes, la présence des marques sur les réseaux sociaux est décevante. Bref, tout est à construire »

A lire aussi les résultats de l’étude publiés par PR ROOM

Je vous laisse découvrir les autres structures. Bien entendu ces modèles ne sont pas rigides et bien souvent plusieurs types de cartes se dessinent autour d’un même sujet.

Twitter : quels types de conversation

La motivation de cette étude repose sur l’importance prise par les médias sociaux en tant que relais de la société civile explique le PEW. L’étude des conversations est une matière précieuse pour dégager des tendances et autres « insights » en complément des focus group. Elle permet aussi d’identifierles points de focalisation, les fameux « influenceurs » et autres leaders d’opinion. Plus avant, ce type d’analyse autorise aussi une compréhension plus fine des interactions pour détecter et interpréter les tendances, sujets et humeur du temps, le fameux « zeitgeist » et « volkgeist » chers à Hegel.

Peut-être le Pew est-il passé à côté d’un type de conversation ?

Outils pour utiliser #twitter au mieux |Update |

Au fil des mois, les pour utiliser apparaissent et disparaissent. Voici une petite liste, non exhaustive, d’applications pour utiliser au mieux l’application de micro-blogging. Il y en a pour tous les goûts et pour de nombreux usages, depuis la mise en place du profil jusqu’à la quotidienne.
Pour un usage optimal, sélectionnez ceux qui avec lesquels vous serez le plus à l’aise en fonction de votre objectif.

Pour scénariser
clicktotweet

Click to tweet vous permet de sélectionner un extrait ou plusieurs extraits de votre post afin qu’ils soient twittés.

twitrcover : pour éaliser votre background twitter

Trouver et Gagner des followers

Twistools
wefollow
Twitlist vous suggère des personnes à suivre en fonction de vos centres d’intérêts

twistools

Organiser

Tweetbits

Tweetbits permet de créer une timeline personnalisée avec les tweets que vous aurez signalés comme favoris durant la journée. Cette fonction de favoris est finalement assez peu utilisée sur Twitter. À tort. Elle permet de signaler les tweets que vous considérez comme importants ou que vous souhaitez pouvoir retrouver facilement pour les lire à tête reposée.

C’est là qu’intervient TweetBits. L’outil va mémoriser tous vos tweets favoris. Vous pourrez ensuite les repasser tranquillement à tête reposée, les classer dans des catégories par simple glisser-déposer ou encore les archiver pour ne pas les perdre.

Veiller

Twxplorer est encore en phase beta mais s’avère très prometteur.

Tweetally

Tactics cloud est un nouveau moteur de recherche qui permet de trouver des listes pertinentes.

Bluenod : pour analyser les réseaux d’un compte twitter

Topsy : la référence des moteurs de recherche twitter. Racheté par Apple.

Snapbird recherche dans votre timeline au-delà de 10 jours, dans les tweets de vos followers, dans les favoris de vos followers et s’avère bien plus puissant que le moteur de twitter. A tester sans modération si vous êtes sûr d’avoir vu une info passer, mais où ?

social mention

Rechercher par photos : Twipho

tweetymail

twitterfall

Mesurer : Twopcharts Toutes les statistiques en temps réel sur Twitter.

Evidemment, ne surtout pas oublier l’excellent Docteur Tweety, qui en plus d’être efficace est le premier moteur de recherche twitter francophone.

Détecter les tendances sur twitter

whatthetrend

tame

Nuzzel pour détecter les tendances de ceux que vous suivez et qui vous suivent

trendsmap

The one millions tweet map permet de chercher par mot clé sur une carte et surtout d’embarquer le tout sur votre site.

Détecter les articles les plus partagés : like explorer

Tweetbinder

Trends24.in, tous les sujets tendances en temps réel dans le monde

Feeltiptop  offre plusieurs façons de détecter des tendances. Par mots clés, nuages de mots clés. Il détecte aussi les visuels (photos et vidéos) associées les plus pertinentes. L’interface n’est pas des plus réussie, mais elle est efficace.

Moins utile, biosischanged, comme son nom l’indique, vous alerte si un de vos abonnés change son profil.

The Latest  vous donne les tendances de la journée sur Twitter

Quelle émission est la plus commentée sur Twitter ?  Social-TV Live Battle

Veille sur hashtag

Le hashtag ou mot-dièse est le nouveau code pour le moteur de recherche. Que ce soit Twitter, et G+, ce petit dièse placé devant un mot clé augmente significativement ses capacités de référencement. Il permet aussi à de nombreux moteurs de se spécialiser et de créer des réseaux de mots clés par pertinence. Un des meilleurs exemples de ce type d’outil est sans conteste hashtagify.

Hashtagify

bundlepost

hashtracking

ritetag

keyhole

seesaw

tweetbinder

tagboard

hashtagify

Seen est lui aussi relativement performant et surtout permet de classer les résultats par format :, tweets photos et vidéos.

tweetchat

Raconter

storify
Storify, le grand classique pour raconter une histoire en utilisant plusieurs formats (vidéos, tweet, billets, photos…), livetweeter une conférence, et grâce au code embed l’insérer sur votre site.

A tester aussi Epilogger, un storifylike

Twitter stories

Twitterfeed

Gérer, trouver, nettoyer…

commun-it

Followerwonk

rite-tag

socialoomph

Manage flitter

tweriod

Tweetdeck

tweetadder

tweepi

buffer

qwitters Pour savoir qui vous quitte

Traackr : Pour détecter vos influenceurs

Tweeted times un équivalent de Flipboard dédié à Twitter. La curation appliquée à Twitter

hootsuite : l’outil ultime pour twitter, mais aussi pour gérer tous vos et applications sociales.
UN nouvel outil : Sociota, comme hootsuite vous permet de gérer de multiples comptes.

Marketmesuite permet de gérer de multiples réseaux sociaux un peu de manière similaire à Hootsuite en moins puissant.

Sproutsocial est lui aussi un outil très puissant pour gérer ses réseaux sociaux, mais il est beaucoup plus cher que Hootsuite.

A signaler un nouvel entrant Onfast.com un outil italien à l’interface un peu plus rustique. A tester.

Notons un comparatif réalisé entre Hootsuite, Tweetdeck et Seesmic (racheté par Hootsuite) afin de se faire un avis.

Je ne connaissais pas, sendsocialmedia.com un outil assez puissant d’après ce que j’ai pu lire. A tester aussi.

Plus orienté analytics, il ne faut pas passer sous silence Raven un outil intégré pour gérer ses campagnes.

Digsby s’inspire des systèmes de messagerie façon MSN ou AOLMessenger. Son avantage est de regrouper à la fois les flux des médias sociaux, mais aussi de vos principales messageries web (Gmail, Yahoomail etc.) UN produit similaire à Trillian

Si vous utilisez de multiples canaux pour faire du marketing, jetez un oeil sur LocalVox

Analyser

Tweetreach

Twiangulate Superbe outil pour analyser les connections entre twittos. Pour trouver à la fois ceux que deux personnes suivent, mais aussi les personnes en commun qu’elles suivent.

Simply Measured génère des rapports sur vos followers entre autres.

Influence, mesure, et recherches

fruji

Kred : concurrent de Klout, Kred mesure votre influence sur les réseaux sociaux et stocke vos meilleures interventions

Where does my tweets go permet de visualiser sous forme de très belle carte la portée de vos tweets. Ce qui permet de mesurer l’influence d’un message ou son taux d’impression.

Backtweets moteur de recherche de tweets

My top Tweet : retrouvez vos tweets qui ont suscité le plus d’engagement.

Klout : au fil de son évolution, Klout devient un véritable outil de partage de contenus et de gestion de vos réseaux sociaux.

twitonomy

twittercounter

twitonomy : pour connaître vos statistiques sur Twitter sur une période donnée.

Tweetarchivist : Pour archiver et analyser des timelines.

Partager

Twileshare

Il y en a beaucoup d’autres, et je suis sans doute passé à côté d’outils utiles. N’hésitez pas à me le suggérer.

Comment définir une stratégie de contenus

Stratégie est sans doute le mot le plus utilisé depuis quelques années. Tout est stratégique, de la feuille de route de l’entreprise au positionnement de la machine à café. Le contenu mérite lui aussi une approche stratégique. Certes, mais : qu’est-ce qu’une stratégie de contenu ? Qui la définit, sur quelles bases, avec quels objectifs, avec quelles mesures ? Réaliser des articles sur un blog, des infographies, diffuser le tout sur twitter et le relayer sur le RSE interne n’est pas de la stratégie. C’est au mieux de la tactique, au pire de la perte de temps.

Pourtant, cette approche de la production ponctuelle et confuse semble la plus partagée. D’après un sondage mené aux Etats-Unis, seulement 27% des entreprises B2C et 48% du B2B ont une stratégie claire dès lors qu’il s’agit de contenu. La route est longue.

Quelle route pour le stratège de contenu ?

Nous partons du principe pour la suite du post que vous souhaitez produire du contenu qui s’adresse à des utilisateurs soucieux de s’informer, d’apprendre, de résoudre un problème ou tout simplement se divertir. Votre rôle est de produire et de fournir ces informations en utilisant les différents canaux de diffusion à votre disposition. Pour ce faire, il est possible que la feuille de route soit claire. Ou pas.

Pour définir votre stratégie de contenu il vous faudra définir en quoi celui-ci vous aidera à atteindre vos objectifs ou ceux de votre entreprise ( de toutes natures) tout en étantutile aux récipiendaires, l’un ne va pas sans l’autre : aucun contenu ne doit être inutile. Dans une logique, par exemple d’inbound marketing, à chaque étape du tunnel de conversion correspondra un contenu dédié. Une fois défini vos objectifs, votre stratégie de contenus devra définir, dans le désordre, votre planning de production, de diffusion et la gouvernance globale de votre contenu.

Comment déterminer une stratégie de contenus

Pour poser les bases de votre stratégie de contenus, le site Brain trafic a créé il y a déjà 4 ans « the quad». Ce diagramme recense les 4 composants indispensables pour déployer votre stratégie de contenus. C’est aussi une grille d’analyse pour élaborer et évaluer votre contenu en fonction d’objectifs.

Ces quatre éléments se positionnent autour du cœur du réacteur:

Le noyau stratégique

Critique et prioritaire, le noyau définit la promesse, les objectifs et le contenu associé pour les atteindre. Ce noyau va aussi contribuer à élaborer la feuille de route pour une période déterminée. Votre stratégie de contenu prendra sa source sur la promesse de l’entreprise déclinée à l’envie. Cette promesse peut reposer sur une baseline, par exemple « indexer et rendre accessible toute l’information du monde ». Toutes vos productions de contenu seront sous-tendues en écho à cette promesse. Les guidelines pour élaborer votre stratégie s’appuieront sur cette promesse qui sera déclinée en suivant des cycles et messages spécifiques selon qu’il s’agisse de communication, interne ou externe, ou de supports pour le marketing.

Les autres composants du quadrant reposeront sur le noyau stratégique qui donnera naturellement naissance à la substance, autre composant du quadrant.

La substance pose la question du message qui devra être véhiculé et retenu par le récipiendaire et de la typologie de contenus nécessaire pour atteindre l’audience visée. On touche ici au cœur de la compétence de l’éditeur et du métier des producteurs de contenu.

La structure : comment le contenu est hiérarchisé, organisé, formaté et affiché.

A la structure formelle du contenu, s’ajoute la question de la technique pour délivrer le contenu à la bonne personne et de manière pertinente. Ce peut être sur un mobile, une tablette, via un sms etc. Sur ce point, il faut avoir une idée claire de l’affichage et nécessite de maitriser a minima les possibilités offertes par les CMS et technologies associées. Par exemple, quels sont les add-ons de WordPress qui me permettront de transférer ces contenus vers un mobile en push après une visite d’un internaute et autres questions du même type liées dans cet exemple au comportement du visiteur. Dans tous les cas, le CMS devra vous faciliter la vie, pas vous la pourrir en vous imposant des contraintes.

En gros, il faudra répondre à ces questions :

 » qui », « quoi », « quand », « où » et « comment »

En répondant à ces questions, vous commencez à avoir une bonne idée de déployer votre stratégie et passerez naturellement au workflow.
Le workflow comprend les process, les outils et les ressources humaines nécessaires à la production de contenus et à la qualité. Ce composant mériterait un long billet nécessaire pour évoquer le vaste sujet de la technique, des process et des ressources associés.

La gouvernance globale

La gouvernance pose la question des décisions affectant la stratégie globale, de qui provient l’information sur d’éventuels changements, comment sont-ils communiqués etc. La gouvernance est aussi importante que le reste des composants du quadrant.

Pour en juger nous pouvons prendre l’exemple des guidelines de la maison blanche sur la gouvernance digitale.

PEEPME : le selfie du consommateur

peep

« Ce que vous achetez révèle votre personnalité, alors dévoilez-vous ! » J’achète donc je suis pourrait tout autant être la baseline de PEEPME, ce réseau social dédié à la mise en scène par vous-même de votre dernier achat : le selfie publicitaire en somme. Un concept brandé par PEEPME comme le « social show-off ». D’autant plus « show-off » que l’appli indique clairement le prix de l’objet en question. Au cas-où.

Le fils naturel de Pinterest et Instagram

Annoncé comme un vrai succès avec déjà 350 000 utilisateurs aux Etats-Unis, après 11 mois d’existence, ce réseau social lancé par l’entrepreneur belge Zeki Sever en mars 2014 débarque en Europe et en France. Dubitatif devant le concept, le communiqué de lancement reçu ce jour apporte un éclairage sur la finalité de PEEPME : « Peepme vous donne l’occasion de vous présenter en révélant vos habitudes d’achat. L’ambition de Peepme est d’offrir un outil séduisant pour les annonceurs via un réseau qui a du « Punch » (ndr : ???). PeepMe est à la fois ce que Facebook tente de réaliser en terme de promotion de marques et Pinterest qui tend vers l’e-commerce. Découvrez ce que consomment les célébrités et jetez un œil sur une partie de leur vie.
Imaginez ce qu’une personnalité comme Drake, Scott Disick, Kim & Kourtney Kardashian, premiers à adopter le concept peut générer comme retour pour une marque. »
Une bonne affaire peut également se partager afin de faire profiter ses amis. Cette plateforme est donc une manière claire de pousser à l’achat et de favoriser le « social shopping ». Une bonne opportunité pour les marques. »

« Je consomme donc je suis ce que je consomme »

Voilà voilà. A ce stade, difficile de préjuger de l’adoption de ce réseau par le public. Des réseaux dédiés au social shopping existent déjà, dont Pinterest et Fancy pour les plus célèbres, avec un taux d’adoption en France assez faible, et ce malgré l’efficacité de ces plateformes comme générateur de trafic
Surfer sur la vague du Selfie pour favoriser l’exposition d’un produit est un vrai pari. Certes la recommandation par des amis et relations est ce qu’il y a de plus efficace pour la promo d’un produit, mais de là a me prendre en photo avec une nouvelle cafetière, veste, voiture ou autre… Bôf.
Devenir une vitrine de placement produit est un objectif de vie comme un autre, certes, mais à part des stars payées pour ce faire, comment consentir à devenir une vitrine publicitaire et être séduit par un réseau clairement orienté annonceur ?
Un réseau social est fondé sur la relation et l’échange entre individus, le pari que ce partage passe par la mise en avant de son dernier achat est à la fois emblématique de l’époque, mais fait preuve aussi in fine d’un certain cynisme assumé.

A suivre.

Etapes de mise en place d’une stratégie marketing multicanal

6 étapes sont-elles nécessaires et suffisantes pour réussir à booster  ses ventes grâce à la mise en place d’une stratégie  marketing  multicanal? A la lecture du livre « Le marketing  multicanal » de Vladimir Dragic, la réponse est oui.

Je dois avouer qu’il est assez rare que je sois emballé par les  livres dédiés au marketing. « Le marketing multicanal » fait  partie de ceux-là, et pour de bonnes raisons. Tout d’abord  parce que l’auteur pose clairement le principal enjeu du  marketing à l’heure du multicanal : la vitesse. Tout le livre est  sous-tendu par cette exigence d’un marketing réactif et fluide  guidée par l’exploitation des données et les réponses, nécessairement mesurées dans leurs résultats, obsession  récurrente de la mesure et de l’itératif au long des 170 pages.

Clair, précis, et bien écrit ce livre tient ses promesses. En moins de 200 pages Vladimir Dragic, (Diplômé ponts et Chaussées, MBA Finance, DG chez Altran) détaille avec clarté une méthode et les techniques associées pour dérouler une stratégie marketing en phase avec les évolutions des publics, de leurs comportements d’achats et les bouleversements des canaux de ventes.

Conçu comme une boîte à outils, le livre est découpé en 6 chapitres.

– prospecter : stratégie de ciblage et de séduction
– Vendre et fidéliser
– Maximiser l’efficacité des canaux de contact
– Construire des modèles prédictifs
– Maîtriser les techniques d’attribution
– S’outiller pour mieux manager

En prélude à chacun des chapitres le lecteur trouvera une grille d’auto-évaluation destinée à se situer sur chacun des items couverts dans les pages suivantes.Les chapitres sont eux émaillés d’exemples pratiques, de points clés synthétiques, et d’outils pour accompagner la théorie.

Un guide didactique pour élaborer vos stratégies multicanal

Sur le fond, l’auteur réussit un double exploit : transmettre des techniques marketing claires et embrasser tout le spectre de la partie digitale en en rendant limpide ses aspects techniques les plus arides, même le process du RTB. Même limpidité sur la partie consacré au « Big Data ». A commencer par la définition des enjeux comme étant, « d’identifier, de capter et d’exploiter les datas afin de modéliser les comportements du consommateur et d’adapter en temps réel les actions marketing en fonction de ces comportements. » En réponse, Dragic offre comme dans chaque chapitre un canevas méthodologique pour passer à l’action. En quelques pages, le lecteur comprendra tenants et aboutissants sur le sujet du Big Data sans être noyés dans un jargon vernaculaire et des théories absconses pour les noms informaticiens ou matheux.

IT et Marketing réconciliés

Autre exploit et non des moindres, l’auteur arrive à fluidifier l’articulation entre marketing et IT. De manière subtile et intelligente, l’approche méthodologique part du problème pour glisser vers l’approche marketing en réponse et les outils IT en support. Les termes techniques sont expliqués clairement, et s’insèrent naturellement dans la démonstration. Au fil des pages, c’est tout le système d’information sur sa partie dédiée au marketing qui sera couvert. Le dernier chapitre est d’ailleurs consacré à un recensement des logiciels nécessaires à chaque tâche.

A la fin de la lecture, Dsi ou marketeux aboutiront fatalement a la conclusion de l’impérieuse et évidente nécessité de travailler de concert pour mener à bien le développement de la stratégie marketing. Car bien sûr, je ne saurais trop conseiller au lecteur cible, plutôt responsable du marketing, de prêter ce livre au responsable de l’it, une passerelle idéale entre les deux univers a l’absurde et souvent persistante étanchéité.

C’est le vrai talent de l’auteur que d’écrire dans un style fluide où, fait rare pour être signalés, les anglicismes tant appréciés des marketeux, se comptent ici sur les doigts de la main de Django Reinhardt. Ce faible recours aux anglicismes explique en partie la réussite didactique de « marketing multicanal ». Une réussite due surtout à une profonde maîtrise par l’auteur de son sujet.

Des méthodes actionnables

On sent derrière chaque ligne le praticien rigoureux et méthodique, soucieux de transmettre l’information sans céder à l’esbroufe et au remplissage. L’analyse des évolutions du métier et de l’accélération des cycles, de la volatilité des clients, des mutations techniques, sont analysés avec une précision et une concision qui confine à l’épure.

Seul petit défaut de cet ouvrage, l’essentiel des solutions techniques proposées s’adressent plutôt à de grandes entreprises avec des problématiques de volume. Ce bémol posé, chacun pourra s’inspirer des méthodes proposées pour les appliquer et décliner à sa situation et son marché, B2C ou B2B.

Ce peut-être aussi une bonne lecture pour comprendre facilement les nouveaux enjeux du marketing et découvrir incidemment une partie ou une autre de ces nouveaux terrains de jeux.

Le marketing multicanal Ed.Eyrolles

Google devient opérateur mobile

Google lance son premier service de téléphonie mobile, Project Fi, accessible uniquement sur invitation pour le moment. Il permet aux utilisateurs de se connecter au réseau le plus rapide.

Lors d'une conférence chez Google à New York (Mark Lennihan/AP/SIPA)Lors d’une conférence chez Google à New York (Mark Lennihan/AP/SIPA)

« Project Fi vise à vous mettre sur le meilleur réseau quel que soit l’endroit où vous allez », explique Google sur son blog officiel.

Le service repose sur une technologie capable de déterminer le réseau le plus rapide à l’endroit où se trouve l’utilisateur. Il pourra alors se connecter automatiquement à un réseau wifi gratuit jugé fiable par Google, ou à un réseau de téléphoniemobile en 4G. Google s’est associé aux opérateurs mobile Sprint et T-Mobile USA, respectivement troisième et quatrième opérateur sur le marché américain.

« Une fois que vous êtes connectés, nous vous aidons à sécuriser vos données en les cryptant. Quand vous n’êtes pas en wifi, nous vous déplaçons entre les réseaux de nos partenaires qui assurent le débit le plus rapide », détaille-t-il.

Un prix de base à 20 dollars par mois

Le service est proposé pour un prix fixe de 20 dollars par mois pour le service de base (appels vocaux, SMS, connexion wifi, et couverture internationale dans plus de 120 pays), plus 10 dollars par tranche d’un gigaoctet de données utilisées.

Le service fonctionnera seulement dans un premier temps avec le smartphone Nexus 6, fabriqué par Motorola. Les personnes intéressées pour le tester aux Etats-Unis peuvent demander une invitation sur le site fi.google.com.

Facebook: trois changements à venir sur votre fil d’actualité

Le réseau social a annoncé sur son blog une nouvelle modification de son algorithme. Ces changements vont modifier votre fil d’actualité. Tout ce que vous devez savoir :

Facebook a annoncé une nouvelle modification de son algorithme. Les publications directes des amis seront privilégiés.

Nouveaux changements sur Facebook. Ce mardi, le réseau social a annoncé une modification de son algorithme, qui va impacter les fils d’actualité et les publications qui y sont affichées. Ces changements sont récurrents. Ils sont scrutés de très près par les administrateurs de pages, qui cherchent à toucher un public toujours plus large. Facebook doit alors arbitrer entre ces intérêts et la nécessité de satisfaire les besoins de ses membres, qui doivent aussi pouvoir accéder aux publications de leurs amis les plus proches.

Cette fois, le réseau social a clairement décidé de faire pencher la balance vers les membres privilégiant les relations avec leurs amis. Trois mesures concrètes ont donc été prises:

1. Les publications de vos amis seront davantage mises en avant

Avec son algorithme, Facebook fait le tri entre les publications des amis pour afficher en priorité les plus susceptibles d’intéresser un utilisateur donné. Il suffit de se rendre sur la page d’un ami avec lequel les interactions sont limitées pour découvrir des posts n’ayant jamais été repris sur le fil d’actualité. Les nouvelles règles doivent permettre d’afficher davantage de publications des amis. « Nous avons compris que les gens avaient peur de louper d’importantes publications d’amis auxquels ils tiennent », précise le communiqué. Dans le même esprit, si un utilisateur consulte régulièrement les publications d’une page donnée, celles-ci seront davantage mises en avant.

2. Les interactions de vos amis avec les pages sont pénalisées

En consultant votre fil d’actualité, les interactions (commentaires, likes, etc) de vos amis avec des pages que vous ne suivez pas apparaissent régulièrement. Le réseau social a décidé de réduire la visibilité de ces posts, pour faire privilégier les publications des amis et des pages directement suivies par l’utilisateur.

3. Les posts rapprochés d’un même ami pourront être affichés

Dans son communiqué, Facebook explique avoir pris sa décision pour les utilisateurs n’ayant que peu d’amis. Auparavant, l’algorithme évitait d’afficher à la suite les publications d’une même personne. Mais à trop miser sur la variété des publications, les fils d’actualités des membres concernés perdaient de leur intérêt. C’est pour cette raison que le réseau social a assoupli ces règles.

Avec ces nouvelles règles, les gestionnaires de page, ou « community managers » ont de quoi s’inquiéter. Ils sont clairement pénalisés, leurs pages ayant moins de chance de toucher un large public. Reste à savoir si cela a un rapport avec les projets de Facebook, qui aimerait devenir un véritable éditeur de contenus en publiant directement des articles de presse sur son réseau. Il a noué des contacts à ce sujet avec une douzaine de médias américains pour envisager des tests.