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5 clés émotionnelles pour obtenir plus de recommandations.

Pourquoi l’un de vos contacts engagerait-il sa crédibilité pour vous recommander à quelqu’un ? Découvrez comment générer des émotions positives qui permettent de favoriser cette dynamique du bouche-à-oreille essentielle pour votre activité.

La recommandation est essentielle pour un entrepreneur à qui elle permet de tirer bénéfice d’un écosystème relationnel trop souvent sous-exploité. Mais ce bouche-à-oreille positif est loin d’être automatique… Comme la majorité des comportements humains, il est le fruit de mécanismes inconscients, étroitement corrélés à nos états émotionnels : confiance, désir, sentiment de sécurité, gratitude, estime… mais aussi : regret, peur, doute, méfiance… Découvrez les 5 clés émotionnelles qui vous aideront à obtenir plus de recommandations et à enclencher une dynamique vertueuse créatrice de business.

Clé n°1 : alimentez le sentiment de sécurité.

Le sentiment de sécurité est la nappe phréatique d’où jaillit le sentiment de confiance. Inutile d’escompter que l’on vous recommande si vous n’inspirez pas confiance ! Veillez donc à alimenter chez les autres un fort sentiment de sécurité, cela aura pour conséquence de faire tomber les barrières qui empêchent votre entourage de propager la bonne parole. Pour cela, mettez en avant vos références ! Glanez des témoignages clients ! Travaillez également votre congruence (adéquation entre vos paroles, vos gestes et vos actes). Montrez-vous fiable ! Tenir vos engagements adresse un message fort à votre écosystème relationnel : c’est une preuve de fiabilité.Enfin, utilisez pleinement ce que l’on nomme la validation sociale : si A, B, C et D vous ont déjà fait confiance, eh bien, faite le savoir à E et F ! Cela instillera dans leur cerveau limbique (siège des émotions) un surplus de sentiment de sécurité propre à alimenter la confiance ressentie à votre égard.

Clé n°2 : cultivez le sentiment d’appartenance.

Le sentiment d’appartenance exerce un formidable levier sur les comportements d’autrui. Il tire sa source de l’instinct tribal, des réflexes grégaires et communautaires ancestraux, ceux-là même qui font les nations et construisent les grandes épopées entrepreneuriales ! L’homme, animal social, se comporte favorablement envers les autres s’il lui est donné departager quelque chose avec le groupe. C’est cette notion de partage que vous devez impérativement chercher à cultiver au sein même de vos relations. C’est cela qui noue les liens les plus solides ! Que pouvez-vous mettre en commun avec vos relations ? Eh bien, des valeurs par exemple ! Une passion, une histoire, une origine, des expériences, une école…vous avez forcément quelque chose à partager ! Dans cette optique, déterminer un objectif commun est également très pertinent, notamment en matière de management.

Clé n°3 : marquez les mémoires grâce à vos singularités.

Le cerveau humain est ainsi fait qu’il retient plus aisément ce qui se distingue de la masse, ce qui présente une singularité. De cette différence née une émotion et c’est précisément ce phénomène émotionnel qui vaengramer la mémoire. Pour favoriser les comportements de recommandation à votre égard, mieux vaut donc laisser une trace dans l’esprit des personnes que vous croisez.
Dans cette optique et selon les latitudes permises par votre secteur, misez par exemple sur un nom de marque décalé (ex : misterbell.com), un logo original, un dress-code anticonformiste ou bien encore un packaging surprenant. La société Zappos.com a érigé la relation client au rang de religion : ses téléconseillers s’évertuent constamment à surprendre les clients, ceci afin de créer un marqueur émotionnel et mnésique propice au bouche-à-oreille !

Clé n°4 : devenez une borne énergétique !

Certaines personnes puisent dans l’énergie du groupe : ce sont des profils dits énergivores qui n’amènent que stress, colère, jalousie et méfiance. À l’inverse, il existe des individus qui alimentent le groupe : tels de véritablesbornes énergétiques, ils instillent de la joie, du plaisir, de l’optimisme et de la confiance dans leur écosystème relationnel. Faites partie de ceux-ci ! Devenir une borne énergétique vous rendra naturellement magnétique et charismatique. Gardez à l’esprit que l’être humain agit comme une sorte d’éponge affective : la contagion émotionnelle, positive ou négative, est un phénomène puissant. Prenez-en conscience dans le cadre de votre démarche réseau. Notre conseil : lors de chaque situation d’interaction (famille, amis, business etc.) demandez-vous si vous êtes plutôt énergivore, neutre, ou bien énergisant pour le groupe ?

Clé n°5 : start with why.

Peut-être avez-vous eu l’occasion de visionner sur Ted.com la conférence de Simon Sinek Comment les grands leaders inspirent l’action ? Si ce n’est pas le cas, allez-y sans plus tarder !!! Vous comprendrez, en tout juste 18 minutes, sur quels schémas sont construits les messages inspirants et comment les grands leaders sont capables de fédérer des millions de personnes derrière eux. La bonne nouvelle est que ce mode de communication est réplicable dans le cadre de la recommandation d’affaires. Start with why (commencez par le « pourquoi » des choses) : dire « pourquoi » vous faites ce que vous faites plutôt que de se focaliser uniquement sur « ce que » vous faites est un renversement de paradigme qui possède une vertu miraculeuse ! Le « pourquoi » dévoile le SENS de votre activité et c’est précisément ce sens qui va entrer en résonance avec votre entourage. Vous connaissez cette métaphore sur la vente: au ski, mieux vaut vendre le plaisir des descentes que des forfaits de remonte-pentes ! Pourquoi ? Eh bien, parce que l’information simple est traitée par lenéocortex, siège de la raison, alors que le sens met simultanément en œuvre le néocortex ET le cerveau limbique, siège des émotions. Rappelez-vous bien de ceci : en matière de comportements, l’être humain obéit bien plus souvent à ses émotions qu’à sa raison !

Par Sean Luzi. Conférencier, co-auteur de Mobilisez vos ressources émotionnelles chez Dunod, créateur d’Emosapiens.com, magazine en ligne qui a pour mission de propager le virus entrepreneurial.

Qu’est-ce qu’un bon manager ?

I

l ne suffit pas d’être apprécié pour bien diriger. Il faut également réussir à mettre en place des changements sans bouleverser les habitudes.

Hiroshi Mikitani, fondateur et PDG de Rakuten, un conglomérat japonais de e-commerce est à la tête de plusieurs milliards de dollars. Pour manager au mieux ses équipes, il applique une règle fondamentale : Dès que l’entreprise atteint un nouveau seuil de « 3 ou 10 » en termes de nombres d’employés (30, 100, 300, 1 000…) toute l’infrastructure en place est revue.

Savoir que des éléments comme l’organisation des réunions, la communication d’équipe et la détermination des salaires ont besoin d’évoluer au fil du temps est une chose, réaliser ces changements efficacement en est une autre.

Perry Keenan est l’un des directeurs généraux de Boston Consulting Group. Au cours des trente années passées dans le célèbre groupe américain, il a constaté que les managers brillants utilisaient 5 méthodes pour mettre en place des changements importants. Ces pratiques ont été dévoilées dans un communiqué récent de BCG. Les voici.

Il établit des objectifs précis en fonction de la règle 80-20

Keenan affirme que les meilleurs managers attribuent à chaque membre de l’équipe des objectifs clairs, précis et des délais à respecter. Ils définissent ces objectifs en fonction de la loi de Pareto, qui stipule que 80% de résultats proviennent de 20% d’actions. Dans le contexte en question, cela signifie que « moins de 20% d’un programme de changement peut avoir 80% d’impact ». Les bons managers identifient et suivent de près les données qui indiquent le mieux les progrès réalisés.

Il réduit la bureaucratie

Keenan pense que les changements devraient non pas amplifier mais limiter ce qu’il nomme « les routines fastidieuses, les réunions inutiles et les rapports trop longs ».

Si chaque membre de l’équipe sait ce que l’on attend de lui, il peut travailler en autonomie, sans être supervisé en permanence par ses managers.

Il est disponible pour les employés

Quand une entreprise vit un changement important, il est primordial que le PDG reste visible et disponible pour l’ensemble de l’entreprise, même quand il ne dispose pas de toutes les réponses. D’après Keenan, il doit travailler en étroite collaboration avec son équipe de direction qui, en retour, relaie les messages auprès des employés.

Le Boston Consulting Group a découvert que la plupart des entreprises citent l’implication de la direction comme le facteur clé d’un changement réussi. Pour Keenan, un des exemples marquants est celui du PDG d’une entreprise de services financiers et de son équipe de direction qui se sont rendus dans chaque établissement affilié pour tenir des réunions publiques avec les employés afin de dissiper les craintes et de bâtir une relation de confiance pendant une période d’incertitudes.

Il met en place des actions en fonction des comportements individuels

C’est le devoir d’un manager efficace de comprendre les personnalités et les responsabilités de ses employés afin d’établir des objectifs et la charge de travail qui permettront à chaque membre de l’équipe de réaliser ce qu’on attend de lui.

« Si chaque action est correctement orchestrée, l’ensemble mènera à un changement global de l’entreprise », analyse Keenan.

Il instaure des changement de façon progressive

Les meilleurs managers ne font pas d’annonces fracassantes quant à leur souhait de modifier l’architecture de l’entreprise mais font plutôt en sorte d’inclure le changement « dans l’ADN de l’entreprise ».

Keenan explique que, pour y parvenir, de nombreuses entreprises de grande taille font appel à des consultants en conduite du changement qui accompagnent les managers pour évaluer et analyser les données. Au niveau des équipes, cette volonté d’intégrer le changement à l’entreprise va de pair avec une croissance et une adaptation constante des pratiques plutôt que des défis ponctuels.

Article de Richard Feloni. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : Boston Consulting Group executive says the best managers practice these 5 habits

Les bienfaits de la reconnaissance au travail

Se sentir apprécié a un effet sur l’efficacité et la qualité du travail. Le manque de reconnaissance est la deuxième source de stress, après la charge de travail

Les bienfaits de la reconnaissance au travail

Management Se sentir apprécié a un effet sur l’efficacité et la qualité du travail

Le manque de reconnaissance est la deuxième source de stress, après la charge de travail

«C’est un sentiment parfois difficile à exprimer, mais chaque personne a conscience du fait qu’elle en a profondément besoin.» C’est en ces termes que le psychologue Abraham Maslow et le sociologue Edgar Morin ont défini la reconnaissance, ce besoin vital inhérent à la nature humaine.

Puissant outil de leadership s’il en est, la reconnaissance au travail est l’un des premiers facteurs de motivation des salariés. Pourtant, les dirigeants à l’inscrire dans leurs pratiques managériales sont encore peu nombreux en Suisse. «Contrairement à la culture anglo-saxonne qui prône l’optimisme et la confiance en soi, notre culture est plutôt orientée vers la critique», explique Romain Hofer, directeur du marketing et de la communication chez Manpower.

En résulte un désengagement inquiétant des employés. Actuellement, selon Gallup, la part de salariés réellement engagés dans leur entreprise n’est que de 16% en Suisse. Un taux très bas à l’origine de milliards de francs de pertes en termes de productivité, d’absentéisme, de turnover, et de maladies.

Des études démontrent par ailleurs que le manque de reconnaissance est la deuxième source de stress, après la charge de travail. Un déséquilibre entre le travail fourni et la reconnaissance reçue contribue également de façon importante à l’épuisement professionnel et à la détresse psychologique.

A l’inverse, se sentir apprécié à sa juste valeur pour le travail accompli et les efforts fournis stimule la dopamine, hormone du bien-être. La reconnaissance incite également à rester dans une entreprise, quand bien même le salaire ne serait pas idéal. Shawn Achor, auteur du livre The Happiness Advantage, explique ainsi que «la qualité de la relation entre un manager et son collaborateur est un des premiers facteurs de productivité de ce dernier et de son attachement à l’entreprise».

Laure Becker, consultante RH en management et auteure du livreL’Art de la reconnaissance au travail, ajoute qu’aider son «collaborateur à développer ses compétences, son potentiel, son réseau relationnel et son équilibre personnel, c’est lui rendre service et dans le même temps rendre service à l’entreprise. Car le travailleur sera moins vulnérable au stress et par conséquent plus efficace [et] plus fort face aux sources potentielles de frustrations ou de démotivation.»

Le manager qui félicite un collaborateur sur ses qualités professionnelles suscitera également en lui un désir d’excellence et une envie de se surpasser. Ainsi, les entreprises qui pratiquent leranking lors des évaluations annuelles et qui attribuent une évaluation de type «excellent» à certains employés constatent que leur motivation et leur performance s’en trouvent généralement accrues.

Laure Becker rappelle par ailleurs que la mission du manager est doublement délicate: il doit faire réussir les personnes – les bons, les moins bons, les divas, les contributeurs discrets – ensemble. «En matière de reconnaissance, cela signifie être capable de saluer à la fois la contribution individuelle d’un travailleur et la contribution de l’équipe.»

Alexandre Ginoyer, auteur du livre Les Clés du management, ajoute qu’«il y a une victoire à aller chercher, tous ensemble, chacun dans son rôle», étant précisé que chaque rôle a son importance et doit être reconnu.

Si les managers ont tout intérêt à faire des compliments réguliers, adaptés et sincères, pourquoi cette réticence à féliciter? Certains dirigeants craignent de voir leurs collaborateurs s’endormir sur leurs lauriers. D’autres appréhendent des demandes d’augmentation de salaire. D’autres encore redoutent que le collaborateur talentueux ne leur fasse de l’ombre ou qu’un autre service recrute l’oiseau rare.

Cette vision du travail est cependant pauvre car «ne pas vouloir mettre en lumière son collaborateur aux yeux des autres, c’est le décourager d’alimenter lui-même sa propre lumière», ce qui à terme handicape l’entreprise, souligne Laure Becker. En effet, l’étoile qui brille dans un placard finit toujours par s’éteindre d’elle-même. Et le jour où l’oiseau rare prend son envol, il gardera à jamais une image négative de son manager castrateur.

Quelle forme la reconnaissance doit-elle prendre? «Toute la difficulté pour le manager consiste à répondre de manière adaptée aux besoins de chaque individu, étant précisé que ceux-ci varient d’un employé à l’autre, en fonction de sa culture, de sa personnalité et du contexte dans lequel il évolue», explique Romain Hofer.

Pour certains, il s’agira d’une augmentation salariale. D’autres accorderont plus d’importance aux félicitations, au statut ou encore au relais de leurs idées sans filtre.

L’échelle de la hiérarchie des besoins, tirée des observations de terrain de Maslow, donne à cet égard quelques pistes. Selon le psychologue, la motivation est fondée sur la satisfaction de besoins hiérarchisés. Chaque individu cherche en premier lieu à satisfaire ses besoins physiologiques tels que la faim, la soif ou encore le sommeil.

Suivent les besoins de sécurité, d’appartenance, d’amour et d’estime. Enfin, au sommet des aspirations humaines figure le besoin de s’accomplir. Ce n’est que lorsque les besoins physiologiques ont été satisfaits qu’un individu cherchera à satisfaire ses autres besoins d’ordre supérieur.

Appliquée au monde professionnel, la pyramide de Maslow nous enseigne qu’il est inutile de motiver ses salariés au niveau de l’estime et de l’accomplissement personnel si des menaces de licenciements planent sur leurs têtes ou si les salaires ne sont pas suffisants pour satisfaire pleinement leurs besoins physiologiques.

En outre, l’employé dont le poste n’est pas menacé mais dont le besoin de sécurité reste néanmoins très élevé appréciera avant tout une reconnaissance monétaire.

A l’inverse, le travailleur dont la priorité est la réalisation personnelle préférera une latitude décisionnelle ou encore l’opportunité d’exprimer ses idées et de faire évoluer les pratiques de l’entreprise.

«Les managers d’aujourd’hui doivent apprendre à parler et à écouter», conclut Romain Hofer. Ils ne peuvent plus comme autrefois se contenter de donner des ordres. Car chaque individu possède en lui-même les rouages de sa motivation. Ce n’est qu’à travers un dialogue constructif que le manager peut les découvrir et les actionner.

Il est inutile de motiver ses salariés au niveau de l’accomplissement personnel si des menaces de licenciements planent sur leurs têtes

Pour un entrepreneur la 1ère motivation est de diriger et fédérer une équipe, un collectif

equipe entrepreneur

L’entrepreneuriat est indubitablement une tendance de plus en plus forte dans l’Hexagone. C’est pour cette raison que l’IFOP a souhaité réaliser une étude en partenariat avec Banque Populaire, pour tenter de tirer le portrait de ces entrepreneurs de demain. 500 dirigeants d’entreprise se sont ainsi prêtés au jeu pour tenter de dessiner les contours du monde économique de demain, en révélant leur vision de l’entrepreneuriat. Maddyness, partenaire de l’opération, revient sur les 3 tendances détectées au sein de cette étude.


« Entrepreneur pour moi, c’est comme une feuille vierge ! Le bonheur de pouvoir faire ce qu’on veut, de la manière qu’on le veut, avec le stress dû aux innombrables possibilités et la nécessité de garder le cap sans que personne ne nous donne d’indication… » résume Sébastien Caron, CEO de Mapstr.

1 – L’entrepreneuriat, une histoire de valeur et d’équipe

A l’heure actuelle, les jeunes diplômés sont de plus en plus enclins à monter leur entreprise, mais tous ne défendent pas les mêmes valeurs et n’ont pas les mêmes motivations. Plus de 30% des entrepreneurs interrogés aspirent être reconnus, à la fois par leurs pairs (« être une référence dans son secteur ») et par leurs salariés alors que seuls 14% d’entre eux citent la gestion des relations sociales comme étant leur ambition première.

« Seul on va plus vite ; ensemble on va plus loin ». L’adage est connu mais mérite d’être rappelé pour qualifier l’aventure entrepreneuriale d’humaine. L’entrepreneur de demain serait attaché à la défense de la notion de « collectif », ce qui aurait donc un impact sur les nouvelles formes de management et de hiérarchie. En effet, selon l’étude de Banque Populaire, 30% des entrepreneurs ont pour motivation première de diriger et fédérer une équipe, quand 17% des entrepreneurs placent la création de valeur en seconde position. Enfin, il est intéressant de noter que les notions de Liberté et d’Indépendance sont mentionnées à 14% comme la motivation première.

« Je suis libre et responsable, et donc tous les jours il faut trancher, sur des petits ou des grands sujets pour Pitchy, mais il faut prendre des décisions. L’entrepreneur est libre de ses choix, et il en est donc responsable. La liberté de l’entrepreneur n’a rien à voir avec le fait de ne pas avoir de chef au dessus et donc pas de contraintes, elle a à voir avec le fait de se sentir responsable de quelque chose, de quelqu’un, et quand l’entreprise grandit, de quelques uns », ajoute Lionel Chouraqui, cofondateur de Pitchy.

Le bien-être personnel passerait-il après l’épanouissement de l’équipe ?

2 – Des avantages généralement plus forts que les contraintes

Si la fiscalité semble être une préoccupation justifiée pour les entrepreneurs, ces derniers semblent avoir à coeur de faire évoluer le système juridique. En effet, seulement 9% des personnes interrogées ne jugent pas important l’impact juridique dans le développement de leur société. La très large majorité souhaiterait bénéficier d’une juridiction plus flexible à propos du contrat de travail (32%) ou de l’organisation du travail (30%).

Mais une prise de conscience commune semble avoir lieu sur la question de l’investissement en Recherche et Développement pour les 5 prochaines années. Un élément important et essentiel pour 75% des entrepreneurs, qui y voient une garantie de survie de leur activité.

 « Je perçois le métier d’entrepreneur comme d’une richesse inouïe. D’ailleurs ce n’est pas un métier c’est un style de vie, une expérience humaine : c’est des rencontres (d’utilisateurs, d’autres entrepreneurs), un apprentissage permanent, technique bien sur mais aussi et surtout sur soi.Depuis que je suis entrepreneur, mon horizon c’est élargit à un point incroyable : je gagne 100 fois moins qu’avant, mais je rencontre des gens extraordinaires de tout horizon, j’ai l’impression de participer à la construction de rêves, j’apprends chaque jour (parfois dans la douleur). Bref ma vie d’entrepreneur est d’une richesse inouïe » raconte Sébastien Caron, CEO de Mapstr.

3 – La place de l’Homme dans l’aventure

Et si ces entrepreneurs ne s’étaient pas lancés ? « Si je n’avais pas été entrepreneur, j’aurai surement rejoint une équipe d’entrepreneurs qui croient en leur projet et auquel je crois également. Que ce soit pour m’associer ou simplement pour être employé. Je pense qu’un des premiers critères d’épanouissement professionnel est lié à la vision de l’entreprise. Si on est en désaccord avec cela, un jour ou l’autre, on se réveille en se demandant ce que l’on fait là » annonce Edouard Petit, CEO de Bunkr, qui justifie par ces mots, la place de la vision et du projet montée par une équipe. L’entrepreneur de demain se doit d’être muni d’une feuille de route, permettant à d’autres personnes convaincues par cette vision, de le rejoindre.

Si certaines études tendent à démontrer que le salarié pourrait changer de forme dans les prochaines années, celui-ci permet toutefois à certains profils de s’épanouir dans une démarche d’intrapreneuriat.

 « Je trouve que ce qui émerge en ce moment autour de l’intrapreneuriat est assez intéressant. Le fait que les entreprises se posent la question de se réinventer est un bon point de départ ; si en plus elles donnent les moyens à des salariés en interne de pouvoir mener ces projets : pourquoi pas.Après je pense que ces projets doivent être pilotés directement avec les dirigeants des organisations, que ça soit une réelle volonté de leur part, pas uniquement « un nouveau truc à la mode »… » conclut Edouard Petit.

Mais où est passée ma productivité ?

Chronique de Laurence Lacrosaz

Lorsque notre productivité est en berne, la psychologie peut nous fournir des solutions simples pour y remédier. Comme les sportifs de haut niveau, nous pouvons améliorer notre performance en gérant notre niveau de stress.

Victoire ! Vous avez réussi à bloquer quelques heures pour avancer sur vos dossiers : pas de réunions, pas d’interruptions pour vous détourner de ce qui est vraiment important.

Vous commencez par revoir un mémo. A mi-parcours, vous réalisez que vous ne travaillez pas sur la dernière version et que vos commentaires ne servent plus à rien. Vous partez alors à la recherche de cette bonne version, mais vous vous perdez en chemin dans des échanges de mails sans rapport avec le point qui vous occupe. Déjà passablement irrité(e), vous tentez de repartir d’un bon pied avec un autre dossier, mais votre concentration n’est pas au mieux et il n’en sort pas grand-chose.

Beaucoup d’activité, peu de résultats, et une frustration croissante. Votre attention papillonne à la surface des choses sans se fixer vraiment, alors que vous ne ressentez pas de problème de motivation, ni de fatigue.

Que se passe-t-il?

Les psychologues ont une explication simple pour ce problème : la loi de Yerkes-Dodson.

Cette loi stipule  que la performance évolue en fonction du niveau de stress, ou, si l’on veut employer la terminologie plus positive des psychologues, du niveau d’activation.

De manière générale, une augmentation du niveau d’activation pousse la performance vers le haut, jusqu’à son point optimal. Au-delà de ce point par contre, la performance se détériore puis s’effondre.

La loi de Yerkes-Dodson a été formulée pour la première fois en 1908. Elle est aujourd’hui très utilisée par les psychologues du sport. Les sportifs pro apprennent ainsi à gérer leur niveau de stress pour rester dans la zone centrale de la courbe quoi qu’il arrive.

Mon opinion est qu’il n’y a pas que les sportifs qui ont besoin de performance : nous aussi. Et lorsque nous nous retrouvons dans la zone bleue du graphique, notre performance optimale est très, très loin. Nous n’arrivons pas à nous concentrer, nous faisons des erreurs que nous ne faisons pas en temps normal et nous perdons du temps.

Que faire pour augmenter son niveau de performance ?

La première chose est de remarquer ce qui est en train de se passer: dans le cas qui nous occupe, pas assez de « bon stress ». Ce bon stress est largement déterminé par les stimulations dont nous faisons l’expérience, donc :

Cherchez le contact: parmi les stimulations possibles, les échanges avec les autres sont primordiaux. Si vous n’arrivez pas à démarrer, prenez votre téléphone pour discuter d’un point de votre to-do-list avec un collègue, provoquez une réunion, envoyez des mails. S’isoler pour pouvoir avancer est tentant, mais parfois contre-productif

Bougez : le niveau d’activation est aussi déterminé par l’activité physique. Nul besoin de courir un marathon, se lever pour aller chercher un verre d’eau ou faire le tour du pâté de maisons peut suffire à augmenter votre attention.

Augmentez la stimulation sensorielle, par exemple en écoutant de la musique. Et oui, vos ados qui font leurs devoirs avec leur casque sur les oreilles n’ont donc pas forcément tort.

Enfin si rien de tout cela n’est possible, une solution éprouvée est de parcourir ses mails. Dans la masse, il y aura forcément un interlocuteur à qui vous aurez envie de faire avaler son Powerpoint page par page. Remerciez-le ! Il va peut-être sauver votre matinée grâce à la production d’adrénaline qu’il provoque.

Plus sérieusement, gérer votre niveau de stress, quand il est haut mais aussi quand il est bas, est l’un des outils les plus puissants dont vous disposez pour fonctionner au mieux de vos capacités.

Si ce sujet vous intéresse et que vous voulez plus d’informations, voici un excellent article de Daniel Goleman. Vous pouvez aussi poser vos questions ou faire vos remarques, dans les commentaires.

Cette astuce vous permettra de mieux parler en public

Les prises de parole en public sont incontournables dans le monde professionnel. Voici une méthode pour éloigner l’anxiété et mener sa présentation de main de maître.

Pour beaucoup, parler en public est un véritable cauchemar. Un cauchemar où l’on s’imagine dévêtu devant des inconnus, les jambes flageolantes et les mains moites au moment de prendre la parole. Heureusement, il existe un moyen relativement simple pour diminuer cette anxiété : adressez-vous à vous-même comme vous le feriez à une personne qui se trouverait dans la même situation que vous.

Selon une recherche menée par le psychologue et doctorant Ethan Kross, de l’université du Michigan, utiliser son prénom ou le pronom « tu » plutôt que « je » peut aider à surmonter le stress. Kross a demandé à des étudiants de faire un discours sur le sujet suivant : Pourquoi pourriez-vous exercer l’emploi de vos rêves ?

Tous les participants disposaient de cinq minutes pour se préparer. Le chercheur a également demandé à tous les étudiants de noter sur papier leur ressenti avant leur prise de parole.

Kross a demandé à un premier groupe d’utiliser le pronom « je » et à un deuxième groupe les pronoms « tu » ou « il/elle ». Les résultats sont éloquants. Les participants du premier groupe étaient en état de stress et écrivaient des phrases telles que « comment puis-je écrire un discours en seulement cinq minutes ? ». Ceux du deuxième groupe étaient plus confiants et se motivaient en disant « tu peux le faire John ». D’après l’évaluation réalisée par un jury indépendant, les discours des participants du second groupe étaient plus convaincants. Les participants du second groupe étaient également moins susceptibles de ruminer leur prestation et d’en avoir honte après être passé.

Utiliser son prénom ou le pronom « tu » plutôt que « je » peut aider à surmonter les expériences stressantes

D’autres études de Kross suggèrent que, lorsque les personnes utilisent leur prénom, elles ont tendance à considérer les situations stressantes (dont les prises de parole en public) comme un défi plutôt que comme une menace. De plus, quand elles utilisent ce procédé, elles ont l’impression d’aider un ami. « C’est très facile de conseiller ses amis, mais quand il s’agit de nous, c’est plus difficile », a déclaré Kross à Psychology Today. « Les personnes qui appliquent cette méthode et qui utilisent leur prénom prennent de la distance avec eux-mêmes, ce qui les aide à réussir. »

Cette étude vient s’ajouter à un corpus de recherches croissant sur le pouvoir de stimulation du « dialogue intérieur » et en particulier sur l’importance de s’adresser à soi-même comme à une personne extérieure.

Evidemment, il n’est pas toujours facile de mener un « dialogue intérieur » stimulant avec vous-même au bureau. Mais le simple fait d’écrire vos pensées et d’utiliser la deuxième ou la troisième personne peut vous aider (une des auteurs de l’études’envoie des e-mails quand elle est stressée). Cette simple modification linguistique peut faire une grande différence à la fois dans votre attitude et dans votre performance.

Article de Shana Lebowitz. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : Here’s a simple trick to perform better in stressful situations

3 Situations Where Leaders Should Keep Their Mouths Shut

The toughest part of leadership is learning when to speak up, and when you to delegate to someone else.
IMAGE: Getty Images

Being a leader can be a daunting task. Everyone on the team expects you to know the answer, and rarely can you go an entire day without having to make a critical decision. The toughest part is learning when to speak up, and when you to delegate to someone else. Finding the perfect balance is one of the toughest parts of leadership.

For most first-time leaders, it seems that the default is to make a decision even if you don’t know the answer. Unfortunately, when leaders approach the problem this way, it can lead to serious consequences. From my own experience, I’ve learned one of the most important parts of being a great leader is knowing when to keep your mouth shut. Below, I’ll highlight three situations where as the leader you should not speak up, but shut up instead. Use these tips to keep your sanity, hold your team together, and be an effective leader.

1. When your team gets in dumb arguments.

Studies have shown that humans have a limited number of effective decisions they can make in a single day. Once the number is exceeded, we start to get off our A-game. Orders are given without proper thought, emotion clouds logical thinking, and we rush to make a final decision.

To prevent this from happening, make sure to avoid dumb arguments that your team brings to you. Examples include things outside of the business or who should be able to pick which lunch spot everyone goes to on a certain day. These things are not fundamental to the success of your startup. Unfortunately, everyone wants to go to the leader when they need something done no matter how small it is.

When this happens to you, don’t be afraid to keep your mouth shut and walk away. You’ll quickly find out that when you walk away, the argument magically solves itself.

2. When someone needs to vent to you.

There are times when team members just need to vent to you. It may be things about their business or their personal life, or they just need a friend to bounce ideas off of.

In these situations, doing less is more. Sit there, listen attentively, and get the other person to talk as much as possible. Too many leaders feel that they need to speak up to solve the problem, but sometimes saying nothing is the right answer. Or if you feel that you must speak, use the five whys rule. Ask why the problem exists and then ask four more whys to get to the root of the problem. More questions than answers is a good rule of thumb to follow in these instances.

3. When you don’t know the right answer.

If you don’t know the answer to a question, don’t pretend like you do. This has been one of the toughest things for me to remember in my own startup. Sometimes, the right answer is saying you don’t know and delegating to another team member. In a startup, these instances should be happening all the time to you.

This is why investors look at the team so closely before investing. When you are lost, do you have the resources on your team to help you get to the right answer? If the answer is no, you need to identify the missing person to get you the right answer. But if you always try to answer everything yourself, you’ll might not be able to even figure out what the problem is.

HOW 20 MINUTES EACH MORNING CAN TRANSFORM YOUR DAY AS A MANAGER

Stopwatch showing 20 minutes

Before you can be an inspirational leader and effective manager of your dynamic and energised team, you need to get your own game in shape first. Improving your personal time management skills is a lot easier said than done however, and the difference between being busy and being constantly stressed can sometimes feel paper thin.

Like most of us you probably start each morning by speed-showering, stuffing toast into your mouth and running out the door at 1,000mph. If every morning is starting to feel like a Monday, it may be time to consider doing things a bit differently.

See how setting your alarm just 20 minutes earlier could transform your day.

Don’t Start Your Day by Worrying About Yesterday

A good start begins the night before and going to bed in the right frame of mind. It is crucial to getting a great night’s sleep. When people get stressed at work, proper sleep is often the first thing that suffers, either because you can’t switch your buzzing mind off or because you take your work home at nights. Make sure you get the recommended hours but also make sure you go to bed without a brain that’s heavily laden with worries. Don’t take your work home, stop preparing for that client meeting and actually take charge of your overflowing emails once and for all.

Try: Make sure you clear your diary at the end of each day.

Time to Make Some Plans

This 20 minutes is for you. It’s like winning a time lottery so don’t waste it by starting your day checking through yesterday’s emails and scanning news websites. Once you’ve cancelled your alarm on your mobile leave it alone. Instead use your newly found time to establish daily goals. Map out a simple task list that feeds into completing your short and long-term goals. Maybe you want to work toward a promotion: if so, now is the time to plan how you can take one step closer to achieving it.

Try: Consider a diary or planner to document your progress toward a specific goal.

Don’t Skip Breakfast

Okay, so you’ve heard it a thousand times but you still end up skipping breakfast anyway because you don’t have the time. Find the time! Even if you need to go to bed a bit earlier to make it happen, it’s worth making sure you fuel yourself properly. Breakfast improves your metabolism, regulates weight better, improves your mood and fuels your ability to manage your team effectively. Speaker and writer James Clear says: Manage your energy, not your time and encourages you to understand your best creative or analytical times of the day.

Try: If you absolutely cannot fit in a sit-down breakfast, consider instead a low-fat, high protein breakfast smoothie.

Adopt a Mini Workout

It’s true that even a 10-minute exercise routine can have an amazing impact on your day. Use some of your new time to get your body up and running with a quick workout or a simple stretching routine. A quick workout can help you feel more focused, more creative, less tired through the week and much less stressed.

Try: Ever heard of Tabata training? It’s a 20-minute high-intensity workout that is designed for time-poor people.

Give Your Brain a Break

It’s probably not something you have ever even considered but meditation isn’t only for tree-hugging hippies and ass-kicking Kung Fu masters. Forget what you think you know about meditation, it’s just project management but for your life. It’s an exercise in stepping back from your day and viewing it objectively. You evaluate what’s working for you and what’s not. As Andy Puddicombe, founder of Headspace, says: The very act of meditation or mindfulness is honesty itself, seeing the mind exactly as it is, without judgement or criticism, not chasing one thing or resisting another.

Try: 10 minutes of quiet reflection, no phone, no TV, no radio, no newspaper. Just you and your brain.

For more inspiration on managing your time better check out the blog of Time Management Ninja. Lifehack also has some great advice on increasing productivity one small step at a time to help you achieve a lasting and positive impact

I’d love to hear your time management tips. How do you deal with stress and the pressures of work? Please share in the comments!